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mercredi 28 juillet 2010

Casablanca : Pas de trêve pour les sans-droits

Par Ali Fkir, 27/7/2010
Après le sit in du 24 juillet devant la Wilaya de Casablanca, le "comité de suivi du dossier de l'habitat à Casablanca", s'est réuni le lundi 26 juillet 2010 au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie Démocratique) à Casablanca pour programmer les actions futures à mener en vue d'arracher concrètement le droit à un logement salubre.
Le comité, composé essentiellement des sans-droit au logement de dignité et de militant-es de l'AMDH (section de Casablanca) sont allé-es présenter leurs condoléances à la veuve de Mohammed Lazrak, membre du comité de suivi et décédé dernièrement.
LA SOLIDARITE AVEC LES EXPLOITE-ES, AVEC LES OPPRIME-ES, AVEC LES MARGINALISE-E, AVEC LES SANS-DROITS DE CITOYENNETÉ NOUS INTERPELLE
Ci-dessous:
- Compte-rendu (en arabe) écrit par la militante Saâdia Bouirdate (membre du Comité de suivi, et membre du bureau de la section locale de l'AMDH)
 
قام وفد عن لجنة متابعة ملف السكن البيضاء و أعضاء الجمعية المغربية لحقوق الاءنسان بزيارة لزوجة المرحوم محمد لزرق الدي كان أحد ممثلي سكان المدينة القديمة في لجنة متابعة ملف السكن و أحد المناضلين المخلصين لقضايا الفئات الشعبية و الدي توفي بعد اءصابته بضربة شمس على اتر الوقفة الاءحتجاجية أمام محكمة الاءبتدائية بأنفا. و قدم الوفد تعازية لزوجة المرحوم و عاهدها على الاءستمرار في النضال و التمسك بقيم المرحوم و نبلة.و تأتي هده الزيارة بعد الجمع العام الدي انعقد بمقر النهج قصد تسطير البرنامج المقبل و تسيير مرحلة الصيف و التهيئ للمعارك المقبلة
تقرير السعدية بويرداة

 La veuve du regretté Mohammed Lazrak...
 Le camarade Abounasr, ce chercheur universitaire, grandi dans le besoin, grandi à  Hay Mohammedi, l'un des grands quartiers populaires de Casablanca, cet universitaire, qui a bossé depuis l'âge de 16 pour aider sa famille à survivre (après le décès de son père)et  pour s'acheter les fournitures scolaires, cet "intellectuel organique", n'a pas oublié ses racines. C'est un défenseur acharné des causes justes: la cause palestinienne, la cause amazighe, la laïcité, la cause des travailleurs. Il est toujours du côté des sans-droit de citoyenneté. Il est, entre autres, le coordinateur du "Comité de Suivi..." , membre du CN d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, internationaliste convaincu...
 Pas de vacances pour les militant-es. Il faut épauler celles et ceux qui souffrent, celles et ceux qui résistent, celles et ceux qui, pour sortir de l'enfer terrestre, ne croient qu'en la lutte...

La justice marocaine spécialisée dans une scandaleuse et inacceptable guerre des nerfs

Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 27/7/2010
Pour la nième fois, le procès (en appel) des 13 mineurs de SMESI et des deux sympathisants (condamnés illégalement à 4 mois de prison ferme et à 500dh d'amende), a été reporté au 3 août 2010. C'est du pur cynisme. C'est la descente aux enfers pour les familles, la perturbation pour les avocats, la vie sur les nerfs pour les centaines d'ouvriers, la vigilance quotidienne des militants de l'UMT de Khouribga, la mobilisation continue du comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS) et de toutes forces solidaires à l'étranger et au Maroc)....
Exigeons la libération inconditionnelle et immédiate des 15 condamnés
Condamnons le licenciement abusif de 850 prolétaires par l'OCP
Dénonçons la complicité de l'Etat marocain
Exigeons la satisfaction des revendications légitimes des prolétaires victimes de l'arbitraire
 Le face à face...
 
 
 Le défi, la détermination...
Photos prises le 10 juillet 2010. Véritable épopées des prolétaires de Khouribga: 13 mois de lutte pour des droits légitimes, 13 mois de résistance contre la répression, et cela malgré les conditions inhumaines où des milliers de personnes (850 mineurs et les membres de leurs familles) ont été condamnées par l'OCP (avec la complicité de l'Etat) à survivre....
C'est scandaleux! Mais ces prolétaires méritent notre admiration! cette épopée ne peut que décongeler la conscience de celles et de ceux qui ne sont pas devenu-es amnésiques par l'après " chute de mur de Berlin", celles et ceux qui ne sont pas embobiné-es par les nouvelles chimères capitalistes, et par le miroir aux alouettes de "la nouvelle ère" marocaine...

