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samedi 15 juin 2013

Maroc : Un défenseur des droits de l'homme arrêté sous prétexte d'une amende impayée

Anas Haloui, porte-parole du « Comité de coordination des détenus islamistes », association de défense de personnes victimes de détention arbitraire, a été arrêté hier matin à 9h au domicile de ses parents à 60 kms au nord-est de Fès par les forces de la Gendarmerie dans le cadre d'une mesure de « contrainte par corps » au prétexte qu'il n'aurait pas payé le montant d'une amende pénale de 2200 dirhams (environ 200 euros) à laquelle il avait été condamné en ... 2004.
Il a été présenté devant le Procureur du Roi auprès du Tribunal de Fès à la suite de son arrestation, lequel lui a notifié son placement en détention pour une durée de 6 jours.
M. Haloui affirme n'avoir jamais eu connaissance de l'existence de cette amende et qu'aucune procédure de recouvrement n'a été intentée contre lui à la fin de sa période de détention en 2007.
Sa défense, ses proches et les membres de son association s'interrogent sur les motifs réels de son arrestation, 9 années après sa condamnation pour des motifs politiques, et considèrent qu'il s'agit d'une mesure de représailles en raison de ses activités de défenseur des droits de l'homme.défenseur des
Dans le cadre de ses activités, M. Haloui avait notamment rencontré monsieur le Rapporteur spécial sur la torture, lors de sa visite au Maroc en septembre 2012 et lui avait soumis de nombreux cas de torture et de détention arbitraire.
Nous craignons que cette arrestation ne soit en réalité motivée par sa qualité de défenseur des droits de l'homme et ne vise en réalité qu'à l'empêcher à poursuivre son travail de soutien aux victimes de détention arbitraire.

Alkarama a soumis aujourd'hui son cas en urgence à la Rapporteuse spéciale sur les défenseurs des droits de l'homme pour lui demander d'intervenir auprès des autorités marocaines afin qu'elles mettent un terme à toute mesure d'intimidation et de harcèlement à l'encontre d'Anas Haloui.

Nouvelles d'Ifni : procès de Mohamed Amzouz et Rachid Bouhafra reporté au 18 juin

Par Souad G. Attac-Maroc, 11/6/2013
Procès ce jour mardi 11 juin à partir de 14h au tribunal de Tiznit des deux militants de IFNI Mohamed AMZOUZ et Rachid BOUHAFRA .

Rappel : 
Arrestations à Ifni :
Bouhafra Rachid a été arrété ce jeudi 6 juin à Ifni.
Bouhara Rachid est diabétique. Son arrestation fait suite aux derniers évènements qui avaient éclaté à Ifni lundi 29 avril 2013 au soir :  une manifestation des jeunes pour l'emploi à Ifni a été bloquée par les forces de répression. puis les slogans se sont  radicalisés, ont appelé à la  solidarité avec la population de Laayoune contre la répression. Les affrontements ont duré toute la nuit. 
 Les deux frères Karim et Youssef Lambidae ont été arrêtés puis condamnés à  8 mois et 1000 dh d’amende chacun .
Autre arrestation : Mohamed Amzouz est en état d’arrestation. Ancien détenu des évènements du samedi  7 juin 2008 , dit le « samedi noir de Sidi Ifni ». On lui ressort un dossier de 2010 comme prétexte à son arrestation.

Ces arrestations alimentent un climat de tension et de terreur à Ifni. Incapable de trouver des solutions à la crise économique, sociale et politique , c’est  la fuite en avant à Ifni comme dans les nombreuses régions  du Maroc en lutte. Seule la solidarité peut briser le silence et soutenir les luttes en cours.
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Dernière nouvelle :

Suite procès des deux militants d'Ifni :
Le procès de Mohamed Amazouz et Rachid Bouhafra qui s'est ouvert ce mardi 11 juin au tribunal de Tiznit a été reporté au 18 juin 2013. 
 La liberté provisoire a été refusée à Rachid Bouhafra , quant à Mohamed Amzouz, il devra fournir des justificatifs pour bénéficier de la liberté provisoire.
Un sit in s'est tenu devant le tribunal de Tiznit , en présence des familles des détenus, de l'AMDH, de l'Associations des Diplomés Chômeurs , d'ATTAC,  pour réclamer la libération des détenus


