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jeudi 5 février 2015

Scandaleux : Victimes de la mafia immobilière au Maroc, Shalom Abdelhak et son épouse vont se réfugier en Israël




Finalement expulsés de leur domicile (locataires depuis près de 50 ans) en décembre dernier après un appel vain à la protection du roi, Shalom Abdelhak et son épouse préparent actuellement leurs bagages pour finir leurs jours en Israël. La société civile s’indigne face au traitement réservé à ce vieux couple ainsi qu’à une « centaine de familles musulmanes et juives » du royaume et réitère leur SOS au monarque.
« Le départ pour Israël est prévu demain », jeudi 5 février, confie à Yabiladi Mohamed Moutazaki, membre d’un collectif qui lutte contre la mafia immobilière au Maroc. Voilà donc ce qu’a décidé la famille de Shalom Abdelhak, cet octogénaire expulsé en décembre dernier avec son épouse de leur appartement casablancais qu’ils louaient depuis près de 50 ans. Ce sont leurs neveux résidant en Israël qui sont arrivée au Maroc pour les faire voyager.

vendredi 3 janvier 2014

Mafia de l'immobilier : Expropriation de Douar Krimat reportée de 24h. Dénoncer la mafia immobilière à Douar Krimat : des familles à la rue, en plein hiver !

 Par Souad et Mohamed, Attac Casa29/12/2013
Tout a commencé le 18 décembre 2013

 Au Douar Krimat, Aïn Sebaa à Casablanca,   intervention musclée des forces de répression pour expulser violemment 7 familles, démolir leurs baraques, en pleine hiver, la nuit.
Plus de 50 personnes, femmes et enfants, sont jetés dans la rue, livrés à la mafia immobilière au dessus des lois.
Les expulsions reprennent de plus belles également dans d'autres quartiers, comme près de l'ancien aéroport d'Anfa. Les derniers résistants sont menacés, agressés, terrorisés puis emprisonnés, le temps de voir leurs baraques démolies.  La CDG dépêche sur les lieux ses milices privées et oblige les habitants à signer qu'ils sont consentants.

Nous avons visité lundi 23 décembre au soir  les habitants de Douar Krimat : tabassés, blessés, emprisonnés, et leurs baraques démolies. Un militant de l'AMDH est venu également.
Nous les avons trouvé démoralisés, sous le froid. Une femme qui avait été tabassée et fait une fausse couche, à qui il n'a pas été délivré de certificat médical, se retrouve sans toit. Le plastique qu'elle a placé  pour protéger du froid ses 4 enfants en bas âges,  les agents du pouvoir sont venus l'arracher. Des scènes insoutenables, si ce n'est une solidarité de quelques voisins pour partager les quelques mètres carrés avec les familles expulsées.

Le 26 et 30 décembre est prévue l'évacuation et les démolitions des toutes les baraques qui restent. En attendant, le mokadem et  ses agents menacent et sèment la panique parmi les familles qui résistent.

Le lundi 30 décembre 2013 menace de démolitions des baraques restantes et évacuation des familles, vieux, femmes et enfants se retrouveront dans la rue, en plein hiver, sans aucune solution de relogement .
 
C'est ainsi que Casablanca sera déclarée ville sans bidonville et que le problème des sans logement sera résolu. Sûrement que nous aurons droit à des inaugurations royales, avec drapeaux,  youyous  et … silence radio et tv.
Des discussions que nous avons échangées avec les habitants, il ressort :
Ils se sentent seuls et isolés, ils n’ont eu quasi pas de soutien, sinon un petit article dans Essabah, et ce lien : http://www.alhadathalan.com/news.php?action=view&id=1468#.UrmHg7_xx-B.facebook


Ils sont divisés, chacun essaie de trouver une solution pour s'en sortir et protéger ses enfants . 
 Nous avons proposé de faire une projection publique de leurs témoignages sur la place et d'appeler les militants et militantes, insister sur présence de femmes, toucher Aïcha Channa, voir quelques personnalités, avocats, artistes, journalistes et proposer une journée et soirée de résistance sur place avec les habitants.

Appel à soutien : à toutes les associations et organisations démocratiques, artistes, aux défenseurs du « Patrimoine », aux journalistes, à la presse et aux médias, aux facebookerses, aux voisins et autres habitants menacés d’expulsion dans les autres quartiers aux mains de la mafia immobilière qui fait main basse sur Casablanca et toute la région. 
 Solidarité urgente et rapide.
Merci d'alerter presse , journalistes , associations et militantes, relais sur place important , les gens sont littéralement terrorisés et appellent au secours !
Rendez-vous à partir de 8h lundi 30 décembre sur place. 