Maroc : Sept hommes torturés à la prison d'Aïn el Qadous

 SEPT DÉTENUS DISENT AVOIR ÉTÉ TORTURÉS AU MAROC
Par Amnesty International, 21/7/2010
ACTION URGENTE
Sept hommes arrêtés le 28 juin à Fès, au Maroc, ont besoin de soins médicaux de toute urgence. Tous auraient été torturés, et au moins cinq d'entre eux auraient été violés. Ils n'ont reçu aucun soin pour leurs blessures. Deux d'entre eux ont des problèmes de santé chroniques qui nécessitent des médicaments et des soins, mais ceux-ci leur ont également été refusés. Ces sept hommes pourraient faire l'objet de poursuites fondées sur des déclarations qu'ils ont été contraints, selon eux, à signer sous la torture.
Mohamed Sleimani, Abdalla Balla, Bouali Mnaouar, Hicham el Hawari, Izaddine Sleimani, Hicham Sabbah et Tarek Mahla sont actuellement détenus à la prison d'Ain el Qadous, à Fès. Tous membres d'Al Adl wal Ihsan (Justice et bienfaisance), un groupe islamiste autorisé par la loi, ils sont accusés d'avoir enlevé et torturé un ancien membre de cette organisation. Ils ont été déférés le 1er juillet devant un juge d'instruction pour « appartenance à une association non autorisée », « formation d'association de malfaiteurs », « enlèvement et détention d'une personne » et « torture ».
Ces sept hommes ont été arrêtés le 28 juin à Fès par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). Ils ont été conduits au centre de détention de la BNPJ à Casablanca et placés dans des cellules séparées pendant 72 heures.
Durant cette période, ils affirment avoir été laissés nus, menottés et les yeux bandés, sans nourriture et avec très peu d'eau. Tous disent avoir été torturés, et notamment – pour au moins cinq d'entre eux – violés à l'aide de stylos et d'autres objets introduits de force dans leur anus. Selon leurs dires, ils ont été contraints à signer des déclarations qu'on ne leur a pas laissé lire, sous la menace d'être jetés par une fenêtre s'ils refusaient. Leurs proches ont pu leur rendre visite, pour la première fois depuis leur arrestation, le 5 juillet et ont alors remarqué qu'ils présentaient des traces de torture et d'autres mauvais traitements. Ils ont indiqué que les détenus éprouvaient des difficultés à voir et à entendre et qu'ils avaient des ecchymoses et d'autres marques visibles vraisemblablement causées par la torture. Ceux qui auraient été violés saignaient des suites de ces sévices. Les sept hommes n'ont été examinés par un médecin que le 12 juillet et aucun soin ne leur a, semble-t-il, été prodigué pour leurs blessures.
Cet examen médical, dont les résultats n'ont pas encore été divulgués par les autorités marocaines, avait été ordonné par le juge enquêtant sur leur cas après qu'ils se furent plaints lors de leur comparution devant lui le 1er juillet d'avoir été torturés. Par ailleurs, Mohamed Sleimani est atteint d'une grave affection cardiaque et Abdalla Balla souffre de diabète. Ils ont tous deux besoin d'un traitement médicamenteux quotidien et d'un suivi médical. Ils ne bénéficient ni de l'un ni de l'autre en détention.
A.I. DEMANDE DE FAIRE PARVENIR UN COURRIER LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en arabe, en français ou dans votre propre langue) :
demandez au directeur de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion de faire le nécessaire pour que ces sept détenus bénéficient de tous les médicaments dont ils ont besoin et d'examens médicaux réguliers ;
exhortez le ministre de la Justice à veiller à ce qu'une enquête exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur les allégations de torture et que tout fonctionnaire présumé responsable de sévices soit déféré à la justice ;
priez-le de s'assurer qu'aucune déclaration arrachée sous la torture ou la contrainte ne soit utilisée comme preuve dans le cadre des poursuites engagées contre ces sept hommes, et de leur garantir un procès équitable.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 1er SEPTEMBRE 2010  :
Au Ministre de la Justice :
Mohamed Naciri
Place Mamounia
Rabat, Maroc
Fax : +212 537 734 725/ 537 730 772
Formule d'appel : Monsieur le Ministre .
Au Directeur de l 'administration pénitentiaire et de la réinsertion :
Angle Avenue Ibn Sinaa et Rue Oued El Makhazine
Immeubles nos 1 et 2, Agdal
B.P. 123 Rabat, Maroc
Fax : +212 537 674 785
 mail : lididi@justice gov.ma    
Formule d'appel : Monsieur
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Maroc dans votre pays. . Merci

Wikileaks, la guerre en Afghanistan pour les nuls

Par Mariam Abou Zahab: Bakchich, 27/7/2010
Riches d’enseignements, les documents militaires sur l’Afghanistan publiés par le site Wikileaks viennent surtout confirmer ce que les observateurs disent depuis plusieurs années. Et ce n’est pas tendre pour les USA.
La lecture des quelque 90 000 rapports sur la guerre au jour le jour en Afghanistan publiés par Wikileaks sera peut-être une révélation pour ceux qui, depuis 9 ans, ne veulent ni voir ni entendre, pour d’autres elle vient confirmer ce que nous n’avons cessé de dénoncer. On a la confirmation que les taliban disposent de missiles sol-air (tous les hélicoptères qui s’écrasent ne sont donc pas victimes de mauvaises conditions climatiques ou de défaillances techniques !) et que la brigade 373 continue ses raids de nuit pour tuer des insurgés sur la base de renseignements pas toujours fiables.
Les médias français mettent en avant le rôle du Pakistan –ce qui est tout sauf un scoop – sans s’attarder sur les trois cas impliquant des troupes françaises et rangés dans la catégorie « escalade de la force », notamment les 8 enfants blessés à Tangi Kalay en octobre 2008 à la suite de tirs contre un autobus qui s’était trop rapproché d’un convoi. La mort de 4 civils –dont 2 femmes et un enfant – tués par des troupes françaises en avril 2010 n’est pas mentionnée, les documents ne couvrant que la période 2004-2009. Une affaire peu médiatisée en France, c’était pourtant la première fois que l’armée française reconnaissait la mort de civils.
Des chiffres sous-estimés
La publication de ce « journal de guerre » qui intervient en période de vacances, ne suscitera probablement pas beaucoup de réactions en France, si ce n’est pour se démarquer des Etats-Unis et rappeler à nouveau à l’opinion que les troupes françaises font beaucoup de moins de dégâts que les Américains. Depuis les déclarations du général Desportes et la publication d’un sondage Ifop réalisé pour l’Humanité et qui nous apprenait que 70 % des personnes interrogées étaient plutôt ou tout à fait opposées à la présence militaire française en Afghanistan, la presse écrite, exploitant une fois de plus l’ignorance que les Français ont de l’Afghanistan, s’est lancée dans une grande opération de « communication stratégique » qui a pour but de démontrer que nous progressons en Afghanistan, que plus les taliban attaquent plus nous gagnons du terrain et que si la population est hostile à la présence militaire étrangère c’est parce qu’elle vit dans un climat de terreur et de violences imputable aux seuls taliban.
Les documents mis en ligne par Wikileaks recensent 369 civils tués, en majorité par des tirs américains. Ces chiffres sont très probablement sous-estimés, d’une part parce que bon nombre des blessés meurent dans les jours qui suivent, et d’autre part parce que tous les cas ne sont pas signalés. Pour la seule année 2008, moins sanglante que 2009, l’UNAMA recensait 828 civils tués par les forces de la coalition.
Des raids meurtriers non-mentionnés
Par exemple, Wikileaks nous donne un compte rendu de l’embuscade d’Uzbin en août 2008 qui ne nous apprend rien de nouveau, mais je n’ai pas trouvé trace des raids aériens menés en représailles dans les jours qui ont suivi et qui ont fait au moins 17 victimes civiles, dont 6 femmes et 2 enfants, dans le village de Garoch, à la limite du Laghman et de Kapisa. Ces bombardements qui ont détruit plusieurs hameaux avaient été largement rapportés par les médias afghans, mais pratiquement passés sous silence en France. La version des faits donnée par l’OTAN qualifiait comme d’habitude les victimes de taliban. Seule Florence Aubenas dans le Nouvel Observateur en avait fait état et cité les propos du porte-parole de la coalition : « Je ne suis pas certain qu’ils étaient directement impliqués dans l’attaque contre les Français. Cela n’a aucune importance. Ils étaient certainement au moins complices. »
Le « journal de guerre » s’arrête en décembre 2009, il ne permet donc pas vraiment de savoir si la réorientation culturelle prônée par le général McChrystal – les nouvelles règles d’engagement pour minimiser les pertes civiles – a été suivie d’effets sur le terrain. Les Marines expriment régulièrement à des journalistes leur frustration de ne pas pouvoir tirer sur des paysans dont ils croient savoir qu’ils sont taliban, mais qui ne portent pas d’arme quand ils les croisent dans les champs. Par ailleurs, les tirs de drones ont été multipliés par deux depuis l’arrivée au pouvoir d’Obama. Dans la soirée du 24 juillet, au moins 40 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées à la suite d’un bombardement contre Jalokay, un village du district de Sangin, dans le Helmand. Les victimes, des femmes et des enfants pour la plupart, faisaient partie des dizaines de milliers de personnes déplacées par les combats. Les médias français n’en ont pas parlé.
Une communication bien huilée
L’affaire a été gérée de la manière habituelle par l’ISAF : dans un premier temps on affirme qu’il ne s’est rien passé, quand l’information commence à circuler (on n’est plus à l’époque de l’occupation soviétique, les villageois ont des téléphones mobiles…), le gouvernement afghan dénonce les attaques contre des civils et annonce l’ouverture d’une enquête. L’OTAN décide à son tour d’enquêter. On peut prévoit sans trop de risque de se tromper que les conclusions de l’enquête - qui seront rendues publiques dans quelques semaines quand tout le monde sera passé à autre chose - reconnaîtront qu’il y a eu des victimes civiles en rendant les taliban responsables puisque, comme chacun sait, cet ennemi invisible et insaisissable utilise les civils comme boucliers humains. L’ISAF offrira peut-être 100 000 afghanis pour chaque mort à titre compassionnel, (ce n’est surtout pas une indemnisation) en croyant que l’argent règle le problème et il se trouvera bien quelqu’un pour laisser entendre, comme d’habitude, que les villageois ont menti sur le nombre des victimes pour toucher de l’argent.

