Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est CCFD. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CCFD. Afficher tous les articles

vendredi 14 août 2015

Exposition : RegART et dignité à Briançon (05) du 11 au 18/8/2015

Exposition du 11 au 18 août 2015 de 15h15 à 18h15 Entrée Libre
- Briançon Vauban - place Èberlé ou petite gargouille 5, rue Mercerie

     L'exposition "REG'ART et dignité" présente rue Mercerie dans la vieille ville de Briançon est une occasion de favoriser une approche sensible des droits des femmes.

Exposition : RegART et dignité
 
Le CCFD-Terre Solidaire est reconnu première ONG de Développement en France.

Les enjeux de développement sont multiples et pour nous, indissociables. Le principe d’égalité entre les femmes et les hommes ne peut être respecté que si les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels sont appliqués sans discrimination entre les sexes. Toutes les études statistiques montrent que les femmes sont le groupe humain le plus discriminé du monde. Voilà pourquoi les bénévoles du CCFD-Terre Solidaire ont fait le choix de s’investir pour l’égalité femmes/hommes, au même titre que la souveraineté alimentaire, le partage des richesses financières ou encore la paix.

Cette mobilisation se traduit par des actions d’éducation, notamment autour de trois sous-thématiques : déconstruire les stéréotypes femmes/hommes, promouvoir l’autonomie économique des femmes et lutter pour la dignité des femmes en éradiquant les violences. Les méthodes pédagogiques sont diverses. Ici, nous vous invitons à une expérimentation artistique. Nous remercions les 9 artistes français et argentins qui ont accepté de se joindre au CCFD-Terre Solidaire pour promouvoir la dignité des femmes.

     Exposition du 11 au 18 août 2015 de 15h15 à 18h15 "Entrée Libre"
                           - Briançon Vauban - place Èberlé ou petite gargouille 5, rue Mercerie

jeudi 2 avril 2015

La CFDT délocalise au Maroc, selon elle pays éthiquement correct !



 

 La CFDT délocalise au Maroc

A lire le billet sur le Canard de ce mercredi, où l'on apprend que la confédération cfdiste a signé un marché de contrôle de ses fichiers informatiques, adhésions, prélèvements cotisation, à une boite du nom de NEOXIA, basée au Maroc;  si ça pouvait faire réfléchir les adhérents à remettre de l'ordre et de virer cette clique de Berger(s) plus hypocrites que les papes du Vatican ... 
De la bureaucratie à la hiérarchisation, les discours prémâchés ont tout corrompu. A la CFDT, il y a pourtant des militants sincères, qui ont malheureusement cette foi qui était peut être pertinente il y a trente ans, et on ne peut pas les en blâmer, sauf à les avertir sans paternalisme de bienveillance, à s'aguerrir et remettre à jour les schémas de pensée en habitus et selon l'évolution et la dégradation des liens sociaux portés par l'hyper libéralisme, et le médiatique formatage de l'opinion.
La sclérose des partis est aussi présente dans les syndicats trop centralisés, un mimétisme organisationnel qui se calque sur les institutions de la Véme, et on en perçoit au grand jour les dégâts, abus de position doctrinaire et matériel, constitution d'une élite syndicale de plus en plus déconnectée de leur terrain d'action, lecture par le haut avec trop de prise en compte des  intérêts globaux, le syndicalisme n'a pas vocation à faire le jeu des multinationales ni des entreprises en tentant d'y entrevoir une compassion budgétisée pour les difficultés qui sont réelles, le rapport de force à cette doctrine "réformiste libérale", en est réduit à la minimaliste, et sert à favoriser la désyndicalisation, de l'impossible union des confédérations, le tout conjugué depuis des années avec l'illusion de l'argent prèt facile d'accès, il y a là des explications au désarroi et rejet des organisations syndicales et des partis issus de la gauche en général... Sortir du monarchisme institutionnel.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Éléments de réponse concernant l’article du Canard Enchaîné

Cette semaine, le Canard Enchaîné a publié un article concernant la CFDT, intitulé « La CFDT délocalise au Maroc ».

