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mardi 21 décembre 2010

A propos de l'attribution du Prix Sakharov, extraits du forum des Ligueurs (de la LDH)

CUBA : Droitsdel'hommismes  et impostures
De Paul Berger, Metz, 20/12/2010
J'invite les lecteurs de ce forum à consulter les réactions scandalisées et ironiques à la fois qui ont suivi ce geste  inouï: Jean-Luc MELENCHON   quittant ostensiblement  l'Assemblée européenne au moment de la remise du prix Sakharov à un journaliste cubain  emprisonné(1). (...) 
Le savez-vous ?  C'est horrible  les emprisonnements politiques à CUBA.  On en compte 167 en mai 2010 contre 300 en 2006. Quelle horreur. C'est 167  de trop, certes.  Combien de morts à cause  du  régime cubain  à Cuba  et dans le monde ? Cherchez bien. Comparez  au  nombre de victimes  des interventions criminelles des USA depuis 60 ans.  Un seau  d'eau dans  une grande mare.  
         Des  droits de l'hommistes toute honte bue...
Parmi  les votants en faveur de ce  prix Sakharov scandaleux il y a malheureusement  des élus français et j'en ai honte. Ils ont oublié les détails suivants parmi bien d'autres.  La communauté noire aux USA  a son idée quant au respect des droits de l'Homme et des effets  du racisme qui perdure ; au sujet de la répression policière et le fonctionnement de la justice en ce pays. Le respect de l'indépendance des nations par  les USA au Guatemala,  au Chili et dans des dizaines d'autres cas; le respect des droits de l'homme dans les pays  très  soutenus par les USA  tels que l'Arabie Saoudite et Israël.  Et l'embargo contre Cuba décidé en octobre 1960. Qui dira la  responsabilités  des grandes firmes multinationales  basées aux USA  dans la raréfaction des médicaments  des pays pauvres et  des productions alimentaires en Afrique  et ailleurs.  Le Livre  noir  n'en est pas écrit.
          Un embargo criminel  massivement   condamné à l'ONU
Depuis  50ans,  presque chaque année l'Assemblée Générale Nationale Unies a voté à la quasi - unanimité ( 187 contre 2 en octobre 2010) une condamnation de cet acte de guerre  interdit  explicitement par la Charte que constitue l'embargo. Une  mesure qualifiée  à l'ONU de criminelle illégale et illégitime. Deux pays seulement ne la condamnent pas; ce  sont  les deux  qui   détiennent le record absolu du nombre des violations  des décisions des Nations Unies, les USA et Israël. Les médias  sont rigoureusement muets à ce sujet excepté"l' Humanité".  (...)
          La survivance miraculeuse  d'un pays persécuté
Que  le gouvernement  cubain n'ait  pas encore  succombé sous les coups de l' État  le plus puissant de la terre soutenu par ses nombreux alliés tient proprement du miracle . Mais il y a plus. Comparons les développements  de ces deux pays  dans deux domaines seulement: l'enseignement et la santé. Cuba l'emporte largement dans les deux cas. Pour la mortalité infantile  les USA arrivent au 32 ème rang  sur 33  parmi les  pays développés. Dans la majorité des quartiers  des villes des USA la mortalité infantile est  pire  que dans  bien   des pays africains.  (2)
 Essayons de réfléchir un instant sur les conséquences  de la politique criminelle menée par des pouvoirs  dominants aux  USA. Nous sommes dans  l' incapacité de concevoir la misère  et les souffrances indicibles et  les morts  innombrables   qui en résultent.(3).
Je soutiens  sans réserve les Cubains qui luttent pour davantage  de démocratie à CUBA. Par contre je condamne avec indignation  les opérations  politiciennes  usurpatrices   du nom  si respectable de Sakharov.
52 ans après de Manifeste   de 1948 ,  un spectre hante toujours les hommes de Wall Street et leurs agents  : le communisme.   Leur rêve  depuis un demi-siècle : réduire Cuba  à l'état  de Haïti après la catastrophe afin de prouver la supériorité  indépassable  du libéralisme sauvage. Belle supériorité en effet , on le voit bien  bien  après 50 ans d'embargo  de Cuba et les brillants résultats du banquier MADOF.
Il est bien permis de condamner le manque de démocratie à Cuba  mais à condition de  stigmatiser en proportion,  c'est -à dire bien plus,  l'embargo  étatsunien.  Les  grands contempteurs  du régime cubain, sont  des imposteurs  complices inconscients  plus grands criminels de la Planète.
Voilà pourquoi  je salue  le geste  pertinent  et  très  honorable de Jean Luc MELENCHON, mercredi 15 décembre  à Strasbourg   avec   les motivations  qu'il a  précisément  explicitées.
Paul BERGER      polberger@wanadoo. fr
(1) L'Union Européenne qui défend  farouchement les droits de l' Homme dans le monde, là où ils sont le plus mis à mal  a de la suite dans idées. C'est le 3ème emprisonné politique à Cuba à qui elle décerne le prix SAKHAROV. Juste  après la Chine   et l' Iran,  c'est donc à Cuba que se trouve la pire des dictatures au monde selon l'UE.  
(2) On compte 2,4 millions  de prisonniers aux USA pour 250 millions d'habitants  soit 0,7 % de la population. La France aurait à ce compte 450 000 prisonniers au leu de 65 000. En Haïti  des millions de personnes pourrissent dans des camps; des milliers y sont morts faute d' une  aide minimale. . Besoins estimés: 35,9 milliards de dollars. Malgré ses difficultés   Cuba y a envoyé  des médecins  très appréciés. Les  promesse   de dons   - bien insuffisantes -   n'ont pas été  tenues. Sur les 1,15 milliards de dollars promis par les USA  250 millions avaient été versés  en septembre, La Suisse a versé 3 millions de dollars  sur  les  35,9 millions promis. Le refus d'aider suffisamment   le  peuple  haïtiens  restera    une des  plus grandes hontes des  pays   de l'OCDE.  Voilà  le pays  exemplaire selon certains défenseurs de droits de l' homme.
(3)Essayons de mesurer  combien  les peuples sont  désinformés et induits en erreurs. Le  pouvoir des USA est en mesure de dissimuler  la  réalité  de l' horreur  de   ces crimes à 95 % au moins  de l'humanité  , tout comme l'es Églises étouffent toutes critiques de leur politique sexuelle en Afrique qui entraîne des centaines de milliers de morts chaque année.
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Réponse de Georges-Henri Clopeau - section de Vannes - ATP
Je tiens à remercier P. Berger d'oser exprimer une opinion sur Cuba que je partage totalement.
Il ne faut pas oublier que Fidel Castro a débarrassé Cuba d'un très réel et sanglant dictateur soutenu par les USA. Il a accordé au journaliste Ramonet une longue entrevue au cours de laquelle il a rendu compte de son oeuvre (Fidel  Castro de Ignace Ramonet éditeur Fayard). Il est clair qu'il n'a pu obtenir pour les cubains une égale dignité qu'en instaurant le contrôle rigoureux  que tout pays instaure en temps de guerre. Quand il a fait cette révolution (pas tout seul), il n'était même pas communiste...et déjà des émigrés en Floride organisaient, avec l'aide de la CIA, complots et attentats, et même un débarquement ! La guerre ouverte ayant échoué dans la "baie des cochons", la guerre économique a été renforcée et la police cubaine a dû déjouer plusieurs centaines de complots.
Il est malheureusement impossible qu'un régime policier, fut-il justifié par la guerre, évite tout emprisonnement abusif. Mais les chiffres cités par P. Berger prouvent qu'il y en a relativement plus aux USA. D'autre part, Danielle Mitterand (fondatrice de "France-Liberté") a été autorisée à visiter toutes les prisons qu'elle choisissait de visiter. Elle a pu constater que la dignité humaine des prisonniers y était respectée, ce qui n'est pas le cas  en beaucoup d'endroits dans le monde. Enfin les prisonniers "politiques" ne sont pas condamnés pour leur "opinion", mais jugés pour participation à un complot ou même à un attentat (je crois que le tribunal dans le doute adopte par précaution l'avis de la police, d'où les abus éventuels). Rien de commun avec la procédure dans certaines "démocraties", ainsi appelées parce qu'elles assimilent le droit de l'homme "Liberté" avec la"liberté de la concurrence non faussée par des interventions de l'État".....
Enfin un autre "détail" significatif : Il y a déjà longtemps que les médecins cubains aident Haïti, et ils ont été les plus nombreux sur place aussitôt après la catastrophe.
Disons pour conclure que le "communisme" de Cuba s'approche de l'idéal qui a mobilisé beaucoup de ceux qui ont pris part à la Résistance. Idéal que nos "libéraux" aujourd'hui disent être parfaitement exprimé par la dictature stalinienne ; c'est ce qu'ils s'efforcent de nous faire croire !