Faut-il indemniser Ingrid Betancourt, victime des FARC ?

"Chère" Ingrid Bétancourt   

En France, les victimes d’actes de terrorisme peuvent demander à être dédommagées pour le préjudice subi, auprès d’un fonds spécial de l’Etat français. Ingrid Betancourt, qui possède la double nationalité française et colombienne, a présenté une demande d’indemnisation à ce fonds, tout en réclamant 6 millions de dollars à l’Etat colombien en dédommagement de sa captivité. Depuis et devant l’indignation des médias, elle a retiré ses demandes dans les 2 pays. Mais pour le blogueur français FalconHill, scandalisé, c’en est trop : l’histoire d’amour entre Ingrid et la France est définitivement terminée.
J'apprends chez l'amie Mirabelle que l'Etat français aurait proposé 450 000 euros de dédommagement à Ingrid Betancourt. Au nom de quoi ? Ben au nom de son emprisonnement pardi ! Il existe un Fonds de garantie des victimes, et cette France qui a du cœur s'est empressée de proposer un dédommagement à Mme Betancourt, Ingrid cette fois.
Nous rappellerons qu'Ingrid Betancourt, qui a eu son portrait placardée en pleins de mairie et autres endroits en France, et qui a vu pléthores de 'chanteurs au grand coeur' chanter pour elle et pour sa libération, avait envisagé d'intenter une action judiciaire contre son pays, la Colombie. Pour lui réclamer du fric, au nom d'un préjudice réel.
Et cette France belle et immense, celle du cœur et des droits de l'homme, de venir proposer, alors qu'on ne lui a rien demandé, 450 k€... On croit rêver...
Je laisse le mot de la fin à Mirabelle. Dont je partage la colère. " je poserai alors une question très stupide : et les chômeurs longue durée ? et les handicapés ??? ils ont droit à quoi, eux ??? pour être empêchés de bosser et vivre convenablement, on leur octroie des sommes ridiculement misérables qui ne leur permettent même pas de faire face aux frais de la vie courante ... C'est comme les retraites cette histoire ... qui va se serrer la ceinture ??? les petits revenus ! "
J'y ajoute un autre sentiment. L'accablement, de voir que je vis dans un pays qui marche sur la tête...

mardi 27 juillet 2010

La CNT_France et la CGT-Espagne rencontrent les militants de Khouribga

Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS, 26/7/2010
Une délégation composée de militant-es de la CNT-france et de la CGT espagnole s'est rendue dernièrement au Maroc et a pu rencontrer des militant-es syndicalistes, puis elle s'est déplacée à Khouribga où elle pu rencontrer des militants syndicalistes en général et les représentants des ouvriers de SMESI qui ont été licenciés abusivement par l'OCP en particulier...
Rappelons que la CNT-fr et la CGT espagnole apportent sans réserve leur soutien aux mineurs de Khouribga en lutte pour leurs légitimes droits.
Cette délégation a assisté le 20 juillet au sit in organisé par les ouvriers devant le tribunal de Khouribga
La solidarité internationale avec les 850 prolétaires marocains victimes de l'arbitraire prend de l'ampleur à travers le monde, et notamment en Espagne, en France...( CNT, CGT espagnole, CGT-fr, NPA, PCF, syndicats solidaires, SUD RAIL, L.O....).
Merci camarades internationalistes!
Merci camarades de la CNT-fr, merci camardes de la CGT espagnole pour votre visite directe aux victimes de l'arbitraire.
Vive la solidarité internationaliste!
--- En date de : Lun 26.7.10, international_cnt-f.org@ouest.globenet.org a écrit :
Pour info, sur le site du Secrétariat International (SI)de la CNT, le compte rendu de la visite et photo de la délégation CNT - CGT espagnole en soutien aux mineurs de l'OCP :
http://www.cnt-f.org/international
A la rentrée de septembre, la Campagne de soutien de la CNT reprendra. Nous envisageons, en effet, en plus des actions devant les consulats, nous "attaquer" aux entreprises clientes en France de la SMESI - OCP.
Salutations anarcho-syndicalistes et révolutionnaires.
Jérémie BERTHUIN SI de la CNT.



