Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est DROITS DES ENFANTS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est DROITS DES ENFANTS. Afficher tous les articles

lundi 7 janvier 2013

Le travail des enfants domestiques au Maroc :

Quelles que soient nos appartenances et nos convictions il faut parfois exprimer les mêmes revendications. Les enfants ne sont pas pour être esclaves mais pour être notre avenir ...
Le travail des enfants domestiques au Maroc :  Certains enfants travailleurs domestiques – qui sont majoritairement des filles – travaillent dur pendant 12 heures par jour, 7 jours par semaine, pour des sommes aussi minimes que 100 DH par mois. Certaines filles ont affirment que leurs employeurs les battaient et les insultaient fréquemment, les privaient d’éducation et leur refusaient parfois des repas suffisants.
Le gouvernement marocain a réduit les taux de travail des enfants et augmenté le taux de scolarisation au cours de la dernière décennie. Mais il devrait  veiller rigoureusement au respect des lois interdisant le travail domestique des enfants de moins de 15 ans par l'application de sanctions contre les employeurs et les recruteurs, la création de mécanismes efficaces pour identifier les enfants mineurs et les retirer des domiciles des employeurs, et la surveillance des conditions de travail des travailleurs domestiques âgés de 15 à 17 ans
Le travail des enfants domestiques au Maroc : Certains enfants travailleurs domestiques – qui sont majoritairement des filles – travaillent dur pendant 12 heures par jour, 7 jours par semaine, pour des sommes aussi minimes que 100 DH par mois. Certaines filles  affirment que leurs employeurs les battaient et les insultaient fréquemment, les privaient d’éducation et leur refusaient parfois des repas suffisants.
Le gouvernement marocain a réduit les taux de travail des enfants et augmenté le taux de scolarisation au cours de la dernière décennie. Mais il devrait veiller rigoureusement au respect des lois interdisant le travail domestique des enfants de moins de 15 ans par l'application de sanctions contre les employeurs et les recruteurs, la création de mécanismes efficaces pour identifier les enfants mineurs et les retirer des domiciles des employeurs, et la surveillance des conditions de travail des travailleurs domestiques âgés de 15 à 17 ans

