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mardi 6 novembre 2012

Lettre ouverte à l'Union européenne au sujet de la situation des migrants sub-Sahariens au Maroc





M. le président de l’Union européenne, Herman van Rompuy;
M. le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso;
M. le président du Parlement européen, Martin Schultz;
Mme. la Haute-représentante de l’Union européenne, Catherine Ashton;
Mme. le commissaire européen à la Justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté, Viviane Reding;
Mme. le commissaire européen aux affaires intérieures, Cecilia Malmström;
M. le commissaire européen à la politique européenne de voisinage, Stefan Füle;
M. le parlementaire européen Pier Antonio Panzeri, président de la Délégation Maghreb du Parlement européen;
Son Excellence l’ambassadeur Eneko Landaburu, chef de la Délégation de l’Union européenne au Maroc;
L’Union européenne, que vous représentez tous à un titre ou à un autre, s’est vue décerner le prix Nobel de la paix 2012. Nous vous en félicitons. Il vous appartient d'en rester digne.

Depuis une vingtaine d’années, suite à la mise en place du système Schengen de contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne, vos institutions font peser une pression croissante sur des pays du sud de la méditerranée comme le Maroc pour qu’ils vous aident à empêcher l’immigration vers l’Europe. Vos pressions insistantes ont ainsi abouti à l’adoption de la loi n° 02-03 relative à l’entrée et au séjour des étrangers au Maroc, largement reconnue comme non-conforme aux standards internationaux et notamment la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (que vos Etats membres n’ont pas jugé bon de ratifier...) et la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Si vos efforts en vue de faire signer par le Maroc un accord de réadmission n’ont pas encore abouti, vous avez tout de même financé à coup de dizaines de millions d’euros un projet de contrôle frontalier au Maroc, qui comprenait notamment la construction de casernes et la fourniture d’équipements destinés aux organes de sécurité marocains assurant le contrôle des frontières maroco-espagnoles. Vous avez également financé la construction de barrières entourant les enclaves espagnoles en territoire marocain - et les événements meurtriers de Sebta le 29 septembre 2005 ont illustré de manière très concrète la face obscure de votre politique migratoire.

S’agissant des autorités marocaines, les citoyens marocains ne se font - contrairement à vous - aucune illusion sur leur respect des droits et de l’intégrité physique et morale des personnes se trouvant sur le territoire marocain. La torture y est courante et les conditions pénitentiaires inhumaines, de l’aveu même d’un organisme officiel, le Conseil national des droits de l’homme. Ceci est confirmé par Juan E. Méndez, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants qui à l'issue de sa visite au Maroc, du 15 au 22 septembre 2012 a déclaré à propos du traitement des migrants sub-sahariens : "Je tiens à exprimer mes craintes concernant l'augmentation de la violence par des forces envers ce groupe particulièrement vulnérable. Les actes d'agression, les violences sexuelles et d'autres formes de mauvais traitements semblent augmenter ".

La situation des ressortissants d’Etats sub-sahariens au Maroc, qu’ils soient en situation légale ou non, est aggravée par le racisme endémique des agents de l’Etat marocain, et plus particulièrement des forces de police. C’est pour faire face à cette situation que de nombreux sub-sahariens au Maroc, étudiants, salariés, commerçants ou sans-papiers, se sont regroupés au sein de différentes associations en vue de défendre leurs droits et leur dignité.

Les autorités marocaines ont depuis deux semaines lancé une vague de rafles et de refoulements contre une centaine de sub-sahariens dont des femmes, des enfants et des réfugiés. Cette offensive a touché aussi différentes organisations subsahariennes au Maroc ; plusieurs membres de l’Association de lutte contre l’émigration clandestine au Maroc (ALECMA) ont été violemment arrêtés le 17 octobre, et son secrétaire général Pascal Mpele a été arrêté le 20 à Rabat, avant d’être refoulé à la frontière algérienne. Le même jour, l’ancien président du Conseil des migrants sub-sahariens au Maroc (CMSM), Camara Laye , a été arrêté à Rabat sur la base d’accusations fantaisistes (voir le communiqué de la FIDH), et accusé de vente illégale de cigarettes et alcool malgré l’absence totale de preuves matérielles. Auparavant, l’appartement d’un militant du Collectif des communautés subsahariennes au Maroc (CCSM) avait été cambriolé, les cambrioleurs ne s’intéressant étrangement qu’à son ordinateur et à du matériel militant. Ce sont ensuite une trentaine de militants sub- sahariens, arrêtés en diverses villes du Maroc du 29 au 30 octobre, qui ont été regroupés au commissariat central de la ville d’Oujda, ville frontalière de l’Algérie. L’objectif des autorités, tout comme pour Pascal Mpele, les déposer à la frontière maroco-algérienne et Eric les forcer à rejoindre l’Algérie, selon la modalité la plus courante pour se débarrasser des migrants.

Écoutez ce qu’en dit Eric William, citoyen camerounais, arrêté le 29 octobre à Rabat:

« J’ai été arrêté hier vers 18h à Rabat, alors que j’achetais des gâteaux dans une épicerie. Je venais d’assister au procès de Laye Camara. Les policiers qui m’ont arrêté étaient tous en civil. Personne ne m’expliqua la raison de mon arrestation ni me présenta de mandat d’arrêt signé par un juge. Je n’ai opposé aucune résistance à mon arrestation.
Une fois embarqué, on me roua alors de coups. Je me rendis compte que plusieurs autres camarades étaient arrêtés aussi. Les insultes racistes ne manquaient pas. Parmi les policiers qui m’ont arrêté j’ai reconnu un qui était présent lors du procès de M. Camara et qui filmait les personnes présentes et les pancartes brandies par les amis de l’accusé.
Ensuite, je fus transféré à un commissariat à Rabat et aussitôt interrogé par un commissaire de police. Mon interrogatoire était musclé. Chaque requête d’explication du motif de l’arrestation était accueillie par des coups de poing, des coups de matraque sur tout le corps et des insultes racistes et à aucun moment on ne me présenta devant un juge.
Au bout de quelques heures, on me présenta un procès verbal que j’ai refusé de signer. Chaque protestation était suivie de coups qui venaient de toute part. Le papier était en arabe. A aucun moment on n’essaya de me traduire le contenu du papier. Le soir même on nous embarqua dans un bus. Nous y passâmes la nuit sur le route vers Oujda.

