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dimanche 15 novembre 2009

Le drapeau Sahraoui sur la tour Eiffel

Traduction par APSO, 6/11/2009

Vendredi 6 novembre 2009, à 11h du matin, six militants espagnols pour le respect des Droits de l’Homme au Sahara Occidental et appartenant à la Plate forme de Soutien Politique au Peuple Sahraoui (PAPPS), ont déployé un drapeau de la République Arabe Sahraouie Démocratique de 10 mètres de long depuis le deuxième étage de la tour Eiffel à Paris.

 Le drapeau est resté déployé 15 minutes. Ce geste dénonçait l’arrestation par la police Marocaine de sept défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme et exigeait leur libération immédiate, ainsi que celle de tous les prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines.

Le 8 octobre dernier, les Ali Salem Tamek, Brahim Dahane, Ahmed Naceri, Idagja Lachgare, Saleh Loubbihi, Yahdih Ettarrouzi et Rachid Seghayer ont été arrêtés à l’aéroport de Casablanca, au retour de leur visite à leurs familles et amis dans les campements de réfugiés sahraouis à Tindouf (Algérie). Le royaume du Maroc les a accusé de « trahison à la patrie » et d’«atteinte contre le souveraineté et l’intégrité territoriale du Maroc », et veut les faire juger par un tribunal militaire qui peut requérir jusqu’à la peine de mort.
Avec l’intention d’exiger la libération immédiate des militants sahraouis à la veille du 34ème anniversaire de la signature des « accords tripartites de Madrid »(1), les six militants membres de la PAPPS récemment créée, sont montés à Paris, pour faire flotter pendant 15 minutes le drapeau de la RASD et exigeant la libération de tous les militants sahraouis.

Dans le même temps, aux pieds de la tour Eiffel, d’autres militants manifestaient de manière pacifique avec les drapeaux du Maroc, de l’Espagne, de la France et des banderoles accusant le Royaume Alaouit de tortionnaire, la France de complice et l’Espagne de responsable.
Les militants qui se sont déplacés depuis l’Andalousie ont choisi la capitale gauloise parce que la France a refusé, il y a un mois, que soit élargi le mandat de la MINURSO (Mission Des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental) à la compétence des Droits de l’Homme.
Par cette action symbolique, les six militants entendaient attirer l’attention de l’opinion publique, pour éviter que le Maroc ne continue à torturer et violer les Droits fondamentaux du peuple sahraoui qui vit sous l’occupation Marocaine. Ils appelaient d’autre part à participer à la manifestation du samedi 14 novembre à Madrid, sous l’étendard « justice et liberté pour le peuple Sahraouis ».

NOTA : Le même jour 34 ans après l’invasion du Sahara Occidental était lancée la campagne internationale contre l’accord de pêche illégale signé entre l’UE et le Maroc (www.fishelsewwhere.eu)
Le 13 novembre, une autre militante sahraouie des droits de l’Homme, Aminatou Haidar, était arrêtée par la police marocaine à son arrivée à l’aéroport d’El Aaiun, au Sahara Occidental, puis expulsée le 14 vers les canaries, pour avoir refusé de reconnaître le colonisateur comme légitime dans son pays.

[1] Accord par lequel le régime de Franco a livré le territoire du Sahara Occidental au Maroc et à la Mauritanie, au mépris des ses obligations de pays colonisateur et permettant au Maroc d’occuper le territoire dans le feu et le sang.

A Chtouka Aït Baha, les "capitalistes" imposent leur loi

Par Ali Fkir,15/11/2009

A Chtouka Aït Baha (plus de 70 000 ouvrierEs agricoles), à Massa (plus de 30 000), on vit dans le pré-capitalisme:
- Pas de SMIG
- Pas de couverture sociale
- Pas de liberté syndicale
- Les ouvrières sont quotidiennement victimes de harcèlement sexuel patronal. Les patrons se sont érigés en dépositaires du "droit de dépucelage" à la féodale.
- L'Etat marocain cautionne l'arbitraire des patrons agraires
- Les diverses forces de répression instaurent un climat de terreur dans la région
Ma solidarité avec les victimes de l'exploitation éhontée
Ma solidarité avec les syndicalistes agrésséEs, licenciéEs, poursuiviEs en "justice"...
Ali Fkir

Association marocaine Des Droits humains
Section Chtouka-Ait baha


الجمعية المغربية لحقوق الانسان
منظمة غير حكومية تأسست في 24 يونيو 1979،لها صفة المنفعة العامة
عضو الفيدرالية الدولية لحقوق الإنسان-عضو المنظمة العربية لحقوق الإنسان- عضو الاتحاد الإفريقي لحقوق الإنسان




بيوكرى في:14/11/2009


بـــــــــــــــلاغ اولي


عاجل : مختلف اجهزة الامن تتدخل لتكسير اضراب العاملات و العمال بالقطاع الفلاحي باقليم اشتوكة ايت باها


علمنا في الفرع المحلي للجمعية المغربية لحقوق الانسان باشتوكة ايت باها ان مختلف اجهزة الامن – الدرك الملكي ، قوات التدخل السريع ، القوات المساعدة – اقدمت صبيحة اليوم – على الساعة السادسة صباحا –على الهجوم على العاملات و العمال المضربين و المعتصمين امام ضيعات شركة ًًٌََُُ دونا اكسبور في ملكية مستثمر اسباني َ و شركة ًَ القباج في ملكية عمدة مدينة اكادير ً و َ شركة دافيد في ملكية مستثمر اسباني ًَ و و خلف هدا التدخل اصابات العديد من العاملات و العمال في شركة دونا اكسبور .
و قد انتقلنا الى مركز خميس ايت عميرة حيث عاينا مرابطة هده القوات امام قيادة خميس ايت عميرة و مركز الدرك الملكي بعد ان انجزوا مهمتهم الوسخة ؟؟؟


عن المكتب
عن المكتب الرئيس : الحسين اولحوس
---------------------------------------------------------------------
البريدي:ص.ب:450 بيوكرى
البريد الإلكتروني: amdh_biougra@yahoo.fr.