Une mission de Limousins dans les campements de réfugiés du Sahara Occidental

Par le Comité de Liaison de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 21/12/2010
Une délégation du Comité Limousin de Solidarité avec le Peuple Sahraoui (CLSPS) s’est rendue du 13 au 20 novembre dernier dans les campements de réfugiés du Sahara Occidental, près de Tindouf en Algérie. Quatre membres du bureau de l’association participaient à cette visite au campement de "l’Ecole du 27 février", le campement d’où viennent les enfants qui sont accueillis chaque été en Limousin et qui sont les élèves de la classe bilingue arabe-français, classe pilote créée avec le soutien de la Région Limousin. L’objectif de la mission était de faire avec les familles et avec les responsables sahraouis le bilan des dernières vacances, le point sur la nouvelle année scolaire et sur la poursuite du projet.
La délégation a pu constater que la classe bilingue fonctionne tout à fait normalement, avec le même enseignant, Smaïl, pour la troisième année consécutive. Tous les élèves inscrits sont présents, quelques élèves supplémentaires partagent avec eux les cours de français. Les échanges sont chargés d’émotion. Les membres de la délégation assistent à une séance de mathématiques puis le lendemain matin, à un cours de français qui s’appuie sur un texte du Droit de l’Enfant. Pour les familles, le bilan est très positif tant pour le déroulement des vacances que pour le niveau scolaire des enfants. Les résultats scolaires de plusieurs anciens élèves de la classe, actuellement scolarisés au collège en Algérie, sont significatifs et très encourageants.
Rencontres avec des membres du gouvernement de la République Arabe Sahraouie Démocratique
Les membres du CLSPS ont également rencontré les responsables concernés au niveau du gouvernement de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Madame la Ministre de la Culture, Kahdija Hamdi, les a accueillis dans son ministère récemment rénové. Elle a insisté sur le rôle éminent de la culture dans la lutte du Peuple Sahraoui pour son émancipation et son développement futur. Une visite en France et particulièrement à Limoges est envisagée pour le 1er semestre 2011. Monsieur le Ministre de la Jeunesse, Mohamed Mouloud, a accordé deux rencontres aux représentants du CLSPS dont une était consacrée au bilan de l’accueil en Limousin des enfants du « 27 Février ». Une séance de travail a été organisée avec Madame la Ministre de l’Enseignement et de l’Education de la RASD qui a confirmé son intérêt pour les actions du CLSPS d’enseignement de la langue française qui permettent aux enfants sahraouis qui en bénéficient de se trouver à égalité avec leurs jeunes camarades algériens lorsqu’ils arrivent au collège. Le handicap du français étant levé, les enfants sahraouis ont un taux de réussite très nettement amélioré, comme en témoignent les feuilles de notes que nous commençons à recevoir. Il fut également aussi question d’un projet d’ouvertures de collèges en cours dans les campements ainsi qu’en primaire, dans les autres willayas, sur le modèle de la classe pilote bilingue du 27 Février.
La mission a été très fructueuse pour les délégués du CLSPS qui ont pu également assister aux fêtes de l’AÏD, le 16 novembre, et profiter des méchouis traditionnels.
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Campagne contre la répression sanglante au Sahara Occidental : L’assaut criminel des forces policières et militaires marocaines le 8 novembre contre le camp de Gdeim Izik abritant plus de 20 000 Sahraouis a été suivi par une violente répression des manifestations pacifiques de solidarité dans les villes sahraouies. Alors que les familles sahraouies enterrent leurs martyrs dans la douleur et la dignité, le déchaînement de violence des forces d’occupation se poursuit... Pour en savoir plus sur la campagne
Voir aussi le précédent article sur le site de la MDH
Pour en savoir plus sur la situation du Sahara Occidental à lire le dossier en ligne sur le site de RITIMO et réalisé par le CIIP de Grenoble.
Pour contacter le CLSPS :
40 rue Charles Silvestre – 87100 Limoges – Tel 05 55 00 54 97 
La Maison des Droits de l’Homme est un espace interassociatif pour réfléchir et construire une société solidaire, démocratique, pacifique et durable

Rencontre avec des professeurs sahraouis en Bourgogne : Un peuple pacifiste mais révolté !