Personne ne nous expliqua la raison de notre présence ici à Oujda, ou nous étions une trentaine regroupés au commissariat central. On ne nous a rien donné a mangé depuis hier. Nous ne savons pas ce qu’il adviendra de nous dans les heures qui viennent… »


Depuis, Éric et ses compagnons d’infortune ont tous été transférés de Rabat et Casablanca à Oujda, détenus au commissariat central de cette ville sans boisson ni nourriture, et transportés ensuite, menottés, vers une caserne militaire à la frontière algérienne. Ils ont été forcés de s’asseoir à même le sol pendant toute la journée et le soir, sous le vent et la pluie, toujours sans nourriture ni boisson, avant que des militaires marocains les forcent, vers 1h 30 du matin, à marcher vers la frontière algérienne. Une fois arrivés à la frontière, des garde-frontières algériens les ont refoulés à coup de tirs de sommation. Le groupe des sub-sahariens a pu rejoindre le Maroc, et ils se sont réfugiés dans les environs d’Oujda où des membres de la société civile marocaine leur ont apporté vivres et boissons.

Vous avez voulu que les autorités marocaines vous aident à empêcher l’immigration des sans- papiers en Europe - fort bien. Assumez-en les conséquences - ces conséquences ont pour nom Pascal Mpele, Camara Laye, Eric William et leur compagnons d’infortune. Il est de votre devoir et dans votre pouvoir, dans le cadre du partenariat stratégique et du dialogue politique entre l’Union européenne et le Maroc, de rappeler aux officiels le nécessaire respect du droit international, du droit marocain et de la dignité humaine dans leur traitement des migrants sub-sahariens au Maroc. Votre silence serait complicité.

Vous n’êtes pas sans savoir que l’octroi au Maroc de statut avancé par l’UE en 2008 doit s’accompagner d’une exigence de consolidation de l’Etat de droit qui passe obligatoirement par le respect des droits humains dont ceux des migrants qui représentent un « élément essentiel » des relations entre votre union et le Maroc.

Nous, signataires de la lettre, dénonçons avec vigueur votre politique migratoire au sud de la méditerranée et vous appelons solennellement à la reconsidérer. Il est grand temps de reconnaître la faillite d'une politique obscure menée en étroite coopération avec des états nord-africains destinés à jouer le rôle de "gendarmes de l'Europe", et ce dans l'irrespect total des droits humains dont ceux des migrants subsahariens.


Vous avez obtenu le prix Nobel de la paix, montrez-vous en dignes!



Lundi 5 novembre 2012. 


* *
P.S. : Ce qui précède ne disculpe en rien l'Etat marocain, qui est tenu de faire face à ses obligations juridiques et morales. Ceci est d'autant plus vrai qu'une campagne médiatique fort opportune a été initiée par Maroc Hebdo - réputé proche des autorités - qui titre cette semaine sur le "Péril noir", accompagnant ainsi les rafles policières contre les militants sub-sahariens.
http://openlettereu.blogspot.com/p/lunion-europeenne-que-vous-representez.htm
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Si vous êtes d'accord avec ce texte : 
signez-le sur ce lien
 http://www.ipetitions.com/petition/ol2eu

The Petition

The European Union must stop supporting the abuse of human rights in Morocco where Sub-Saharan African migrants are the target of police violence and racial abuse.
* *
L'Union européenne doit cesser de soutenir les violations des droits de l'Homme au Maroc, où des migrants subsahariens sont la cible de violences policières et d'attaques racistes.
* *
- Read our open letter here: (English)- Lisez notre lettre ouverte ici : (en français)

lundi 5 novembre 2012

Le Tibet s'invite à Sisteron (Alpes de Haute Provence)

Bernadette, lâge de faire, 6/11/2012


Le Tibet s'invite à Sisteron 
le lundi 12 novembre, 
Salle Alcazar, à 20 h
Une troupe de 12 chanteurs et danseurs composée de nonnes, de moines et de laïcs venus de l'Himalaya (Ladakh) nous feront découvrir leur culture par l'intermédiaire d'un unique spectacle de trois heures de danses costumées et de chants destinés à la paix dans le monde. Haut en couleur, musicalité, gaîté et joie, rire, bonheur et spiritualité, ce spectacle est d'une grande richesse et d'une grande beauté car il allie, pour la première fois en France, les danses et chants sacrés, les danses folkloriques tibétaines et il comporte un volet humoristique.
Unique en France, ce spectacle est un voyage au Tibet ! Vous y découvrirez la spiritualité himalayenne, les costumes, les instruments, les coutumes, les chants et les danses du Tibet.
Les bénéfices sont intégralement destinés au projet de construction d'une école tibétaine. La troupe himalayenne se produit gracieusement pour cette noble cause.
 Achat des places à la FNAC, CARREFOUR, INTERMARCHE, MAGASINS U, GEANT & BILLET REDUC.COM et sur le site http://dansesdutibet.free.fr rubrique "achat des places" et à l'office de tourisme de Sisteron.
Merci de votre réponse. Nous vous souhaitons une très belle journée. Laurence
Les places sont à prendre à l'avance...
Réservations & infos : http://dansesdutibet.free.fr/r


Déclaration de l'Assemblée Générale d'Attac Allemagne

Par Attac Allemagne à Cologne, 4/11/2012

Au Maroc, beaucoup de personnes sont poursuivies pour des raisons politiques: pour leur participation à des grèves, des manifestations, des sit-in contre l'augmentation du prix de l'eau et de l'électricité, pour une meilleure rémunération de leur travail, pour de meilleures conditions de travail, contre des licenciements de masse, pour la création d'emplois et pour les libertés politiques dans cette monarchie répressive.

