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mardi 16 novembre 2010

Pétition : HALTE A LA REPRESSION SANGLANTE AU SAHARA OCCIDENTAL

Pétition mise en ligne le 14/11/2010 , en partenariat avec : Signataires: ACCA, AFASPA, AFAPREDESA, APSO, ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association des Sahraouis en France, CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, Mouvement de la Paix, MRAP, Plate-forme de solidarité avec le Peuple du Sahara occidental, SURVIE, TotasproD et InTerre-Accion , ... Avec le soutien de: Les Verts, NPA, PCF, CGT, Union syndicale Solidaires, FASE ….
Elle sera envoyée à : Gouvernement marocain - Gouvernement français – Union Européenne – ONU – Conseil des droits de l’Homme de l’ONU - MINURSO – Union Africaine –
Elle prendra fin le : 10/12/2010
EXPLICATIF
Concernant le statut du Sahara occidental, il est reconnu par les Nations Unies, comme un territoire "non autonome" qui attend un referendum d'autodétermination demandé par les Nations Unies elles mêmes depuis 1960 [cf. résolutions 1514, 1541,1542 (XV) 1960 et des dizaines d’autres depuis 1975 en particulier], referendum auquel seuls les Sahraouis peuvent participer. Le problème pour les Nations Unies est donc encore un problème de décolonisation.
La Cour International de Justice ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur ce territoire, pas plus que la souveraineté de la Mauritanie (CIJ, 16/10/1975, vous pouvez décharger sur Internet l’avis consultatif, le texte entier ou le communiqué) ; en conséquence ni les Nations Unies ni une seule Nation de l’Organisation ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le territoire. La souveraineté correspond donc aux « populations du territoire », dont le recensement est en possession des Nations Unies depuis 1974 et mis à jour postérieurement.
Les Nations Unies ont condamné l’occupation du Sahara occidental par le Maroc depuis 1975 (cf. de nombreuses résolutions des Nations Unies, p. ex. RES 380/1975, RES 34 37/1979, RES 35 19/1980, etc. etc.). Finalement, le Front Polisario est le représentant légitime du peuple sahraoui, reconnu par les Nations Unies et par le Maroc lui-même.
La plupart des médias français concernant ce problème sont silencieux alors que la France a des responsabilités directes dans cette situation.
HALTE A LA REPRESSION SANGLANTE AU SAHARA OCCIDENTAL OCCUPE
PAR LE MAROC
RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL
LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS
Depuis le 10 octobre 2010, 20 000 Sahraouis avaient dressé un campement de tentes à Gdeym-Izik, baptisé « Camp de la Dignité » à 15 km de la ville de Laâyoune pour protester contre leur marginalisation, le pillage des ressources naturelles de leur pays dont ils ne bénéficient pas, exiger leurs droits sociaux et économiques et les libertés fondamentales.
Après les avoir assiégés pendant 3 semaines, les forces marocaines sont intervenues avec une brutalité particulière aux premières heures du 8 novembre, détruisant le campement, faisant de nombreuses victimes parmi les femmes, les enfants et les personnes âgées.
Les manifestations de la population sahraouie de Laâyoune qui ont suivi l'annonce de cette intervention militaire, ont été réprimées avec la même brutalité, et les forces marocaines continuent à pourchasser les Sahraouis jusque dans les maisons, à la recherche des défenseurs des droits de l'homme.
Dernière information reçue 12 11 à 21h30 : 100 mineurs ont été libérés. Il y aurait 400 détenus par la police et 300 à la gendarmerie à Laayoune. 73 sont passés devant le Procureur, dont 9 ont été libérés et 6 transférés au Tribunal militaire dont Ennama ASFAR et la chasse aux journalistes est lancéeI.
Il s'agit là d'une nouvelle et particulièrement grave manifestation de la politique coloniale du Maroc et de son refus de respecter le droit international, et le droit du peuple sahraoui à son autodétermination.
5 adresses possibles pour envoi papier individuel
- Mme Navanethem Pillay
Haut-Commissaire des Nations Unies
aux droits de l'homme
Palais Wilson.
CH-1211 Genève
- Mr le Secrétaire des Nations Unies
ONU
866 UN plazza 2nd floor
NEW YORK 10017
USA
- Mr le Président de la république
Palais de l’Elysée
75000 Paris
- Mr le Ministre des affaires étrangères et des affaires européennes
37 Quai d’Orsay
75351 Paris cedex07
philippe.errera@diplomatie.gouv. 
mailto:contact@diplomatie.gouv.

- Mr H. E. M. Gérard Araud
Permanent mission of France to ONU
245 East 47th Street 44th Floor
New York, N. Y. 10017
USA
mailto:france@franceonu.org.

- Mr le Ministre de la Justice (0,85 euros)
Place Mamounia
Rabat
Maroc
- Mr l’Ambassadeur du Maroc en France
5 rue de la Tasse
75016 Paris
mailto:info@amb-maroc.fr."info@amb-maroc.fr.

et pour signer en ligne, au choix, 3 sites complémentaires :
une lettre à adresser à vos députés sur
(repris par l’appel de Manu CHAO:
TEXTE DE LA PÉTITION
NOUS SOUSSIGNÉS, EXIGEONS
-  le respect du droit international et la mise en œuvre du référendum d'autodétermination initialement prévu en janvier 1992,
-  la fin immédiate de toute répression de la population sahraouie dans toutes les villes du Sahara Occidental occupé ainsi que dans toutes les villes du sud du Maroc où vit la population sahraouie, et le retrait des forces armées d'occupation,
-  la libération immédiate de tous les prisonniers, détenus politiques, et prisonniers d’opinion condamnés sur des motifs fallacieux de droit commun,
-  la libération de toutes les personnes arrêtées et retenues depuis le 7 novembre,
-  le libre accès de tous observateurs et journalistes internationaux,
-  la mise en œuvre d'une mission d'enquête internationale sur les évènements qui se déroulent depuis dimanche 7 novembre, le sort des personnes disparues et les conditions de décès de celles retrouvées mortes,
l'extension de la mission de la MINURSO à la surveillance du respect des droits de l'homme et à la protection de la population sahraouie, que la France cesse de s'opposer à cette extension.
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lundi 15 novembre 2010

Al Ayoune : 67 sahraouis devant la justice marocaine, plus de 50 victimes noyés, écrasés, tués par balles...

