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mardi 29 novembre 2011

Paris - La FTCR organise deux tables rondes : « la discrimination en politique » et « le droit de vote des étrangers en France ».

Le Mercredi 7 décembre 2011
à14h à la Mairie du 2eme arrondissement.
8 rue de la Banque
paris 75002
Métro Bourse Ligne 3

Avec le soutien de l’ACORT, l’AMF, l’ATMF, l’ASDHOM, le FASTI, le MRAP et Grâce au soutien et la participation de M. Jacques Boutault Maire du 2ème arrondissement de Paris.

Programme
14h : Projection du court métrage « Douce France » de Mogniss ABDALLAH,en présence du réalisateur

14h30 Première table ronde : la discrimination en politique, présenté par El Yamine SOUM, sociologue.
Témoignage de Khédija Bourcart, ancienne Maire adjointe de Paris. Moïse UDINO : chercheur

16h deuxième table ronde : « Le droit de vote des étrangers », présenté par Bernard DELMOTTE, Militant pour le droit de vote des étrangers en France.
Intervention d’Habiba BIGDADE, conseillère municipale de la ville de Nanterre et d’Abid EL KHATIB, président de L’  ASDHOM.
Échange avec la salle
Conclusion Tarek BEN HIBA

Inscription : contact@citoyensdesdeuxrives.eu
Nom prénom …………………..
Organisme………………
Email……………………………………..tél …………………..

vendredi 15 avril 2011

COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DES TUNISIENS POUR UNE CITOYENNETÉ DES DEUX RIVES
 DÉLÉGATION DE LA F.T.C.R. A VINTIMILLE

APRÈS LA JOIE DE COURTE DURÉE RETOUR DES PRATIQUES NON LÉGALES
Par Tarek Ben Hiba, président,  8/4/2011 2011

Après s’être réjouie comme la majorité des tunisiens, de l’octroi de visas humanitaires de court séjour aux harragas tunisiens arrivés sur l’île de Lempadusa la F.T.C.R. exprime son inquiétude de voir les anciennes pratiques non conformes aux droits et conventions en matière de droits des migrants de retour.

La F.T.C.R. a manifesté sa satisfaction de l’attitude nouvelle du gouvernement issu de la révolution tunisienne qui a rejeté les menaces du gouvernement italien de Berlusconi de refouler des milliers de migrants tunisiens par bateaux militaires.
Cependant nous venons de prendre connaissance de la contrepartie des 20 000 visas temporaires octroyés par le gouvernement italien qui semblent être acceptée par les autorités tunisiennes selon des dépêches de presse : le rapatriement forcé par petits contingents à l’abri des médias et en présence des autorités consulaires tunisiennes.

Dans le cas où ces mesures de rapatriements collectifs forcés s’avèrent vérifiées, la F.T.C.R. exprime ses vives protestations et rappelle que tout accord bilatéral doit être conforme au droit et au cas particulier toutes mesures d’éloignements forcés sont illégales du point de vue du droit international. Il est grand temps de mettre fin aux accords inégaux et non-conformes au droit en matière d’immigration.

En outre la F.T.C.R. informe l’opinion publique des mesquineries des autorités italiennes quant à l’application de leur propre demande. Celle-ci concerne les migrants arrivés à Lumpadusa avant mardi dernier minuit. Or les 40 tunisiens embarqués sur un avion hier soir à l’aéroport de Lumpadusa à destination de Tunis avaient foulé la sol de l’île italienne à 0 h 25 (nous en avons la preuve) donc ils étaient bien dans les eaux territoriales italiennes avant minuit.
La F.T.C.R. réitère de voir les principes démocratiques et du respect des intérêts du peuple tunisien apportés par la révolution tunisienne s’appliquer enfin au ministère tunisien des affaires étrangères. Elle demande la création d’un nouveau ministère de l’immigration chargé de gérer les intérêts des migrants tunisiens dont le nombre dépasse les dix pour cent.

