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lundi 17 septembre 2012

Maroc: Des confessions douteuses ont été utilisées pour emprisonner des manifestants

Par Human Rights Watch, 17/9/2012
 
Les preuves d’agressions commises contre des policiers auraient été obtenues sous la torture

(Rabat, le 17 septembre 2012) – Un tribunal marocain a condamné à des peines de prison, le 12 septembre 2012, cinq activistes du mouvement pro-réformes du 20-Février et une sixième à une peine avec sursis, pour avoir agressé et insulté des agents de police, au terme d’un procès qui pourrait se révéler inéquitable, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
 
Le tribunal de Casablanca les a condamnés à des peines de prison allant jusqu’à dix mois, bien qu’ils clament, depuis la fin de leur garde à vue, qu’ils ont été torturés pour signer de fausses confessions, qui constituent la seule preuve contre eux. Le tribunal a refusé de convoquer à la barre les agents prétendant avoir été agressés, et n’a entendu aucun témoin identifiant les inculpés comme étant les auteurs de quelconques infractions. Les inculpés ont prévu de faire appel.
 
« Le tribunal a envoyé des manifestants en prison sur la base de confessions qui pourraient avoir été obtenues sous la torture, tout en refusant de convoquer les plaignants pour s’exprimer devant le tribunal », a déclaré Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Le Maroc ne pourra garantir des procès équitables que lorsque les tribunaux enquêteront sérieusement sur les allégations de confessions forcées et refuseront de prendre en compte, comme preuve, toute confession obtenue de façon irrégulière  par la police. »
 
La police a arrêté les six militants alors qu’elle dispersait une manifestation de plusieurs centaines de personnes, le 22 juillet, dans le quartier populaire de Sidi Bernoussi à Casablanca. Le Mouvement du 20-Février a tenu des rassemblements dans des villes de tout le pays depuis que ce groupe peu structuré s’est constitué, à cette date en 2011, pour protester contre la corruption, le chômage, la cherté de la vie, la répression politique et la concentration de pouvoirs par la monarchie. Les autorités ont souvent autorisé les marches, mais à d’autres occasions, les ont violemment dispersées et ont poursuivi des participants en justice sur la base d’accusations souvent douteuses.
 
"Lors de la marche du 22 juillet, les manifestants scandaient des slogans audacieux contre la monarchie, mais demeuraient pacifiques", ont déclaré des participants à Human Rights Watch. À un moment donné, tard dans la soirée, les policiers ont surgi pour disperser les manifestants. Ils ont arrêté les six accusés, les ont mis dans un fourgon de police et les ont emmenés au poste de police local.

Leïla Nassimi, une militante du mouvement du 20-Février qui dit avoir toujours mal au dos suite à son passage à tabac dans un fourgon de police, a décrit à Human Rights Watch son arrestation et les mauvais traitements qu’elle a subis :
"La manifestation était déjà finie, il y avait encore des gens mais ils commençaient à partir. J’étais attablée à un café quand j’ai vu la police s’approcher, donc je me suis levée pour voir ce qu’il se passait. Les policiers m’ont attrapée et enfermée au fond de leur fourgon. Dans le fourgon, des policiers ont tout de suite commencé à me frapper. À chaque fois qu’on ajoutait quelqu’un dans le fourgon, ils recommençaient à frapper tous ceux qui étaient dedans. Ils nous ont emmenés au poste d’Anassi de la police judiciaire de Sidi Bernoussi. Dans le poste, ils ne m’ont pas battue, mais j’ai vu ce qu’ils faisaient aux autres dans les couloirs, avant qu’ils ne nous emmènent dans des bureaux différents: ils les giflaient, leur baissaient le pantalon, les obligeaient à crier « Vive le roi ! » [un des slogans du 20-Février est « Vive le peuple »]. S’ils refusaient, ils les frappaient encore. "   
 
Le 25 juillet, après trois jours de garde à vue, les six accusés ont comparu pour la première fois devant le procureur, qui était le procureur adjoint Moustapha Fadioui. Celui-ci les a informés qu’ils étaient inculpés pour avoir organisé un rassemblement « non autorisé », agressé et insulté des policiers en exercice de leurs fonctions, et insulté la police en tant qu’institution.
 
Comme le mentionne le procès-verbal de l’audience devant le procureur, les six personnes ont toutes nié les accusations et déclaré que la police les avait torturées, les frappant dans le fourgon et, pour la plupart, à nouveau au poste de police. Un des accusés, Tarek Rouchdi, 29 ans, a déclaré qu’au poste, les agents l’avaient déshabillé et lui avaient inséré des doigts dans l’anus, d’après le procès-verbal. Un autre, Youssef Oubella, 23 ans, a déclaré que les policiers lui avaient arraché les cils, l’avaient déshabillé et lui avaient inséré des doigts dans l’anus. Samir Bradli, 34 ans, a déclaré qu’ils l’avaient battu et lui avaient arraché les cils.  

Lors de l’audience du 25 juillet, des blessures étaient visibles et les vêtements de certains accusés étaient déchirés et tachés de sang, ont déclaré à Human Rights Watch deux de leurs avocats qui y ont assisté, Mohamed Messaoudi et Omar Benjelloun. Le procureur note dans le procès-verbal, consulté par Human Rights Watch, qu’il a observé des bleus et des traces rouges sur le bras droit de Oubella, ainsi qu’un œil au beurre noir; une plaie sur la tête de Bradli, « de deux centimètres de long peut-être »; des bleus et des traces rouges sur le bras droit de Abderrahmane Assal, 43 ans; de petites blessures sur le nez et le cou de Nouressalam Kartachi, 21 ans; et aucune blessure sur Rouchdi. Il n’a pas mentionné Nassimi, 51 ans, à ce sujet.

Le procureur a ordonné à un médecin d’examiner les inculpés. Le médecin a rendu visite aux six personnes le même jour et a rédigé un certificat d’une page couvrant l’ensemble des cas, que Human Rights Watch a pu lire. Il y écrit que l’examen « n’a rien révélé de particulier (…), pas de (…) traumatisme, [mais] une coupure superficielle sur le cuir chevelu de Samir Bradli ». Les autres inculpés ont déclaré plus tard au tribunal que le médecin ne les avait pas examinés physiquement, a rapporté Benjelloun.
 
L’affaire a été déférée devant la cour de première instance du tribunal de Aïn Sebaâ (Casablanca). Le tribunal a placé Nassimi en liberté provisoire, mais ordonné que les cinq hommes, tous de Casablanca, restent en détention en attendant leur procès.
 
Pendant le procès, étalé sur plusieurs séances et conclu par une audience-marathon qui a duré jusqu’à 3 heures du matin le 11 septembre, les seules preuves liant les inculpés aux accusations les plus sérieuses – agresser les policiers – étaient leurs propres confessions ainsi que la plainte déposée par écrit par un agent de police qui déclarait que Nassimi l’avait mordu, ont déclaré à Human Rights Watch Messaoudi et Benjelloun, les avocats de la défense. Aucun policier et aucun témoin à charge n’ont témoigné au procès, et l’accusation n’a produit aucune vidéo ou autre preuve matérielle.

Les cinq inculpés de sexe masculin ont nié avec constance le contenu de leurs « confessions » à la police. Quatre d’entre eux ont déclaré qu’ils les avaient signées sous la torture; Kartachi a refusé de signer la sienne, expliquant au procès qu’il avait refusé de signer parce que la police ne l’avait jamais interrogé sur les événements de la soirée en question. Nassimi a déclaré à Human Rights Watch qu’elle avait signé ses déclarations sans les lire parce qu’elle n’avait pas ses lunettes, et que ce n’était que plus tard qu’elle avait appris qu’elle y confessait avoir mordu et frappé un agent de police, déclarations qu’elle nie avoir faites et qu’elle a réfuté devant le tribunal.
 
Le dossier de l’affaire comprenait des déclarations écrites d’agents de police, selon lesquelles ils avaient été blessés alors qu’ils dispersaient les manifestants, avec des certificats médicaux pour appuyer leurs affirmations. Pourtant, dans ces rapports, les agents n’identifiaient pas les individus qui selon eux les avaient agressés, sauf pour celui qui accusait Nassimi de l’avoir mordu, ont déclaré Messaoudi et Benjelloun.  
   
La défense a demandé au juge d’assigner les policiers plaignants à comparaître devant le tribunal pour répondre à des questions, mais le juge a refusé. Le dossier contenait aussi des déclarations écrites de propriétaires de commerces locaux se plaignant principalement que les manifestations du 22 juillet aient nui à leurs affaires, mais sans identifier de responsables. Ces plaignants ne sont jamais apparus au tribunal, malgré les requêtes de la défense qui voulait qu’ils témoignent.

Trois témoins de la défense ont attesté qu’ils avaient vu la police utiliser la violence contre les manifestants, et non pas le contraire. Parmi eux se trouvait un journaliste qui a témoigné que les policiers l’avaient placé dans leur fourgon et frappé, avant de le relâcher sans poursuites.

Kartachi et Oubella ont tous deux été condamnés à huit mois de prison, Bradli, Assal et Rouchdi à dix mois, et Nassimi à six mois avec sursis. Le tribunal a infligé à chacun des six accusés une amende de 500 dirhams (55 US$) et attribué 5 000 dirhams de dédommagement (550 US$) à chaque agent de police ayant déclaré des blessures, à payer par les inculpés. Les cinq hommes condamnés sont détenus à la prison d’Oukacha.