par Émilie Petit, dijOnscOpe,  21/12/2010
Report du procès des sept militants sahraouis au 7 janvier 2010. Alors que le procès  s’est ouvert vendredi 17 décembre 2010 au Maroc pour "atteinte à la sécurité de l’Etat", dijOnscOpe s'en est allé rencontrer cinq professeurs de français sahraouis, de passage à l’université de Bourgogne. Grâce à l’association AGIRabcd Bourgogne, ils ont pu s’évader de leur quotidien, l’espace de quelques jours. Désigné par ses camarades, Fadel Aami s’est prêté à l’exercice du question-réponse...
Les Sahraouis : un peuple pacifiste mais révolté !
Voilà plus de 35 ans que les Sahraouis, habitants du Sahara Occidental, se battent pour leur liberté. Libérés de l’occupation espagnole en 1975, pour être aussitôt occupés par le régime marocain, les Sahraouis sont aujourd’hui dispatchés entre leurs propres terres, dont les soldats marocains sont les seuls ordonnateurs, et les camps de fortunes implantés en Algérie, camps de réfugiés en sureffectif dont les conditions de vie sont de plus en plus insalubres...
Fadel Aami, bonjour. Cela fait 15 jours que vous avez quitté votre pays. Quel est votre ressenti par rapport à la France, et à la Bourgogne ?
"Pour nous, la Bourgogne, c’est un beau paysage, surtout avec la neige. C’est la première fois que nous voyons ça. Il fait très froid mais les gens sont très accueillants. Il fait 40°C là où nous vivons. Ici, il fait entre -7 °et -8°C. Ça fait un grand changement et c’est difficile de s’adapter, mais nous n’avons pas attrapé froid ! On pensait que le français était une langue très difficile mais à travers notre contact avec les Français, on s’est rendu compte qu’en fait, c’est assez simple. On a appris beaucoup sur la pédagogie, le tout sur une période très courte. Nous apprenons le français dans nos écoles, mais le niveau là-bas reste très bas.
En ce moment-même se tient le procès des sept militants pacifistes sahraouis au Maroc. Quel est votre sentiment ?
Lors de la présence des Nations Unies et de la Société civile, les Sahraouis ont décidé de se révolter pacifiquement pour leurs droits. Mais lorsqu’ils ont manifesté pacifiquement leur mécontentement aux colons marocains, la réponse qui leur a été donnée a été désastreuse, catastrophique. Il y a eu de multiples arrestations là-bas, au Maroc, ainsi que dans les camps de réfugiés, notamment à Tindouf et à Lâayoun (Algérie). Il y a même eu des disparitions et des morts. La société civile mondiale a donc fait une demande d’aide en faveur des Sahraouis. Il y a actuellement un cessez-le-feu et les Nations Unies sont très présentes. C’est dommage que lors du dernier Conseil de sécurité, la France ait annoncé son opposition à la présence d’ONG sur le territoire sahraoui...
L’ONU reconnaît désormais (le droit à ndlr) l’autodétermination du peuple sahraoui. Considérez-vous cela comme une avancée en faveur de la liberté ?
C’est effectivement une avancée. Mais nous attendions surtout un référendum, qui devait être mis en place par le monarque marocain Hassan II. Mais son fils Mohammed VI n’a pas voulu avancer dans ce projet. Aujourd’hui, des discussions sont engagées entre Polisario [ndlr : le Front Polisario, mouvement politique et armé du Sahara occidental créé en 1973], et le régime marocain, sous l’autorité des Nations Unies, pour faire accepter ce référendum aux Marocains (En savoir plus avec Djazairess.com ici). Les Algériens, de leurs côtés, nous aident comme ils aident les Palestiniens ou d’autres peuples.
S’agit-il avant tout d’un conflit politique ?
Lorsque les Sahraouis se sont révoltés contre l’occupation espagnol, les Marocains ne les ont pas aidés. Ils ont ensuite partagé notre territoire avec la Mauritanie, qui s’est sagement retirée. Ainsi, les Marocains ont pu récupérer la partie qu’ils leur avaient cédée. Mais si les Marocains décident que les terres sahraouies sont pour eux, pourquoi la partagent-ils avec les Mauritaniens ? Je trouve ça contradictoire. Mais c’est clair qu’il s’agit d’une volonté d’expansionnisme de la part des Marocains, tout simplement. Ce que nous voulons, c’est que les Marocains laissent les Sahraouis dire ce qu’ils veulent, ce qu’ils sont, et s'ils veulent être Marocains ou non.
Vous vivez actuellement dans un camp de réfugiés en Algérie. Pour vous, comment se passe le quotidien ?
Il y a actuellement un quart du Sahara libéré grâce au cessez-le-feu. Il y a un nombre important de Sahraouis qui ont trouvé refuge dans des camps en Algérie. A Tindouf, entre autre, la vie quotidienne est une vie tellement difficile... Les conditions et les moyens de vie sont très compliqués, mais les Sahraouis ont décidé de rester, de faire un sacrifice pour leur liberté. C’est leur destinée. Maintenant, ils attendent le soutien des autres peuples. Mais d’après moi, les autres peuples sont trop passifs car ils ont laissé les Sahraouis sous l’occupation depuis trop longtemps... Par exemple, le Koweït a été envahi par l’Irak. Tout le monde est venu voir le Koweït parce que le Koweït est riche. Mais la liberté ne doit pas voir le riche ou le pauvre, le petit ou le grand. La liberté, c’est pour tout le monde. Nous aussi, nous avons le droit d’être libres.
Certains Sahraouis vivent encore dans la partie occupée par le Maroc. Avez-vous des contacts avec eux ?
Il y a un programme des Nations Unies qui permet de faire des visites d’un camp à l’autre, en passant par le commissariat des réfugiés, entre les membres d’une même famille. Mais cela ne fonctionne pas à chaque fois car, de temps en temps, les Marocains stoppent ce programme. Moi, il m’a fallu 30 ans pour voir mon frère. J’ai laissé mes cousins et mes oncles là-bas. Il nous a fallu attendre un long moment. Maintenant qu’il y a le programme, on se rencontre de temps en temps. Mais il y a plusieurs murs de défense minés, qui ont été construits par les Marocains autour du Sahara occidental. Et les 160.000 soldats qui occupent le Sahara ne nous laissent pas nous retrouver. Dans les camps de réfugiés, nous sommes plus de 150.000 Sahraouis. L’année dernière, lorsqu’il y a eu le cessez-le-feu, nous avons cru à une possible réhabilitation. Mais ce chiffre augmente continuellement. Les conditions de vie sont donc de plus en plus difficiles d’un point de vue social mais également nutritif.
Voilà un conflit qui dure depuis plus de 35 ans. Pour vous, ce référendum serait-il LA solution ?
Le référendum doit apporter une solution pour tout le monde, sans vainqueurs ni vaincus. C’est un système qui a résolu le problème du Soudan. Mais alors que les Nations Unies reconnaissent l’autodétermination du peuple sahraoui, les Marocains disent que c’est à eux qu’il revient de donner l’autonomie aux Sahraouis. Mais nous ne voulons pas que les Marocains s’en mêlent une fois de plus ! Il ne faut pas oublier ce petit peuple. Il est petit mais quand même, il aime la liberté. Et il se révolte pour ça."
A lire sur dijOnscOpe :
Communiqué de presse l Sahara occidental / Iran nucléaire / Chrétiens d'Irak... Le ministère des Affaires étrangères s'exprime (10/11/2010)
France Bleu Bourgogne dans la Revue du web l Ces retraités qui s'activent (08/01/2010)
TF1.fr dans la Revue du web l La pasionnaria du Sahara occidental en grève de la faim (16/12/2009)

