Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est enquête indépendante. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enquête indépendante. Afficher tous les articles

vendredi 29 août 2014

Le bureau central de l’AMDH : considère l’arrestation des camarades OUSSAMA HOUSN et WAFAE CHARAF comme arbitraire

Le bureau central de l’Association Marocaine des Droits Humains:
Considère l’arrestation des camarades OUSSAMA HOUSN et WAFAE CHARAF comme arbitraire, comme atteinte aux engagements du MAROC en matière de lutte contre la torture, un message d’intimidation à tous ceux qui ont été objets de torture et un soutien pour la poursuite de la politique d’impunité; en ce sens le bureau central réclame leur libération et l’abandon de toute poursuite à leur encontre.
Lorsque le ministère de la justice et des libertés a annoncé sa volonté d’enquêter sur les plaintes d’enlèvement, de torture et de mal-traitance à l’encontre de OUSSAMA HOUSN et WAFAE CHARAF, suite à la demande du bureau central d’ouverture d’enquête, une certaine croyance modérée a voulu croire, que peut-être l’ETAT allait répondre aux demandes du mouvement des droits humains national et international ainsi qu’aux recommandations de l’instance EQUITE ET RECONCILIATION et des instances internationales relatives à l’interdiction de la torture et aux agissements humiliants en attendant la  mise en place de l’ instance nationale de protection contre la torture , comme  l’augure l’approbation du MAROC du protocole relatif à la convention contre la torture ; sauf que les événements actuels et les dépassements qui les ont accompagnés n’ont fait que confirmer,  d’une part, l’aspect contradictoire du discours de l’ETAT en matière de droits humains, (discours qui reflète l’asymétrie entre les slogans apologistes et la réalité déprimante et amère) et d’autre part l’absence d'une bonne représentation des règles et principes du droit international des droits humains qui, sans elles, les droits et libertés reconnus ainsi que les engagements demeurent, à n’en point douter, des vœux et aspirations.
En ce sens, le suivi des péripéties et déroulement du procès des défenseurs des droits humains et activistes du mouvement du 20 février OUSSAMA HOUSN et WAFAE CHARAF montre, de façon catégorique, une série de violations et de dysfonctionnements majeurs quant aux conditions d’équité et  d’indépendance des investigations, aux mesures saines quant à l’application des procédures législatives lors  du procès et l’instauration de bases pour un jugement équitable.
C’est ainsi que l’Association Marocaine des Droits Humains, lors du suivi de ce dossier, a enregistré ce qui suit (faisant fi des campagnes de dénigrement à son encontre et à l’encontre des victimes):
1-En ce qui concerne les conditions et l’équité des investigations et enquêtes préliminaires:

Si le manuel pour enquêter et documenter efficacement la torture et les autres traitements cruels, inhumains ou dégradants plus connu sous le nom de protocole d’ISTAMBUL publié par la délégation des nations unies des droits humains en 2004, oblige, dans son article 3 : l’investigation légale en matière de torture et notamment dans le paragraphe 88 de la section C: les procédures d’investigation en matière de torture ; la rencontre avec la victime et les témoins; en ce sens que l’ETAT doit protéger «les individus qui se plaignent de torture ainsi que les témoins et leurs familles des violences ou des menaces de violence ou de n’importe quelle forme de menace dans le cadre de l’investigation » ainsi « du fait de la nature des cas de torture et de l’état dépressif des victimes »le paragraphe 89 stipule « dès le début du processus, il faut informer l’individu supposé victime, aussitôt que possible, de la nature des procédures et de la cause du recours à son témoignage, de la probabilité d’utiliser les témoignages à son encontre… L’individu est alors en droit de refuser la coopération en matière d’investigation totale ou partielle. Par ailleurs il faut faire en sorte de fournir tous les efforts pour harmoniser les investigations avec l’agenda et les souhaits de la victime…».

