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mardi 30 novembre 2010

Sahara Occidental : 21 blessés dans les écoles de Smara

El Mundo, 29/11/2010
Les écoles de Smara assiégés par des colons marocains et il y aurait 21 blessés
La tension monte et se propage au Sahara Occidental. De fait, le conflit s'est déplacé à Smara, où des citoyens marocains protégés par la police marocaine sont entrés dans quelques écoles et il y a 21 enfants (lycéens ndlr) blessés à l'hôpital, selon des sources locales.
Smara est une ville du désert qui se trouve au nord-est du Sahara Occidental. C'est la dernière ville avant d'arriver au mur que sépare le Sahara Occidental du Sahara libre.
Hier soir a eu lieu une manifestation d'étudiants de soutien à la résolution du Parlement Européen, qui condamnait l'usage de la violence durant l'assaut au campement de 'Gdeim Izik' et demandait une enquête indépendante de l'ONU au Sahara.
Mais à El Aaiún, la capitale de l'ancienne colonie espagnole, le calme ne règne pas non plus. La Police marocaine est aussi entrée dans l'Institut Mohamed VI grâce aux affrontements entre les étudiants marocains, qui voulaient faire une protestation antiespagnole comme à Casablanca, et les Sahraouis.

La 18ème édition du Festival de la culture: "une plate-forme de solidarité avec les victimes de Gdeim Izik

Par Diaspora Saharaui,ministère de la Culture,  29/11/2010
Aousserd (camps de réfugiés sahraouis) 29/11/2010 (SPS) La ministre de la Culture, Mme Khadija Hamdi a indiqué que la 18ème édition du Festival national des arts populaires et de la culture constitue "une plate-forme de solidarité avec les victimes du camp de Gdeim Izik et la ville occupée d’El Aaiun et un rejet de l’occupation marocaine du Sahara occidental".
"L'assaut meurtrier contre le camp de Gdeim izik est une forme de représailles contre l'identité nationale sahraouie manifestée par des tentes dans le désert qui relatent l'authenticité et la continuation de cette identité", a précisé la ministre.
"La culture demeure également une forme de résistance à l’instar de la lutte armée et la résistance pacifique menée par la population sahraouie dans la partie occupée du Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines", a ajouté la ministre.
Le festival de la culture qui s’est ouvert ce lundi à la wilaya d’Aousserd prendra fin dans la nuit par l’annonce des résultats des compétitions entre les dairas de la wilaya, selon l’agenda des festivités.
Par ailleurs, le festival organisé cette année au niveau régional se poursuivra dans les autres wilayas dans les prochains jours et sera clôturé à l’occasion du 35ème anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique, le 27 février 2011, ont indiqué les organisateurs. (SPS)

lundi 29 novembre 2010

Sahara occidental : La justice espagnole entre en piste

Par. Mohamed Zaaf, Le Jeune Indépendant, 29/11/2010
M. Taïeb Fassi Fihri, le ministre marocain des Affaires étrangères, disait récemment que son pays refusait que les Nations unies enquêtent sur l'assaut sanglant du 8 novembre à Gdeim Isik et son prolongement féroce les jours suivants contre les populations autochtones à El-Ayoun. M. Fihri assurait aussi que Rabat n'acceptera pas que les prérogatives de la Minurso soient élargies à la surveillance des droits humains dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Le Sahara occidental occupé par la force depuis 1975 deviendrait-il un énorme Tazmamart à ciel ouvert où l'impunité régnerait aux côtés de Mohammed VI ? S'il agrée le trône voisin, un tel projet ne semble pas du tout convenir à la justice d'Espagne. En effet, le parquet national espagnol, la plus haute instance juridiciaire du pays, envisage, à la lumière de la répression meurtrière d'El-Ayoun, de lancer une action contre de hauts responsables marocains pour «crimes contre l'humanité». Lundi dernier, la Société espagnole des droits humains annonçait que la famille de Babi Hamada Karak Boudjemâa allait déposer plainte.
Boudjemâa, un Sahraoui qui portait la nationalité espagnole, avait été descendu de son bus dans un barrage puis écrasé volontairement, de manière répétitive par un véhicule de la police jusqu'à ce que mort s'ensuive.
 Pour sa part, l'ONG espagnole demande l'arrestation immédiate du ministre de l'Interieur, M. Taïeb Echerqaoui, et de l'ex-wali d'El-Ayoun, M. Mohamed Jalmous.
Le parquet national aura-t-il plus de réussite que le juge Baltasar Garzon qui a été relevé de ses fonctions quelques jours avant d'entamer l'enquête sur le viol marocain des droits humains qu'il envisageait de lancer dans les camps de refugiés sahraouis, près de Tindouf. Quoi qu'il en soit, l'action du parquet national doit déplaire doublement au makhzen puisqu'il se prononce clairement sur le statut du Sahara occidental. La justice madrilène est formelle : l'Espagne reste la puissance administrante au Sahara occidental et l'accord de Madrid de 1975 partageant le territoire entre la Mauritanie et le Maroc est tout à fait «illégal». Ainsi, la justice espagnole fait entendre au trône des vérités que Jiménez et le gouvernement d'Espagne évitent de lui dire publiquement.
 http://diasporasaharaui.blogspot.com/2010/11/la-justice-espagnole-entre-en-piste.html

