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mercredi 4 mars 2015

Attac - Pays d’Arles - Projection / Rencontre avec Souad Guennoun - les pièges des microcrédits



Attac - Pays d’Arles et Longo Maï - Mas de Granier vous invitent
Jeudi 12 mars 2015 - 18h30
Atrium de la maison de la vie associative, bd des Lices, Arles
à la projection d’un

Reportage de Souad Guennoun : la résistance des femmes face aux dérives du micro-crédits dans le sud marocain.

En présence de la réalisatrice, Souad Guennoun, photographe, membre d’Attac-Maroc, qui parlera des dérives et des tromperies du système des microcrédits tels qu’ils sont pratiqués dans la région d’Ouarzazate (au sud du Maroc).
Son remarquable film à l’appui, elle nous racontera, comment, depuis plusieurs années des familles de cette région se sont organisées dans des associations pour se défendre contre les organismes de microcrédits qui profitent de leur pauvreté et parfois de leur analphabétisme pour les noyer de dettes. Les personnes victimes sont en majorité des femmes.
Souad a enregistré la vidéo lors de la Caravane Internationale de Solidarité du 24 au 27 avril 2014. Des femmes venues du Bénin, du Mali, de Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Burkina Faso, d’Argentine, de Belgique et de Haïti pour soutenir cette lutte qui dure depuis plus de 3 ans et briser le silence qui l’entoure.




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Présentation de Souad Guennoun
Architecte de formation, photographe renommée, vivant à Casablanca, Souad Guennoun témoigne depuis plusieurs années des crises sociales du Maroc d’aujourd’hui : émigration clandestine, enfants des rues, situation des femmes, luttes ouvrières, etc…
Par ses reportages vidéos, elle a documenté plusieurs aspects concrets des luttes sociales qui ont éclaté au Maroc du fait de la concentration des richesses qui se perpétue, des restructurations d’entreprises provoquées par le néo libéralisme et des choix du régime monarchique visant à soumettre la population aux exigences de la mondialisation financière.
Par son reportage sur la résistance des femmes du sud marocain aux dérives du microcrédit et de ses instituions, soutenues par les banques privées et le gouvernement, Souad Guennoun nous présente un aperçu de la situation des femmes au Maroc, entre tradition et modernité, pesanteurs et luttes pour l’émancipation.
Publications (albums de photographies et textes associés) : 
- Les Incendiaires, Coédition Tarik éditions et les Editions de l’œil, 2000
- L’ultime parcours de Jean Genet, Tarik éditions et Paris Méditerranée, 2001
- Casablanca en mouvement en coll. avec Zakia Daoud, éd. Autrement, Paris 2005
Une liste de ses reportages vidéo est disponible à l’adresse marc.oll@wanadoo.fr
Souad Guennoun était également présente le 24 février à Gap (05) et le 28 février à Fontaine (38)
Voir en ligne : https://local.attac.org/13/arles/Pr...

Maroc : l’affligeante complicité de Paris (FIDH)

Par

Le ministre français de l'intérieur Bernard Cazeneuve  rend visite au Maroc, après une année de brouille diplomatique entre les deux pays et la suspension de la coopération judiciaire.

 image: http://s2.lemde.fr/image/2015/03/03/534x0/4586547_7_df70_le-ministre-francais-de-l-interieur-bernard_8c2fcf4cc9af22bbd150919602d73e5f.jpg

La France est-elle dans les actes aussi vertueuse que dans les discours lorsqu’il s’agit de lutte contre la torture, de poursuite de crimes contre l’humanité, de défense de la liberté d’expression ? La réponse est hélas négative à l’aune des récentes péripéties des relations franco-marocaines.
A la suite de plusieurs plaintes pour torture déposées en France, le patron de la Direction générale de la surveillance du territoire marocain, Abdellatif Hammouchi, s’était vu notifier lors d’un passage à Paris, en février 2014, une demande d’audition de la justice française. Pareille audace, incompréhensible pour un État où la magistrature n’a nulle indépendance par rapport au pouvoir politique, a suscité une réaction courroucée de Rabat qui s’est traduite par une suspension des coopérations judiciaire et sécuritaire.
Si la France a cherché à mettre un terme à cette situation préjudiciable, elle aurait pu éviter de le faire au prix d’un deal honteux. C’est ainsi que le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, en visite au Maroc à la mi-février, a solennellement annoncé que M. Hammouchi, celui-là même qui est poursuivi pour torture, allait se voir remettre les insignes d’officier de la Légion d’honneur.
Sans aucun souci d’un minimum de décence, et pas davantage d’une élémentaire prudence, Paris n’a pas craint d’accomplir un geste déshonorant en décernant une décoration, méritant d’être réservée à des personnalités irréprochables, au chef des services de sécurité d’un pays pour lequel le recours à la torture est dénoncé par des organisations de défense des droits de l’homme. En termes de symbole, politique, judiciaire, moral, le message est désastreux.

