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mardi 9 octobre 2012

RSF : Rapport mondial MAROC




La liberté de la presse semble avoir perdu au cours de ces derniers mois le terrain difficilement gagné au début du règne de Mohammed VI.
 
138 sur 179 dans le dernier classement mondial
  • Superficie : 446 550 km2 (sans le Sahara occidental)
  • Population : 34 343 219 (sans le Sahara occidental)
  • Langue : arabe
  • Chef de l’Etat : Roi Mohammed VI, depuis juillet 1999
Certes, une presse indépendante existe, et le nombre de titres a considérablement augmenté au cours des dernières années, permettant l’émergence d’un certain pluralisme. Par ailleurs, un processus de libéralisation de l’audiovisuel est en cours depuis 2005, avec la création de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA). Si les débuts ont suscité de nombreux espoirs, la deuxième vague de licences attribuées le 23 février 2009 a déçu en matière d’avancée du pluralisme de l’information audiovisuelle, tant le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) s’est montré frileux. En effet, seules quatre nouvelles radios, multirégionales et thématiques, ont reçu leur autorisation. Aucune nouvelle radio généraliste et d’information, ou chaîne de télévision privée.

Si les journalistes peuvent aller loin dans leurs critiques, les « lignes rouges » édictées par le Palais et connues de tous ne doivent être franchies : la religion, le roi et la monarchie, la patrie et l’intégrité territoriale ne sauraient être mis en cause. Par ailleurs, des peines de prison pour délit de presse existent toujours dans le code de la presse (article 41). Ce dernier, considéré comme vague et trop répressif, constitue une épée de Damoclès pour les journalistes. Le projet de réforme de ce code est en discussion depuis trois ans.


Pendant les sept premiers mois de l’année 2009, les autorités marocaines ont fait de l’arme financière le moyen privilégié de représailles contre les médias les plus audacieux. La presse marocaine était alors davantage menacée par les amendes exorbitantes infligées aux rédactions que par les peines de prison. Mais la célébration du dixième anniversaire de l’arrivée sur le trône de Mohammed VI, en juillet, a consacré un changement d’attitude des autorités, qui se sont crispées sur les ’lignes rouges’, revenant à des méthodes de répression plus violentes, avec la multiplication des procès et des condamnations à des peines de prison.
TelQuel, Nichane, Al-Jarida Al-Oula, Akhbar Al-Youm, Al-Michaal, Al-Massae, Le Journal hebdomadaire… ont tous fait les frais de ce revirement du Palais. Et pour la première fois depuis 2008, la justice marocaine a prononcé des peines de prison ferme à l’encontre de journalistes. Ainsi, Driss Chahtane, directeur de publication d’Al-Michaal a été condamné à un an de prison ferme en octobre 2009.

Alors que la blogosphère marocaine est reconnue pour son dynamisme, 2008 avait vu la première condamnation d’un blogueur. Le 8 septembre,
Mohamed Erraji avait en effet été condamné pour avoir publié un article sur le site hespress.com, intitulé “Le roi encourage le peuple à l’assistanat“, critiquant la politique sociale de Mohammed VI, avant d’être acquitté en appel pour “vice de forme“.

Si, en 2008, les autorités avaient voulu faire de Mohamed Erraji un exemple pour dissuader les blogueurs de critiquer le roi sur la Toile,
El Bachir Hazzam a été la principale victime de la répression en 2009. Ce blogueur a été condamné, le 15 décembre 2009, à quatre mois de prison ferme pour “diffusion de fausses informations portant atteinte à l’image du royaume concernant les droits de l’homme“, alors même qu’il s’est contenté de poster un communiqué, déjà public, sur la répression exercée par les forces de l’ordre lors de manifestations étudiantes dans le sud du Maroc. Au cours de ce procès, le propriétaire d’un cybercafé, Abdullah Boukfou, a quant à lui écopé d’un an de prison ferme pour avoir diffusé des informations relatives aux manifestations et pour "possession de publications incitant à la haine raciale".

Quant aux journalistes étrangers, ils peuvent avoir des difficultés pour renouveler leur accréditation, notamment lorsqu’ils abordent le sujet du Sahara occidental. Ainsi le photojournaliste espagnol,
Rafael Marchante, correspondant de l’agence Reuters au Maroc depuis 2006, s’est vu refuser son accréditation le 20 mars 2009, en raison d’un « comportement professionnel non conforme à la législation nationale en vigueur », pour reprendre les termes du ministère de la Communication. Les autorités marocaines sont revenues sur leur décision le 2 avril 2009.