Torture : La CEDH demande à la France de ne pas extrader vers le Maroc un jihadiste présumé

Des juges de la Cour européenne des droits de l'homme (Photo AFP)
Des juges de la Cour européenne des droits de l’homme (Photo AFP)
La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a demandé jeudi à la France de ne pas extrader vers son pays un Marocain de 37 ans, car elle estime que cet homme, accusé par Rabat d’être lié au réseau Aqmi, risque d’être torturé en prison.
L’intéressé, Rachid Rafaa, un informaticien établi à Metz, fait l’objet depuis fin 2009 d’un mandat d’arrêt international émis par Rabat, pour « constitution de bande criminelle en vue de commettre des actes terroristes ».
Les autorités marocaines le soupçonnent d’être lié à des responsables d’Al-Qaida au Maghreb islamique(Aqmi), qu’il aurait aidés à diffuser leurs messages via internet. Ce soupçon est partagé par les services anti-terroristes français, qui considèrent que l’homme est connu pour « son appartenance à la mouvance djihadiste internationale ».
Mais M. Rafaa, qui réfute ces accusations, affirme que le véritable motif des poursuites à son encontre est lié à son soutien à la cause du Sahara occidental. Il affirme qu’il a d’ailleurs, pour cette raison, été détenu et torturé pendant vingt jours à Rabat début 2009, peu de temps avant de s’enfuir en France.
Devant la justice française, il a tenté en vain de contester le décret autorisant son extradition. Il a également déposé, sans succès, une demande d’asile politique.
Dans leur arrêt rendu jeudi, les juges de la CEDH se réfèrent à des rapports de l’ONU ou d’Amnesty International faisant état de « nombreuses allégations de torture et de mauvais traitements » dans les prisons marocaines. Ils considèrent en conséquence que le requérant encourt un risque « réel » d’être torturé s’il est extradé vers le Maroc.
L’interdiction de la torture ou des mauvais traitements doit prévaloir « quels que soient les agissements de la personne concernée, aussi indésirables et dangereux soient-ils », ont-ils ajouté.
Autrement dit, la France violerait la Convention européenne des droits de l’homme si elle extradait M. Rafaa vers le Maroc, a jugé la CEDH.
Ce jugement n’est pas définitif: Paris a trois mois pour demander éventuellement un nouvel examen du dossier devant la Grande chambre de la Cour européenne. En attendant, « il est souhaitable, dans l’intérêt du bon déroulement de la procédure, de ne pas expulser le requérant jusqu’à ce que le présent arrêt devienne définitif », a insisté la Cour de Strasbourg
AFP
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=26896

Un des 12 Commentaires pour “Torture : La CEDH demande à la France de ne pas extrader vers le Maroc un jihadiste présumé”

  1. Républicain
    On dirait que le régime despotique du Maroc n’a aucun programme à proposer à son peuple que la persécution, la torture et l’incarcération. Mais enfin ! Quelle est cette folie ?
    Ce régime absolu et féodal n’a aucun programme politique ou social à construire sur l’ensemble du pays. Il n’en a jamais eu. Il est impossible qu’il en ait !
    Son existence et sa continuité en tant que famille régnante dépend totalement de sa fermeture sur elle même. La possibilité de toute ouverture démocratique au peuple par des programmes politiques signifie la fin du règne de la famille.
    C’est pour cela que la monarchie perfide ne peut produire qu’hypocrisie et mensonges. La démocratie, c’est son auto-destruction.
    Cela fait cinquante sept ans (Trois générations perdues. C’est déjà trop !) qu’elle ne fait que louvoyer, tergiverser, mentir et falsifier, uniquement pour subsister. Pour gagner du temps. Pour appliquer ses desseins d’abrutir et de terrifier la population, pour s’imposer, par l’effroi et la terreur psychologique.
    Ce n’est pas seulement Rachid Rafaa qui doit être protégé par la CEDH, mais le peuple marocain en entier, en attendant l’arrivée de son printemps de l’Atlas….prochainement..