Prime à l’impunité

Plus grave encore, afin d’éviter à l’avenir tout risque de désagrément pour des responsables marocains soupçonnés de torture, de passage sur le territoire français, il a été prévu en catimini d’amender la convention franco-marocaine d’entraide pénale. Désormais, toute plainte pénale visant un Marocain se trouvant en France sera aussitôt transférée à ce pays pour qu’il exerce sa compétence.
Cela signifie par exemple dans le cas de M. Hammouchi, que, même pour une plainte déposée par un citoyen français, la justice française serait dessaisie, avec les suites qu’on imagine, au vu de la protection dont bénéficient les présumés tortionnaires au Maroc.
Autrement dit, c’est une prime donnée à l’impunité. Alors que, selon le droit applicable, la France a l’obligation de poursuivre, arrêter et juger toute personne suspectée d’actes de torture se trouvant sur son territoire, un tel précédent serait d’autant plus dangereux que d’autres pays que le Maroc ne manqueront pas alors de formuler les mêmes exigences. Cet abandon de fait de la notion de justice universelle ne sera rien d’autre qu’un signal de bienvenue pour tous bourreaux et autres tortionnaires.
La France s’est aussi déshonorée en abandonnant à leur sort les deux journalistes français qui ont été interpellés au Maroc puis expulsés à leurs frais. En présence de cette atteinte caractérisée à la liberté de la presse, aucune voie officielle n’a jugé bon de protester ou de s’indigner, là encore pour ne pas heurter la susceptibilité du grand ami marocain. Qui aurait pu penser que le gouvernement opère un tel reniement, peu après avoir rassemblé le monde entier autour de la défense des libertés d’expression ?
Un tel signal de complaisance donné aux censeurs et bourreaux ne peut que discréditer la parole de la France. Ni la logique du business ni les impératifs sécuritaires ne doivent conduire à céder au chantage pour en arriver à trahir les valeurs universelles que la France devrait défendre et promouvoir sans relâche. Il ne suffit pas d’exceller dans l’art des belles envolées lyriques sur les droits et libertés, encore faut-il pour convaincre se montrer exemplaire dans leur mise en œuvre.

 http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/03/maroc-l-affligeante-complicite-de-paris_4586548_3232.html#AJETDkPWl4XExDJO.99

L'affaire Hammouchi, sur Canal+, vidéo à voir !

Face à mes dires véritables et prouvées depuis le 1er jour, le régime marocain se cache et réagit en lançant une campagne de diffamation contre moi. Après le chantage et les menaces et intimidations de toutes sortes, rien d'étonnant de la part du Makhzen et de ses méthodes de mafieux. Toutes leurs tentatives pitoyables ne font que renvoyer l'image d'un régime marocain de voyous déstabilisés.
vidéo :
 http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-supplement/pid6586-l-emission.html?vid=1223912&&sc_cmpid=FBShare


El Othmani appel à plus de souplesse sur la question de l’avortement

le 20 heures, 4/3/2015
Dans une tribune publiée dans les pages du journal Al Massae du 2 mars, le numéro 2 du Parti Justice et Développement Saâdeddine El Othmani a fait une déclaration pour le moins constructive. En effet, ce dernier demande à faire évoluer la loi sur l’avortement, se basant pour cela sur la réalité sociale marocaine mais aussi sur le corpus jurisprudentiel islamique. Cet appel à davantage de souplesse est par ailleurs soutenu par Moncef Belkhayat, membre du bureau politique du RNI, qui, via Twitter, a exprimer son accord et son appui à El Othmani
Pour le Dr El Othmani, si l’enfant, lors des échographies, présente certaines malformations, ou dans le cas d’inceste ou viol, l’avortement devrait être établi. La loi définirait, dans ces cas-là, les examens à effectuer sur la femme enceinte, exposerait les éventuelles malformations, et imposerait l’information des services médicaux de l’administration territoriale.

Des associations féminines épinglent la lenteur des réformes en matière de droit des femmes

Par Anais Lefébure,, 3/3/2015

INÉGALITÉS – Pauvreté, éducation, violences… 38 associations chapeautées par l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) viennent de publier un rapport sur l’état des droits des femmes dans le royaume.

20 ans après la conférence mondiale de Beijing sur les femmes, ces ONG font leurs recommandations au gouvernement et pointent du doigt les principales disparités en terme d’égalité des sexes. « En matière de droits des femmes, de nombreux chantiers de réformes sont ouverts » depuis l’adoption de la nouvelle constitution en 2011, souligne le rapport. « Mais leur exécution est marquée par des lenteurs inexplicables ».

Pauvreté
Les associations féministes condamnent notamment la persistance de la pauvreté, qui touche davantage les femmes, malgré un recul de celle-ci depuis dix ans. « La pauvreté humaine et sociale est fortement féminisée », note le rapport, qui prend pour exemple le faible accès des femmes à la propriété, la tendance à l’augmentation des écarts de salaires entre hommes et femmes, ou encore la concentration de femmes dans les secteurs précaires ou mal rémunérés. Selon les chiffres 2012 du HCP, en milieu urbain, le taux de chômage des femmes est de l’ordre de 24% alors que celui des hommes est de 17%.