Pendant le procès, les inculpés ont décrit la violence, les menaces et les insultes que selon eux la police a utilisées pour les forcer à signer les fausses déclarations, et le juge les a interrogés sur leurs affirmations. Le tribunal n’a pas encore publié son jugement motivé par écrit, qui pourrait révéler les raisons pour lesquelles il a rejeté les assertions de torture faites par les inculpés. Un juge a l’interdiction d’admettre comme preuve toute déclaration obtenue par la violence ou la contrainte, selon l’article 293 du code de procédure pénale marocain.
 
Pour ce qui est de l’accusation de participation à un rassemblement illégal, la défense a invoqué le droit à la liberté d’assemblée. En ce qui concerne la loi marocaine, la plupart des manifestations publiques nécessitent d’avertir les autorités au préalable. En général le mouvement du 20-Février ne remplit pas cette condition, et il ne l’avait pas fait pour l’événement du 22 juillet, même s’il annonce publiquement ses actions prévues.
 
Alors que l’agression d’un agent de police en tant qu’individu est une accusation pénale légitime, la pénalisation des insultes envers la police en tant qu’institution publique viole le droit à la liberté d’expression, a déclaré Human Rights Watch.
 
Le Mouvement du 20-Février affirme que beaucoup de ses membres dans tout le pays sont actuellement en prison après avoir été condamnés pour des plaintes similaires à celles déposées contre les accusés de Sidi Bernoussi. En outre, un artiste rappeur actif dans le Mouvement du 20-Février, Mouad Belghouat (connu sous le nom d’Al Haqed), purge une peine d’un an de prison pour une chanson et une vidéo associée jugées « insultantes » envers la police en tant qu’institution.
 
« Quand les tribunaux marocains commenceront à traiter de façon adéquate les allégations d’usage de la torture pour obtenir des preuves, et s’assureront que les accusés ont l’occasion d’interroger les plaignants et tous les témoins appropriés au tribunal, ils ne garantiront pas seulement des procès plus justes, mais ils enverront également un message aux policiers : ils doivent cesser d’user de méthodes irrégulières pour extorquer des confessions », a conclu Eric Goldstein.
 

Pour lire d’autres communiqués de Human Rights Watch sur le Maroc et le Sahara occidental, veuillez suivre le lien :
Pour plus d’informations, veuillez contacter:
Au Maroc, Eric Goldstein (anglais, français): +1917-519-4736 (portable); ou goldstr@hrw.org
Au Maroc, Brahim El Ansari (arabe): +212-666-081-207 (portable); ou elansab@hrw.org
 
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المغرب - استخدام اعترافات مُتنازع على صحتها في حبس متظاهرين
الأدلة على أنهم هاجموا الشرطة مُنتزعة بطريق التعذيب حسب الزعم
(الرباط،
17 سبتمبر/أيلول 2012) – قالت هيومن رايتس ووتش اليوم إن محكمة مغربية أصدرت يوم 12 سبتمبر/أيلول 2012، أحكاما بالسجن في حق خمسة ناشطين من حركة 20 فبراير المؤيدة للإصلاح، وواحدة بعقوبة موقوفة التنفيذ، للاعتداء على ضباط الشرطة والإساءة إليهم، وذلك إبان محاكمة ربما كانت غير عادلة.

أصدرت محكمة الدار البيضاء في حقهم أحكاما تصل إلى 10 أشهر حبساً نافذا على الرغم من ادعائهم، منذ لحظة خروجهم من الاحتجاز
لدى طرف الشرطة، أنهم تعرضوا للتعذيب من أجل أن يوقعوا على اعترافات كاذبة، وتعتبر الاعترافات هي الدليل الوحيد ضدهم. رفضت المحكمة استدعاء أي من الضباط الذين ادعوا أنهم تعرضوا للاعتداء للمثول أمامها، ولم تستمع إلى الشهود الذين تعرفوا على المتهمين كونهم ارتكبوا مخالفات. ويخطط المتهمون لاستئناف الحكم.

وقال إريك غولدستين، نائب المديرة التنفيذية لقسم الشرق الأوسط وشمال أفريقيا في هيومن رايتس ووتش: "أرسلت المحكمة المحتجين إلى السجن على أساس اعترافات يُزعم أنها انتزعت تحت التعذيب، في حين رفضت استدعاء المشتكين للاستماع إليهم أمام المحكمة. يمكن للمغرب ضمان إجراء محاكمات عادلة فقط عندما تحقق المحاكم جديا في المزاعم الخاصة بانتزاع الاعترافات القسرية، ورفض أية أدلة أو اعترافات حصلت عليها الشرطة بشكل غير سليم".

ألقت الشرطة القبض على الستة أثناء تفريق مظاهرة شارك فيها المئات من الأشخاص في 22 يوليوز/تموز في حي سيدي البرنوصي الشعبي في الدار البيضاء. ونظمت حركة 20 فبراير مسيرات في مدن في جميع أنحاء البلاد منذ تشكيل المجموعة ضعيفة التنظيم في ذلك التاريخ في عام 2011، احتجاجا على الفساد، والبطالة، وارتفاع تكاليف المعيشة، والقمع السياسي، وتركيز السلطة في يد الملك. وقد سمحت السلطات في كثير من الأحيان بالمسيرات، ولكن في أوقات أخرى فرقتها باستخدام العنف وتابعت المشاركين بتهم مشكوك فيها في كثير من الأحيان.

وقال مشاركون لـ هيومن رايتس ووتش إن المتظاهرين في مسيرة 22 يوليو/تموز رددوا شعارات قوية مناهضة للملكية ولكنها ظلت سلمية. وفي لحظة، في وقت متأخر من المساء، ظهرت الشرطة لتفريق المتظاهرين. ألقوا القبض على المتهمين الستة، ووضعوهم في سيارة شرطة، واقتادوهم إلى مركز محلي للشرطة.

وصفت ليلى الناسيمي، وهي ناشطة في حركة 20 فبراير والتي قالت إنها لا تزال تعاني من آلام في الظهر بسبب الضرب في سيارة الشرطة، وصفت لـ هيومن رايتس ووتش اعتقالها وأساءة معاملتها:
 
كانت المظاهرة قد انتهت بالفعل، وكانوا ما زالوا هناك ولكنهم بدأوا في المغادرة. كنت جالسة في أحد المقاهي عندما رأيت الشرطة تتحرك، لذلك نهضت لرؤية ما يحدث. أمسك بي أعوان الشرطة ووضعوني في الجزء الخلفي من سيارتهم. بدأ رجال الشرطة على الفور بضربي داخل السيارة. وفي كل مرة يضيفون شخصا في السيارة، يقومون بضرب كل من في داخلها مرة أخرى. اقتادونا إلى مركز الشرطة القضائية في حي أناسي ، في سيدي البرنوصي. لم يضربوني في المركز، لكنني رأيت ما فعلوه بالآخرين في الممرات، قبل أن يأخذونا إلى مكاتب منفصلة: صفعوهم، ونزعوا سراويلهم، وطلبوا منهم أن يصيحوا "عاش الملك". [أحد شعارات حركة 20 فبراير هو"عاش الشعب"]. وإن رفضوا، تضربهم الشرطة أكثر.
 
في 25 يوليو/تموز، بعد ثلاثة أيام من الحراسة النظرية، مثل المتهمون الستة لأول مرة أمام النائب الأول لوكيل الملك، المصطفى فديوي، الذي أبلغهم أنهم متهمون بتنظيم  تجمع "غير مرخص به"، والاعتداء وإهانة الشرطة أثناء قيامها بعملها، وإهانة الشرطة كمؤسسة.

وكما هو مدون في محاضر الاستماع الرسمية أمام وكيل الملك، فقد نفى الستة جميعهم التهم وقالوا إن الشرطة عذبتهم، وتم ضربهم في السيارة، في أغلب الحالات، ومرة
​​أخرى في مركز الشرطة. وحسب المحضر، قال طارق رشدي، 20 سنة، وهو أحد المتهمين، إن الضباط سحبوا سراواله في المركز، وأدخلوا أصابع في مؤخرته. وقال آخر، وهو يوسف أوبلا، 23 عاما، إن الشرطة نزعت رموشه، وخلعوا ملابسه، وأدخلوا أصابع في دبره. وقال سمير برادلي، 34 عاما، إن أعوان الشرطة ضربوه ونزعوا رموشه.

وقال اثنان من محاميهم، هما محمد مسعودي وعمر بن جلون، اللذين حضرا الجلسة، لـ هيومن رايتس ووتش، إن الإصابات، خلال جلسة استماع ليوم 25 يوليو/تموز، كانت ظاهرة وملابس البعض كانت ممزقة ومليئة بالدماء. ودون نائب وكيل الملك في المحاضر الرسمية، والتي اطلعت عليها هيومن رايتس ووتش، أنه لاحظ وجود كدمات وعلامات حمراء على ذراع أوبلا اليمنى، ولون أزرق حول العين؛ وجرح على رأس برادلي "ربما سنتيمترين"؛ وكدمات وعلامات حمراء على الذراع اليمنى لعبد الرحمن عسال، 43 عاما؛ وجروح بسيطة على أنف ورقبة نور السلام قرطاشي،
21 عاما؛ وعدم وجود جروح على رشدي. ولم يذكر الناسيمي، 51 عاما، في هذا الصدد.