Scandale : En Espagne des Marocains payaient 50 euros pour vivre dans un poulailler

En Espagne, plus précisément à Huelva, une quinzaine d’immigrés, dont plusieurs Marocains, en situation irrégulière vivaient dans des conditions précaires. Leurs employeurs, des agriculteurs espagnols, leur faisaient payer 50 euros par mois en échange d'un lit dans…un poulailler. Détails.















50 euros de loyer mensuel, soit près de 550 dirhams, voilà ce que devaient payer des immigrés, tous en situation irrégulière et sans contrat de travail, pour dormir dans un poulailler sans courant électrique et entourés de produits toxiques.

 Deux entrepreneurs agricoles, répondant aux initiales D.A.B. et E.M.R., faisaient, en effet, vivre leurs employés dans des conditions précaires, dans une partie de leur propriété située à Huelva, dans le sud-ouest de l'Espagne.

Des conditions déplorables


L’affaire a été largement relayée, ce mardi 11 juin, par la presse espagnole, après que l’un des travailleurs a porté plainte le 4 juin auprès de la Guardia civil. Selon le plaignant, de nationalité marocaine, les propriétaires de la ferme faisaient vivre leurs employés dans « dans un ancien hangar destiné à l’élevage de poulets ». « Des immigrés y vivaient dans des conditions déplorables, répartis dans des chambres sans eau courante dans de très mauvaises conditions hygiéniques », raconte le plaignant dans des propos cités par le quotidien espagnol El Mundo.

Selon lui, les travailleurs qui y résidaient étaient, en plus, entourés de produits toxiques « nocifs tels que des engrais et des pesticides ». Aussi, les deux employeurs ne leur avaient fait signer « aucun contrat de travail ». Les employés travaillaient ainsi au noir, sans bénéficier de leurs droits les plus élémentaires, notamment l’assurance maladie. Une bonne partie de leurs salaires ne leur avait pas été payée, rapporte la même source.

Alertés par l’affaire, des agents de la section EDATI (Equipo de Atención al Inmigrante), dédiés au service des immigrés, ont mené une enquête. Durant leur inspection des lieux, ils ont découverts une quinzaine d’immigrés, dont la majorité est originaire du Maroc et de Bulgarie. Les policiers ont alors constaté que les faits rapportés par le travailleur marocain étaient vrais. Les deux propriétaires de la ferme seront poursuivis en justice pour un « délit contre les droits des travailleurs .»

.»

Tragédie au "Douar" Jamaïqa, suite


Par Ali Fkir, 12/6/2013
Aujourd'hui, le mercredi 12 juin 2013, une délégation de l'AMDH (présidée par la camarade Aziza présidente de la section de Mohammedia) a rendu visite aux deux familles endeuillées du Douar Jamaïqua. Les deux familles et d'autres habitant-Es du douar ont réservé un accueil chaleureux à la délégation, alors que les jeunes du bidonville ont refusé l’accès au Douar au caïd de la région. Il a été chassé comme un vaurien.

Selon les habitantEs:

- Le nombre de baraques serait de 5 000 unités. Avec une moyenne de 5 personnes (minimum) par baraque , le douar compterait 25 000 "âmes"

- Cette ville (et non un douar) a vu le jour depuis les années 60.

- Les cartes nationales, cartes d'électeurs...portent les adresses du Douar. Ce n'est pas donc un Douar illégal

- Cette petite ville n'est pas dotée ni d’égouts, ni de l'eau courante...

- Aucun camion ne passe ramasser les ordures...

- Les "élus" de la régions ont brillé par leur absence. 
Rappelons que El Othmani, ministre des affaires étrangères a été élu/parachuté à Mohammedia par des forces occultes.