Education
L’analphabétisme, bien qu’en lente régression, touche toujours près de la moitié des femmes (47,6%) en 2012, contre un quart des hommes (25,3%). Le milieu rural est davantage concerné par ce fléau, avec un taux qui avoisine 64,5%. En matière d’éducation, le rapport rappelle également les engagements de l’État concernant la généralisation du préscolaire, qui « n’ont pas été honorés ». « À titre d’exemple, le taux net de scolarisation des filles rurales au niveau de l’enseignement collégial ne dépasse pas 27,2% et chute à un taux alarmant de 7% au niveau de l’enseignement secondaire pour l’année scolaire 2011-2012″, indique le rapport.

Santé
En matière de santé, le rapport indique les efforts à fournir, dans les zones rurales, pour améliorer l’accouchement des femmes. En effet, seules 55% des femmes rurales bénéficient d’une assistance lorsqu’elles accouchent, contre 92,1% des femmes urbaines. Le cas des avortements clandestins est également évoqué, alors que la question fait la une des médias depuis la destitution, fin janvier, du professeur Chraïbi, symbole de la lutte contre l’avortement clandestin. Des centaines de Marocaines avorteraient quotidiennement « pour échapper à la honte d’une naissance illégitime, dans des conditions souvent douteuses ».

Violences
Le rapport souligne les efforts faits par le gouvernement en matière d’incrimination du harcèlement sexuel, de la violence conjugale physique, et de certains aspects de la discrimination basée sur le sexe. Il donne néanmoins quelques chiffres encore alarmants sur les violences conjugales, dont 62,8% des femmes seraient encore victimes. Le rapport appelle également à mieux sensibiliser les filles et les femmes à la culture de l’égalité, ou encore à reconnaître le statut de « mère célibataire », trop souvent dénigré.

Représentativité
« Un véritable mécanisme national de promotion de la femme à tous les niveaux doit être mis en place » préconise le rapport, afin de lutter contre la faible représentativité de la femme dans les instances de pouvoir et de direction. Les femmes restent en effet sous représentées dans les fonctions de responsabilité (24,2%), notamment en tant que « membres des corps législatifs, responsables hiérarchiques de la fonction publique, directeurs et cadres dirigeants des entreprises », alors que leur présence est marquée parmi « les cadres supérieurs » (41,9%).
  Par Anais Lefébure,, 3/3/2015

Contrôle de police musclé pour 2 journalistes et vols de documents à une activiste


Equipe Média, El Aaiun occupée,3/3/2015


EM : Contrôle de police musclé pour 2 journalistes sahraouis à l'aéroport d'El Aaiun


تفتيش عنيف يستهدف صحفيين صحراويين بمطار العيون المحتلة
Mardi 3 mars 2015, les deux journalistes Ahmed Ettanji et Mahfoud Dahou, en partance pour Casablanca par le vol de 18h45 ont subi un contrôle de police musclé et intrusif avant d’être autorisés à entrer dans la salle d’embarquement de l’aéroport de El Aaiun.

Ahmed Ettanji, président de l'Equipe Média et Mahfoud Dahou journaliste de la même organisation sont arrivés ensemble à l’aéroport, Casablanca étant la première escale de leur voyage vers les pays basque espagnols où ils vont participer à un colloque international de solidarité avec le peuple Sahraoui.

Conduits l’un après l’autre dans une salle spéciale après avoir présentés leur passeports, les journalistes ont été interrogés par une équipe de police dirigées par le Pacha Brahim Ben Brahim.

Le Pacha lui-même a demandé les détails du programme des journalistes, distribuant insultes, gifles et crachats selon les réponses. Il a insisté violemment  sur l’inexistence du peuple sahraoui, et interrogé sur l’objectif pour l’Équipe Média de publier des informations en arabe et dans d’autres langues européennes.

Les officiers des RG et DST présents pour l’interrogatoire ont eux frappé les journalistes à coups de poings et de pieds.

Le pacha et les officiers ont menacé nos confrères de représailles dès leurs retours à El Aaiun après leur conférence.

Sans lien avec les journalistes, Nhbouha Boutngiza, une jeune activiste membre du comité des mères des 15 portés disparus sahraouis, partant pour Acra au Ghana, et avec la même escale à Casablanca, a été interpelée par les mêmes officiers  lors de sa présentation au contrôle pour l’enregistrement. Ils l'ont interrogée sur sa destination, et sachant qu’elle allait participer à un colloque sur la résistance sahraouie,  lui ont confisqué des clés usb et des documents. Elle a protesté vivement mais elle a été forcée de quitter le bureau  dans ses biens.