Enfin, les autorités marocaines s’arrogent le droit de censurer certaines publications étrangères si leur contenu vient à déplaire. Ainsi, le numéro du Monde daté du 4 août 2009, publiant le sondage sur le bilan des dix ans de règne de Mohammed VI (sondage qui avait causé l’interdiction de
TelQuel et Nichane), a été interdit de distribution. Les autorités ont par la suite bloqué la distribution du numéro du Monde daté du 22 octobre 2009, dans lequel figurait une caricature de la famille royale jugée “irrespectueuse“. La distribution du quotidien espagnol El Pais, daté du 26 octobre, a également été bloquée.


lundi 8 octobre 2012

Repect et soutien à Ali Lmrabet . Réponse du ministre El Khalfi

Des trucs, des machins et des choses

par Salah Elayoubi, 8/10/2012


J’ai regardé, comme vous cette vidéo édifiante, enregistrée ce lundi 17 septembre, lorsqu'au  matin, avait eu lieu une invasion  de fonctionnaires, au voisinage immédiat de Ali Lmrabet, celui que le régime a pensé condamner au silence en l’emprisonnant et le condamnant à une interdiction d’exercice de son métier de journaliste, pour dix ans.

Les fonctionnaires qui arpentent consciencieusement la terrasse voisine, scrutent chaque mètre carré et semblent mémoriser d’occultes détails, en vue de la préparation d’une mystérieuse opération à venir.
Il y a là le Caïd, caméra en main, assisté de rien moins que trois de ses adjoints,  des "Mokaddems", ces fonctionnaires pléthoriques qui rappellent les tristement célèbres commissaires politiques des républiques soviétiques, tant ils sont  acquis à la cause de la dictature. Le régime marocain en a tissé un maillage si serré sur le territoire marocain qu’ils font remonter aux « services » du ministère de l’Intérieur, la moindre parcelle d’information, le plus infime renseignement sur chaque citoyen de ce pays, si bien qu'un pet de souris au fond de son trou, ne saurait leur échapper.
Il y a également des policiers en civils et deux agents des renseignements généraux.
En tout une bonne quinzaine de personnes, dont deux femmes qui ferment la marche de cet étrange cortège de comploteurs.
Une débauche de moyens,  dans un pays qui en manque cruellement dans les secteurs clés,  qui font le développement humain. Pas étonnant que le pays traîne au fond du classement mondial.
Une démonstration supplémentaire que nous sommes bien en dictature, ce genre de régimes qui mobilisent un maximum de personnes en un minimum de temps pour punir, sévir, laver les affronts et intimider, au lieu de servir, aider, encourager et soutenir les initiatives citoyennes.

Mais ce n’est pas tant ce lâcher de sbires et le déploiement insensé de moyens qui interpellent, mais plutôt le sens à donner à tout ce remue-ménage. Des manigances indicibles en forme de trucs, de machins et de choses,  qui ne font plus honte, depuis bien longtemps,  aux ennemis de la liberté.

Quel mauvais coup pétrit de nouveau le Makhzen, pour venger les publications courageuses d'Ali et  ses dénonciations de la dictature ?

Quelles idées assassines ont à nouveau germé dans l’esprit malade de nos sécuritaires, pour impressionner ou mettre hors d’état de nuire ce parangon de la liberté ?

Quel obscur traquenard ont imaginé ces états-majors de l’indignité, pour faire taire ce pourfendeur du despotisme ?

C’est la caméra d’Ali qui fournit peut-être, quelques indices, lorsqu’elle zoome  sur les gravats et les maisons menaçant ruine alentour.
Autour du domicile de l’intéressé tout n’est que ruine et désolation. Les gravats des maisons démolies, jonchent les environs sur une hauteur de deux étages et menacent jusqu’à la sécurité des passants qui empruntent les ruelles étroites de cette partie de la médina de Tétouan. Pas de quoi inquiéter cette réunion d’espions, de sicaires et de barbouzes,  dont on connaît le peu de cas qu’ils font de la sécurité de leurs semblables, eux  si empressés lorsqu’il s’agit de défendre l’insupportable.

Les fonctionnaires seraient-ils en train de tramer une nouvelle démolition, afin d’isoler un peu plus l’intéressé et le frapper d’ostracisme, en préméditant un "no man's land", une sorte de « terre brûlée » ?

Cherchent-ils à le persuader de quitter la ville, voire le pays ?

On peut raisonnablement le penser, connaissant les méthodes du makhzen accoutumé à puiser dans les complots et les méthodes peu orthodoxes, son inspiration.
C’est l’avenir qui nous apportera les réponses à toutes ces questions.

Je m’entretenais avec lui, au lendemain de cette curieuse incursion, lui conseillant à tout le moins la prudence, sinon d’étudier sérieusement la question de quitter le pays pour se mettre à l’abri. Sa réponse a fusé aussi cinglante que catégorique :

-        « Je ne quitterai jamais le Maroc ! »

Harcelé, espionné, emprisonné, battu et privé de ce qui fait la dignité d’un père de famille et sa raison d’être, son droit à l’exercice de son métier, Ali Lmrabet semble avoir débroussaillé et tracé, comme l’ont fait d’autres avant lui, un chemin vers la liberté. Il le fait à sa manière, à coups de dénonciations et tel un phare planté au milieu des ténèbres de la dictature, il est le juste qui éclaire le chemin à ceux qui le suivent.