Maroc -Panique au palais royal

spontanément
La dernière résolution du Parlement européen en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui, qui appelle l’ONU à envoyer une commission d’enquête sur l’agression contre El Ayoun, semble avoir ébranlé le palais. Hier, Mohammed VI a «répondu», à sa manière, à la mise à nu européenne en ameutant ses sujets à
Casablanca.
Ils étaient près d’un million, même trois millions pour les amateurs de la gymnastique des chiffres, à s’être rassemblés dans la capitale économique du royaume pour crier – au propre et au figuré – leur attachement à la «marocanité» du Sahara.
Brandissant des drapeaux marocains comme lors de la «marche verte» de 1975, ces bons sujets de sa majesté ont longuement brocardé le parti populaire espagnol à l’origine de la résolution du Parlement européen. C’est la première fois depuis 35 ans que la monarchie organise une mobilisation aussi importante, alors que sa propagande se voulait rassurante sur le succès international de son «plan d’autonomie». Mais le ton et les termes de la résolution du Parlement européen constituent une véritable claque au makhzen. C’est aussi un cinglant échec de 19 années d’activisme diplomatique qui a tenté de vendre une image d’un Maroc des droits de l’homme et où les Sahraouis occupés respirent la joie et la quiétude dans le royaume du «commandeur des croyants».
Mariage de raison
C’est cette image déformée que les eurodéputés – porte-voix des peuples d’Europe – ont dénoncée dans leur résolution inédite, pendant que les dirigeants politiques de certains Etats, notamment la France et l’Espagne, continuent leur mariage de raison avec la monarchie. Le rassemblement d’hier s’apparente donc à une «marche verte bis» déclinant un Maroc uni en bloc derrière son souverain pour la «cause sacrée». Quasiment tous les partis politiques ont répondu à l’appel de la «patrie» dans une sainte alliance contre… un parti espagnol ! «La marche populaire de Casablanca constitue un nouveau message du peuple marocain à tous ceux qui pensent pouvoir nuire à l’intégrité territoriale du royaume.»
Le propos est celui du président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Salaheddine Mezouar. Voilà qui montre la voie royale. Mieux encore, ce responsable pense que cette marche «illustre le climat de démocratie, de liberté et de modernité prévalant au Maroc». Comme si ces milliers de personnes étaient sorties dans la rue. Mais aussi, paradoxe, elle est «un message d’amitié et de fraternité au peuple espagnol pour lui signifier qu’il ne doit pas se laisser entraîner par les mensonges des forces rétrogrades et que les deux peuples se doivent de vivre dans la paix et la fraternité».
La sainte alliance
C’est une bien curieuse façon de «draguer» le peuple espagnol majoritairement acquis à la cause sahraouie.
Les organisateurs de la marche d’hier, qui se recrutent parmi tous les partis politiques représentés au Parlement y compris les islamistes du PJD, les syndicats, ont protesté contre une résolution jugée «partiale et injuste». On y a entendu surtout des slogans hostiles au Parti populaire (PP) espagnol, qualifié de parti «fasciste».
Cette démonstration de force, qui servira sans doute la monarchie, mais ne pourra pas effacer la teneur de la résolution du Parlement européen, constitue la première action du plan de riposte. Mercredi prochain, le MAE marocain se rendra à Strasbourg pour faire entendre, vainement, la version royale des tragiques événements d’El Ayoun. Mais le coup est déjà parti. Autre manœuvre, Mohammed VI a donné, vendredi, son onction à Ahmadou Ould Souilem, le transfuge sahraoui, qu’il vient de nommer comme ambassadeur de sa majesté au royaume d’Espagne.
Qui mieux, pense-t-il, qu’un Sahraoui «retourné» pour plaider la cause de l’autonomie chez ce voisin bienveillant, mais parfois encombrant, en effet ! Mais tout compte fait, le roi du Maroc est conscient que ses certitudes sur le Sahara occidental sont désormais bousculées par la mise à nu d’El Ayoun. Le monde entier a découvert en «live» à quoi ressemblait la vie – plutôt la mort – dans un territoire occupé. Les persécutés ne sont pas à Tindouf, mais bel et bien à El Ayoun, Dakhla, Asmara et dans toutes les villes sahraouies occupées. 