La F.T.C.R. s’engage à continuer son combat entamé depuis 38 ans en faveur des droits des migrants tunisiens et annonce l’envoi d’une délégation dimanche 9 avril 2009 à Vintimille conduite par le camarade membre de son bureau fédéral Mouhieddine CHERBIB.
FTCR - 5, rue de Nantes - 75019 PARIS Tel/Fax 01 40 34 18 15 -
ftcr@ftcr.eu - www.ftcr.eu
CHERBIB Mouhieddine
0615577914

dimanche 14 novembre 2010

Déclaration commune relative aux derniers événements dramatiques de Laâyoune

Par les associations signataires, Paris, 12/11/2010
Déclaration commune
Ce lundi 8 novembre 2010, les autorités marocaines ont procédé, par l’emploi de la force, au démantèlement du campement de tentes « Gdim Izik » implanté aux faubourgs de Laâyoune au Sahara.
Ce campement mis en place dès le 19 octobre abrite des milliers de familles. Il est présenté par ses initiateurs comme une forme de protestation de la population locale pour alerter sur la détérioration de ses conditions de vie. Il va vite cristalliser l’attention de l’opinion publique et constituer un point d’achoppement du conflit.
Si le campement a été le lieu d’expression des revendications sociales et contre l’injustice, pour certains, cette manifestation est un « acte politique » significatif visant à mettre en avant les thèses des défenseurs de l’autodétermination du Sahara. Pour d’autres, ce campement est devenu « le refuge de repris de justice qui prenaient en otage des familles ».
En dépit des négociations ouvertes sur les revendications de la population du campement et la formulation de quelques premières propositions de solutions, la tension était vive. C’est ainsi que dès le dimanche 24 octobre, un jeune de 14 ans, Najem ELgarhi, a été tué et 5 autres blessés suite à « un échange de tirs au moment où leur voiture voulait forcer un barrage ».
La situation s’est fortement envenimée au matin du lundi 8 novembre, lorsque les forces de l’ordre marocaines (police, gendarmerie, forces auxiliaires) ont investi le campement et ont procédé à son évacuation et à sa destruction. Une opération périlleuse, puisqu’elle a donné lieu à de graves accrochages avec les contestataires et à de violents affrontements notamment dans les quartiers de la ville de Laâyoune. Le bilan est accablant. Selon les autorités marocaines, il y aurait 11 personnes mortes dont 10 parmi les forces de l'ordre et l’arrestation de 163 personnes. D’autres sources parlent de plus de victimes parmi les civils, de centaines de blessés et de plusieurs disparitions. Certaines images démontrent le niveau de la violence meurtrière et la brutalité des affrontements.
Un blocus a été organisé sur la région puisque de nombreux journalistes et observateurs internationaux ont été empêchés de s’y rendre dans l’immédiat.
Pour nous, associations et organisations signataires qui mettons au cœur de nos actions la défense de la dignité et de la vie humaine, nous ne pouvons que :
- dénoncer l’usage de la violence et de la brutalité qui aboutissent à la mort d’êtres humains et ce d’où qu’elles viennent.
- réaffirmer notre attachement à la prise en compte des revendications sociales des populations qui se plaignent de la détérioration de leurs conditions de vie ;
Tout en présentant nos sincères condoléances aux familles endeuillées par la mort brutale de leurs proches, nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées, et en attendant les rapports des acteurs de la société civile marocaine qui se sont rendus à Laâyoune, nous exigeons des autorités marocaines :
- de permettre aux ONG et observateurs nationaux et internationaux de mener leurs propres missions d’investigations sur ces événements aussi bien tragiques que condamnables ;
- de procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et, s’il devait y avoir un procès, de faire bénéficier ces personnes de leurs droits, notamment de celui de la présomption d’innocence jusqu’à preuve de leur culpabilité et celui des garanties nécessaires à leur défense ;
Nous, associations signataires, restons, comme de nombreuses organisations partenaires et amies, préoccupées par la tension qui règne aujourd’hui au Sahara.
Cette situation nous interpelle et exige de nous plus de vigilance et de détermination pour poursuivre le travail initié depuis de longues années au sein des structures telles que le FSMAG (Forum Social Maghrébin) et la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains).
Nous nous attachons à œuvrer en commun et en concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile de la région pour réclamer la résolution pacifique et démocratique du conflit su Sahara sous l’égide de l’ONU. Ce conflit n’a que trop duré avec son train de drames dont souffrent les peuples de la région. Il constitue une entrave réelle à l’édification de l’unité du Maghreb, tant souhaitée et attendue par nos peuples et l’ensemble de la communauté internationale.

Premiers signataires :
AMF (Association des Marocains en France)
ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc)
ATF (Association des Tunisiens en France)
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
IDD (Immigration Développement Démocratie)
CRLDHT (Comité pour le Respect et des Droits d e l'Homme en Tunisie)
Na’oura (Groupe de Solidarité Belgique – Maroc)
UTIT-SPIF (Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens –Paris Ile de France)