Pour ne pas oublier GAZA : Rassemblement à Paris

Rassemblement dimanche 26 décembre 2010 à partir de 15h30 au Parvis des Droits de l’Homme
Gaza, on n’oublie pas !
Par GUPS, Génération Palestine, CUP , 21/12/2010
 Deux ans après le début de l’attaque israélienne criminelle contre la population de la Bande de Gaza, refusons l’impunité dont bénéficient les criminels de guerre dans le silence complice de la communauté internationale.
En janvier 2009, le monde entier s’est indigné face aux évènements meurtriers qui ont eu lieu à Gaza.
L’opération israélienne s’est soldée par le massacre de 1400 Palestiniens, dont la plupart étaient des femmes et des enfants. Parmi les 5500 blessés, un grand nombre ont été amputés et porteront toute leur vie les stigmates de l’agression. Le rapport Goldstone a fait état de "crimes de guerre et, vraisemblablement, de crimes contre l’humanité". Ces évènements terribles ont été suivis d’un grand nombre de rassemblements et de manifestations à travers de nombreux pays traduisant ainsi le soutien de la communauté internationale au peuple Palestinien. Nous étions 300 000 dans plus de 100 villes en France le 10 Janvier 2010 pour demander la fin des violations du droit et pour des sanctions contre Israël. Cela fait 2 ans, et la situation à Gaza ne s’est pas améliorée
Les conditions des Palestiniens de Gaza restent catastrophiques, les droits humains les plus élémentaires sont bafoués au même titre que le droit international. Le blocus sur Gaza n’a toujours pas été brisé, les ONG internationales se voient toujours refuser l’accès à ce territoire comme en témoigne le raid israélien meurtrier contre la Flottille de la Liberté partie pour Gaza en mai 2010.
Un bateau français, comme beaucoup d’autres, mettra les voiles vers les côtes de la bande de Gaza pour réaffirmer le besoin de soutenir la lutte de la population palestinienne de Gaza pour la liberté.
Il est nécessaire de rester mobilisés face à l’impunité d’Israël et au silence complice de la communauté internationale, nous, jeunes citoyens solidaires, appelons à un rassemblement national à la veille du massacre, le dimanche 26 décembre 2010.
A Paris, le rassemblement aura lieu au Parvis des Droits de l’Homme, métro Trocadéro,
à partir de 15h30.
1400 bougies seront allumées à la mémoire des martyrs, et la campagne "Un bateau français pour Gaza", lancée par plus de 80 organisations de la Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine et le Collectif National pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens sera présentée.
GUPS (Union Générale des étudiants de Palestine), Génération Palestine, CUP (Coordination Universitaire pour la Palestine)
Avec le soutien de : AFPS, CCIPPP, le collectif Résistance Palestine, la Coordination contre le Racisme et l’islamophobie (CRI), la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE), Palestinian Youth Network (PYN), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), MRAP, ..
photo : (Jabalyia janvier 2009) CL, Afps

Les journalistes espagnols interdits de tourisme au Maroc

Par Diaspora Sahraui, 19/12/2010
Les gestions du Ministère des Affaires Étrangères espagnol n'ont pas réussi à lever le veto contre les journalistes espagnols. Le journal espagnol El Pais rapporte qu'une vingtaine d'eux ont été expulsés du Maroc pendant les trois dernières semaines,bien qu'ils avaient seulement l'intention de passer les vacances ou visiter des membres de la famille qui y résident.
Devant les missives envoyées par le gouvernement espagnol, Rabat prétend, dans sa réponse, que les journalistes qui déclarent faire du tourisme veulent, en réalité, se rendre au Sahara Occidental.
Le black-out continue depuis l'assaut meurtrier des forces de police marocaines au camp de Gdeym Izik, dans la banlieue d'El Aaiun, capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc depuis 1975, date du retrait de l'occupant espagnol.

lundi 20 décembre 2010

Comportement scandaleux de la délégation du Maroc au Festival de Prétoria

 Expulsion de la délégation du Maroc pour agression aux délégations participantes 
Par SPS, Pretoria, 20/12/2010
La délégation marocaine a été expulsée samedi par le Comité international d'organisation (CIO) du XVII ème Festival  mondial de la jeunesse et des étudiants, après avoir agressé plusieurs personnes des délégations participantes à cet évènement qui se tient à Pretoria du 13 au 21 décembre courant.
Le Comité d'organisation du Festival international a estimé "ces actes inadmissibles, dont l'escalade des provocations commises par la délégation marocaine à l’encontre des délégations participantes", a indiqué le comité dans un communiqué parvenu à SPS.
Des députés membres de la délégation marocaine, armés de bâtons ont attaqué des membres de la délégation espagnole qui portait une pancarte appelant à mettre fin à l'occupation marocaine du Sahara occidental et cesser les violations des droits de l’Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés, a ajouté la même source.
Pour Jeff Cardenas, membre du CIO a précisé qu’"il n'y avait pas d'autre solution que l’expulsion de cette délégation, dont le but est de perturber le festival et la campagne internationale de solidarité avec le peuple sahraoui".
Quant à Esther Lopez, de la Izquierda unida (IU-gauche unie) d’Espagne, a dénoncé ces comportements de la part de la délégation du Maroc qui a filmé tous ceux qui se solidarisent avec la cause sahraouie.
"Nous croyons que l'Espagne et tous les peuples d’Espagne ont un engagement historique envers le peuple sahraoui et son droit à l'autodétermination, que nous devons défendre surtout dans des espaces progressistes et anti impérialistes", a estimé le représentant de la jeunesse communiste espagnole".