Pakistan. Sauver Asia Bibi de la peine de mort pour blasphème

Par Aziz Enhaili, Chroniqueur de Tolerance.ca, 29/11/2010


Asia Bibi est une Pakistanaise chrétienne. Suite à une plainte de voisines, elle a été condamnée à mort pour blasphème contre l'islam. En raison du caractère injuste de sa condamnation, Islamabad devrait la libérer. Tout en prenant sérieusement de nécessaires précautions.
Le Pakistan est un grand pays musulman. Sa minorité chrétienne représente 2,5% de près des 168 millions de ses habitants. Dans un pays polarisé et souffrant d’équilibres sociopolitiques fragiles, les membres de cette communauté abrahamique sont, de temps en temps, à la fois victimes de persécutions et une cible d’attentats meurtriers. Comme les membres d’autres minorités, ils vivent depuis des décennies sous la menace d’une loi anti-blasphème. Asia Bibi, une des leurs, est à ce jour la dernière victime de cette épée de Damoclès suspendue au-dessus notamment de leurs têtes.
Asia Bibi, une chrétienne victime d’une loi inique dans son propre pays
Asia Bibi est une mère âgée de 45 ans. À en croire la version répandue par ses sympathisants sur le net, elle s’était disputée avec des villageoises musulmanes relativement au partage d’un point d'eau. Ces voisines l’auraient accusé d’avoir tenu des propos blasphématoires à l’endroit du prophète Mohamed. Suite à une plainte pour blasphème enregistrée dans un commissariat de police, elle est arrêtée en juin 2009.
En raison de la gravité de cette accusation dans un pays comme le Pakistan, les proches d’Asia Bibi craignaient qu’elle soit condamnée à la prison, même à perpétuité. Mais ce que personne n’avait envisagé, c’est qu’elle soit condamnée, le 8 novembre dernier, à la peine capitale. C’est dans ce sens que s’est prononcé un juge ultraconservateur dépendant de Nankana Sahib, un district de la province centrale du Pendjab. Avec le risque d’être pendue.
Pour échapper à cette sentence, Asia Bibi a fait appel. Mais, même si la peine de mort est commuée, elle court quand même un autre risque. Tout fanatique pourrait, à tout moment, s’en prendre à elle, au nom d’une prétendue défense d’un islam qui serait outragé. Que Dieu l’en préserve! D’ailleurs, ce ne serait pas la première à qui cela pourrait arriver. À titre d’illustration, deux de ses compatriotes de confession chrétienne, jugés récemment pour le même motif et disculpés, ont été assassinés dès leur sortie du tribunal!
Son triste sort lui a attiré la sympathie de plusieurs aux quatre coins du monde. Même le pape Benoît XVI a joint sa voix au concert de tous ceux qui demandent sa grâce au président pakistanais Asif Ali Zardari.
C’est dire l’importance symbolique que ce cas revêt aujourd’hui.
À cause de cette pression internationale, on a entendu un responsable politique pakistanais comme M. Shahbaz Bhatti, le ministre fédéral en charge des minorités (un poste appelé à disparaître prochainement!), déclarer d’abord qu’elle était innocente, avant de souhaiter la voir libérée rapidement, conséquence d’une grâce présidentielle. Une manière, peut-être, de donner des gages de bonne volonté au généreux allié américain. Mais, semble-t-il, il ne fallait pas plus pour que des groupes islamistes radicaux, à l’affût du moindre prétexte susceptible de polariser le paysage social, exercent de fortes pressions sur le pouvoir civil en vue de l’intimider et de faire plier sa volonté à la leur. D’où leur accusation du ministre en personne, lui-même chrétien, de blasphème. Son tort? S’être porté à la défense de deux autres chrétiens (les frères Emmanuel et Sajid Rashid) accusés eux également de blasphème. Accusation niée par eux. Ils seront assassinés, le 19 juin 2010, dans l’enceinte même du tribunal de Faisalabad, dès le prononcé de leur acquittement. D’ailleurs, Allama Ahmed Mian Hammadi, un haut dignitaire religieux musulman, a déjà autorisé implicitement la décapitation du même ministre (voir sa déclaration publiée dans le quotidien pakistanais Daily Jasarat). Il lui a reproché sa déclaration voulant que la loi ait été violée dans le cas des deux frères chrétiens. Aux yeux du clerc ultraconservateur, les musulmans ne peuvent tolérer le blasphème contre le prophète Mohamed.
Pour vraiment sauver la vie d’Asia Bibi
En raison des graves menaces pesant sur la sécurité d’Asia Bibi, il faudrait, à court terme, éviter tout geste ou déclaration de quiconque qui pourraient être exploités par des islamistes radicaux pour jeter encore un peu de l’huile sur un feu qui couve déjà depuis de nombreuses années. Autrement dit, il faudrait éviter même la moindre apparence de provocation. C’est ce type de démarche qui pourrait faciliter un peu la tâche du président pakistanais dans cette affaire délicate. Autre mesure à prendre rapidement: assurer la protection d’Asia Bibi dans son lieu de détention. Il n’est pas exclu qu’une de ses codétenues prenne de son propre chef (ou sous influence) l’initiative d’exécuter celle qui se serait prise au bien aimé prophète de l’islam.
Entre-temps, il faudrait agir sur deux fronts. D’abord, le secteur judiciaire. Islamabad serait mieux inspirée d’ordonner, d’entrée de jeu, l’ouverture d’une nouvelle enquête policière et la tenue d’un nouveau procès judiciaire. Pour faciliter la tenue d’un procès juste, il vaudrait mieux le déplacer loin de la localité de Nankana, le lieu du jugement controversé initial. Ensuite, le front politique. Pour pouvoir absorber la colère d’une foule chauffée à blanc par de populistes (dont l’ultraconservateur Jamiat Ulma Islam (JUI), allié du Pakistan Peoples Party, parti du président) voulant ultimement provoquer la chute du pouvoir civil, il vaudrait mieux que l’appareil judiciaire pakistanais procède par étape avant d’établir de manière irréfutable l’innocence d’Asia Bibi. Dans ce cas de figure, elle n’aura plus besoin de la grâce du président Zardari,
**
Qu’Asia Bibi ait tenu ou non des propos blasphématoires, sa condamnation a été l’occasion pour plusieurs au Pakistan et à l’étranger de prendre conscience de l’état réel de la liberté d’expression et de la situation de la minorité chrétienne dans ce pays. Autre motif d’inquiétude: la facilité déconcertante avec laquelle certains acteurs extrémistes arrivent à manipuler les masses, à fragiliser le pouvoir civil et à déstabiliser tout un pays, n’augure rien de bon pour l’avenir du Pakistan dans son ensemble, y compris pour ceux qui aujourd’hui manipulent les ficelles derrière les rideaux fermés.

Invitation à une conférence : «Situation actuelle des Droits Humains au Maroc : Entre législation et pratique»

A l’occasion de la Journée Internationale 
des Droits de l’Homme,
Les Amis de l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains)- PARIS
Organisent
Un Débat Public sous le thème :
«Situation actuelle des Droits Humains au Maroc :
Entre législation et pratique»
Animé par :
Madame Khadija RYADI, Présidente de
L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH).
Dimanche 05 décembre 2010, à 14h00.
Lieu : Salle Louise Michel, Bourse du Travail
11, Rue Génin, 93200 Saint-Denis
(métro 13 : station "St-Denis - Porte de Paris")
Depuis sa création en 1979, l’AMDH se base sur les conventions internationales et défend les libertés individuelles et collectives, la liberté d’expression, les droits civils et politiques, les droits économiques, sociaux et culturels, etc. L’AMDH est présidée depuis 2007 par Mme Khadija Ryadi, elle compte 90 sections et plus de 10 000 adhérents, dans toutes les régions du Maroc.
Association « Les Amis de l’AMDH » - PARIS
{ex- Groupe de soutien de l’AMDH-Paris}
e-mail : amdh.paris@gmail.com
Tél 1 : 06.12.84.33.64
Salutations militantes,
JAITE Mohamed
Coordinateur du groupe de soutien AMDH-Paris
Tél : 06.12.84.33.64

Casablanca :Commémoration des martyr-es de la marche rouge

Par Ali Fkir, 28/11/2010
Au moment où certains se présentent en piètres acteurs dans un spectacle de bouffonnerie, mobilisant les biens publics, retransmettant en direct les gesticulation et les fanfaronnades des adeptes du makhzen, aussi bien les classiques que les néo, pour réussir "la marche blanche" du dimanche 28 novembre 2010, des centaines de personnes, tête haute, se sont retrouvées (sans l'aide de personne) au complexe Touria Sekkat à Casablanca pour commémorer la journée des martyr-es, ceux et celles qui sont tombé-es dans le champs du combat contre le despotisme makhzenien, ceux et celles qui sont tombé-es au cours de la marche rouge.
Ils, elles étaient là le samedi 27 novembre 2010, pour rendre hommage aux martyr-es ittihadiines, marxistes-léninstes, aux militant-es de la résistance populaire contre le pouvoir du bloc des classes dominantes (compradores, grands propriétaires terriens, spéculateurs, bureaucrates bourgeois (militaires et civils), trafiquants de drogue, et arrivistes de tous bords.
El hadj Abdelkader Zeroual, Fatima El Manouzi, Khadija Mnebhi, docteur Omar Jbiha Abdelkarim Kacem Ouazzani, Abelhak Ouassouli, Abdelkader Chbada, Abdelkarim El Manouzi, la famille de Aziza Brahhou...chacun, chacune a perdu au moins un ou une de leurs proches dans la résistance populaire contre le système en place.
Ils, elles n'ont pas besoin de la télévision, de la radio et surtout des "hourra!" des individus comme les Naciri, Lachgar et autres derniers parvenus à la table du makhzen, pour répondre à l'humble invitation d'ANNAHJ ADDIMOCRATI afin de célébrer cette journée de martyr-es, et pour réaffirmer leur détermination à continuer le combat pour la VERITE, pour la JUSTICE, pour un NOUVEAU MAROC.
Vive la résistanc contre les véritables responsables
des malheureux du peuple marocain
VIVE LA MARCHE ROUGE