L'Assemblée Générale d'Attac Allemagne

- exprime sa solidarité avec ceux qui au Maroc s'engagent pour la réalisation de ces revendications et en particulier avec ceux qui subissent des amendes, des peines de prison et la torture;
- exige que les persécutions politiques cessent et que les jugements contre ces personnes soient
révisés et annulés;
- soutient la revendication d'Attac Maroc que son droit d'organisation soit reconnu;
- appelle à des actions de solidarité envers les prisonniers politiques au Maroc.

Erklärung des Ratschlags von Attac Deutschland

In Marokko werden viele Menschen politisch verfolgt, die sich mit Streiks, Demonstrationen und Sit-Ins gegen die
Verteuerung von Energie und Wasser, für eine bessere Entlohnung und bessere Arbeitsbedingungen, gegen
Massenentlassungen, für die Schaffung von Arbeitsplätzen und für politische Freiheiten in dieser repressiven Monarchie einsetzen.

Der Ratschlag von Attac Deutschland
- erklärt seine Solidarität mit den Menschen in Marokko, die sich für solche Ziele einsetzen und insbesondere mit
denjenigen, die mit Geld- und Gefängnisstrafen und mit Folter unterdrückt werden;
-erwartet, dass die politischen Verfolgungen aufhören und dass die entsprechenden Gerichtsurteile überprüft und
annulliert werden;
- unterstützt die Forderung von Attac Marokko, juristisch als Organisation anerkannt zu werden;
-ruft zu Solidaritätsaktionen für die politischen Gefangenen in Marokko auf.
Köln, 4.11.2012
 

Orphelins. Au royaume (marocain) des enfants perdus

    • Par : Soufiane Chakkouche, 2/11/2012

    • Interdire la Kafala aux étrangers, voici la dernière trouvaille du ministre de la Justice, Mustafa Ramid. Cette décision, qui condamne l’avenir de milliers de yatama marocains, est décriée à l’unanimité par le milieu associatif.

    Orphelins. Au royaume des enfants perdus


    Le 1er octobre 2012, Ramid le ministre pjdiste de la Justice et des Libertés signe une circulaire qui est tout sauf ordinaire. Son objet : limiter l’adoption des orphelins marocains aux seuls Marocains résidant sur le territoire national. Exit donc les Kafils étrangers, même musulmans, et ce, “afin de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant abandonné”, selon les termes de la circulaire. 
     Dans le milieu des associations de protection des enfants, cette décision révolte. Le collectif “Kafala au Maroc”, qui compte six associations, fait déjà circuler une pétition contre la circulaire ministérielle. Habiba Alaoui, dirigeante de l’association Al Ihsane (présidée par la princesse Lalla Hasna) qualifie la décision d’absurde : “D’après mon expérience, ces musulmans de l’étranger qui prennent en charge un orphelin marocain s’en occupent très bien. Ils font d’excellents parents adoptifs. Contrairement à quelques nationaux, ils ne choisissent pas l’enfant d’après des critères de santé ou physiques et ne nous le rendent pas après quelques jours de prise en charge, sous prétexte qu’il ne correspondait pas à leur attente”, s’indigne la militante. Ramid, lui, ne veut rien savoir. Pour lui, interdire la Kafala aux étrangers, c’est garantir que les enfants abandonnés soient élevés dans les préceptes de l’islam. L’argument est religieux. Mais est inacceptable d’un point de vue humain. Il n’y a qu’à voir le quotidien de ces yatama pour le comprendre.

    Pupilles de la nation
    Depuis novembre 2006, date à laquelle la loi 14-05 relative aux conditions d’ouverture et de gestion des établissements de protection sociale est entrée en vigueur, on ne parle plus d’orphelinats mais d’EPS (Établissement de protection sociale) englobant tous les centres sociaux. A ce jour, le royaume en compte 1486, dont 45 pour enfants en situation difficile, 58 “Dar Atfal” (maison de l’enfant) et 49 pour enfants abandonnés. Mais seuls 648 de ces établissements sont conformes au cahier des charges exigé par la loi 14-05, qui définit les normes techniques et humaines des centres sociaux. Selon l’Entraide nationale, ces centres bénéficient à 120 000 personnes dont 10% d’orphelins et 9% d’enfants issus de divorces, de père ou de mère inconnu(e) ou en prison. Quant au volet subvention, l’Etat, à travers l’Entraide nationale, consacre un coût moyen de 5,5 dirhams par bénéficiaire et par jour. Plus qu’insuffisant d’après les responsables de ces orphelinats pour qui, sans les dons privés, leurs centres n’existeraient plus. Pour comprendre leur fonctionnement, il faut savoir que ces orphelinats sont généralement scindés en deux. D’un côté, les centres pour enfants en bas âge, c’est-à-dire de 0 à 6 ans, et de l’autre, les centres pour enfants de 6 à 18 ans, voire plus. Selon les responsables de l’Entraide nationale, “ces institutions connaissent des difficultés au niveau de l’organisation, de la gestion, de la qualité des services, de l’encadrement, de la communication, de suivi, d’évaluation et de la définition des responsabilités”.