Démocratie française en danger : La forfaiture ou le mépris répété des lois les plus intimes de la République


Par Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme, Le Monde, 20/12/2010

Passées les bornes, il n'y a plus de limites. Cette tautologie populaire résume, malheureusement sans excès, la conception que se fait le pouvoir politique actuel d'une démocratie. Selon la justice, quelques policiers construisent de toutes pièces un dossier qui risque d'envoyer un homme en prison pour des années, cet homme aurait été de plus, c'est un comble, victimes de sévices. Ils sont condamnés à de la prison ferme.Et voici que le ministre de l'intérieur, le préfet, des syndicats de policiers hurlent. Non contre ces hommes qui ont trahi, de la manière la plus grave qui soit, la confiance de la nation mais contre les galeux qui ont rendu cette décision : les juges. Et gageons que nous entendrons bientôt le président de la République y ajouter ses propres commentaires. Quant au ministre de la justice, il nous sert le discours lénifiant qui sied à un eunuque de cour.
Ce n'est certes pas la première fois que les plus hautes autorités de l'État s'en prennent aux Juges. Mais c'est la première fois qu'à cette rhétorique, détestable mais devenue habituelle, s'ajoute la caution donnée à quelques policiers qui, ostensiblement, prétendent devenir les régents de l'autorité judiciaire. Je me garderais bien de comparer cette affaire aux centaines d'affaires d'outrages et de rébellion à agents de la force publique qui entraînent des condamnations au bénéfice du doute. Je me garderais, tout autant, de m'attarder sur ces milliers de procédure traitées à la va vite et qui conduisent des hommes et des femmes à supporter des peines démesurées, quant leur innocence n'a pas été bafouée. Je réfute, car parfaitement inexacte, l'accusation d'un prétendu laxisme judiciaire alors que les prisons sont toujours aussi peuplées. En quoi, d'ailleurs, ces injustices ou ces assertions mensongères justifieraient-elles ou invalideraient-elles ce verdict décrié ?
MORALE PUBLIQUEEn l'espèce, et sous réserve de ce que dira la Cour d'Appel, ce qui est en cause, c'est probablement le fait le plus grave que l'on puisse reprocher à un homme ou une femme détenteur des pouvoirs de police : travestir sciemment la réalité afin de se protéger et d'obtenir la condamnation d'un innocent. C'est tout l'édifice de la morale publique, de la légalité républicaine et de l'état de droit qui se fissure. Tout simplement parce que le lien de confiance disparaît, parce que la sûreté des citoyens n'est plus garantie.
Que des syndicats ne comprennent pas cela, même s'ils sont légitimes à exprimer leur exaspération face à leurs conditions de travail, est déjà d'une exceptionnelle gravité. Le plus difficile et le plus long à mettre en œuvre sera de reconstruire la confiance entre la police et la population. De cet uniforme fait pour attiser la crainte, aux pouvoirs démesurés qui lui a été confiés en passant par la mise en coupe réglée d'une hiérarchie qui doit tout à ses maîtres politiques, l'on est loin de la force publique "instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée".
Que ces manifestations déplacées trouvent le secours d'un préfet et d'un ministre de l'intérieur touche aux fondements de la démocratie. Si l'on avait besoin de la confirmation que les plus hautes autorités politiques sont prêtes à nier les règles de tout État de droit, voici qui l'atteste. Ce mépris répété des lois les plus intimes de la République a un nom : la forfaiture. Sa force n'est que politique mais il amène à poser la question de la légitimité d'un pouvoir, certes élu, mais sans éthique et sans principes. Le ministre de l'intérieur devrait donc démissionner et il ne le fera pas. Là est bien la preuve que notre démocratie n'en est plus tout à fait une.

Activités économiques et autres préjudiciables aux intérêts des peuples des territoires non autonomes

Transmis par APSO, 18 /12/2010
Nations Unies résolution A/65/427(...)
L’Assemblée générale,
- Ayant étudié la question intitulée « Activités économiques et autres préjudiciables aux intérêts des peuples des territoires non autonomes »,
- Ayant examiné le chapitre du rapport du Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux sur ses travaux de 2010 concernant la question1,
- Rappelant sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960, ainsi que toutes ses autres résolutions pertinentes, notamment les résolutions 46/181 et 55/146, en date des 19 décembre 1991 et 8 décembre 2000,
-Réaffirmant l’obligation solennelle qui incombe aux puissances administrantes, en vertu de la Charte des Nations Unies, d’assurer le progrès politique, économique et social, ainsi que le développement de l’instruction des habitants des territoires qu’elles administrent, et de protéger des abus les ressources humaines et naturelles de ces territoires,
- Réaffirmant également que toute activité économique ou autre préjudiciable aux intérêts des peuples des territoires non autonomes et à l’exercice de leur droit à l’autodétermination conformément à la Charte et à sa résolution 1514 (XV) va à l’encontre des buts et des principes énoncés dans la Charte,
 - Réaffirmant en outre que les ressources naturelles sont le patrimoine des peuples des territoires non autonomes, y compris des populations autochtones,
- Consciente des circonstances particulières liées à la situation géographique, à la taille et aux conditions économiques de chaque territoire, et gardant à l’esprit la nécessité de promouvoir la stabilité, la diversification et le renforcement de l’économie de chaque territoire,
- Sachant que les petits territoires sont particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles et à la dégradation de l’environnement,
- Sachant également que, lorsqu’ils sont réalisés en collaboration avec les peuples des territoires non autonomes et conformément à leurs vœux, les investissements économiques étrangers peuvent contribuer valablement au développement socioéconomique desdits territoires et à l’exercice de leur droit à l’autodétermination,
- Préoccupée par toutes les activités qui visent à exploiter les ressources naturelles et humaines des territoires non autonomes au détriment des intérêts de leurs habitants,
- Ayant à l’esprit les dispositions pertinentes des documents finals des conférences successives des chefs d’État ou de gouvernement des pays non alignés et des résolutions adoptées par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le Forum des îles du Pacifique et la Communauté des Caraïbes,
1. Réaffirme le droit des peuples des territoires non autonomes à l’autodétermination conformément à la Charte des Nations Unies et à sa résolution 1514 (XV), qui contient la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, ainsi que leur droit de tirer parti de leurs ressources naturelles et d’en disposer au mieux de leurs intérêts;
2. Souligne l’utilité des investissements économiques étrangers réalisés en collaboration avec les peuples des territoires non autonomes et conformément à leurs vœux afin d’apporter une contribution valable au développement socioéconomique desdits territoires, en particulier en période de crise économique et financière;
3. Réaffirme qu’il incombe aux puissances administrantes, en vertu de la Charte, d’assurer le progrès politique, économique et social ainsi que le développement de l’instruction dans les territoires non autonomes, et réaffirme les droits légitimes des peuples de ces territoires sur leurs ressources naturelles;
4. Réaffirme également la préoccupation que lui inspirent toutes les activités visant à exploiter les ressources naturelles qui sont le patrimoine des peuples des territoires non autonomes, y compris les populations autochtones, des Caraïbes, du Pacifique et d’autres régions, de même que leurs ressources humaines, au détriment des intérêts de ces peuples et de façon à les empêcher d’exercer leurs droits sur ces ressources;
5. Réaffirme en outre la nécessité d’éviter toutes les activités économiques et autres préjudiciables aux intérêts des peuples des territoires non autonomes;
6. Demande de nouveau à tous les gouvernements qui ne l’ont pas encore fait de prendre, conformément aux dispositions pertinentes de sa résolution 2621 (XXV) du 12 octobre 1970, des mesures législatives, administratives ou autres à l’égard de ceux de leurs ressortissants et des personnes morales relevant de leur juridiction qui possèdent ou exploitent dans les territoires non autonomes des entreprises préjudiciables aux intérêts des habitants de ces territoires, afin de mettre fin aux activités de ces entreprises;
7. Demande aux puissances administrantes de veiller à ce que l’exploitation des ressources marines et autres ressources naturelles des territoires non autonomes qu’elles administrent n’enfreigne pas les résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies et n’aille pas à l’encontre des intérêts des peuples de ces territoires;
8. Invite tous les gouvernements et tous les organismes des Nations Unies à prendre toutes les mesures possibles pour que la souveraineté permanente des peuples des territoires non autonomes sur leurs ressources naturelles soit pleinement respectée et sauvegardée, conformément aux résolutions pertinentes de l’Organisation relatives à la décolonisation;
9. Prie instamment les puissances administrantes concernées de prendre des mesures efficaces pour protéger et garantir les droits inaliénables des peuples des territoires non autonomes, à savoir leurs droits sur leurs ressources naturelles et leur droit d’établir et de conserver leur autorité sur l’exploitation ultérieure de ces ressources, et demande aux puissances administrantes de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits de propriété des peuples de ces territoires, conformément aux résolutions pertinentes de l’Organisation relatives à la décolonisation;
10. Demande aux puissances administrantes concernées de veiller à ce que les conditions de travail ne soient pas discriminatoires dans les territoires placés sous leur administration et de favoriser, dans chaque territoire, un régime salarial équitable applicable à tous les habitants, sans aucune discrimination;
11. Prie le Secrétaire général de continuer, par tous les moyens dont il dispose, à informer l’opinion publique mondiale de toute activité qui entrave l’exercice par les peuples des territoires non autonomes de leur droit à l’autodétermination, conformément à la Charte et à sa résolution 1514 (XV);
12. Lance un appel aux syndicats et aux organisations non gouvernementales, ainsi qu’aux particuliers, pour qu’ils poursuivent leur action en faveur du progrès économique des peuples des territoires non autonomes, et demande aux médias de diffuser des informations sur les faits nouveaux dans ce domaine;
13. Décide de suivre la situation dans les territoires non autonomes pour s’assurer que toutes les activités économiques qui y sont menées visent à renforcer et à diversifier l’économie de ces territoires, dans l’intérêt de leurs peuples, y compris les populations autochtones, et à en promouvoir la viabilité économique et financière;
14. Prie le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux de poursuivre l’examen de la question et de lui en rendre compte à sa soixante-sixième session.
_________________
1 Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-cinquième session, Supplément no 23 et rectificatif (A/65/23 et Corr.1), chap. V.
Version en arabe ici.لأ نشطة الا قتصادية و غير ها من الانشطة التي توثر على مصاحا شعوب الاقاليم غيرhttp://apsoinfo.blogspot.com/