 Emouvant moment
Fatima El Manouzi au nom des familles des disparu-es....
Khadija Mnebhi, soeur de Saïda
Omar Jbiha, frère de Rahhal...
Serfaty, sa "démission" des dernières années n'efface pas ses 60 ans d'engagement et de sacrifices.
Serfaty, sa "démission" des dernières années n'efface pas ses 60 ans d'engagement et de sacrifices.

Tous ensemble pour réclamer la libération du colonel major Terhzaz

Ayad Ahram, ASDHOM, 26/11/2010
Le colonel major Kaddour Terhzaz est toujours incarcéré à la prison Zaki de Salé. Il purge une peine de douze ans après avoir été condamné pour « divulgation d’information relevant du secret défense ». Son procès expéditif était entaché de plusieurs irrégularités. L’ASDHOM réclame haut et fort sa libération.
Pour plus d’éléments sur cette affaire, je vous prie de visualiser la vidéo suivante qui retrace un peu toutes les actions menées par sa famille, soutenue par les associations des droits de l’Homme dont l’ASDHOM.

Cordialement,

SURVIE : projection-débat sur le Sahara Occidental : "Une république en exil"

Par Survie Paris, 29/11/2010
Soirée sur le Sahara Occidental, projection-débat "Une république en exil" le jeudi 2 décembre à Paris, 19h
Maison des Associations du 3ème, 5 rue Perrée, M° République / Temple
 "Une république en exil" de Cheikh Djemaï de 2007, durée 52mn
Avec
Michèle Decaster de l’AFASPA,
France Weyl avocate et observatrice de l’Association Internationale des Juristes Démocrates et membre de l’association Droit Solidarité,
Jean-Paul Lemarec secrétaire général du CORELSO, Bachir Mouride de l’ AFAPREDESA
Brahim Sabbar de l’ASVDH, Association Sahraouie Des Victimes des Violations Graves des Droits de l’Homme Commises par l’Etat du Maroc
sous réserves :
Brahim Sabbar militant des droits de l’homme ex-disparu et emprisonné
et le réalisateur du film, Cheikh Djemaï.
Au Sahara occidental occupé par le Maroc, une véritable intifada est en cours. Le gouvernement français est le principal obstacle à la paix au Sahara Occidental et refuse l’extension des prérogatives de la MINURSO à la surveillance des droits de l’Homme. Le droit international ne s’applique pas. Lors de notre soirée nous essaierons d’expliquer le contexte, les ressorts qui font d’une décolonisation ratée le socle d’une lutte légitime pour le droit à l’autodétermination qui, depuis 1991, date du cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, est approuvée par le Conseil de Sécurité des Nations unies à l’exception de la France....

Casablanca : Manifestation pour la défense du Sahara "marocain"

Par Youssef Boudhal, LEXPRESS.fr, publié le 29/11/2010
Selon le ministre marocain des affaires administratives, Sâad Alami, "plus d'un million de manifestants ont participé à cette marche".
Les Marocains ont protesté contre le vote du Parlement européen en faveur d'une enquête de l'ONU sur le violent démantèlement d'un camp de réfugiés sahraouis à Laayoune.
Manifestation pour la défense du Sahara "marocain"
Plusieurs centaines de milliers de Marocains -2,5 millions selon la police- ont manifesté ce dimanche à Casablanca. Ils revendiquaient la "marocanité" du Sahara occidental, une ex-colonie espagnole, dont le statut n'est toujours pas défini par le droit international.
Dénonçant les "violents incidents" qui ont accompagné, le 8 novembre dernier, le démantèlement par les forces marocaines d'un camp de 15 000 Sahraouis contestataires, les députés européens ont demandé aux Nations unies, le 25 novembre, l'ouverture d'une enquête.
Le Parlement européen a estimé que l'ONU était l'organe le plus approprié pour mener une enquête internationale et indépendante sur les événements. Les députés ont également suggéré que les organismes des Nations Unies mettent en place un mécanisme de surveillance des droits humains au Sahara occidental. La résolution adoptée était le fruit d'un consensus soigneusement préparé par six groupes politiques du Parlement.
Une résolution jugée "partiale et injuste" côté marocain. Le parti de l'Istiqlal d'Abbas Fassi et quinze autres formations politiques ont par ailleurs publié ce dimanche un communiqué conjoint qui a condamné le Parti populaire espagnol (dans l'opposition) pour son "activisme effréné contre le Maroc".
Au cours du rassemblement , les manifestants, emmenés par le Premier ministre Abbas el Fassi, ont scandé "Parti populaire, ennemi du Maroc". Une façon d'interpeller directement le PP, qui a dénoncé récemment ces atteintes aux droits de l'homme au Sahara occidental et porté cette affaire aux Nations Unies.
Intérêts en Afrique du Nord
Les forces de sécurité marocaines et plusieurs manifestants indépendantistes se sont affrontés le 8 novembre à Laayoune, principale ville du territoire annexé par le Maroc en 1975. Plusieurs membres des forces de sécurité et des civils auraient péri dans ces violences.
A la suite de ces heurts, le Front Polisario, qui milite pour l'indépendance du territoire, avait réclamé une enquête indépendante des Nations unies. Le PP a participé ce mois-ci à une manifestation à Madrid, aux côtés de groupes de gauche et de mouvements syndicaux, pour dénoncer les atteintes, par le Maroc, aux droits de l'homme au Sahara occidental.
Le gouvernement socialiste de Madrid juge crucial pour ses intérêts en Afrique du Nord d'entretenir des relations stables avec le Maroc.
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En supplément
Article - Vent de colère au Sahara occidental
Article - Au moins six morts dans l'assaut d'un camp au Sahara occidental
Article - Le Sahara occidental, guerre des nerfs entre Maroc et Algérie
Article - Sahara occidental: le Maroc et le Front Polisario négocient
Article - Chronologie du Maroc (1956-2010)
Article - Maroc : fiche repères
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Droits de l’Homme, lutte contre le SIDA : Le Maroc déçoit les militants