    Innocence of yatama
    En règle générale, les “0-6 ans” est la tranche d’âge qui présente le moins de difficultés. Les enfants qui sont admis dans ces orphelinats sont souvent déposés par leur mère ou simplement abandonnés dans la rue, récupérés par la police et ensuite remis à ces établissements. Le principal défi à relever par les associations est celui de la santé car, comme nous le confie Kaouchi Samira, responsable et psychologue au sein de Dar Atfal Lalla Hasna, “la plupart des enfants qui arrivent chez nous sont très fragilisés physiquement et mentalement. Figurez-vous qu’on les retrouve parfois dans des sacs poubelles ou étranglés volontairement par leur propre cordon ombilical. Ceci explique, par exemple, le nombre élevé d’autistes dans les orphelinats”. Côté chiffres, si l’on se réfère aux statistiques des principaux orphelinats du pays, 60% des enfants sont confiés à des parents adoptifs, sous le régime de la Kafala, 10% sont repris, un jour ou l’autre, par leurs parents biologiques, et plus de 6,5% décèdent durant leur séjour, soit deux fois plus que la moyenne nationale. Par ailleurs, les orphelins n’ont pas tous la chance d’être confiés à des Kafils (parents adoptifs). Plus un enfant est âgé, plus la probabilité qu’il se fasse adopter diminue, car la plupart des Kafils nationaux préfèrent les enfants de 3 mois à 2 ans. Mais attention, l’âge n’est pas le seul critère important aux yeux des parents adoptifs. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la couleur de peau est un élément clé. Ainsi, un enfant blanc a bien plus de chance qu’un bébé basané ou noir d’être adopté. Pire, dans certains établissements, un enfant sur cinq adoptés par des Kafils marocains est rendu à l’orphelinat après quelques jours. Ce comportement n’est toutefois pas observé chez les Kafils étrangers.

    Triste jeunesse
    A 6 ans, les petits orphelins sont transférés aux centres pour grands enfants. Le cordon qui les lie à leur petite enfance est donc coupé net, aucun suivi de la part de leur orphelinat d’origine n’est effectué, et c’est là où les ennuis commencent.
     Maltraitance, sévices sexuels, délinquance…beaucoup d’entre eux fuguent pour vivre dans la rue ou deviennent candidats à l’immigration illégale (lire encadré). En juin dernier, le corps de Ihsane Nassif, un orphelin de 17 ans qui a fui l’orphelinat de Hay Hassani, est repêché suite à une tentative de “hrig”. Pour ceux qui restent, la scolarisation s’avère difficile, car d’après la loi 14-05, ces enfants fréquentent des écoles en dehors de leur orphelinat, d’où une difficulté d’adaptation. Comme nous l’avoue Adil, orphelin de 12 ans, “on a du mal à s’intégrer avec les enfants ‘normaux’, on nous traite de bâtards ou d’enfants de la décharge. Quand on est entre nous, on est tous égaux”. Par ailleurs, dans la plupart des centres, les enfants qui ont atteint 18 ans sont priés de quitter les lieux sans diplôme, sans formation et sans famille où atterrir, pour une grande majorité d’entre eux. D’où le refus de beaucoup de quitter leur refuge.
     A l’orphelinat de Aïn Chock, et suite au long bras de fer qui a opposé les pensionnaires à l’administration, on a fini par leur proposer 30 000 DH chacun pour déguerpir. 30 000 dirhams pour se construire une vie. Quant à la carrière qui les attend, ils ne vont pas chercher loin : ils préfèrent intégrer les Forces auxiliaires, la gendarmerie ou la fonction publique (le plus souvent moqaddems). Pourquoi ? D’après Hakim, un orphelin âgé aujourd’hui de 37 ans : “Ce n’est pas bon de mettre l’adresse de l’orphelinat sur un CV s’il est adressé à une société privée, à coup sûr on ne sera pas pris”.

    Abus sexuels. Enfance violée
    Dans le plus beau pays du monde, les sévices sexuels contre les orphelins sont monnaie courante. Le dernier cas en date, dont le procès est en cours, fait état de 4 enfants à l’orphelinat musulman de Meknès. “Il s’agit d’un responsable et de 4 femmes qui emmenaient 4 petits orphelins à un salon d’esthétique qui appartenait au mari de l’une d’entre elles. Ensuite, ils les obligeaient à se prostituer avec de riches citoyens moyennant des sommes d’argent”, révèle Me Mohamed Kabous Adib, en charge du dossier. “Les orphelins n’ont pas de famille ou de parents pour les défendre, il est donc plus facile d’abuser d’eux”, explique Najia Adib, directrice de l’association “Touche pas à mon enfant”. Des violences qui ne sont pas près de cesser, tant que la justice marocaine reste clémente envers les criminels sexuels et les coupables d’abus sur les enfants, comme le souligne le dernier rapport de l’Unesco sur la situation de l’enfance au Maroc.
    http://telquel-online.com/Actualite/Maroc/Orphelins-Au-royaume-des-enfants-perdus/542#.UJKpPwqFvql.facebook
     wikipedia : La kafala est une procédure d'adoption spécifique au droit musulman, qui interdit l'adoption plénière, et s'oppose en général à la procédure d'adoption au nom de la famille, considérée comme pilier de la société. Un enfant, en particulier naturel (né hors mariage, etc.), peut donc être recueilli par une famille adoptive, mais n'aura jamais les mêmes droits d'héritage qu'un enfant légitime: il s'agit d'une tutelle sans filiation, l'adopté gardant son patronyme d'origine.

    La police agresse Aminatou Haidar à Laâyoune

    Par Demain avec AFP3/11/2012

    Aminatou Haidar
    La militante sahraouie des droits de l’Homme Aminatou Haidar a été agressée par la police marocaine jeudi à Laâyoune, principale ville du Sahara occidental, après sa rencontre avec l’envoyé spécial de Ban Ki-moon Christopher Ross, selon le centre américain Robert Kennedy.