Malgré la légitimité de leur mouvement, 67 Sahraouis devant la justice marocaine
Par E.M. Le tempsdz, 13/11/2010
La machine judiciaire est mise en marche. Après les tueries et la barbarie du régime marocain, voici la nouvelle trouvaille d'un gouvernement aventurier qui se permet, en plus de tuer, de juger des militants convaincus de la justesse de leur cause.
Plus de soixante personnes seront présentées devant la justice, dont six devant un juge militaire, selon une source judiciaire.
67 personnes ont été déférées devant le parquet. «Sept parmi les mis en cause ont bénéficié d'un non-lieu, six autres ont été déférés devant le directeur de la justice militaire pour compétence», a précisé un communiqué du parquet d’Al Ayoune rendu public hier. Les autres prévenus seront présentés devant le juge militaire.
C'est le cas de l'activiste et militant sahraoui Naâma Asfari qui a été retrouvé après quelques jours de disparition dans un état inhumain. Tabassé, torturé et malmené, Naâma Asfari sera présenté devant le tribunal militaire et répondra de ses actes devant un juge militaire. «Son sort est scellé, il sera condamné encore une fois pour son combat pour les droits de l'homme et ceux de ses concitoyens sahraouis», nous révèle une source.
Le Maroc opère un nettoyage ethnique au Sahara occidental. 
Ces derniers jours, il a donné le feu vert à des milices de colons marocains encadrés par des policiers en civil pour procéder à la chasse aux sahraouis à Al Ayoune, et à la destruction de leurs biens et de leurs maisons avec la liberté de battre et abattre ceux qui s'y opposent.
En même temps, la police marocaine et la gendarmerie s'activent en prenant d'assaut les maisons des Sahraouis, et en procédant à la chasse aux activistes des droits de l'homme et des militants qui encadraient le campement de Gdeim Izic pour les mettre en détention et les inculper de «crimes», pour avoir osé défier les autorités d'occupation.
Agressés et jugés !
54 personnes ont été présentées devant le juge d'instruction pour interrogatoire sur les «crimes» qui leur sont reprochés.
Le parquet a précisé qu'elles étaient poursuivies pour «crimes contre des forces de l'ordre et destruction de biens publics et privés».On se croirait au temps des monarques qui jugaient et tuaient comme bon leur semble.
Au moment où la machine judiciaire marocaine est actionnée, les familles sahraouies, de leur côté, continuent de découvrir des cadavres dans le campement de Gdeim Izic et dans les alentours.
A l'heure où nous mettons sous presse cette information, ces familles ont dénombré plus de 50 victimes, certains noyés dans des citernes souterraines, d'autres abattus par balles, ou encore d'autres écrasés par des camions.
Parmi eux, des femmes, des jeunes et des enfants
malgré la condamnation internationale qui fuse des quatre coins du globe, notamment des pays d’Amérique latine, à l'image du Venezuela, du Chili ou encore du Mexique, qui a appuyé et exigé la tenue d'une réunion du conseil de sécurité de l’onu en qualité de membre du conseil non permanent du Conseil de sécurité.
La communauté internationale, les Nations unies, l'Union européenne, la France, les forces démocratiques, les organisations de la société civile doivent réagir d'extrême urgence pour venir en aide au peuple sahraoui et mettre en place des mécanismes de protection des droits de l'homme dans le territoire, jusqu'à ce que l'on trouve une solution définitive qui garantisse le droit du peuple sahraoui à son autodétermination.
Autrement, la situation risque de prendre des proportions qui menacent de détériorer davantage la stabilité au Sahara occidental et au Maroc.