Source Le Soir Echo, 25/11/2010

A une semaine de la journée mondiale de lutte contre le sida, une nouvelle tombe comme un couperet sur les espoirs des militants des droits de l’Homme. A la surprise générale, ils apprennent que les Nations Unies viennent de supprimer la référence explicite à l’orientation sexuelle dans l’amendement condamnant les exécutions sommaires ou arbitraires et les assassinats, voté par l’assemblée générale tous les deux ans. 
 En somme, l’orientation sexuelle ou, en d’autres termes, l’homosexualité n’est plus admissible en tant que motif de condamnation. Le plus préoccupant, aux yeux de nos militants, c’est que cette décision fait suite à une motion proposée par le Maroc, unique pays arabe et musulman, et par le Mali. Adoptée par 79 voix contre 70, cette modification a été appuyée en grande partie par les pays africains et arabes. «Par le passé, nous étions habitués à ce que le Maroc s’aligne sur la position de certains pays conservateurs pour rayer toute référence à l’orientation sexuelle dans les résolutions de l’ONU sur le sida. Ce qui est arrivé, lors de ce vote, est nouveau, puisque le Maroc, avec le Mali, a pris les devants pour s’opposer farouchement à cette résolution», s’étonne Dr. Othman Mellouk, coordinateur du plaidoyer en Afrique du Nord pour la Coalition internationale de préparation aux traitements du sida (ITPC). Et de préciser : «La résolution visait, en premier lieu, les pays condamnant l’homosexualité à la peine de mort, ce qui n’est pas le cas du Maroc !». A présent, le texte, qui faisait clairement référence à l’homosexualité depuis onze ans déjà, change «orientation sexuelle» par «raisons discriminatoires de n’importe quel motif», sans aucune précision. Les observateurs rappellent pourtant que différents motifs sont explicitement cités dans cette résolution, dont les enfants des rues et les minorités religieuses et ethniques. «La position prise par le Maroc a surpris beaucoup d’observateurs des droits de l’Homme de par le monde qui classent désormais le pays parmi les plus rétrogrades. Elle pourrait être interprétée par certains fanatiques comme une légitimation du meurtre en toute impunité de personnes homosexuelles, lesbiennes ou transgenres», estime le coordinateur du plaidoyer en Afrique du Nord pour l’ITPC.Dans le cadre de la lutte contre le sida, la catégorie des homosexuels reste l’une des plus vulnérables au VIH, donc prioritaires pour l’accès au traitement préventif et curatif. Sa discrimination renforce sa stigmatisation et, par conséquent, l’aggravation du fléau en son sein. La Finlande, la France et la Suisse se sont rapidement prononcées sur cette décision en exprimant leur «regret que la discrimination fondée sur la préférence sexuelle ne soit pas explicitement mentionnée cette année». Les défenseurs des droits humains sont plus virulents en annonçant qu’il s’agit là d’une preuve de l’évolution de l’homophobie et de l’intégrisme religieux.

HRW sur l'agression marocaine : Un rapport accablant

B.K.Le Carrefour d'Algérie, 28/11/2010

Un nouvel épisode, en effet, vient d’être rapporté concernant l’attaque des forces marocaines contre le camp sahraoui de Gdeim Izik près d’El Ayoun. Mme Sarah Leah Whitson, chargée de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, auprès de cette organisation américaine des droits de l’homme parle «d’environ 6.500 tentes érigées par les Sahraouis début octobre, à Gdeim Izik, pour protester contre leurs conditions sociales et économiques» et de «violents affrontements», ayant éclaté entre les forces marocaines et les civils sahraouis, suite à l’assaut militaire du Maroc. Elle rapporte que les forces du makhzen ainsi, que des civils marocains ont mené des «attaques de représailles», contre les civils sahraouis et leurs lieux d’habitation. «Un tel comportement et les violences exercées contre des Sahraouis, lors des gardes à vue ne pourraient être considérés comme actes légitimes, pour prévenir, ou arrêter des manifestants, qui ont eu recours à des jets de pierres», affirme l’ONG américaine.

Rapportant les témoignages d’avocats sahraouis, Human Right, souligne que dans la foulée de l’attaque militaire du 08 novembre : «Les responsable, de sécurité marocains ont arrêté des centaines de Sahraouis, plus d’une centaine d’entre eux sont toujours détenus. Neuf autres ont été transférés à Rabat, pour une enquête par un tribunal militaire». Le même rapport mentionne qu’un représentant de Human Right Watch a été empêché par deux fois d’embarquer sur un vol à destination d’El Ayoun le 11 novembre avant d’être autorisé le lendemain. Ce qui lui a permis d’interroger, par la suite, des civils dans les hôpitaux et dans leurs domiciles.
L’ONG, souligne avoir indiqué au ministère marocain de l’Intérieur qu’elle disposait d’«éléments de preuve que les forces de sécurité marocaines avaient ouvert le feu dans la ville d’El Ayoun. A ce propos, Human Right soutient qu’elle a l’intention de surveiller toute enquête officielle, de même que le traitement accorder aux victimes de violence, qui déposent plainte». En outre, la mission de cette organisation a identifié les abus commis par les forces marocaines. Elle a questionné sept Sahraouis détenus suite aux derniers évènements puis relâchés. «Certains ont été battus jusqu’à perdre connaissance, alors que d’autres ont été menacés de viol…», révèle Human Right. «Les témoins (…) présentent de graves contusions et autres blessures récentes qui laissent penser qu’ils ont été battus en détention» note le rapport. A cet effet, elle a exhorté le Maroc à «informer immédiatement les parents sur chaque personne placée en garde à vue, comme l’exige le code de procédures pénales marocain dans son article».
Les Sahraouis détenus à El Ayoun ont fait l’objet d’enquête sur de fausses accusations. Ahmed Salem Jadahlou, 34 ans, a déclaré à Human Rights qu’il était arrivé au camp de protestation dans la soirée du 07 novembre après avoir fait une longue route puisqu’il venait d’Espagne. Le matin de la répression, des gendarmes du camp l’ont arrêté et menotté, puis battu à coups de bottes jusqu’à ce qu’il perde connaissance». Human Right ne s’arrête pas là, elle précise que: «les représentants ont visité les quartiers d’ES Salem et de Colomina Nueva où, de nombreuses maisons de Sahraouis ont été attaquées».
B.K.Le Carrefour d'Algérie, 28/11/2010

dimanche 28 novembre 2010

France : Menaces d'expulsions à Gap : une famille arménienne et deux jeunes enfants