Sahara occidental : La militante Aminatou Haidar expulsée vers l’île Lanzarote (Espagne)


Par El Moudjahid, 15/11/2009

Le mouvement espagnol de solidarité avec le peuple sahraoui dénonce

La militante sahraouie des droits de l'homme, Mme Aminatou Haidar, a été expulsée vers l'île Lanzarote (Archipel espagnol des îles Canaries) par les autorités marocaines, a-t-on appris hier de sources diplomatiques sahraouies.

A son arrivée à l'aéroport de cette île, Mme Haidar a refusé de descendre de l'avion en signe de protestation contre cette décision "contraire" au droit humanitaire international, a indiqué dans une déclaration à l'APS le ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek, qui a qualifié la décision d'"acte grave". M. Ould Salek a demandé à l'Espagne d'"assumer toutes ses responsabilités", rappelant, à cet égard, qu'aucun pays ne peut recevoir un expulsé sans son accord au préalable. "Nous dénonçons fermement la complicité de l'Espagne avec les autorités marocaines, si cette dernière avait donné son accord pour recevoir Mme Haidar dans ses territoires", a-t-il déclaré. Avant d'être expulsée, la célèbre militante sahraouie des droits de l'homme avait été arrêtée vendredi à l'aéroport d'El Ayoun, la capitale sahraouie occupée, ainsi que deux journalistes indépendants espagnols, Pedro Barbadillo et Pedro Guillen, qui l'accompagnaient, à son retour de New York où elle avait reçu le ''Prix du courage civil", décernée par la Fondation John-Train pour sa "résistance pacifique au Sahara occidental". Mme Haider, 42 ans, souvent appelée la "Gandhi sahraouie", fait partie des plus éminents défenseurs des droits de l'homme au Sahara occidental. Elle est reconnue pour sa campagne courageuse pour l'autodétermination du Sahara occidental occupé par le Maroc et contre les disparitions forcées et les abus commis sur les prisonniers d'opinion. Auparavant, la Coalition canarienne (CC) a qualifiée l’arrestation de la présidente du collectif sahraoui des défenseurs des droits de l’homme, Aminatou Haidar, de « nouvel acte de mépris à l’égard de la légalité internationale et des droits fondamentaux de la part des autorités marocaines »


Le mouvement espagnol de solidarité avec le peuple sahraoui dénonce
La Coordination espagnole des associations solidaires avec le peuple sahraoui (CEAS) a dénoncé avec force l’arrestation par les autorités marocaines de la militante sahraouie Aminatou Haidar la qualifiant de ''violation'' des droits les plus élémentaires de la légalité internationale qui "ne peut rester impunie". "La CEAS tient à exprimer sa ferme condamnation devant cette nouvelle violation des droits les plus élémentaires de la part du Maroc, qui vise à faire de la militante Aminatou Haider et d’autres dirigeants sahraouis des otages d’une volonté politique illégale, exercée devant la complicité et le silence de la MINURSO", souligne la Coordination dans un communiqué. La CEAS souligne que cette nouvelle arrestation vient s’ajouter à celle des sept autres défenseurs sahraouis des droits de l’homme qui risquent la peine de mort s’ils venaient à être jugés par un tribunal militaire. Pour la coordination espagnole qui regroupe plus de 200 associations de soutien au peuple sahraoui, cette "violation des principes les plus élémentaires de la légalité internationale ne peut rester impunie".

Conte carthaginois: L’impatiente Régente et le Docteur Folhumour


par Omar Khayyam, 13/11/2009

Le docteur Mohamed Gueddiche, médecin personnel de Haj Zaba, est dans son bureau à la Présidence de Carthage. Il est absorbé par la lecture d’un livre passionnant. Soudain, il entend quelqu’un frapper à la porte. Il panique, ouvre un tiroir au hasard et y cache le livre qu’il était en train de lire.
Dr. Gueddiche : Entrez, je suis là.
La Régente de Carthage :  Je vous dérange ?
Dr. G. : Non, non, pas du tout. Assoyez-vous, je vous en prie.
R. C. : Puis-je m’allonger sur le divan ?
Dr. G. : Je suis désolé, je n’ai pas de divan. Je ne suis ni psychanaliste ni psychothérapeute. Je suis cardiologue, Madame.
R. C. : Je viens de lire un livre qui m’a plongé dans un océan de tristesse. La pire dépression de ma vie…
Dr. G. : Vous parlez de ce livre innommable commis par deux journalistes néo-colonialistes français ?
R. C. : Mais non, docteur !  Je m’en fous de ce raconte ce livre. Je parle d’un autre, une biographie de Bourguiba.
Dr. G. : Je vois que le juriste du Palais vous suggère maintenant des lectures pour adultes. Vous faites des progrès. Bravo !
R. C. : Ne vous moquez pas de moi, docteur !
Dr. G. : Absolument pas, Madame. Comment oserais-je me moquer de la femme du patron ? Il n’ y a aucune honte à être autodidacte. Staline, Hilter et Ceaucescu étaient des autodidactes comme vous.
R. C. : Je vais vous lire le passage qui m’a déprimée et qui me prive de sommeil depuis des jours: " Mais elle [Wassila] sait aussi que le pouvoir qu’elle a progressivement acquis dans l’ombre, que ce rôle d’éminence grise qui la comble sans toutefois satisfaire complètement ses ambitions, dépendent de lui [Bourguiba] et de lui seul. Elle n’a d’autre légitimité que celle d’une épouse. Viendrait à disparaître celui dont elle porte le nom, elle ne serait plus rien, et a suffisamment d’ennemis pour craindre un sort un peu enviable." (1)
Dr. G. : Je crois que Bessis et Belhassen ont raison. Si, que Dieu ne veuille,  le patron disparaît, vous risquez de perdre tous vos privilèges et la majorité de vos biens.
R. C. :  Mais si je nomme un président fantoche, par exemple Abdelwahab Abdallah, je pourrais tirer les ficelles du pouvoir derrière les coulisses, non ?