Il est possible que certaines structures, militants ou adhérents nous interpellent sur le sujet.
Comme tous les systèmes informatiques d’envergure, Gasel a connu des difficultés au démarrage en 2013 et début 2014. Ces difficultés n’ont pas été niées. Elles ont fait l’objet d’interventions de syndicats au Congrès. Des actions ont été mises en place, et ces difficultés sont désormais résolues. L’application est en constante évolution et amélioration, pour tenir comptes des attentes et des besoins des utilisateurs.

Afin de prévenir toute polémique et pour être parfaitement transparent sur nos pratiques, voici quelques éléments de réponse quant aux « affirmations » erronées du journaliste.

Affirmation : « [La CFDT] tient même le registre des communications que chaque syndiqué a pu passer à son délégué via une plateforme téléphonique commune »

Ne mélangeons pas tout !  Il y a Gasel et le nouveau service pour les adhérents mis en place par la CFDT: Réponse à la carte. Ce service a déjà été expérimenté dans plusieurs régions et sera bientôt déployé au niveau national. L’objectif ? Être au plus près des adhérents pour répondre à leurs questions et à leurs préoccupations quotidiennes. La résolution générale, votée lors du congrès de Marseille, prévoit la généralisation de ce service à l’ensemble des adhérents.

Réponses à la carte garantit à tous les adhérents de la CFDT l’égalité d’accès à la prise en charge rapide de leurs questions, quelle que soit leur situation.

L’accueil des adhérents se fait par le biais d’une plateforme téléphonique. L’entreprise qui a été retenue, pour assurer l’accueil téléphonique des adhérents, est basée à Lyon et à Grenoble. Elle est spécialisée dans le service à la personne. Passé le premier appel, l’adhérent sera redirigé vers son Union régionale ou sa Fédération professionnelle.

Le suivi de l’adhérent consiste uniquement à vérifier qu’il a obtenu une réponse. Il est vrai que les questions posées par les adhérents sont conservées, mais dans le seul et unique but de faire des statistiques. Cela permettra de voir quels sont les thèmes les plus abordés, les problèmes les plus courants… Le système garantit bien évidement la confidentialité des appels et des conversations.

Affirmation : « Le traitement des données est assuré par une succursale de cette boîte à Casablanca »

« Cette boîte » est la filiale de notre prestataire Neoxia. La société Neoxia Maroc n’assure pas le traitement des données de Gasel, mais uniquement le développement du code informatique de l’application. Les données de Gasel, comme les autres données de la CFDT, sont traitées, stockées et sauvegardées en France, dans un Data Center sécurisé à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Au plus fort du projet, il y a eu environ 140 intervenants sur le projet, dont 20 seulement étaient au Maroc. Aujourd’hui, en vitesse de croisière, Gasel compte une quinzaine de collaborateurs externes réguliers, dont 4 sont au Maroc pour la partie « développement du code informatique », où ce pays possède une véritable expertise.


Affirmation : « La CFDT délocalise au Maroc »

La CFDT n’est bien sûr pas contre le fait de faire travailler des salariés dans les autres pays. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle soutient actuellement la proposition de loi sur le devoir de vigilance qui étend la responsabilité des entreprises entre maison-mère et leurs filiales où qu’elles soient dans le monde.

Elle se bat bien sûr aux côtés des organisations syndicales marocaines et travaille en particulier en étroite coopération avec l’Union marocaine du travail (UMT), un des principaux syndicats du pays, pour la défense des travailleurs et le respect de leurs droits.

Récemment, Laurent Berger a été à la rencontre de nos homologues marocains, lors du 11e congrès de l’UMT. Nos deux organisations syndicales, qui se rencontrent régulièrement, ont des chantiers et des conceptions communes sur le développement du syndicalisme dans les pays du Sud. Le dialogue est constant, notamment avec des réflexions partagées sur la démocratie sociale et syndicale. Nos relations de coopération visent d’ailleurs le renforcement du syndicalisme.

Affirmation : « D’anciens adhérents continuent à subir un prélèvement sur leur compte, certains cotisent malgré eux pour d’autres et des militants sont taxés plusieurs fois par mois »

Toute entreprise ou organisation ayant un système de prélèvement connait ce genre de situation. La CFDT ne fait pas exception. Cela est difficilement inévitable dans un système qui gère plus de 400 000 prélèvements par mois.