La dictature  marocaine  ressemble tellement aux autres dictatures. Elle s’accommode rarement du courage et de l'exercice de la citoyenneté et n'apprécie que l'échine courbée et le panégyrique. A force d'injustices, de turpitudes et de crimes, elle ne doit s'en prendre qu'à elle-même, d'avoir forgé tant de détermination chez un seul homme.
On ne rend hommage qu’aux morts, dit-on, mais face à tant de courage et de patriotisme on ne peut que s’incliner.
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Affaire de l’invasion de la terrasse de Lmrabet : Le ministre El Khalfi tente de répondre à Al Jazeera

Par Demain, 9/10/2012

http://youtu.be/OTBMkExZy

 


Après l’invasion de la terrasse de la maison du journaliste Ali Lmrabet par un comando de fonctionnaires de l’Etat marocain, parmi lesquels se trouvaient des membres des forces de l’ordre, la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera a demandé au ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, son avis sur la question.

Selon El Khalfi, le ministre de la justice Mustapha Ramid aurait décidé d’enquêter sur les tribulations du journaliste Ali Lmrabet. C’est-à-dire demander pourquoi une armada de fonctionnaires est montée sans son autorisation sur le toit de la maison du journaliste et qui en a donné l’ordre. Et également pourquoi aucune enquête n’a été diligentée après les trois plaintes déposées par le journaliste auprès de différentes commissariats de la ville : deux agressions et un vol.
Ramid devrait peut-être demander aussi à son procureur du roi auprès du tribunal de première instance de Tétouan pourquoi il a fait convoquer verbalement le journaliste il y a trois jours. Deux « fonctionnaires » se sont présentés au domicile de Lmrabet et ont demandé à un résident « de dire à M. Lmrabet qu’il était convoqué au tribunal’. Ils n’ont laissé aucune convocation écrite.
Peut-être que le procureur manque de papier pour ses convocations…

Enfin, en ce qui concerne Reporters sans frontières (RSF), le ministre l’a violemment attaqué en l’accusant d’avoir entendu « une seule partie », mais il n’a pas profité de l’hospitalité télévisuelle  d’Al Jazeera pour donner sa version des faits.
El Khalfi a invité RSF à venir au Maroc pour voir les avancées en matière de liberté d’expression.
Florilège de ces avancées. Rachid Niny, l’ex-directeur du journal le plus vendu au Maroc, Al Massae, vient tout juste de sortir de prison après une année passée derrière les barreaux. Le  journaliste Lmrabet est toujours condamné à l’interdiction de son métier de journaliste (2005-2015) dans son propre pays, comme si on était en Iran ou en Chine. Et enfin, le correspondant de l’AFP, Omar Brouksy, à qui El Khalfi lui-même a retiré son accréditation après des instructions venues du cabinet royal, ne peut pas non plus exercer son métier.
En effet, ce sont des avancées certaines en matière de liberté d’expression.


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Ali Lmrabet en 2003
Une image me hante et me hantera longtemps.
Cette image montrant Ali, résigné, derrière les barreaux, comme le serait un vulgaire criminel. Pourtant tant de malfaiteurs qui ont mérité cette place jouissent impunément de la liberté et continuent leurs méfaits.
Harcelé, espionné, emprisonné, battu et privé de ce qui fait la dignité d’un père de famille et sa raison d’être, son droit à l’exercice de son métier, Ali Lmrabet semble avoir débroussaillé et tracé, comme l’ont fait d’autres avant lui, un chemin vers la liberté. Il le fait à sa manière, à coups de dénonciations et tel un phare planté au milieu des ténèbres de la dictature, il est le juste qui éclaire le chemin à ceux qui le suivent.
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L'affaire Imider : Communiqué de presse


boire.....un droit !
boire.....un droit !
Suite à un appel pour soutenir la lutte des populations d’Imider, dans la région de Tinghir/Ouarzazate (au sud-est du Maroc), une réunion d’information s’est tenu le samedi 29 septembre 2012 , au siège du Parti socialiste unifié à Rabat.

Cette réunion, qui a regroupé des militants appartenant à diverses organisations démocratiques et progressistes marocaines, avait pour objectif de collecter les données et informations relatives aux différentes formes de la lutte entamées par la populations concernées et de retracer la chronologie de ces manifestations depuis 1986 et jusqu’à aujourd’hui (en évoquant notamment le mouvement populaire de contestation engagé depuis 1996), en s’arrêtant sur la réaction extrêmement violente et totalement partiale des autorités locales dans ce dossier.


Il est a noter que la population n’arrête pas de protester contre l'exclusion et la marginalisation complète que connait la région à tous les niveaux et ce en dépit du fait qu’elle abrite dans son sous-sol l’une des mines d'argent les plus importantes au monde, avec une capacité de production d'environ 200 tonnes par an d'argent pur et de haute qualité, ce qui génère pour l'entreprise exploitante d'énormes profits sans véritable contre partie pour la région et ses habitants – et aussi pour le pays - qui ne récoltent malheureusement que du chômage et un important déficit en matière d’infrastructures éducative et socioculturelle, tout en vivant sous la menace permanente d’énormes risques pour leur santé, en rapport avec les déchets toxiques liés à l’extraction minière et le traitement de la matière première, notamment le mercure et les cyanures, ainsi que la dégradation des sols menaçant leur modeste agriculture vivrière, et la raréfaction des ressources hydriques résultant de l’épuisement de la nappe phréatique, ainsi que l’extraction et le déplacement d’énormes quantités de sable nécessaire au remblayage cimenté des chambre déjà exploitées du métal en question. Le tout contribuant à une véritable catastrophe écologique affectant l’ensemble de la région et ses habitants.