Equipe Média, El Aaiun occupée,3/3/2015


تفتيش عنيف يستهدف صحفيين صحراويين بمطار العيون المحتلة

الثلاثاء 3 اذار مارس 2015 ، وخلال رحلتهما المتوجهة الى الدار البيضاء الساعة السادسة و 45 دقيقة مساءا تعرض الصحفيان الصحراويان احمد الطنجي والمحفوظ دحو الى تفتيش بوليسي عنيف ويمس حياتهما الشخصية قبل ان يسمح لهما بدخول قاعة الاركاب بمطار العيون المحتلة .
احمد الطنجي هو رئيس الفريق الاعلامي و محفوظ دحو صحفي ضمن نفس المنظمة وصلا معا الى مطار الدار البيضاء في محطة اولى من رحلة تقودهما الى بلاد الباسك حيث سيشاركان في ندوة دولية للتضامن مع الشعب الصحراوي.
تم اقتياد واحد وراء الاخر الى قاعة خاصة بعد ان قدما جوازي سفرهما ، خضع الصحفيان الى استنطاق من طرف فريق من الشرطة يقوده باشا المدينة المدعو ابراهيم بنبراهيم .
الباشا نفسه طلب من الصحفيين مده بتفاصيل برنامجهما موجها شتائمه ، صفع 
الاثنين وبصق في وجهيهما بحسب اجاباتهم . اصر وبشكل عنيف على عدم وجود الشعب الصحراوي وتوجه بالسؤال حول اهداف الفريق الاعلامي "ايكيب ميديا" من بث نشراته لغات اوربية عدا العربية .
قام ضباط الاستعلامات العامة و ما يسمى بالمديرية العامة لمراقبة التراب الوطني الذين حضروا عملية الاستنطاق بتوجيه لكمات و ركلات للصحفيين .
ووجه الباشا وأولئك  الضباط تهديدا لزميلينا بالانتقام منهما لدى عودتهما الى العيون عقب مشاركتهما في المؤتمر .
بعيدا عن ما تعرض له الصحفيان ، نحبوها بوتنكيزة ناشطة شابة عضو في لجنة امهات المختطفين الصحراويين الخمسة عشر كانت متوجهة الى أكرا بغانا وستتوقف في رحلتها هي الاخرى بالدار البيضاء تعرضت للاستنطاق من طرف نفس العناصر لدى وصولها الى محطة تسجيل المسافرين ، تم استفسارها عن وجهتها وبعد التاكد من انها ستشارك في ندوة دولية حول المقاومة الصحراوية قاموا بمصادرة مفاتيح تخزين معلومات ووثائق ، وعلى الرغم من احتجاجها فانها ارغمت بالقوة على مغادرة المكتب و ترك حاجياتها .

الفريق الاعلامي الصحراوي " ايكيب ميديا" العيون المحتلة
في 03 اذار مارس 2015
http://www.emsahara.com/article747.html

La République sahraouie participe à la 28ème session du Conseil des Droits de l'Homme

 
 
Genève, 03 mar 2015 (SPS) Une délégation sahraouie, conduite par le président de la commission sahraouie des droits de l’homme, Said Al Filali, participe à la 28eme session  du conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui s'est ouverte lundi, à Genève en Suisse.

Plusieurs thèmes seront débattus lors la réunion du Conseil, qui se tient du 2 au 27 mars, comme le renforcement de la coopération internationale dans le domaine des droits de l'homme et la promotion de l'intégration des droits de l'homme dans les activités de l'ensemble du système des Nations unies.

En marge de la cérémonie d'ouverture, la délégation sahraouie a eu des rencontres avec les représentants des associations internationales des droits de l’homme et certains présidents des délégations participantes, ainsi que des membres  du Haut commissariat des droits de l’homme.

Les rencontres ont porté de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et les violations systématiques commises par les autorités d’occupations marocaines contre les civils sahraouis sans défense.

M. Filali est accompagné par Ali Bouzaid, l'association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA),  Fatimatou Badadi, la communauté sahraouie en Espagne, Sidahmed Al Yadassi, président de l’organisation britannique ADALA et Al Galia Djimi, vice-présidente de l’association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l'homme commises par l’Etat marocain. (SPS)

093/090/TRD 031644 MARS 015 SPS

La réconciliation franco-marocaine, à quel prix ?