mercredi 28 novembre 2012

Gaza : La “Communauté Internationale” et ses mensonges

Par  Felicity Arbuthnot, 27/11/2012



 
On a entendu les mêmes mots : "précision extrême", "frappe chirurgicale". Il y a eu les mêmes "inévitables erreurs tragiques", "bévues", "efforts scrupuleux pour éviter", etc... Bla, bla, bla...
Mais comme a dit le colonel anglais Richard Kemp, en parlant de la 1400ième victime du massacre de Noël et Nouvelle année 2008-09 à Gaza : "Les erreurs ne sont pas des crimes de guerre".
Le colonel Kemp qui a des liens impeccables avec les services secrets anglais, a, depuis Jérusalem, prononcé à la BBC des paroles tout aussi sanguinaires, le 21 novembre, à propos des dernières 24 heures de bombardement de la minuscule bande Gaza emmurée où la moitié des habitants sont des enfants. Mais le Colonel Kemp a assisté à de nombreux carnages au cours de sa vie, depuis Belfast jusqu’aux Balkans, en passant par l’Irak, l’Afghanistan et ailleurs. Il semble qu’à force, les morts et les estropiés fassent partie de la routine.
En huit jours, l’assaut — à coup d’attaques impitoyables contre des familles qui n’avaient nul part où se cacher — a fait 163 morts palestiniens. Il y a eu 993 blessés. 865 maisons ont été détruites ou endommagées.
6 centres de santé ont été endommagés ainsi que 30 écoles, 2 universités, 15 bureaux d’ONG, 27 mosquées, 14 bureaux des médias, 11 usines, 81 magasins et un centre de distribution de nourriture de l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency).
Et aussi, 7 bureaux de Ministères, 14 postes de police ou des forces de sécurité, 5 banques et deux maisons de la jeunesse. Le complexe sportif où les athlètes palestiniens des jeux olympiques et paraolympiques s’étaient entraînés pour les jeux olympiques de Londres en 2012 est en ruines de même que le beau et combien nécessaire ministère de l’Intérieur.
Le 20 novembre, Journée Universelle des Enfants, une frappe aérienne a détruit le jardin d’enfants Al Bajan, financé et géré par Oxfam, et endommagé le jardin d’enfants Al Housna. Sara Almer de Oxfam a déclaré que plus de 150 enfants fréquentent ces écoles. "Les enfants sont indemnes mais les bâtiments et les cours de récréation sont en ruines." Ici, "Les enfants sont déjà profondément traumatisés..."
C’est à cause de la dévastation provoquée par l’“Operation Cast Lead” ( 27 décembre 2008-17 janvier 2009) qu’Oxfam a construit cette école et a aussi remis en état l’arrivée d’eau et les installations sanitaires qui viennent d’être à nouveau détruites.
Il manque 250 écoles à Gaza, selon cette organisation —et comme il est interdit d’y importer du matériel de construction, les 32 écoles supplémentaires et les 2 universités qui viennent d’être endommagées ne seront pas reconstruites ni d’ailleurs rien d’autre.
Ironiquement, le jour où les jardins d’enfants ont été détruits, le Secrétaire Général de l’ONU avait annoncé que l’ONU lançait un nouveau projet, "L’éducation d’abord" en l’honneur de la Journée Universelle des Enfants. Cette journée commémore l’adoption de la Déclaration de l’ONU sur les Droits des Enfants de 1959 et de la Convention de l’ONU des Droits des Enfants de 1989. La Convention de 1989 est entrée en application le 2 septembre 1990, moins d’un mois après le début de l’embargo de l’ONU contre l’Irak qui interdisait de vendre à ce pays même le lait pour les bébés.
"Les enfants... ont besoin de soins attentifs et d’une protection toute particulière et ils doivent même pouvoir bénéficier de protection légale avant comme après leur naissance", lit-on dans le préambule de ce beau document.
Les jumeaux de 4 ans, Suhaib et Muhammed Hijazi, ne sauront jamais que, selon l’ONU, ils avaient le droit "d’être protégés." Ils ont été tués quand leur maison a été bombardée juste avant l’aurore du Jour Universel des Enfants. Leurs parents, Fouad et Amna sont morts à l’hôpital.
Saraya, 18 mois, ne pourra pas non plus lire ces belles paroles. Elle est morte d’une crise cardiaque, de terreur littéralement, sous les bombardements.
Au moment où les lumières s’éteignaient dans les hôpitaux de Gaza parce qu’on avait plus de carburant pour les générateurs, Gilad Sharon — le plus jeune fils de l’ancien premier ministre Ariel Sharon, 84 ans, qui bénéficie des excellents services de santé israéliens et est médicalement assisté depuis 2006 — a déclaré :
"Il faut raser des quartiers entiers de Gaza. Raser Gaza tout entier. Les Américains ne se sont pas arrêtés après Hiroshima —les Japonais ne se rendaient pas assez vite, alors ils ont aussi bombardé Nagasaki."
Le ministre l’Intérieur israélien, Eli Yishai, a dit que le but de l’attaque était de "... renvoyer Gaza au Moyen Age."
La Palestine n’a pas d’armée, ni de Marine, ni d’armement lourd. Israël est une puissance nucléaire non déclarée qui est considérée comme la 4ième puissance militaire mondiale.
Gaza était, bien sûr, bombardée par des F-16 et autres armes fournis par les Etasuniens. Mais le 22 novembre, pendant que les Gazaouis, endeuillés, pleuraient, les Etasuniens se réjouissaient, mangeaient de la dinde, et priaient pour leurs repas de fête de Thanksgiving (journée d’action de grâce).
Ce qu’ils devraient plutôt faire ; dans toutes les villes, c’est brûler la Déclaration et la Convention de l’ONU sur les Droits des Enfants, la Déclaration de l’ONU sur les Droits Humains, la Convention de Genève, les Principes de Nuremberg, et faire un grand feu de tout ces mots qui ne servent à rien puisqu’ils ne peuvent ni empêcher ni dissimuler la barbarie et l’inhumanité internationales, oui, faire un énorme feu de joie pour éclairer le mensonge et l’hypocrisie meurtrière des "États démocratiques" autoproclamés.
Felicity Arbuthnot
The Palestine Chronicle, 24 novembre 2012.