- La population est constituée essentiellement des gens de moins de 40 ans, cela veut dire que l'espérance de vie ne dépasse pas la moitié de la moyenne nationale.

Après un thé et tout ce qui l'accompagne en ces tristes occasions, les membres de la délégations ont quitté le douar dans une ambiance très émouvante.

Encore , nos vives condoléances les plus attristées aux familles des décédés et à ces milliers de victimes de l'exclusion et de la marginalisation.

Mohammedia: exemple du Maroc que l'Etat et autres relais makhzeniens tentent de "voiler".
- http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rp1zQO3vo1c - http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6_LzTkTYCug


  • A Mohammedia et selon des statistiques locales, il y aurait plus de 60 "points noirs" (langage des services du ministère de l'intérieur), c'est à dire plus de 60 bidonvilles


Relire l'accident  Mohammedia: bidonvilles - suite

Absentéisme du roi : suite. Princesse Lalla Asmae : ‘Mon frère le Roi Mohammed VI n’est pas malade’


Depuis plusieurs semaines en France, le roi du Maroc est-il souffrant?

Le Roi du Maroc est-il souffrant ? La question se pose de plus en plus, d'autant que Mohammed VI n'apparaît plus en public ces derniers temps. Bien qu'il n'y ait aucune confirmation officielle, une chose semble sûre: il séjourne depuis plusieurs semaines déjà en France, dans le département de l'Oise.

12 Juin 2013 
Betz est un petit village situé au nord de Paris. Plusieurs fois par an, ses habitants ont comme voisin une personnalité : le roi du Maroc Mohammed VI. Des grilles surveillées par de nombreux gendarmes, c’est tout ce que l’on peut voir du château où il réside actuellement. Le domaine du château est aussi grand que le village et a été acheté par le roi Hassan II il y a une trentaine d’années.

"Il organise des voyages pour le collège Marcel Pagnol de Betz"
Lorsqu’il séjourne au château, Mohammed VI est discret, mais il sait se faire apprécier des habitants. "Très proche des habitants, il organise des voyages pour le collège Marcel Pagnol de Betz. Il finance les voyages et il offre même de l’argent aux enfants qui n’ont pas l’occasion d’aller en voyage et il les envoie au Maroc pendant un mois avec de l’argent", a confié une jeune habitante de Betz.

"Il est discret"
Dans le village, on voit des hommes en costume-cravate, des véhicules de fonction. Ces éléments confirment la présence du roi. Mais le personnel à son service reste très discret. "On n’est pas au courant", a déclaré l’un des membres du personnel. Les habitants de Betz, eux, sont plus bavards : "Il est discret. Il est là depuis plusieurs mois, ça doit faire un mois ou deux mois qu’il doit être là", a raconté l’un d’eux.

Des absences répétées à des événements officiels
La présence de Mohammed VI à Betz depuis semaines pose question. Ses absences de ces derniers temps à plusieurs événements officiels ont été remarquées. Il était absent la semaine dernière à Rabat pour accueillir le premier ministre turc en visite officielle. Il n’était pas aux côtés de son épouse non plus à Amsterdam le 30 avril dernier pour l’intronisation de Willem-Alexander. Ces absences répétées donnent lieu à des interrogations, surtout de la part des médias. Leur interrogation principale porte sur l’état de santé du roi. Mohammed VI est-il en convalescence au château de Betz? Les autorités marocaines n’ont donné aucune confirmation, au contraire, elles ont répondu que le roi était en pleine forme, sans donner toutefois de raison aux séjours réguliers de Mohammed VI en dehors de son pays.

Princesse Lalla Asmae : ‘Mon frère le Roi Mohammed VI n’est pas malade’



Larbi Amine - Lemag - publié le12/6/2013

Lemag : «Les informations colportées par un certain nombre d’organes de presse, sur une éventuelle maladie du Roi Mohammed VI, sont pures mensonges» [princesse Lalla Asmae].