    Les autorités marocaines ont rejeté les accusations de cette organisation américaine pour la justice et les droits de l’Homme, dont le siège est à Washington, qui a affirmé samedi à l’AFP avoir été alertée par l’intéressée et avoir reçu une vidéo.
    Aminatou Haidar, qui milite pour l’indépendance du Sahara occidental, a été jetée au sol, battue, menacée d’un couteau par la police alors qu’elle rentrait chez elle après sa rencontre avec M. Ross. Elle a des hématomes au bas du dos et sa voiture a été endommagée, a déclaré à l’AFP Marselha Goncalves Margerin, une responsable de RFK Center à Washington.
    Dans un communiqué, RFK Center a condamné la violence systématique et la brutalité policière sous l’instigation du gouvernement marocain contre le peuple sahraoui et a dénoncé un accroissement de la présence policière et des agressions contre les civils à El Ayoun, capitale du Sahara occidental, coïncidant avec l’arrivée de M. Ross dans la région.
    Les autorités marocaines ont démenti ces informations, expliquant que Mme Haidar avait incendié un pneu avant de frapper aux portes des voisins tout en haranguant les enfants et les jeunes pour les inciter à manifester.
    Les forces de l’ordre ne l’ont approchée à aucun moment et ne l’ont absolument pas touchée, conscientes qu’il s’agissait d’une provocation à laquelle l’intéressée a l’habitude de recourir, avait précisé vendredi l’agence marocaine MAP citant une source autorisée de Lâayoune.
    Christopher Ross, qui avait été désavoué en mai par Rabat, effectue sa première visite au Sahara occidental depuis sa nomination en tant qu’envoyé spécial de Ban Ki-moon pour cette région en 2009.
    Prévue du 27 octobre au 15 novembre, cette tournée en Afrique du Nord et en Europe a débuté à Rabat, où il a rencontré lundi le roi Mohammed VI et le Premier ministre Abdelilah Benkirane.
    Les agressions physiques contre les journalistes et les dissidents ont fait un saut qualificatif depuis la montée de Mohamed VI sur le trône.
    Demain avec AFP

    Maroc : actions sur la disparition


    Chers amis

    La préparation des deux actions sur la disparition est en cours le 9 nov ;
    -  le matin à Rabat conférence de presse (famille et FMVJ)
    -  l’après- midi séminaire sur la disparition à la bibliothèque nationale à Rabat
     en présence d'experts ,historiens ,Alain Martinet Avocat de Houcine ,Maitre Radia Nasraoui du Barreau de Tunisie avec les témoignages qui seront surement poignants de certaines victimes et activistes des années de plomb
    -  le samedi a 15 h, meeting à casa 15 h au Théâtre Mohammed 6 à Roches Noires, situé à l'angle de la commune arrondissement Roches noires Bd Mohammed 6


    s' il y a des suggestions ,elles sont les bienvenues

    Abdelkrim Manouzi

    Hommage à Amine Tahani

    • Le martyr Amine Tahani, l'un des dirigeants d'ILAL AMAM, organisation marxiste léniniste marocaine,décédé sous la torture policière au centre secret de torture Derb Moulaya Cherif (à Casablanca) et ce le 6 novembre 1985.

      Il est né le 4 novembre 1956
      Ingénieur , lauréat de l'école Mohammedia d'ingénieurs ( Rabat)
      Ingénieur à la SAMIR, la seule raffinerie de pétrole au Maroc.
      L'un des cadres communistes d'ILAL AMAM
      Arrêté en nombre 1985 et torturé jusqu'à la mort

      4 novembre , anniversaire de sa naissance (1956)
      6 novembre, anniversaire de son assassinat (1985)

      Repose en paix camarade Tahani:
      1- Notre identité communiste, notre identité marxiste léniniste n'a pas changé, du moins pour plusieurs d'entre nous:
      Le martyr Amine Tahani, l'un des dirigeants d'ILAL AMAM, organisation marxiste léniniste marocaine,décédé sous la torture policière au centre secret de torture Derb Moulaya Cherif (à Casablanca) et ce le 6 novembre 1985.
Il est né le 4 novembre 1956
Ingénieur , lauréat de l'école Mohammedia d'ingénieurs ( Rabat)
Ingénieur à la SAMIR, la seule raffinerie de pétrole au Maroc.
L'un des cadres communistes d'ILAL AMAM
Arrêté en nombre 1985 et torturé jusqu'à la mort

4 novembre , anniversaire de sa naissance (1956)
6 novembre, anniversaire de son assassinat (1985)

Repose en paix camarade Tahani: 
1- Notre identité communiste, notre identité marxiste léniniste n'a pas changé, du moins pour plusieurs d'entre nous:
2- Notre objectif stratégique n'est pas modifié: l'instauration du pouvoir des producteurs et autres créateurs. Non à la monarchie en tant que forme de régime moyenâgeux, et non à la république bourgeoise, en tant que forme de régime capitaliste
3 - Notre voie révolutionnaire: la lutte des masses conscientes et organisées
Nos principales positions relatives à la situation actuelle n'ont pas changé:
* Boycott des mascarades "électorales" makhzennienes
* Pour le dialogue direct entre l'Etat marocain et le front POLISARIO sur la base du principe de l'autodétermination 
.....
Ali Fkir2- Notre objectif stratégique n'est pas modifié: l'instauration du pouvoir des producteurs et autres créateurs. Non à la monarchie en tant que forme de régime moyenâgeux, et non à la république bourgeoise, en tant que forme de régime capitaliste
      3 - Notre voie révolutionnaire: la lutte des masses conscientes et organisées
      Nos principales positions relatives à la situation actuelle n'ont pas changé:
      * Boycott des mascarades "électorales" makhzennienes
      * Pour le dialogue direct entre l'Etat marocain et le front POLISARIO sur la base du principe de l'autodétermination


    Bruxelles : Agression Marocains par des agents marocains des services de renseignements



    DÉPÊCHE URGENTE

    MOHAMED TSSILA ET TAREK SBA3I MOKNI ACCOMPAGNÉS DE LEURS FEMMES ET ENFANTS SE SONT FAIT AGRESSER PAR DES AGENTS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS MAROCAINS A BRUXELLES LORS DE LA MANIF ORGANISÉE PAR LES PIONS DE SAMAJETSKY.