Felicity Arbuthnot est une journaliste spécialiste de l’Irak. Elle a écrit avec Nikki van der Gaag, "Baghdad" dans la série des Grande Villes de World Almanac books. Elle a aussi été responsable de la recherche pour deux documentaires sur l’Irak qui ont obtenu des prix, Paying the Price : Killing the Children of Iraq de John Pilger et Returns que Denis Halliday a réalisé RTE (Irlande).

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

jeudi 18 octobre 2012

Derrière la politique d’immigration, les Droits de l’Homme

AgoraVox le média citoyen

 Emmanuel BOUHIER, Pdt cimade63 18/10/ octobre 2012

    En 10 ans, la France a modifié 6 fois de manière significative les lois régissant l'entrée et le séjour des étrangers et le droit d'asile. Ces lois ont valu à la France des condamnations pour violation des droits de l'Homme.

La politique d’immigration d’un pays doit être un subtil équilibre entre d’une part les droits fondamentaux de la personne humaine (protection, santé, famille, dignité, … ) et d’autre part le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, donc en la matière, à déterminer les règles d’entrée et de séjour des étrangers sur le territoire où ce peuple est souverain.

La légitimité de telles lois s’inscrit donc à la fois dans le respect d’une volonté populaire et dans la conformité à ce qui est reconnu comme des droits fondamentaux. Les politiques en matière d’immigration en œuvre en Europe depuis une dizaine d’années n’ont plus pour objectif de trouver ce subtil équilibre, mais obéissent à une logique technique d’optimisation des flux pour la marche forcée de la machine économique. Ce qui veut dire que les lois, si elles sont légales, ne sont pas pour autant légitimes.

En France particulièrement, la politique d’immigration a valu au pays des Droits de l’Homme d’être condamné pour non-respect des droits fondamentaux de la personne humaine. Ces condamnations sont la preuve du risque que nous prenons collectivement, du déséquilibre à l’œuvre et de l’illégitimité de cette politique.

S’agissant par exemple de la garde à vue, avec l’arrêt El DIDRI du 28 avril 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a jugé que la Garde à Vue « est susceptible de compromettre la réalisation de l’objectif visant à instaurer une politique efficace d’éloignement et de rapatriement dans le respect des droits fondamentaux […] ».

S’agissant de la violation des droits de l’enfant, avec l’arrêt POPOV du 19 janvier 2012, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir placé une famille kazakhe en centre de rétention, cadre que les juges ont considéré inapte à l’accueil d’enfants en bas âge. Elle a ainsi jugé que « la situation d’extrême vulnérabilité de l’enfant est déterminante et prédomine sur la qualité d’étranger en séjour illégal ». Par le maintien en rétention administrative d’enfants, même accompagnés de leurs parents, en vue d’une expulsion, la France viole la Convention Internationale des Droits de l’Enfant de 1989 (CIDE). Dans cet arrêté, la CEDH l’a condamnée pour violation des articles 3, 8 et 5 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
 
   

S’agissant du Droit d’Asile, la CEDH a également condamné la France pour absence de recours suspensif dans la procédure prioritaire.

D’autres condamnations ont porté sur la violation de la vie privée et familiale ou sur le non-respect du devoir de protection contre les mauvais traitements.

Avoir une vision trop technicienne ou économique des affaires de notre monde nous rend aveugle et nous détourne de notre devoir de progresser vers l’accomplissement de notre humanité. Les politiques d’immigration sont une zone de turbulences pour les droits fondamentaux.
 
Il faut mettre fin à la politique d’enfermement et d’expulsion des étrangers. Il faut maintenant un moratoire sur les expulsions le temps de déterminer les nouveaux critères de régularisation.



mardi 25 septembre 2012

Syrie : une ONG dénonce d'"épouvantables violences" contre les enfants

 

 L'organisation internationale de défense des enfants Save the Children publie un recueil de témoignages d'enfants syriens, témoins de meurtres, tortures et autres atrocités et traumatisés par le conflit qui secoue le pays depuis 18 mois.