Dernières nouvelles : par Souad  Attac Maroc, 30/12/2013


Douar Krimat, Aïn Sebaa à Casablanca, ce matin, 30 décembre,  les militant-es d’Attac, et de l’AMDH, sont venus soutenir les familles , soit 42 personnes menacées d’expropriation et démolition de leurs baraques ce jour. 
 Une petite victoire : nous avons réussi à stopper les démolitions et expropriations de plus de 30 personnes prévue ce jour ,  reportées de 24h, et nous avons déployé une banderole et crié des slogans pour un droit au logement, stop répression et démolition… à suivre, en espérant une meilleure année 2014 !

 Les agents  et forces d’autorités sur place sèment la terreur parmi les habitants, les menaçant de détention  et/ou font des promesses vaines : obtenir un logement de 52 m2. Pour cela, ils doivent faire une avance et obtenir un crédit. La plupart des habitants n’ont pas de revenus stables, pas de possibilité d’avoir un compte bancaire leur permettant d’obtenir un crédit, de plus  chaque famille est composée de  10 personnes en moyenne. Les femmes sont les plus touchées : femmes abandonnées, divorcées, veuves, sans droit, femmes avec enfants non recensés, donc sans papier d’identité,  sans état civil, citoyens de non droits…
Pour casser le M20F, le makhzen a soudoyé, promis des logements à certains, exclus d’autres du recensement, pour briser le mouvement et diviser la lutte des habitants.
Le makhzen, ses élus et représentants, sa mafia immobilière  et ses sbires, ont réussi à semer la division et la suspicion parmi les habitants. 

Ils ont décrété : « Casablanca sans bidonvilles  en 2014 » et lancé une énorme campagne publicitaire et médiatique soutenue par des technocrates et associations aux ordres.
Mais combien de temps encore parviendront-ils à canaliser la révolte ?

Un appel est lancé au rassemblement des habitants de tous les quartiers menacés, d’une coordination des organisations et associations pour exiger le droit au logement digne pour tout-es . 

 Vidéo lien : http://youtu.be/gT5KbW3MInw


 


samedi 15 juin 2013

Soupçons de corruption massive dans la magistrature casablancaise


Par Ali Benacher, demainonline, 8/6/2013

Un tribunal de première instance à Casablanca (Photo DR)
Un tribunal de première instance à Casablanca (Photo DR)
Sous prétexte de l’entrée en application de la nouvelle loi régissant propriétaires et locataires qui donne le droit aux premiers, s’ils sont propriétaires d’un logement à usage d’habitation, de résilier le contrat de bail si entre autres l’un de leurs fils a besoin d’un logement ou si l’immeuble en question menace ruine et doit être démoli ou encore a été vendu, les juges, surtout dans le grand Casablanca, prononcent de plus en plus et avec une célérité sans précédent des jugements d’expulsions. Même si le locataire est pauvre ou règle régulièrement son loyer.

La moyenne de la durée du procès entre la première séance est le jugement en première instance est d’un mois. Un record !
Selon un avocat, il y a effectivement une accélération dans les rendus des jugements d’expulsions depuis 2012. « C’est le droit de loger un descendant du propriétaire qui est le plus utilisé pour résilier le contrat de bail », ajoute notre source qui souligne que le tribunal accepte rarement de diligenter une enquête pour déterminer si la personne à reloger a vraiment besoin de l’être ou s’il s’agit d’un mensonge pour expulser le locataire.
C’est la flambée des prix des terrains à Casablanca où le m2 atteint 30.000 dirhams dans certains quartiers huppés et la rareté du foncier dans cette mégapole, qui explique cette célérité dans le rendu des jugements d’expulsions. Mais aussi le fait que le logement neuf, social et dit de moyen-standing, a de plus en plus du mal à trouver acheteur. D’autant que les banques en mal de liquidités rechignent à accorder des crédits logement aux catégories sociales précaires.
Évidemment, il y a de forts soupçons d’une corruption massive dans la magistrature casablancaise.
Où est passé le ministre de la justice et des libertés (sic!) ?

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27046

Relire : mardi 26 mars 2013

Inacceptable ! La famille Matloub jetée à la rue et maintenant volée de tous ses biens !