Dr. G. : Vous devriez lire la tragique histoire du général Rafael Leonidas Trujillo pour comprendre l’insoutenable légèreté de de ce scénario.
R. C. : C’est qui ce général ?
Dr. G. : Ce général, ancien de l’école des Marines aux USA, a régné sans partage sur la République Dominicaine du 16 août 1930 au 30 mai 1961, date de son assassinat. La famille de Trujillo, qui s’est enrichie sur le dos du peuple, avait un candidat à la succession aussi effacé que Addelwahab Abdallah, Joaquín Balaguer. Mais lorsque celui-ci a pris le pouvoir, il a peu à peu tiré le tapis sous les pieds des Trujillo. Finalement le clan familial de l’ex-dictateur n’avait d’autre choix que l’exil.

R. C. : Vous êtes en train d’enfoncer le couteau dans la plaie, docteur !
Dr. G. : Je suis un adepte des thérapies de choc, Madame.
R. C. : Pourriez-vous me prescrire des calmants ?

Dr. G. : Pas de problème.

Le docteur prend son stylo et écrit quelque chose sur une feuille blanche. Lorsque la Régente de Carthage lit ce qui y est écrit, elle s’évanouit sur le champ: " Je vous suggère deux calmants, Madame:  l’achat d’un billet aller sans retour Tunis-Abu Dhabi et l’ouverture d’un petit salon de coiffure chic à Dubaï "

 —
1 - Sophie Bessis et Souhayr Belhassen - Bourguiba, tome II, Un si long règne 1957-1989. Editions Jeunes Afrique livres, 1989 ; page 103.

Contre l'arbitraire interdiction d'Al Michaal

 Par Adib Abdesselam, 14/11/2009

Ma solidarité avec Al Michaal et avec ces journalistes après l'interdiction de la publication du journal Almichaal et avec l’emprisonnement de Driss Chahtane. Je considère qu'on n’a jamais vécu dans une atmosphère démocratique au Maroc, et qu'aujourd’hui, et avec l'appui de plusieurs facteurs et parmi eux la montée du PAM et d'El Hima, l'ancien bourreau de l'intérieur , nous entrons dans une période de fascisme, marquée par la répression de toutes expressions libres.
Dénonçons la dictature politique et économique en place. La répression de la presse pendant la journée national de la presse, est une illustration de ce qu'on peut attendre encore et encore et dans tout les domaines.
Alors les militants du Maroc de toutes tendances réveillez vous !!!!

samedi 14 novembre 2009

Conférence : "Ben Barka et Henri Curiel, l'action tricontinentale"

Par Youssef Rguibi, 13/11/2009

La Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc a le plaisir de vous informer qu'elle abrite le Mardi 17 Novembre 2009 à 17h une conférence intitulée : "Ben Barka et Henri Curiel, l'action tricontinentale". A cette occasion, René GALISSOT présentera son ouvrage : "Henri Curiel, le mythe mesuré à l'histoire".
Nous avons le plaisir de vous convier pour cet événement.


Service Communication & Activités Culturelles
Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc
Avenue Ibn Khaldoun, Agdal - Rabat

Tél. : (+212) 05 37 77 18 90 / (+212) 05 37 27 23 00 
Fax : (+212) 05 37 77 74 30
E-mail : bnrm@bnrm.maSite web : http://www.bnrm.ma

Zahra en lutte

Par Ali Fkir, 12/11/2009


Luttons ensemble pour la libération de la militante Zahra Boudkour, de ses camarades et de tout les prisonniers politiques.
Les prisons du Maroc regorgent de prisonniers d'opinion marxistes et islamistes.Ma vive solidarité avec toutes les victimes de l'État marocain

بــــــــــــــــــــــــــــــــــــلاغ


جميعا من أجل الحريات السياسية والنقابية
جميعا من أجل لإطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين


4
بعد وضعنا لملفنا المطلبي لإدارة السجن , وطرقنا لأبواب الحوار مرات عديدة سواء عن طريق طلب الحوار مع إدارة السجن أو عن طريق إرسال مجموعة من الإرساليات لإدارة جامعة القاضي عياض بمراكش, وفي الوقت الذي رفضت فيه إدارة السجن الحوار وامتناع إدارة الجامعة الرد عن إرسالياتنا وذلك بإيعاز من جهاز المخابرات DST . قررنا الدخول في برنامج نضالي يتضمن العديد من الأشكال النضالية بينها الإضراب عن الطعام على ثلاثة مراحل : إضراب لمدة ثلاثة أيام ثم ستة أيام بعدها الإضراب المفتوح, حتى تحقيق ملفنا المطلبي العادل والمشروع الذي يتضمن الشق الديمقراطي والشق المادي .




في هذا السياق خضنا نحن مجموعة زهرة إضرابا عن الطعام لمدة ثلاثة أيام وذلك بتاريخ 14 أكتوبر الماضي وبدل فتح باب الحوار والاستجابة لمطالبنا العادلة والمشروعة سيتمادى النظام القائم في هجومه على رفاقنا وعلى الجماهير الطلابية عبر اعتقال ستة من رفاقنا تم تقديم ثلاثة منهم إلى المحاكمة في حالة سراح فيما الثلاثة الآخرين وهم عبد الحق الطلحاوي , ناصر أحساين , يونس السالمي في حالة اعتقال .




واستمرارا لمعركتنا المفتوحة مع النظام قررنا نحن المعتقلين السياسيين ( مجموعة زهرة ومجموعة عبد الحق الطلحاوي ) الدخول في المرحلة الثانية من الإضراب عن الطعام أي : الإضراب لمدة ستة أيام وذلك ابتداء من يوم الجمعة 13 نونبر 2009.




وإننا إذ نحمل المسؤولية الكاملة للنظام القائم في ما ستؤول إليه الأوضاع , ندعوا كافة الهيئات واللجان التي تعنى بقضية الإعتقال و مسألة الحريات السياسية والنقابية ( لجنة المعتقل , اللجان الشبيبية , اللجان المحلية , والهيئة الوطنية للتضامن مع كافة المعتقلين السياسيين بالمغرب ... ) وكذا كل مناضلي ومناضلات الشعب المغربي الالتفاف حول معركتنا هاته , التي تندرج ضمن نضال الشعب المغربي من أجل نيل الحرية السياسية.



Tracasseries administratives pour la création d’une coopérative d’usufruitiers d’arganeraie


Par Mohamed Hifad, 14/11/2009



Le 23/10/2009, nous, 67 habitants, y compris moi-même  de douar Foulouste , commune de Sidi Kaouki , Province d'Essaouira , avons envoyé une demande avec l'intention de créer une coopérative des usufruitiers des arganiers.
Rejet de la demande 

Lettre au délégué de l'Office régional du Développement des Coopératives agricoles à Marrakech.