Maroc : Dans le Rif, la resistance des cultivateurs de cannabis

Par Aida Alami, Journaliste, 27/7/2010
Environ 10 000 personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer la corruption des autorités dont les cultivateurs se disent victimes. L'armée et la police présentes à Bab Berred durant la manifestation n'ont rien pu faire et ont préféré battre prudemment en retraite.
La culture du haschisch, illégale mais tolérée
Dans cette région qui s'étend sur 30 000 km2, des milliers de familles vivent de la culture du cannabis ou, comme on l'appelle communément au Maroc, du « kif », depuis plusieurs décennies.
Selon les agriculteurs, les conditions climatiques précaires rendent impossible toute autre culture. La production de haschisch est clairement interdite par la loi, mais elle est néanmoins tolérée par les autorités qui, selon les fermiers, y trouvent aussi leur compte.
Malgré des pressions européennes sur le gouvernement marocain pour éradiquer cette culture, et plusieurs projets visant à réduire la production de cannabis, la quasi-totalité des cultivateurs continuent à cultiver la plante au grand jour.
Abdellah Eljout, un élu local et militant associatif, souligne :
« Il n'y a pas d'alternatives dans la région. On est à la cinquième génération de culture de cannabis. Cette région a besoin d'aide. Les gens ne disent pas qu'ils veulent cultiver du cannabis, ils disent qu'ils veulent vivre. Et ils sont prêts à ne plus en cultiver à condition de trouver un moyen de subsistance qui soit digne. »
Selon Abdellah Eljout, la solution commence d'abord par une volonté politique d'appliquer la loi et de stopper une culture qui dure depuis plus de cent ans en donnant les moyens aux paysans de travailler la terre autrement.
Une culture qui profite à une minorité
Très peu d'habitants de la région profitent vraiment de cette culture. Certaines maisons cossues appartiennent à la poignée de cultivateurs et d'intermédiaires qui se sont enrichis de cette production. Le reste des habitants gagnent péniblement leur vie.
Abdelouaret El Bohidi ne produit que dix kilos de cannabis par an, qu'il vend à 250 euros le kilo. Entre rackets et intempéries, ses revenus sont très faibles et il gagne à peine de quoi faire vivre sa famille :
« C'est tout ce que je possède. Avec [ces sacs de kif], j'achète des graines, du blé, de l'huile, du savon, les cahiers d'école, je paie l'électricité, j'achète à manger. Je soigne mes enfants. Si le roi nous dit d'arrêter, on le fera sur place. Je mangerais de la terre plutôt que de défier l'ordre de mon roi. »
Un autre agriculteur qui préfère garder l'anonymat raconte les descentes régulières des autorités qui négocient la liberté des cultivateurs : ils utiliseraient des avis de recherche comme moyen de pression afin d'obliger les agriculteurs à payer en échange de leur liberté. Il explique :
« Si tu ne leur donnes rien, tu vas en prison, ils n'ont rien à perdre. Ils te jettent en prison pour te donner en exemple aux autres. »
Les agriculteurs exigent de l'Etat une position claire sur le problème dans la région. Un autre cultivateur, Mohamed Amaghir, déclare :

Photo : un plant de cannabis près de Chefchaouen, dans la région du Rif, au Maroc, en août 2008 (Rafael Marchante/Reuters)

source : Rue 89

lundi 26 juillet 2010

RENCONTRES STUDIEUSES DE LA JEUNESSE COMMUNISTE MAROCAINE

Par Ali Fkir, 26/7/2010
La jeunesse d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la JVD), la jeunesse communiste marocaine vit avec succès sa colonie de vacances, qui n'est autre chose qu'un véritable atelier où le militant est en symbiose avec l'humain. Débats, discussion, formation, accomplissement des tâches inhérentes à la vie en groupe (travaux de ménage, d'organisation d'activités...) sport, sorties récréatives...
Elles, ils ont des rendez-vous avec des intervenant-es qui ont répondu présent-e à leur invitation.
Thèmes déjà traités:
- La situation politique et les tâches d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, animé par le camarade Lhoucine Boutbagha du CN d'ANNAHJ
- Les techniques de communication, animé par la camarade Amal Koumia membre du secrétariat national de l'action des femmes d'ANNAHJ
- A propos des trois processus préconisés par ANNAHJ, animé par Ali Fkir membre du CN d'ANNAHJ
- ANNAHJ et la cause de la Femme, animée par la camarade Azlaf Zahra du SN d'ANNAHJ et coordinatrice de l'action nationale des femmes d'ANNAHJ
- Projection (suivie de discussion) d'un film sur la cause palestinienne
La suite du programme comprend:
- Sur l'expérience de la solidarité avec les prisonniers politiques, animé par le camarade Mohammed Sadko
- Sur l'organisation, animé par le camarade Omar Baaziz, membre du SN d'ANNAHJ et coordinateur de la jeunesse d'ANNAH
- Sur l'organisation des campagnes...animé par le camarade Marouen Sakr, membre de la direction de la JVD
- La lutte de la jeunesse dans l'expérience d'ILAL AMAM, animé par le camarade Mustapha Brahma, le SG- adjoint d'ANNAHJ
........
La section d'ANNAHJ d'Agadir, en coordination avec les administrations concernées ( délégation du ministère la jeunesse et des sports, délégation du ministère de l'enseignement, le directeur de l'hôpital local...) a tout fait pour que nos jeunes réussissent leur colonie.
La jeunesse d'ANNAHJ a pu bénéficier pour la première fois de son légitime droit à la bourse de colonie de vacances (dont bénéficiaient seulement les jeunesses des partis parlementaires), des locaux publics...Le collège AL MOUTANABBI, au centre de la ville d'Agadir a accueilli en son sein la jeunesse communiste
Bravo la jeunesse communiste marocaine!
Bravo la direction de la JVD!