Par FRANCE 24 (vidéo), 25/9/2012

L'ONG Save the children, basée au Royaume-Uni, a recueilli des "témoignages choquants" dans des camps de réfugiés aux frontières de la Syrie, montrant que "des enfants ont vu mourir leurs parents, frères, sœurs et d'autres enfants, ou ont été témoins voire victimes de tortures".
"Des actes de violences épouvantables sont commis contre les enfants en Syrie. Ces enfants ont besoin de soins spécialisés pour essayer de se remettre de ces expériences horribles", a estimé Jasmine Whitbread, dirigeante de Save the Children International.
Depuis le début du soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad, qui s'est militarisé face à la répression, 2 000 enfants ont été victimes des violences, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Lundi, au moins 12 enfants ont péri dans les violences qui ont secoué la Syrie. Au total, 116 personnes ont été tuées -69 civils, 29 soldats et 18 rebelles.
Mardi, une fillette a été tuée à l'aube par des tirs des forces syriennes sur la route nationale entre Damas et Alep, deuxième ville du pays, selon l'OSDH.

Le conflit syrien au cœur de l’Assemblée générale
 à l’ONU
De violents combats entre soldats syriens et rebelles ont continué de secouer plusieurs régions de la Syrie, mardi. La situation désespérée du pays, en proie à un interminable conflit depuis un an et demi, sera débattue lors de la 67e session de l’Assemblée générale de l'ONU qui débute à New York. Des dizaines de chefs d'État, dont le président américain Barack Obama, y sont attendus.
L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi, de retour de Syrie, a qualifié lundi, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, la situation d'"extrêmement grave" estimant qu'elle se détériorait de jour en jour.
"Il n'y a pas de progrès en vue aujourd'hui ou demain" pour un règlement du conflit, a-t-il lancé, faisant état d'une crise alimentaire croissante, et de prisonniers subissant des "formes médiévales de torture", dans un discours pessimiste reflétant la situation sur le terrain.
Depuis le début du conflit syrien en mars 2011, 27 000 personnes ont trouvé la mort.

FRANCE 24 avec AFP

lundi 12 septembre 2011

Que deviennent les mineurs étrangers isolés de Seine-Saint-Denis ?


Après le coup de sang de Claude Bartolone, président PS du conseil général de Saint-Saint-Denis, l'Etat et le département ne cessent de se renvoyer la balle.

Par LAURA THOUNY, 10/9/2011

Une vingtaine de mineurs étrangers isolés, au cœur d'un bras de fer entre l'Etat et la Seine-Saint-Denis, sont arrivés dans le département depuis le 1er septembre. Date à partir de laquelle le président (PS) du Conseil général Claude Bartolone avait prévenu qu'ils ne seraient plus accueillis par le département, faute de moyens suffisants et d'aide de la part de l'Etat. Il n'a pas reçu de réponse du ministère de la Justice, à qui il avait adressé ses doléances dans une lettre.

Et l'élu a tenu parole. Refusés par les structures du 93, les nouveaux arrivants — la plupart du temps des adolescents venus seuls en France — ont été en partie pris en charge par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui dépend du ministère de la Justice, et par le parquet de Bobigny.

Ping-pong
Mais l'Etat et le département continuent de se renvoyer la balle. Le ministère de la Justice a ainsi demandé à la PJJ, qui se charge d'ordinaire de délinquants ou de victimes de violence, de ne plus s'occuper de ces jeunes, affirme Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny.

Sourd aux injonctions de la Chancellerie, le parquet de Bobigny a pour le moment trouvé une solution pour chacun de ces mineurs nouvellement arrivés. Le parquet des mineurs indique qu'il «se démène pour assurer la prise en charge de chacun des mineurs isolés étrangers.Toutefois la mobilisation du parquet au profit des solutions d'hébergement d'urgence ne constitue qu'un dépannage de premier secours qui va très vite trouver ses limites».

«Ça ne peut pas durer», renchérit Jean-Pierre Rosenczveig. «Nous allons vers une crise aigue. Il faut que l'Etat et le Conseil général se mettent autour de la table. Et que le gouvernement envoie un message fort».