أمر الوكيل طبيبا بفحص المتهمين. زار الطبيب الستة في نفس اليوم، وقدم تقريرا من صفحة واحدة تغطيهم كلهم، اطلعت هيومن رايتس ووتش عليه. وينص على أن الفحص لم يكشف "أي شيء خاص... لا... صدمة... [بل فقط] جرح سطحي على فروة رأس سمير برادلي". وقال بن جلون إن المتهمين الآخرين أعلنوا في وقت لاحق أمام المحكمة أن الطبيب لم يفحصهم فحصاً بدنياً.

أحيلت القضية على المحاكمة أمام محكمة الدرجة الأولى في عين السبع (الدار البيضاء). أفرجت المحكمة مؤقتا عن الناسيمي، ولكنها أمرت باعتقال الرجال الخمسة، وكلهم من الدار البيضاء، في انتظار المحاكمة.

وقال مسعودي وبن جلون، محاميا الدفاع، لـ هيومن رايتس ووتش، إن الدليل الوحيد الذي يربط  المتهمين بالتهمة الأكثر خطورة – الاعتداء على الشرطة – خلال المحاكمة والتي دامت عدة جلسات وانتهت خلال جلسة ماراثونية دامت حتى الساعة الثالثة من صباح 11 سبتمبر/أيلول، كان ذلك الدليل هو اعترافاتهم وشكاية أحد ضباط الشرطة المكتوبة الذي قال إن الناسيمي عضته. لم يشهد أي شرطي أو شاهد الإثبات خلال المحاكمة، كما لم يوفر الادعاء أي مقطع فيديو أو دليل مادي يؤكد الوقائع.

ونفى المتهمون الذكور الخمسة بثبات محتويات "الاعترافات" المقدمة أمام الشرطة. وقال أربعة إنهم وقعوها تحت التعذيب؛ ورفض قراطشي التوقيع على محضره، موضحا خلال المحاكمة أنه رفض التوقيع لأن الشرطة لم تستجوبه حول أحداث ذلك المساء. وقالت الناسيمي لـ هيومن رايتس ووتش إنها وقعت محضرها دون قراءته لأنها لم تكن لديها نظارتها، وعلمت فيما بعد أنها اعترفت فيه بأنها عضت وضربت ضابط شرطة، وهو التصريح الذي تنفي أنها قامت به والذي نفته أمام المحكمة.

وضم ملف القضية تصريحات أفراد الشرطة بأنه تمت إصابتهم أثناء تفريق المظاهرة، مع تقارير طبية لدعم مطالبهم. وقال مسعودي وبن جلون ومع ذلك، فإن الضباط لم يحددوا في هذه التقارير الأفراد الذين يقولون إنهم اعتدوا عليهم، باستثناء الضابط الذي اتهم الناسيمي بعضه.

طلب الدفاع من قاضي المحاكمة استدعاء أفراد الشرطة المشتكين للمحكمة للإجابة على الأسئلة، ولكن القاضي رفض. ويتضمن الملف أيضا تصريحات مكتوبة لأصحاب محلات تجارية من منطقة التظاهر يشتكون أساسا من أن مظاهرة 22 يوليو/تموز أضرت بأعمالهم، ولكنهم لم يحددوا أيا من الجناة. ولم يمثل أي من هؤلاء المشتكين أمام المحكمة، على الرغم من طلبات الدفاع بتقديمهم للشهادة.

شهد شهود الدفاع الثلاثة بأنهم رأوا الشرطة تستخدم العنف ضد المتظاهرين، وليس العكس. ومن بين الثلاثة الذين شهدوا، أحد الصحفيين الذي شهد بأن الشرطة وضعته في سيارة وأنهال عليه أعوان الشرطة بالضرب، ثم أطلقوا سراحه من دون تهمة.

حكم على كل من قرطاشي وأوبلا بثمانية أشهر حبساً نافذا، وبرادلي وعسال ورشدي
بعشرة أشهر، والناسيمي بستة أشهر موقوفة التنفيذ. وغرمت المحكمة كلا من الستة بـ 500 درهم (55 دولارا أمريكيا) وتعويض بقيمة 5000  درهم (550 دولارا أمريكيا) لكل من ضباط الشرطة الذين ادعوا الإصابات، على أن تدفع من قبل المتهمين. ويوجد المتهمون الذكور الخمسة في سجن عكاشة.

خلال المحاكمة، وصف المتهمون العنف والتهديدات والشتائم التي قالوا إن الشرطة استخدمتها لإكراههم على توقيع إفادات كاذبة، واستجوبهم القاضي حول ادعاءاتهم. لم تصدر بعد المحكمة حكمها المكتوب، والذي قد يكشف أسباب رفض المحكمة ادعاءات المتهمين بتعرضهم للتعذيب. ويحظر على القاضي أن يقبل كدليل أي تصريح يتم الحصول عليه تحت الإكراه أو العنف بموجب الفصل 293 من قانون المسطرة الجنائية المغربي.

وفيما يتعلق بتهمة المشاركة في تجمع غير قانوني، أحال الدفاع على الحق في حرية التجمع. وبالنسبة للقانون المغربي، فإن معظم المظاهرات العامة تتطلب إشعارا مسبقا للسلطات. ولا تراعي حركة 20 فبراير عموما هذا الشرط، ولم تفعل ذلك بالنسبة لمظاهرة 22 يوليو/تموز، على الرغم من أنها أعلنت للعموم  عملها المبرمج.

وقالت هيومن رايتس ووتش إنه في حين أن الاعتداء على فرد من الشرطة هو تهمة مشروعة، إلا أن تجريم إهانة الشرطة كمؤسسة تشكل انتهاكا للحق في حرية التعبير.

وتقول حركة 20 فبراير إن عشرات من أعضائها في جميع أنحاء البلاد هم الآن في السجن بعد إدانتهم بتهم مماثلة لتلك التي قدمت ضد متهمين سيدي البرنوصي. بالإضافة إلى ذلك، يقضي فنان موسيقى الراب، من الدار البيضاء، الناشط في حركة 20 فبراير، معاد بلغوات المعروف باسم (الحاقد)، حكما بسنة سجنا نافذا، بسبب أغنية وفيديو مرتبط بها والتي اعتبرت "إهانة" للشرطة كمؤسسة.

وقال إريك غولدستين: "عندما تبدأ المحاكم المغربية في التعامل بشكل سليم مع مزاعم استخدام التعذيب للحصول على أدلة، وضمان أن تتاح للمتهم فرصة سؤال المشتكين وجميع الشهود المعنيين في المحكمة، فإنها – المحاكم – لا تضمن فحسب عدالة المحاكمات، ولكن يعتبر هذا أيضا بمثابة بادرة بأن على الشرطة التوقف عن توظيف أساليب غير لائقة لانتزاع الاعترافات".

للاطلاع على تغطية هيومن رايتس ووتش للأوضاع في المغرب والصحراء الغربية، يرجى زيارة:
http://www.hrw.org/ar/middle-eastn-africa/morocco/western-sahara
لمزيد من المعلومات، يرجى الاتصال:
في المغرب، إريك غولدستين (الإنجليزية والفرنسية):
+1917-519-4736  (خلوي)، أو goldstr@hrw.org
في المغرب، إبراهيم الأنصاري (العربية): +212-666-081-207 (خلوي)، أو  elansab@hrw.org

 For Immediate Release

Morocco: Contested Confessions Used to Imprison ProtestersEvidence They Assaulted Police Allegedly Obtained by Torture
(Rabat, September 17, 2012) – A Moroccan court on September 12, 2012, sentenced five activists of the pro-reform February 20 Movement to prison terms, and one to a suspended term, for assaulting and insulting police officers after what may have been an unfair trial, Human Rights Watch said today.

A Casablanca court sentenced them to up to 10 months in prison despite their claim, from the moment they emerged from police custody, that they had been tortured into signing false confessions, the sole evidence against them. The court refused to summon any of the officers who claimed to have been assaulted to appear in court, and heard no witnesses who identified the defendants as having committed any infractions. The defendants plan to appeal.
“The court sent protesters to jail on the basis of confessions allegedly obtained under torture, while refusing to summon the complainants to be heard in court,” said Eric Goldstein, deputy Middle East and North Africa director at Human Rights Watch. “Morocco can guarantee fair trials only when courts seriously investigate allegations of coerced confessions and dismiss as evidence any confessions the police obtained improperly.”
Police arrested the six while dispersing a demonstration of several hundred people on July 22 in the working-class neighborhood of Sidi el-Bernoussi, Casablanca. The February 20 Movement has held rallies in cities around the country since the loosely organized group was formed on that date in 2011 to protest corruption, unemployment, the high cost of living, political repression, and the concentration of power in the monarchy. Authorities have often allowed the marches, but at other times violently dispersed them and prosecuted participants on often-dubious charges.
At the July 22 march, the protesters chanted strong anti-monarchy slogans but remained peaceful, participants told Human Rights Watch. At one point late in the evening, the police surged to disperse the protesters. They arrested the six defendants, put them in a police van, and took them to the local police station.
Leïla Nassimi, a February 20 activist who said she still has back pain from a beating in a police wagon, described her arrest and mistreatment to Human Rights Watch:

The demonstration was already over, people were still there but beginning to leave. I was sitting in a café when I saw the police moving in, so I got up to see what was happening. The police grabbed me and put me in the back of their van. Inside the van, policemen started beating me right away. Each time they added someone to the wagon, they beat everyone inside again. They drove us to the Anassi station of the judicial police in Sidi el-Bernoussi. At the station, they did not beat me but I saw what they did to the others in the hallways, before they took us to separate offices: they were slapping them, pulling down their pants, ordering them to shout, “Long live the king!” [One slogan of the February 20 Movement is “Long live the people.”] If they refused, the police beat them some more.
 