Par Sahara Info n°78, mars 2015


L’association des Amis de la RASD soutient depuis près de 40 ans le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Droit bafoué depuis 1976 par le voisin marocain qui occupe, oblige à l’exil, torture un peuple qui en dépit de tout, tient bon !
Aussi l’association des Amis de la RASD n’est jamais indifférente à ce qui se passe au Maroc, à tout ce qui pourrait permette à ce pays du sortir du carcan d’une monarchie autoritaire, qui se sert de la question du Sahara occidental pour sauvegarder son pouvoir.
Mais l’actualité récente de ce pays, de ses rapports avec la France, n’est pas encourageante alors que nous pouvions espérer des avancées à la veille de la réunion du Conseil de sécurité.
La Monarchie a fixé le cadre fin 2014 avec le Forum mondial des droits de l’homme, tenu à Marrakech. Une grande opération de communication où le Conseil des droits de l’homme marocain (CNDH) est à la manœuvre pour vendre l’existence d’un Etat de droit. Mais en même temps, l’AMDH (Association marocaine des droits de l’homme) est pratiquement interdite de bouger, dénoncée comme « agent de l’étranger », Wafae Charaf, militante du 20 février, condamnée à 2 ans pour avoir porté plainte contre les policiers qui l’avaient agressée. En France c’est l’ACAT (Association des chrétiens pour l’abolition de la torture) qui a reçu une convocation de la justice marocaine dans le cadre d’une plainte pour « diffamation, outrage envers les corps constitués, utilisation de manœuvre et de fraude pour inciter à faire de faux témoignages, complicité et injure publique ».
C’est ensuite la presse qui est dans la ligne de mire. Un journaliste de F24 expulsé, deux autres venus réaliser un documentaire pour FR3, également expulsés et dépouillés de l’ensemble de leur matériel. Jean-Louis Perez et Pierre Chautard ont été suivis, surveillés, puis « rattrapés » par la police marocaine dans les locaux de l’AMDH. Intrusion musclée d’une trentaine de policiers qui ont également molesté une des militantes de cette association, Rabia Bouzidi.
Face à cette violence hors de proportion, les autorités françaises, à Rabat comme à Paris, ont prudemment tourné le regard, pour ne pas compromettre la toute récente réconciliation franco-marocaine. Réserve qui n’a pas manqué d’interroger ces deux journalistes qui ne se sont pas sentis protégés dans ce pays dit « ami ».
Mais cette prudence n’a pas été suivie par tous ceux qui ne se satisfont pas de la situation marocaine ! Ainsi l’association qui décerne le prestigieux prix Albert Londres, a refusé de tenir son édition en mai 2015 à Tanger : « Le prix Albert Londres ne peut pas laisser planer le doute d’une quelconque connivence avec des autorités qui ordonnent ou laissent faire ». Ainsi, les principales associations des droits de l’homme, LDH, FIDH, REMDH (réseau euro- méditerranéen des droits de l’homme), FEMED et OMCT (associations qui luttent contre la torture), « s’inquiètent, déplorent, voire condamnent les actes de violence et la recrudescence des entraves à la liberté d’information, d’association et de réunion au Maroc depuis plusieurs mois ».
Mais c’est surtout, le prix payé par nos autorités, pour sceller notre « réconciliation » avec le Maroc, qui a suscité l’ incompréhension et l’indignation de nombreuses associations. (MRAP, AFASPA, ACAT, ASDHOM, LDH, Maître Baudoin, Président honoraire de la FIDH, Plate-forme solidarité avec le peuple sahraoui, Camion Citerne pour les Sahraouis etc) : Abdellatif Hammouchi, chef des renseignements marocains, élevé au rang d’officier de la légion d’honneur. Ce dernier, est en effet l’objet de plaintes déposées par l’ACAT, pour torture et complicité de torture. Plaintes retenues par la justice française.
L’ACAT, traque partout dans le monde les pratiques de tortures et l’impunité des bourreaux. Ses dossiers sur le Maroc sont épais et anciens. Aussi il faut saluer sa forte protestation aux portes de la Grande Chancellerie : « C’est la légion d’honneur que l’on déshonore. Abdellatif Hammouchi est mis en cause par au moins deux victimes qui allèguent avoir été torturées au centre de détention de Temara, administré par la DST dont il était responsable ».
Le délégué général de l’ACAT, Jean Etienne de Linares, est intervenu de son côté : « La remise de la légion d’honneur à M.Hammouchi est un affront aux victimes de la torture, aux droits de l’homme et à un symbole de la République française ».
L’association des Amis de la RASD, s’étonne que cette logique de la raison d’Etat impose à nos autorités de brader ainsi nos valeurs, qui pourtant sont depuis janvier, sans cesse rappelées et exaltées. Elle les appelle à préparer avec fermeté dans le respect du droit international, la réunion du prochain Conseil de sécurité, qui devra statuer sur le mandat de la Mission de paix de l’ONU, la MINURSO. Compte-tenu du contexte marocain, dénoncé par l’ensemble des associations des droits de l’homme, il est urgent qu’avec un mandat élargi, la MINURSO ait le pouvoir de protéger les Sahraouis soumis à l’occupation marocaine et à tous les excès d’un système sécuritaire. La liberté d’expression ne peut s’arrêter aux portes du Maroc.

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

Kosmos reste illégalement au Sahara après une découverte pétrolière non commerciale


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Kosmos Energy a annoncé le 2 mars avoir trouvé des "hydrocarbures" au large du Sahara Occidental occupé, mais pas en quantités non commerciales. Néanmoins, la découverte semble être suffisante pour envisager de procéder à un deuxième forage. WSRW condamne le forage
Photo de Western Sahara Resource Watch.
Mis à jour le3/3/2015

Le PDG de Kosmos, Andrew Inglis, a déclaré le 2 mars dans un communiqué «ce premier puits dans le bassin a significativement éliminé les risques pour la poursuite de l'exploration en démontrant un système pétrolier opérationnel, y compris la présence d'une charge d'hydrocarbures, ainsi que qu’un piège et joint efficaces. Les résultats pour ce puits confirment le potentiel d'exploration considérable des 22 000 kilomètres carrés de notre bloc Cap Boujdour /…/ À l'avenir, le défi de l'exploration est de trouver des réservoirs de taille et qualité commerciale. Nous allons analyser les informations recueillies du CB-1 et les ajouter aux données sismiques 3D supplémentaires acquises récemment pour affiner notre plan d'exploration, et décider de l'emplacement et du calendrier d'un potentiel second puits ".

