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jeudi 10 février 2011

Mouhieddine CHERBIB rentre en Tunisie le 13 février 2011.

Par Kamel Jendoubi, Président du CRLDHT Tunisie, 10/2/2011

اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme

Notre ami Mouhieddine CHERBIB
membre fondateur du CRLDHT et ancien Président de la FTCR
rentre en Tunisie le 13 février 2011.

Pour une Justice Indépendante et Impartiale
Notre ami Mouhieddine Cherbib a été condamné à deux ans de prison ferme dans le cadre du procès des leaders du mouvement social du Bassin minier de Gafsa en 2008, pour son rôle de soutien en France à la population de la région. Il vient de faire opposition à cette condamnation. Un nouveau procès a été fixé pour les 15-16 février 2011 à Gafsa.
Le CRLDHT veut profiter de cette occasion pour dénoncer le dysfonctionnement de la justice tunisienne sous le régime de Ben Ali et pour poser les questions de fond relatives à la réforme du système judiciaire tunisien afin d'aboutir à une justice indépendante et impartiale en Tunisie.

Une délégation de personnalités amies du peuple tunisien accompagner notre ami Mouhieddine. Elle sera composée de :
- Alima Boumedienne, sénatrice – Les Vert Europe Ecologie
- Bernard Dréano, CEDETIM
- Driss El Kherchi – Président de l’ATMF
- Gilles Manceron – Vice Président de la Ligue des Droits de l’Homme
- Jamel Jeni – Président Association Maghrébine des Droits de la Personne au Canda.
- Kamel Jendoubi – Président du REMDH
- Philippe Le Grand - LDH Nantes
- Michel Debon – SGEN-CFDT – Solidarité laique
- Mohamed Nemri – Président ATMF Argenteuil
- Abdesslem Lahcen Omar - Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis
- Monseigneur Jacques Gaillot
- Razzi hammadi – Secrétaire National – Parti Socialiste
- Said Tahri – ATMF Mantes la Jolie
- Souhayer BelHassen , Présidente de la FIDH

Le programme de la délégation comportera les étapes suivantes :
- Rencontre avec les familles des martyrs de la révolution à Ras El Jebel et à Bizerte (Nord de la Tunisie).
- Une visite à M. Ali Ben Salem (Doyen des militants des droits humains), Président de la section de la LTDH à Bizerte
- Rencontre avec les différentes composantes de la société civile à Tunis, au siège de la LTDH.
- Rencontre avec la population du Bassin minier de Gafsa (Redeyef, Moulares…)
- Rencontre avec les familles des martyrs de la révolution tunisienne à Sidi Bouzid et à Kasserine/Thala.
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34
crldht@gmail.com / www.crldht.org