MASSACRES DE SAHRAOUIS D’EL AÂYOUNE : Le Maroc à la barre du conseil de sécurité

Par Réflexion, 15/11/2010
ONU : Son actuel président, l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant, consulte les autres pays membres de l’organe exécutif de l’ONU, afin de fixer la date de la réunion et en déterminer les modalités. Mohammed VI ne s’en sortira pas à bon compte après la tuerie qui a suivi le démantèlement du camp de Gdeim Izik, ravagé, mis à feu et à sang par les forces d’occupation marocaines. En effet, tandis que la troisième rencontre informelle entre le Maroc et le Front Polisario s’est achevée mardi sans aucune avancée notoire, le Conseil de sécurité, à l’initiative du Mexique, s’apprête à ouvrir une enquête sur les violentes attaques menées par les forces d’occupation marocaines contre le camp de Gdeim Izik et qui se sont poursuivies par une féroce chasse à l’homme dans la ville occupée d’El Aâyoune.
Cette opération militaire a entraîné la mort de 11 personnes, 723 blessées et 159 autres portées disparues (Voir l’Expression du 10/10/2010) et 163 arrestations selon le chiffre donné hier par des officiels marocains. Le bilan demeure malheureusement provisoire. La communauté internationale indignée et préoccupée a vivement réagi à ce massacre planifié et exécuté à huis clos. «Le Conseil de sécurité de l’ONU a entamé mardi des démarches à la demande du Mexique, pour convoquer une séance d’information sur les violentes attaques contre les citoyens sahraouis au Sahara occidental après l’assaut perpétré lundi par les forces marocaines contre le camp de Gdeim Izik» a indiqué l’agence de presse sahraouie SPS dans une dépêche datée du 10 novembre. Le président du Conseil de sécurité pourra compter sur les 14 autres membres qui ont exprimé leur «volonté et leur soutien» à la demande du Mexique pour que le Département des opérations de paix de l’ONU présente un rapport sur ce qui s’est passé dans les territoires occupés du Sahara occidental a ajouté la même source.
La France traditionnel allié du trône alaouite a réagi. «Il y a un problème d’urgence parce qu’à El Aâyoun les chocs ont été très violents, les incidents très graves. On ignore, à la fois dans le camp de toile et dans la ville, le nombre des blessés et le nombre des morts», a reconnu le ministre français des Affaires étrangères.
De là à penser, cependant, que Paris va cesser de soutenir le plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, il y a un pas à ne pas franchir. «La France, comme d’ailleurs le Conseil de sécurité, juge intéressante la proposition marocaine qui mérite d’être discutée», avait déclaré Bernard Kouchner, dans une interview au magazine Jeune Afrique au mois de mars 2009. «Cette proposition d’autonomie constitue la base la plus pertinente pour sortir de l’impasse. La France encourage les négociations autour de la proposition marocaine...», a renchéri,au début du mois de juillet, le Premier ministre français, François Fillon. Sur le plan de la diplomatie, les efforts déployés par l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour tenter de mettre un terme au statu quo dans lequel baigne le conflit du Sahara occidental, semblent réduits à néant après les événements dramatiques qui ont marqué les territoires occupés. Le troisième cycle de discussions informelles entre le Front Polisario et le Maroc qui se sont tenues entre le 8 et le 9 Novembre à Manhasset, près de New York, se sont achevées mardi soir sur un constat d’échec.
Le Maroc a campé, comme il fallait s’y attendre, sur sa proposition d’autonomie faisant fi de la résolution 1920 adoptée par le Conseil de sécurité le 30 avril 2010 et qui garantit au peuple sahraoui le droit de se prononcer librement quant à son avenir dans le cadre d’un référendum d’autodétermination. 
«Le Maroc et le Polisario ont tenu des discussions amples et franches sur les propositions de chacun sur le Sahara occidental, dans un esprit de respect mutuel en dépit du fait que chaque partie a continué à rejeter la proposition de l’autre comme base des négociations à venir», a confié le représentant personnel de Ban Ki Moon pour la région. Christopher Ross a annoncé un autre rendez-vous entre les deux belligérants. «Les participants ont décidé de se réunir à nouveau au mois de décembre ainsi qu’au début de l’année prochaine afin de poursuivre, selon des approches innovatrices, le processus de négociations qui a été demandé par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies» a indiqué le diplomate américain. Jusqu’à quand les portes du dialogue demeureront ouvertes? Une seule option peut mettre un terme au conflit du Sahara occidental: la tenue d’un référendum d’autodétermination. 
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/massacres-de-sahraouis-del-aayoune-le.html

Maroc : détentions illégales par Human Rights Watch

Par Christian Lowe, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser,15/11/2010
RABAT (Reuters) - Le Maroc détient fréquemment des activistes islamistes présumés dans des lieux secrets, où ils risquent de livrer de faux aveux sous la torture, accuse l'ONG Human Rights Watch (HRW).
Le gouvernement marocain a rejeté cette accusation de l'organisation de défense des droits de l'homme et assure que les arrestations et les détentions se font conformément à la loi.
Le Maroc a été salué par la communauté internationale pour l'amélioration de son bilan en matière de respect des droits de l'homme depuis l'accession au pouvoir en 1999 du roi Mohammed VI. Sous le règne de son père Hassan II, des centaines de personnes sont mortes aux mains du gouvernement.
Human Rights Watch fait cependant état d'une détérioration de la situation dans ce domaine dans le cadre d'une politique sécuritaire engagée en 2003 après la mort de 45 personnes dans des attentats suicide à Casablanca.
"Si le Maroc a manifesté une volonté politique de se doter d'une législation éclairée en matière de droits de l'homme, il lui manque la volonté politique de la mettre en oeuvre dès lors qu'il s'agit de suspects de terrorisme", écrit Sarah Leah Whitson, directrice du département Proche-Orient et Afrique du Nord au sein de HRW, dans un communiqué publié lundi.
D'après Human Rights Watch, des personnes soupçonnées de liens avec des organisations islamistes sont régulièrement enlevées par des agents en civil puis transférées les yeux bandés dans des lieux secrets de détention.
Ces suspects sont ensuite souvent détenus pendant plus de 12 jours, la durée maximale de la détention préventive, sans être présentés devant un juge ni avoir accès à un avocat ni pouvoir dire à leurs familles où ils se trouvent.
Ce rapport fondé sur les témoignages de détenus, de leurs avocats et de leurs proches, ajoute que des suspects disent avoir fourni de faux aveux sous la torture ou sous la contrainte durant leur détention.
Dans sa réponse contenue dans ce rapport, le gouvernement marocain assure qu'il lui est impossible de détenir quelqu'un au secret car le parquet supervise toutes les arrestations. Il ajoute que les accusations de torture ou de contrainte ne sont pas crédibles car les détenus ou leurs avocats ne se plaignent pas auprès des autorités comme ils en ont pourtant le droit.
Les mesures antiterroristes sont appliquées conformément à la loi et dans le respect des droits de l'homme, y compris le droit à un procès équitable, écrit encore le gouvernement.

Un Sahraoui meurt sous la torture

Par R.I., La Nouvelle République, 14/11/2010
Le corps d’un Sahraoui, âgé de 40 ans, «mort sous la torture» a été retrouvé par sa famille dans une morgue d’un des hôpitaux de la capitale sahraouie occupée (El Ayoun). «Les traces de tortures sont bien visibles sur toutes les parties du corps» de feu Daoudi Brahim Ould Najm dont la mort remonte à «deux ou trois jours», selon un proche de la victime, propos rapportés par des médias. «Le défunt, qui était père de deux enfants, aurait été torturé à mort dans l’une des casernes militaires marocaines à Laâyoune» après avoir participé aux manifestations pacifiques de lundi dernier pour dénoncer l’assaut meurtrier contre le camp de Gdeim Izik.