On July 25, after three days of pre-arraignment (garde à vue) detention, the six defendants appeared for the first time before the prosecutor, deputy prosecutor Moustapha Fadioui, who informed them that they were charged with staging an “unauthorized” gathering, assaulting and insulting police as they were performing their job, and insulting the police as an institution.

As noted in the official minutes of the hearing before the prosecutor, the six all denied the charges and said the police had tortured them, beating them in the van and, in most cases, again in the police station. One defendant, Tarek Rouchdi, 29, said that at the station, officers pulled off his clothes and inserted fingers in his anus, the minutes say. Another, Youssef Oubella, 23, said the police had pulled out his eyelashes, pulled off his clothes, and inserted fingers in his anus. Samir Bradli, 34, said the police beat him and pulled out his eyelashes.

At the July 25 hearing, injuries were visible and the clothes of some were torn and bloodied, Mohamed Messaoudi and Omar Bendjelloun, two of their lawyers who attended, told Human Rights Watch. The prosecutor notes in the official minutes, which Human Rights Watch reviewed, that he observed bruises and red marks on Oubella’s right arm, and a black eye; a wound on Bradli’s head “perhaps two centimeters long;” bruises and red marks on the right arm of Abderrahmane Assal, 43; small injuries on the nose and neck of Nouressalam Kartachi, 21; and no injuries on Rouchdi. He does not mention Nassimi, 51, in this regard.
The prosecutor ordered a doctor to examine the defendants. The doctor visited the six the same day and filed a one-page report covering all of them, which Human Rights Watch has read. It states that the examination revealed “nothing in particular…no…trauma… [but] a superficial cut on the scalp of Samir Bradli.” The other defendants declared later to the court that the doctor had not physically examined them, Bendjelloun said.

The case was referred to trial before the Ain Sbaâ (Casablanca) First Degree Court. The court provisionally released Nassimi, but ordered the five men, all of Casablanca, held pending the trial.

During the trial, which lasted several sessions and concluded with a marathon hearing that continued until 3 a.m. on September 11, the only evidence linking the defendants to the most serious charge – assaulting the police – was their own confessions and the written complaint by one police officer who said Nassimi bit him, Messaoudi and Bendjelloun, the defense lawyers, told Human Rights Watch. No policeman or witness for the prosecution testified at trial, nor did the prosecution produce any video or material evidence.

The five male defendants steadfastly denied the contents of their “confessions” made before the police. Four said they signed them under torture; Kartachi had refused to sign his, explaining at the trial that he had refused to sign because the police had never interrogated him about the events of that evening. Nassimi told Human Rights Watch that she signed her statement without reading it because she did not have her glasses, and learned only later that in it she had confessed to biting and hitting a police officer, a statement she denies making and that she denied in court.
The case file included written statements by police officers that they had been injured while dispersing the demonstration, with medical reports to support their claims. However, the officers in these reports did not identify the individuals who they say assaulted them, except for the officer who accused Nassimi of biting him, Messaoudi and Bendjelloun said.

The defense asked the trial judge to subpoena the police complainants to court to answer questions, but the judge refused. The file also contained written statements by local business owners mainly complaining that the July 22 demonstration had hurt their business but identifying no perpetrators. These complainants never appeared in court, despite defense requests to have them testify.

Three defense witnesses testified that they saw the police using violence against the demonstrators, not the other way around. The three included one journalist who testified that the police had placed him in their van and beat him, then released him without charge.

Kartachi and Oubella were each sentenced to eight months in prison, Bradli, Assal and Rouchdi to 10 months, and Nassimi to a six-month suspended sentence. The court fined each of the six 500 dirhams (US $55) and awarded 5,000 dirhams (US $550) to each of the police officers who claimed injuries, to be paid by the defendants. The five male defendants are in Oukacha prison.

During the trial, the defendants described the violence, threats, and insults they said the police used to coerce them to sign false statements, and the trial judge questioned them about their assertions. The court has not yet published its written judgment, which may reveal the reasons the court rejected the defendants’ claims of torture. A judge is prohibited from admitting into evidence any statement obtained under violence or coercion under Morocco’s code of penal procedure, article 293.
With regard to the charge of participating in an illegal gathering, the defense invoked the right to freedom of assembly. As a matter of Moroccan domestic law, most public demonstrations require advance notification of the authorities. The February 20 Movement generally does not comply with this requirement, and did not do so for the July 22 event, although it publicly announces its planned actions.

While assaulting an individual police officer is a legitimate criminal charge, criminalizing insults to the police as a public institutionviolates the right to freedom of expression, Human Rights Watch said.
The February 20 Movement says that scores of its members around the country are now in prison after being convicted on charges similar to those filed against the Sidi Bernoussi defendants. In addition, a Casablanca rap music artist active in the February 20 Movement, Mouad Belghouat (known as al-Haqed), is serving a one-year sentence for a song and related video deemed “insulting” to the police as an institution.
“When Moroccan courts begin adequately addressing allegations of the use of torture to obtain evidence, and ensure that the accused have the opportunity to question complainants and all relevant witnesses in court, they will not only ensure fairer trials, but also signal to the police that they need to stop using improper methods to extract confessions,” Goldstein said.

For more Human Rights Watch reporting on Morocco and Western Sahara, please visit:
http://www.hrw.org/en/middle-eastn-africa/morocco/western-sahara

For more information, please contact:
In Morocco, Eric Goldstein (English, French): +1-917-519-4736 (mobile); or goldstr@hrw.org
In Morocco, Brahim Elansari (Arabic, English): +212-666-081-207 (mobile); or elansab@hrw.org

Roms : la commune humanité bafouée

La Bande Passante, 17/9/2012
Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien : la politique d’expulsion des camps de « Roms » étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne : le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.
Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.
Manuel Valls renoue en effet avec une rhétorique qui avait mené un de ses prédécesseurs à la présidence de la République, et la République au bord de l’abîme. Or combien sont-ils, ceux qu’on veut expulser? 12 000 ? 15 000 tout au plus ? Sont-ils à ce point une menace pour l’ordre public qu’il faille impitoyablement les déloger sans solution de rechange ?
Si les nouveaux responsables invoquent autant la sécurité que les anciens, ils revendiquent (à l’instar de François Hollande pendant la campagne) un juste milieu entre « fermeté » et « humanité ». Mais qui peut croire que c’est pour leur bien qu’on détruit le lieu de vie de ces migrants ? En tout cas, pas les premiers intéressés. Car ils l’ont vite compris : si l’on se souciait tant de leur bien être, on ne les abandonnerait pas ensuite à leur sort, en oubliant de les reloger. Ils ne font qu’aller un peu plus loin. S’ils parviennent à se cacher, c’est au risque d’être encore plus abandonnés à eux-mêmes et privés des droits sociaux les plus élémentaires. Déplacer ainsi les gens, c’est bien sûr redoubler leur précarité, et faire obstacle à la scolarisation de leurs enfants.
Certes, Jean-Marc Ayrault préconise la concertation. Mais sur le terrain (faut-il s’en étonner ?), ces engagements ne sont pas respectés. Des centaines de familles se retrouvent dans des situations inextricables. À Lyon comme à Lille ou à Marseille ou en région parisienne, le travail des associations de bénévoles a été ruiné en quelques heures. En Essonne, plusieurs expulsions de bidonvilles ont eu lieu sur arrêtés municipaux, sans solution de relogement réel. Dans de nombreux départements, trop de communes tentent de ne pas scolariser les enfants Roms.
Evacuation du camp de Roms ce matin. Photo AFP / KENZO TRIBOUILLARDLa majorité gouvernementale croit-elle donc qu’en agitant les peurs sécuritaires, elle échappera au reproche de « laxisme » ? C’est tout le contraire : dans ce domaine, elle n’ira jamais assez loin. La droite, en attendant peut-être l’extrême-droite, fera toujours mieux, c’est-à-dire pire. La gauche gouvernementale le paiera donc cher, y compris dans les urnes. En tout cas, les sondages suggèrent déjà qu’elle n’y gagne rien – pas plus qu’hier la droite au pouvoir. Seul le Front national pourra récolter les fruits de cette politique.
En outre, les concessions au populisme identitaire et sécuritaire ne feront pas avancer le pays dans sa mobilisation citoyenne face à la dictature des marchés et aux destructions d’emploi, bien au contraire. S’en prendre aux Roms ne suffira donc nullement à gagner les suffrages populaires. Cela ne peut que diviser, affaiblir là où il faut rassembler, agir. Singer la droite ? C’est décidément un mauvais calcul.
Il ne suffira pas davantage de renvoyer cette réalité migratoire à son origine – en l’occurrence la Roumanie, ainsi que la Bulgarie. Comme dans de nombreux pays de l’Europe de l’Est, la violence ordinaire vis-à-vis des « Tsiganes » se poursuit et risque de s’intensifier à mesure que la situation économique se dégrade. En même temps, la légitimation par l’État français de leur caractère indésirable ne peut que renforcer ce racisme.
Surtout, plutôt que de faire peser cette migration sur les gouvernements nationaux d’origine, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, il faut faire valoir une responsabilité de l’Union au lieu de mettre en péril l’idéal européen en la réduisant aux politiques néolibérales sans même la caution des droits de l’homme. Bref, il faut que Viviane Reding, commissaire européenne aux Droits fondamentaux, parle haut et fort comme en 2010, et non qu’elle soit réduite au silence face à l’État français.
Nous ne ressentons pas moins d’indignation qu’alors ; en revanche, notre colère est plus grande. Pourquoi changer de Président, sinon pour changer de politique ? Or plus ça change, plus c’est la même chose : les Roms sont encore et toujours pris pour boucs émissaires. Au lieu de jouer à son tour sur les peurs et les ressentiments, ce gouvernement aurait pu faire le pari des valeurs démocratiques : la liberté et l’égalité, pour les Roms aussi. Nous en sommes loin. Après l’éviction de la droite éhontée, on assiste à l’avènement d’une gauche honteuse.
Aujourd’hui, nous voulons donc interpeller la majorité gouvernementale : Rien ne vous oblige à ce choix. Il est contraire aux principes que vous revendiquez ; pour autant, il n’est pas davantage dans vos intérêts. Votre responsabilité n’en est que plus grande. Nous vous tenons donc comptables aujourd’hui, comme l’histoire vous tiendra comptables demain, de cette banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français, au mépris des leçons du passé et des menaces qui pèsent sur l’avenir.