Les personnes présentes à la réunion, après avoir pris note de l’ensemble de ces aspects de l’affaire Imider, ont décidé la constitution d’une commission qu’elles ont appelée ’’Commission nationale pour le soutien à la population d’imider’’ ainsi que la mise en œuvre d’une série d’actions militantes, le moment opportun, pour la sensibilisation et la conscientisation aux défis posés par la cause ‘’imiderienne’’ et pour mobiliser le soutien et la solidarité, tant au niveau national qu’internationale, avec le juste combat de la population, en ayant recours à tous les moyens légitimes, de nature à mettre fin à l’injustice qui frappe, encore une fois, une population pauvre et isolée .



L'affaire Imider : Communiqué de presse


François Hollande, admirateur de Mohammed VI, dans le sillage de Sarkozy ?

François Hollande peut-il tout dire sur le Maroc?

Par Ali Amar, Slate, Rabat, 8/10/2012

Le président français semble exclure le royaume chérifien de sa nouvelle doctrine diplomatique pour l’Afrique.


François Hollande et le roi Mohammed VI, à l'Elysée, mai 2012. © REUTERS/POOL New

Le président français a annoncé, le 5 octobre, à La Valette, la capitale de la République de Malte, en marge du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays du Dialogue euroméditerranéen 5+5, qu’il se rendra «avec grand plaisir» en visite au Maroc, au début de l’année prochaine «pour renforcer les liens d’amitié et les perspectives d’avenir»  (le Dialogue 5+5 est une enceinte de dialogue politique informel qui regroupe dix pays riverains de la Méditerranée).
«Est-ce pour faire passer la pilule de la visite d'Etat de François Hollande à Alger, prévue le 5 décembre, et qui inquiète beaucoup Mohammed VI?», s’interrogeait Maghreb Confidentiel.
Le journal faisait, en même temps, la comptabilité des délégations ministérielles en direction du Royaume, qui culmineront avec le déplacement du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, le 12 décembre, pour l'inauguration du tramway de Casablanca, dont l’exploitation a été attribué à des entreprises françaises.
En effet, Rabat a toujours soupçonné la nouvelle présidence française de tropisme algérien même si ces inquiétudes se sont quelques peu dissipées.

Finie la Françafrique ?

Le 27 août 2012, François Hollande traçait les grandes lignes de la diplomatie française, à l’occasion de la traditionnelle Conférence des ambassadeurs, au palais de l’Elysée. Le chef de l'Etat français avait déclaré la vouloir en rupture avec la Françafrique.
François Hollande a tenu à présenter sa propre vision de l’Afrique:
«Un continent en forte croissance, et qui le sait, et qui ne supporte plus le discours larmoyant à son endroit. Des sociétés qui se développent vite, portées par une démographie forte. Un continent où la démocratie progresse, où l’environnement et l’énergie sont autant de sujets majeurs.»
Mais surtout, avec son annonce controversée de se rendre au sommet de la Francophonie à Kinshasa, François Hollande a affirmé que la politique africaine de la France doit être «différente du passé».
Avant tout, «elle doit être fondée sur la transparence dans nos relations commerciales et économiques, la vigilance dans l'application des règles démocratiques et le respect aussi des choix souverains», avait-il déclaré.
Et pour bien montrer que ses paroles, souvent entendues de Paris, s’accompagnent d’actes concrets, le président annonçait qu’il irait en République démocratique du Congo, à la rencontre de l'opposition au président Joseph Kabila.
«J'y rencontrerai l'opposition politique, les militants associatifs, la société civile. C'est le sens de la nouvelle politique africaine de la France: tout dire partout et faire en sorte que ce qui soit dit soit fait.»

Un discours de realpolitik

C’est aussi un choix de realpolitik, puisque l’Afrique est plus que jamais dans le viseur d’un projet de transformer les diplomates en VRP des entreprises françaises.
«Laurent Fabius vous présentera un plan d’action pour ce que nous avons appelé la diplomatie économique. L’enjeu, c’est la capacité d’être plus compétitif, de conquérir des marchés et nous devons chacun y prendre notre part», avait fait savoir le chef de l’Etat français à ses ambassadeurs.  
Le Maroc est depuis toujours le terrain de chasse fétiche de cette «diplomatie économique» que semble vouloir réinventer François Hollande. Et jamais les turpitudes du royaume en matière de droits de l’Homme n'ont perturbé cette «diplomatie économique».
Le premier chef d'Etat africain à être reçu à l’Elysée par Hollande a été Mohammed VI. Le président français lui avait accordé, le 24 mai, un entretien de 40 minutes alors que le roi était en voyage privé en France.
L'Elysée avait alors affirmé dans un bref communiqué l'attachement de François Hollande à l'amitié entre la France et le Maroc et souligné les liens exceptionnels qui la caractérise.