Appel d'air
Avant le 1er septembre, les centaines de mineurs isolés étrangers qui arrivent chaque année en Seine-Saint-Denis - pour la plupart via l'aéroport de Roissy - étaient confié à l'Aide sociale à l'enfance (ASE), qui relève du Conseil général. En 2010, ils étaient 943 à passer ainsi par l'ASE. Une prise en charge qui a coûté 35 millions d'euros à ce département, soit 20% du budget affecté à l'enfance.

En France, il y aurait en tout 6000 mineurs isolés étrangers, concentrés pour la plupart à Paris, à Mayotte, dans le Nord-Pas-de-Calais, ainsi qu'en Seine-Saint-Denis. Des jeunes qui fuient la pauvreté ou la guerre et tentent leur chance en France pour y acquérir une éducation.

«Nous étions dans une situation telle que nous ne pouvions plus offrir un accueil digne à ces jeunes, explique Claude Bartolone. J'ai appris que le gouvernement tiendrait une réunion à ce propos lundi. Mais il ne découvre pas le problème, il a déjà reçu des dizaines de rapports à ce sujet!»

Jusque là, l'Etat s'est toujours refusé à s'impliquer, peut-être par crainte de créer un «appel d'air», à l'heure où Claude Guéant prône des objectifs chiffrés en matière de réduction des flux migratoires.

«Si demain il arrivait un drame, il ne faudrait pas venir nous chercher. Nous avons alerté l'Etat depuis des années», conclut Jean-Pierre Rosenczveig.
http://www.liberation.fr/societe/01012358897-que-deviennent-les-mineurs-etrangers-isoles-de-seine-saint-denis

الجماعى DRARI دراري للبحوث التشاركيه العمل من اجل حقوق الطفل
Col·lectiu DRARI دراري d'Investigació Acció Participativa pels Drets de l'Infant
DRARI < http://www.DRARI-Col-lectiu-IAP-Drets-Infant.blogspot.com>
DRARI Jurista
XARXA-RED-SAREA-XABACA

jeudi 21 octobre 2010

Le Maroc souhaite une loi contre les abus sexuels et le travail des enfants

Les ministères marocains du Développement social et du Travail se sont associés pour assurer la protection des femmes et des jeunes filles.
Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat, 20/10/2010
Les femmes victimes de violence mettent leurs espoirs dans un nouveau projet de loi visant à garantir leurs droits.
Pendant des années, les militants marocains et les législateurs ont parlé de la manière de mettre un terme à la violence envers les femmes et à l'exploitation des jeunes filles. Alors que la session actuelle du parlement compte se pencher sur l'examen de deux nouveaux projets de loi, les défenseurs des droits des femmes commencent à entrevoir une lueur d'espoir.
"Depuis 1995, nous demandons la mise en place d’une loi répressive, car en dépit des campagnes de sensibilisation, le fléau persiste. Nous attendons toujours l’amendement du volet juridique", a expliqué Najat Ikhich, de la Fondation Ytto.
Son attente pourrait arriver à son terme. Le ministère du Travail a confirmé à Magharebia que l'étude sur la proposition de législation sur le travail des enfants progresse.
Mais selon la sociologue Samira Kassimi, mettre les parents en prison n'est pas la bonne solution et risquerait de créer d'autres problèmes, dans la mesure où les parents sont ceux qui assurent les besoins des familles.
"Il faut lutter contre la culture qui banalise le travail des enfants. Ces derniers ne sont pas faits pour prendre en charge leurs parents", a-t-elle déclaré, ajoutant que sans responsabilité pénale, le problème ne pourra jamais être résolu.
Elle ajoute que la mise en œuvre effective de la loi sur la violence domestique exige des centres pour accueillir les femmes victimes.