Or, contrairement à cela et au mépris de la recommandation du paragraphe 18 des remarques formulées par le comité de lutte contre la torture à l’adresse de l’ETAT marocain, recommandation qui stipule : «  que l’ETAT partie doit protéger les plaignants et les témoins de toutes formes de mauvais traitements ou menaces du fait de leur plainte ou témoignages » il a constaté, dès le début, dans le cas de OUSSAMA HOUSN et WAFAE CHARAF de la suspicion quant à leur plainte, et ont été considérés tout le long de la procédure comme des accusés et non comme victimes ; ainsi l’investigation/interrogatoire a recouru à tous les moyens pour les confondre et les mettre dans l’impossibilité de fournir des preuves matérielles qui peuvent confondre les supposés accusés, en multipliant les visites et convocations, en condensant les séances d’interrogatoires et simulations pour les amener à se rétracter, sachant que l’accusation n’a pas cité nommément les instances sécuritaires. Ces agissements ont nui à leur état de santé du fait de la pression psychologique exercée par des  agents de la police judiciaire.
En ce sens, les investigations de la police judiciaire supervisée par le procureur général ont fait fi des principes et procédures suscitées, ce qui impose à l’ETAT comme le stipule le paragraphe 5 A » des principes d’investigation et documentation « de recourir à des investigations par une commission indépendante ou toute autre procédure similaire » ; il s’est avéré également que la procédure d’investigation est incomplète du fait du manque d’expertise ou d’impartialité ou de pratiques abusives manifestes ou tout autre pratique ; le choix des membres de cette commission doit cibler des personnes connues pour leur professionnalisme, leur intégrité et leur indépendance.
2- Quant  à la procédure d’établissement de l’accusation : 
 il faut souligner que le droit national a primé sur le droit international des droit humains qui a porté une attention particulière aux victimes. Ainsi, bien que le MAROC ait ratifié la convention contre la torture et toutes formes de pratiques et traitements cruels, inhumains et dégradants , convention qui stipule dans son article 13 «Tout Etat partie assure à toute personne qui prétend avoir été soumise à la torture sur tout territoire sous sa juridiction le droit de porter plainte devant les autorités compétentes dudit Etat qui procéderont immédiatement et impartialement à l'examen de sa cause. Des mesures seront prises pour assurer la protection du plaignant et des témoins contre tout mauvais traitement ou toute intimidation en raison de la plainte déposée ou de toute déposition faite» sachant que les articles 15 et 21 du protocole facultatif se rapportant à la convention, que le MAROC a également adopté, interdisent « toute sanction à l’encontre d’un individu ou organisation » du fait qu’ils ont rapporté des informations « véridiques ou fausses » aux parties concernées par ces plaintes. Au lieu de cela l’accusation , en contradiction totale avec les obligations du MAROC en matière de respect du droit international humanitaire et même avec  le préambule de la constitution de 2011 ( qui stipule que le MAROC donne la primauté au référentiel international des droits humains sur le droit national dès sa publication) a formulé l’accusation en fonction du droit pénal marocain transformant ainsi la dénonciation de torture « en fausse information » et « dénonciation de crime inexistant » ; en fait les deux plaintes ont été déposées contre X. ; pire encore, les dispositions de la partie 2 de l’article 445 du code pénal qui stipulent que la plainte soit abandonnée avant de recourir à la procédure de poursuite n’ont pas été respectées.
3-Le non respect des principes et indicateurs du jugement équitable : ce non respect peut être constaté à travers :
· La privation du droit d’assistance par un avocat comme cela a été le cas pour OUSSAMA HOUSN lorsqu’il a été présenté à la séance d’interrogatoire devant M. le procureur du ROI au tribunal de première instance d’AIN SBAA de CASABLANCA. L’interrogatoire s’est déroulé la nuit en l’absence de sa défense;
· La prise de la décision d’arrestation en violation du principe d’innocence, et la publication de communiqués qui supposent l’incrimination en contradiction avec les recommandations de la commission des droits humains dans son commentaire général N° 32 et qui considère «la présomption d’innocence, qui est essentielle au respect des droits humains, oblige l’accusation de fournir des preuves, comme il suppose de s’abstenir d’accuser avant que de prouver l’accusation de manière catégorique… comme il est du devoir  des  pouvoirs de s’abstenir de porter des accusations avant le jugement en refusant de faire des déclarations qui incriminent l’accusé…. Les médias doivent s’abstenir de rapporter des informations qui risquent de nuire au principe d’innocence »;
· Le refus de permettre aux accusés et à leurs défenses d’utiliser et de discuter « les preuves » ; c’est ainsi que la défense de l’accusé OUSSAMA HOUSN par exemple, mais  c’est aussi le cas de la défense de WAFAE CHARAF, a été privée de visionner les films des caméras de la banque, de l’établissement de vente de droguerie et du café ainsi que  l’enregistrement  du témoin qui a prétendu être avec  OUSSAMA au moment où il a prétendu être enlevé ; comme il a été refusé d’exposer l’intégralité du contenu des disques lors du jugement ; tout ceci porte atteinte au droit « de prendre connaissance des documents et autres preuves, que l’accusation compte présenter devant le tribunal soit pour confirmer soit pour infirmer l’accusation » comme l’a stipulé la commission citée ci-dessus;