La France solidaire du roi

Le chef de l'Etat français «a salué le processus de réforme démocratique, économique et sociale en cours dans le royaume à l'initiative du roi», avait indiqué la présidence, soulignant que «la France se tient aux côtés du Maroc dans la voie qu'il a choisie de modernisation économique et d'approfondissement de l'Etat de droit».
Dans son message de vœux et de félicitations adressé au souverain à l'occasion de la Fête du Trône (30 juillet), François Hollande en rajoutait une couche:  
«Les douze derniers mois ont été résolument denses pour le royaume», avec l'adoption de la nouvelle Constitution, l'organisation d'élections législatives «exemplaires» et le lancement «des chantiers ambitieux pour répondre aux aspirations des Marocains».
«Le Maroc a traversé cette période de changement intense avec succès», s'est-il réjoui, renouvelant la disponibilité de la France à soutenir les efforts du Maroc dans ce processus de réformes.
«Je tiens à exprimer à nouveau à Votre Majesté les sentiments de haute estime que m'inspire l’œuvre qu'elle accomplit. Je lui souhaite plein succès dans la mise en œuvre des réformes qu'elle a décidées», avait-il conclu.

Aucune allusion aux contestataires

Pas un mot, pas une allusion aux revendications de la société civile sur ce qu’elle considère comme des réformes en trompe-l’œil, ni aux jeunes militants qui ont battu le pavé pendant un an et dont nombre d’entre eux croupissent depuis en prison.
Rien non plus sur la corruption de proches du régime et de membres de son appareil sécuritaire, dont certaines affaires avaient filtré au plus fort du printemps arabe grâce à Wikileaks, sans parler de la répression qui touche les médias indépendants à l’image du harcèlement que subit actuellement le journaliste Ali Lmrabet.
Dernier exemple en date, celui du retrait d’accréditation d’un journaliste de l’AFP à Rabat qui n’a pas suscité d’émoi à Paris. Le porte-parole du Quai d’Orsay s’est tout juste borné a rappeler «l’attachement que porte la France à la liberté de la presse».
Les visites répétées des «VRP» de la France à Rabat, depuis l’élection de Hollande n’ont pas non plus été l’occasion d’aller à la rencontre des voix dissidentes, ne serait-ce que celles qui dénoncent avec vigueur «les cadeaux empoisonnés de la France», à l’image du très controversé projet du TGV voulu par l'ancien président français Nicolas Sarkozy et dont le volet financier avait été dénoncé par le Parti socialiste.
«Après Nicole Bricq (Commerce extérieur) et Manuel Valls (Intérieur) en juillet, puis Hélène Conway (Français de l'étranger) fin septembre, Geneviève Fioraso (Enseignement supérieur) se rendra au Maroc en octobre. En novembre, c'est le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, dont la cote de popularité atteint des sommets du côté de Rabat qui est attendu», rappelle Maghreb Confidentiel.
Sur le dossier sensible du Sahara Occidental qui mine depuis trente ans les relations algéro-marocaines, François Hollande a vite fait de chausser les bottes de ses prédécesseurs, alors que même son Premier ministre qualifiait jusqu’à sa nomination d'«occupation» la présence marocaine sur ce territoire contesté.
Le problème ici est moins d’assumer l’alignement de Paris sur les thèses de Rabat, mais d’expliquer les raisons de cette volte-face.

Des promesses déjà oubliées?

Il est déjà loin aussi le temps où Jean‑Marc Ayrault alors président du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche à l’Assemblée nationale et député‑maire de Nantes recevait les figures montantes de la contestation au Maroc et leur promettait qu’avec les socialistes au pouvoir, leur voix allait être entendue par la France.
Alors que Mohammed VI tarde toujours à nommer un ambassadeur à Paris, une nouvelle légion pro-marocaine s’est constituée autour de François Hollande perpétuant le lien magique qui lie la France avec son ancien protectorat.


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L'audace d'un groupe de jeunes d'Errachidia : Rebranding Morocco !

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A Errachidia et à l'initiative d'Abdellah Smita, des jeunes ont pris l'initiative de redonner une fraicheur au paysage visuel de leur territoire de vie. Sous le nom d'une marque, "Maures", ils veulent créer, produire et diffuser les signes nouveaux d'un quotidien renouvelé, celui d'un Maroc nouveau. Perdus dans une cité qui ne les a pas encore reconnus, ils sont porteurs d'un magnifique message d'espoir pour toute la région Sud Est : la capacité à innover.


Originaires d'Errachidia, Abdellah Smita et Abdelmounaim Yousfi ont passé leurs études entre Meknès, Casablanca et Rabat où ils ont obtenu un BTS d'arts graphiques. De ce passage dans les grandes villes du Maroc, ils ont retenu le constat que le monde du graphisme et du design au Maroc, notamment dans la publicité, n'accueillait pas suffisamment la tradition marocaine dans toute la diversité qui la caractérise. Selon eux, il convient de mieux mettre en valeur l'héritage culturel de leur pays pour le faire vivre dans le quotidien de chacun au travers les objets usuels comme les vêtements, les produits de papeteries, les posters, les signalétiques urbaines, tout ce qui concoure à l'environnement visuel de la population. Leur souhait est ainsi de permettre, au travers le renouvellement de ce paysage visuel quotidien, une redécouverte de la culture marocaine.

