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mercredi 11 mars 2015

livre: Haut les coeurs ! Lettres d'AMOUREUX AU BAN PUBLIC


Dans ce recueil de témoignages, quatorze personnes racontent avec émotion comment leur amour a survécu à la confrontation quotidienne avec des politiques migratoires toujours plus restrictives, à des pratiques administratives discriminatoires, et à une constante suspicion de fraude.

La lecture de ces histoires vraies, préfacées par Erik Orsenna, est l'occasion de prendre conscience des difficultés à vivre librement son amour et sa vie de famille lorsqu'on est en couple franco-étranger.

Partez à la rencontre d'Alejandro et Fanny, Brahim et Mathilde, Marianne et Aladdin, Mic et Kemzo… ces amoureux en lutte pour leur liberté d'aimer, qui dévoilent aujourd'hui leur histoire avec la volonté de faire progresser les regards, de contribuer au changement des pratiques et à l'évolution des lois.
* Pour acheter par chèque et imprimez, remplissez le formulaire et envoyez-le à l'adresse suivante : Amoureux au ban public (c/o Cimade), 64 rue clisson, 75013 Paris
L'amour n'a pas de frontières, dites-le avec les mots et en photo sur Nous sommes ici !

lundi 4 mars 2013

Aide à la région d'Angfou 60 tonnes de dons bloqués dans un dépôt

 
60 tonnes de dons bloqués dans un dépôt

Aufait,

Un collectif de citoyens marocains, qui œuvrent pour le développement dans la région d’Angfou, est en attente de l’obtention d’une autorisation de remise de dons dans plusieurs villages du Moyen-Atlas.

En dépit de la quantité des dons, les besoins de base des villageois de la région d’Angfou sont loin d’être satisfaits. /DR

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Tout a commencé en décembre 2012, quand un collectif de jeunes Marocains décide de monter une opération d’urgence pour venir en aide aux populations en situation précaire dans la région d’Angfou au Moyen-Atlas. Sur les réseaux sociaux, les internautes répondent très vite à cet appel d’urgence.
En trois semaines, grâce à une forte mobilisation, une première caravane est conduite dans 7 villages de la commune d’Angfou au profit de 1.050 familles, soit plus de 10.000 personnes. Des denrées alimentaires de première nécessité, des vêtements, des matelas et des couvertures leur sont alors remis afin de les aider à lutter contre les conditions climatiques très difficiles de cet hiver.
Au vu des conditions de vie de ces villageois, le collectif décide à son retour de lancer une deuxième opération de collecte de dons, afin de cibler 10 autres villages de la même région.
Le collectif se constitue en association d’aide aux populations rurales en situation précaire (Association El Baraka Angels). Une autorisation est bien entendu demandée à par la préfecture de Midelt, afin de conduire cette 2e caravane.

Un élan citoyen coupé en plein vol
Grâce à ce nouveau statut, de grandes entreprises de l’agroalimentaire et du secteur pharmaceutique décident de soutenir cet élan citoyen et remettent d’importantes quantités de dons en nature. C’est ainsi que plus de 60 tonnes de dons (denrées alimentaires, couvertures, vêtements, kits dentaires, matelas et jouets), d’une valeur de plus de 700.000 dirhams, sont réunis pour les 10 villages ciblés.
Seulement, à une semaine du départ, le collectif est informé que par mesure de sécurité, il est nécessaire de déposer une 2e demande auprès du ministère de tutelle.
Aujourd’hui encore, le collectif reste en attente de cette deuxième autorisation et a reporté le départ programmé le 1er mars. L'objectif de l’association El Baraka Angels reste de conduire l’expédition au plus tard le week-end prochain.
aufait

samedi 14 novembre 2009

Tracasseries administratives pour la création d’une coopérative d’usufruitiers d’arganeraie


Par Mohamed Hifad, 14/11/2009



Le 23/10/2009, nous, 67 habitants, y compris moi-même  de douar Foulouste , commune de Sidi Kaouki , Province d'Essaouira , avons envoyé une demande avec l'intention de créer une coopérative des usufruitiers des arganiers.
Rejet de la demande 

Lettre au délégué de l'Office régional du Développement des Coopératives agricoles à Marrakech.