    NOUS CONDAMNONS FERMEMENT CETTE AGRESSION ET DEMANDONS AUX AUTORITÉS BELGES DE POURSUIVRE CES POLICIERS MAROCAINS  VOYOUS.
    ---------------------------------------------------
     Publiée le  4 nov. 2012 par


    Le Militant Marocain Mr Tsila Mohamed ainsi que l'auteur de la vidéo Tarik El Makni Sbai membre fondateur du Mouvement des Républicains Marocains ont tous les deux été victimes d'agression verbale et physique de la part des agents de sécurité et des mercenaires baltajiya de l'ambassade du Maroc. La vidéo a été interrompue à cause d'agression physique ayant pour objectif d'empêcher Tarik El Makni Sbai de filmer la suite de l'agression physique dont les deux militants marocains ont été victimes le dimanche 4 novembre 2012 vers 14h30 au rond point Schumann à Bruxelles

    L’Europe et nous

    • Par : Telquel, 31/10/2012
    L’Europe et nous
    Eneko Ladaburu (DR)
    Sortie remarquée de l’ambassadeur de l’Union Européenne (UE) à Rabat, Eneko Ladaburu, lors d’une conférence de presse le 17 octobre sur la question des Subsahariens.
     Le diplomate a en effet assuré que l’UE ne demandait pas au Maroc de jouer le rôle de gendarme de l’Europe. Une déclaration qui scandalise la plupart des acteurs associatifs travaillant sur cette thématique. “Le dispositif de répression des migrants est financé par des fonds européens”, ironise un militant d’un réseau de solidarité avec les migrants.

    dimanche 4 novembre 2012

    Appel urgent : besoin transfusion sanguine à Marrakech


    Par Chakib Al Khayari

    Salam;
    Urgence à diffuser SVP :
    Une fille atteinte de cancer colon-vertébral a besoin de transfusion de sang (O+).
    Elle s’appelle Chaymae KATIBE. Elle a besoin de 5 litres (eh oui tous les 5 litres ...)
    Pour plus d'info contactez son père Mustapha KATIBE : 0662202935
    NB: C'est la fille qui a passée son Bac à la clinique, à Marrakech.
    Merci à vous
    Information sérieuse. Ce n'est pas un hoax(vérifié)

    samedi 3 novembre 2012


    L'ex prisonnier politique El Ghazi  GORTAT (du groupe du procès de 1977) vient de nous quitter.
    El Ghazi , arrêté pour appartenance à IlAL AMAM, a  connu comme des centaines de ses camarades marxistes léninistes l'enfer de Derb Moulay Chérif, centre secret de torture.  

    El Ghazi est connu pour sa jovialité, pour sa simplicité, pour sa tolérance.
    Photo : El Ghazi GORTAT N'est plus

L'ex prisonnier politique El Ghazi Guartat (du groupe du procès de 1977) vient de nous quitter.
El Ghazi , arrêté pour appartenance à IlAL AMAM, a connu comme des centaines de ses camarades marxistes léninistes l'enfer de Derb Moulay Chérif, centre secret de torture. 
El Ghazi est connu pour sa jovialité, pour sa simplicité, pour sa tolérance.
j'ai eu l'honneur de connaître El Ghazi en septembre 1979 (à la prison centrale de Kénitra), où nous avons vécu ensemble 3ans au quartier A. El Ghazi n'était jamais "hors jeu". Il a su nouer des relations de camaraderie avec tous les prisonniers. Marxistes léninistes et ittihadis. Après ma sortie de prison en juin 1982, je l'avais laissé en prison. Des années après , j'ai revu l'ami et camarade El Ghazi toujours de bonne humeur, toujours respectueux et respecté.
Mes condoléances à toute sa petite famille ( à son frère Lhoucine en particulier), et à sa grande famille composée essentiellement des amis et camarades de combat. 
Les funérailles auront lieu à Kénitra. Le plus probable le vendredi 2 novembre 2012 
Ali Fkir, ex prisonnier politiquej'ai eu l'honneur de connaître El Ghazi en septembre 1979 (à la prison centrale de Kénitra), où nous avons vécu ensemble 3ans au quartier A. El Ghazi n'était jamais "hors jeu". Il a su nouer des relations de camaraderie avec tous les prisonniers. Marxistes léninistes et ittihadis. Après ma sortie de prison en juin 1982, je l'avais laissé en prison. Des années après , j'ai revu l'ami et camarade El Ghazi toujours de bonne humeur, toujours respectueux et respecté.
       Mes condoléances à toute sa petite famille ( à son frère Lhoucine  en particulier), et à sa grande famille composée essentiellement des amis et camarades de combat.  
     Les funérailles auront lieu à Kénitra. Le plus probable le vendredi 2 novembre 2012              
                                 Ali Fkir ex prisonnier politique
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    J'apprends ce décès avec une très  grande tristesse. C'est à Rhazi que je dois d'avoir découvert  Maroc,  à la suite d'une randonnée dans le désert  en 1995 avec Tizi Rando. Mon mari et moi, étions liés à lui par une très forte amitié et de nombreuses rencontres au Maroc et en France. 
     Même si nous nous sommes moins vus ces dernières années je lui suis toujours restée reconnaissante de m'avoir tout appris sur la réalité du Maroc. Dans un de ses derniers messages il me disait qu'il souhaitait me revoir "avant de passer dans l'autre monde". Je prenais cela pour une de ses nombreuses boutades ! J'ignorais que c'était réellement si urgent...
    A son épouse Zhor, leurs fils Oussama et Marwan, à Houcine, Fatima, Saïd et leurs familles et à toute l'équipe de Tizi Rando mes attristées condoléances.
     Marie-Jo Fressard, Solidmar
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    Mes condoléances à tous les membres de la famille de mon compagnon de route El Rhazi, à tous nos anciens amis qui ont partagé avec lui un long trajet sur les activités de développement et sur le projet de tourisme solidaire…
    Enfin, mes attristées condoléances à tous nos camarades de combat pour la dignité, la liberté et la démocratie.  
      Brahim Mouis : Ex prisonnier politique.