dimanche 14 novembre 2010

Déclaration commune relative aux derniers événements dramatiques de Laâyoune

Par les associations signataires, Paris, 12/11/2010
Déclaration commune
Ce lundi 8 novembre 2010, les autorités marocaines ont procédé, par l’emploi de la force, au démantèlement du campement de tentes « Gdim Izik » implanté aux faubourgs de Laâyoune au Sahara.
Ce campement mis en place dès le 19 octobre abrite des milliers de familles. Il est présenté par ses initiateurs comme une forme de protestation de la population locale pour alerter sur la détérioration de ses conditions de vie. Il va vite cristalliser l’attention de l’opinion publique et constituer un point d’achoppement du conflit.
Si le campement a été le lieu d’expression des revendications sociales et contre l’injustice, pour certains, cette manifestation est un « acte politique » significatif visant à mettre en avant les thèses des défenseurs de l’autodétermination du Sahara. Pour d’autres, ce campement est devenu « le refuge de repris de justice qui prenaient en otage des familles ».
En dépit des négociations ouvertes sur les revendications de la population du campement et la formulation de quelques premières propositions de solutions, la tension était vive. C’est ainsi que dès le dimanche 24 octobre, un jeune de 14 ans, Najem ELgarhi, a été tué et 5 autres blessés suite à « un échange de tirs au moment où leur voiture voulait forcer un barrage ».
La situation s’est fortement envenimée au matin du lundi 8 novembre, lorsque les forces de l’ordre marocaines (police, gendarmerie, forces auxiliaires) ont investi le campement et ont procédé à son évacuation et à sa destruction. Une opération périlleuse, puisqu’elle a donné lieu à de graves accrochages avec les contestataires et à de violents affrontements notamment dans les quartiers de la ville de Laâyoune. Le bilan est accablant. Selon les autorités marocaines, il y aurait 11 personnes mortes dont 10 parmi les forces de l'ordre et l’arrestation de 163 personnes. D’autres sources parlent de plus de victimes parmi les civils, de centaines de blessés et de plusieurs disparitions. Certaines images démontrent le niveau de la violence meurtrière et la brutalité des affrontements.
Un blocus a été organisé sur la région puisque de nombreux journalistes et observateurs internationaux ont été empêchés de s’y rendre dans l’immédiat.
Pour nous, associations et organisations signataires qui mettons au cœur de nos actions la défense de la dignité et de la vie humaine, nous ne pouvons que :
- dénoncer l’usage de la violence et de la brutalité qui aboutissent à la mort d’êtres humains et ce d’où qu’elles viennent.
- réaffirmer notre attachement à la prise en compte des revendications sociales des populations qui se plaignent de la détérioration de leurs conditions de vie ;
Tout en présentant nos sincères condoléances aux familles endeuillées par la mort brutale de leurs proches, nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées, et en attendant les rapports des acteurs de la société civile marocaine qui se sont rendus à Laâyoune, nous exigeons des autorités marocaines :
- de permettre aux ONG et observateurs nationaux et internationaux de mener leurs propres missions d’investigations sur ces événements aussi bien tragiques que condamnables ;
- de procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et, s’il devait y avoir un procès, de faire bénéficier ces personnes de leurs droits, notamment de celui de la présomption d’innocence jusqu’à preuve de leur culpabilité et celui des garanties nécessaires à leur défense ;
Nous, associations signataires, restons, comme de nombreuses organisations partenaires et amies, préoccupées par la tension qui règne aujourd’hui au Sahara.
Cette situation nous interpelle et exige de nous plus de vigilance et de détermination pour poursuivre le travail initié depuis de longues années au sein des structures telles que le FSMAG (Forum Social Maghrébin) et la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains).
Nous nous attachons à œuvrer en commun et en concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile de la région pour réclamer la résolution pacifique et démocratique du conflit su Sahara sous l’égide de l’ONU. Ce conflit n’a que trop duré avec son train de drames dont souffrent les peuples de la région. Il constitue une entrave réelle à l’édification de l’unité du Maghreb, tant souhaitée et attendue par nos peuples et l’ensemble de la communauté internationale.

Premiers signataires :
AMF (Association des Marocains en France)
ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc)
ATF (Association des Tunisiens en France)
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
IDD (Immigration Développement Démocratie)
CRLDHT (Comité pour le Respect et des Droits d e l'Homme en Tunisie)
Na’oura (Groupe de Solidarité Belgique – Maroc)
UTIT-SPIF (Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens –Paris Ile de France)

