Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est faim. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est faim. Afficher tous les articles

jeudi 25 août 2016

Sauver les réfugiés de la faim, c’est très simple!

Enfants-réfugiés

© AFP 2016 Stringer
France

Est-il possible de nourrir l'ensemble des réfugiés qui ont faim dans les rues de Paris ? Patrice Dubosc, bénévole auprès des réfugiés, a trouvé une solution.

Dans sa pétition qui a déjà recueilli quelque 50.000 signatures, Patrice Dubosc s'adresse à Martin Hirsch, directeur de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris. Sa demande est simple: redistribuer la nourriture non consommée des selfs des hôpitaux à ceux qui meurent de faim dans la rue. Il suffit de mettre ce qui reste dans des petits sacs pour emporter les restes.
"J'ai été spectateur un peu par hasard de ce qui se passait dans les cuisines du personnel dans un hôpital parisien. Il y a une quantité (de nourriture, ndlr) supérieure à la demande. Je pense qu'il y a une bonne quantité des repas qui part à la poubelle. Voyant ça, j'ai proposé d'essayer d'arrêter de vivre comme si tout allait bien, comme s'il n'y avait pas de problème alors qu'on a les moyens objectifs de répondre à la demande", a confié Patrice Dubosc à Sputnik.
L'auteur de la pétition en appelle notamment au respect de la loi concernant l'obligation faite à la grande distribution de ne pas jeter de nourriture (Loi n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire). "Peut-être serait-il temps d'arrêter ce comble d'indifférence insupportable à l'heure où le nombre de réfugiés sur Paris, démunis de tout, ne cesse d'augmenter!", exhorte Patrice Dubosc.
"Il y a des gens qui ont la gale à Paris. L'aide psychologique, ça devient une espèce de luxe. On est plutôt dans des problèmes de dénutrition, de manque d'eau, de choses vraiment de base. On est à Paris comme dans un des pires camps de réfugiés", déplore le volontaire.
Selon lui, il faut savoir assumer et faire des choix. "Mettre l'afflux de réfugiés en perspective avec des difficultés économiques, des problèmes interreligieux, de terrorisme, c'est honteux…", regrette-il. "Si la France accueillait les 30.000 réfugiés qu'elle s'est engagée à accueillir (ce qu'elle ne fait pas), cela représenterait 0,5 pour 1.000 habitants". L'interlocuteur de Spuntik indique que depuis très longtemps, des Français accueillent des réfugiés chez eux.
"Le problème, c'est que quand ils vont à la préfecture pour dire qu'ils ont des lieux et qu'ils attendent des réfugiés, on leur répond qu'il n'y en a pas, que c'est compliqué…"
Ce n'est pas la France qui a cette mentalité, poursuit Patrice Dubosc. Des sondages montrent que les Français sont prêts à accueillir, le problème est d'ordre politique, assure-t-il. "Moi, comme un certain nombre de citoyens, je ne peux pas vivre comme si de rien n'était. Vous vous promenez à Paris, vous voyez des terrasses avec des gens attablés et entre deux terrasses vous avez des familles avec des enfants sur des matelas qui n'ont rien à manger. Je suis désolé, je ne peux pas vivre dans un monde comme ça", conclut Patrice Dubosc.
Lire aussi:
Des politiciennes danoises poursuivies pour avoir abrité des migrants

Entre migrants et SDF, le choix s'annonce difficile pour la France

Calais: "Toutes les nuits les migrants prennent d’assaut la rocade"
Tags:
migrants, réfugiés, Union européenne (UE), Calais, Paris, France

mardi 1 octobre 2013

CCFD : Derrière les ordinateurs, la faim

Si ce message ne s'affiche pas correctement, redirection
MesOpinions.com
Derrière les ordinateurs, la faim !



PRES D’UN MILLIARD D’ETRES HUMAINS SOUFFRENT DE LA FAIM!


Avec nous, refusez que les denrées alimentaires de base comme le blé, le riz ou le maïs soient les nouvelles sources de profit de quelques-uns au détriment de la sécurité alimentaire de millions de personnes !


JE SIGNE DES MAINTENANT

Derrière les ordinateurs, la faim !

Le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires de lutte contre la faim. http://ccfd-terresolidaire.org http://ccfd-terresolidaire.org
http://ccfd-terresolidaire.org

don en confiance


En application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, relative à l’Informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d’un droit d’opposition, interrogation, d’accès et de rectification  des données à caractère personnel vous concernant. Vous pouvez exercer ces droits en écrivant à la Direction des Relations Donateurs du CCFD-Terre Solidaire, 4 rue Jean Lantier, 75001 Paris - France, Tél. 01 44 82 80 00 - Fax. 01 44 82 81 43 - Nous écrire - http://ccfd-terresolidaire.org