Maroc : « Bensmim » : l’eau est une source de vie, non une source de profits

Communiqué du secrétariat national d' ATTAC Maroc, Casablanca, 3/7/2010
La société « Brasseries du Maroc », appartenant au groupe mondial CASTEL (après acquisition des parts de la société SNI en 2003), a annoncé lors de son assemblé générale en session ordinaire du 14 juin 2010 sa récente acquisition de la société « Euro-africaine des eaux », société française qui tente depuis 10 ans de s’approprier l’eau de la source de Bensmim contre la volonté des villageois.
La société « Euro-africaine des eaux » bénéficiait depuis 2001 d'un contrat avec l’Etat pour l’exploitation de l'eau de la source de Bensmim à hauteur de 60% et ce alors que la population du village avait plusieurs fois exprimé son rejet de ce projet. En effet, ce projet constitue une menace pour leur ressource en eau, qui constitue la base de leur survie, étant donné que les activités des villageois reposent principalement sur l’agriculture et l’élevage et dépendent entièrement de l'eau.Malgré cette opposition, la société a
achevé la construction de l’usine d'embouteillage en coopération avec les autorités locales, qui n'ont pas hésité à réprimer la population et lancer des poursuites judicaire contre eux. Jusqu’à présent, sept habitants sont poursuivis devant les tribunaux et seront présentés le 08 Juillet prochain, devant la Cour d'appel de Meknès.
Nous, ATTAC Maroc, convaincus que l'eau est un bien public commun qui ne doit pas être soumise à la logique du marché, affirmons notre solidarité inconditionnelle avec la population de « Bensmim » et déclarons devant l'opinion publique nationale et internationale :
ü Nous appelons les autorités à lever l’ensemble des poursuites judiciaires à l’encontre de la population du village de Bensmim.
ü Nous nous opposons à l'exploitation de l'eau de la source de Bensmim par la société Brasseries du Maroc, le nouveau propriétaire, contre la volonté des villageois, les propriétaires effectifs de la source.
ü Nous mettons en garde contre les conséquences du contrôle de la source par une entreprise sur les risques d’épuisement des réserves en eau et sur les effets qui en découleraient sur les conditions de vie des habitants du village.
ü Nous appelons à l’arrêt de toute forme de privatisation directe ou indirecte par l’Etat des ressources en eau (Aïn Atlas, Aïn Sultan, Aïn Chefchaoun)
ü Nous appelons toutes les organisations militantes à soutenir les habitants et à œuvrer à l’ouverture d’un débat national autour de la question de la propriété des ressources en eau dans notre pays et de la gestion de ce bien vital, dont on sait officiellement qu’il se raréfiera dans les années à venir, les données officiel affirmant sa réduction dans les années à venir (moins de 600 mètres cube par personne à l’horizon 2020).

À Casa, capitale bidonvilloise, le combat des sans-droit de citoyenneté n'a pas de vacances

Par Ali Fkir, 26/7/2010

La lutte des masses populaires de Casablanca pour un logement de dignité ne connaît pas de trêve. Pas de vacances. Ni mer, ni montagne. Les enfants, les jeunes et les moins jeunes se trouvent dans des conditions semblables aux camps de réfugiés dans des zones sinistrées... Casablanca, NOTRE CAPITALE économique, est NOTRE CAPITALE "bidonvilloise" par excellence. Plus de 70% ( pure estimation) des habitants vivent dans la précarité.
Ci-jointes des photos du sit in organisé par les victimes des politiques sociales de l'Etat, et ce le samedi 24 juillet 2010 devant la wilaya de Casablanca.
Les militant-es de l'AMDH sont toujours là. La défense des droits sociaux préconisée par cette conscience de notre société oblige.

LA SOLIDARITE AGISSANTE NOUS INTERPELLE


Si l'année universitaire (2009/10) est bouclée, pour les camarades Mohammed Abounasr, Saïd Chihab...la défense des droits humains ne connaît pas de trêve.
     Bravo casablancaises et casablancais
     Bravo camarades Abounasr, Chihab, Saâdia...
  
 La militante de l'AMDH (section de Casablanca) Saâdia, et malgré ses nombreux problèmes, est toujours là où il faut.

36e session du CCDH : Présentation d'une étude sur le projet du code de la procédure pénale

