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mercredi 5 février 2014

France :Dynamique de débats et d'action de solidarité avec les mouvements de protestation au Maroc (21/2/2014)


Les associations démocratiques marocaines en France lancent une dynamique de débats et d'action de solidarité avec les mouvements de protestation au Maroc

Par Ayad Ahram, 
,

Communiqué 

Cinq associations travaillant sur les droits de l’Homme au Maroc et dans l’immigration marocaine en France se sont retrouvées, le samedi 11 janvier 2014 à Nanterre, pour échanger autour de sujets qui les préoccupent et qui sont en lien avec les luttes démocratiques pour un État de droit au Maroc.
Partant du même constat de la situation générale au Maroc, l’Association des Marocains de France (AMF), l’Association des Amis et Parents des Disparus au Maroc (APADM), l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), l’Ass/ociation des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF) et le Forum Marocain Vérité et Justice (FMVJ-France) sont conscients que les réponses à apporter aux différents questionnements et interrogations qui traversent toutes les structures ne peuvent être que dans le cadre d’un travail collectif. C’est ainsi qu’un accord s’est dégagé de la discussion : Préparer et proposer ensemble dans la mesure du possible des campagnes de solidarité avec les mouvements de protestation populaire et pacifique qui se développent au Maroc, ainsi qu’un cycle de débats pour pouvoir allier réflexion et action.

Et c’est dans ce sens que deux actions immédiates ont été retenues pour concrétiser cette volonté.

1ère activité : Organiser un débat public à l’occasion du 3ème anniversaire du mouvement 20-Février. Ce débat aura lieu l’après-midi du samedi 22 21* février 2014 sous l’intitulé «Réalités des libertés publiques et démocratiques au Maroc à l’aune du mouvement 20-Février » en présence et avec la participation de Mouad Belghouat, alias Elhaqed (à confirmer).  Ce débat qui se veut libre, serein et une sorte d’évaluation sera introduit par une intervention de Hayat Bousta.

2ème activité : Mettre en place une campagne internationale de solidarité avec les ouvriers marocains qui sont en mouvement de grève ou de protestation à Ait-Melloul (région d’Agadir) et à Imider (région de Ouarzazate). L’idée de relancer le Collectif Maghreb Solidarité qui a déjà travaillé sur les événements de Sidi Ifni (Maroc) et de Gafsa (Tunisie) a été retenue.

Des communications plus spécifiques suivront pour annoncer dans les détails ces deux activités.

Paris, le 23 janvier 2014
AMF, APADM, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France
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* Attention !! : Changement de date pour le débat annoncé «Réalités des libertés publiques et démocratiques au Maroc à l’aune du mouvement 20-Février »

Ce débat aura lieu le vendredi 21 février à 18h30

Lieu : 3 Place des Grès 75020 Paris (Local du PCF)

Moyens d’accès : Métro ligne 3 (station Porte de Bagnolet)
                                 Ligne 9 (station Maraîchers)
                         Bus 26 ou 64 station Pyrénées-Bagnolet

Cordialement,
Ayad Ahram
ASDHOM

mardi 3 septembre 2013

Scolarisation des enfants Roms : maires et préfets rappelés à l'ordre

Par Sandrine Toussaint 2 septembre 2013
Devant une situation qu'elle juge alarmante, celle des conditions de vie des 20.000 Roms rencensés sur le territoire, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) en appelle les élus et le gouvernement à appliquer la circulaire du 26 août 2012, signée par sept ministres, qui, entre autres, "garantit l'accès au droit commun des populations Roms présentes en France", notamment celui de la scolarité des enfants.

Dans un communiqué du 2 août 2013, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) s'appuyant sur la circulaire du 26 août 2012 relative à "l'anticipation et à l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites" rappelle au gouvernement et aux responsables politiques que les enfants Roms, comme tout autre enfant, doivent être autorisés à s'inscrire à l'école et pouvoir bénéficier de tous les aspects de la vie scolaire.
Jugeant inquiétante la situation des Roms* de France (estimés à 20.000 personnes), dont les "évacuations des lieux de vie se sont poursuivies depuis 1 an sans solutions alternatives et au mépris du caractère inconditionnel du droit à l'hébergement, et à l'accès au droit commun", la CNCDH interpellée entre autres par le défenseur demande expressément à l'AMF (Association des maires de France) de rappeler aux maires leur obligation en matière de scolarisation des enfants présents sur le territoire de leur commune. Elle demande également au ministère de l'Intérieur de rappeler aux préfets la leur : "garantir la continuité de l'accès à la scolarisation, même en cas d'évacuation de bidonvilles" et à l'Education nationale de mettre en oeuvre les trois circulaires d'octobre 2012 qui garantissent "la scolarisation des enfants allophones, l'évaluation des compétences et de la maîtrise de la langue française, des aménagements particuliers en lien avec la classe ordinaire".