Princesse Lalla Asmae en compagnie du journaliste Mohamed Ouamoussi à Paris
Princesse Lalla Asmae en compagnie du journaliste Mohamed Ouamoussi à Paris 

A Paris, le journaliste marocain Mohamed Ouamoussi, a raconté avoir, par hasard, rencontré la princesse Lalla Asmae, sœur cadette du Roi Mohammed VI et deuxième fille de feu le Roi Hassan II.
«La princesse marchait seule, sans garde rapprochée, ni suite… Incrédule, je me suis approché d’elle et je lui ai bêtement fait la remarque, mais vous êtes la princesse Lalla Asmae !…. Elle me répondit, oui vous êtes Marocain? J’ai répondu, oui et j’en suis fier altesse!!» raconte Ouamoussi.

Le journaliste marocain posa alors rapidement la question : «Est ce que le Roi va bien?? L’on dit, dans une certaine presse, soufrant, l’on parle même d’une chirurgie qu’il aurait subi» relate il.

La princesse Lalla Asmae, rapporte Ouamoussi, nia tout en bloc, ajoutant que le Roi va très bien, et qu’il n’est point souffrant comme vont à l’alléguer certains organes de presse, «mon frère jouit d’une excellente santé, et si la presse publie le contraire c’est qu’elle ment» rapporte Ouamoussi citant la princesse.

Mohamed Ouamoussi qui a écrit un article y racontant son inattendue rencontre avec la princesse sœur du Roi Mohammed VI, a raconté que Lalla Asmae prit son temps, durant leur rencontre, pour échanger avec lui, sur l’actualité nationale et internationale : «On a parlé de Tunisie , d’Egypte et du printemps arabe , on a parlé du Maroc et Lalla Asmae m’a dit que l’on y était condamné à réussir pour développer notre nation, la faire servir par sa force de jeunes et acquérir les technologies les plus avancées et prendre ferme pied, dans le monde globalisé».

De «l’absentéisme» du roi Mohamed VI - suite



  •  
    Salah Elayoubi a partagé une photo de Nizar Bennamate.
    Rares sont les pays, exception faite pour quelques dictatures en voie d'extinction, où le chef de l'Etat peut ainsi se permettre des congés en mode «open», en sus des autres vacances surprises et se passer d'annoncer ses périodes de congé.
     A l'évidence, poser la question de savoir si cette catégorie de congé est payée relève d'une pure perte de temps, le budget du palais ne souffrant aucune discussion et ses dépenses n'étant soumises à aucune sorte de contrôle, en vertu de la nouvelle constitution qui met la monarchie à l'abri de tout contrôle ou reddition de comptes.

    Relire De l'absentéisme royal
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Polémique au Maroc sur «l’absentéisme» du roi Mohamed VI 