Je ne sais comment faire face à notre situation. J’ai reçu hier la réponse mitigée du délégué de l’office du développement des coopératives agricoles de Marrakech qui rejette notre demande sous prétexte que la majorité des membres proposés n’exercent pas le métier d’agriculteurs. Voilà une manière de détourner le problème à cause de l’inadéquation des lois avec la réalité sociale des habitants.

C’est vrai qu’ils ont sur leurs cartes, pour la majorité, des métiers de pêcheurs, de maçons, de fonctionnaires etc. mais ils continuent tous sans exception à labourer eux-mêmes leurs petites parcelles de terre et à cueillir les noix de leurs arganiers ou bien à payer ceux qui le font à leur place durant de toute l’année selon les activités nécessaires des saisons. C’est ce que je fais personnellement en tant qu’enseignant depuis la mort de mon père en 1982 et la réception de ma part d’héritage.

Y-t-il une loi au Maroc qui interdit à un fonctionnaire d’hériter un bien de ses parents ou d’exercer un autre métier que celui de fellah qui ne rapporte plus rien et ne peut plus faire vivre à lui seul une personne sans parler de toute une famille nombreuse  ? C’est en exerçant ces métiers parallèles qu’ils arrivent à subsister à la campagne. Il n’y a aucune loi au monde qui empêche les gens d’exercer d’autres activités pour un supplément de revenu surtout pour des gens qui vivent presque en autarcie depuis des siècles. Monsieur le délégué aurait pu demander l’avis des autorités locales qui ont les moyens de vérifier si ces gens exercent bien des activités agricoles .Il faut adapter soit la carte nationale et permettre aux citoyens de spécifier un ou plusieurs métiers qu’ils exercent , tour à tour , durant l’année ou bien revoir ces lois qui réglementent la création des coopératives agricoles. Sur les 67 membres que j’ai inscrits jusqu’à présent , il y a seulement trois personnes qui ont pour métier , indiqué sur leurs cartes d’identité , celui de fellah puisque leur âge avancé ne leur permet plus d’exercer d’autres activités en dehors du douar. Si le paysan exerçait le seul métier de cultivateur, de fellah, il serait mort il y a bien longtemps et notre campagne n’existerait plus.
Monsieur le délégué sait très bien que nous voulons créer une coopérative agricole pour les usufruitiers des arganiers pour faire face aux spéculateurs étrangers et nationaux qui nous exploitent en imposant les prix de notre matière première , nos noix d’arganiers , sur le marché et en créant des coopératives dites de femmes pour prendre les gens par les sentiments et s’enrichir sur le dos de milliers de paysans grâce à qui cette forêt subsiste encore de nos jours.
La France a exproprié nos parents en leur imposant par la force des armes le domaine forestier alors que nos agdals étaient des domaines privés, des terres cultivées, clôturées et des vergers d’arganiers travaillés, soigneusement protégés et taillés de façon à faciliter la cueillette des fruits. Chaque habitant ou originaire du douar connaît parfaitement ses arbres, c’est mon cas depuis que j’ai reçu ma part d’héritage. Aujourd’hui, après cinquante trois ans d’indépendance, nos propres concitoyens sont en train de nous exproprier d’une manière indirecte par des lois inadaptées ou faites exprès pour nous spolier du dernier droit qui nous reste sur nos usufruits. Comment faire face à un subalterne qui n’a droit à aucune initiative et qui applique aveuglément ces lois complètement dépassées par la réalité sociale et le quotidien des citoyens ?

Je fais appel à toutes les consciences vives de cette région, aux élus locaux, aux parlementaires , aux autorités locales , aux médias , aux organismes des droits humains , à tout habitant propriétaire d’un agdal d’Essaouira jusqu’à Taroudant et Bizakaren , à toute personne éprise de justice, pour faire face à cette déplorable situation !


Douce France : L'argent des expulsions expliqué à mon beauf


Par Lucie Delaporte,Bakchich, 21/10/2009

En moyenne, chaque "procédure d’éloignement" coûte 20970 euros.


Bruno, mon beauf, est vraiment embêté. Les expulsions de sans papiers, relancées par la riche idée du ministre desdites expulsions, Eric Besson, de remplir des charters vers l’Afghanistan, il ne sait pas bien quoi en penser. D’un côté, renvoyer dans leur pays d’origine des pauvres gars qui vivent et travaillent en France depuis des années, il ne trouve pas ça très sympa. « Et en même temps », me dit-il, « si on le fait pas, ça créé un appel d’air, et toute l’Afrique débarque demain matin ». Et ça, ça lui fout les jetons.
Pour t’éclairer, Bruno, tu ferais bien de jeter un œil sur les dessous de ce qu’on appelle pudiquement les « procédures d’éloignement ». Tu vas voir, ça déplace les perspectives. D’abord, chaque expulsion coûte en moyenne – selon un rapport du sénateur UMP, Pierre-Bernard Reymond - 20.970 euros. En plus des billets d’avions - c’est la compagnie spécialiste du voyage d’affaires Carlson Wagonlit qui a décroché ce joli marché - il faut compter deux à trois « escortes » policières qui font l’aller-retour, le séjour en centre de rétention (et pourtant c’est pas des quatre étoiles !) à quoi s’ajoute la mobilisation des services des préfecture, des tribunaux administratifs etc.
Je te vois venir, Bruno. Tu es déjà en train de multiplier ce chiffre par les 30 000 expulsions annoncées en 2009. En fait, c’est un peu plus compliqué que ça. Comme le gouvernement gonfle les chiffres de ces reconduites, c’est en fait beaucoup moins. Enfin bref, au final, selon les calculs de notre sénateur UMP, notre politique « d’éloignement » coûte 415,2 millions d’euros. Près d’un demi-milliard chaque année pour renvoyer des types qui en général reviennent dès qu’ils le peuvent. Est-ce bien raisonnable ?
D’autant que cette somme ne recouvre pas la totalité des frais engagés. Tu ne sais sans doute pas, Bruno, que depuis un an, les consulats des pays d’émigration traînent des pieds pour délivrer des laissez-passer à leurs ressortissants, indispensables aux expulsions. Il faut dire que pour certains pays comme le Mali, l’argent des migrants est vital pour leur économie (jusqu’à trois fois l’aide au développement). Le deal proposé par la France - un peu d’aide au développement et vous acceptez sans broncher les expulsions - leur paraît un poil déséquilibré. Du coup, un petit système bien opaque s’est mis en place.