Les premiers signataires :
Karim Abboub, psychanalyste
Benjamin Abtan, Président du Mouvement Antiraciste Européen EGAM
Michel Agier, directeur d'études EHESS
Eric Alliez, Philosophe, Université Paris 8 / Kingston University
Jean-Loup Amselle, anthropologue
Etienne Balibar, philosophe
Fethi Benslama, Professeur de Psychopathologie
Anne Emmanuelle Berger, professeure de littérature et d'études de genre, Paris 8
Jacques Bidet, professeur émérite à l'Université de PARIS OUEST
Bertrand Binoche, professeur à Paris-I
Luc Boltanski, directeur d'études à l'EHESS
Matthieu Bonduelle, président du Syndicat de la magistrature
Frank Burbage, Professeur de philosophie
Alain Brossat, Professeur de philosophie (émérite), Université Paris 8
Cécile Canut, linguiste, Paris Descartes
Alice Cherki, psychiatre, psychanalyste, essayiste
Ariane Chottin, psychologue
Nathalie Chouchan, Professeur de philosophie
Hélène Cixous, Ecrivain
Olivier Clochard, président de Migreurop
Michèle Cohen-Halimi, maître de conférences en philosophie à l'Université de Paris Ouest Nanterre
Patrice Cohen-Séat, Président d'Espaces-Marx
Catherine Coquio, professeure de littérature à Paris-Diderot (Paris 7)
Philippe Corcuff, maître de conférences à l'IEP de Lyon et membre du conseil scientifique d'Attac
Claude Corman, cardiologue
Marie Cuillerai, département de philosophie de Paris 8
Jean-Pierre Dacheux, docteur en philosophie
Françoise Dastur, Professeur honoraire des universités, Archives Husserl de Paris
Marianne Denicourt, comédienne
Ivaylo Ditchev, Professor of cultural anthropology
Suzanne Doppelt, auteur
Stéphane Douailler, Professeur de philosophie, Université Paris 8
Espaces Marx
Eric Fassin, sociologue, Paris 8
Michel Feher, philosophe, président de l'association cette France-là
Goran Fejic, analyste politique, ancien fonctionnaire international
Franck Fischbach, Philosophe, Univ. Nice Sophia-Antipolis
Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherches CNRS
Frédéric François, linguiste
Marie Gaille, philosophe, chargée de recherche au CNRS
Patrick Gonin, Enseignant chercheur Université de Poitiers
Elisabeth Gauthier
François Gèze, éditeur
Lisa Ginzburg, journaliste
Alfredo Gomez-Muller, Professeur Université de Tours
Robert Guédiguian, cinéaste
Serge Guichard, Association de Solidarité en Essonne aux Familles Roms
Hugo Haas, architecte, La Cigüe
Jean-Frédéric de Hasque, réalisateur – anthropologue
Chantal Jaquet, Philosophe, professeur à l'université Paris1-Panthéon-Sorbonne
Alain Joxe, ancien directeur d'études à l'EHESS, directeur du CIRPES
Alain Keler, Photographe
Françoise Kerleroux, linguiste, professeur à la retraite, Paris 10 Nanterre
Cécile Kovacshazy, maître de conférences en littérature comparée
Denis Lachaud, écrivain
Thomas Lacoste, cinéaste et éditeur, La Bande Passante
Catherine Larrère, Université Paris 1
Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire
Jean-Pierre Lefebvre, Ecole Normale Supérieure
Olivier Legros, MCF Université de Tours et membre Urba-Rom
Catherine Lévy, sociologue
Jean-Marc Lévy-Leblond, Professeur émérite de l'université de Nice
Jean-Pierre Liégeois, sociologue
Daniele Lochak, universitaire, présidente honoraire du Gisti
Isabelle Lorand, chirurgienne, responsable Droits et liberté PCF
Michael Löwy, directeur de recherches émérite au CNRS, Paris
Seloua Luste Boulbina, Directrice de programme, Collège International de Philosophie
Charles Malamoud, Indianiste, directeur d'études honoraire, Ecole pratique des hautes Études
Philippe Mangeot, enseignant
Nicolas Martin-Granel, chercheur associé à l'ITEM (CNRS/ENS)
Stéphane Maugendre, président du Gisti
Jacques Message, Chaire supérieure de philosophie (Amiens)
Renée Le Mignot co-présidente du MRAP
Christophe Mileschi, écrivain, italianiste
Ariane Mnouchkine, metteuse en scène
Richard Moyon, Réseau Education sans frontières, RESF
Laurent Mucchielli, sociologue
Jean-Luc Nancy, philosophe
Pap Ndiaye, historien EHESS
Catherine Neveu, Directrice de recherche au CNRS
Gérard Noiriel, EHESS, Paris
Bertrand Ogilvie, professeur de philosophie, psychanalyste, université Paris 8-Saint Denis
Salvatore Palidda, DISFOR-UNIGE, Universita' degli Studi di Genova
Claude Pennetier, Directeur du Maitron, chercheur CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle
Germinal Pinalie, Revue Classes
Mathieu Potte-Bonneville, Collège International de Philosophie / ENS de Lyon
Jean-Luc Poueyto, anthropologue, Université de Pau et des Pays de l'Adour
Vincent Rafis
Isabelle Rèbre, cinéaste
Marie-Joëlle Redor, Enseignant chercheur à l'Université de Caen Basse-Normandie
Judith Revel, philosophe, maître de conférences, univ. paris 1 panthéon-sorbonne
Revue Vacarme
Claire Rodier, vice-présidente de Migreurop
Diogo Sardinha, Directeur de programme au Collège international de philosophie
Pierre Sauvêtre, Doctorant en science politique, chargé de cours à Sciences-Po Paris
Guillaume Sibertin-Blanc, Philosophe
James T. Siegel, anthropologue émérite, Cornell University
Andrée Tabouret-Keller, linguiste
Sébastien Thiéry, politologue
Louis-Georges Tin, président du CRAN
Michel Tort, psychanalyste
Transform!
Eleni Varikas, Professeur émérite, Université Paris 8
Patrick Vauday, Professeur à l'Université Paris 8
Patrice Vermeren, Directeur du département de philosophie, Paris 8
Sophie Wahnich, historienne, directrice de recherche au CNRS


N'hésitez pas à diffuser largement cet appel.

dimanche 16 septembre 2012

Les fausses règles du jeu démocratique marocain !


Par Mohammed Hifad, 15/9/2012

Nous assistons à un détournement du printemps des peuples par les mouvements islamistes.
Les jeunes ont sacrifié leurs vies pour voir , la mort dans l’âme , de vieux islamistes et salafistes s’accaparer du pouvoir dans tous les pays arabes et musulmans y compris le Maroc et fermer les portes derrière eux au nez de tout le monde. 
Ils ont reçu ce film sur le Prophète comme un don du ciel pour aller de l’avant et canaliser la colère des jeunes contre les États Unis et les laïcs de ces pays .Ces religieux,financés et formés par les régimes théocratiques et les USA eux-mêmes , sont bien organisés et armés. Leurs militants sont envoyés partout en Somalie, en Afghanistan, en Irak et dans tous les pays où a lieu le printemps des peuples en dehors de leurs pays pour mieux les entrainer et les préparer pour les futures opérations contre leurs ennemis. 

Les jeunes diplômés au chômage, les victimes de l’injustice, de la corruption, de la marginalisation, de l’exploitation et en un mot de la dictature se trouvent démunis malgré leur nombre et manipulés par les militants-soldats des islamistes et salafistes qui maîtrisent la situation .La faute de ces jeunes, c’est de faire confiance à ces mouvements islamistes et salafistes pires que les dictatures actuelles .