 Par  Oussama Nadjb, 10/6/2013

 Ali AnouzlaL'éditorialiste Ali Anouzla est violemment attaqué par le Makhzen et sa presse (dr)
 Le Roi Mohamed VI est en France depuis le 10 mai dernier et un éditorialiste a osé soulever les problèmes politiques et constitutionnels de cet "absentéisme du roi". Il est voué aux gémonies par la presse makhzénienne. 
  Le roi du Maroc peut-il s’absenter comme bon lui semble sans annoncer la date de son voyage, sa durée et sans désigner un intérimaire ? Ces interrogations iconoclastes sont soulevées par  Ali Anouzla, ce qui lui vaut quelques méchantes attaques sur le mode lèse-majesté, sur la base du constat que les voyages du Roi Mohamed VI, le troisième depuis le début de l’année, ne font l’objet d’aucune communication transparente. Le Roi du Maroc est en effet depuis le  10 mai 2013 en « déplacement privé et impromptu » et en « l'absence de toute communication digne de ce nom, les rumeurs les plus approximatives vont donc bon train sur la motivation réelle de toutes ces pérégrinations ». Tout en estimant qu’il ne sert à rien de se demander si cette catégorie de congé était payée, la Constitution n’imposant de reddition de compte sur le budget du Palais, Anouzla soulève le problème sous l’angle politique et constitutionnel. «  Mohamed VI est-il dans son droit, lorsque, cumulant les fonctions régaliennes de roi, de Commandant en chef des forces armées et de Chef d'état-major, il prend la liberté de s'absenter aussi souvent et aussi longtemps, sans même prendre la peine d'annoncer ni la date de son voyage, ni la durée de celui-ci, ni le nom de l'intérimaire en charge des affaires du pays durant son absence, comme il est coutume de procéder dans n'importe quel autre pays dans le monde ? ».
 Une monarchie « exécutive »
 La question est d’autant plus posée que le Roi du Maroc  a choisi de poursuivre sur la « voie de la monarchie exécutive en vertu de laquelle il règne et gouverne ». L’ampleur du pouvoir et des pouvoirs sont tels qu’il devrait accepter de rendre des comptes sur l’exercice de ses fonctions et «   accepter de dévoiler des pans entiers de sa vie privée : bulletins de santé, périodes de congés, voyages officiels ou privés, voire même son emploi du temps quotidien, comme il est de coutume à la Maison blanche ou à l'Elysée ». Anouzla fait un parallèle avec l’Arabie Saoudite où les visites privées du Roi font l’objet d’un communiqué et où le pouvoir royal est délégué durant son absence. L'absentéisme du roi pose aujourd'hui un réel problème constitutionnel, politique tout autant que moral » ajoute Anouzla. L’article a suscité des réactions virulentes dans la presse de l’establishment. Lakome est accusé dans « Cawaliss Al Youm » (les coulisses d’aujourd’hui) de « pécher en eau trouble » alors que tous ceux qui observent la vie politique marocaine savent que « l’institution monarchique est présente sur la scène politique nationale et accomplit ses missions quel que soit le lieu où se trouve le roi. Parler d’absentéisme du roi relève de la « dissipation » des lecteurs et une exploitation d’un thème pour faire passer des messages préfabriqués et vider une haine sans limite ». Un autre site, Telexpress s’attaque violemment à Anouzla qualifié de « nain ». Le site Lakome est gratifié du méchant « décharge »
http://www.maghrebemergent.com/actualite/maghrebine/item/25228-polemique-au-maroc-sur-l-absenteisme-du-roi-mohamed-vi.html


Rumeurs et contrevérités se bousculent au sujet de leur absence de l'Algérie, du Maroc et de Mauritanie.
 
Tout ou presque a été dit sur le séjour prolongé du président algérien, en France. Abdelaziz Bouteflika a été hospitalisé à Paris le 27 avril, à la suite d’un accident vasculaire cérébral. Et, depuis plus d’un mois, la presse ne cesse de critiquer l’absence de communication des autorités sur l’état de santé de Bouteflika.
Mais l’absence prolongée du président algérien de son pays n’est pas la seule à susciter des commentaires.
Ainsi le président mauritanien, Ould Abdel Aziz, a séjourné dans la capitale française pendant plus de trois semaines, sans qu’aucune nouvelle ne soit donnée à ses compatriotes, avant de rentrer à Nouakchott, le 8 juin dernier.

Doute généralisé

Tout ce que l’on sait est que Ould Abdel Aziz suivait un «traitement médical» à Paris. Une indication aussi laconique que floue, souligne le site d’information Algérie Focus, qui a provoqué la colère de l’opposition mauritanienne. Lors de plusieurs manifestations à travers le pays, celle-ci avait exigé, en vain, d’avoir un bulletin de santé détaillé du président.
Pour Algérie Focus, le doute qui s’est installé en Algérie et en Mauritanie est le même qui a gagné le royaume chérifien. Le roi du Maroc a quitté son pays le 10 mai pour un «séjour privé» en France. Or, souligne le site marocain Lakome, «en l’absence de toute communication digne de ce nom, les rumeurs vont bon train».