Le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme vient de finaliser une étude dans ce sens le 25.07.2010
Le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) a tenu samedi dernier 24 juillet à Rabat sa 36e session plénière ordinaire. Des points d'importance figuraient à l'ordre du jour de cette réunion. Il en est ainsi de l'étude sur le projet du code de procédure pénale, de l'étude sur le droit de manifester pacifiquement, de l'étude sur la traite des personnes et de l'étude sur les mécanismes de recours au profit des enfants victimes de violations de leurs droits.
Cette session qui a été marquée par la présence du ministre de la Justice, Mohamed Taib Naciri et de la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Latifa Akharbach, a permis de présenter en outre le texte final du Plan d'Action National en matière de Démocratie et Droits de l'Homme (PANDDH) ainsi que le rapport sur l'avancement du travail du comité de pilotage de la plate forme citoyenne pour la promotion de la culture des droits de l'Homme. «Ayant consacré, pendant longtemps la quasi-totalité de ses efforts à la mise en œuvre des recommandations de l'Instance Equité et Réconciliation, le CCDH a ouvert depuis un certain temps les chantiers relatifs aux droits civils qui-jusqu'alors- n'ont pas bénéficié de tout l'intérêt qu'ils méritent » a déclaré Ahmed Herzenni dans une allocution prononcée à l'ouverture de cette 36e session. C'est dans le cadre de cette nouvelle orientation que le CCDH vient de finaliser une étude sur le projet du code de la procédure pénale. Le but selon le président du Conseil est d'adapter ce code aux standards internationaux en la matière.
«Il s'agit également de concrétiser une des principales recommandations de l'IER en harmonisant les législations nationales avec les engagements internationaux du Royaume» La démarche du CCDH s'inscrit certes dans le cadre des prérogatives qui lui sont dévolues, mais elle procède aussi et surtout de sa volonté d'enrichir le débat sur le projet du code de la procédure pénale. Le Conseil estime en effet que l'application du code actuel favorise certains abus et violations des droits de l'Homme.
D'où la nécessité, selon cette institution, de délimiter avec précision les compétences des appareils de l'État en matière de détention, de poursuite, de procès et de sanctions. L'étude présentée samedi dernier (à huit clos) fait ressortir les dispositions du code actuel qui vont à l'encontre des principes des droits de l'Homme. Elle met l'accent notamment sur les dispositions relatives aux procédures de détention et de perquisition, de saisie, d'enquête préliminaire ainsi que sur les points relatifs à la présomption d'innocence et à l'instruction équitable des procès.
Elle s'attarde aussi sur certaines lacunes du texte en vigueur comme l'absence de contrôle de respect des garanties. L'étude ne se contente pas de décortiquer le code de la procédure pénale, elle formule des propositions concernant la quasi-totalité de ses articles. L'importance de cette étude est cruciale à n'en pas douter. Faut-il rappeler que dans son discours à l'occasion du 56è anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple (20/08/09), le Souverain avait appelé, dans le cadre de la réforme globale de la justice, à la modernisation du cadre normatif ainsi que la garantie des conditions du procès équitable. S.M. le Roi avait souligné la nécessité « d'adopter une nouvelle politique pénale fondée sur la révision et l'adéquation du Code pénal et du Code de procédure pénale ».
Plan d'action national
La 36e session du CCDH a examiné le texte final du Plan d'Action National en matière de Démocratie et Droits de l'Homme (PANDDH). Ce plan se décline en quatre axes stratégiques : 1- gouvernance et démocratie, 
2-droits économiques et sociaux, 
3- protection et promotion des droits catégoriels
4- cadre juridique et institutionnel.
Afin de mettre en œuvre le PANDDH, d'en assurer le suivi et l'évaluation, il a été proposé de mettre en place un mécanisme de coordination et un autre de suivi de mise en œuvre et d'évaluation auprès des différents départements ministériels , des représentants des institutions nationales, des ONG. Ces deux mécanismes doivent faire l'objet d'un décret du Premier ministre.
Par ailleurs le gouvernement présentera chaque année un rapport sur la mise en œuvre du plan en plus des rapports sectoriels de la commission de suivi qui seront présentés tous les six mois.
Pour rappel, le Maroc a lancé en avril 2008 le processus de préparation du PANDDH conformément aux recommandations de la conférence de Vienne de 1993. EN décembre 2008, le Premier ministre a installé le comité de pilotage chargé de l'élaboration de ce Plan. Le texte final a été présenté au Premier ministre le 9 juillet dernier. Il est le fruit d'un processus de deux ans de concertation entre les différentes composantes de la société marocaine : partis, gouvernement, ONG, syndicats…

dimanche 25 juillet 2010

Israël critique l'enquête de l'ONU sur la flottille

Par Nouvelobs.com avec AFP, 25/7/2010

Assaut contre la flottille pour Gaza
Israël a critiqué dimanche 25 juillet la nomination par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU de trois experts chargés d'enquêter sur le raid israélien contre la flottille d'aide à Gaza, le 31 mai, qui a coûté la vie à neuf passagers turcs.
"Le gouvernement n'a pas encore pris de position officielle sur un éventuel refus de collaborer avec ces experts, mais il s'avère d'ores et déjà que cette initiative est prématurée car les investigations de notre propre commission d'enquête (formée à la mi-juin) sont en cours", a affirmé un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat. "Cette mission d'experts ne vise pas à trouver la vérité, mais à donner satisfaction aux pays non démocratiques contrôlant le Conseil des droits de l'Homme qui forment une majorité automatique anti-israélienne", a ajouté ce responsable.
Deux ministres ont adopté de leur côté des positions totalement contradictoires sur l'attitude que devrait adopter Israël. Le ministre travailliste des Affaires sociales Yitzhak Herzog a estimé que "refuser de coopérer avec cette mission peut aggraver la situation". En revanche, le ministre de l'Intérieur Elie Yishaï, chef du Shass, un parti ultra-orthodoxe, a répété que "l'armée israélienne est la plus morale du monde". "Il ne faut pas faire le jeu de l'hypocrisie internationale et ne pas laisser entrer les membres de cette commission en Israël" pour y mener leur enquête.
"Une enquête impartiale, crédible et transparente"
Les trois experts nommés par Conseil des droits de l'Homme de l'ONU doivent prendre part à une "mission internationale indépendante d'établissement des faits chargée d''enquêter sur les violations du droit international ... résultant de l'attaque israélienne contre la flottille de bateaux transportant de l'aide humanitaire' ". Les experts nommés par l'ONU sont Karl Hudson-Phillips (Trinité-et-Tobago), Desmond de Silva (Royaume-Uni) et Mary Shanthi Dairiam (Malaisie). Ceux-ci vont prendre contact avec toutes les parties concernées avant de partir pour la région. Ils doivent présenter le résultat de leurs investigations au Conseil des droits de l'Homme, en septembre prochain.
La Turquie et les Palestiniens réclament la constitution d'une commission internationale indépendante. Le Conseil de securité de l'ONU a de son côté exigé "une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux".
Israël avait refusé de coopérer avec une précédente commission d'enquête du Conseil des droits de l'Homme présidée par le juge Richard Goldstone, qui avait accusé dans son rapport Israël et des groupes palestiniens d'avoir commis des crimes de guerre pendant l'Operation "Plomb durci" de l'armée israélienne à Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009.