· L’écoute du téléphone de WAFAE CHARAF et celui des membres de sa famille et même l’accès à ses e-mail avant l’autorisation du premier président de la cour d’appel suite à la demande du procureur du roi comme le stipule l’article 108 du code de procédure pénale; 
· Le refus de convoquer tous les témoins ainsi que les personnes qui ont rédigé les procès verbaux malgré la demande de la défense;
· La tentative de poursuivre BOUBKER EL KHAMLICHI qui a transporté WAFAE CHARAF de son domicile à l’hôpital après l’agression dont elle a été l’objet (le médecin avait constaté les séquelles de l’agression et avait délivré un certificat médical qui l’atteste)sous l’accusation de participation à une plainte mensongère en l’absence de tout fait ou données qui attestent cette accusation ; ceci laisse penser que le but de cette poursuite est d’éloigner BOUBKER EL KHAMLICHI de témoigner dans cette affaire.
Compte tenu des faits et considérants, le bureau central de l’Association Marocaine des Droits Humains, tout en rappelant au ministère de la justice et des libertés le dossier des cas avérés documentés par les lieux de détention et de torture ainsi que des noms des responsables, dossier qui a été déposé au ministère en juillet 2013 (c'est-à-dire bien des mois avant l’apparition des cas de OUSSAMA HOUSN et WAFAE CHARAF) s’interroge sur les raisons de cette discrimination délibérée quant au traitement des dossiers ; le bureau central considère que les arrestations, jugements et condamnations  de OUSSAMA HOUSN et WAFAE CHARAF :
·     Montre un désengagement de l’ETAT marocain de ses obligations internationales en matière de droits humains et une violation de ses engagements en matière de cessation des tortures et toutes formes de traitements cruels inhumains et dégradants;
·     Considère la détention comme arbitraire, sans aucun fondement juridique et manquant de preuves tangibles indiscutables;
·     Présentent les plus mauvaises pratiques en matière de traitements des déclarations de ceux qui allèguent qu’ils ont été l’objet de torture, comme ils sous-entendent une menace pour toute personne qui décide de dénoncer la torture ; par conséquent, cette pratique ne fera que renforcer et pérenniser ce phénomène condamnable ainsi que la politique de l’impunité.
Compte tenu de ce qui précède le bureau central réclame la libération des deux détenus et l’abandon des poursuites à leur encontre ; comme il se tient prêt à s’engager dans toutes les initiatives et campagnes nationales et internationales qui visent leur libération.
Le bureau central:
RABAT, LE 22 AOUT 2014.
=======================================
المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان:
يعتبر اعتقال الرفيقين أسامة حسن ووفاء شرف اعتقالا تعسفيا وإخلالا بالتزامات المغرب في مجال مناهضة التعذيب، ورسالة تخويفية لكل من مورس عليه التعذيب، وتعزيزا لاستمرار سياسة الإفلات من العقاب، ويطالب بإطلاق سراحهماوإسقاط المتابعة في حقهما.
حين أعلنت وزارة العدل والحريات عن مباشرتها لعملية البحث والتحقيق في شكايتي تعرض كل من أسامة حسن ووفاء شرف للاختطاف والتعذيب وسوء المعاملة، بعد مطالبة المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان بذلك، ساد نوع من الاعتقاد المشوب بالحذر، بأنه لربما هناك نية للاستجابة لمطالب الحركة الحقوقية الوطنية والدولية، وتوصيات هيئة الإنصاف والمصالحة والآليات الأممية، في شأن القضاء على التعذيب وغيره من ضروب المعاملة أو العقوبة القاسية أو اللاإنسانية أو المهينة، تمهيدا لإنشاء الآلية الوطنية للوقاية من التعذيب، كما يقتضي ذلك تصديق المغرب على البروتوكول الملحق باتفاقية مناهضة التعذيب؛ غير أن ما تمخضت عنه التطورات اللاحقة لهذا الملف، وما صاحبه من تجاوزات لم تعمل؛ من جهة، إلا على إعادة التأكيد على الطابع المتناقض والمزدوج لخطاب الدولة في مجال حقوق الإنسان، القائم على التقابل الحاد بين الشعارات المنمقة والواقع المحبط والمر؛ ومن جهة أخرى، على غياب تمثل فعلي للقواعد والمبادئ الموجهة للقانون الدولي لحقوق الإنسان، والتي بدونها تضحي كل الحقوق والحريات المكفولة بموجب هذا القانون، وجميع الالتزامات الخاصة والعامة المترتبة عنه مجرد نوايا وتطلعات ليس إلا.
وفي هذا السياق فإن الرصد الحقوقي لأطوار ومجريات التحقيق والمحاكمة، التي خضع لها المدافعان الحقوقيان والنشيطان في حركة 20 فبراير أسامة حسن ووفاء شرف، يكشف، بما لا يدع مجالا للشك، عن جملة من الخروقات والإخلالات الجوهرية بشروط نزاهة واستقلالية التحقيقات، وبسلامة الإجراءات القانونية لإقامة الدعوى، وبتوافر مستلزمات ومقومات المحاكمة العادلة.
وهكذا، فقد سجلت الجمعية المغربية لحقوق الإنسان، وهي تتابع هذا الملف، ضاربة صفحا عن كل حملات التمويه والتشويه الموجهة ضدها وضد الضحايا، ما يلي:
(1) 1.     بالنسبة لشروط ونزاهة البحث والتحقيق؛ إذا كان دليل التقصي والتوثيق الفعالين للتعذيب وغيره من ضروب المعاملة أو العقوبة القاسية أو اللاإنسانية أو المهينة، المشهور باسم  "بروتوكول اسطنبول"، الصادر عن مفوضية الأمم المتحدة السامية لحقوق الإنسان، سنة 2004، يوجب في فصله الثالث: التحقيق القانوني في التعذيب، ولاسيما في الفقرة 88، من الفرع "ج": اجراءات التحقيق في التعذيب؛ 2- مقابلة الشخص المدعي أنه ضحية للتعذيب وغيره من الشهود؛ على الدولة حماية " الأشخاص المدعى أنهم ضحايا التعذيب والشهود وأسرهم من العنف أو التهديد بالعنف أو أي شكل آخر من أشكال التهديد بسبب التحقيق"، فإنه " نظرا لطبيعة قضايا التعذيب والصدمة التي يعانيها الأفراد من جرائه "، يشير في الفقرة 89 الموالية، إلى أنه " ينبغي، من بداية الأمر، إعلام الشخص المدعي أنه ضحية، حيثما أمكن ذلك، بطبيعة الإجراءات وبالسبب في طلب شهادته، وما إذا كانت الأدلة التي سيقدمها قد تستخدم بأي كيفية...ويكون للشخص الحق في رفض التعاون مع التحقيق كله أو مع جزء منه. وينبغي بذل غاية ما يستطاع من الجهد للتوافق مع جدوله الزمني ورغباته...".