Rumeurs et contrevérités

En effet, l’hypothèse selon laquelle le roi suivrait une convalescence, dans son château de Betz, en Picardie, dans le nord de la France, circule de lus en plus. C’est d’ailleurs ce qu’a évoqué le site espagnol El imparcial.
Tout ceci fait dire à Algérie Focus que le Maroc, la Mauritanie et l’Algérie vivent tous le même drame «celui d’un destin national qui se dessine sans que les populations ne soient consultées» ni informées.

 http://www.slateafrique.com/269097/bouteflika-mohammed6-verite-long-sejour-france

Maroc : La crise gouvernementale perdure

aufait/AFP ,

Simple remaniement ou élections anticipées? Un mois après avoir annoncé son retrait du gouvernement, le principal allié des islamistes n'a toujours pas mis sa décision à exécution, affirmant attendre un “arbitrage” du Roi, toujours en séjour privé à l'étranger.

Hamid Chabat (G) et Abdelilah Bekirane. /DR
Hamid Chabat (G) et Abdelilah Bekirane. /DR
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Chef d'une coalition composée, faute de majorité, avec trois autres formations, dont l'Istiqlal, Abdelilah Benkirane est aujourd'hui face à ce parti qui a décidé depuis près d'un mois, de mettre un terme à   l'expérience de cohabitation, ouvrant la voie à un remaniement voire à des législatives anticipées.

Un statu quo qui dure...
Hamid Chabat secrétaire général de l'Istiqlal et de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), dit reprocher au PJD un manque d'action et de concertation.
Mais depuis un échange téléphonique avec le Roi, qui selon le porte-parole du parti, Adil Benhamza, a demandé à Chabat de reporter sa décision, c'est le statu quo. L'Istiqlal affirme attendre un “arbitrage” définitif du Roi lequel se trouve en séjour privé en France depuis plus d'un mois. Interrogé ce mardi par l'agence France Presse, cette position a été confirmée par un député istiqlalien.
“Nous attendons toujours son retour (...) et nous n'avons pas changé de position”.
Adil Tchikitou, député et membre du Conseil national de l'Istiqlal, à l'AFP
Les médias se perdent en conjectures
Et en l'absence de communication officielle, les médias se perdent en conjectures.
Lundi, le quotidien L'Economiste a estimé que Mohammed VI devrait “probablement” recevoir M. Chabat “dans les jours qui viennent”. Le 27 mai, Le Soir Echos avait déjà prévu un développement imminent.
“Les ministres sont suspendus” à cet arbitrage “qui ne serait pas pour l'heure à l'ordre du jour”, a pour sa part avancé Libération.
L'Economiste, évoquant une “interprétation libérale” de la Constitution, avance que le Roi “s'est donné pour règle de ne pas intervenir dans les conflits entre acteurs politiques”.
En résumé, il ne serait donc pas pressé d'intervenir: “Si le roi avait voulu trancher la question tout de suite il l'aurait fait. Donc cela peut durer”, affirme pour sa part à l'AFP Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb.
Selon lui, l'Istiqlal a “peut-être cru voir des signes encourageants sur le fait que l'expérience PJD allait être terminée. Ceux qui n'aiment pas les islamistes voient qu'ils ont des difficultés en Egypte, en Tunisie... Ils se disent que c'est peut-être le moment de reprendre les choses en main”.

“Attention, le temps passe”
Du fait de cette attente, la presse marocaine s’inquiète des risques de paralysie du gouvernement, pressé d'engager des réformes à haut risque.
Celui-ci bénéficie de la “confiance” du Roi et “poursuivra son action”, a de son côté assuré son porte-parole, Mustapha Khalfi.
“Si l'on arrête de réfléchir aux grands problèmes du pays, le compteur, lui, continue de tourner”, a toutefois prévenu le quotidien Akhbar Al-Yaoum, dans un édito titré “Attention, le temps passe”.