Un certain nombre de services consulaires ont fait comprendre au gouvernement français qu’il devait mettre un peu d’huile dans les rouages pour que la machine à expulser ne se bloque pas. « Ça se monnaye souvent en dessous de table », raconte Jean-Claude Amara, porte parole de « Droits devant !! », l’association de défense des sans-papiers. Selon les pays, chaque laissez-passer se négocie, en « frais de dossiers » et « taxes » diverses, de quelques dizaines à quelques centaines d’euros.
« Pour tenir un chiffre, on est prêt à faire n’importe quoi », commente l’avocat spécialiste du droit des étrangers Sohil Boudjellal. Tu vois, Bruno, les expulsions c’est un vrai business. Et pas des plus reluisants.

UN PEU DE COLERE !!!!!

Par Samira Kinani, 13/11/2009


on arrête les journalistes
on arrête les étudiants
on arrête les défenseurs des droits humains
on censure
on interdit
on lâche des hordes
criant fort
que tout va bien !!!
que nous sommes dans le plus beau pays du monde !!

beau ? certes
très beau même
mais spolié
détruit
par ceux qui ne voient pas plus loin que leur nez..
ceux qui veulent nous refaire vivre la tragédie
sacrifier toute une génération
et faire de nos jeunes
des beni oui-oui!!!!
justifiant tous les travers!!!
les travers???
c'est plus fort que ce mot
c'est l'assassinat pur et simple
du rêve
de l'espoir!!
aujourd'hui
de jeunes étudiants sont en grève de faim
dont la jeune zhor
aujourd'hui
chahtane croupit encore en prison
et son journal suspendu
aujourd'hui
le président de la section beni mellal
passe sa deuxième nuit en prison
pour avoir fait son devoir
de défenseur dh!!
aujourd'hui des milliers d'ouvriers sont en sit-in
pour le minimum qu'on daigne encore leur octroyer!!!
et j'en passe
et aujourd'hui
c'est e 34 anniversaire
de l'assassinat
lâche et barbare de zeraoul abdellatif
ce jeune prof de philo
ce jeune cadre d'ila amam
torturé durant 8jours et 8 nuits
lui,qui a tant aimé ce pays
et quand je dis ce pays
je parle de ceux qui y habitent
je parle de ceux qui y triment..
ces marocainEs laisséEs pour compte
exploitéEs jusqu'à 'os
aujourd'hui
ou on a plus que jamais
-tous et toutes
ceux et celles
qui ont encore un grain de fierté-
besoin de reprendre le flambeau
de ceux et celles
qui nous ont illuminé la route
au prix de leurs vies
qui ont tout sacrifié
pour que la foi en notre droit à la dignité
demeure vive..
de la colère
un peu de colère
car ce qui se passe
est intolérable..

vendredi 13 novembre 2009

Bonne nouvelle !

Par Amal Lahoucine, 13/11/2009

Les 7 militants de l'ANDCM ont décidé d'arrêter la grève illimitée de la faim depuis le 10 novembre 2009 après des négociations avec les autorités de Taroudant. Cette rencontre a eu lieu le lundi 09 novembre 2009 après le sit-in illimité organisé la nuit du 05 novembre 2009 devant la province de Taroudant.
La délégation de l'enseignement leur offre 20 embauches au sein de " l’éducation non formelle " pendant cette année scolaire.
Ils reprendront les négociations avec les autorités sur l'embauche au sein des communes au mois de mai.

Nos remerciements à tous les militants solidaires des 7 grévistes.

Le président et des militants de l’AMDH de Beni Mellal en garde à vue après une arrestation brutale


Par Brahim Ahensal 12/11/2009


الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
فــرع بنـي مــلال

اعتقال رئيس فرع الجمعية ببني ملال

تعرض صباح اليوم 12/11/2009 الرفيق الحسين حرشي رئيس فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان ببني ملال لاعتقال تعسفي وتعريضه للتعذيب البدني بوحشية، من طرف عناصربدهاليز مصلحة الشرطة القضائية ببني ملال؛ حيث شوهد وثيابه ممزقة وجروح بادية على عنقه.
وتعود ملابسات ذلك إلى تدخل رئيس الفرع لدى الشرطة القضائية على إثر اعتقالها لأحد المنخرطين نصر الدين المختاروتعنيفه بزنقة المارشي في إطار إكراه بدني بشأن دعيرة. لكن عناصر الشرطة قاموا برد عنيف ووحشي في حقهما. وهما الآن تحت الحراسة النظرية، ومن المحتمل أن يكون الإعتقال قد طال متعاطفين اثنين مع الجمعية حضرا أطوار الإعتداء.

لجنة الإعلام والتواصل
فرع بني ملال
Je tiens à condamner l'arrestation des militants de l'AMDH, section de Beni Mellal, dont le président de la section.
Ali fkir, militant de l'AMDH, section de Mohammedia



jeudi 12 novembre 2009

Guerre des nerfs : 3ème report du procès des quatre ouvriers de SMESI

Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 12/11/2009

Le procès des quatre ouvriers de SMESI poursuivis en "justice" est reporté (pour la 3ème fois) au 24 novembre 2009.Dénonçons cette persécution dont sont victimes des prolétaires qui n'ont fait que réclamer justice.
Rappelons que ces 4 victimes font partie des 850 ouvriers licenciés abusivement par l'OCP, géant économique étatique et premier groupe phosphatier mondial.L'Etat marocain cautionne les pratiques illégale de l'OCP
Les solidarités nationale, internationale et internationalistes nous interpellent!