Ils doivent s’organiser eux-mêmes et piloter la contestation en tant que mouvement révolutionnaire et non pas se contenter des bribes réformistes des partis de gauches et des islamistes et salafistes qui leur font croire qu’ils les soutiennent et leur ouvrent les locaux de leurs partis et Jamâa .

En réalité, les partis de gauche et les islamistes et salafistes , ne font qu’étouffer dans l’œuf la contestation de ces jeunes , qui manquent d'expérience, et leur font épouser leurs idéologies anachroniques du siècle dernier

Avec ou sans ce film, ces mouvements islamistes et salafistes vont désormais profiter du moindre prétexte pour mettre en relief leur rôle de gardiens du Temple céleste et surtout terrestre.

Ce film montre à quel point les habitants du monde arabo-musulman sont ignorants, fanatiques et sous développés ou on veut les montrer ainsi à l'opinion internationale pour justifier des actions futures encore inconnues.

Les indépendances de ces pays n’ont fait qu’accentuer l’analphabétisme et l’obscurantisme. Il reste que ces manifestations de rue sont désormais prises en main par les mouvements islamistes et salafistes qui dépendent du régime théocratique d'une manière directe ou indirecte , comme pour le cas du Maroc ou qui sont financés directement par l’Arabie Saoudite pour ceux qui souscrivent à son idéologie wahhabite.

Ce n’est en réalité qu'un simple buisson qui cache la grande forêt. Les peuples opprimés n’ont encore rien dit et sont plus préoccupés par le pain quotidien, le rentrée scolaire , l’une des plus difficiles depuis l’indépendance du Maroc , la crise, les prix qui ne cessent d’augmenter, un gouvernement impuissant qui invoque lui aussi l'aide du ciel pour justifier ou excuser tous les maux du pays.

La réaction à ce film montre clairement que la démocratie à l’occidentale ne peut fonctionner avec les régimes théocratiques et les populations actuels des pays arabes et musulmans .Il faut y préparer de nouvelles générations à partir de la maison et de l’éducation inculquée.

Tant que la mère marocaine n’apprend pas à sa petite fille et à son petit garçon en même temps à faire de la cuisine,tant que la petite fille assiste à la circoncision de son petit frère et inversement, tant que le petit garçon assiste à sa petite sœur pour qui on pique les oreilles , tant que la fille hérite la moitié de la part du garçon , il n’y aura jamais de parité entre l’homme et la femme au Maroc.

Tant que la religion est enseignée obligatoirement dans nos écoles, contre la volonté des parents, nous resterons un pays sous-développé et anti-démocratique et le plus court chemin pour arriver au pouvoir pour tous les idiots du pays restera la religion .

Si les habitants d’un pays comme la Tunisie , l’Egypte, la Libye , le Yémen et la Syrie qui sont des républiques peuvent combattre la religion et ses terribles désastres , il reste que dans un pays comme le Maroc, l’Arabie Saoudite, la Jordanie , le Bahrein, la tâche est double car il faut à la fois combattre la monarchie et la religion.

Peut-on revenir aujourd’hui au département de philosophie de la Faculté des Lettres tel qu’il était du temps de Aziz Lahbabi ? 

Peut-on revenir aujourd’hui au programme de philosophie de la terminale des années soixante et dix avant cette « Pensée islamique »(fikr islami ) moyenâgeuse mise à sa place sous la même étiquette de philosophie pour les élèves? 

L’arabisation à outrance , la marocanisation des sociétés, l’absence de la philosophie et de l’investissement public dans la recherche scientifique et le renforcement de la religion dans tous les domaines, ont pondu le Maroc sous-développé d'aujourd'hui.

De hauts cadres issus de grandes familles formés dans les alliances françaises et américaines et dans les Universités des pays occidentaux occupent tous les postes-clés sous prétexte de la compétence et de l'adéquation de l'offre et de la demande dans le domaine de l'emploi au pays.

Pour les autres, tous les autres, on leur donne des diplômes nationaux qui ne servent à rien et on les jette à la rue et à la mer .

Le nouveau gouvernement veut qu’en toute transparence les marocains(nes) se présentent aux concours organisés par les établissements publics mais il ne précise pas que les marocains (nes) qui ont fait leurs études à l’étranger ont aussi le droit de les passer, ce qui fait capoter la fameuse égalité des chances qui n’a pas été respectée en tout depuis le début.

On continuera à tourner en rond un bon bout de temps . 

On continuera à tromper ces jeunes un bon bout de temps .

Mais à la fin , ils finiront par comprendre les fausses règles du jeu démocratique marocain et n’hésiteront pas à créer les leurs ce qui surprendra et mettra devant le fait accompli tout le monde.

Hypocrisie mortelle...

Par Abdellah Tourabi, Goud, 10/9/2012


Hypocrisie mortelle La photo est choquante et insupportable. Elle heurte, bouleverse et révolte. Mais, passés l'effroi, l'embarras et le choc, essayez de bien regarder cette photo, fixez-la et ne la quittez pas des yeux : vous verrez dans le corps de ce nourrisson plus qu'un fait divers, un crime et une image abominable et répugnante, vous y apercevrez surtout la lâcheté d'un pays, l'hypocrisie d'une société entière et une misère sociale sombre et violente. Le corps de cet enfant est un parchemin sur lequel on peut déchiffrer notre duplicité, notre intolérance et nos sentences morales, rigides et intransigeantes, qui poussent au désespoir et à la plus horrible violence qu’une mère, un être humain, peut s’affliger : se débarrasser de la chair de sa chair et la jeter à la poubelle.
 
De combien de photos comme celle-ci avons-nous besoin pour comprendre et admettre que nous vivons au Maroc dans la tartufferie la plus grotesque et la plus absurde? Combien faut-il de drames et d'horreurs  pour accepter la réalité  et oser la regarder en face?
 Quand est-ce qu'on va se rendre compte qu'une loi qui réglemente l'avortement est une nécessité humaine et sociale pour sortir, enfin, du mensonge et du déni de réalité?
Tout le monde sait que l'avortement est un fait, une réalité existante au Maroc: plus de 600 opérations sont réalisées quotidiennement dans la clandestinité et l'illégalité totale, selon les chiffres fournis par des médecins et des associations. Des milliers de femmes mettent leurs vies et santés en danger, en  préférant avorter dans des conditions périlleuses et insalubres, pour ne pas avoir à  subir la honte et l'opprobre de donner naissance à  un « Hrami », un enfant né en dehors du mariage. Les discours moralisateurs, les sermons hautains et arrogants, et les prêches déconnectés de la réalité, qui s'adressent à des anges asexués sans désir et sans pulsions charnelles, participent à cet aveuglement général qui frappe notre société. Dans un pays où les Marocains et les Marocaines se marient de plus en plus tard, par choix ou par contrainte, il est absurde et saugrenu de ne pas admettre que les gens ont des rapports sexuels libres et consentis, et que les femmes ont le droit de ne pas subir une grossesse qu'elles ne souhaitent pas et qu'elle ne peuvent pas assumer. Il est irresponsable de proposer comme unique solution et remède à cette situation, des appels à la chasteté et à la vertu, et des homélies sans effets et sans impact réel.
   
De cette photo suinte aussi une misère noire, une détresse et un désespoir qui nous informent sur l'ampleur des inégalités sociales au Maroc. Car même sur la question de l'avortement et de la contraception, ces sont les pauvres et les démunis qui payent le prix fort de leur chair et de leur humanité. Beaucoup d'entre nous ont jugé la femme qui a jeté son nourrisson à la poubelle, en y voyant une criminelle, une mère indigne, un monstre, car, selon ces juges implacables,  même les animaux ne tuent pas leurs petits et ne leur réservent pas un tel sort. Mais avait-elle d'autres choix et possibilités pour éviter cet acte violent? Les femmes aisées ou bénéficiant d'un revenu confortable peuvent éviter le cauchemar et le scandale de porter un enfant en dehors du mariage, en recourant à l'avortement chez un médecin. Mais pour cela, il faut débourser de 3000 à 5000 dirhams, et il faut surtout être suffisamment informée pour s'adresser à un praticien qui accepte de le faire. 
Mais dans nos quartiers populaires, nos bidonvilles, nos douars, combien de femmes peuvent trouver cette somme? Par quel réseau ou par quel miracle dénicheront-elles l'adresse d'un médecin qui consentira à les aider et les accompagner dans cet avortement? La misère, l'ignorance et la peur du regard inquisiteur d'une société impitoyable avec les faibles poussent souvent ces femmes à attendre, déployer mille ruses pour dissimuler leurs grossesses, et quand elles accouchent, il ne leur reste que la honte ou le crime, dont elles sont les auteurs et les victimes.  Même la pilule du lendemain, vendue au Maroc, après maintes tergiversations, reste inaccessible par son prix ( 94 dirhams) à beaucoup de femmes et demeure mal connue à cause d'une éducation sexuelle défectueuse et d'une culture faite d'interdits, de tabous et de silence. Si d'autres nourrissons sont jetés à la poubelle ou dans des ruelles sombres de nos villes, il ne faut pas lancer la pierre à leurs mères, car nous sommes tous coupables et complices par notre hypocrisie, notre aveuglement et notre médiocrité collective, qui privent ces femmes d'un autre choix que le crime

Les députés suédois contre le détournement marocain des fonds ONU




Les porte-parole des deux partis politiques suédois exhortent le gouvernement suédois à s’assurer que le Maroc ne fera pas usage du mécanisme MDP de l’ONU sur le climat pour maintenir l'occupation du Sahara Occidental.
Mis à jour le: 15.09 - 2012 17:35Imprimez cette page    
L'avis ci-dessous a été publié dans le quotidien suédois Göteborgs-Posten le 11 août 2012.