Le nombre de victimes qui était de 19 vendredi s’élève ainsi à 21 morts, après le décès de Daoudi Brahim Ould Najm et Ely Salem El-Ansari, qui a succombé à ses blessures mercredi dernier. En tout, le gouvernement sahraoui a estimé que le nombre de morts se chiffre par dizaines, rappelant que celui des blessés avoisine les 4 500 personnes, alors que plus de   
2 000 personnes sont détenues, indique la même source.

http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/un-sahraoui-meurt-sous-la-torture.html

"Izquierda Anticapitalista"se préoccupe de la situation au Sahara occidental.

Par le communiqué de presse de "Izquierda Anticapitalista", traduit ci-dessous, sur la situation au Sahara occidental, 10/11/2010
Depuis la répression continue et dernièrement des faits encore plus inquiétants, des faits génocidaires sont plus qu'envisagés (des centaines de Sahraouis se sont fait arrêter et ont été emmenés par l'armée marocaine, le problème est que tous ces prisonniers ne sont arrivés dans aucune prison ni aucun camp connus.)
Il est grand temps que nous engagions la solidarité et la résistance internationales!

Voir également, la page suivante qui décrit des cadavres dans les rues.

http://solidmar.blogspot.com/2010/11/des-cadavres-dans-les-rues-del-aaiun-la.html

Gauche anticapitaliste
Dans la matinée du 8 novembre il y a eu une première tentative de détruire le Camp de "Gdeim Izik" à 15km d' "El Aaiun". L'agression de l'armée marocaine a été extrêmement violente, détruisant les maisons et attaquant sauvagement leurs occupant-e-s, familles sahraouies qui essaient de dénoncer les attaques sociales et économiques contre le peuple sahraoui sur leur propre terre, en plus de réclamer leur droit à l'autodétermination.
Ces agressions se sont accompagnées de l'occupation par l'armée des camps et de la destruction des maisons dans les quartiers populaires saharaui de El Aaiun, d'arrestations massives et arbitraires par la police qui en même temps encourage les colons marocains à agresser avec des bâtons et d'autres armes les habitants de ces quartiers.Cette attaque a laissé des centaines de victimes et un nombre indéterminé de morts civils sahraouis
Depuis, la GAUCHE ANTICAPITALISTE, bien plus que de décrire la situation, veut DÉNONCER :
1-l'action de génocide du Royaume du Maroc, qui loin de vouloir chercher la négociation et trouver des solutions favorables aux multitudes(multiples) résolutions de l'ONU, qui reconnaissent le droit à l'autodétermination du peuple saharaui, provoque une situation inacceptable dans le but de trouver une solution armée au conflit. Une tentative, qui ne veut pas seulement en finir définitivement avec le conflit en assassinant le peuple saharaui, mais qui essaie aussi d'imposer sa politique expansionniste dans la zone du Maghreb.
2-la complicité du gouvernement espagnol, qui se limite à "demander aux Saharauis de rester passifs" au lieu de dénoncer la violation constante des droits de l'homme dans le Sahara Occidental et de condamner les actions génocidaires de l'armée marocaine lorsqu'elle a mis à feu et à sang le Campement de "Gdeim Izik" et les quartiers saharauis d'El Aaiun" dès son arrivée.
3-la passivité de l'Union Européenne et même de la MINURSO (Mission de l'ONU dans le Sahara Occidental) qui, loin d'intervenir pour défendre les droits des Saharauis, en rompant ses accords avec ce régime criminel, garde un silence complice.
LA GAUCHE ANTICAPITALISTE est solidaire avec le peuple sahraouiet dénonce la souffrance dans le Campement de Gdeim Izik et dans les quartiers sahraouis  d'El Aaiun. Nous voulons montrer notre solidarité, tant avec les victimes, les activistes sahraouis et le peuple sahraoui dans son ensemble.
Depuis, LA GAUCHE ANTICAPITALISTE demande la participation de l'ensemble des citoyen-ne-s à entrer dans les mobilisations qui seront appelées par le mouvement de solidarité avec le peuple saharaui et, en particulier, dans celles déjà annoncée samedi prochain, 13 novembre 2010
 http://npa05.hautetfort.com
10 novembre 2010
Izquierda Anticapitalista En la mañana del día 8 de noviembre se ha consumado el primer intento de desmontar el Campamento de Gdeim Izik, a 15 km de El Aaiun. La agresión del ejército marroquí ha sido extremadamente violenta, destruyendo las haimas y atacando salvajemente a sus ocupantes, familias saharauis que intentaban denunciar la marginación social y económica del pueblo saharaui en su propia tierra, además de reclamar su derecho a la autodeterminación.
Estas agresiones se han visto acompañadas con la ocupación y la destrucción de las casas en los barrios saharauis de El Aaiun, de detenciones masivas y arbitrarias por la policía que, al mismo tiempo, animaba a colonos marroquíes a agredir con palos y otras herramientas a los habitantes de estos barrios.
El ataque ha dejado centenares de víctimas y un número indeterminado de muertos entre los/as civiles saharauis.
Desde IZQUIERDA ANTICAPITALISTA, mucho más allá de describir la situación queremos DENUNCIAR:
1- la acción genocida del Reino de Marruecos, que lejos de querer buscar una solución negociada y favorable a la multitud de resoluciones de la ONU, que reconocen el derecho a la autodeterminación del pueblo saharaui, provoca una situación límite dirigida a buscar una salida armada al conflicto. Un intento, que no solo quiere acabar definitivamente y de forma asesina con el pueblo saharaui, sino que intenta imponer su política expansionista en la zona del Magreb.
2- la complicidad del gobierno español, que se limita a pedir “paciencia” a los saharauis en lugar de denunciar la violación constante de los derechos humanos en el Sahara Occidental y de condenar la acción genocida del ejército marroquí en su entrada a sangre y fuego tanto en el Campamento de Gdeim Izik como en los barrios saharauis de El Aaiun
3- la pasividad de la Unión Europea y de la propia MINURSO (Misión de la ONU en el Sahara Occidental) que lejos de intervenir para defender los derechos de los saharauis, rompiendo sus acuerdos con ese régimen criminal, mantiene un silencio cómplice.
IZQUIERDA ANTICAPITALISTA se solidariza con el pueblo saharaui y denuncia la situación que padece tanto en el Campamento de Gdeim Izik como en los barrios saharauis de El Aaiun. Queremos mostrar nuestra solidaridad, tanto con las víctimas, los activistas saharauis y al pueblo saharaui en su conjunto
Desde IZQUIERDA ANTICAPITALISTA, pedimos la participación de todos/as los/as ciudadanos/as en las movilizaciones que convoque el movimiento de solidaridad con el pueblo saharaui y, en particular, en la ya anunciada para el próximo sábado 13 de noviembre en Madrid.
10 de Noviembre de 2010