Afin de soutenir la famille Hovhannisyan, on vous demande de faire une lettre de soutien en reprenant les éléments de la lettre proposée ci-dessous.
Joël,RESF
Merci de faire parvenir un double par scan, courrier, fax, 04 92 51 63 74, npa05@laposte.net, resf05@laposte.net
 Objet : Famille HOVHANNISYAN
LETTRE DE SOUTIEN A UNE FAMILLE
Madame, Monsieur,
Les parents de Mariné (5 ans et demi) qui est en grande section de maternelle et de Mickael (4 ans et demi) qui est en moyenne section de maternelle à Porte Colombe risquent d'être expulsés.
Ils ont fui l'Arménie en raison des engagements politiques de leur famille et des représailles qu'ils ont subies (la famille du papa a disparu, après avoir été arrêtée).
Après avoir déposé une demande d'asile politique qui a été rejetée, ils ont déposé une demande à la préfecture de Gap pour avoir des papiers et le droit de travailler.
La préfecture a refusé leur demande bien qu'ils aient apporté la preuve qu'ils auraient du travail s'ils avaient leur titre de séjour.
Le papa est carrossier et a une promesse d'embauche chez un carrossier pour 18 mois au moins, la maman a un engagement comme aide cuisinière dans un restaurant.
Ils n'ont plus d'endroit où aller. Ils sont en France depuis deux ans et ont tissé des liens à Gap. Leurs enfants sont très bien intégrés à l'école. Leur retour dans leur pays est impossible en raison des risques qu'ils encourent.
Aujourd'hui ils sont à bout. Sans hébergement, ils ont dû dormir dans leur voiture il y a quelques semaines. Si aujourd'hui ils sont temporairement logés dans une structure d'urgence, cette situation est très précaire.
Ils nous ont demandé de les aider à trouver une issue positive à leur situation.
Nous vous demandons de les soutenir.
Vous pouvez rédiger une lettre qui sera destinée à la préfecture exprimant votre soutien et la leur remettre ou la transmettre à : RESF 05 BP 111 05003 GAP CEDEX

De nombreuses associations signent l'appel unitaire de SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE SAHRAOUI

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 79 (25/11/10)
à El Ayoun
L’agression provocatrice marocaine du 8 novembre contre les Sahraouis qui a fait des dizaines de morts et plus de 4 500 blessés est intervenue au moment où devaient reprendre à New York, les négociations entre le Front Polisario et le Maroc, sous l’égide des Nations unies.
Le Sahara occidental est un territoire de 266 000 km2 et de 400 000 habitants situé sur la côte africaine, entre le Maroc et la Mauritanie. En 1975, l’Espagne alors puissance coloniale s’en est retirée, et le Maroc l’a immédiatement envahi et annexé contre l’avis de sa population. Ont suivi quinze ans de guerre entre le Maroc et le Front Polisario représentant du peuple sahraoui, avant qu’en 1991 l’ONU n’obtienne un cessez-le-feu avec la promesse d’un référendum d’autodétermination. Depuis lors, le régime marocain bloque le processus, organise le pillage des ressources et réprime la population sahraouie.
Le NPA s’est associé à l’appel unitaire ci-dessous, dénonçant la complicité de Sarkozy avec la dictature marocaine.
Solidarité avec le peuple sahraoui
Assez de répression !
Autodétermination !
L’assaut criminel des forces policières et militaires marocaines, le 8 novembre, contre le camp de Gdeim Izik abritant plus de 20 000 Sahraouis a été suivi par une violente répression des manifestations pacifiques de solidarité dans les villes sahraouies. Alors que les familles sahraouies enterrent leurs martyrs dans la douleur et la dignité, le déchaînement de violence des forces d’occupation se poursuit. Les maisons sahraouies sont perquisitionnées et détruites, des centaines de Sahraouis sont arrêtés, tabassés et torturés. Le bilan s’alourdit de jour en jour : des blessés meurent faute de soins, de nouveaux cadavres sont retrouvés et on compte des centaines de disparus. Plus de 400 militants sahraouis sont détenus sans contact avec leurs familles ; huit d’entre eux, dont Ennaâma Asfari, coprésident du Corelso, ont été déférés devant un tribunal militaire.
Pour ne pas avoir de témoins de ses exactions, le Maroc filtre toujours l’accès des journalistes et observateurs internationaux au Sahara occidental. Il donne des informations mensongères et poursuit une intense campagne de propagande dans les médias pour dénaturer la lutte du peuple sahraoui. Il a reçu le soutien du gouvernement français qui a empêché le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni le17 novembre, d’envoyer une mission d’enquête internationale sur place.
Face à la poursuite de la répression dans les territoires occupés, il faut renforcer la mobilisation internationale. Après le succès des manifestations du 10 novembre devant l’ambassade du Maroc, du 13 novembre au Châtelet et du 20 novembre place du Trocadéro à Paris, nous appelons à intervenir auprès des élus, à signer la pétition en ligne1 et à participer aux actions qui seront mises en œuvre : manifestations, rassemblements, délégations, pétitions… pour dénoncer la position du gouvernement français complice du Maroc et exiger :
- l’arrêt de la répression et le respect des droits de l’homme dans les territoires sah­raouis occupés ;
- la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis ;
- le libre accès des journalistes et observateurs internationaux ;
- l’envoi d’une mission internationale d’enquête et de surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental ;
- l’organisation rapide du référendum d’autodétermination.
Signataires : Acca, Afaspa, Afapredesa, Apso, Arac, Asei, Association des amis de la RASD, Association des Sahraouis en France, CLSPS, Corelso, Droit solidarité, FTCR, Mouvement de la paix, Mrap, Plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental, Survie.
Avec le soutien de : Fase, Les Alternatifs, Les Verts, NPA, PCF, CGT, Union syndicale Solidaires.
Contacts: J.-P. Le Marec plateformeSO@gmail.com
 www.cyberacteurs.org/actions/index.php