Abdellah Smita et Abdelmounaim Yousfi - Maures - ErrachidiaIls sont âgés de 21 et 22 ans et cela fait près d'un an qu'ils ont retrouvé leur ville natale pour y lancer, en février 2012, leur propre entreprise et ainsi diffuser leurs idées sous la forme d'une marque au nom emblématique : Maures. Ils revendiquent clairement une double visée, commerciale et éducative, comme en réaction à une déplorable folklorisation de leur culture. Selon leurs propres mots, "soucieuse des aspects négligés ou ridiculisés de la société marocaine, Maures a l’ambition, à travers ses productions directement inspirées de la culture populaire, de promouvoir une culture visuelle, mais aussi une conscience identitaire et une fierté d’appartenance."
Ils conçoivent une première gamme de Tshirts et de posters avec l'impression de dessins originaux qui portent témoignage de cet héritage culturel dont ils se sont faits les messagers. A partir de contes traditionnels, de personnages populaires, d'expressions ancestrales, leurs produits se font l'écho vivant d'un imaginaire oublié. Ils construisent un site web qui leur sert de plateforme commerciale et entament en mai 2012 le lancement médiatique de leur création auprès de la presse marocaine.


A Errachidia même, le lancement de leurs produits n'est pas simple à mettre en œuvre. Ils ne reçoivent aucune attention de la part des pouvoirs publics et aucune aide pour soutenir leur initiative pourtant innovante et pertinente en regard de la nécessaire évolution de la promotion de la ville et de ses richesses culturelles. Ils peinent à susciter l'enthousiasme auprès d'un public peu enclin à s'intéresser à la nouveauté. De fait, ils restent perplexes sur le devenir de leur démarche d'entrepreneurs. L'ambiance d'Errachidia n'est pas pour les aider. D'un café à l'autre, tout se ressemble dans une monotonie soporifique. Pas de lieux culturels, pas de lieux de découverte, pas d’espaces d’expérimentation, la morosité gagne du terrain dans leur tête à se demander s'ils ne vont pas refaire leur baluchon et reprendre la route.
Cependant, et malgré ces déceptions, ils poursuivent leur élan et préparent, selon la même approche, la diffusion d'articles de scolarité comme des agendas, des marques pages, des cahiers.

Abdellah Smita de Maures - ErrachidiaAbdellah Smita est le fondateur de cette initiative, il répond aux questions d'almaouja.com pour mieux nous faire comprendre les raisons qui animent son entreprise.

Almaouja.com - Pourquoi avoir choisi le nom "Maures" pour votre marque ?
Abdellah Smita - Notre objectif était de raconter aux marocains l'histoire du Maroc, de leur raconter leur propre culture, leur héritage visuel, qu'ils ne connaissent pas. Nous avons voulu partager cette richesse en s'appuyant sur des éléments visuels issus de légendes, d’histoires populaires, de motifs traditionnels. En cherchant à comprendre le sens de chacun de ces symboles, le nom de Maures s'est imposé car il rassemble toutes les différentes racines de notre culture. C'est pour nous le point carrefour de toutes les parties qui composent le peuple marocain. Pour nous, ce nom rassemble métaphoriquement tout le Maroc.
Maintenir vivace notre capacité à créer

Almaouja.com - Votre slogan commercial est "Rebranding Morocco". Quel message voulez faire passer au travers cette formule choc qui pose le Maroc en tant que marque, et donc label de commercialisation ?
AS - Nous avons voulu par ces mots indiquer notre souhait de participer au « relookage » du Maroc. Il est temps selon nous de retravailler notre paysage visuel, de le rafraichir. Nous sommes fatigués d’être entourés de signaux visuels qui ne parlent pas de notre culture. Nous avons un patrimoine visuel très riche et, sans que je comprenne pourquoi, nous avons cessé à un moment de notre histoire d'être créatifs et nous nous sommes contentés de reproduire soit ce qui avait été fait jadis, soit, et c’est le cas aujourd’hui, ce qui est fait ailleurs à l’étranger. Or le monde ne cesse de changer, le regard sur la vie change, et nous estimons qu’il faut reprendre ce mouvement de créativité. Il ne faut pas se satisfaire de ce qui est. Et bien au contraire, il faut maintenir vivace notre capacité de créer l'harmonie entre la tradition, le présent et la marche vers l'avant. « Rebranding Morocco » est un concept dynamique qui dépasse nos seuls produits et qui engage le Maroc, et donc les marocains, à reprendre le geste de la créativité pour proposer ici et dans le monde une vision renouvelée de ce que nous sommes, une vision vivante et joyeuse parce qu’en harmonie avec nos racines culturelles et en résonance avec la diversité du monde d’aujourd’hui. Oui, le Maroc est une marque et nous sommes fiers d’appeler à son épanouissement au Maroc et dans le monde.