Répression des autorités marocaines à l’égard de la presse étrangère

Par Chahid El Hafed, 'SPS), 13 novembre 2010
Le CPJ s’inquiète des pressions et de la répression des autorités marocaines à l’égard de la presse étrangère
 Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), a appelé, dans un communiqué rendu public vendredi, les autorités marocaines à "laisser les journalistes travailler en toute liberté dans les territoires occupés du Sahara occidental".
"Le CPJ s’alarme du climat d’hostilité croissant envers les journalistes espagnols au Maroc, qui s’est traduit par les mesures et les instructions officielles afin de les empêcher d’assurer la couverture médiatique des violences dans le Sahara occidental", est-il affirmé dans le document.
Lundi dernier, au moins dix journalistes ibériques, qui escomptaient rallier la ville occupée d’El Aaiun par avion, se sont vus interdits de déplacement. "Royal Air Maroc a annulé leurs réservations, les informant qu’il leur était interdit d’acheter d’autres billets", s’indigne le CPJ.
De même, plusieurs journalistes espagnols ont été attaqués alors qu’ils couvraient, vendredi dernier à Casablanca, le procès d’activistes sahraouis. "La foule les a pris à partie, leur crachant dessus et les insultant. Deux d’entre eux ont été roués de coups", rapporte le CPJ.
Les Espagnols ne sont pas les seuls à essuyer les foudres des Marocains puisqu’un correspondant de presse américain et un activiste sahraoui des droits de l’homme ont été violentés, mardi dernier, par des officiers de la police marocaine, qui les auraient battus à coups de matraque.
"Nous appelons le Maroc à garantir à tous les journalistes le libre accès à El Aaiun et à ouvrir des enquêtes quant à ces attaques", a déclaré Mohamed Abdel Dayem, coordinateur du Moyen orient et Afrique du nord auprès du CPJ. (SPS)
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/le-cpj-sinquiete-des-pressions-et-de-la.html
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14 novembre 2010
El Aaiun (territoires occupés), 14/11/2010 (SPS) Les autorités marocaines ont empêché samedi soir, d'une manière "dégradante" un membre du Parlement allemand (Bund Stagg), Mme Sevim Dagdelen, d’entrer à la capitale occupée du Sahara occidental, El Aaiun, l’obligeant à reprendre l’avion à destination de Casablanca (Maroc), a indiqué un communiqué du groupe parlementaire du parti de la gauche allemande, qu’elle préside.
"Les forces de sécurité et l'armée marocaines m’ont conduits sauvagement pour me contraindre à reprendre l’avion", a dit Mme Sevim, précisant que les autorités marocaines "ne veulent pas que l'opinion publique internationale sache la réalité des crimes commis par le Maroc contre les citoyens sahraouis".
"C’est un grand scandale et un comportement inacceptable d'empêcher un membre du parlement allemand de s’enquérir sur le terrain de la réalité des événements dont la ville d’El Aaiun a été le théâtre la semaine dernière", a-t-elle regretté.
Pour la députée allemande, "si les autorités marocaines traitent une eurodéputée et diplomate, il faut s’imaginer le cas chez les citoyens sahraouis", a-t-elle constaté.
Le Maroc avait empêché de nombreuses personnalités et des délégations parlementaires européennes l'accès de la ville d’El Aaiun, assiégée par les forces d’occupation marocaines depuis le début des manifestations pacifiques réclamant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et l’assaut meurtrier contre le camp de Gdeim Izik et les manifestations d’El Aaiun occupée. (SPS)

dimanche 14 novembre 2010

Sahara Occidental : Le Conseil de sécurité doit donner des réponses sur la "répression marocaine"