La crise politique, principale entrave de la réforme ?
Malgré une solide croissance, le Maroc est notamment confronté à une dégradation de ses comptes publics (7% de déficit en 2012), en partie liée au gouffre de la caisse de compensation.
La réforme promise tarde à venir et une équipe du Fonds monétaire international (FMI) vient d'effectuer une nouvelle visite. Le chef de l'exécutif a reconnu samedi que les responsables du FMI “pensent que notre façon de faire la réforme n'est pas claire et est hésitante”.
Dans ce contexte, l'économiste Najib Akesbi se montre lui alarmiste.
“Même si on arrive à régler la question politique et que ce gouvernement commence à mettre en œuvre des réformes, chacun sait que les résultats ne tomberont pas avant 2015-16.”
Najib Akesbi, dans une déclaration à l'AFP.
Ce dernier va même plus loin, en jugeant que “les réformes n'ont pas lieu parce qu'il y a une crise politique... Et la crise politique est là pour éviter de faire les réformes.”


Soupçons de corruption massive dans la magistrature casablancaise


Par Ali Benacher, demainonline, 8/6/2013

Un tribunal de première instance à Casablanca (Photo DR)
Un tribunal de première instance à Casablanca (Photo DR)
Sous prétexte de l’entrée en application de la nouvelle loi régissant propriétaires et locataires qui donne le droit aux premiers, s’ils sont propriétaires d’un logement à usage d’habitation, de résilier le contrat de bail si entre autres l’un de leurs fils a besoin d’un logement ou si l’immeuble en question menace ruine et doit être démoli ou encore a été vendu, les juges, surtout dans le grand Casablanca, prononcent de plus en plus et avec une célérité sans précédent des jugements d’expulsions. Même si le locataire est pauvre ou règle régulièrement son loyer.

La moyenne de la durée du procès entre la première séance est le jugement en première instance est d’un mois. Un record !
Selon un avocat, il y a effectivement une accélération dans les rendus des jugements d’expulsions depuis 2012. « C’est le droit de loger un descendant du propriétaire qui est le plus utilisé pour résilier le contrat de bail », ajoute notre source qui souligne que le tribunal accepte rarement de diligenter une enquête pour déterminer si la personne à reloger a vraiment besoin de l’être ou s’il s’agit d’un mensonge pour expulser le locataire.
C’est la flambée des prix des terrains à Casablanca où le m2 atteint 30.000 dirhams dans certains quartiers huppés et la rareté du foncier dans cette mégapole, qui explique cette célérité dans le rendu des jugements d’expulsions. Mais aussi le fait que le logement neuf, social et dit de moyen-standing, a de plus en plus du mal à trouver acheteur. D’autant que les banques en mal de liquidités rechignent à accorder des crédits logement aux catégories sociales précaires.
Évidemment, il y a de forts soupçons d’une corruption massive dans la magistrature casablancaise.
Où est passé le ministre de la justice et des libertés (sic!) ?

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27046

Relire : mardi 26 mars 2013

Inacceptable ! La famille Matloub jetée à la rue et maintenant volée de tous ses biens !

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Pourtant le Maroc est toujours auto satisfait....

 "Le Maroc a relevé, lundi devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies (CDH), "le lien étroit" entre les efforts de lutte contre la corruption et les droits de l'Homme, se félicitant du consensus dégagé au sein du CDH sur cette question."

(...) http://www.maroc.ma/fr/actualites/le-maroc-rel%C3%A8ve-devant-le-cdh-le-lien-%C3%A9troit-entre-lutte-anti-corruption-et-droits-de

 


Taroudant : La nouvelle Colonie

Par Anonyme Taroudant, 9/6/2013

Application de lois et valeurs islamistes!

Toujours les mêmes habitudes de la bourgeoisie, elle nous considère comme pays pauvrequi a   besoin d'aide. Dans un pays dont les ressources naturelles seraient suffisantes pour nourrir le double de sa population, la charité règne.  
C'est ça le système capitaliste! 
Il vole tes biens publics pour te rendre pauvre, puis te donne  la charité.

Le groupe 'Earthstone devient aujourd'hui un partenaire de l'orphelinat (Dar Lhlibe) de Taroudant .



Le scoop !