وعلى خلاف ذلك، وفي تجاهل تام للتوصية الواردة في الفقرة رقم 18، من الملاحظات الختامية للجنة مناهضة التعذيب (نونبر 2011) الموجهة للدولة المغربية، التي تدعو إلى أنه " ينبغي أن تحرص الدولة الطرف عمليا على حماية المشتكين والشهود من أي سوء معاملة ومن أي ترهيب بسبب شكواهم أو شهادتهم "، فقد جرى في حالتي أسامة حسن ووفاء شرف، التشكيك، ومنذ البداية، في شكايتيهما، وتم التعامل معهما، أثناء مراحل البحث التمهيدي، كمتهمين وليس كضحيتين؛ حيث انصب البحث/الاستنطاق على استخدام شتى الوسائل لجعلهما يقعان في التناقض ويظهران العجز عن تقديم أدلة مادية توصل إلى الفاعلين المفترضين، مع الإكثار من الاستدعاءات والزيارات، وتكثيف جلسات الاستنطاق وجولات المعاينة من أجل حملهما على التراجع عن إفاداتهما، على الرغم من أن أصابع الاتهام لم تتوجه مباشرة إلى الأجهزة الأمنية؛ الأمر الذي أثر سلبا على وضعيتهما الصحية، بسبب الضغوطات النفسية التي كانا يتعرضان لها من طرف عناصر الشرطة القضائية التابعين للفرقة الوطنية.
لهذا، فإن التحقيقات التي قامت بها الضابطة القضائية تحت إشراف النيابة العامة، أخلت بهذه المبادئ المشار إليها سابقا؛ الأمر الذي أضحي يوجب على الدولة كما تقضي بذلك الفقرة 5- "أ" من مبادئ التقصي والتوثيق الفعالين " إجراء التحقيقات من خلال لجنة مستقلة أو أي إجراء مشابه "، كلما تبين أن إجراءات التحقيق ناقصة " بسبب قلة الخبرة أو شبهة التحيز، أو بسبب الوجود الظاهر لنمط من التعسف، أو لأسباب وجيهة أخرى "، على أن يختار أعضاء هذه اللجنة من الأشخاص المشهود لهم بالكفاءة والنزاهة والاستقلالية.
(2)                  2.    أما في ما يتعلق بسلامة إجراءات إقامة الدعوى؛ فإنه من الملفت للانتباه أنه تم ترجيح القانون المحلي على حساب القانون الدولي لحقوق الإنسان في قضية أحاط هذا الأخير ضحاياها بالكثير من العناية والحماية. فبالرغم من تصديق المغرب على اتفاقية القضاء على التعذيب وغيره من ضروب المعاملة أو العقوبة القاسية أو اللاإنسانية أو المهينة، التي تنص المادة 13 منها على ما يلي:" تضمن كل دولة طرف لأي فرد يدعي بأنه تعرض للتعذيب في أي إقليم يخضع لولايتها القضائية، الحق في أن يرفع شكوى إلى سلطاتها المختصة، وفي أن تنظر هذه السلطات في حالته على وجه السرعة وبنزاهة. وينبغي اتخاذ الخطوات اللازمة لضمان حماية مقدم الشكوى والشهود من كافة أنواع المعاملة السيئة أو التخويف نتيجة لشكواه أو لأي أدلة تقدم"؛ ومع العلم بأن المادتين 15 و 21 من البروتوكول الاختياري الملحق باتفاقية القضاء على التعذيب، المصادق عليه هو الآخر من الدولة المغربية، تحظران" إنزال أي عقوبة بأي شخص أو منظمة أو يطبق عليهما العقوبة أو يسمح بها أو يتغاضى عنها " نتيجة إقدامهما على تقديم معلومات " صحيحة كانت أم خاطئة" إلى الجهات المعنية بتلقي مثل هذه المعلومات؛ فإن جهة الاتهام اختارت، وفي تناقض تام مع التزامات المغرب بموجب القانون الدولي الإنساني والقانون الدولي لحقوق الإنسان، بل ومع ما أوردته ديباجة دستور 2011، من كون المغرب يلتزم بجعل الاتفاقيات الدولية تسمو فور نشرها على التشريعات الوطنية، الاعتماد في تكييف الشكاية على مقتضيات القانون الجنائي، محولة إياها إلى تهمة " الوشاية الكاذبة " و" التبليغ عن جريمة لم تقع "؛ والحال أن الشكايتين قيدتا ضد أشخاص مجهولين، وأنه لم تحترم مقتضيات الفقرة الثانية من المادة 445 من القانون الجنائي، التي تشترط بداية، من بين ما تشترطه، تطبيقا لنص الفقرة الأولى من المادة المذكورة، حفظ الشكاية قبل الشروع في تحريك المتابعة.
3.    عدم احترام مبادئ ومعايير المحاكمة العادلة؛ وهو ما تمثل في:
-       الحرمان من الحق في مؤازرة الدفاع، كما حدث لأسامة حسن لحظة تقديمه لجلسة الاستنطاق أمام السيد وكيل الملك بالمحكمة الابتدائية بعين السبع بالدارالبيضاء، حيث تم استنطاقه ليلا في غياب دفاعه؛
-       اتخاذ قرار الاعتقال في خرق واضح لمبدأ قرينة البراءة، وإصدار بلاغات تفترض الإدانة في تعارض مع ما ذهبت إليه اللجنة المعنية بحقوق الإنسان في تعليقها العام رقم 32، عندما اعتبرت " أن افتراض البراءة، وهو أساسي لحماية حقوق الإنسان، يفرض على الادعاء عبء إثبات الاتهام، ويكفل عدم افتراض الإدانة إلى أن يثبت الاتهام بما لا يدع مجالا للشك... ومن واجب جميع السلطات العامة الامتناع عن إصدار أحكام مسبقة عن محاكمة ما، نحو الامتناع عن الإدلاء بتصريحات عامة تؤكد إدانة المتهم... ويتعين على وسائط الإعلام تجنب التغطية الإخبارية التي تنال من افتراض البراءة..."؛
-       عدم تمكينهما ودفاعهما من استعمال ومناقشة جميع وسائل الإثبات والنفي؛ إذ حرم دفاع أسامة حسن مثلا، كما دفاع وفاء شرف، من الاطلاع على الأقراص المتعلقة بتفريغ مضمون تسجيلات كاميرا البنك وكاميرا محل بيع العقاقير وكاميرات المقهى، والقرص المتضمن لتسجيل شهادة الشاهدة التي تزعم أنها كانت رفقته في اللحظة التي يدعي فيها اختطافه، وعدم عرض كافة مضمونها أثناء الجلسة؛ وهو ما يخل بالحق في " الاطلاع على الوثائق وغيرها من الأدلة، على أن يشمل ذلك جميع المواد التي يخطط الاتهام لاستخدامها أمام المحكمة ضد المتهم أو الأدلة النافية للتهمة "، كما أكدت على ذلك ذات اللجنة في نفس التعليق؛
-       التضييق على هاتف وفاء شرف وأفراد عائلتها، والولوج إلى بريدها الإلكتروني والاطلاع على محتوياته قبل صدور أمر من الرئيس الأول لمحكمة الاستئناف بناء على طلب وكيل الملك، كما تنص على ذلك المادة 108 من قانون المسطرة  الجنائية؛
-       عدم استدعاء جميع الشهود والعديد من مصرحي المحضر رغم التماس الدفاع ذلك؛
-       محاولة متابعة أبو بكر الخمليشي، الذي نقل وفاء شرف من منزلها إلى المستشفى، بعد حادث الاعتداء عليها، حيث عاين الطبيب آثار الاعتداء عليها وسلمها شهادة طبية تثبت ذلك، بتهمة المشاركة في الوشاية الكاذبة، في غياب أية وقائع أو معطيات تؤكد هذه التهم، وهو ما يعزز الاحتمال بأن سبب المتابعة كان بهدف استبعاد الاستماع اليه كشاهد في المسطرة...
واستنادا إلى ما سبق من وقائع وحيثيات، فإن المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان، إذ يذكر وزارة العدل والحريات بمآل ملف الحالات الموثقة بأماكن الاحتجاز والتعذيب وبأسماء القائمين على ذلك الذي سبق له أن وضعه بين يديها في شهر يوليوز 2013، قبل ظهور حالتي أسامة حسن ووفاء شرف بشهور، مما يطرح السؤال حول دواعي وبواعث هذه الانتقائية المحسوبة، يعتبر أن اعتقالهما ومحاكمتهما وإدانتهما:
-    يشكل تحللا واضحا للدولة المغربية من التزاماتها الدولية في مجال حقوق الإنسان، وخرقا لتعهداتها الاتفاقية ذات الصلة بالقضاء على التعذيب وغيره من ضروب المعاملة أو العقوبة القاسية أو اللاإنسانية أو المهينة؛
-    يعد اعتقالا تعسفيا، يفتقر إلى السند الحقوقي والقانوني، وتعوزه الحجج الدامغة والقرائن المادية الثابتة والقطعية؛
-    يقدم أسوأ الممارسات في كيفية التعامل مع المصرحين بادعاءات التعرض للتعذيب، ويحمل رسالة تخويفية لكل من يعتزم القيام بذلك، الأمر الذي لن يعمل إلا على استدامة هذه الظاهرة المشينة ويعزز استمرار سياسة الإفلات من العقاب.
وعلى هذا الأساس فإنه يطالب بإطلاق سراحهما وإسقاط المتابعات الجارية في حقهما، ويعلن عن انخراطه في كل الحملات والمبادرات الوطنية والدولية الداعية إلى ذلك.
المكتب المركزي
الرباط، في 22 غشت 2014.