Sahara Occidental : l’étau se resserre sur le Maroc
Par diaspora Saharaui, 14/11/2010
Le Conseil de sécurité jouera sa crédibilité demain 15/11 quand il examinera une requête du Front Polisario : envoi d’une mission d’enquête à El Ayoune occupée, extension de la mission de la Minurso à la surveillance du respect des droits de l'homme et à la protection de la population et mise en œuvre du référendum d’autodétermination promis en …1991 contre un cessez-le-feu avec le Maroc.
Outre cette demande du mouvement sahraoui qui éprouve de plus en plus des difficultés à contenir une base en colère, le Conseil de sécurité doit répondre à des dizaines de parlements, de syndicats et d’ONG internationales qui veulent une enquête sur la « répression marocaine », eux aussi.
Une pétition pour la mise en œuvre d’une enquête internationale  
sur ce qui se passe depuis le 8 novembre à Al Ayoune après l’attaque marocaine de Gdeym Izik, a été lancée par plus de 60 associations membres du comité international du Forum social mondial.
Dans un texte remis aux gouvernements marocain et français, à l’Union européenne, à l’ONU, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à la Minurso et à l’Union africaine, les signataires exigent que cette enquête se penche sur le « sort des personnes disparues et les conditions de décès de celles retrouvées mortes », suite aux « événements » du 8 novembre dernier. Les cosignataires exigent aussi, un, la fin immédiate de toute répression de la population sahraouie dans toutes les villes du Sahara occidental, deux, le retrait des forces armées d'occupation », trois la libération « immédiate » de tous les prisonniers, détenus politiques et prisonniers d’opinion condamnés sur des « motifs fallacieux de droit commun » et la fin de black-out. Le Polisario fait état de plus de 2000 personnes disparues.
Reporters sans frontières et le Comité pour la protection des journalistes qui ont fermement condamné le carnage « sans témoins » d’El Ayoune, ont appelé Rabat qui a bloqué « l’accès à l’information des journalistes étrangers » en les « expulsant du Sahara, manu-militari à « cesser la censure sur les événements en cours » à El Ayoune. « Le royaume doit faire face à ses responsabilités » écrit RSF. Autrement dit « montrer le vrai visage de son régime » dixit l’eurodéputée suisse Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne Europe écologie qui semble avoir saisi la raison qui a poussé près de 30.000 sahraouis à rejoindre le campement de Gdeym Izik « Lassés par 35 ans d'occupation militaire marocaine, attendant en vain depuis 19 ans que la voie diplomatique les rende maîtres de leur avenir, les Sahraouis des territoires occupés ont décidé, ces dernières semaines, de dire au monde que cet immobilisme de la communauté internationale leur est devenu insupportable » dit-elle déplorant et la pression et les chiffres de morts et de blessés qui « ne cessent de s'aggraver » depuis l’assaut. Parallèlement à ces pressions sur les « quinze », les Espagnols battent sans discontinuité le pavé. Ils demandent à José Luis Rodriguez Zapatero, leur chef du gouvernement d’assumer ses responsabilités. Les réfugiés sahraouis qui commencent à douter de la « sincérité » de l’ONU s’impatientent. Certains veulent reprendre les armes.
 Si le Maroc n’a rien à se reprocher à Al Ayoune, pourquoi dans ce cas, a-t-il bloqué pendant plusieurs jours l’accès aux médias ?
Y compris à un des siens. Ali Lmrabet a été empêché par les autorités de son pays, de prendre l’avion pour El Ayoune à partir de l’aéroport de Casablanca.

Maroc : Un verset du Coran censuré
“En vérité, quand les rois entrent dans une cité ils la corrompent, et font de ses honorables citoyens des humiliés. Et c'est ainsi qu'ils agissent". (Coran, verset 34, sourate 27 (Annaml))

Le Maroc doit enquêter sur les événements ayant fait plusieurs morts dans un camp de protestataires au Sahara occidental

Par Amnesty International,11/11/2010
Les autorités marocaines doivent ouvrir une enquête indépendante sur les événements qui ont fait un certain nombre de morts et de blessés à Gadaym Izik, camp de protestataires situé près de Laayoune, au Sahara occidental, a déclaré Amnesty International ce jeudi 11 novembre 2010.
D'après le gouvernement, neuf personnes, dont huit membres des forces de sécurité, sont mortes au cours des opérations menées lundi 8 novembre et le lendemain.
Des militants locaux des droits humains ont raconté à Amnesty International que des témoins ont vu 11 habitants du camp allongés sur le sol, blessés. Certains perdaient du sang, tandis que d'autres souffraient de brûlures.
Les forces de sécurité ont frappé les habitants et fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau chaude
« Il est clair que nous sommes face à un événement très grave, qui menace d'attiser de nouvelles tensions au Sahara occidental, a expliqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.
« Les autorités marocaines doivent ouvrir sans délai une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé et envisager de demander leur aide aux Nations unies.
« Nous devons savoir ce qui a déclenché cette opération et si la force utilisée était raisonnable et proportionnée ou excessive. En cas de recours à une force excessive, les responsables doivent rendre des comptes. »
D'après les témoignages qu'a reçus Amnesty International, les habitants n'ont appris l'action imminente des forces de sécurité que vers 6 heures du matin, lundi 8 novembre, lorsqu'un hélicoptère s'est mis à survoler le camp et qu'on leur a ordonné de quitter les lieux.
Quelques minutes plus tard, les forces de sécurité auraient pénétré de force dans le camp, frappant les habitants et faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau chaude pour les contraindre à sortir de leurs tentes, qui ont ensuite été incendiées ou rasées.
Les autorités marocaines affirment que l'opération s'imposait afin de libérer des personnes retenues dans le camp contre leur gré. Elles ajoutent que les forces de sécurité ont rencontré une vive résistance.
Selon l'agence de presse marocaine officielle, cinq policiers ou agents des forces de sécurité ont été tués lors de cette opération et trois autres ont succombé à leurs blessures le lendemain, tandis qu'un Sahraoui a été tué accidentellement par une voiture de police qui circulait à vive allure à Laayoune. Une enquête a été ouverte sur sa mort, selon les autorités.
Cependant, peu d'informations ont filtré de la part des personnes se trouvant dans le camp, qui ont été contraintes de partir. Le site a véritablement été bouclé par les forces de sécurité marocaines.
À Laayoune, à quelques kilomètres à l'ouest du camp, des manifestants auraient attaqué et endommagé des bâtiments publics, des banques, des magasins et d'autres biens au lendemain de l'opération menée par les forces de sécurité.
Gadaym Izik est un campement composé de tentes et d'abris de fortune où se sont installés à la mi-octobre des milliers de Sahraouis, pour protester contre la marginalisation dont ils s'estiment victimes de la part des autorités marocaines. Ils demandent du travail et des logements convenables.
Les Sahraouis estiment que, bien que natifs du Sahara occidental, ils ne reçoivent pas une part équitable des bénéfices tirés des ressources naturelles et des terres de la région. En outre, les autorités locales ne prêtent pas l'oreille à leurs revendications concernant l'amélioration de leurs conditions socio-économiques.
Les violences commises lundi 8 novembre ont coïncidé avec l'ouverture de nouvelles discussions informelles sur l'avenir du Sahara occidental entre les autorités marocaines et le Front populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), qui appelle de ses vœux l'indépendance du Sahara occidental et dirige un gouvernement autoproclamé en exil – la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ces pourparlers ont été organisés à New York à l'instigation de l'envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross.
« Ces derniers événements illustrent une fois encore qu'il est indispensable d'inclure un volet de surveillance des droits humains dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), organe chargé de surveiller l'application du cessez-le-feu signé entre le Maroc et le Front Polisario il y a près de 20 ans, en 1991, a confié Malcolm Smart.
« L'absence d'un tel volet a miné l'efficacité de la MINURSO et permis que des atteintes aux droits humains soient perpétrées sans faire l'objet d'enquêtes adéquates. »