Traduction non officielle par Western Sahara Resource Watch.
Le roi du Maroc tente de parasiter les ressources de l’ONU pour le climat

Le roi du Maroc Mohammed VI a délivré un faux certificat de pays d’accueil dans une demande de fonds de l'ONU pour mettre en œuvre avec Siemens une importante centrale éolienne, sur le territoire occupé du Sahara Occidental, écrit Bodil Ceballos, député Vert, Jens Holm, député du Parti Gauche et Sören Lindh, de Action suédoise pour le Sahara Occidental.

La devise de Robin des Bois était de «prendre aux riches pour donner aux pauvres". Maintenant, le roi Mohammed VI du Maroc l’a détournée. Il veut prendre aux pauvres pour donner aux riches. L'une des sociétés du roi a tenté de parasiter les fonds d'un mécanisme de l'ONU en vertu du Protocole de Kyoto, appelé le Mécanisme de développement propre, MDP.

Dans les territoires occupés du Sahara Occidental, le souverain marocain a présenté à l’ONU une demande, en collaboration avec Siemens, pour un projet d'énergie éolienne à grande échelle. Le parc éolien sera situé en dehors de la principale ville du Sahara Occidental, El Aaiun. La demande de MDP ne mentionne pas le fait que le site se trouve sur un territoire occupé. Néanmoins, le Maroc a émis un «certificat de pays d'accueil" pour le projet. Mais aucun État, ni l'ONU, ne reconnaît les revendications marocaines sur le Sahara Occidental, ce que SM le Roi Mohammed sait très bien. Ainsi, le certificat est délibérément faux, destiné à obtenir une part du soutien de l'ONU.

Réaction du Certificateur
Mais le MDP a un processus de sélection rigoureux. Chaque projet est attribué à un examinateur indépendant, dans ce cas, l'entreprise norvégienne de certification Det Norske Veritas. L'année dernière, Veritas a observé que le lieu du projet était en territoire occupé. Cela a mis fin à l’examen, et en avril 2012 le projet a été discrètement retiré.

Jusque-là, rien ne semblait poser de problème. Mais il reste la honte de l'état marocain et de son régime royal pour avoir intentionnellement tenté de parasiter les ressources réservées par l'ONU pour les besoins urgents en investissement dans les énergies propres dans les pays en développement. Outre le projet de Siemens, le Maroc a soumis d'autres projets de production d'énergie au Sahara Occidental occupé. Ils comprennent la fourniture d'énergie pour une douzaine d’usines de farine de poisson et une usine de ciment. Tout cela sur le territoire occupé et avec cofinancement royal. Ces investissements n'ont pas l'approbation du peuple sahraoui, qui, selon l'ONU est considéré comme le propriétaire des ressources naturelles du Sahara Occidental. Ainsi, ces projets sont aussi contraires au droit international et aux principes des Nations Unies dans la question du Sahara Occidental.

Et l’éthique de Siemens ?
La question reste aussi de savoir comment Siemens peut considérer un projet éolien sur les terres occupées comme en conformité avec ses propres principes éthiques, quand l'on peut lire que «Siemens est résolu à embrasser, soutenir et adopter dans toute sa sphère d'influence, l'ensemble de valeurs fondamentales dans les domaines des droits de l'homme ... "

La stratégie marocaine semble chercher la bénédiction de l'ONU et d'autres organismes internationaux pour son pillage continuel des ressources naturelles du Sahara Occidental, et le maintien de l'occupation illégale. Il est important que le projet d'énergie éolienne Siemens ait été arrêté dans le processus de sélection. Mais il est inquiétant de constater que le Maroc compte sur le soutien international pour sa stratégie. D’autres demandes pour des projets illégaux sont à attendre. Il est donc sage de travailler à prévenir ces crimes.

Le Ministre de l'Environnement devrait se prononcer sur l'escroquerie royale
La Suède a activement contribué à faire que l'UE montre un meilleur respect du droit international dans la question de la pêche dans les eaux du Sahara Occidental. Maintenant, nous exhortons le ministre suédois de l'Environnement, Lena Ek, à s’assurer que l'ONU et le MDP sont conscients des tentatives du Maroc pour parasiter les ressources de l’ONU pour le climat, et que soit indiqué clairement que tous projets illégaux similaires, présents et à venir seront rejetés.

Le monde a besoin de plus d'énergie propre, mais produite dans le respect du droit international et des principes des Nations Unies.

Bodil Ceballos, député du Parti Vert, porte-parole de la politique étrangère,
Jens Holm, député du Parti de gauche, porte-parole de l'environnement,
Sören Lindh, coordinateur de Swedish Western Sahara Action

  
  

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15.09 - 2012 / 15.09 - 2012Maroc prépare d’autres demandes de financement à l'ONU 

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 Salah Elayoubi

Le "Roi des voleurs", non content de voler à ses pauvres pour s'enrichir vole à présent aux riches pour s'enrichir encore plus, en volant de surcroît des terres au Sahara, pour y mettre ses énergies renouvelables, son nouveau dada ! Il pense ainsi qu'en s'éloignant de nous, il va gagner en anonymat dans la prédation ! !

http://www.wsrw.org/a111x2372

Laïcité, autorité : le prof agressé à Bordeaux veut "briser l'omerta"



Christophe Varagnac, professeur de lettres et d'histoire au lycée professionnel Trégey de Bordeaux (AFP/ Nicolas Tucat)
Christophe Varagnac, professeur de lettres et d'histoire au lycée professionnel 
Trégey de Bordeaux (AFP/ Nicolas Tucat)

A la suite d'une discussion qui s'est envenimée lors d'un cours d'histoire sur "le fait religieux depuis 1880", le professeur de lettres et d'histoire Christophe Varagnac, 36 ans, a été victime d'une agression de la part d'un élève de terminale, mardi, au lycée professionnel Trégey de Bordeaux. L'élève, âgé de 18 ans, l'a frappé avant d'être interpellé, et fera l'objet d'une procédure disciplinaire. Christophe Varagnac, qui enseigne dans ce lycée depuis 2005, "n'a pas raté l'occasion" d'adresser un message au ministre de l'Education, Vincent Peillon, en lui demandant un entretien "constructif et courtois". Il espère que ce ne sera "pas tout à fait une bouteille à la mer". Interview.

Que s'est-il vraiment passé mardi 11 septembre ?
- Pendant ce cours sur "le fait religieux en France depuis 1880", au programme depuis des années, j'évoquais la dimension théocratique de la monarchie marocaine. Cet élève m'a posé une question sur la différence de perception du fait religieux et de la liberté d'expression en France et au Maroc, pays d'origine de ses parents. Sa remarque n'était pas totalement en décalage avec le cours. J'ai alors présenté comme une vérité objective le fait que, contrairement à la France, le Maroc n'était pas une démocratie, ce qu'il semblait considérer comme un point de vue. Il n'a pas apprécié ma réponse. Il s'est raidi. Puis est devenu verbalement très violent : menaces, insultes... Sa gesticulation était assez inquiétante, la tension montait malgré mes efforts pour le ramener à la raison. J'ai alors demandé aux élèves de sortir et de prévenir la vie scolaire. Je suis ensuite resté avec l'élève en classe cinq minutes, qui m'ont semblé une éternité. Il me tenait tête, me provoquait. Je ne répondais pas. J'ai fini par sortir de la classe.

A quel moment s'en est-il physiquement pris à vous ?
- C'est quand il est sorti du bureau du CPE et qu'il a su que j'avais mis à exécution ma menace de convoquer ses parents qu'il est sorti de ses gonds. J'ai fait une pause, et m'apprêtais à descendre dans le hall quand je l'ai croisé dans les escaliers. Il me cherchait, et m'a alors véritablement agressé. C'était dangereux, j'aurais pu basculer au-dessus de la rambarde. Il m'a poursuivi dans le hall et m'a donné des coups de poings et un de tête. Je n'ai pas ressenti de douleur immense ni été blessé. C'était plus des coups de provocation que de destruction. Il attendait que j'entre dans son jeu. Je me suis ensuite réfugié dans le CDI. Il a été interpellé un peu plus tard.

Avez-vous pu vous entretenir avec lui depuis ?
- Je l'ai revu au commissariat lors de mon dépôt de plainte. Il a demandé à me parler. Il n'avait plus rien à voir avec l'élève qui venait de m'agresser, et s'est excusé. Il a reconnu avoir eu un coup de folie, et que c'était la convocation des parents plutôt que le fond de l'enseignement qui l'avait mis hors de lui. Il a par ailleurs des problèmes personnels, une situation psychologique compliquée. Notre relation est spécifique. Quand je l'ai rencontré l'an dernier, il était en fracture avec le système scolaire et m'a confié rapidement ses difficultés. Il m'a aussi aidé à tenir la classe et a fait preuve de maturité, d'intelligence et de solidarité avec moi. A-t-il surinvesti un peu trop dans notre relation ? J'ai accepté ses excuses, qui m'ont soulagé. Je lui ai dit que je n'avais pas l'intention de charger la barque, mais qu'il devrait répondre de ses actes, et que cela ne m'appartenait plus.