Si vous ne souhaitez plus recevoir la newsletter, vous pouvez vous désabonner : cliquez ici

dimanche 19 décembre 2010

Le savoir pour éradiquer la faim : cycle d'enseignement d'Ismail Serageldin

VousNousIls
Par Nadia Gorbatko, 15/12/2010
Ingénieur diplômé de l'Université du Caire et d'Harvard, ancien membre de la Banque mon­diale, direc­teur de la biblio­thèque d'Alexandrie, écri­vain… Ismail Serageldin a consa­cré toute sa car­rière au déve­lop­pe­ment écono­mique et social des plus faibles. Il vient de se voir attri­buer la chaire « Savoir contre pau­vreté » du Collège de France. Rencontre.
Ismail Serageldin © Patrick Imbert/ Collège de France
Pourquoi avoir choisi ce thème « savoir contre pauvreté » ?
Ismail Serageldin © Patrick Imbert/ Collège de France
Réduire de moi­tié le nombre des affa­més en 2015 était le pre­mier des objec­tifs du Millénaire adop­tés par les chefs d'Etats aux Nations Unies en 2000. Honte à nous tous ! Malgré l'opulence, les nou­velles tech­no­lo­gies et les extra­or­di­naires décou­vertes scien­ti­fiques, un mil­liard de per­sonnes envi­ron souffre aujourd'hui de la faim. L'obstacle majeur n'est pas la pro­duc­tion, mais l'accès à cette nour­ri­ture, tout en fai­sant face à l'augmentation quan­ti­ta­tive de la popu­la­tion et en veillant à ce que le contenu nutri­tion­nel demeure satis­fai­sant. Et, ceci avec les mêmes res­sources natu­relles en terre et en eau, lar­ge­ment sujettes aux méfaits du chan­ge­ment cli­ma­tique. L'adhésion des déci­deurs et des hommes poli­tiques à une pen­sée moins consen­suelle sur cette ques­tion est essen­tielle. Il faut trans­por­ter les nou­velles tech­no­lo­gies "du labo­ra­toire au ter­rain" et veiller à ce que les res­sources finan­cières de la recherche soient mobi­li­sées pour s'attaquer aux pro­blèmes des plus pauvres, c'est-à-dire aux pro­blèmes de la majo­rité de l'humanité.
Sur quels aspects du savoir comptez-vous par­ti­cu­liè­re­ment mettre l'accent ?
Au XIXe siècle, un groupe de per­sonnes a conçu l'esclavage comme un vice mons­trueux et déme­suré, et opté pour son abo­li­tion. Nommées Abolitionnistes, ces per­sonnes ont mené leur com­bat non sous pré­texte de leur propre inté­rêt écono­mique, mais en rai­son de leur indi­gna­tion morale. Aujourd'hui, il nous revient de deve­nir les nou­veaux Abolitionnistes. Nous devons com­battre les sen­ti­ments de com­plai­sance pou­vant aveu­gler le monde, et ne pas détour­ner notre regard de ce silen­cieux holo­causte qu'est la faim. Nous avons besoin pour cela d'une ini­tia­tive mon­diale, menée par les com­mu­nau­tés scien­ti­fiques, médi­cales et aca­dé­miques en faveur d'une ali­men­ta­tion saine. Et nous devons convaincre les gou­ver­ne­ments de la néces­sité de main­te­nir des réserves en ali­ments afin de faire face aux situa­tions d'urgence. Le but essen­tiel de mon cours sera de sou­li­gner que la faim dans le monde n'est pas iné­luc­table, et qu'il existe des solutions.
Quels béné­fices les ensei­gnants peuvent-ils tirer de vos leçons pour leurs classes ?
L'approche plu­ri­dis­ci­pli­naire à tra­vers laquelle nous abor­dons le sujet ser­vira sans doute un large public dont font par­tie les ensei­gnants de pri­maire et de secon­daire. Le dis­cours qu'ils doivent tenir aux enfants doit être simple, à mon avis, vivant, actuel et sur­tout ins­truc­tif et opti­miste. Nous avons le devoir de remettre aux enfants d'aujourd'hui le flam­beau du savoir car ils seront, eux, les déci­deurs de demain. Enseigner la méthode scien­ti­fique, le plu­ra­lisme, la tolé­rance et l'espoir est mon conseil aux éduca­teurs d'aujourd'hui. Il est temps d'utiliser notre savoir scien­ti­fique et les avan­cées tech­no­lo­giques pour pou­voir rele­ver les défis du futur.
Pour en savoir plus
Le cycle d'enseignement d'Ismail Serageldin au Collège de France débu­tera le 5 jan­vier 2011 et se ter­mi­nera le 21 jan­vier. Tous les cours sont en accès libre et seront par ailleurs dis­po­nibles en fran­çais et en anglais sur le site du col­lège de France : www.college-de-France.fr. A noter : un col­loque inter­na­tio­nal « La faim et la sécu­rité ali­men­taire dans le monde » est orga­nisé les 19 et 20 mai 2011.