Communiqué PADS sur l'agression d'Ahmed Marzouki à Bruxelles


  فرع بلجيكا  Section de Belgique, Bruxelles,  12/11/2010

Communiqué

Nous avons appris avec stupéfaction par les médias que, ce mercredi 10 novembre 2010, Monsieur Ahmed Marzouki, survivant du mouroir de Tazmamart, a été agressé en début de soirée dans les rues de Bruxelles par deux inconnus qui l'ont roué de coups et insulté en dialecte marocain.
Le récit de Monsieur Ahmed Marzouki, tel qu’il est rapporté par les médias, nous renvoie aux opérations commando des années de plomb, dont beaucoup de citoyens ont été victimes pour leur unique sympathie avec les opposants au régime makhzanien.

Monsieur Ahmed Marzouki est invité en Belgique pour la présentation du film « TAZMAMART rencontre d’un ancien détenu » et d’une série de conférences en tant que victime et survivant du sinistre bagne de Tazmamart et sur l'évolution des droits humains au Maroc.
Les pratiques du Makhzen ont été édulcorées mais en réalité n’ont jamais changé; les menaces, les intimidations, les agressions, les arrestations et les disparitions continuent.
Nous, militants du PADS fédération d’Europe-section de Belgique, dénonçons avec force ces pratiques d’un autre temps.
Nous soutenons le combat de Monsieur Ahmed Marzouki pour sa dignité et la dignité de ses camarades.
Nous sollicitons des autorités belges de faire toute la lumière sur cet acte odieux et de poursuivre les coupables.
Pour finir avec ces pratiques moyenne-âgeuses, nous lançons un appel à tous les militants marocains épris de liberté et de justice, préoccupés du devenir du Maroc et de son peuple, de s’engager dans une lutte unitaire pour une constitution démocratique émanant du peuple et pour le peuple, qui garantirait la véritable séparation des pouvoirs, seule garante de la souveraineté du peuple marocain et qui préserverait la dignité du citoyen marocain où que soit son lieu de résidence.
كريم وشاشا            karimouchacha@gmail.com>

Terreur makhzénienne à Toulouse : ils empêchent la projection-débat d'un film sur le Sahara occidental

Les sbires du makhzen et leurs béni oui-oui à Toulouse ont frappé vendredi soir au centre de la ville rose. Ils ont, par leur attitude menaçante, provoqué l'annulation d'une projection-débat, organisée par l'association Égalité Toulouse Mirail, du film Une république en exil, de Cheikh Djemaï, retraçant la vie des réfugiés sahraouis à Tindouf, en ouverture de la Semaine de la Solidarité Internationale.
Voici le communiqué de l'association organisatrice sur cet événement très inquiétant. Le Makhzen aurait-il l'intention d'organiser une Marche verte pour conquérir de nouveaux territoires ?
Quand le régime marocain censure un film à Toulouse!
Ce soir vendredi 12 Novembre le film "Une république en exil" sur le Sahara Occidental- où viennent d'éclater des émeutes sévèrement réprimées (on parle de d'une dizaine de morts et de centaines de blessés,sans compter les disparus sahraouis) n'a pu être projeté au Sénéchal ( prévu de longue date dans le programme de la Semaine de la Solidarité Internationale).
 Une centaine de personnes scandant "le Sahara est marocain", avec mégaphone et banderolles,ont bloqué la rue de rémusat à partir de l'heure de projection.
Les organisateurs ont préféré annuler la séance.
Rappelons que l'association ETM 31 propose des films-débats sur la question des droits de l'homme et mène des actions purement pacifiques et humanitaires,en lien avec Amnesty et la FIDH, sans prendre parti dans les conflits extérieurs,sinon dans le seul sens de l'ouverture des discussions,et de l'écoute de toutes les parties sur la base des réalités.
Dans le cas du Sahara Occidental nous soutenons les travaux de l'ONU pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination .
Nous ne pouvons que regretter l'attitude vindicative de nos amis marocains sur cette question, nous les appelons au dialogue constructif et au respect des libertés!
Par ailleurs le film même "clandestin" -sic!- continue son chemin, même à Toulouse pas encore monarchisée!
Nous appelons les organisations démocratiques à le diffuser partout!
Contactez-nous!