Les erreurs de prélèvements, 10 ou 20 par mois, sont strictement sous contrôle et font l’objet d’un processus de suivi et de réparation.


lundi 13 janvier 2014

CCFD : Terres : la série sur l'accaparement des terres agricoles




Le CCFD-Terre Solidaire ne pouvait rester indifférent à un phénomène qui a pris, ces dernières années, des proportions inédites à l’échelle planétaire : l’accaparement de terres agricoles. 

Achetés, loués ou concédés, des millions d’hectares sont arrachés aux communautés paysannes de nombreux pays du sud. Ils passent aux mains de sociétés agroindustrielles, d’Etats tiers et de fonds d’investissements. Des terres, qui assuraient l’alimentation des populations locales, sont détournées de leur fonction et dédiées à des monocultures d’exportation, à la production d’agrocarburants et, de plus en plus, à la spéculation foncière.
TERRES propose une série de web reportages destinés à informer et sensibiliser un large public. Dans ces reportages, réalisés dans huit pays d’Afrique Subsaharienne, d’Amérique latine et d’Asie, l’auteur rencontre des communautés paysannes, souvent partenaires du CCFD-Terre Solidaires. Celles-ci dénoncent la menace que représentent ces opérations foncières à grande échelle pour la sécurité alimentaire des populations locales, mais aussi les risques de conflits qu’elles génèrent et leur impact environnemental. Le CCFD-Terre Solidaire qui, depuis près de 20 ans, mène des projets visant à soutenir l’agriculture paysanne et assurer la sécurité alimentaire des peuples, joint sa voix à ceux qui affirment : « la terre n’est pas une marchandise ! »

mardi 1 octobre 2013

CCFD : Derrière les ordinateurs, la faim

Si ce message ne s'affiche pas correctement, redirection
MesOpinions.com
Derrière les ordinateurs, la faim !



PRES D’UN MILLIARD D’ETRES HUMAINS SOUFFRENT DE LA FAIM!


Avec nous, refusez que les denrées alimentaires de base comme le blé, le riz ou le maïs soient les nouvelles sources de profit de quelques-uns au détriment de la sécurité alimentaire de millions de personnes !


JE SIGNE DES MAINTENANT

Derrière les ordinateurs, la faim !

Le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires de lutte contre la faim. http://ccfd-terresolidaire.org http://ccfd-terresolidaire.org
http://ccfd-terresolidaire.org

don en confiance


En application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, relative à l’Informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d’un droit d’opposition, interrogation, d’accès et de rectification  des données à caractère personnel vous concernant. Vous pouvez exercer ces droits en écrivant à la Direction des Relations Donateurs du CCFD-Terre Solidaire, 4 rue Jean Lantier, 75001 Paris - France, Tél. 01 44 82 80 00 - Fax. 01 44 82 81 43 - Nous écrire - http://ccfd-terresolidaire.org


Si vous ne souhaitez plus recevoir la newsletter, vous pouvez vous désabonner : cliquez ici

mardi 2 juillet 2013

Quels modèles agricoles pour demain ?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Par mariefrancejoel, CCFD, 06/6/2013

Les défis de l’agriculture paysanne ici et là-bas »
Date : Le vendredi 19 juillet 2013 à partir de 9h30.
Lieu : Abbaye de Boscodon
La délégation CCFD - Terre Solidaire des Hautes-Alpes organise cet été, près d’Embrun,
dans le cadre à la fois bucolique et solennel de l’Abbaye de Boscodon, une journée qui a pour thème :
« Quels modèles agricoles pour demain ?
Les défis de l’agriculture paysanne ici et là-bas ».
Par cette journée ouverte au public de passage à l’Abbaye, et à nos militants et  sympathisants venus spécialement, il est prévu de :
-  rappeler les difficultés que rencontre, au nord comme au sud, l’agriculture familiale (politique commerciale déloyale, accaparement des ressources, crise alimentaire,
changement climatique…).
-  souligner les conséquences sur la sécurité alimentaire de plus d’un milliard de personnes
Face à ce constat, il sera aussi montré qu’il existe, dans un contexte de plus en plus tendu, des alternatives, même pour la petite paysannerie du Sud.
Des alternatives innovantes se développement comme l’agrobiologie ou la redéfinition des circuits de commercialisation et des habitudes alimentaires. Enfin, des luttes de groupement de paysans aboutissent parfois comme le Mouvement des Sans Terre au Brésil.
A cette fin seront présentés une exposition « La fin de la faim ? » et un montage vidéo.
Une table ronde permettra l’échange entre acteurs locaux, organisations liées au monde agricole, le chargé de mission du CCFD-Terre Solidaire spécialiste de l’Asie, et autres
intervenants sur ces questions.