Sidi Esbai, jeune Sahraoui, dénonce la pêche au Sahara occidental occupé


Par AOL video, 24/7/2010
Sidi a 24 ans, il est né au Sahara Occidental et vit à El Aaiun dans les territoires occupés. Il est membre de l’observatoire sahraoui des droits de l'homme. Le Maroc vole le poisson du Sahara et le vend aux pays européens. Sidi dénonce la pêche de l'UE au Sahara Occidental occupé.
"Je suis Sidi Esbai, étudiant sahraoui, defenseur des droits de l'homme, membre de l'observatoire sahraoui des droits de l'homme. Moi, comme tous les citoyens sahraouis, je souffre de l'exploitation des ressources naturelles de notre pays, le Sahara Occidental, dont la propriété revient exclusivement au peuple sahraoui et il est le premier concerné par cela. 
Donc, ici le Maroc est le pays qui gère administrativement le territoire, n'en possède pas la souveraineté. Il le gère seulement administrativement. Il persiste à piller les ressources de ce peuple sahraoui dont le poisson. Ici, je ne parlerai que du secteur de la pêche spécialement. Comme tout le monde le sait, des études et des recherches affirment qu'il y a des espèces de poissons appelés le "poisson noir", ce poisson noir existe exclusivement dans la zone allant du port d'El Aaiun, Boujdour jusqu'à Dakhla. Donc, cette espèce de poisson n'existe pas au Maroc. Alors, le Maroc vole ces espèces et les vend dans des transactions illégales à des compagnies étrangères. Tout le monde sait ça. C'est une honte que ces compagnies soient impliquées dans ce genre de commerce. Surtout qu'elles savent qu'il s'agit d'un conflit géré par l'ONU. Il faut donc qu'il s'autodétermine et moi, depuis cette tribune, je lance un appel à toutes les compagnies étrangères pour qu'elles cessent leurs collaborations avec le régime marocain comme objectif principal le pillage de nos ressources. Ça suffit le pillage de nos ressources. Basta! Basta!"
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Signez la pétition : Stop à la pêche européenne au Sahara Occidental
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L'UE paye le Maroc pour pêcher au Sahara Occidental occupé. Protestez en signant cette pétition!
Mis à jour le: 08.07 - 2010 23:32
Pétition :
Stop à la pêche européenne au Sahara Occidental !


Au Commissaire Européen à la pêche,
Aucun état au monde ne reconnaît l’annexion du Sahara Occidental par le Maroc. Et pourtant l’UE paye des milliers d’Euros par an au gouvernement marocain pour permettre aux navires européens de pêcher dans les eaux du Sahara Occidental. Les activités de pêche au Sahara Occidental doivent cesser immédiatement.
Le Maroc persiste à refuser de coopérer dans le processus de décolonisation du Sahara Occidental, et défie ainsi plus de 100 résolutions de l’ONU qui exigent le respect du droit des Sahraouis à l’autodétermination. Simultanément, les autorités marocaines commettent des violations des droits de l’homme contre les Sahraouis qui expriment leurs opinions politiques. Aucun Etat de l’UE, pas plus que l’ONU, ne reconnaît de souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental.
Dans ce contexte, collaborer avec le Maroc dans l’exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental est hautement contraire à l’éthique, et compromet manifestement les efforts de l’ONU pour arriver une solution pacifique à ce conflit.
Selon l’ONU, les ressources naturelles du Sahara Occidental ne peuvent pas être exploitées sans tenir compte des vœux et intérêts du peuple du territoire. Néanmoins, l’UE transfère l’argent des contribuables européens au gouvernement du Maroc pour l’accès aux eaux du Sahara Occidental, sans même avoir consulté le peuple Sahraoui.
L’UE a l’obligation juridique et morale de cesser de corrompre le processus Onusien de paix au Sahara Occidental, en respectant le droit du peuple Sahraoui à l’autodétermination sur son pays et ses ressources.
Nous pressons instamment la Commission Européenne à mettre immédiatement un terme à l’octroi de permis aux navires de pêche européens pour les eaux du Sahara Occidental, et exigeons qu’aucune opération de pêche européenne ne soit plus menée au Sahara Occidental jusqu’à ce qu’une solution pacifique soit trouvée au conflit.
Sincères salutations 

http://www.fishelsewhere.eu/index.php?parse_news=single&cat=195&art=1022 

Signez la pétition !

France : Pour une grève générale jusqu’au retrait de la réforme des retraites

Lettre ouverte à l’intersyndicale du 29 juin
Signer la pétition - Voir les signataires
Comme il l'avait annoncé dés 2007, le gouvernement Sarkozy s'est attaqué sans faillir à tous les acquis sociaux populaires, notamment ceux hérités du Conseil National de la Résistance.
La réforme des retraites est le dernier grand chantier du quinquennat.
Nous voulons infliger une défaite à ce gouvernement à l'occasion de la bataille qui est engagée.
Il faut un coup d'arrêt, maintenant, aux politiques libérales qui détruisent notre modèle social.
Dans cette perspective, nous sommes prêts à un affrontement majeur, aux côtés de nos organisations politiques et syndicales, mais pour gagner, nous pensons que notre revendication doit être le retrait pur et simple du projet de réforme. Sarkozy doit plier devant plus déterminé que lui!
Les signataires de cette lettre s’engagent à s’organiser pour une grève générale à partir du 7 septembre et à tout faire pour qu’autour d’eux le mouvement soit suivi puis reconduit le lendemain, et les jours d’après, jusqu’au retrait et à la remise à plat complète du projet de réforme des retraites..
Il n'est plus temps de discuter. Engageons ensemble une lutte que nous prolongerons jusqu'à la victoire pour ouvrir de nouvelles perspectives politiques et remettre en marche la machine à conquêtes sociales.
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Centralisation des informations sur la journée du 7 septembre décidée par l'intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA)
Signer la pétition - Voir les signataires :

samedi 24 juillet 2010

Des dizaines de Sahraouis blessés par la police marocaine à El Ayoun

Par Amar Rafa, La Tribune online, 24/7/2010
 La police marocaine a procédé, dimanche soir, à une intervention «brutale», dimanche dernier à El Ayoun, dans les territoires sahraouis occupés, contre des citoyens sahraouis sortis accueillir un groupe de onze activistes sahraouis de retour d’une visite dans les camps de réfugiés sahraouis, selon l’agence sahraouie SPS. 
Des dizaines de citoyens sahraouis ont été blessés, dont des observateurs espagnols, a-t-on ajouté de même source. La journaliste espagnole Laura Gallego, qui était présente dans la maison où se trouvaient les membres de la délégation la nuit de dimanche à lundi, a déclaré que la police entourait le domicile et «lançait des pierres et des objets sur le toit». «La police marocaine sans avertissement a lancé des pierres contre des citoyens espagnols qui étaient présents, causant beaucoup de lésions sur les corps des victimes», a-t-elle enchaîné. La délégation de onze militants sahraouis des droits de l’Homme des territoires occupés avait exprimé, à Alger, sa crainte de subir des représailles de la part des services de sécurité de l’occupation marocaine, dès son retour chez eux. En réaction à cela, le président sahraoui, secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a appelé le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, à intervenir pour protéger les citoyens et militants sahraouis contre la répression des autorités de l’occupation marocaine. Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, le président sahraoui a dénoncé ces violations perpétrées par le Maroc et a appelé le SG des Nations unies à prendre toutes les mesures urgentes à même d’assurer la protection des droits de l’Homme au Sahara occidental occupé à travers la mise en place d’un mécanisme onusien «efficace» de contrôle des droits de l’Homme au Sahara occidental, à même de mener le gouvernement marocain à se plier à la légalité internationale et à cesser ces violations graves des droits de l’Homme. Pour sa part, le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) a dénoncé la «répression brutale, dure et féroce» et les «violations systématiques des droits de l’Homme et la persistance de la politique criminelle coloniale marocaine dans les territoires sahraouis occupés». Ce comité a indiqué que les participants de l’Université d’été jeunesse de la RASD tiendront une session spéciale de dénonciation et de condamnation en présence d’un panel d’ambassadeurs et des membres du CNASPS, aujourd’hui au camp international de la jeunesse de Sidi Fredj. Au cours de cette manifestation, les participants «apporteront tout le soutien et la solidarité à la résistance populaire pacifique des Sahraouis» dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