Je ne sais comment faire face à notre situation. J’ai reçu hier la réponse mitigée du délégué de l’office du développement des coopératives agricoles de Marrakech qui rejette notre demande sous prétexte que la majorité des membres proposés n’exercent pas le métier d’agriculteurs. Voilà une manière de détourner le problème à cause de l’inadéquation des lois avec la réalité sociale des habitants.

C’est vrai qu’ils ont sur leurs cartes, pour la majorité, des métiers de pêcheurs, de maçons, de fonctionnaires etc. mais ils continuent tous sans exception à labourer eux-mêmes leurs petites parcelles de terre et à cueillir les noix de leurs arganiers ou bien à payer ceux qui le font à leur place durant de toute l’année selon les activités nécessaires des saisons. C’est ce que je fais personnellement en tant qu’enseignant depuis la mort de mon père en 1982 et la réception de ma part d’héritage.

Y-t-il une loi au Maroc qui interdit à un fonctionnaire d’hériter un bien de ses parents ou d’exercer un autre métier que celui de fellah qui ne rapporte plus rien et ne peut plus faire vivre à lui seul une personne sans parler de toute une famille nombreuse  ? C’est en exerçant ces métiers parallèles qu’ils arrivent à subsister à la campagne. Il n’y a aucune loi au monde qui empêche les gens d’exercer d’autres activités pour un supplément de revenu surtout pour des gens qui vivent presque en autarcie depuis des siècles. Monsieur le délégué aurait pu demander l’avis des autorités locales qui ont les moyens de vérifier si ces gens exercent bien des activités agricoles .Il faut adapter soit la carte nationale et permettre aux citoyens de spécifier un ou plusieurs métiers qu’ils exercent , tour à tour , durant l’année ou bien revoir ces lois qui réglementent la création des coopératives agricoles. Sur les 67 membres que j’ai inscrits jusqu’à présent , il y a seulement trois personnes qui ont pour métier , indiqué sur leurs cartes d’identité , celui de fellah puisque leur âge avancé ne leur permet plus d’exercer d’autres activités en dehors du douar. Si le paysan exerçait le seul métier de cultivateur, de fellah, il serait mort il y a bien longtemps et notre campagne n’existerait plus.
Monsieur le délégué sait très bien que nous voulons créer une coopérative agricole pour les usufruitiers des arganiers pour faire face aux spéculateurs étrangers et nationaux qui nous exploitent en imposant les prix de notre matière première , nos noix d’arganiers , sur le marché et en créant des coopératives dites de femmes pour prendre les gens par les sentiments et s’enrichir sur le dos de milliers de paysans grâce à qui cette forêt subsiste encore de nos jours.
La France a exproprié nos parents en leur imposant par la force des armes le domaine forestier alors que nos agdals étaient des domaines privés, des terres cultivées, clôturées et des vergers d’arganiers travaillés, soigneusement protégés et taillés de façon à faciliter la cueillette des fruits. Chaque habitant ou originaire du douar connaît parfaitement ses arbres, c’est mon cas depuis que j’ai reçu ma part d’héritage. Aujourd’hui, après cinquante trois ans d’indépendance, nos propres concitoyens sont en train de nous exproprier d’une manière indirecte par des lois inadaptées ou faites exprès pour nous spolier du dernier droit qui nous reste sur nos usufruits. Comment faire face à un subalterne qui n’a droit à aucune initiative et qui applique aveuglément ces lois complètement dépassées par la réalité sociale et le quotidien des citoyens ?

Je fais appel à toutes les consciences vives de cette région, aux élus locaux, aux parlementaires , aux autorités locales , aux médias , aux organismes des droits humains , à tout habitant propriétaire d’un agdal d’Essaouira jusqu’à Taroudant et Bizakaren , à toute personne éprise de justice, pour faire face à cette déplorable situation !