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lundi 21 septembre 2015

ZAD de Haren saccagée

21/09/2015

ZAD de Haren saccagée

DSCN4682.JPG
DSCN4678.JPGAlors que de nombreux ZADistes et des opposants au projet de prison se trouvaient au palais de Justice ou se plaidait le recours contre l'ordonnance d'expulsion du Keelbeek, une trentaine de policiers ont investit le terrain vers 9 heures ce lundi matin  à la demande de l'huissier de Justice. Ils étaient accompagnés d'ouvriers et d'un bulldozer qui ont entrepris le démantèlement des installations tandis que les policiers interdisaient l'accès au terrain maintenant même les journalistes à distance.
Le chemin vicinal menant à Diegem étant lui-même interdit d'accès.
DSCN4689.JPGLes policiers ont procédés à quatre arrestations administrative pour rebélion (le parquet décidera si en fait des arrestations judiciaires).
On peut s'étonner de la précipitation de la Régie des Bâtiments alors qu'elle n'a encore aucun permis et que le recours introduit contre l'ordonnance d'expulsion était plaidé ce matin et que la décision du tribunal est mise en délibéré.
DSCN4683.JPGSeulement voila ce recours n'était pas suspensif d'ou le passage en force de l'administration de an Jambon!
DSCN4674.JPG

dimanche 7 octobre 2012

Décès du citoyen « Ahmed Lanjri » ce matin à l’hôpital Mohamed V à Tanger.



Décès du citoyen « Ahmed Lanjri » ce matin à l’hôpital Mohamed V à Tanger. Il a décédé suite à l’opération d’évacuation des citoyens de leurs logements situés sur des terres de l’Etat qui s’est déroulée le mardi 2 Octobre. La famille de ce citoyen a été évacuée du logement et lui a été arrêté. Ce citoyen était malade et pendant son incarcération, il a été maltraité et privé des soins médicaux et n’a été transféré à l’hôpital qu’après que sa situation s’est gravement dégradée. 
Précision : tous les membres de sa famille ont été arrêtés et ont été, tous, maltraités, on parle même de torture, ses deux filles ont été relâchées et lui et sa femme sont restés en détention, la cause du décès n'est pas encore très claire : effets des gaz qui ont été utilisés, torture ou privation de soins, probablement tout cela à la fois  
 Avant son arrestation, Mohammed Alsagam qui tuent la police à Tanger expliquer son cas à l'opinion publique

  • احدى بنات المواطن "أحمد اللانجري"، في وقفة احتجاجية البارحة للمطالبة باطلاق سراح افراد عائلتها ...
    يُذكر أنه عندما اشتد الوضع على هذا المواطن من شدة التعذيب الذي تعرض له، وأخذوه الى المستشفى، قال لهم لا تاخوذني الى المستشفى، فقط أريد أن 

    تمكّنوني من أن أموت بين أبنائي...
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    Situation explosive à Tanger après le décès d’un homme

     Par Abdelilah Abbad, demainonline, 6/10/2012

    Tanger.- Situation explosive à Tanger après le décès, aujourd’hui, de Ahmed Lanjri à l’hôpital Mohamed V. Il s’agit du père de la famille expulsée mardi dernier du logement qu’elle occupait à Ard dawla (Béni Makada), expulsion qui a dégénéré en violents affrontements avec les forces de l’ordre.

    Le défunt serait décédé des suites de l’inhalation du gaz lacrymogène, affirment-on; la police aurait tiré des grenades à l’intérieur de la maison pour obliger les occupants à sortir.
    En ce moment, sur le terrain et à travers Facebook, des appels à la mobilisation pour une grande manifestation devant le siège de la préfecture de police de Tanger …
    Cette fois-ci, ça sent vraiment le roussi !

    URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21981
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    Ahmed Benani Jamila Waadalla ont partagé une photo de Rachid Rachidi, 6/10/2012
     Près de Tanger, au Maroc, les jeunes hommes de Beni Mekada bloquent toutes les rues principales. Ils incendient les poubelles et des pneus et se préparent à une confrontation avec les forces de sécurité du Makhzen qui est responsable de la mort d'un jeune père, Ahmed Lanjiri. 
    Ce matin (6/10) il est mort à l'hôpital à la suite des effets d'une dose massive de grenades lacrymos qui ont été jetées dans sa maison. Plusieurs témoins disent qu'il a été torturé au bureau de police. Ses 2 fils aînés sont toujours détenus par la police et les plus jeunes enfants n'ont ni logement ni personne pour s'occuper d'eux. Cette famille a été violemment éjectée de sa maison mardi dernier (ainsi que d'autres) parce qu'elle se trouvait sur un terrain appartenant à l'état.. Une violente confrontation s'en est suivie avec les forces de l'ordre. L'information s'est répandue comme une traînée de poudre par téléphone et FB, ainsi qu'un appel à manifestation devant le bureau de police de Tanger.