Association Marocaine des Droits Humains (AMDH)
-Bureau Central -
Commission Centrale d'Information, Communication et d'Activités de Rayonnement (CoCICAR)
E-mail:      -    amdh1@mtds.com
                     -    amdh.info@yahoo.fr
 
Tel:    0537730961   /      Fax:   0537738851

vendredi 19 novembre 2010

Manifeste pour la dignité des peuples - Appel à la société espagnole, à L’Union européenne et aux Nations Unies



Nous soussignés, écrivains sahraouis en exil, écrivains espagnols et autres personnes du monde de la culture et de la société espagnole,
Consternés face aux événements qui se déroulent au Sahara Occidental
inquiets du blocage médiatique qui pourrait cacher un génocide contre la population civile, déçus une fois de plus par l’inefficacité des gouvernements espagnols successifs à assumer leurs responsabilités légales et historiques dans la résolution du conflit,
lassés de la rhétorique de nos gouvernants, qui disent défendre le droit de leurs citoyens alors que leurs décisions dépendent toujours des intérêts des grands groupes économiques,
mais confiants en la solidarité des citoyens espagnols pour la défense des Droits de l’homme, et espérant qu’il existe encore, au sein de l’Union Européenne et des Nations Unies, des organismes, des groupes et des pays qui mettent les droits des citoyens et des peuples et une vie digne et en liberté devant les intérêts économiques,
SOLLICITONS, en relation avec les évènements actuels :  
1. Qu’il soit accordé en urgence à la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental) plus de compétences et de responsabilités en matière de droits de l’homme dans le territoire concerné. La MINURSO est l´unique mission de l’ONU qui n´ait pas de telles compétences, et celles-ci sont les seules à pouvoir mettre fin à la violence et garantir la sécurité dans la zone.
   2. Que soit mise en place, sans préjudice pour la dignité et la sécurité du peuple marocain, une commission d’enquête indépendante, afin d´examiner les évènements qui ont lieu ces jours-ci à El Ayoun et dans d’autres villes du Sahara Occidental, y compris dans les commissariats et les centres de détention, afin d’établir  les responsabilités des autorités gouvernementales, militaires, policières ou d’autres forces paramilitaires.
   3. Que de toute urgence et de manière intensive, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, sur requête du peuple sahraoui, de la société espagnole et de l’Union Européenne, assume la responsabilité de résoudre le problème du Sahara Occidental, le seul territoire d’Afrique encore en attente de décolonisation depuis déjà 35 ans.
Nous faisons appel aux citoyens afin qu´ils exigent de ceux qui les gouvernent, dans cette affaire comme dans bien d´autres, qu’ils veillent aux droits de l’homme et des citoyens, et ne se convertissent pas en simples garants d’un ordre économique qui ignore la dignité des Individus et des peuples.
Premiers 500 signataires
Abderrahman Budda, escritor saharaui / Ali Salem Iselmu, Escritor saharaui / Bahia Mahmud Awah, Escritor saharaui / Chejdan Mahmud Yazid, Escritor saharaui / Larosi Haidar, Escritor saharaui / Limam Boicha, Escritor saharaui / Luali Lehsan, Escritor saharaui / Mohamed Ali Ali Salem, Escritor saharaui / Mohamed Salem Abdelfatah Ebnu, Escritor saharaui / Mohamidi Fakal-la, Escritor saharaui / Saleh Abdalahi, Escritor saharaui / Zahra El Hasnaui Ahmed, Escritora saharaui / Aabas Yacob Emboiric, Desempleado / Abdalahi Mustafa Lefdil, Mecánico / Adrián Alonso Gamo, Estudiante / Agueda MartIn Muñoz, Dependienta / Aintzane Fernández Alvarez, Tecnico de Medio Ambiente / Aitor GarcIa Gurruchaga, Profesor / Alberto Aguirre González de la Aleja, Estudiante Magisterio /Alberto Cadelo Madrazo, Profesor. / Alberto GarcIa-Romeral Batalla,  Estudiante / Alberto GarcIa, Profesor / Alberto Morais, Cineasta / Alberto Ruiz Sánchez, Arquitecto tecnico / Alejandro Camblor Fernández, Profesor  / Alejandro Garces Rallo, Ingeniero Aeronáutico / Alejandro Hernández Mañueco, Administrativo / Alejandro Herrera, Sociólogo/ Alejandro Navarrete Miguel,  Gasolinero / Alfonzo Villa Terrazas, Veterinario / Alfredo DIaz Escobar, Bibliotecario / Alfredo Gómez Cerdá, Escritor / Alicia Huse Alvarez, Administrativa / Alicia Mora Barrera, Tecnica de documentación sanitaria / Alvaro Galeano Morales, Estudiante / Amanda Padilla Santiago, Estudiante / Amparo Antuña Suárez, Profesora / Ana Cristina Anguita Espinosa, Administrativa / Ana Fernández Taravilla, Comercial / Ana Fuertes Sanz, Profesora / Ana Isabel MartIn,  Periodista / Ana Jesis Fernández, Maestra / Ana Julia Salvador, Bibliotecaria / Ana Mª Jimenez Calvo, Administrativa / Ana Mª Sañudo Mendez, Operaria de Fábrica / Ana MarIa, Morales Aguilar, Pedagoga / Ana Olivera, Escritora / Ana Salud GarcIa Caballero, Economista / Ana Tortosa Diego, Escritora. / Ana, Carreira RuIz, Enfermera / Angel Petisme, Misico y escritor / Antoni Xavier, Fernández López, Pedagogo / Antonia GarcIa Valverde, Bibliotecaria / Antònia Pons Valldosera, Maestra / Antonio Fernández Chamorro, Jubilado /Antonio GarcIa Teijeiro, Maestro y Escritor /¡ / Antonio Morales Moreno, Taxista / Antonio Murillo Amor, Tecnico de archivos / Antonio NiñezMartInez, Profesor / Antonio Orihuela, Escritor / Araceli López, Contable / Ascensión, Chiquero Cid, Celadora. / Aurora MartIn MartIn, Estudiante  / Azman Mohamed Embarek, Estudiante / Azucena Barba Lozano, Auxiliar Administrativo / Bárbara Navarrete Miguel,  Aux. Administrativo / Beatriz Anta Uña, Comunicación / Beatriz Morales Moreno, Auxiliar de ClInica / Beatriz Navarro Lardies, Maestra / Beatriz Valdes Sobrecuevas, Dtra. Casa de Cultura / Begoña Badillo RodrIguez, Documentalista  / Begoña Luis Perez, Fisioterapeuta/ Begoña Remesal Serrano, Bibliotecaria / Begoña Tabernilla Palacios, Administrativa / Belen Perez Soto, Maestra / Belen RodrIguez RodrIguez, Maestra / Belisario MartInez Nicolás, Maestro / Bendir Salaki, Licenciado en Telecomunicación / Benedicto GarcIa, Conductor / Berta Márquez Molleda, Editora / Blanca Calvo, Bibliotecaria / Blanca Perez Gladish, Profesora universitaria / Bruno Arranz Rámila, Administrativo / Cándida Santiago Fernández, Maestra / Caridad Pampliega Carralero,  Ama de Casa / Carlo Frabetti, Escritor / Carlos Duque Medina, Librero / Carlos Etxepare, Compositor Misico / Carlos Gómez Gil, Sociólogo / Carlos González Gil, Administrativo / Carlota Grau, Estudiante / Carmen Amigo, Administrativa / Carmen Carramiñana de la Vega, Profesora / Carmen Collar GarcIa, Profesora / Carmen GarcIa Iglesias, Escritora e ilustradora / Carmen Giner, Diseñadora gráfica / Carmen González, Hostelera / Carmen González Aranda, Profesor / Carmen Lourdes Fernández, Funcionaria de carrera / Carmen Pampliega Carralero, Ama de Casa / Carmen Pili Corretje Aznar, Maestra / Carolina Contino, Docente (Argentina) / Cecilio, Silveira Juárez, Profesor de Secundaria / Ceferino Gancedo Vallina, Profesor / Cesar Bakker, Director audiovisual / Charo Irigoyen Otazu, Educadora / Chej Dan Mahmud Yazid, Licenciado en PedagogIa / Chus Juste Pala, Bibliotecaria / Clara Bailo Carramiñana, Arquitecto / Cleofe Pampliega Carralero, Ama de Casa / Concepción Adán Pampliega,  Administrativo / Conchi Moya Fernández, Periodista / Consuelo GarcIa Collado, Profesora / Consuelo Gundin Rey, Profesora de Secundaria / Cristina