Almaouja.com - Comment le public a-t-il accueilli ce message ?
AS - Pour tout dire, nous sommes déçus car ceux qui nous ont contacté, et qui ont compris le sens de notre travail et lui ont donné de la valeur, ce ne sont que les étrangers, pas des marocains. Et cela, c'est désolant. Nous nous adressons pourtant avant tout aux marocains et c'est triste de voir cette incapacité à accueillir la nouveauté.

Almaouja.com - Comment expliques-tu cela ?
AS - C'est difficile à comprendre car c'est quelque chose d'intime à l'être marocain. Je ressens que c'est la combinaison de beaucoup de choses, un mélange d'influence de l'école, de la rue, de la maison. C’est un mélange qui crée des êtres indifférents, indifférents à tout ce qui se passe autour de nous et qui ne cherchent que la futilité. Mêmes les créateurs marocains dans les grandes villes ne font que suivre la mode inspirée de ce qui se passe ailleurs dans le monde. Nous importons mais il n'y a pas vraiment une touche marocaine, une touche identitaire.
L'entreprise est le moteur du changement de la société marocaine

Almaouja.com - Comment changer cette situation ?
AS - En tant que jeunes marocains, nous n'attendons rien de l'Etat. De notre point de vue, c'est l'initiative privée, c’est l'entreprise, qui va pouvoir faire bouger la société marocaine et changer cette morosité qui englue tout. Si l’on prend le tourisme qui reste l'activité principale d'Errachidia, il est malheureux de voir que les potentialités du territoire ne sont pas assez mises en valeur comme par exemple les produits du terroir qui devraient être bien plus mis en avant. C’est le cas d’un café local fabriqué à base de datte et qui n'est pas du tout promu et encouragé. D’un point de vue général, les gens ont peur, ils ont peur de tout et donc ils ont peur de l'innovation, peur de l'audace du changement.

Almaouja.com - Votre initiative est donc fondée sur l'émergence d'une identité marocaine nouvelle ?
AS - C'est mon rêve, mais en vérité, je ne sais pas si j'y crois vraiment car la situation du Maroc est compliquée. Plusieurs histoires différentes se déroulent dans le même temps. Chaque ville a sa propre histoire sans lien avec celle des autres. A ce stade, le Maroc est un ensemble de contradictions.

Almaouja.com - Comment voyez-vous l’évolution de votre projet ?
AS - Nous voulons créer une association qui servira de laboratoire de recherche graphique et animera un travail d'équipe pour permettre d'appliquer le renouvellement du graphisme dans les situations concrètes de la vie quotidienne de la population. Nous avons la conviction que le graphisme doit se développer au Maroc. Il faut donc former les jeunes à mélanger les couleurs et les symboles. Cette association proposera des ateliers de formations, de créations et donc de productions pour ensuite diffuser des produits porteurs des thématiques de nos territoires et de nos cultures. D'un autre côté, nous voulons organiser une réflexion collective sur l’ensemble de ces sujets et principalement sur cette dynamique de renouvellement du paysage visuel de notre société. Nous devons parvenir à réunir les jeunes qui ne font rien, et qui tombent eux aussi dans le piège de la morosité et de l’immobilisme. Nous devons parvenir à faire émerger leurs talents créatifs, dans tous les domaines, afin de leur permettre de découvrir leur propre culture et de la faire vivre dans le quotidien de notre société.

Almaouja.com - Avez-vous envie d’aller à l’étranger pour mieux développer vos idées et vos projets ?
AS - J’ai passé autrefois quelques temps en Angleterre, j’y ai fourni à peine un 20ème de ce que j’ai fait depuis mon retour sur Errachidia et j’ai gagné beaucoup plus qu’ici, j’étais remercié pour mes créations. Ici, il n’y pas la reconnaissance nécessaire à la création. Mais en fin de compte, c’est pourtant ici au Maroc que nous voulons réussir car ici nous avons le sentiment d’appartenance. Reste à recueillir la reconnaissance.

A découvrir :

dimanche 7 octobre 2012

Décès du citoyen « Ahmed Lanjri » ce matin à l’hôpital Mohamed V à Tanger.



Décès du citoyen « Ahmed Lanjri » ce matin à l’hôpital Mohamed V à Tanger. Il a décédé suite à l’opération d’évacuation des citoyens de leurs logements situés sur des terres de l’Etat qui s’est déroulée le mardi 2 Octobre. La famille de ce citoyen a été évacuée du logement et lui a été arrêté. Ce citoyen était malade et pendant son incarcération, il a été maltraité et privé des soins médicaux et n’a été transféré à l’hôpital qu’après que sa situation s’est gravement dégradée. 
Précision : tous les membres de sa famille ont été arrêtés et ont été, tous, maltraités, on parle même de torture, ses deux filles ont été relâchées et lui et sa femme sont restés en détention, la cause du décès n'est pas encore très claire : effets des gaz qui ont été utilisés, torture ou privation de soins, probablement tout cela à la fois  
 Avant son arrestation, Mohammed Alsagam qui tuent la police à Tanger expliquer son cas à l'opinion publique