Droit à l'éducation

Afin de remédier à la situation de "grande précarité" des populations roms, la Commission formule huit recommandations "qui lui semblent devoir être mises le plus rapidement possible en oeuvre". La cinquième recommandation concerne le droit à l'éducation. Selon la Commission "et contrairement aux idées reçues", la scolarisation des enfants mineurs serait souhaitée par la très grande majorité des Roms. La CNCDH relève que bien souvent, ce sont les maires qui refusent la scolarisation au motif "d'absence de certificat de domiciliation". Un prétexte irrecevable pour la Commission puisque "non conforme au droit interne et aux traités internationaux dont la France est signataire". Elle demande par conséquent à l'AMF de rappeler avant la prochaine rentrée leurs obligations aux maires ainsi que les sanctions auxquelles ils s'exposent, le cas échéant, insistant sur le fait que la non scolarisation favorise l'émergence "d'une génération de jeunes analphabètes qui n'auront pas les outils pour être autonomes au sein de la société française".

Contractualisation tripartite

Dans la ligne de mire de la Commission également : les préfets, à qui le ministère de l'Intérieur doit rappeler les prérogatives dont ils peuvent faire usage en cas de refus d'inscription d'un enfant à l'école (art. 2122-34 du CGCT). D'autre part, dans sa recommandation n°3 la CNCDH rappelle aux préfets "qu'aucune évacuation de bidonvilles en l'absence de solutions alternatives et de propositions de relogement dignes et pérennes ne doit avoir lieu". Le rappel à l'ordre envoyé à l'AMF par la CNCDH s'applique ainsi aux préfets dans l'exercice de leurs obligations quant aux procédures d'évacuation administratives motivées par le motif du trouble à l'ordre public.
"Si des motifs de danger graves et imminents pour la sécurité des personnes peuvent être invoqués pour justifier l'évacuation d'un bidonville", la Commission relève que le nombre de préfets ayant eu recours à cette clause est exponentiel ces dernières années et demande tout simplement "l'abandon des procédures d'évacuation administrative motivées par ce motif". Une fois de plus, elle rappelle que si évacuation il doit y avoir, elle ne doit se faire que lorsque des mesures de relogement ont été pensées et insiste sur les moyens à mettre en oeuvre afin d'assurer le relogement des personnes déplacées, si possible dans un environnement proche du lieu d'établissements scolaires dans lesquels les enfants ont commencé leur scolarité ou à proximité d'un établissement. Des moyens d'agir que "doit donner l'Etat aux collectivités territoriales, et en premier lieu aux communes et communautés de communes" par le biais, recommande la CNCDH, d'une convention tripartite Etat/collectivités locales/ occupants). Un contrat avec objectifs et obligations pour chacun afin de déterminer un projet de vie pour chaque famille. Une solution qui doit entre autres éviter la rupture des processus engagés par les familles dans le domaine de la scolarisation de leurs enfants. 

Le ministre de l'Education nationale s'est exprimé sur la condition de ces enfants le 27 août lors d'un déplacement à Lyon en affirmant "qu'il est inacceptable que les enfants Roms déplacés soient victimes de rupture de scolarité". "Je le dis fermement c'est la tradition française. Nous avons refait des circulaires cette année, l'administration de l'Education nationale est pleinement mobilisée, nous mettons chaque fois les moyens nécessaires", a ajouté Vincent Peillon. Pas sûr que ce soit de l'avis d'une partie des maires qui, par le passé comme à le veille de cette rentrée, se sentent souvent démunis et bien esseulés face à ces populations.
Sandrine Toussaint
*Roms : le terme désigne les personnes vivant sur le territoire français venant pour la plupart des pays d'Europe centrale et orientale (roumanie pour "plus de 90% d'entre eux", Bulgarie, pays de l'ex-Yougoslavie).

 http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250265840704&cid=1250265811554