Balloqui Torres, Profesora / Cristina Fenández Arcas, Administrativa / Cristina Hidalgo de Calcerrada, Cuentacuentos / Cristina Novoa  Fernández, Docente / Cristina Penichet Tomás, Maestra / Custodia Fernández Saavedra, Ama de Casa / Daha Kmash, Lic. Educación Especial / Daniel Casado, Poeta / Daniel DIez Ausias, Arquitecto / Daniel Fernandez Taravilla, EstadIstico / David Correa Sañudo, Tecnico de TopografIa y estudiante universitario. / Domingo López MartIn, Pensionista / Eduardo Gómez de EnterrIa Sánchez, Librero / Eduardo Jordán Quinzano, Enfermero / Eduardo Pequeño RodrIguez, Profesor/ Elena Antuña Alvarez, Profesora / Elena MartIn de Pedro Gorrachotegui, Maestra / Elena Muñoz MartIn, Maquilladora / Eloisa Fernández Chamorro, Ama de Casa / Elvira Lindo, Escritora / Emma Ródenas Picardat, Interprete / Esther López Calvo, Auxiliar Ed. Infantil / EstIbaliz de los RIos López de Munain, Abogada / Estrella GarcIa MartIn, Librera / Eugenio Gallego Jose, Profesor de Secundaria / Eusebio Gómez Bautista, Bibliotecario / Eva Mª Parra, Veterinaria / Eva MartInez Salcedo,  Maestra / Fátima Fernández Mendez, docente y escritora de literatura infantil / Felicitas Rebaque de Lázaro, Enfermera / Felix Albo, Escritor / Fernanda Cobas Luis, Profesora de danza / Fernando Guerrero Adeva, Administrativo / Fernando Oria Arteche, Vigilante de Seguridad / Fernando Quesada Blazquez, Administrativo / Fernando Rubiera Morollón, Profesor universitario / Fernando, Fuentes Lázaro, Psicólogo / Fernando, Moranchel Sanz, Maestro / Flora Batalla Mendo, Informática / Flora Pampliega Carralero, Ama de casa / Francisca Llabata MartInez, Enfermera / Francisco Bailo Lampez, Profesor / Francisco Cuesta Fernández, Profesor de SecundarIa / Francisco Fernández Romo, Funcionario de la Junta de Castilla-León / Francisco Granda Fondón, Profesor jubilado / Francisco J. Picón, Funcionario y poeta / Francisco Javier Mola Caballero de Rodas, Profesor / Francisco Jose del Campo Salceda, Profesor / Francisco Orcajo Campillo, Ingeniero / Francisco Sandoval Verea, Archivero / Francisco-Javier MartIn Perez, Ferroviario. / Gabriel Angel Pedrayes RodrIguez, Educador / Gabriel Brandariz Montesinos, Editor de Narrativa Infantil y Juvenil  / Gema Castillo MartInez, Administrativa /Gonzalo Barrena, Profesor /Gonzalo Córdova MIo, Bibliotecario (Chile) / Gonzalo González VillarIas, Profesor /Gonzalo Iribarnrgaray, Economista y escritor /Gonzalo Moure Trenor, Escritor / Gregoria Batalla Mendo, Bibliotecaria /Gregoria Mendo Gallego,  Ama de Casa /Gregorio Tardón, Administrativo  /Gurutze Irizar, Enfermera. /H.Ramó / Sánchez Garrido, Jubilado de banca /Hugo GarcIa-Carpintero, Administrativo /Ines González Aparicio, Estudiante /Inmaculada Vellosillo González,  Profesora U. Complutense /Irene Bailo Carramiñana, Estudiante /Irina Pardo Fernandez, Licenciada en Económicas /Isabel Alvarez-Pedrosa Niñez, Profesora /Isabel Castaño Casanueva, Coordinadora de talleres de escritura  /Isabel Gómez Soto, Administrativa /Isabel MartIn de Vidales Laviña, Administrativa /Isabel Muñoz Melchor, Administrativa /Isidor Vadell GarcIa, Administrativo / Isidro Correa Lozano, Jubilado /Ismael Jerez Cepa, Estudiante /Israel Gallego Galera, Transportista / Israel Morales Benito, Economista /J. Gabriel HerrerIa HerrerIa, Empleado público /Jadyatu Jayah Salek, Ama de casa  /Javier Abelardo González Quintana, Gestor procesal y escritor / Javier de Saa Alvarez, Economista / Javier Diaz Tavera, Funcionario / Javier Garcia Lachica, Ingeniero / Jesús Bachiller Rebaque, Estudiante / Jesis Gabán Bravo, Ilustrador / Joan Artigues Huguet, Maestro / JoaquIn Secall Mellen, Ilustrador / JoaquIn Sierra, Maestro / Joaquina Ramilo Rouco, Documentalista- Information Manager / Jorge Garrido GarcIa, Administrativo / Jose Andres GarcIa, Bibliotecario / Jose Antonio Fernández Arcas, Funcionario / Jose Antonio López, músico / Jose Antonio Ruiz de la Torre, Librero / Jose Caraballo Bautista, Realizador y guionista / Jose Gómez López, Empleado público / Jose González Torices, Escritor / Jose López López,  Conductor / Jose Mª Moreno Millán, Maestro / Jose Manuel Diez, Escritor / Jose Manuel Lisón González, Pensionista / Jose Manuel Moreno Cuesta, Profesor / Jose MarIa Haro Sabater, Maestro / Jose MarIa Peñalba Hernández, Administrativo / Jose Miragall Plaza, Periodista / Jose Pallares Colomina, Profesor / Jose Ramón González Parada, Consultor / Juan Andres Parada Hernández, Administrativo /Juan Bernardo Moreno Gómez,  Tecnico Proyectista / Juan Carlos Fernández López, Fotógrafo / Juan Carlos López GuIo, Informático / Juan Francisco Alix Trueba, Bibliotecario / Juan GarcIa Marina, Estudiante / Juan Gilberto Zuñiga Rojas, Ebanista / Jua / Jose Miera Dirube Profesor Mercantil / Juan Jose Palacios MartIn, Profesor / Juan Manuel Morales Moreno, Comercial / Juan Miguel Belmonte, Profesor Universidad / Julia Perez Escribano, Bibliotecaria / Julio Martin Pascual, Agricultor / Julio RodrIguez Suárez, Psicólogo y poeta / Kathy Liliana Barragán Moyano, Maestra / Labat Ahmed Merhba, Educador /Lara Parado Fernández, Lic. en Empresariales / Laura MartInez González, Desempleada / Laura Nuño Muñoz, Estudiante  / Lehbib Abidin, Licenciado en Bellas Artes / Lis Ñiguez DomInguez, Bibliotecaria / Lluis Rivera Herráez, Realizador Tv / Lorena Espina Lobo, Profesora / Lourdes Mariño Gutierrez, Documentalista / LucIa Dóminguez Iglesias, Bibliotecaria / LucIa Prendes Alvargonzález, Profesora / Lud Mohamed Fal, Lic. en Mecánica / Luis Cillero Perfecto, Maestro / Luis DIaz Sánchez, Administrativo / Luisa Pampliega Carralero,  Modista / Luisa Sánchez Mendez, Lda. en Historia / Luz  Zapata Pardo, Maestra Educación Especial / Mª Victoria Ramos Ojalvo, Periodista Deportiva Y Promotora TurIstica / MarIa Bachiller Rebaque, Estudiante / Mª Carmen Piñán Cimadevilla, Bedel / Mª Concepción Vega Obeso, Profesora / Mª Dolores Fernández Arcas, Funcionaria / Mª Dolores Fernández Arcas, Funcionaria / Mª Dolores Sueiro López, Administrativa / Mª Gil de la Serna Leire, Psicopedagoga / Mª Isabel Mellen Blanco, Jubilada  / Mª Jose GarcIa Monte, Profesora / MarIa Jose G. Vicent, Funcionaria / Mª Jose Gómez-Navarro Navarrete, Editora / Mª Jose MartIn Moreno, Maestra / Mª Josefa Linares Notario, Tecnico / Mª Josefa Ruiz Figueroa, Medico / Mª Luisa Pando Arribas, Administrativa / Mª Soledad, RodrIguez Aguado, Maestra / Mª Teresa Mesegar Fernández, Editora / Mª Teresa Torvisco Gutierrez, Conserje / Maga Abdalahi Lefdil, Estudiante / Mahayub Mohamed Salem, Licenciado en / Mahfud Brahim, FilologIa Inglesa / Mahyuba Abdalahi, Informático / Mayte Guerrero, Editora / Malainin Slama Nayem, Licenciado en FilologIa Inglesa / Mansur Hendi Den, Tecnico Medio Ambiental / Manuel Alvarez Alvarez, Comercial / Manuel Antonio Abeledo Tascón, Programador informático / Manuel Santiago Vera, Jubilado / Manuela Perez Agudo, Asistente Social / MarIa Antonia Gardón Perez, Profesora / MarIa Antonieta Calabacero Jimenez,  Bibliotecaria (Chile) / MarIa Cruzado Alonso, Estudiante. / MarIa De la Calle Gil, Administrativa. / MarIa del Rosario Perez RodrIguez, Secretaria / MarIa Esther Muñoz MartIn,  Bibliotecaria / MarIa Expósito Ruiz, Profesora de Yoga / MarIa Fe Gamo González, Enfermera/ Maria Gloria Isabel MartIn Dominguez, Administrativa / MarIa Gómez de EnterrIa Sánchez, Funcionaria. / MarIa Jose