  • احدى بنات المواطن "أحمد اللانجري"، في وقفة احتجاجية البارحة للمطالبة باطلاق سراح افراد عائلتها ...
    يُذكر أنه عندما اشتد الوضع على هذا المواطن من شدة التعذيب الذي تعرض له، وأخذوه الى المستشفى، قال لهم لا تاخوذني الى المستشفى، فقط أريد أن 

    تمكّنوني من أن أموت بين أبنائي...
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    Situation explosive à Tanger après le décès d’un homme

     Par Abdelilah Abbad, demainonline, 6/10/2012

    Tanger.- Situation explosive à Tanger après le décès, aujourd’hui, de Ahmed Lanjri à l’hôpital Mohamed V. Il s’agit du père de la famille expulsée mardi dernier du logement qu’elle occupait à Ard dawla (Béni Makada), expulsion qui a dégénéré en violents affrontements avec les forces de l’ordre.

    Le défunt serait décédé des suites de l’inhalation du gaz lacrymogène, affirment-on; la police aurait tiré des grenades à l’intérieur de la maison pour obliger les occupants à sortir.
    En ce moment, sur le terrain et à travers Facebook, des appels à la mobilisation pour une grande manifestation devant le siège de la préfecture de police de Tanger …
    Cette fois-ci, ça sent vraiment le roussi !

    URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21981
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    Ahmed Benani Jamila Waadalla ont partagé une photo de Rachid Rachidi, 6/10/2012
     Près de Tanger, au Maroc, les jeunes hommes de Beni Mekada bloquent toutes les rues principales. Ils incendient les poubelles et des pneus et se préparent à une confrontation avec les forces de sécurité du Makhzen qui est responsable de la mort d'un jeune père, Ahmed Lanjiri. 
    Ce matin (6/10) il est mort à l'hôpital à la suite des effets d'une dose massive de grenades lacrymos qui ont été jetées dans sa maison. Plusieurs témoins disent qu'il a été torturé au bureau de police. Ses 2 fils aînés sont toujours détenus par la police et les plus jeunes enfants n'ont ni logement ni personne pour s'occuper d'eux. Cette famille a été violemment éjectée de sa maison mardi dernier (ainsi que d'autres) parce qu'elle se trouvait sur un terrain appartenant à l'état.. Une violente confrontation s'en est suivie avec les forces de l'ordre. L'information s'est répandue comme une traînée de poudre par téléphone et FB, ainsi qu'un appel à manifestation devant le bureau de police de Tanger.

    Younes Derraz a partagé une photo de Driss DeNice.
    ‎
    Quand on voit les forces de ¨ l'ordre ¨ , au Maroc , détruire les taudis sur les têtes de leurs occupants miséreux , mettre les familles entières dans la rue...

Instructif : L’ex-capitaine Mustapha Adib raconte la corruption dans l’armée, les généraux et …Mohamed VI

Par Demain, 7/10/2012


Mustapha Adib à sa sortie de prison en 2002 (Photo DR)

 
C’est une interview intéressante. L’ex-capitaine Mustapha Adib se lâche sur la radio Paltalk. Il raconte tout. L’ex-militaire qui a fait sensation en exhibant à Paris une pancarte demandant le départ de Mohamed VI raconte son odyssée dans l’armée de l’air marocaine. La corruption endémique, le jour où Mohamed VI a ordonné lui-même sa détention et jugement après qu’il eut dénoncé la corruption dans l’armée…. (Tu cries au voleur ! L’armée répond : Ferme ta gueule ou on t’accuse de voler).
Ce qui est intéressant, c’est qu’Adib ne se gêne pas au moment de donner les noms des généraux mafieux et tortionnaires. Leur CV et « faits d’armes ».
Adib, c’est aussi une longue litanie d’arrêts de rigueur dans les différentes casernes du royaume, sa demande de démission de l’armée, son kidnapping (et oui, même les militaires sont séquestrés au Maroc) après qu’il eut dénoncé sa situation au journal Le Monde et enfin sa condamnation à une peine de 5 ans de prison par le tribunal militaire de Rabat, ramenée à 2 ans et demi en appel.

Après les deux ans et demi de prison, qu’il a accomplis jour pour jour, il est parti à l’étranger, est revenu au Maroc et a vu comment les portes de l’emploi se fermaient une après l’autre.

Il explique dans le détail pourquoi il a renoncé à la nationalité marocaine. Il divorce du régime, pas du Maroc ni du peuple marocain. Et pourquoi il a décidé de viser la tête de ce conglomérat qui s’appelle le Maroc : le roi lui-même.
Pour comprendre la révolte de Mustapha Adib contre le régime, il faut l’écouter et l’entendre.
Demain
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=22009http://www.demainonline.com/?p=22009

Une video à ne pas manquer : L'histoire ignorée, ou plutôt cachée du Maroc.

Salah Elayoubi a partagé la vidéo de Mustapha Adib :