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    Emouvantes funérailles, le 2 novembre

    وداعا ايها الرفيق العزيز

     الرفاق، الأصدقاء، المعتقلون السياسيون السابقون، الحقوققيون يودعون المناضل الغازي كرطاط
     الذي توفي يوم الخميس 1 نونبر 2012 

    لقد اعتقل الرفيق الغازي كتلميذ مناضل داخل النقابة الوطنية للتلاميذ، ثم أعتقل من بعد كمناضل في صفوف منظمة "الى الأمام"
     الماركسية اللينينية المغربية، حكم صحبة العشرات من الماركسيين اللينينيين المغاربة سنة 1977. قضى سنين و سنين داخل سجون النظام: درب مولاي الشريف (المركز السري للتعذيب)، ثم سجن غبيلة بالدار البيضاء، ثم السجن المركزي بالقنيطرة 

    القيت كلمتان للتأبين: كلمة المناضل محمد العساوي أحد رفاق السجن، و المناضل سعيد الطبل باسم المنتدى المغربي للحقيقة و الانصاف 
    :و من كلمو المناضل العساوي المؤثرة 





    Saïd Tbel
    Hier il a été inhumé  en présence de ses camarades, ses amiEs, et la grande famille de démocrate de la ville.

    La caravane des Mineurs Marocains du Nord-Pas-de-Calais

    Omar Saad, un jeune Druze qui refuse de servir dans l’armée israélienne

      
     Par Omar Saad, Palestinien druze de 17 ans, qui refuse d’être incorporé dans l’armée israélienne et il explique pourquoi. Ci-dessous sa lettre aux autorités israéliennes.


    A l’attention de

    Monsieur le Premier ministre
    Monsieur le Ministre de la Défense
    Sujet : Refus de comparution au service militaire
    Je soussigné, Omar Zahreddine Mohamed Saad, venant de al-Maghar, Galilée, Israel, ayant reçu une convocation, selon la loi dictant le service militaire obligatoire pour les personnes de rite druze, aux bureaux du service militaire le 31/10/2012 afin de procéder aux examens médicaux et formels,

    Je refuse de me présenter à ces examens, et je déclare mon opposition à la loi de conscription imposée aux individus de rite druze. Je m’oppose à cette loi de toutes mes forces car je suis un homme de paix, car je réfute la violence et la haine sous toutes leurs formes.
    Je tiens alors à affirmer ce qui suit :
    Je considère que l’institution militaire est l’incarnation-même de la violence physique et psychologique ; et ma réception de l’ordre de comparution aux examens a basculé ma vie, a incité ma colère, et a distrait mes pensées.
    Mille images violentes me ressurgirent, et il m’était impossible et douloureux de m’imaginer en costume militaire, assujetti en complice de l’oppression des peuples palestinien et arabe auxquels j’appartiens.
    Je refuse la torture des enfants, des femmes et des personnes âgées. Je m’oppose à l’injustice, à l’occupation, au racisme, à la restriction de nos libertés.
    Je refuse le service militaire israélien pour des raisons éthiques et patriotiques.
    Je suis musicien, et j’ai joué de mon alto en compagnie d’amis et de collègues venant de Ramallah, Jéricho, Jérusalem, Hébron, Naplouse, Jénine, Shfaram, Eilabun, Rome, Athènes, Amman, Beyrouth, Damas et Oslo. Ensemble, nous avons joué pour la paix et pour la liberté... et l’arme que nous avons choisie est la musique, et nulle autre.
    La société druze à laquelle j’appartiens est victime d’une loi injuste et illégitime.
    Comment pourrait-on m’imposer le port des armes contre mes frères Palestiniens, Syriens, Libanais, Jordaniens ?
    Comment pourrais-je être assigné au service au checkpoint de Qalandia ou au checkpoint de toute autre colonie, moi qui ai subi l’amère expérience du passage au checkpoint tant de fois ?
    Comment pourrais-je interdire aux habitants de Ramallah d’accéder à Jérusalem, leur ville ?
    Comment pourrais-je protéger le mur de l’apartheid ?
    Comment devenir le geôlier de mon propre peuple, moi qui ai conscience que la majorité des prisonniers sont des prisonniers politiques et des militants pour la justice et la liberté ?
    Je joue de la musique au nom du bonheur et de la paix. Je joue de la musique au nom de la fin de la colonisation et de l’établissement d’un état Palestinien souverain, ayant pour capitale Jérusalem. Je joue de la musique au nom de la libération des prisonniers palestiniens, et du retour des réfugiés à leur pays.
    Beaucoup de nos jeunes se sont pliés à la loi du service militaire obligatoire. Et quels bénéfices en avons-nous tirés ? La discrimination à tous les niveaux, la précarité de nos villages, la confiscation de nos terres, la hausse des taux de chômage.
    Cette loi nous a obligé à renoncer à notre appartenance arabe
    Je continuerai cette année mon enseignement secondaire, et j’aspire à poursuivre plus tard des études universitaires.
    Je suis confiant que vous vous efforcerez à éconduire mes ambitions, mais je déclare, et à vive voix :
    Moi, Omar Zahreddine Mohamed Saad, ne serai pas la flamme animant le feu de votre guerre, et je ne serai jamais un soldat parmi vos rangs.
    Omar Saad