Parallèlement, le puits d'exploration CB-1 situé dans la zone du permis Cap Boujdour au large du Sahara Occidental, sera bouché et abandonné.

mardi 3 mars 2015

Elkhalfi. C ‘est Clair, un Ministre à l’image de son régime et non du peuple marocain.





Moha Oukziz, France, 3 /3/ 2015. 


Le passage d’Elkhalfi, Ministre de la communication et Porte-parole du Gouvernement au Maroc, sur les ondes d’ Europe 1, le 26 février dernier, a été une illustration fort intéressante des réalités politiques dans le pays, le Maroc . Le ministre a été la manifestation même du ridicule du gouvernement, de sa fragilité face aux réalités saillantes que ce  même ministre a estimé d’un trait de langue ( c’est clair, je suis clair) et de par son silence, ombrer sans succès face au journaliste, Emmanuel  Faux, qui n’a fait que son job. 


Pour ceux et celles qui font ce  beau métier d’animer les émissions d’opinion sur les ondes, ils voient de suite et sentent le Ministre de la Com  pas droit dans ses bottes.  Il a été déstabilisé, et il n’était pas à l’aise dans un des plus beaux studios de la Radio en France. Il aurait pu profiter de ce bijou et de la présence  journalistique excellente pour  œuvrer au dialogue. En ce sens je ne regrette rien.

 En revanche, la question n’est pas simplement celle des compétences discutables en la matière du Ministre. Ce même ministre ne peut pas engager un travail d’information serein et respectueux des auditeurs face aux questions relevant des réalités politiques d’un régime antidémocratique. Mission très délicate face à la liberté de parole du journaliste.  

Sur le fond , le ministre ne peut pas répondre et satisfaire la vérité d’informer sur des sujets chauds tel la torture pratiquée par les administrations relevant du ministère de l’Intérieur et de la Justice. Et le ministre le sait, bien évidemment. 

En effet, le Ministre  porte parole du gouvernement, ne peut guère se cacher derrière son petit doigt, ou derrière ses petites lunettes, ou encore et surtout derrière son petit mot : « systématique », pour nier ou camoufler l’existence belle et bien des pratiques de tortures dans les centres de détentions ;  et que cette même torture accompagne toutes les étapes des procédures pénales et civiles. 

Il est certain que depuis l’arrestation, l’enquête, la garde à vue, jusqu’à la détention et après la condamnation, le vécu des détenus, politiques ou de droit commun, montre que les administrations pénitentiaires et  les centres de police et de gendarmerie sont des lieux de non droit. Et les citoyens marocains craignent ces lieux. 

Forum Crans-Montana au Sahara occidental occupé : Défections en cascade d’Etats et d’ONG internationales


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Nombre de personnalités internationales, de pays et d’ONG ont déjà décliné l’invitation du Forum Crans-Montana à prendre part à une conférence sur «La coopération Sud-Sud et l’Afrique», prévue du 12 au 14 mars à Dakhla, ville sous occupation marocaine, sous le haut patronage du roi Mohamed VI.

Le 24 février dernier, la directrice générale de l’Unesco, Mme Irina Bokova, a annoncé, dans une lettre adressée au président exécutif du Forum Crans-Montana, qu’elle ne participera pas à la conférence de Dakhla, arguant du fait que l’organisation qu’elle dirige «ne saurait s’associer à un Forum dont la prochaine édition se tiendra à Dakhla, territoire contesté aux fins du droit international et aux termes des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, auxquelles l’Unesco est tenue de s’aligner et de se conformer».
En fait, cette réaction rejoint celle de deux hauts responsables de l’Union européenne, exprimée par la voix du président de la commission, Jean Claude Junker, et celle de la haute représentante pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini.
Ces derniers ont annoncé officiellement leur décision de ne pas prendre part à cette manifestation très controversée, notamment depuis que le Parlement panafricain a appelé au boycott de la conférence qui, selon lui, «est en contradiction avec les efforts de la communauté internationale pour résoudre le conflit au Sahara occidental et ne peut engendrer qu’un climat de confrontation sur ce territoire». La décision a été précédée de l’appel lancé par l’Union africaine aux Etats membres et à toutes les organisations, les exhortant à ne pas prendre part à cette manifestation en signe de soutien au droit à l’autodétermination des sahraouis.