vendredi 1 octobre 2010

Maroc-Tunisie : Solidarité avec Kamel Jendoubi

Par Ayad Ahram, Paris, 1/10/2010
Les associations de l'immigration soussignées, dénoncent avec force le refoulement par les autorités marocaines de Kamel Jendoubi, président du Réseau 
Euro-méditerranéen des droits de l'Homme (REMDH) et du Comité pour le respect des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT).
Kamel Jendoubi est arrivé hier soir à l’aéroport de Rabat sur invitation de l’Organisation Marocaine des Droits Humains. Les autorités marocaines l’ont empêché de fouler le sol marocain en l’obligeant de passer toute la nuit à bord de l’avion. Il a été expulsé ce matin vers la France.
Kamel Jendoubi est militant de l'immigration et des droits de l'Homme depuis de nombreuse années. Son expulsion de Rabat démontre la complicité entre le pouvoir marocain et le régime tunisien.
Le Maroc qui se targue devant les instances européennes d'être au diapason des droits de l'Homme et qui a acquis le statut de pays avancé démontre par cette violation des droits qu'il ressemble aux régimes dictatoriaux de la région.
Nous exigeons des excuses des autorités marocaines pour cette expulsion injustifiable et le libre accès des militants des droits humains au territoire marocain.
Les associations signataires 
-  expriment leur totale indignation pour cette collaboration honteuse entre les deux régimes qui bafouent les droits les plus élémentaires. 
-  Interpellent le gouvernement français pour intervenir rapidement auprès des gouvernements marocains et tunisiens pour le respect et la protection des militants des droits humains.
Premières organisations signataires :
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des Deux Rives)
ASDHOM (Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc)
EMCEMO (Centre euro-méditerranéen des Migrations et de développement, Pays-Bas)
IDD (Immigration Développement Démocratie)
ACORT (Association des Citoyens Originaire de Turquie)
ATF (Association des Tunisiens de France)

mardi 1 décembre 2009

ALERTE - GREVE DE LA FAIM DE TAOUFIK BEN BRIK

C.R.L.D.H., Paris, 30/11/2009
اللجنة من أجل احترام الحريات وحقوق الإنسان في تونس
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme


Taoufik Ben Brik est en grève de la faim depuis le mercredi 25 novembre 2009 pour protester contre l'isolement dont il est l’objet. Sa vie risque d’être, à très court terme, en danger.
Après être resté sans nouvelles de Taoufik Ben Brik depuis l’audience du tribunal du 19 novembre 2009, sa femme et ses proches ont enfin appris, dans des conditions de désinvolture et de brutalités érigées en système par l'Etat-RCD, que le journaliste et poète dissident condamné arbitrairement à 6 mois de prison ferme, a été transféré à la prison de Siliana à 200 kms de Tunis.
Ils ont pu lui rendre visite aujourd’hui dans des conditions rocambolesques. Arrivés à 13h à Siliana, son épouse Azza accompagnée de Saida sa sœur et de ses frères Jalel et Fethi ont attendu plus de quatre heures pour pourvoir entrevoir TBB pendant quelques minutes puis ils ont été contraints de quitter la prison sous la pression des matons constamment présents et menaçants.
Visiblement affaibli mais déterminé Taoufik Ben Brik, a annoncé qu’il est en grève de la faim depuis le mercredi 25 novembre pour protester contre les interdictions des visites de ses proches et de ses avocats. Il ne se nourrit que d’eau et de médicaments qui commencent à lui manquer ; les gardiens ayant refusé de lui faire parvenir les médicaments remis par sa famille.
Atteint d’une maladie rare qui nécessite des soins réguliers, TBB ne peut continuer à croupir dans cette prison de Siliana connue pour ses conditions de détention déplorables. Sa vie risque d’être à très court terme en danger s’il ne continue à ne pas s’alimenter et s’il est privé de ses médicaments
Le CRLDHT dénonce cette mesure de représailles inqualifiable. Il réitère l'expression de sa solidarité avec la femme, les enfants, la famille de Taoufik et ses proches qui ont vécu dans l'angoisse ces longues journées au cours desquelles ils n'ont eu aucune information sur Taoufik Ben Brik.
Le CRLDHT alerte l'opinion sur les risques qu'il encourt, dans les conditions de cette grève de la faim, compte tenu de la vétusté de l'infirmerie de la prison de Siliana et de la nature des soins auxquels il est absolument astreint.
Peu importe à la dictature que Taoufik souffre et risque sa vie, bien au contraire, mais notre responsabilité à tous et à toutes est engagée,

21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org