La CIJ, Cour Internationale de Justice, une instance judiciaire méconnue

Par Thierry Oberlé, le Figaro, 23/7/2010
Ses quinze juges nommés par les instances onusiennes ont à trancher des différends territoriaux ou des questions portant sur les droits des peuples et les droits de l'homme.
Peu connue du grand public, la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye s'est prononcée à vingt-cinq reprises depuis sa création en 1946 sur des requêtes des Nations unies. Ses quinze juges nommés par les instances onusiennes ont à trancher des différends territoriaux ou des questions portant sur les droits des peuples et les droits de l'homme. La plupart de ses avis sont respectés ou servent d'argument diplomatique dans le cadre de négociations qui finissent en règle générale par aboutir.
Seule l'avant-dernière décision de la Cour n'a pas été suivie d'effet. La CIJ avait estimé en 2004 que des parties du mur érigé par Israël aux «frontières» des Territoires palestiniens de Cisjordanie étaient illégales et devaient être détruites.
Un condensé de l'histoire
L'examen des affaires étudiées à La Haye offre un condensé de l'histoire des dernières décennies. En 1971, la CIJ constata que l'occupation de la Namibie par l'Afrique du Sud était illégale en raison de la politique d'apartheid.
Elle estima en 1975 que la décolonisation du Sahara occidental, un territoire disputé entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario après le départ des Espagnols, devait être opérée conformément au principe d'autodétermination. Trente-cinq ans plus tard, un référendum sur l'indépendance est toujours officiellement en voie d'organisation.
La juridiction s'est aussi déclarée en 1995 en faveur de l'indépendance du Timor-Oriental, qui est effective depuis 2002.
En mai 1980, la CIJ a évoqué des «considérations élémentaires d'humanité » pour justifier sa demande de libération du personnel diplomatique des États-Unis pris en otage à Téhéran par les pasdarans, les gardiens de la révolution de l'ayatollah Khomeyni. Les otages seront libérés en janvier 1981.
Les juges ont également eu l'occasion de se pencher sur les essais nucléaires français dans le Pacifique, l'attentat de Lockerbie en Écosse, le litige entre la Libye et le Tchad sur la bande d'Aouzou et même sur le vol par l'Allemagne nazie de l'or en 1943

Tous les chemins de Sarko mènent aux Roms

Par Laurent macabies, Bakchich, 24/7/2010

Roms et des gens du voyage provoquent la colère d’associations. En 2004, Sarko s’attaquait d’ailleurs à ce genre de raccourcis…
A chaque fait divers, Nicolas Sarkozy ressort le refrain sécuritaire. En annonçant qu’il convoquerait « une réunion sur les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms » le 28 juillet, le Président lorgne encore vers le sujet si populaire de la sécurité et le « diviser pour mieux régner ». Dans un communiqué, La Ligue des droits de l’Homme dénonce « la stigmatisation raciste des populations Roms et Gens du voyage par des amalgames inacceptables ». Pour l’association, après les violences dans le Loir-et-Cher et en Isère, Nicolas Sarkozy s’est trouvé de nouvelles populations à stigmatiser. Attention, Gitans, Manouches et Roms… le kärcher est cette fois pour votre pomme. Pas trop de panique quand même.

Sarko désavoue… Sarko

Comme le titrait Le Monde le 20 juillet 2002 (voir sur ldh-toulon.net), les gens du voyage avaient déjà fait l’objet d’une « offensive » du gouvernement il y a 8 ans. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur s’était demandé : « Comment se fait-il que l’on voit dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? », avant d’annoncer un renforcement des mesures de sécurité.
C’était, à peu de choses près, les mêmes propos qui avaient valu une attaque (avortée pour « défaut de procédure ») de la Ligue des Droits de l’Homme deux ans plus tard au préfet Paul Girot de Langlade (celui qui vient de se faire condamner, en début de mois, à 1500 euros d’amende pour injures racistes par le tribunal correctionnel de Créteil) : « Ce sont des gens qui roulent dans des voitures de luxe, qui ont des caravanes énormes et qui ne travaillent pas ». Nicolas Sarkozy, invité par les élus du département du Vaucluse à désavouer les propos de son préfet s’était alors montré très ferme, comme le montre cette vidéo (tirée de l’INA).
retrouver ce média sur www.ina.fr

Amalgame over  

 Est ce qu’on n’est pas dans un cas de généralisation ? », demandait David Pujadas, ce 23 octobre 2002. Réponse de Sarko : « Il faut être précis, je n’accepterai, aucun amalgame ! Et lorsque le préfet donne le sentiment que c’est l’ensemble des Roms ou des gens du voyage qui sont malhonnêtes, il a tort. Et je ne fais pas miens ses propos. Je crois que c’est clair et c’est sans ambiguïté… Je n’accepterai aucun amalgame. »
Place à l’action, annonce ensuite le futur Président, entonnant son couplet favori : « Le risque que je crains c’est celui de l’immobilisme. Le risque c’est celui qui consiste à ne rien faire (…) Je n’accepterai aucun amalgame. Pour la raison simple, c’est que nous allons nous donner les moyens d’agir ». Toute ressemblance avec des propos récents n’est pas fortuite.