Pourquoi avoir demandé un entretien au ministre ?
- L'origine de l'altercation a eu lieu en cours d'histoire mais aurait pu intervenir dans n'importe quel cours. J'aimerais demander au ministre : peut-on, et si oui comment, continuer à enseigner certains sujets, certaines thématiques politiques, religieuses et philosophiques ? Cela pose la question de la laïcité. Quand bien même on s'expose à des récupérations politiques nauséabondes, on ne peut pas faire l'économie de ce débat. Dans le cadre de la laïcité, le professeur ne doit pas dire pour qui il vote ni sa confession religieuse, mais expliquer des concepts. Notamment la distinction entre savoirs et croyances. Beaucoup de mes élèves se revendiquant musulmans considèrent la considèrent la religion comme une vérité intangible et non comme une croyance. D'où l'importance d'expliquer les choses. Il faut poser le problème, l'aborder ensemble, arrêter de faire comme s'il n'existait pas, briser l'omerta.

A quelles solutions concrètes pensez-vous ?
- Il serait intéressant d'intégrer à la formation, par exemple, quelques séquences sur l'islam. Ne serait-ce que pour que tous les professeurs aient les connaissances de base quand on leur pose des questions. Le système démocratique permet à chacun de s'exprimer, d'échanger, et l'école doit permettre de comprendre ces problématiques. La laïcité n'a pas à être débattue, pas question de transiger sur le principe. Ce dont on doit débattre, c'est la manière dont on l'applique en tenant compte des évolutions contemporaines. Or on applique en France la "catholaïcité", pas la laïcité. Il n'y a qu'à voir le calendrier de l'Education nationale calqué sur les fêtes chrétiennes. Je ne vois pas non plus pourquoi on met des sapins de Noël dans les établissements scolaires. Il faut être cohérent.

Au-delà d'une réflexion sur la laïcité, qu'attendez-vous également du ministre ?
- J'aimerais lui demander de se pencher sur une question transversale à toute l'Education nationale : celle de l'autorité. L'école primaire qui ne remplit pas ses missions, l'absence de formation, le problème du collège unique, la dévalorisation du lycée professionnel... Tout cela est lié à l'autorité. Nous avons en lycée professionnel au moins 60% d'élèves mal orientés, qui sont là sans l'avoir choisi. Et en face, nous manquons d'une réflexion globale sur l'attractivité des filières, l'économie, la synergie avec le monde de l'entreprise et les politiques gouvernementales. Le lycée professionnel doit permettre d'entrer sur le marché du travail. Un élève qui n'a pas choisi est démotivé d'emblée. En face, le professeur perd en autorité et en crédibilité.

Le ministère vous a appelé. Que vous a-t-il dit ?
- En libre penseur, je n'adhère à aucun parti. Le directeur de cabinet du ministre m'a téléphoné, m'a fait part de son soutien et m'a félicité pour mon attitude. L'échange était cordial et constructif. J'ai senti une certaine concordance de point de vue. Le problème principal de l’Éducation nationale n'est pas financier, mais intellectuel et philosophique. L’Éducation nationale est une machine énorme qui doit être revue de fond en comble, c'est un travail vertigineux. Mais peut-être peut-on faire rapidement quelques petites choses qui ne coûtent rien et amélioreraient déjà la situation... Vincent Peillon est un vrai humaniste, sincère, il n'a pas le même profil que ses prédécesseurs. Il devrait pouvoir me rencontrer lors d'un de ses prochains déplacements dans le secteur.
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     Pourquoi le lycéen marocain de Bordeaux a cassé la gueule à son prof ?

    Par Thami Afailal, demain, 14/9/2012

    Qu’Allah nous préserve de Tony Montana ! (Photo DR)

    Rabat.- Christophe Cavagnac, le professeur de lettres et d’histoire du lycée professionnel bordelais Tregey, a expliqué à l’hebdomadaire Le Point les raisons qui ont poussé l’élève marocain, prénommé Marouane et âgé de 18 ans, à lui casser la gueule.
    L’agression a été commise mardi dernier à l’occasion d’un cours sur le fait religieux en France depuis 1880. Le jeune Marouane s’est opposé à son professeur au détour d’une discussion sur la France et le Maroc.
    « J’ai cru comprendre qu’il m’a posé une question du genre : Pourquoi moi, Marocain d’origine, de confession musulmane, je me sens en décalage avec les valeurs de l’école républicaine ? », a expliqué au Point le professeur français. « Je lui ai répondu que le système politique des deux pays était différent : entre la France républicaine et démocratique et le Maroc, une monarchie au fonctionnement dictatorial. Ce n’est pas un discours de ma part mais des faits géopolitiques et étayés ».
    Mais Marouane n’était pas d’accord. Le jeune Marocain, « un adepte de la musculation » selon ses camarades, n’a pas accepté la réalité des faits, à savoir que le royaume de « Sidi » est une monarchie absolue et corrompue, remplie d’injustices et de prisons où s’entassent des centaines de prisonniers politiques dûment catalogués par les organismes internationaux. Un royaume désenchanté où la liberté d’expression n’existe pas et où la torture a fait un grand bond en avant depuis l’avènement de l’actuel souverain.
    Et comme tous les baltagis, d’ici et de là-bas, il a fait ce qu’il devait faire pour défendre la dictature couronnée. Il a agressé son professeur qui l’a décrit comme un « Tony Montana », le personnage principal de mafieux violent du film Scarface.
    Avec des défenseurs comme le musclé Marouane, la monarchie de « Sidna » n’a pas besoin d’ennemis.

Sahara occidental : la télévision du Makhzen « traduit mal » Hillary Clinton et censure le ministre El Othmani

Par Thami Afailal, demain, 16/9/2012

Saâd-Eddine El Othmani avec son homologue américaine Hillary Clinton à Washington (Photo flickr.com)
La télévision publique du Makhzen a faussé la traduction des déclarations de la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, sur le Sahara occidental et a censuré le ministre marocain des affaires étrangères, Saâd-Eddine El Othmani.
Les méchants iraniens de la télévision publique l’ont fait récemment avec le président Mohamed Morsi lors du 16e sommet des pays non-alignés, qui s’est tenu récemment à Téhéran, quand ils ont falsifié les déclarations du chef d’Etat égyptien critiquant le régime syrien en traduisant Syrie par Bahreïn. Les gentils marocains de la télévision du Makhzen ont, à l’instar de leurs confrères barbouzes iraniens, censuré et faussé les déclarations de deux responsables gouvernementaux, l’Américaine Hillary Clinton et le Marocain Saâd-Eddine El Othmani.  
C’était jeudi dernier lors d’une rencontre entre Clinton et El Othmani qui donnait le coup d’envoi à Washington de la première session du « Dialogue stratégique Maroc-Etats-Unis ».
Dans son allocution, pour évoquer le conflit du Sahara Mme Hillary Clinton a dit « Western Sahara » (Sahara occidental), dénomination officielle utilisé par tous les organismes internationaux, l’ONU, l’UE, etc. D’ailleurs, dans son compte rendu publié sur son site, le Département d’Etat a transcrit fidèlement les propos de la ministre américaine.
Pourtant, chez nous, la télévision publique marocaine a traduit « Sahara occidental » par « cette affaire ».
On peut arguer qu’à cette hauteur du texte la traductrice de la télévision marocaine a jugé plus commode, linguistiquement parlant, de traduire « Sahara occidental » par une phrase composée du genre « cette affaire ». Or, à aucun moment « Sahara occidental » n’a été prononcé par la traductrice marocaine, celle-ci utilisant constamment la terminologie « Sahara marocain ». Comme si c’était Clinton qui le disait. Ce qui est faux.
Bien entendu, les patriotes marocains peuvent légitimement répliquer que la dénomination officielle du Sahara au Maroc est « Sahara marocain » et non « Western Sahara » comme l’a prononcé cette provocatrice de Hillary Clinton. Mais alors pourquoi le ministre marocain des affaires étrangères, Saâd-Eddine El Othmani, a lui aussi utilisé, cette fois-ci en arabe, lors de la même rencontre, le même terme : « Sahara occidental » ?  C’est ce qui ressort de la traduction officielle faite par le Département d’Etat et publiée sur son site.
The third issue is the Western Sahara issue. Maghreb – Morocco has bravely submitted a proposal for self-rule, and it considers it to be base for negotiations to reach a final agreement to this long-lasting conflict.

And I would like to extend to you, Madam Secretary, my deepest thanks for your clear position that you repeatedly reiterated, and you once again confirmed it today, considering the self-rule solution to be a realistic solution and a serious one. And Morocco is open to implement UN resolutions in participating with sincere credibility in negotiations that would lead to such a final resolution.
Pourtant, la première partie de cette phrase dans laquelle le ministre El Othmani utilisait « Al Sahrae al Gharbia » pour évoquer le conflit du Sahara a été simplement coupée par la télévision du Makhzen qui est placée sous la tutelle de son camarade barbu, Mustapha El Khalfi.
Il y a donc bien eu censure.
Il faudrait bien qu’un jour les autorités de ce pays expliquent aux Marocains pourquoi chez nous ils nous parlent de « Sahara marocain » et quand ils vont à l’étranger ils utilisent le terme « Sahara occidental ».