    La honte...Hollande déroule le tapis rouge à Netanyahou…


    Dans sa confé­rence de presse du 31 octobre, où il affiche sa proximité avec B. Neta­nyahou, F. Hol­lande s’aligne sans com­plexe ni état d’âme sur les posi­tions israéliennes.
    Sur l’Iran, s’il ne reprend pas la notion de ligne rouge brandie par Neta­nyahou, il fait sienne l’analyse israé­lienne du danger nucléaire sans jamais mettre en cause le nucléaire israélien et appeler à une dénu­cléa­ri­sation de la région.
    Sur le « pro­cessus de paix », il s’aligne sur la position de Neta­nyahou en appelant à une négo­ciation sans condi­tions ni préa­lables et en écartant « la ten­tation de l’Autorité pales­ti­nienne d’aller chercher à l’AG des Nations unies ce qu’elle n’obtient pas par la négociation ».
    C’est refuser l’idée même d’une quel­conque pression sur celui qui jour après jour viole le droit. C’est choisir de laisser l’occupant user de sa force pour faire plier l’occupé et le contraindre à l’inacceptable. Tout cela en contra­diction com­plète avec les enga­ge­ments du can­didat, de son premier ministre et les posi­tions du parti socialiste.
    Dans ces condi­tions l’annonce de la visite commune des deux hommes à Tou­louse a quelque chose de pro­fon­dément malsain mettant en scène une pré­tendue « soli­darité contre le ter­ro­risme » entre la France et un acteur majeur du ter­ro­risme d’état.
    Au len­demain de la publi­cation, par 22 ONG inter­na­tio­nales, d’un rapport acca­blant sur la colo­ni­sation et ses consé­quences sur les Pales­ti­niens, dans lequel elles pré­co­nisent des mesures concrètes pour sau­ve­garder la pos­si­bilité d’un état pales­tinien confor­mément au droit inter­na­tional, le Pré­sident de la Répu­blique a oublié son 59ème enga­gement en faveur de la « recon­nais­sance inter­na­tionale de l’état palestinien ».
    Nous ne le tenons pas pour quitte, non plus que sa majorité, et ne ces­serons de le lui rappeler.
    Le Bureau National AFPS
    !DSPAM:50938dbd318772140716781

    Le racisme anti-noirs se banalise-t-il au Maroc?


    Coup de tonnerre dans le landerneau médiatique marocain. La Une  de Maroc Hebdo datée du 2 novembre soulève une vague de protestation et d’indignation dans les médias et sur les réseaux sociaux. En cause, son titre choc : «Le péril noir» en référence à l’immigration clandestine des subsahariens considérée par l’hebdomadaire comme une «menace sécuritaire pour le pays».
    Les sous-titres de Maroc Hebdo annoncent d’emblée la couleur : «des milliers de subsahariens au Maroc dans la clandestinité, vivant de mendicité et s’adonnant au trafic de drogue et à la prostitution». Certes le magazine n’omet pas de rappeler qu’ils sont victimes de racisme et de xénophobie, mais la stigmatisation ne fait pas de doute pour nombre d’observateurs qui se disent «choqués» par un tel traitement. 
     Dans l'attente d'une lecture plus approfondie, une couverture d'un hebdomadaire marocain, connu pour son apologie de la tyrannie makhzenienne, couverture dont les titres de la UNE  risquent  d'éclabousser le peuple marocain connu pour sa tolérance. Ces messieurs oublient que le Maroc est un pays africain. Qu'une partie de son peuple est constituée de marocainEs noirEs, que malheureusement ces marocainEs se retrouvent en dehors des responsabilités politiques.
        Ali Fkir
    «Ce n’est pas sans rappeler le péril jaune, ce fantasme de la menace asiatique remontant au 19e siècle, sauf que l’on est en 2012 et que même les enfants ne croient plus aux croquemitaines depuis des décennies» assène le site Yabiladi  qui ose le parallèle avec la couverture du Point   de cette semaine, jugée offensante pour l’islam.
    «On se plaint en France du racisme anti-arabe et anti-noir mais aussi de l’islamophobie, pour retrouver au Maroc, où l’Islam est religion d’Etat, des unes scandaleuses et essentialistes. Rappelons qu’être noir au Maroc n’a jamais été chose aisée. Les Marocains au teint plus foncé que leurs compatriotes ont depuis toujours eu à essuyer les sarcasmes et railleries les plus abjectes» insiste l’éditorialiste de Yabiladi.
    Le dossier de Maroc Hebdo est-il révélateur de la banalisation du racisme anti-noirs au Maroc? Un journaliste de l’hebdomadaire marocain Actuel, le Sénégalais Bassirou Bâ en avait témoigné.
    La réalité est certainement plus complexe. La ligne éditoriale de Maroc Hebdo est réputée être proche de la frange sécuritaire du pouvoir marocain.
    La récente «arrestation et de la détention arbitraires» de Camara Laye, ancien président et actuel coordinateur du Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM) dénoncée par des ONG de défense des droits de l’Homme (la FIDH entre autres ) souligne ce tour de vis sécuritaire que certains médias voudraient ainsi justifier. 

    Lu sur Yabiladi
    A lire aussi
    Dans la peau d'un noir au Maroc
    L'enfer des Subsahariens au Maroc
    Maroc - Le calvaire des noirs dans le royaume chérifien
    Maroc - La «chasse aux Sénégalais» est ouverte
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    Par Ali Fkir
    Dans l'attente d'une lecture plus approfondie, une couverture d'un hebdomadaire marocain, connu pour son apologie de la tyrannie makhzenienne, couverture dont les titres de la UNE risquent d'éclabousser le peuple marocain connu pour sa tolérance. Ces messieurs oublient que le Maroc est un pays africain. Qu'une partie de son peuple est constituée de marocainEs noirEs, que malheureusement ces MarocainEs se retrouvent en dehors des responsabilités politiques.








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    En France aussi, le racisme fleurit sur les couvertures de certains magazines

    La couverture du Point sur l’islam : « Décomplexée »


    Le Point en février 2011 
    La couverture du Point du 31 octobre 2012 

    Pendant que la droite française se droitise de façon « décomplexée », l’hebdomadaire Le Point cavale derrière. L’an dernier, l’hebdo faisait déjà son miel des peurs islamophobes avec sa couverture « Le spectre islamiste » après les révolutions arabes.
    Cette année, il accroît sa furieuse campagne d’un cran, passant de « l’islamisme » à « cet islam ». Sans aucune « gêne ».
    Comment les musulmans peuvent-ils vivre l’apparition d’une telle image, qui viendra orner les dos des kiosques ?