dimanche 19 décembre 2010

Une pétition contre la répression "sanglante" au Sahara occidental remise au MAE français

Par D.R., El MOUDJAHID.COM, 18/12/2010
Une liste des 4.300 signataires de la pétition "Halte à la répression sanglante au Sahara occidental" a été remise hier au ministère français des Affaires étrangères, a-t-on appris des initiateurs de cette pétition.
Une délégation, composée de présidents d’associations de soutien au peuple sahraoui, a été reçue par M. Cyrille Rogeau, responsable de la sous-direction Afrique du Nord au ministère français des Affaires étrangères, qui a exprimé son "intérêt" pour le dossier remis, comprenant outre cette liste, les rapports des observateurs aux procès de militants sahraouis détenus, les communiqués d'associations internationales des droits de l'homme (Amnesty International, Human Rights Watch) ainsi que le témoignage "bouleversant" de Claude Mangin qui n'a pu voir son mari Ennaâma Asfari que cinq minutes au parloir de la prison de Salé, ont précisé à l'APS les membres des associations.
Celles-ci ont exprimé leur "étonnement" que le Conseil de sécurité de l'Onu "n'eut pas jugé utile d'envoyer une mission d'enquête internationale indépendante malgré la gravité des évènements".
Après avoir pris acte "avec satisfaction" que des responsables l'ambassade de France au Maroc, en collaboration avec celle de Grande-Bretagne, se rendraient dans les territoires occupés du Sahara occidental, la délégation a insisté auprès du ministère pour que des contacts soient pris avec les associations sahraouies, ont-elles relevé.
Après avoir "salué la résistance du peuple sahraoui" face à l'occupation et qui "a su inventer des formes pacifiques de protestation dans un contexte très difficile", la délégation a demandé au gouvernement français de tenir compte de cette nouvelle situation révélée par le "camp de la liberté", "en cessant d'apporter son soutien au plan marocain d'autonomie qui ne respecte pas le droit des Sahraouis à l'autodétermination".
La délégation a également demandé au gouvernement français de "s'engager résolument aux côtés des pays qui œuvrent pour la mise en œuvre urgente du référendum d'autodétermination et pour l'extension du mandat de la Minurso, à la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental". Elle a aussi insisté pour que la France intervienne auprès de l'Union européenne et de l'Onu afin que "des pressions efficaces" soient exercées sur le Maroc pour "l'arrêt de la répression et le respect des droits de l'homme, la libération des prisonniers politiques sahraouis, la levée de l'Etat de siège et le libre accès des journalistes et observateurs internationaux, ainsi que l'interdiction de l'exploitation des ressources naturelles sahraouies". "On compte actuellement plus de 200 prisonniers sahraouis (dont 19 poursuivis devant le tribunal militaire) qui subissent des conditions de détention très éprouvantes, alors que des dizaines de Sahraouis dont le sort est inconnu, sont en prison, où vivent cachés pour éviter d'être arrêtés, ce qui traduit le climat de peur installé depuis le 8 novembre", déplore la délégation des associations.
Alors que de nouveaux procès vont s'ouvrir, la délégation a également demandé au gouvernement français d'envoyer des observateurs et d'intervenir pour que ces procès soient "équitables et répondent aux normes internationales".
"Après avoir organisé quatre manifestations à Paris en trois semaines avec le soutien de partis politiques, syndicats et associations des droits de l'homme, les associations de soutien à la cause sahraouie poursuivent leur mobilisation contre la répression dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc et pour le droit à l'autodétermination", a déclaré cette délégation au terme de l’audience au ministère.
La délégation des associations françaises solidaires avec le peuple sahraoui se compose de Michèle Decaster (AFASPA), Jean-Paul Le Marec (CORELSO),Fabienne Reberioux (Association des Amis de la RASD), France Weyl (Droit Solidarité) et Brahim Sabbar, défenseur sahraoui des droits de l'homme, secrétaire général de l'ASVDH.
* Publié dans :* Sahara occidental
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Le savoir pour éradiquer la faim : cycle d'enseignement d'Ismail Serageldin