GarcIa Vicent, Ingeniero Agrónomo / MarIa Jose Larena Gorostiaga, Educadora de Adultos / MarIa Jose Perez Dominguez, Enfermera / MarIa Jesús GarcIa Saura, Funcionaria / MarIa Lucila Muñiz DIaz, Enfermera / Maria Luisa Pascual Martinez, Sanitaria / MarIa Monte Vigil, Profesora / MarIa Victoria Gamo González, Enfermera / Maribel López Chust, Profesora de Secundaria / Marina Carracedo Gil, Funcionaria / Marina López Gardoki, Estudiante / Marisa Mendez Sánchez, Jubilada de Telefónica / Marisol Jimenez Lamparero, Dependienta / Marta Canto López, Estudiante / Marta GarcIa Recuero, Bibliotecaria / Marta MartIn MartIn, Estudiante / Marta Sánchez Mendez, Administrativa / Máximo Kinast Aviles,  Consultor de Empresas / Mayte Guerrero Cantalejo, Periodista / Mercedes Ranz Coronado, Administrativa / Mercedes Civeira GarcIa, Administrativa / Mercedes Esteban González, Maestra / Mercedes Hernández Alvarado, Medico Estomatólogo. / Miguel Angel Cruz de Leon, Informático / Miguel Angel DIaz Sánchez, Conserje / Miguel Angel Hernández Morales, Administrativo / Miguel Angel Llavota Tuya, Profesor /Miguel Angel Montoya Perez, Administrativo / Miguel de Miguel Fernandez, Empleado de banca / Miguel Niñez Belver, Librero / Miguel Redondo Ruiz, Maestro / Miguel Soro Aparicio, Administrativo / Minor Arias Uva, Escritor (San Jose de Costarrica) / Miquel Rayó Ferrer, Escritor y Pedagogo / Mohamed Moulud Fadel, QuImico / Mónica Botella Auxina, Misico / Mónica Hevia  Escandón, Profesora / Mónica RodrIguez  Suárez, Escritora / Montse Pascual Villacampa, Administrativa / Montse Sánchez Mendez, Documentalista sanitaria / Nacho  Alvarez Peralta, Investigador / Natalia Correa Sañudo, Orientadora Educativa / Nayra Alvarez Fernández, Ingeniera / Naziha Hammadi, Lic. en empresariales / Nicolás F. Calvo, Ingeniero / Noelia DIaz Alegre, Estudiante Magisterio / Nuria López Cuscurita, Administrativa / Olga Ortega Gutierrez, Maestra / Oriol de la Dehesa, Ingeniero / Óscar GarcIa Montilla, Periodista y librero / Pablo Andueza Oyarzábal, Maestro de Taller / Pablo Lima Olivera, Administrativo / Pablo MartIn Romero, Administrativo / Pablo Vijande Menendez, Estudiante / Paky Gadea Nadal, Trabajadora Social/ Palma Aparicio, Profesora / Paloma Fernández de Aviles Delgado, Bibliotecaria  / Pascual Sánchez Peris, Informático / Patricia MartInez Fernández, Filósofa y Redactora del Periódico Diagonal / Patxi Zubizarreta, Escritor  / Paz GarcIa Samperio, Empresaria de HostelerIa / Pedro Batalla Flores,  Pensionista / Pedro Lastra González, Estudiante / Pedro López López, Profesor Universidad Complutense / Pedro Navarrete Tortosa, Funcionario / Pedro Olmo DIaz, Abogado / Pedro Perez Rosado, Director de Cine / Pelayo MartInez DIaz, Profesor / Penelope Teva, Comercial / Pilar Azpeitia, Enfermera / Pilar Arce Altamirano,  Funcionaria. / Pilar Cuesta Fernández, Maestra / Pilar Jericó Cantalejo, Comercial / Pilar Pampliega Carralero, Ama de casa / Pilar RamIrez, Topógrafa / Pilar VillasanaSalcedo, Librera / Rafael Valbuena Pradillo, Profesor / Rafaela Raya Peralta, Medico / Ramón Castejón Bolea, Profesor de Medicina / Ramón Sánchez-Moreno Alonso, Administrativo / Raquel Del Castillo MartIn, Trabajadora Social / Raquel Melero DIaz, bibliotecaria / Rail González Trelles. Ingeniero de Edificación / Reyes GarcIa-Doncel, Profesora de Secundaria / Reyes Secall Mellen, Profesora de Secundaria / Ricardo Gómez, Escritor / Ricardo Pantiga Haro, Profesor de baile / Roberto Tomás Maza, Maestro / RocIo Moreiras Plaza, Bibliotecaria / Rogelio MartIn MarI, Arquitecto / Rosa Mª MartIn Catalán, Maestra / Rosa Mardones Casado, Administrativa / Rosa MarIa Sacristán, Auxiliar Administrativo / Rosa Nogal López, Administrativa / Rosa PiquIn Cancio, Maestra / Rosario Villarejo Sánchez, Administrativo / Ruben Fernández Serna, Estudiante / Ruben Serrano Calvo, Escritor y Periodista / Rufino Gómez Gálvez, Ingeniero Tecnico / Ruth RodrIguez RIos, Bibliotecaria / Said Abdalahi, Contable / Saleh Abdalahi, Licenciado en Dibujo / Saleh Mohamed Bachir, Profesor / Salek Ali, Medico / Salek Jatri Andala, Sociólogo / Santiago GarcIa GarcIa, Carpintero / Santiago Guinea Vázquez, Administrativa / Senia Hafdala, Ama de casa / Senia Hayub, Lic. FilologIa Inglesa / Sergio Luis GarcIa Medina, Buzo profesional / Sergio Sanz Sánchez, Administrativo / Sidi Ahmed Jalil, Arquitecto / Silvia Mascaray Olivera, Tecnico de Cultura / Socorro Albarrán Jismera, Profesora / SofIa Aláinez Herrera, Dinamizadora de bibliotecas / Soledad Blasco RamIrez, Profesora / Sonia Ródenas Picardat, Administrativa/ Susana Adán , Bibliotecaria / Tania González Dorado, Maestra / Taufik Salama, Camarero y poeta / Tebiba Lehsan, Estudiante. / Teresa Fernández Carrillo, Trabajadora Social / Teresa Murcia, Medico / Tina Perez Blanco, Escritora / Tomás Jericó Cantalejo, Administrativo / Vanesa, Vigara Mas, Maestra / Vicenta Arteaga Castillo, Profesora De Primaria / Vicente Alvarez Rivero, Comercial / Virginia GarcIa Benitez, Administrativa / Virginia Taravilla Loriente, Administrativa / Xohana Bastida Calvo, Editora / Yolanda Blanco Fernández, Profesora / Yolanda De Mingo Ballesteros, Farmaceutica / Yolanda Claros Torres, Maestra / Zahra Abdalahi, Enfermera / Zuenana Ahmed Ebuh, Ama de casa
Originaires du Sahara Occidental (Territoires occupés par le Maroc)
Brahim Sidi Ahmed Daddi, desempleado/ Mohamed Ali Mohamed Lamin, empleado / Mohamed Said Alwali, conductor / Mohamed Abdelaziz Meftah, alumno / Loubna Dahan Bairouk, alumna / Sidi Mohamed Mohamed Albouhali, funcionario / Jatri Alwali Mohamed, funcionario/ Abd Essalam Brahim Alwali, funcionario/ Abd Elkader Brahim Alwali, desempleado / Hammada Salek Mohamed Salem, desempleado / Hammada Salama Ahmed, Licenciado y desempleado / Nafissa Almahjoub Mohamed Salem, Estudiante/ Mohamed Salem Ahmatou, Estudiante / Alhousain Mohamed Yarba, Profesor / Lahbib Mohamed Salem Anaocha, Profesor / Mohamed Hammada Ayiih, empleado / Aichatou Mohamed Lamin Assalay, ama de casa / Ghaili Ambayrik Ali salem, ama de casa/ Mohamed Boushab Zaini, desempleado / Ayoub Salama Almahjoub, estudiante / Sidi Bouna Salem Ahnini, funcionario / Al Mahjoub Abderrahman Salki, estudiante /Labayhi Abderrahman Salma, comerciante / Houriya Abaihim Dahdah, ama de casa / Mahjouba Brahim Alwali, ama de casa / Mehdi Mohamed Albouhali, desempleado / Salim Alkauri Sidi Mohamed, taxista / Mohamed Abidin Assalami, taxista / Mohamed Fadel Abidin Assalami, estudiante / Malainin Alkhadir Mostafa, estudiante / Lahbib Jairi Almahfoud, comerciente / Lahwaidia Mohamed Ahnini, ama de casa / Soukaina Alballal Alloud, ama de casa / Moulay Andalla Boushab, taxista / AnaofAndalla Boushab, desempleado / Azzarga Abdelfattah Mauloud, ama de casa / Albaida Maarouf Allamni, ama de casa / Jira Salama Yahafdou, ama de casa / Mohamed Ahmed Ajna Albaillal, desempleado / Afailiha yarba Mohamed Lamin, estudiante / Hayat Mohamed Yaslem, estudiante / Azzaghma Lansar Zad nas, estudiante / Assalka Anaama Albarbouchi, ama de casa/ Sidi Mohamed Alghaylani, comerciante / Annajem Alwa Atarkzi, jubilado / Alyazid Salim Anasri, funcionario / Abrakhom Malainin Amrabih Rabou, ama de casa / Aghdafna Malainin Amrabih Rabou, desempleado / Alghaylani Mansour Dahan, taxista / Lawlad Otman Arageb, jubilado / Ainina Mohamed Ambarek, enfermero / Alhafed Mauloud Alayyat, estudiante