Programme :
9h30 – 10h
Accueil avec l’exposition AlimenTerre.
10h – 12h30
Les difficultés de l’agriculture paysanne :
Introduction vidéo abordant :
L’accès réduit aux ressources.
La question des prix et l'inégalité dans les échanges commerciaux.
Le manque de politiques agricoles de soutien à la paysannerie
Débat avec les intervenant-e-s.
14h – 16h
Des solutions et des expériences qui marchent, des luttes qui aboutissent
Stands tenus par des associations alliés et acteurs en lien avec la thématique.
- Présentation de projets porteurs d’espoir et d’avenir.
- Possibilité donnée aux intervenant-e-s d'avoir un espace de présentation au
public d’un ouvrage, de réalisations ou d’un projet.
- Exemples de projets d’acteurs du sud.
- Une animation sera aussi proposée aux plus jeunes.
16 – 17h Conclusion de la journée.


Contact Presse
Joël Descoings
04 92 52 77 82 / 06 06 42
47 45
mariefrancejoel@aliceadsl.fr
Abbaye de Boscodon
05200 CROTS
www.abbayedeboscodon.eu

lundi 24 juin 2013

CCFD / Pour les pays du sud les paradis fiscaux sont des cimetières

crédit : Godong
Indignez-vous !
Soutenez notre action pour mettre fin au scandale des paradis fiscaux qui privent, ici et là-bas, les peuples de leur avenir !

Soutenez notre action pour lutter contre ce fléau !
Depuis les aveux de Jérôme Cahuzac, la France entière ouvre les yeux sur le scandale de l’évasion fiscale. Pour la France, les paradis fiscaux, c’est le prix de l’austérité, des services au rabais, d’un avenir morose.
Mais pour les pays du Sud, les paradis fiscaux, ce sont des cimetières !
Chaque année, 125 milliards d’euros de recettes fiscales échappent aux caisses des pays pauvres. 125 milliards disparaissent quand 30 milliards par an permettraient d’éradiquer la faim dans le monde !
Nous n’acceptons plus que près d’un milliard d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent de la faim quand l’argent qui pourrait les sauver s’envole vers les paradis fiscaux !
©CCFD-Terre Solidaire               
   

vendredi 26 novembre 2010

Le CCFD-Terre Solidaire est vivement préoccupé par les récents événements, à El Aaiun, capitale du Sahara Occidental