VousNousIls
Par Nadia Gorbatko, 15/12/2010
Ingénieur diplômé de l'Université du Caire et d'Harvard, ancien membre de la Banque mon­diale, direc­teur de la biblio­thèque d'Alexandrie, écri­vain… Ismail Serageldin a consa­cré toute sa car­rière au déve­lop­pe­ment écono­mique et social des plus faibles. Il vient de se voir attri­buer la chaire « Savoir contre pau­vreté » du Collège de France. Rencontre.
Ismail Serageldin © Patrick Imbert/ Collège de France
Pourquoi avoir choisi ce thème « savoir contre pauvreté » ?
Ismail Serageldin © Patrick Imbert/ Collège de France
Réduire de moi­tié le nombre des affa­més en 2015 était le pre­mier des objec­tifs du Millénaire adop­tés par les chefs d'Etats aux Nations Unies en 2000. Honte à nous tous ! Malgré l'opulence, les nou­velles tech­no­lo­gies et les extra­or­di­naires décou­vertes scien­ti­fiques, un mil­liard de per­sonnes envi­ron souffre aujourd'hui de la faim. L'obstacle majeur n'est pas la pro­duc­tion, mais l'accès à cette nour­ri­ture, tout en fai­sant face à l'augmentation quan­ti­ta­tive de la popu­la­tion et en veillant à ce que le contenu nutri­tion­nel demeure satis­fai­sant. Et, ceci avec les mêmes res­sources natu­relles en terre et en eau, lar­ge­ment sujettes aux méfaits du chan­ge­ment cli­ma­tique. L'adhésion des déci­deurs et des hommes poli­tiques à une pen­sée moins consen­suelle sur cette ques­tion est essen­tielle. Il faut trans­por­ter les nou­velles tech­no­lo­gies "du labo­ra­toire au ter­rain" et veiller à ce que les res­sources finan­cières de la recherche soient mobi­li­sées pour s'attaquer aux pro­blèmes des plus pauvres, c'est-à-dire aux pro­blèmes de la majo­rité de l'humanité.
Sur quels aspects du savoir comptez-vous par­ti­cu­liè­re­ment mettre l'accent ?
Au XIXe siècle, un groupe de per­sonnes a conçu l'esclavage comme un vice mons­trueux et déme­suré, et opté pour son abo­li­tion. Nommées Abolitionnistes, ces per­sonnes ont mené leur com­bat non sous pré­texte de leur propre inté­rêt écono­mique, mais en rai­son de leur indi­gna­tion morale. Aujourd'hui, il nous revient de deve­nir les nou­veaux Abolitionnistes. Nous devons com­battre les sen­ti­ments de com­plai­sance pou­vant aveu­gler le monde, et ne pas détour­ner notre regard de ce silen­cieux holo­causte qu'est la faim. Nous avons besoin pour cela d'une ini­tia­tive mon­diale, menée par les com­mu­nau­tés scien­ti­fiques, médi­cales et aca­dé­miques en faveur d'une ali­men­ta­tion saine. Et nous devons convaincre les gou­ver­ne­ments de la néces­sité de main­te­nir des réserves en ali­ments afin de faire face aux situa­tions d'urgence. Le but essen­tiel de mon cours sera de sou­li­gner que la faim dans le monde n'est pas iné­luc­table, et qu'il existe des solutions.
Quels béné­fices les ensei­gnants peuvent-ils tirer de vos leçons pour leurs classes ?
L'approche plu­ri­dis­ci­pli­naire à tra­vers laquelle nous abor­dons le sujet ser­vira sans doute un large public dont font par­tie les ensei­gnants de pri­maire et de secon­daire. Le dis­cours qu'ils doivent tenir aux enfants doit être simple, à mon avis, vivant, actuel et sur­tout ins­truc­tif et opti­miste. Nous avons le devoir de remettre aux enfants d'aujourd'hui le flam­beau du savoir car ils seront, eux, les déci­deurs de demain. Enseigner la méthode scien­ti­fique, le plu­ra­lisme, la tolé­rance et l'espoir est mon conseil aux éduca­teurs d'aujourd'hui. Il est temps d'utiliser notre savoir scien­ti­fique et les avan­cées tech­no­lo­giques pour pou­voir rele­ver les défis du futur.
Pour en savoir plus
Le cycle d'enseignement d'Ismail Serageldin au Collège de France débu­tera le 5 jan­vier 2011 et se ter­mi­nera le 21 jan­vier. Tous les cours sont en accès libre et seront par ailleurs dis­po­nibles en fran­çais et en anglais sur le site du col­lège de France : www.college-de-France.fr. A noter : un col­loque inter­na­tio­nal « La faim et la sécu­rité ali­men­taire dans le monde » est orga­nisé les 19 et 20 mai 2011.

NÉGOCIATIONS MAROC-FRONT POLISARIO : Ça passe ou ça casse!