lundi 15 novembre 2010

MASSACRES DE SAHRAOUIS D’EL AÂYOUNE : Le Maroc à la barre du conseil de sécurité

Par Réflexion, 15/11/2010
ONU : Son actuel président, l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant, consulte les autres pays membres de l’organe exécutif de l’ONU, afin de fixer la date de la réunion et en déterminer les modalités. Mohammed VI ne s’en sortira pas à bon compte après la tuerie qui a suivi le démantèlement du camp de Gdeim Izik, ravagé, mis à feu et à sang par les forces d’occupation marocaines. En effet, tandis que la troisième rencontre informelle entre le Maroc et le Front Polisario s’est achevée mardi sans aucune avancée notoire, le Conseil de sécurité, à l’initiative du Mexique, s’apprête à ouvrir une enquête sur les violentes attaques menées par les forces d’occupation marocaines contre le camp de Gdeim Izik et qui se sont poursuivies par une féroce chasse à l’homme dans la ville occupée d’El Aâyoune.
Cette opération militaire a entraîné la mort de 11 personnes, 723 blessées et 159 autres portées disparues (Voir l’Expression du 10/10/2010) et 163 arrestations selon le chiffre donné hier par des officiels marocains. Le bilan demeure malheureusement provisoire. La communauté internationale indignée et préoccupée a vivement réagi à ce massacre planifié et exécuté à huis clos. «Le Conseil de sécurité de l’ONU a entamé mardi des démarches à la demande du Mexique, pour convoquer une séance d’information sur les violentes attaques contre les citoyens sahraouis au Sahara occidental après l’assaut perpétré lundi par les forces marocaines contre le camp de Gdeim Izik» a indiqué l’agence de presse sahraouie SPS dans une dépêche datée du 10 novembre. Le président du Conseil de sécurité pourra compter sur les 14 autres membres qui ont exprimé leur «volonté et leur soutien» à la demande du Mexique pour que le Département des opérations de paix de l’ONU présente un rapport sur ce qui s’est passé dans les territoires occupés du Sahara occidental a ajouté la même source.
La France traditionnel allié du trône alaouite a réagi. «Il y a un problème d’urgence parce qu’à El Aâyoun les chocs ont été très violents, les incidents très graves. On ignore, à la fois dans le camp de toile et dans la ville, le nombre des blessés et le nombre des morts», a reconnu le ministre français des Affaires étrangères.
De là à penser, cependant, que Paris va cesser de soutenir le plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, il y a un pas à ne pas franchir. «La France, comme d’ailleurs le Conseil de sécurité, juge intéressante la proposition marocaine qui mérite d’être discutée», avait déclaré Bernard Kouchner, dans une interview au magazine Jeune Afrique au mois de mars 2009. «Cette proposition d’autonomie constitue la base la plus pertinente pour sortir de l’impasse. La France encourage les négociations autour de la proposition marocaine...», a renchéri,au début du mois de juillet, le Premier ministre français, François Fillon. Sur le plan de la diplomatie, les efforts déployés par l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour tenter de mettre un terme au statu quo dans lequel baigne le conflit du Sahara occidental, semblent réduits à néant après les événements dramatiques qui ont marqué les territoires occupés. Le troisième cycle de discussions informelles entre le Front Polisario et le Maroc qui se sont tenues entre le 8 et le 9 Novembre à Manhasset, près de New York, se sont achevées mardi soir sur un constat d’échec.
Le Maroc a campé, comme il fallait s’y attendre, sur sa proposition d’autonomie faisant fi de la résolution 1920 adoptée par le Conseil de sécurité le 30 avril 2010 et qui garantit au peuple sahraoui le droit de se prononcer librement quant à son avenir dans le cadre d’un référendum d’autodétermination. 
«Le Maroc et le Polisario ont tenu des discussions amples et franches sur les propositions de chacun sur le Sahara occidental, dans un esprit de respect mutuel en dépit du fait que chaque partie a continué à rejeter la proposition de l’autre comme base des négociations à venir», a confié le représentant personnel de Ban Ki Moon pour la région. Christopher Ross a annoncé un autre rendez-vous entre les deux belligérants. «Les participants ont décidé de se réunir à nouveau au mois de décembre ainsi qu’au début de l’année prochaine afin de poursuivre, selon des approches innovatrices, le processus de négociations qui a été demandé par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies» a indiqué le diplomate américain. Jusqu’à quand les portes du dialogue demeureront ouvertes? Une seule option peut mettre un terme au conflit du Sahara occidental: la tenue d’un référendum d’autodétermination. 
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/massacres-de-sahraouis-del-aayoune-le.html

dimanche 14 novembre 2010

Le Maroc doit enquêter sur les événements ayant fait plusieurs morts dans un camp de protestataires au Sahara occidental

Par Amnesty International,11/11/2010
Les autorités marocaines doivent ouvrir une enquête indépendante sur les événements qui ont fait un certain nombre de morts et de blessés à Gadaym Izik, camp de protestataires situé près de Laayoune, au Sahara occidental, a déclaré Amnesty International ce jeudi 11 novembre 2010.
D'après le gouvernement, neuf personnes, dont huit membres des forces de sécurité, sont mortes au cours des opérations menées lundi 8 novembre et le lendemain.
Des militants locaux des droits humains ont raconté à Amnesty International que des témoins ont vu 11 habitants du camp allongés sur le sol, blessés. Certains perdaient du sang, tandis que d'autres souffraient de brûlures.
Les forces de sécurité ont frappé les habitants et fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau chaude
« Il est clair que nous sommes face à un événement très grave, qui menace d'attiser de nouvelles tensions au Sahara occidental, a expliqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.
« Les autorités marocaines doivent ouvrir sans délai une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé et envisager de demander leur aide aux Nations unies.
« Nous devons savoir ce qui a déclenché cette opération et si la force utilisée était raisonnable et proportionnée ou excessive. En cas de recours à une force excessive, les responsables doivent rendre des comptes. »
D'après les témoignages qu'a reçus Amnesty International, les habitants n'ont appris l'action imminente des forces de sécurité que vers 6 heures du matin, lundi 8 novembre, lorsqu'un hélicoptère s'est mis à survoler le camp et qu'on leur a ordonné de quitter les lieux.
Quelques minutes plus tard, les forces de sécurité auraient pénétré de force dans le camp, frappant les habitants et faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau chaude pour les contraindre à sortir de leurs tentes, qui ont ensuite été incendiées ou rasées.
Les autorités marocaines affirment que l'opération s'imposait afin de libérer des personnes retenues dans le camp contre leur gré. Elles ajoutent que les forces de sécurité ont rencontré une vive résistance.
Selon l'agence de presse marocaine officielle, cinq policiers ou agents des forces de sécurité ont été tués lors de cette opération et trois autres ont succombé à leurs blessures le lendemain, tandis qu'un Sahraoui a été tué accidentellement par une voiture de police qui circulait à vive allure à Laayoune. Une enquête a été ouverte sur sa mort, selon les autorités.
Cependant, peu d'informations ont filtré de la part des personnes se trouvant dans le camp, qui ont été contraintes de partir. Le site a véritablement été bouclé par les forces de sécurité marocaines.
À Laayoune, à quelques kilomètres à l'ouest du camp, des manifestants auraient attaqué et endommagé des bâtiments publics, des banques, des magasins et d'autres biens au lendemain de l'opération menée par les forces de sécurité.
Gadaym Izik est un campement composé de tentes et d'abris de fortune où se sont installés à la mi-octobre des milliers de Sahraouis, pour protester contre la marginalisation dont ils s'estiment victimes de la part des autorités marocaines. Ils demandent du travail et des logements convenables.
Les Sahraouis estiment que, bien que natifs du Sahara occidental, ils ne reçoivent pas une part équitable des bénéfices tirés des ressources naturelles et des terres de la région. En outre, les autorités locales ne prêtent pas l'oreille à leurs revendications concernant l'amélioration de leurs conditions socio-économiques.
Les violences commises lundi 8 novembre ont coïncidé avec l'ouverture de nouvelles discussions informelles sur l'avenir du Sahara occidental entre les autorités marocaines et le Front populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), qui appelle de ses vœux l'indépendance du Sahara occidental et dirige un gouvernement autoproclamé en exil – la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ces pourparlers ont été organisés à New York à l'instigation de l'envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross.
« Ces derniers événements illustrent une fois encore qu'il est indispensable d'inclure un volet de surveillance des droits humains dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), organe chargé de surveiller l'application du cessez-le-feu signé entre le Maroc et le Front Polisario il y a près de 20 ans, en 1991, a confié Malcolm Smart.
« L'absence d'un tel volet a miné l'efficacité de la MINURSO et permis que des atteintes aux droits humains soient perpétrées sans faire l'objet d'enquêtes adéquates. »