Les échos de la lutte légitime des 850 ouvriers licenciés abusivement par SMESI (filiale 100% de l'OCP étatique) se font de plus en plus entendre au Maroc grâce la presse nationale et aux militantEs des causes justes, et dans le monde grâce aux militantEs éprisEs de justice, aux combattantEs de la libération des travailleurs, aux démocrates conséquentEs...




le quotidien arabophone ASSABAH du mardi 10 novembre 2009

CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS

LETTRE D'APPUI POUR LA CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA LIBÉRATION PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS 

J'ai suivi avec la plus grande préoccupation la dégradation de la situation des droits de l'homme que le peuple vivant sous occupation marocaine du Sahara occidental à la suite de la répression du système en place dans le territoire du Sahara occidental par le biais du déploiement de plusieurs unités à la violence, le kidnapping et torturé des manifestants pacifiques Sahraouis, que la persécution et le harcèlement des défenseurs des droits humains, la prévention de l'exercice de leurs droits fondamentaux et la libre expression de leurs droits légitimes à l'autodétermination.
Je suis également préoccupé par la situation alarmante vécue par des dizaines de détenus politiques sahraouis dans les prisons de El Ayoun, Ait Meloul, Tiznit, Inzegan, Taroudant, Salé et Kénitra. Ces prisonniers ont été torturés, interrogés, soumis à des procès inéquitables et condamnés pour avoir illégalement défendu leur droit à l’autodétermination, ont été internationalement reconnus comme prisonniers de conscience.
Face à cette grave situation d'abus et de violations de leurs droits fondamentaux contraires aux conventions internationales et droit international humanitaire, nous demandons :
La libération immédiate et inconditionnelle de TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS.

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Affiche CNT de solidarité avec les 850 mineurs licenciés

Par Jérémie Berthuin, CNT, 10/11/2009


D'autres photos d'actions ont été mises sur le site du SI :
http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article389

La campagne de solidarité continue :

demain à Rennes la CNT va organiser une action de solidarité devant le consulat du Maroc, les camarades de Toulouse vont aussi faire de même. Nous sur Nimes on fera demain soir un collage dans les quartiers populaires et immigrés.

«Je ne crois pas que notre cause en Afghanistan soit juste ou bonne. Je vous conjure, Monsieur, de ramener nos soldats à la maison»

L'honneur du Caporal Joe


Le mouvement britannique contre l’intervention militaire en Afghanistan a enfin une figure de proue populaire et symbolique : le Caporal des Lanciers Joe Glenton, du Corps royal de logistique. Joe a écrit le 30 juillet dernier à Gordon Brown pour lui annoncer qu’il refusait de retourner en Afghanistan et pour lui demander de retirer les troupes royales d’Afghanistan. Et le 24 octobre, il a fait pire : il a pris la tête et a été l’orateur vedette d’une manifestation dans les rues de Londres pour demander le retrait d’Afghanistan. À son retour à sa caserne, il a été applaudi par ses camarades. Le 10 novembre, Joe a de nouveau été mis aux arrêts. Il risque en tout 14 ans de prison pour « désertion » et appel à la révolte. Le gouvernement Gordon Brown est bien emmerdé : 64% des Britanniques sondés sont favorables au retrait d’un bourbier qui a déjà coûté la vie à 232 soldats de Sa Majesté.
Ce jeudi 12 novembre, la Coalition Halte à la Guerre appelle à un rassemblement de 17 à 18 h pour demander la libération de Joe Glenton, devant le siège du Ministère de la Défense à Whitehall.
Voici la lettre du Caporal Joe à Gordon Brown.-
FG
Original : UK soldier to Gordon Brown: why I won't return to Afghanistan
Source de cette traduction : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9255&lg=fr

Monsieur le Premier Ministre,

Je vous écris en tant que soldat servant dans l'armée britannique pour exprimer mes opinions et préoccupations sur le conflit actuel en Afghanistan.
Ma première préoccupation est que le courage et la ténacité de mes compagnons d'armes sont devenus un outil de la politique étrangère usaméricaine. Je crois que cette tromperie contraire à l'éthique à l’encontre de ces hommes et femmes si fiers a provoqué des souffrances incommensurables non seulement aux familles des militaires britanniques qui ont été tués et blessés, mais aussi pour le noble peuple de l'Afghanistan.
J'ai trouvé dans le peuple afghan des qualités qui ont également été pendant si longtemps apparentes et admirées chez le soldat britannique. Qualités de robustesse, d'humour, de détermination absolue et de réticence à faire marche arrière. Cependant ce sont ces qualités, des deux côtés, qui, je le crains, prolongeront une guerre d'usure. Cela ne fera que conduire à plus de chagrin dans nos deux sociétés.
Je ne suis pas un général ni un politicien et je ne peux pas prétendre avoir une quelconque maîtrise de la stratégie. Cependant, je suis un soldat qui a servi en Afghanistan, ce qui m'a donné un petit aperçu.
Je crois que lorsque des militaires britanniques se mettent au service de la nation et mettent leur vie en danger, le gouvernement qui les envoie au combat est tenu de veiller à ce que la cause qu’ils défendent soit juste et bonne, à savoir qu’il s’agisse de défendre la vie et la liberté .
La guerre en Afghanistan ne diminue pas le risque terroriste, et loin d'améliorer la vie des Afghans elle ne fait qu’apporter la mort et la dévastation dans leur pays. Grande-Bretagne n'a rien à faire là.
Je ne crois pas que notre cause en Afghanistan soit juste ou bonne. Je vous conjure, Monsieur, de ramener nos soldats à la maison.
Sincèrement votre,
Joe Glenton
Caporal des Lanciers, Corps royal de logistique
•         Messages de soutien à joeisinnocent[at]hotmail.co.uk
•         Téléchargez la pétition Defend Corporal Joe Glenton petition
•          Signez la pétition office[at]stopwar.org.uk

 
La manifestation du 24 octobre à Londres

mercredi 11 novembre 2009

À quand le demantèlement du mur invisible entre le Maroc et l'Algérie ?

Par Fatiha Daoudi,Présidente de Ryage, 9/11/2009

Aujourd’hui 09 novembre 2009, le monde entier célèbre le démantèlement du mur de Berlin qui a longtemps séparé les deux Allemagne.Tous les moyens de communication célèbrent cet événement historique. Les différents satellites et Internet permettent, en retransmettant cette célébration, de s’arrêter et de réfléchir sur les erreurs politiques qui pénalisent, en fin de compte, les seules populations.
En effet, pour punir l’Allemagne des deux guerres mondiales qu’elle a déclenchées, les alliés l’ont divisée en deux entités ennemies.
Mieux encore, les Berlinois se sont retrouvés appartenir à deux pays différents. Une même famille fut séparée par un mur pendant à peu près trente ans avec interdiction de se voir.