Déclaration commune relative aux derniers événements dramatiques de Laâyoune

Par les associations signataires, Paris, 12/11/2010
Déclaration commune
Ce lundi 8 novembre 2010, les autorités marocaines ont procédé, par l’emploi de la force, au démantèlement du campement de tentes « Gdim Izik » implanté aux faubourgs de Laâyoune au Sahara.
Ce campement mis en place dès le 19 octobre abrite des milliers de familles. Il est présenté par ses initiateurs comme une forme de protestation de la population locale pour alerter sur la détérioration de ses conditions de vie. Il va vite cristalliser l’attention de l’opinion publique et constituer un point d’achoppement du conflit.
Si le campement a été le lieu d’expression des revendications sociales et contre l’injustice, pour certains, cette manifestation est un « acte politique » significatif visant à mettre en avant les thèses des défenseurs de l’autodétermination du Sahara. Pour d’autres, ce campement est devenu « le refuge de repris de justice qui prenaient en otage des familles ».
En dépit des négociations ouvertes sur les revendications de la population du campement et la formulation de quelques premières propositions de solutions, la tension était vive. C’est ainsi que dès le dimanche 24 octobre, un jeune de 14 ans, Najem ELgarhi, a été tué et 5 autres blessés suite à « un échange de tirs au moment où leur voiture voulait forcer un barrage ».
La situation s’est fortement envenimée au matin du lundi 8 novembre, lorsque les forces de l’ordre marocaines (police, gendarmerie, forces auxiliaires) ont investi le campement et ont procédé à son évacuation et à sa destruction. Une opération périlleuse, puisqu’elle a donné lieu à de graves accrochages avec les contestataires et à de violents affrontements notamment dans les quartiers de la ville de Laâyoune. Le bilan est accablant. Selon les autorités marocaines, il y aurait 11 personnes mortes dont 10 parmi les forces de l'ordre et l’arrestation de 163 personnes. D’autres sources parlent de plus de victimes parmi les civils, de centaines de blessés et de plusieurs disparitions. Certaines images démontrent le niveau de la violence meurtrière et la brutalité des affrontements.
Un blocus a été organisé sur la région puisque de nombreux journalistes et observateurs internationaux ont été empêchés de s’y rendre dans l’immédiat.
Pour nous, associations et organisations signataires qui mettons au cœur de nos actions la défense de la dignité et de la vie humaine, nous ne pouvons que :
- dénoncer l’usage de la violence et de la brutalité qui aboutissent à la mort d’êtres humains et ce d’où qu’elles viennent.
- réaffirmer notre attachement à la prise en compte des revendications sociales des populations qui se plaignent de la détérioration de leurs conditions de vie ;
Tout en présentant nos sincères condoléances aux familles endeuillées par la mort brutale de leurs proches, nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées, et en attendant les rapports des acteurs de la société civile marocaine qui se sont rendus à Laâyoune, nous exigeons des autorités marocaines :
- de permettre aux ONG et observateurs nationaux et internationaux de mener leurs propres missions d’investigations sur ces événements aussi bien tragiques que condamnables ;
- de procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et, s’il devait y avoir un procès, de faire bénéficier ces personnes de leurs droits, notamment de celui de la présomption d’innocence jusqu’à preuve de leur culpabilité et celui des garanties nécessaires à leur défense ;
Nous, associations signataires, restons, comme de nombreuses organisations partenaires et amies, préoccupées par la tension qui règne aujourd’hui au Sahara.
Cette situation nous interpelle et exige de nous plus de vigilance et de détermination pour poursuivre le travail initié depuis de longues années au sein des structures telles que le FSMAG (Forum Social Maghrébin) et la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains).
Nous nous attachons à œuvrer en commun et en concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile de la région pour réclamer la résolution pacifique et démocratique du conflit su Sahara sous l’égide de l’ONU. Ce conflit n’a que trop duré avec son train de drames dont souffrent les peuples de la région. Il constitue une entrave réelle à l’édification de l’unité du Maghreb, tant souhaitée et attendue par nos peuples et l’ensemble de la communauté internationale.

Premiers signataires :
AMF (Association des Marocains en France)
ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc)
ATF (Association des Tunisiens en France)
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
IDD (Immigration Développement Démocratie)
CRLDHT (Comité pour le Respect et des Droits d e l'Homme en Tunisie)
Na’oura (Groupe de Solidarité Belgique – Maroc)
UTIT-SPIF (Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens –Paris Ile de France)

samedi 13 novembre 2010

Amnesty International dénonce la « brutalité délibérée » à El-Ayoun

Par La Rédaction Donne ton avis, le 12/11/ 2010

L’ONG des droits de l’homme Amnesty International a dénoncé la « brutalité délibérée » des forces marocaines d’occupation à El-Ayoun. « Cette brutalité est délibérée et tous les témoins ont été écartés.
Journalistes, avocats, parlementaires, ONG sont interdits d’entrée » au Sahara Occidental pour vérifier l’ampleur des événements à El-Ayoun occupée, souligne l’ONG, après avoir rappelé l’attaque par les forces marocaines d’occupation du « camp de la liberté », érigé par la population sahraouie en lutte pacifique pour son droit à l’autodétermination.
« Lassés par 35 ans d’occupation militaire marocaine, attendant en vain depuis 19 ans que la voie diplomatique les rende maîtres de leur avenir, les Sahraouis des territoires occupés ont décidé, ces dernières semaines, de dire au monde que cet immobilisme de la communauté internationale leur est devenu insupportable », poursuit Amnesty International, évoquant les mouvements de la population sahraouie hors des villes occupées, en signe de protestation contre son statut de peuple colonisé.
« C’est précisément lundi 8 novembre, jour de l’ouverture sous l’égide des Nations unies de nouveaux pourparlers Maroc-Front Polisario que les forces de répression marocaines se sont lancées à l’attaque d’une population civile désarmée », a rappelé l’ONG, estimant que le bilan des victimes « va s’alourdir puisque les forces armées et de police continuent leurs ratissages dans El-Ayoun avec une extrême violence ».
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