    Younes Derraz a partagé une photo de Driss DeNice.
    Quand on voit les forces de ¨ l'ordre ¨ , au Maroc , détruire les taudis sur les têtes de leurs occupants miséreux , mettre les familles entières dans la rue...

dimanche 10 avril 2011

Visite de l'enfer du Douar Merja, dans "le plus beau pays du monde..."

Une délégation de l'AMDH, section de Mohammedia,
a rendu visite aux habitant-es du Douar Merja ,
et ce le mardi 5 avril 2011.

Compte-rendu succinct de cette visite, par Ali Fkir, 10/4/2011
A la sortie de Casablanca, route de Mohammedia, plus de 600 familles vivent dans des conditions insupportables.
- Le bidonville s'appelle Douar Merja (douar marécage), car il se trouve dans un véritable marécage (il ne manque que les crocodiles).
- En plus des eaux des pluies, les eaux d'une rivière qui ne trouve pas le chemin vers la mer; en plus des eaux usées, le marécage est alimenté parles eaux toxiques déversées sur le douar par les usines d'à côté.
-Pas d'eau courante, pas de WC, pas d'école, pas de dispensaire de santé, pas de sécurité, pas de ramassage d'ordures...La police ne vient que s'il y a des morts, ou si des gens comme vous passent par là". Ce sont les dires des victimes.
- Nous avons demandé aux citoyen-nes (sans droits de citoyenneté) "l'âge" du douar "Merja". Une femme âgée répond :"j'ai 60 ans ou bien 70 ans", je suis née ici. Les patrons français (les patrons: haj Mohamed, Jacob, Pierre...mêmes comportements pour maximiser les profits) avaient besoin de la main-d'œuvre bon marché, avaient installé des familles dans ce terrain marécageux à proximité des usines.
Avec l'indépendance, la situation s'est empirée. La "nouvelle ère" (qui date depuis 1999) n'a rien fait pour alléger les souffrances des ces gens.
- De quoi vivent ces gens? les femmes répondent (aujourd'hui à Casablanca et à Mohammedia, ce sont les femmes qui sont à l'avant-garde): le ramassage des moules à côté de la mer, et des "salaires" des filles qui travaillent dans les usines de textile. Elles sont payées combien? Elles répondent : autour de 5 dh l'heure (moins d'un demi euro l'heure).
- Ces habitant-es supportent malgré tout leur situation.
- Alors pourquoi sont-ils venus jusqu'à Mohammedia pour voir la section de l'AMDH ?
"On" veut les expulser de ces marécages sans alternative aucune.
Pourquoi? Le "terrain nu" (selon l'acte de vente) a été cédé par les "Brasseries du Maroc" (appartenant dans le temps à l'ONA, groupe royal, qui est de loin le plus puissant groupe économique privé du pays).
Qui a signé le contrat de vente? Chakib Benmoussa, ex ministre de l'intérieur (patron des "brasseries du Maroc" dans le temps) et nommé par dahir président du "Conseil économique et social" depuis début 2011
- Des centaines de familles vivent depuis plus de 50 ans dans ce coin, qui est vendu comme "terrain nu". C'est scandaleux! c'est du pur Kafka!
- Aujourd'hui on vient exiger de ces victimes de quitter les lieux au profit de l'acquéreur (une société d'investissement). Pour cette société, elle a acquis un terrain,vague, un terrain nu (les baraques et les centaines des gens qui les occupent sont invisibles!!!) et donc ces centaines de baraques ne sont là qu'après l'acquisition (qui ne date que de 8 ans). La réalité c'est que ces marécages sont habités depuis plus de 60 ans (les carnets d'état civil, les cartes nationales...le prouvent).
- Que demandent ces victimes de l'arbitraire? Rien que la justice
- Que demande l'AMDH (section de Mohammedia)? Rien que des logements décents pour ces victimes des politiques de l'État.
La solidarité avec les victimes des politiques de l'État nous interpelle

Photos prises le 5 avril 2011
Des centaines de personnes vivent au milieu des détritus...
....au milieu des eaux usées....

Les jeunes passent leur temps comme ils peuvent et là où ils peuvent.
Pas d'école, le chômage bat son record

...au milieu des eaux empoisonnantes déversés par les sociétés...


Aziza, la présidente de la section de l'AMDH, Moussa, vice-président, Abderrahmane, secrétaire général adjoint en visite au Douar Merja/Douar marécage (le mardi 5 avril 2011)

Les baraques autour de la mosquée (l'imam de "la maison de Dieu" est pris en charge par l'État, le dit État veille "consciencieusement" sur l'intégrité spirituelle des sujets).
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"En hiver on est inondé, on grelotte de froid.
En été on suffoque sous la chaleur, on devient des proies faciles pour les moustiques du marécage...,
A la veille des élections, les nantis et le makhzen deviennent gentils avec nous. Le prix d'une voix (de vote) varie de 200 dh (pour les simples votant-es), et des milliers de dh pour les rabatteurs, et surtout pour les rabatteuses."
Devant l'AMDH, les gens déballent toute la vérité.