Par le Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement, Paris, le 25 novembre 2010
Le CCFD-Terre Solidaire est vivement préoccupé par les récents événements qui se sont déroulés dans la région d'El Aaiun, capital du Sahara Occidental administré par le Maroc.
Le 10 d'octobre dernier, des milliers de civils sahraouis ont volontairement quitté la ville d'El Aaiun pour dresser des campements et protester ainsi contre les conditions socio-économiques précaires, en raison de discrimination dont ils font l'objet.
Dans ces circonstances de quadrillage militaire, le 24 octobre 2010, le mineur sahraoui ELGARHI ENNAJEM âgé de 14 ans a trouvé la mort par balle alors qu'il se trouvait à bord d'un véhicule qui tentait de regagner le campement. Les 5 personnes qui l'accompagnaient ont été grièvement blessées.
Le lundi 08 novembre 2010, l'armée marocaine a organisé un assaut violent pour démanteler le campement. La violence qui en a suivi et qui s'est étendue à la ville de Laâyoune - violence déplorée par le Conseil de sécurité le 16 novembre 2010 - aurait causé une douzaine de morts dont la majorité dans les rangs des forces de sécurité, selon la police marocaine, et plusieurs dizaine de morts civils selon les associations de défense des droits de l'homme sahraoui, présentes sur place. Des dizaines d'arrestations arbitraires ont eu lieu et plusieurs personnes seraient toujours portées disparues.
La Mission des Nations Unies pour l'Organisation d'un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO), a été déployée depuis septembre 1991 suite à l'accord de cessez le feu entre le Maroc et le Front Polisario permettant ainsi de statuer sur le territoire du Sahara Occidental, actuellement non autonome et annexé par le Maroc depuis 1975.
La MINURSO est la seule mission de maintien de la paix de l'ONU à ne pas avoir une composante « droits de l'Homme » dans son mandat. Ceci est en contradiction avec les principes affichés du Département de maintien de la paix de l'ONU qui identifie le respect des droits de l'Homme comme un élément crucial pour atteindre une paix durable. En 2006, le Bureau du Haut Commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme (BHCDH) faisait valoir, dans un rapport confidentiel, que la situation des droits de l'Homme dans la région constituait une « préoccupation sérieuse » et déclarait qu'une surveillance plus approfondie de la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf était « indispensable ». Dans son rapport d'avril 2010, le Secrétaire général des Nations unies a rappelé que l'ONU « ne dispose pas sur le terrain de personnel expressément chargé de veiller au respect des droits de l'homme, la MINURSO n'étant pas dotée d'un mandat précis en matière de droits de l'homme et le Haut- Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme n'ayant pas de présence dans le territoire ni dans les camps de réfugiés proches de Tindouf ».
Ainsi malgré sa présence sur le terrain, la MINURSO n'a pas pu fournir des informations sur les évènements tragiques de ces derniers jours. Le manque d'informations sur la nature et l'étendue de la violence à Laâyoune ainsi que les déclarations contradictoires du Maroc et du Front Polisario démontrent la nécessité pour le Conseil de sécurité d'ajouter la surveillance et la protection des droits humains au mandat de la MINURSO.
Le CCFD-Terre Solidaire exprime sa vive préoccupation concernant la sécurité des populations civiles et condamne, à l'instar du Parlement européen dans sa résolution du 24 Novembre, les violences qui se sont produites lors du démantèlement du camp et dans les principales villes du Sahara occidental.
L'introduction d'une composante « droits de l'Homme » dans le mandat de la MINURSO pourrait non seulement permettre au Conseil de sécurité de recevoir des informations fiables et rapides sur une situation instable, mais aussi désamorcer les campagnes de désinformation menées par certains dans les deux camps et qui compliquent la recherche d'une solution politique au conflit.
Cette solution repose sur la mise en œuvre du plan de règlement du Secrétaire général des Nations unies accepté par le Maroc et le Front Polisario en 1991 et prévoyant un référendum par la voie duquel le peuple sahraoui choisirait entre l'indépendance et l'intégration au Maroc. Ce référendum s'inscrit dans la continuité de la résolution 4050 des l'Assemblée Générale des Nations Unies de 1985 qui réaffirme que "la question du Sahara occidental est une question de décolonisation à parachever sur la base de l'exercice par le peuple du Sahara occidental de son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance" (clause 1ère) et appelant « à un référendum à cette fin » (clause 3). Ces principes sont explicitement rappelés par la résolution 621 du Conseil de Sécurité des Nations Unis de 1988.
Depuis, le Polisario souhaite que les Nations unies organisent le référendum sur l'autodétermination avec trois options - indépendance, autonomie sous la souveraineté marocaine ou intégration au Maroc - tandis que le Maroc propose l'autonomie sous sa souveraineté, refusant toute option d'indépendance. Face au blocage entre les deux parties, les Nations Unies les exhortent, par la voie de la résolution 1754, à négocier « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental ».
Alors que les forces de sécurité marocaines procédaient au démantèlement du campement, le Front Polisario et des représentants marocains reprenaient le jour même des négociations directes à Manhasset (Etats-Unis) avec l'aide de Christopher Ross, envoyé spécial des Nations Unies pour le Sahara Occidental. On s'étonnera que ce cinquième round de négociations, qui devait se montrer « plus intensive et substantielle », n'aient pas abouti.
Le CCFD-Terre Solidaire appelle dès lors les autorités françaises à :
- promouvoir et faciliter l'extension du mandat de la MINURSO vers la surveillance du respect des droits de l'homme
- promouvoir et faciliter au sein du Conseil de Sécurité et auprès du Maroc et du Front Polisario la mise en œuvre du référendum sous l'égide des Nations Unies
(http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+MOTION+P7-RC-2010-0675+0+DOC+XML+V0//FR)