Par Mohamed TOUATI, l'Expression, 18/12/2010
Le champ pour la paix, en cas de nouvel échec, devrait dangereusement se rétrécir.
Baisser de rideau aujourd’hui sur l’acte IV des discussions informelles de Greentree, à Manhassets dans la banlieue de New York, entamées en août 2009 à Durnstein près de Vienne, en Autriche.
Le conflit du Sahara occidental entrera-t-il dans une phase de confrontation? Tous les ingrédients semblent être réunis pour que cela explose! Violences, répression, arrestations arbitraires... sont le lot quotidien que subissent les militants sahraouis des droits de l’homme.
Le procès de sept d’entre eux devait s’ouvrir hier. Brahim Dahane, Ahmed Nassiri, Ali Salem Tamek, Lachgare Degia, Yahdih Ettarrouzi Rachid, Sghavar Lebaïhi et Saleh ont été arrêtés sur le tarmac de l’aéroport Mohammed V de Casablanca le 8 octobre 2009 après leur retour des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf.
La quatrième rencontre informelle entre les deux délégations, qui s’est déroulée du 16 au 18 décembre, s’est tenue sous le signe de la violation des droits de l’homme. Elle a de fortes chances de s’achever en queue de poisson. Une autre bonne raison de mettre les nerfs qui sont déjà à vif à rude épreuve.
D’autre part, il faut souligner qu’aucune avancée notoire n’a été décelée depuis que des pourparlers directs ont été engagés, en juin 2007, entre les négociateurs marocains et sahraouis sous l’égide de l’Organisation des Nations unies.
Les discussions butent sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination qui garantirait au peuple sahraoui de pouvoir s’exprimer librement quant à son avenir. Dans la sémantique utilisée par le pouvoir marocain et la presse qui lui est inféodée, le Sahara n’est plus occidental mais «marocain».
Une autre façon pour le Makhzen de dire qu’il ne cédera pas d’un pouce sur sa proposition de large autonomie qu’il a concoctée pour les territoires qu’il a annexés, et qu’il rejette de facto celle du Front Polisario qui s’appuie sur les résolutions 1813 (2008), 1871 (2009) et 1920 (2010) votées par le Conseil de sécurité. Que dit la dernière d’entre elles (1920, Ndlr) adoptée le 30 avril 2010? Elle demande aux parties de «poursuivre les négociations sous les auspices du secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies et prend note du rôle et des responsabilités des parties à cet égard».
Le texte est clair, net et précis. Le souverain marocain l’a compris comme il l’a voulu. «Le Maroc continuera à défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale sans renoncer au moindre pouce de son Sahara», a indiqué Mohammed VI au mois de juillet 2010, à l’occasion de la célébration du 11e anniversaire de son accession au trône.
Le Front Polisario, qui a toujours privilégié le dialogue, a fermement répondu à ce type de provocation.
«Que le Maroc de Mohammed VI soit convaincu que les Sahraouis ont la volonté, la décision et les capacités pour reprendre le combat», avait indiqué Bachir Sayed (frère du chahid El-Ouali Mustapha Sayed membre fondateur de la Rasd, dont il fut le premier président, tombé au champ d’honneur le 9 juin 1976), en marge des festivités commémoratives du 35e anniversaire de la Déclaration de l’union du peuple sahraoui. «Au cas où l’option des négociations ne permet pas au peuple sahraoui de réaliser ses objectifs, nous allons revenir au fusil», a prévenu le président de la Rasd.
Le SG du Polisario a appelé le secrétaire général de l’ONU à intervenir rapidement pour «stopper la campagne de diffamation chauvine et raciste menée par le gouvernement marocain contre le peuple sahraoui et en finir avec le climat de peur et de terreur sévissant dans les territoires occupés par le Maroc», peut-on lire dans un message publié par l’agence de presse officielle sahraouie daté du 16/12/2010.
«L’attaque de Gdeim Izik nous porte à croire que le pire reste à venir», a souligné Mohamed Abdelaziz.
Dans une lettre ouverte adressée au roi du Maroc, il attire l’attention du souverain chérifien sur d’éventuelles désastreuses retombées. «Vous pouvez imaginer les conséquences fâcheuses que connaîtrait la région si le gouvernement marocain ne cédait pas à la volonté populaire sahraouie et à la volonté de la communauté internationale d’organiser un référendum d’autodétermination et approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU en 1991», a averti le président sahraoui.
Rabat qui estime que la tenue d’un référendum qui inclurait l’option de l’autodétermination est «inapplicable», pourrait signer l’arrêt de mort des négociations.
http://www.lexpressiondz.com/article/5/2010-12-18/83926.html

ONU : Deux poids, deux mesures, efficacité ou laisser-faire...

Par APSO, 18/12/2010
L’un des objectifs des Nations Unies est de faciliter la coopération dans les domaines du Droit et de la sécurité internationale, du progrès social et des Droits de l'Homme. Il y a quelques jours, nous avons pu voir comment les Nations Unies ainsi que toute la diplomatie internationale peuvent être efficaces dans le cadre d’une violation flagrante des droits des citoyens. À l’issue des présidentielles en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a refusé de laisser le pouvoir à Alassane Ouatarra, vainqueur des élections. Cette atteinte aux Droits en présence d’observateurs internationaux ainsi que les violences qui ont suivi ont entraîné une condamnation unanime de la part de la communauté internationale.
Toutefois, la réaction internationale n’est pas toujours aussi rapide dans la condamnation des atteintes au droit international ni aux Droits de l’Homme. Presque muette après les 35 ans d’occupation illégale du Maroc au Sahara Occidental, cette même communauté internationale, si véloce à défendre les Droits du Citoyen et à protéger les principes des Droits de l’Homme, n’a pourtant pas bougé il y a moins de deux mois lorsque les forces militaires marocaines ont détruit avec violence un campement pacifique de Sahraouis.
Le secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon a déclaré, il y a deux jours, que le maintien de Laurent Gbagbo conduirait à une « parodie de démocratie ».
L’Union Européenne ainsi que les Etats-unis se disent prêts à prendre des sanctions économiques et diplomatiques contre Gbagbo et ses proches. Par contre, sur la question sahraouie, le Conseil de l’Europe se cache derrière le fait que « le Sahara occidental est en dehors du champ d'application géographique du Conseil de l'Europe. En conséquence, l’organisation n'est pas directement impliquée dans les efforts internationaux visant à trouver une solution au conflit dans cette partie du monde. »
Pour Nicolas Sarkozy, "Ce qui se passe en Côte d'Ivoire est parfaitement inadmissible ». Le président français non seulement parle de sanctions, mais surtout fait de cette question un problème urgent à résoudre au plus vite. Lors de l’attaque des soldats marocains sur les civils sahraouis, la réaction n’a pas été aussi prompte et la seule action de la France a été d’utiliser au Conseil de Sécurité son droit de veto pour faire en sorte qu’une mission d’enquête indépendante ne soit pas envoyée sur place pour une investigation sur les derniers événements.
Protéger le Maroc et son roi à tout prix ? Pourtant Nicolas Sarkozy le dit : c’est « à lui de choisir quelle est l'image qu'il veut laisser dans l'Histoire. S'il veut laisser l'image d'un homme de paix, il est encore temps, mais le temps presse ». Une phrase que devraient aussi bien méditer Laurent Gbagbo que Mohamed 6.
Parfois, certains scrutins prennent aux yeux de la communauté internationale plus d’importance que d’autres. Entre les élections présidentielles de la Côte d’Ivoire et le référendum d’autodétermination de la dernière colonie d’Afrique, le choix semble avoir été fait.

Maroc : "l'Observateur" dénonce la situation scandaleuse des oubliés de Brahma Lhafra

Par Ali Fkir, le coordinateur, 19/12/2010
L'hebdomadaire "L'Observateur" (N°103 du 17 au 23 décembre 2010) ) a consacré 6 pages à la situation cauchemardesque que vivent des centaines de familles du bidonville Brahma Lhafra.
Le "comité de la défense et de la libération des détenus et de la solidarité avec les victimes des intempéries et de l'exclusion", et en coordination avec la section de l'AMDH, organise 
le mercredi 22 décembre 2010 un sit in de protestation et une rencontre directe entre les journalistes et les familles des détenus, et ce, au local de la section de l'AMDH ( derb Chabab, avenue Abdelkarim Al Khattabi, Mohammedia Al Aliya )à partir de 18h

 
  

 
 
Les familles des 6 détenus du bidonville Brahma Lhafra, leurs amis, les militant-es de l'AMDH, section de Mohammedia... ne laisseront en aucun cas tomber ces innocents. Il est scandaleux que l'État emprisonne les représentants des sinistrés alors qu'ils ont été convoqués à la préfecture pour dialoguer. Du jamais vu!
Relire sur solidmar les reportages d'Ali Fkir sur le sujet depuis le 31/11/2010