dimanche 17 octobre 2010

A Paris des enfants roms se prostituent pour survivre

Par RFI,11/10/2010
Razvan, 17 ans, roumain, prostitué à la gare du Nord à Paris. Son cas n'est pas isolé. Sur le parvis de la gare, ils sont des dizaines chaque jour à vendre leur corps pour survivre. Venus pour la plupart de pays d'Europe de l'Est, ces jeunes mineurs n'ont pas d'autre choix que de se prostituer, aux yeux de tous. Et leur nombre pourrait bien augmenter suite à la destruction des camps de roms autour de la capitale. Un fléau que compte bien endiguer le gouvernement : il vient de signer un accord avec la Roumanie qui lui permet de renvoyer les jeunes mineurs sans papiers dans leur pays. Une enquête de Dominique Tenza.
ECOUTER, VOIR
http://www.rtl.fr/actualites/article/prostitution-de-mineurs-en-plein-de-coeur-de-paris-5954855605#play
00:00:0000:02:36
"Si tu veux manger, tu es forcé de le faire", Razvan jeune prostitué roumain
Jeudi matin, les députés ont ratifié un accord franco-roumain qui autorise la France à renvoyer les mineurs roumains. Jusqu'à présent, s'ils n'avaient pas de famille, la France ne pouvait pas les expulser. C'est désormais possible, sans même passer par un juge des enfants.
La gauche et plusieurs associations évoquent une "honte". Le gouvernement répond qu'il s'agit de protéger ces mineurs livrés à eux mêmes.

mardi 23 février 2010

Les enfants mineurs gardés à vue restent des enfants


Communiqué de l'UNICEF

Alors que les témoignages accablants d’enfants gardés à vue se multiplient dans les médias, l’Unicef France tient à rappeler qu’un enfant ne doit jamais être traité comme un adulte.
Publié le mercredi 10 février 2010 Modifié le jeudi 11 février 2010
Sur la justice des mineurs...
Lire, à l'aide du lien ci-dessous,  le dossier de l’Unicef France et la série d’interviews de personnalités et d’acteurs de terrain sur la justice des mineurs
Lire la tribune publiée par l’Unicef France à ce sujet
Lire le communiqué de presse de la Défenseure des enfants sur les gardes à vue de mineurs.
La France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) et celle-ci est  pourtant claire sur le sort qui doit être réservé aux enfants : « …tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle …» (article 40)
Depuis 2007, l’Unicef France se mobilise pour exiger le respect d’une justice spécifique et adaptée aux enfants.
L’Unicef rejoint donc la position de la Défenseure des enfants au sujet des gardes à vue d’enfants en France. L’institution rappelle en effet aujourd’hui «que, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant, les mineurs en conflit avec la loi sont avant tout des enfants et doivent être traités en tant que tels. »
Pour l’Unicef, quel que soit son crime, un enfant ne doit jamais être traité comme un adulte. Un enfant délinquant c’est d’abord un enfant en danger. La justice se doit de le protéger.
 Pour en savoir plus :
Lisez l'interview de Catherine Sultan, Présidente de l'association française des magistrats de la jeunesse et de la famille : Des alternatives à la garde à vue...