Indignez-vous ! par Stéphane Hessel

Un bouquin très poivre Hessel
 Par JACQUES-MARIE BOURGET, Bakchich, 28/11/2010
À 93 ans, Stéphane Hessel pousse un coup de gueule. En revenant sur son expérience au sein du Conseil national de la Résistance, cet idéaliste pacifiste critique la politique actuelle et nous appelle à l’indignation.
Stéphane Hessel, vous connaissez ce drôle de grand bonhomme qui ressemble à certains Playmobil qu’on offre aux enfants ? Ce vieux monsieur est à classer au patrimoine de l’humanité – il a 93 ans et faudrait se presser. Guerrier, mais fondamentalement pacifiste, on le sent comme ces martyrs qui, jetés dans l’arène, subjuguaient les fauves qui venaient leur lécher la main. Cet homme ignore la peur, le danger physique ou celui, pire encore, qu’il y a à se battre pour ses idées. Hessel est un samouraï.
SOCIÉTÉ DE LA HONTE
Ce normalien élevé dans la religion juive, élève de Merleau-Ponty, a rejoint de Gaulle à Londres en mars 1941. Entré en résistance à 24 ans, Hessel n’en est jamais ressorti. Depuis 1945, Stéphane est resté en tenue de combat. Elle sera son linceul. L’éditeur Indigène a eu une idée de salut public en imprimant un petit livre contenant le meilleur du bonhomme. Des phrases que l’on prononce quand on est en train de mourir, que le temps presse et pousse à la concision. Un testament titré Indignez-vous !
Au moment où, commencée mollement sous Mitterrand, accélérée sous Chirac, la destruction du programme signé le 15 mars 1944 par le Conseil national de la Résistance (CNR) fonce maintenant au sprint, la mémoire d’Hessel vient rafraîchir la nôtre : « Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers : pas cette société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil national de la Résistance. »
En recopiant quelques alinéas cruels à entendre, parmi les souhaits du CNR, Hessel nous offre un rappel à la loi que les combattants voulaient établir :
« Un plan complet de Sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence.
JUSTICE ET ESPOIR
Vous mesurez le chemin à faire, à reculons, pour revenir sur de bons rails ? Ces directives, mises en place dès 1945 par le Gouvernement provisoire, ont été prises dans la solidarité des maquis, et pas seulement par les FTP, ces communistes décrits, tels des cyclopes, comme « œil de Moscou ».
On trouvait aussi, au sein du CNR, des chrétiens, quelques nationalistes issus de l’Action française et de bons bourgeois. À ceux qui, aujourd’hui, évoquent la crise pour justifier la destruction des acquis sociaux, Hessel rappelle qu’en 1944 la France détruite était dans le coma. Ce qui ne l’empêchait pas de programmer la justice et l’espoir comme philosophie de pouvoir. C’était clair, les résistants ne voulaient plus voir se redresser l’oligarchie de 1939, celle qui a conduit la France à la défaite.
Solennel, Hessel proclame : « Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l’héritage de la Résistance et ses idéaux. Nous le disons : prenez le relais, indignez- vous ! »
Dans un acte citoyen, je signale à la sagacité de la police, qui veille si bien sur nous, qu’en liberté dans nos rues se promène un vieux bonhomme dingo. Il ressemble à Erich Von Stroheim et se fait de grandes illusions : il veut que « tout ce qui est souhaitable [soit] possible »…
 http://www.bakchich.info/Un-bouquin-tres-poivre-Hessel,12515.html
A lire sur Bakchich.info :
Papy Hessel fait de la résistance
Stéphane Hessel, qui a choisi contre Hitler la camp de la Résistance, résiste toujours aujourd’hui. Comme son "homologue" Walter Bassan dans le film "Walter, retour en résistance", il encourage les jeunes générations à se battre contre la perte des (…)
Stéphane Hessel, résistance passée et présente (2)
Suite de notre grand entretien avec Stéphane Hessel. L’ancien résistant et ambassadeur revient sur le sens de la résistance, sa nécessité aujourd’hui comme hier.
Indignez-vous !, par Stéphane Hessel, éd. Indigène, 32 pages, 3 euros.

Human Rights Watch «Beaucoup de détenus sahraouis affirment avoir subi de graves abus lors de leur détention»