La Suisse ne cautionnera pas

Et c’est dans ce cadre que la Suisse, par la voix de son conseiller fédéral des Affaires étrangères, Didier Burkhalter, a annoncé dans une lettre adressée au président de la Commission suisse d’amitié avec le peuple sahraoui qu’elle «ne participera pas au forum», précisant : «Nous avons contacté les organisateurs du Forum pour les en informer et attirer leur attention sur la sensibilité du choix d’organiser leur rencontre à Dakhla. Nous avons réitéré la position de la Suisse concernant le Sahara occidental et les avons priés de ne pas associer la Suisse officielle à cette manifestation.»
Selon la presse suisse, Carlo Sommaruga, président de la commission de Politique extérieure, s’est aussi montré «méfiant» et a donc décliné l’invitation du Forum Crans-Montana. Il a déclaré : «J’ai interpellé le Conseil fédéral pour m’assurer qu’il n’y avait pas d’appui financier ou politique de la part de la Confédération (…). Les invitations du forum, qui mentionnent ‘Dakhla, Maroc’, montrent un mépris total envers le peuple sahraoui.» Liliane Maury Pasquier, conseillère d’Etat socialiste, partage, selon la presse helvétique, cet avis :  «C’est problématique que ce forum se présente comme une ONG suisse. Il pourrait y avoir un dégât d’image pour notre pays.»
Quid de la Grande-Bretagne ? Le sous-secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères auprès du Commonwealth, Tobias Ellwood, a clairement indiqué que son pays «n’a pas l’intention d’envoyer une délégation» au Forum Crans-Montana. Le responsable s’est dit «conscient» des rapports de l’Union africaine appelant les organisateurs à annuler l’organisation d’une telle conférence à Dakhla, une ville occupée relevant de la responsabilité de l’ONU.
Il est à rappeler que le Front Polisario a déjà saisi un grand cabinet d’avocats européen, qui a sommé le Forum Crans-Montana de mettre un terme à l’organisation de cette conférence sous peine de «poursuite pénale internationale pour complicité de crimes de guerre et financement d’une armée responsable de crimes de guerre et de violation des droits de l’homme».
Dans une déclaration à El Watan, le premier responsable, du Forum Crans-Montana, Jean-Paul Carteron, a expliqué : «En présence de problèmes qui perdurent depuis quarante ans, le Forum et l’Isesco ont décidé d’essayer d’apporter une modeste contribution au débat qui ne saurait durer encore quarante ans (!), d’informer ceux qui le désirent et de permettre aux interlocuteurs potentiels de nouer les liens de contacts individuels. Organiser un forum de discussions est un droit fondamental dans toute société qui se respecte.
Cela représente une démarche ouverte et démocratique. Nul ne saurait prétendre empêcher des hommes et des femmes de venir, voir, penser et de parler, dans un cadre privé, d’essayer de faire un progrès politique, économique et social ! Le Forum de Dakhla est entièrement consacré à des thématiques économiques et sociales. Il n’abordera pas les enjeux politiques qui sont en attente car ceux-ci ne sont pas de sa compétence. La question soulevée parfois du ‘territoire non autonome’ n’est pas pertinente.
La lecture attentive et objective de l’article 73 de la Charte des Nations unies permet de voir, ligne par ligne et mot par mot, que l’initiative du Forum Crans-Montana et de l’Isesco est en pleine harmonie avec ses prescriptions. Il n’y aura pas d’autre communication de la part du Forum Crans-Montana».

L’ambassadeur d’Afrique du Sud en Algérie réitère le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination


    Alger, 2/3/2015 (SPS)

     L’ambassadeur d’Afrique du Sud en Algérie M. Dennis Thokozani Dolmo, a réitéré dimanche  la position de son pays en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, lors de sa réception par l’ambassadeur de la RASD à Alger, M.Brahim Ghali.

    M. Thokozani Dolmo a exprimé son admiration pour la fermeté, les sacrifices des Sahraouis et leur engagement pour leurs droits inaliénables à la liberté et à l'indépendance.

    Durant la rencontre, les deux parties ont discuté les relations bilatérales entre la République sahraouie et la République d'Afrique du Sud et les perspectives de développement.

    Pour sa part, l'ambassadeur  sahraoui  a informé son homologue sud-africain des derniers développements de la question du Sahara occidental, la poursuite de l'occupant marocain dans sa politique d'intransigeance et de tergiversations contre les efforts de la communauté internationale et ses violations flagrantes des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.(SPS)

    lire aussi

    .L'Espagne pour le statu quo au Sahara Occidental

    1/3/2015

     La presse marocaine recoure souvent à amputer un paragraphe des résolutions des Nations Unies. Celui qui fait allusion au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. En effet, les marocains citent le texte de « solution durable et mutuellement acceptable » mais ignorent le reste du paragraphe qui veut que cette solution soit « basée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ». 