jeudi 18 juin 2009

300 000 enfants travaillent au noir en Algérie


Par Souhila Hammadi, Liberté, 10/6/2009
Exploités dans les domaines agricoles et les commerces, selon la Forem
Selon un membre de la Forem, 300 000 enfants algériens travaillent au noir dans des exploitations agricoles et des commerces. Si l’on incluait ceux qui font les ménages et les vendeurs à la sauvette, le chiffre frôlerait 1,5 million d’enfants employés clandestinement.
Le Forum d’El Moudjahid a ouvert, hier, le débat sur la condition de l’enfance en Algérie. Une occasion pour lever le voile sur la situation précaire de milliers d’enfants, tant sur le plan psychologique que social. Me Azzi a commencé par souligner que la décennie noire a eu des conséquences dramatiques sur le développement des enfants. Beaucoup d’entre eux reproduisent la violence qu’ils ont vécue en prenant le chemin de la délinquance. La majorité de ces mineurs, devenus adultes aujourd’hui, ont perdu, à son sens, les valeurs sociales. Il a focalisé aussi sur l’augmentation de la fréquence des agressions sexuelles sur les mineurs. “Mettre les auteurs de ces crimes en prison ne suffit pas”, a-t-il déclaré, sans s’appesantir sur les mesures coercitives ou d’aide psychologique qu’il faudrait prévoir en appoint. Le juriste a révélé que de plus en plus de mineurs s’orientent vers les crimes sexuels. “Beaucoup de cas sont portés au tribunal.” Il s’est interrogé, en outre, sur le sort réservé par l’État aux enfants nés au maquis et à ceux ayant perdu tous les membres de leur famille dans des massacres terroristes.
M. Mekki, représentant de la Forem, a soutenu que les enfants sont les premières victimes de la détérioration du pouvoir d’achat des familles. Il a ajouté que la situation de l’enfance de l’Algérie est sérieusement menacée si la conjoncture économique ne s’améliore pas. D’autant, de son avis, que la part de la dotation budgétaire allouée aux secteurs qui s’occupent des enfants (l’éducation nationale, la santé et la jeunesse et des sports), ne représente que 14% du budget global de l’État. Il a été tout de suite contredit, sur ce point-là, par un membre du Cnes (Conseil national économique et social), qui a rappelé que le budget de l’éducation nationale est classé troisième après celui de la défense nationale. Il a été indiqué que l’inflation, selon le dernier rapport national sur le développement humain du Cnes, n’a guère atteint les proportions qu’on aurait eues sans soutien des prix par l’État.
À ce titre, elle a informé que le budget de soutien de l’État est passé de 31 milliards de dinars en 2005 à 184 milliards de dinars en 2008 et 14% du PIB est consacré aux transferts sociaux. Évidemment, M. Mekki a répliqué que ces indicateurs ne se reflètent pas dans la réalité. “Le gouvernement consent des efforts, mais il y a problème dans l’application.” Il a cité le taux extraordinaire de scolarisation (95%), mais a mis un bémol quant au nombre impressionnant d’enfants exclus du système scolaire avant l’âge de 16 ans, c’est-à-dire 500 000 élèves chaque année. Il a axé, aussi, son intervention sur l’explosion du phénomène de toxicomanie et de violence en milieu scolaire.
Il a abordé, ensuite, la problématique du travail des enfants. Selon une étude réalisée par la Forem, 300 000 mineurs travaillent clandestinement, essentiellement dans des exploitations agricoles et des commerces. “Si on pouvait faire une enquête auprès des ménages pour connaître la proportion des enfants domestiques, le chiffre serait multiplié par trois. Si on incluait les vendeurs à la sauvette, on atteindrait facilement à 1,5 million d’enfants travailleurs”, a-t-il complété. Il s’est inquiété également de l’apparition de la prostitution des enfants, notamment de ceux qui vivent dans la rue. “Attention, ce ne sont pas des délinquants, mais des enfants en difficulté”, a-t-il précisé. Sans s’y attarder, il a évoqué la violence à l’égard des enfants. “Nous sommes dans une société qui accepte le principe de maltraitance comme moyen d’éducation”, a-t-il regretté. La commissaire principale Messaouèdene, responsable de la brigade nationale des mineurs au niveau de la sûreté nationale, a égrené, une nouvelle fois, des statistiques alarmantes, sur les enfants en détresse. Elle a, en fait, confirmé, les assertions des autres invités du Forum d’El Moudjahid.
Ainsi, elle a révélé qu’entre janvier et mai 2009, 805 agressions sexuelles contre mineurs ont été enregistrées par ces services. 4 820 délinquants, âgés de moins de 18 ans, ont été appréhendés par la police. 2 105 ont commis des vols ; 1 168 des agressions physiques et 12 des meurtres. 1 677 mineurs sont en danger moral et physique.

dimanche 3 mai 2009

Tous pour l'affirmation des droits de l'enfant


par Ali Fkir, 3/5/2009
Dans le cadre de ses activités relatives à la formation de ses militants dans le domaine des droits humains, et à ses initiatives visant la sensibilisation publique aux droits de l'enfant, l'AMDH a organisé une rencontre nationale sous le thème "tous pour l'affirmation des droits de l'enfant"les 1er, 2 et le 3 mai 2009 au centre estival de la CNSS à Mohammedia.
Des dizaines de militants de l'AMDH, représentant différentes sections du pays, étaient au rendez-vous.
Les participant-es (surtout les jeunes) ont enrichi positivement les débats, aussi bien au niveau des ateliers qu'au niveau séances plénières
Les représentant-es des organisations démocratiques des jeune (l'AMEJ, l'ADEJ...) ont contribué au succès de cette rencontre.
Bravo l'AMDH !