Que retiendra l’Histoire de ces années douloureuses ?

Tout simplement que seuls les peuples souffrent des séparations programmées et non les décideurs politiques !

Ceci n’est pas sans nous rappeler ce qui se passe actuellement entre l’Algérie et le Maroc.
Des milliers de familles riveraines des frontières terrestres sontséparées depuis leur fermeture en 1994.
Le démantèlement du mur de Berlin nous fait rêver au jour du démantèlement du mur entre l’Algérie et le Maroc ! Il est vrai que le mur qui sépare les deux populations est invisible contrairement à celui de Berlin mais ne dit-on pas que les frontières invisibles sont les pires !
Est-ce que le démantèlement du mur de Berlin ne pourrait pas servir de leçon aux décideurs politiques maghrébins afin qu’ils prennent conscience qu’il est temps d’arrêter de prendre leurs populations en otage pour un hypothétique leadership dans la région ?

Est-ce qu’il n’est pas temps de s’atteler à la construction d’un Maghreb où les populations jouissent de tous leurs droits et non d’un Maghreb qui fait office de slogan que les décideurs ressortent au gré de leur agenda et qui, à force, a perdu tout sens ?

Ces décideurs devraient se rendre à l’évidence que l’on ne peut indéfiniment et impunément bafouer les populations frontalières dont les liens intimes pour ne pas dire de sang qui les lient font leur particularité malgré les frontières politiques.
Ces populations peuvent être les véritables leviers de la région. Cependant pour être réaliste et en attendant le jour béni de la concrétisation du Maghreb, il est impératif d’alléger la souffrance de ces populations et le poids du mur invisible qui pèse sur elles grâce à des mesures humanitaires à l’instar de laissez-passer leur permettant de se rendre visite.

Pour conclure, l’occasion de la célébration du démantèlement du mur de Berlin doit permettre d’interpeller toutes les forces vives qui promeuvent les droits humains partout dans le monde afin que le mur invisible qui sépare les populations marocaines et algériennes soit, à son tour démantelé.

 Ryage.com Association pour le développement humain et culturel de la région l’Oriental marocain

Des enfants de Gaza se droguent pour supporter la douleur pendant qu’ils travaillent 12 heures par jour dans les tunnels


par Iqbal TAMIMI, Palestinian Mothers, 8/11/2009. Traduit par Esteban G. et édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : The Children of Gaza develop narcotic addiction to withstand the pain while working 12 hours a day in the tunnels
Español: Los niños de Gaza son adictos a los narcóticos que consumen para soportar el dolor mientras trabajan en los túneles doce horas al día
Les enfants juifs de l'État d'Israël qui a lancé des attaques contre les enfants de Gaza au mois de janvier dernier avec ses bombes et ses missiles, assiégeant leur ville à partir des airs, mer et terre sont en train de profiter de bons repas, d’éducation, de soins, de moyens de transport, de divertissement, d’eau pour se laver et pour nager. Mais qu’en est-il des enfants affamés de Gaza ?