Par Hacen Ouali, 28/11/2010

Arrivé dans la ville d’El Ayoun quatre jours après le démantèlement, violent du camp Gdeim Izik, l’envoyé  de l’ONG américaine, Human Rights Watch, Peter Bouckeart, directeur des situations d'urgence, nous livre son témoignage dans cette interview.
-Vous étiez dans la ville d’El Ayoun quelques jours après l’assaut donné contre le camp de Gdeim Izik. Pouvez-vous nous décrire la situation humanitaire pendant votre mission dans cette région ?
Il faut souligner tout d’abord que ma mission a été retardée d’un jour, car les autorités marocaines ont refusé de me laisser monter dans l’avion vers El Ayoun. Ce n’est qu’après d’âpres discussions que j’ai été autorisé à m’y rendre, le vendredi 12 novembre, et j’y suis resté jusqu’au mardi 16 novembre. Une fois que les autorités marocaines ont convenu de notre visite, ils n’ont pas entravé notre travail à El Ayoun et nous avons pu nous déplacer librement, visiter le camp et l’hôpital civil, interroger les témoins et les victimes et rencontrer le wali.
La situation à El Ayoun reste très tendue, et de nombreux Sahraouis continuent d’avoir peur d’une arrestation, en particulier les militants sahraouis. Mais les attaques contre les maisons de civils sahraouis par les forces de sécurité marocaines ont cessé à partir de mercredi 10 novembre. La situation s’est calmée par rapport aux deux journées qui ont suivi le démantèlement du camp de Gdeim Izik. Notre enquête a confirmé deux morts parmi les civils lors des événements de lundi 8 novembre, et nous n’avons trouvé aucune preuve pour appuyer le bilan avancé par le Front Polisario qui parle de 36 civils ou plus tués au cours des violences.
-Peut-on parler de couvre-feu imposé par les forces de l’ordre marocaines au lendemain des événements et comment la police marocaine se comporte-t-elle avec les populations sahraouies ?
Notre enquête n’a pas prouvé l’utilisation d’armes à feu lors de la fermeture du camp de Gdeim Izik par les forces de sécurité. Par contre, elles ont fait un usage disproportionné de gaz lacrymogènes, et certains Sahraouis ont été battus et détenus dans le camp, mais nous n’avons pas prouvé d’utilisation des armes à feu.
-Pouvez-vous nous affirmer que les forces marocaines ont torturé des citoyens sahraouis après l’assaut du 8 novembre ?
Nous savons qu’au moins 100 Sahraouis ont été présentés devant le juge civil à El Ayoun et au moins sept ou huit ont été transférés à Rabat devant un tribunal militaire. Beaucoup d’autres ont été libérés sans être inculpés. Nous avons discuté avec sept personnes qui avaient été arrêtées, et beaucoup ont affirmé avoir subi de graves abus lors de leur détention, y compris des passages à tabac, au point de perdre conscience, des menaces de viol et on a même uriné sur eux, ont-ils déclaré.
-La répression a-t-elle touché seulement des jeunes manifestants ou bien s’est-elle abattue sur les enfants, les femmes et les personnes âgées ?
Nous avons pu interviewer deux femmes qui étaient en détention et qui ont également été battues et maltraitées.
-Les blessés avaient-ils accès aux soins dans les hôpitaux d’El Ayoun ?
La journée du 8 novembre, les forces de sécurité marocaines ont bloqué l’accès à l’hôpital principal et elles ont battu les Sahraouis blessés et même les chauffeurs de taxi marocains qui ont tenté de pénétrer dans l’hôpital. La plupart des blessés ne sont jamais allés à l’hôpital par peur d’être arrêtés, et certains, qui y sont allés, se sont vu refuser les soins médicaux.
-Le bilan des événements fait l’objet d’une polémique entre les autorités marocaines et le Front Polisario. Peut-on avancer un bilan définitif de ces événements ?
Il est malheureux de constater la controverse sur le nombre de décès. Je n’ai pas trouvé d’indications pour renforcer les informations avancées par le Front Polisario selon lesquelles 36 personnes ou plus ont été tuées, et je n’ai rencontré aucune organisation sahraouie à El Ayoun. Par ailleurs, les allégations du Maroc disant qu’aucune infraction n’a été commise par ses forces de sécurité ne sont pas non plus exactes. Comme nous l’avons attesté, il y a eu de graves abus.
Il n’y a pas de compte rendu définitif de ce qui s’est passé à El Ayoun, mais il est clair que certaines des informations qui circulent actuellement sont inexactes. Nous croyons qu’il est important que le libre accès à El Ayoun soit autorisé pour pouvoir établir un état des lieux réel sur ce qui s’est passé et approfondir les enquêtes sur les abus commis.
-Pourquoi, selon vous, les autorités marocaines ont-elles refusé l’accès à la ville d’El Ayoun aux journalistes, aux ONG ainsi qu’aux parlementaires européens ? Peut-on parler d’une répression à huis clos ?
Nous déplorons le fait que les autorités marocaines continuent de refuser à de nombreux journalistes étrangers l’accès à El Ayoun, et nous les exhortons de permettre à tous les journalistes locaux et internationaux de se rendre dans cette ville et de les laisser travailler librement. Les autorités marocaines nient qu’elles sont responsables de l’interdiction d’accès à El Ayoun aux journalistes et autres militants d’ONG, affirmant qu’il s’agit d’un problème technique avec Royal Air Maroc, mais ce n’est clairement pas la vérité. Ce sont les autorités marocaines qui empêchent les journalistes et Human Rights Watch de se rendre à El Ayoun, et Royal Air Maroc est complice de cette politique en permettant aux autorités marocaines de mettre des interdictions aux journalistes étrangers et locaux sur leurs billets d’avion. Il est inacceptable que Royal Air Maroc coopère à la censure.
-Vous avez appelé à l’urgence «d’une présence d’une mission de l’ONU dotée de compétences en matière de droits de l’homme». Cela veut-il dire que les droits de l’homme sont sérieusement violés à El Ayoun ?
La Minurso est une mission de maintien de la paix de l’ONU qui n’a pas une compétence élargie à la question des droits de l’homme. Nous croyons que la Minurso devrait être dotée d’une forte composante en matière de droits de l’homme, de surveiller et d’établir des rapports sur les violations des droits humains commises au Sahara occidental. Lors de la discussion de mardi dernier au Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur de l’Ouganda et d’autres se sont plaint du manque d’informations disponibles auprès de la Minurso au sujet de la situation des droits humains à El Ayoun, et cela aurait pu être corrigé si la Minurso avait des observateurs des droits de l’homme. Cela nous aurait permis d’éviter toute la controverse sur le nombre de morts et sur la situation réelle des droits de l’homme à El Ayoun si cette force onusienne avait une compétence de surveillance des droits de la personne humaine.
-Est-ce que vous avez eu des rencontres avec des activistes sahraouis et des responsables marocains et quel a été le contenu des discussions ?
Oui, j’ai pu rencontrer plusieurs militants sahraouis, ainsi que certaines organisations marocaines des droits de l’homme. J’ai également rencontré le wali d’El Ayoun, ainsi que des représentants du ministère de l’Intérieur marocain. Avec les organisations sahraouies et marocaines des droits l’homme, nous avons comparé les informations et nous n’avons pas trouvé de grandes zones de désaccord. Avec les responsables marocains, j’ai mis nos conclusions à leur disposition sur les abus sur les détenus, et l’utilisation de balles réelles. Ils se sont engagés à enquêter et à faire un rapport à Human Rights Watch.
-Comment votre organisation juge-t-elle l’attitude de l’ONU par rapport à ce qui vient de se passer dans la ville d’El Ayoun ? Etes-vous favorable à l’envoi d’une commission d’enquête ?
Nous pensons que l’ONU peut jouer un rôle plus constructif dans la situation au Sahara occidental, en fournissant des informations plus précises à la communauté internationale sur la situation, ce qui nécessite une surveillance des droits humains. La communauté internationale ne peut agir sur la situation au Sahara occidental que si elle reçoit des informations exactes et crédibles. Malheureusement, ces informations ne sont toujours pas immédiatement disponibles, en raison, essentiellement, de l’attitude du Maroc qui empêche souvent les journalistes – les Espagnols particulièrement – de se rendre au Sahara occidental où la situation est difficile. Nous sommes favorables à une mission d’enquête de l’ONU. Une commission d’enquête est réservée pour les cas les plus graves de violations des droits de l’homme, nous pensons donc qu’une mission pour rapporter les faits serait appropriée.