dimanche 14 novembre 2010

Déclaration commune relative aux derniers événements dramatiques de Laâyoune

Par les associations signataires, Paris, 12/11/2010
Déclaration commune
Ce lundi 8 novembre 2010, les autorités marocaines ont procédé, par l’emploi de la force, au démantèlement du campement de tentes « Gdim Izik » implanté aux faubourgs de Laâyoune au Sahara.
Ce campement mis en place dès le 19 octobre abrite des milliers de familles. Il est présenté par ses initiateurs comme une forme de protestation de la population locale pour alerter sur la détérioration de ses conditions de vie. Il va vite cristalliser l’attention de l’opinion publique et constituer un point d’achoppement du conflit.
Si le campement a été le lieu d’expression des revendications sociales et contre l’injustice, pour certains, cette manifestation est un « acte politique » significatif visant à mettre en avant les thèses des défenseurs de l’autodétermination du Sahara. Pour d’autres, ce campement est devenu « le refuge de repris de justice qui prenaient en otage des familles ».
En dépit des négociations ouvertes sur les revendications de la population du campement et la formulation de quelques premières propositions de solutions, la tension était vive. C’est ainsi que dès le dimanche 24 octobre, un jeune de 14 ans, Najem ELgarhi, a été tué et 5 autres blessés suite à « un échange de tirs au moment où leur voiture voulait forcer un barrage ».
La situation s’est fortement envenimée au matin du lundi 8 novembre, lorsque les forces de l’ordre marocaines (police, gendarmerie, forces auxiliaires) ont investi le campement et ont procédé à son évacuation et à sa destruction. Une opération périlleuse, puisqu’elle a donné lieu à de graves accrochages avec les contestataires et à de violents affrontements notamment dans les quartiers de la ville de Laâyoune. Le bilan est accablant. Selon les autorités marocaines, il y aurait 11 personnes mortes dont 10 parmi les forces de l'ordre et l’arrestation de 163 personnes. D’autres sources parlent de plus de victimes parmi les civils, de centaines de blessés et de plusieurs disparitions. Certaines images démontrent le niveau de la violence meurtrière et la brutalité des affrontements.
Un blocus a été organisé sur la région puisque de nombreux journalistes et observateurs internationaux ont été empêchés de s’y rendre dans l’immédiat.
Pour nous, associations et organisations signataires qui mettons au cœur de nos actions la défense de la dignité et de la vie humaine, nous ne pouvons que :
- dénoncer l’usage de la violence et de la brutalité qui aboutissent à la mort d’êtres humains et ce d’où qu’elles viennent.
- réaffirmer notre attachement à la prise en compte des revendications sociales des populations qui se plaignent de la détérioration de leurs conditions de vie ;
Tout en présentant nos sincères condoléances aux familles endeuillées par la mort brutale de leurs proches, nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées, et en attendant les rapports des acteurs de la société civile marocaine qui se sont rendus à Laâyoune, nous exigeons des autorités marocaines :
- de permettre aux ONG et observateurs nationaux et internationaux de mener leurs propres missions d’investigations sur ces événements aussi bien tragiques que condamnables ;
- de procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et, s’il devait y avoir un procès, de faire bénéficier ces personnes de leurs droits, notamment de celui de la présomption d’innocence jusqu’à preuve de leur culpabilité et celui des garanties nécessaires à leur défense ;
Nous, associations signataires, restons, comme de nombreuses organisations partenaires et amies, préoccupées par la tension qui règne aujourd’hui au Sahara.
Cette situation nous interpelle et exige de nous plus de vigilance et de détermination pour poursuivre le travail initié depuis de longues années au sein des structures telles que le FSMAG (Forum Social Maghrébin) et la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains).
Nous nous attachons à œuvrer en commun et en concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile de la région pour réclamer la résolution pacifique et démocratique du conflit su Sahara sous l’égide de l’ONU. Ce conflit n’a que trop duré avec son train de drames dont souffrent les peuples de la région. Il constitue une entrave réelle à l’édification de l’unité du Maghreb, tant souhaitée et attendue par nos peuples et l’ensemble de la communauté internationale.

Premiers signataires :
AMF (Association des Marocains en France)
ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc)
ATF (Association des Tunisiens en France)
ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France)
FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)
IDD (Immigration Développement Démocratie)
CRLDHT (Comité pour le Respect et des Droits d e l'Homme en Tunisie)
Na’oura (Groupe de Solidarité Belgique – Maroc)
UTIT-SPIF (Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens –Paris Ile de France)

samedi 24 octobre 2009

31 octobre : journée de débats autour de la pensée de Mehdi Ben Barka



L'Association des Marocains de France,
l'Institut Mehdi Ben Barka -Mémoire vivante-
et la Maison des métallos vous convient à

une journée de débat
autour de la pensée de Mehdi Ben Barka
le samedi 31 octobre 2009 de 9h à 18h
à la Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris
M° Couronnes

entrée libre


Programme
9h - Accueil des participants
9h30 - 10h - Présentation
• Allocutions : Souad Chaouih, Présidente de l’A.M.F, Bachir Ben Barka, Président de l’Institut Mehdi Ben Barka
10h - 10h30
• « La migration marocaine et son mouvement associatif en France, exemple de l’AMF » Mohamed Moubaraki – Coordinateur du Forum Citoyenneté et solidarité des Marocains à l’étranger
10h30 – 11h
• « La Votation Citoyenne, un combat pour la démocratie » Jean Pierre Dubois – Président de la Ligue des Droits de l’Homme
11h – 11h30
• « Interculturalité, quels enjeux ? » Hayat Bousta - Conseil et intervention sur les questions d’interculturalité
11h30 – 12 h Débat
14h30 - 15h15
• « La contribution de Mehdi Ben Barka au développement de l’Education populaire de base » Henryane de Chaponey – Présidente du Centre d’études du développement en Amérique latine
15h15 – 16h
• « La pensée et l’action de Mehdi Ben Barka » Mâati Monjib – Historien, Professeur d’université
16h -16h45
• « Mehdi Ben Barka et le Maghreb » René Gallissot - Historien, spécialiste du Maghreb, Professeur émérite à l’Université de Paris VIII
16h45 – 17h30 Débat
Information : maisondesmetallos.org / 01 48 05 88 27