Ceux qui connaissent le siège israélien de Gaza sont parfaitement au courant de la pénurie de nourriture, de médicaments, de matériaux de construction et d'autres biens de consommation, mais ce que beaucoup ne savent pas c’est que se sont les enfants de Gaza qui sont les premières victimes de ce siège, ils souffrent d’un nouveau type d’oppression et de douleurs mentales et physiques.
Les enfants de Gaza sont obligés de travailler dans les tunnels étroits et dangereux construits entre Gaza et l'Égypte, à travers lesquels ils passent des aliments et d'autres marchandises de contrebande. Outre la contrebande, ils sont tenus à d'autres tâches : ils creusent des tunnels, choisissent les passages appropriés, installent le système d’éclairage et posent des tuyauteries pour acheminer le carburant introduit depuis le côté égyptien.
En mars 2009, et pour la troisième fois en 2 mois, la police égyptienne dans le Sinaï, a arrêté un groupe d'enfants qui rampait dans les tunnels de la Bande de Gaza assiégée. Le plus âgé avait seulement 12 ans : Orabi Mohamed Abu-Saud (12 ans), Mohamed Zaidan Al Faramawy (12 ans), Hasan Eyad Zanoub (11 ans), et Nabil Ibrahim Abu-toyour (11 ans). Tous étaient passé furtivement de l'autre côté de la frontière pour acheter des bonbons et de la nourriture et les revendre dans les rues de Gaza.
L'Unité de recherche de terrain de la Société Nationale Nationale pour la Démocratie et le Droit (National Society for Democracy and Law) a publié un rapport sur le phénomène généralisé de la main d'œuvre infantile dans les tunnels et demande de l’aide et du soutien à la communauté internationale pour mettre fin à la misère des enfants.
La pauvreté toujours croissante à Gaza à cause du siège israélien et à la dernière agression de l’armée israélienne oblige les enfants à travailler 12 heures par jour dans les tunnels extrêmement dangereux. Les jeunes garçons transportent les marchandises dans des tunnels étroits qui s’étendent sur toute la frontière entre Gaza et l'Egypte ; Ils mesurent plus de 700 mètres de long, et sont creusés à 12 mètres de profondeur. Ils ne sont guidés que par de simples ampoules électriques espacées tous les 10 mètres. Les enfants travaillent de 7h du matin à 7h du soir et il y a aussi un roulement hebdomadaire pour le travail de nuit.
Les enfants ne peuvent se reposer qu’une heure seulement au cours des 12 heures de travail terminant, évidemment, épuisés, avec une très grande fatigue. Beaucoup d'enfants sont ainsi contraints de prendre une drogue stimulante connue localement sous le nom de « Tramal » (Tramadol). On dit que cette drogue est censée aider les enfants à oublier la douleur, à revitaliser leurs organes et à les maintenir au travail sans se plaindre davantage. Mais, en même temps, cette consommation illégale de drogues entraine de sérieuses complications de santé et des effets secondaires.
À travers les tunnels, les enfants doivent transférer toutes sortes de marchandises pour le commerce, tels que : nourriture, appareils électriques, médicaments, lait pour bébé, produits textiles, chaussures, et du bétail. Mais le plus dangereux de tout, est d’avoir recours à des produits aussi dangereux que les « diluants » et les solvants mélangés à certains types de peintures. Les solvants sont très dangereux puisque leurs émanations sont très piquantes et toxiques lorsqu’elles sont inhalées, et si le récipient vient à se percer dans le tunnel pendant le voyage infernal, cela aurait un effet désastreux pour les enfants dans l'obscurité qui se traînent sur leurs genoux en portant d'autres produits dangereux comme les produits chimiques pour le nettoyage, la soude caustique, et du gasoil. Ils doivent manipuler tous ces produits chimiques dans un espace confiné, où il n'y a ni ventilation ni sorties de secours.
Étant donné le pourcentage chaque fois plus grand de pauvreté à cause du siège israélien, beaucoup d’enfants ont cessé d'aller à l'école. Un petit nombre seulement est parvenu à organiser leur temps et travailler tout en étudiant. La majorité des enfants a commencé à travailler il y a 1 à 2 ans.
La majorité ne semblait pas avoir peur de travailler dans des conditions aussi dangereuses, tous étaient passés par les pires terreurs auxquelles tout enfant résisterait difficilement : les bombardements de leur maison par l'armée israélienne, la perte des membres de leur famille qui sont morts sous les décombres, l’expérience d’avoir à ramasser les lambeaux de leurs petits camarades qui ont été assassinés au cours des raids israéliens. Il semble qu'ils aient déjà été témoins de toute sortes d’horreurs qui les ont immunisés contre la peur, ou pire encore, ils ont été dépouillés de la volonté de vivre.
Bien que parmi eux, beaucoup aient du affronter des problèmes techniques, comme des coupures de courant, des fuites de gaz, l’effondrement de tunnels, en plus de leurs problèmes de bas salaires, et le fait que beaucoup des tunnels étaient bombardés par les forces israéliennes pendant qu’ils y travaillaient, ils n'ont d’autre option que travailler, affrontant la mort à chaque fois qu'ils se traînent dans ces pièges mortels.
Au cours d’un accident, 20 jeunes hommes palestiniens sont morts asphyxiés : les autorités égyptiennes avaient découvert certains tunnels dans lesquels elles ont ordonné de verser des produits toxiques puis de les refemer. Quatorze autres jeunes avaient été secourus, échappant ainsi à la mort.
Au cours de ces 3 dernières années depuis le début de la construction des tunnels, le nombre total de victimes mortes à cause de l'effondrement des tunnels seulement par les bombardements israéliens directs ou par la destruction des tunnels par les autorités égyptiennes s’est élevé à 117 personnes. D’après les données de l'Hôpital Abou Youssuf Annajar et de l'Hôpital Européen, 32 de ces victimes étaient des enfants.
Les enfants interviewés ont dit qu'ils avaient été choisis pour travailler dans les tunnels, puisque leur corps était plus petit, et qu’il leur était donc plus facile d’y circuler, en plus du fait que leur salaire était moindre que celui des adultes. Le salaire d'un enfant est entre 9 et 36 € par jour, mais la majorité gagne 18 € par jour. Ils ont abandonné l'école pour pouvoir manger et mettre un peu de pain sur la table familiale. La majorité des familles sont contre l'idée que leurs enfants travaillent, mais elles n’ont pas le choix, car elles sont obligés d'avoir au moins un membre qui travaille puisque les adultes ne trouvent plus rien à faire après la destruction de leur ville et de leurs entreprises en janvier dernier, de même que le siège israélien les empêche de rétablir quelque type d'activité que ce soit.
Ce qui est étrange c’est que les enfants qui travaillent conseillent aux autres enfants de ne pas abandonner l'école, pour quelque raison que ce soit. Étant donné ce qu’ils ont eu à subir, beaucoup d'entre eux ont même fait part de leurs conflits avec leurs employeurs aux  anciens de la ville et à la police. Ils ont porté plainte contre les propriétaires des tunnels.
Ce qui se passe là est un crime contre l'enfance, un abus et une discrimination contre les jeunes. Les propriétaires des tunnels profitent des jeunes qui ne peuvent pas affronter des adultes plus forts qu’eux ou se défendre contre eux.
Il y a de la négligence de la part des parents qui connaissent le danger qu’il y a à travailler dans ces tunnels, quelques parents encouragent même leurs enfants à travailler, bien qu'ils connaissent les risques qu’ils encourent.
Il y a un échec flagrant des autorités à la prévention de ce phénomène, qui est définie comme un délit par la loi palestinienne.
Les organisations de défense des droits humains ont échoué à se confronter à ce phénomène.
Le siège israélien doit être levé impérativement, nous lançons un appel à la communauté internationale à intervenir pour faire lever le siège imposé à la Bande de Gaza et ouvrir tous les points de passage afin de permettre que tous les marchandises puissent circuler, car c’est la seule action qui permettra la fermeture immédiate des tunnels.
Des enfants ne sont pas censés ramper sur les genoux dans des tunnels sombres et profonds, ils sont censés être assis à leurs pupitres et étudier à l’école, jouer et faire de l’exercice physique. Ces enfants ont besoin d'être réhabilités, puisqu'une grande partie d’entre eux ont développé des problèmes de comportement et psychologiques, et certains sont maintenant dépendants de certaines drogues.
Il faut sauver les enfants de Gaza, les sortir de l’ornière avant qu’ils ne grandissent animés par la colère et le ressentiment, et que nous ayons alors tous à faire face aux conséquences de leur oppression.


L'auteure

Journaliste et poétesse palestinienne originaire d'Al Khalil (Hebron). Actuellement elle travaille au Bureau de liberté de la presse (Press Freedom Desk) du Réseau de journalistes en exil (Exiled Journalists' Network) au Royaume-Uni. Elle est aussi la coordinatrice d'un réseau de militants, femmes et hommes, appelé Mères palestiniennes, et ouvert à toute personne éprise de paix et de justice.