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Pourtant le Maroc est toujours auto satisfait....

 "Le Maroc a relevé, lundi devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies (CDH), "le lien étroit" entre les efforts de lutte contre la corruption et les droits de l'Homme, se félicitant du consensus dégagé au sein du CDH sur cette question."

(...) http://www.maroc.ma/fr/actualites/le-maroc-rel%C3%A8ve-devant-le-cdh-le-lien-%C3%A9troit-entre-lutte-anti-corruption-et-droits-de

 


mercredi 13 mars 2013

Dernière nouvelle de la famille Matloub, victime de la mafia immobilière au dessus des lois

Par Souad Guennoun, Attac Maroc, 12/3/2013


Situation de la famille Matloub, expulsée de son logement boulevard Abdelmoumen à Casablanca :

Le père Miloud Matloub a été  innocenté par le tribunal puis relâché le soir du lundi 4 mars 2013 à 23h après avoir purgé une peine de 4 mois en prison. Il a pu fournir les justificatifs attestant le paiement de son loyer de la maison qu'il occupait moyennant loyer depuis 1975. Cette maison située boulevard Abdelmoumen appartenait à des étrangers, comme le prouvait les certificats de propriété établis par le cadastre. 

Ce matin, la famille avait rendez vous à 10h avec l’huissier de justice pour récupérer ses affaires devant son ancienne maison, murée depuis. Affaires jetées dans la rue lorsque la famille  avait été délogée manu militari , et qu'ils avaient  tous été emprisonnés.  La famille a attendu mais  l’huissier ne s’est pas présenté. Il a appelé la famille pour leur dire : l’avocat de la partie adverse se chargera de leur rendre les affaires , il suffit de lui indiquer leur nouvelle adresse !

Aujourd’hui la famille Matloub est sans logement. Elle fait preuve d’une grande dignité et continue à défendre ses droits face à la mafia immobilière au dessus des lois .
  Pourtant,  le père Matloub a été innocenté,  ce qui  a prouvé qu’il est dans son droit. L'injustice est d'autant plus révoltante
Notre solidarité la plus large  avec cette famille s’impose.
ci joint dernier vidéo de la maison murée:

.https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=109814657023437756092&target=ALBUM&id=5851917679286935361&authkey=Gv1sRgCO3loIb_ufb3Jw&feat=email .

Relire : Scandale : mafia immobilière à Casa : le père en prison, la mère et les enfants en procès

jeudi 10 janvier 2013

Scandale : mafia immobilière à Casa : le père en prison, la mère et les enfants en procès

Expulsion , arrestation, prison de la famille Matloub: le père Miloud, sa femme et leurs 2 enfants ont été expulsés violemment dans la nuit du 7 janvier 2013, de leur logement situé Bd Abdelmoumen à Casablanca où le prix du mètre carré flambe, où la mafia immobilière a le bras long. 
Une famille est expulsée en plein hiver, jetée dans la rue, le père condamné à 4 mois de prison ferme pour désobéissance . Le procès de la mère et ses 2 enfants en cours. A suivre et soutenir.

Par Souad G
 
Toute la famille  arrêtée  hier soir a passé la nuit à la prison de Oukacha.
Le père Miloud  a été condamné à 4 mois ferme, il est dans la prison.

La mère et les 2 enfants passent en ce moment en procès au tribunal de Aïn Sebaa.

Suite, SG, 10/1/2013 

Le procès de la mère et ses 2 enfants a été reporté au 18 janvier.
Le M20F Casa appellerait (à confirmer) à un sit in devant la maison de la famille expulsée Bd Abdelmoumen. La famille y  habite depuis 1975 avant la mainmise de la mafia immobilière sur la ville. Il faut s'attendre à une série de drames de familles expulsées, notamment dans le quartier Bd Mohamed 5. Depuis l'arrivée du tram , la mafia immobilière découvre la beauté des constructions d'architecture Art Déco. Des immeubles entiers sont vidés de leurs anciens locataires qui payaient des loyers bas. Depuis ces dernières années, les prix flambent et les locataires sont expulsés. Casablanca se veut une vitrine du Maroc moderne. Un Maroc livré aux rapaces, à la Finance,aux affaires, au consumérisme, au libéralisme sans visage humain. Consommez et endettez vous : c'est leur slogan. Jusqu'à quand ?
souad G