    C’est que le Makhzen tente par tous les moyens de dissimuler le peu d’arguments qu’il possède pour convaincre les Marocains de la justesse de sa cause et de son manque de soutien à sa prétendu souveraineté sur le Sahara Occidental. Territoire reconnu par l’ONU comme l’un des 16 derniers territoires non autonomes entrant dans ses efforts de décolonisation. Il y a donc lieu de résoudre ce conflit dans le cadre de la doctrine des Nations Unies en la matière en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination.
    Le Maroc s’accommode de la première partie de ce paragraphe pour maintenir le statu quo. Cela lui permet d’imposer le fait accompli de sa colonisation, d’exploiter les ressources naturelles de ce territoire et d’y développer sa présence en attirant de plus en plus de colons marocains. Ainsi, le Maroc a érigé le statu quo en stratégie politique lui permettant de poursuivre sa politique de répression dans les territoires occupés du Sahara Occidental tout en donnant l’impression qu’il cherche à résoudre ce conflit. Ainsi, Rabat agite le slogan de « solution mutuellement acceptable » pour continuer à rejeter toute solution qui n’envisage pas son contrôle du territoire sahraoui et de ses richesses. 
    Cette réalité explique les déclarations de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. Miser sur le statu quo dans la question du Sahara Occidental relève d’une « grave erreur de calcul », a déclaré Ross à Alger lors de sa tourné de novembre 2012. Une allusion claire aux manœuvres marocaines visant, à l’aide de la France, à atermoyer l’agenda onusien pour résoudre le conflit marocco-sahraoui dans une ambiance où le Maroc donne l’impression que tout bouge pour qu’enfin rien ne bouge.
    L’Espagne, pour ne pas contrarier le Maroc, semble aller dans cette ligne politique. En recevant l’ambassadeur Ross, le ministre espagnol des affaires étrangères, García Margallo, a réitéré le soutien de l’Espagne au diplomate américain dans sa recherche d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui prévoit l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental dans le cadre des principes et objectifs de la Charte des Nations Unies. Seulement, le chef de la diplomatie a oublié de signaler que le Maroc n’acceptera jamais cette dernière condition. Ce qui veut dire, statu quo indéfiniment.

    Migration : Plateforme d’action transnationale

    Le travail des femmes sans-papiers
    Femmes En Lutte 93 a partagé la vidéo de CISPM Berlin.

    Intervention de Hadji ( de la CSP et de femmes en lutte 93) sur le travail des femmes sans-papiers et la nécessité de monter des groupes femmes ! Ce film a été réalisé lors de la rencontre internationale des sans-papiers à Berlin le 7 et 8 février 2015. Ça donne la pêche pour le 8 mars !
    APPEL A TOUS/TES LES AFFECTÉ(E)S DE LA GUERRE QUE
    L’UNION EUROPÉENNE MÈNE CONTRE LES MIGRANT(E)S
    ET RÉFUGIE(ES) AUX FRONTIÈRES EXTÉRIEURES COMME
    À L’INTÉRIEUR DE SON ORDRE POLITIQUE ET SOCIAL.
    Le 6 Février 2014, plusieurs migrants essayèrent, dans une action collective, de surmonter la frontière de l’enclave de Ceuta (l’une des deux frontières directes de l’Union Européenne sur la terre africaine) à travers la mer. La Guarda Civil espagnole, en réaction contre la tentative d’entrer sur le territoire de l’UE, tira sur les Migrants dans l’eau avec des balles de caoutchouc et avec du gaz lacrymogène. Des policiers marocains, soutenus par des racistes autochtones, participèrent aussi à la chasse meurtrière aux migrants. Au moins 15 personnes ont été assassiné à ce jour et 50 d’entre eux ont été porté disparus! Des douzaines d’autres étaient blessé(e)s et refoulé(e)s illégalement au Maroc.
    Un an après ces assassinats, les familles des victimes, les amis de route qui ont été témoins et les militants des droits pour l’égalité des personnes se souviennent de cet homicide.
    Aussi, c’est l’occasion d’une rencontre sur le chemin d’une Plateforme d’action transnationale des Migrant(e)s, Refugié(e)s et Initiatives dans la CISPM – Coalition Internationale des Sans-Papiers, Migrant(e)s, Refugié(e)s et Demandeurs d’Asile. C’est un appel pour dénoncer ensemble tous ces crimes et injustices dont nous sommes tous/tes victimes.

     N’attendons pas le peuple se lève, nous sommes le peuple!

    l’UNESCO refuse de s’associer au Forum Crans Montana qui se tiendra à Dakhla, ville occupée par le Maroc


    26 min ·
    Après la réponse de l'Unesco au Comité suisse de soutien au peuple sahraoui et après sa réponse à la Plateforme de soutien au peuple du Sahara Occidental, voici la lettre de Madame Irina Bukova au Forum de Crans Montana : encore mieux !

    TSA a obtenu une copie de la lettre datée du 19 février.
    La raison invoquée par la directrice générale est que l’UNESCO « ne saurait s’associer à un Forum dont la prochaine édition se tiendra à Dakhla, territoire contesté aux fins du droit international et aux termes des Résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, auxquelles [l’UNESCO] est tenue de s’aligner et de se conformer. »

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