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mardi 4 août 2015

L’Eucoco appelle l’UE à revoir son partenariat,qui bafoue les valeurs de l’Union, avec le Maroc

Bruxelles, 1 août 2015 (SPS) .- 

La Coordination européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco) a appelé l’UE a revoir ses relations avec le Maroc, soulignant que le partenariat avec ce pays, qui viole sans cesse les droits de l’homme, «bafoue les valeur de l’Union».

«Nous en appelons aux responsabilités qui incombent à votre poste (la chef de la diplomatie européenne, Mme Federica Mogherini), et vous appelons à replacer les valeurs de l’Union européenne au centre des négociations avec le royaume marocain», a déclaré, dans un communiqué parvenu à SPS, le président de l’Eucoco, M. Pierre Galand, en réaction au discours de la diplomate prononcé récemment lors de sa première visite officielle au Maroc.

Mme Mogherini avait déclaré, lors de sa visite à Rabat le 21 juillet, que le Maroc est «un partenaire privilégié de l’UE, surtout dans les domaines de la sécurité, la prévention et de la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’en matière de gestion des phénomène migratoire».

«Je souhaite vous transmettre, au nom de la Coordination Eucoco, notre étonnement suite à ce discours», a insisté M. Galand, soulignant que «la teneur des propos adressés au gouvernement marocain, et surtout l’absence de réserves suite aux multiples et perpétuelles violations des droits de l’homme commises par le gouvernement marocain nous inquiète et met en exergue un problème de fond dans les relation que l’UE entretient avec le royaume du Maroc». «Ceci est d’autant plus préoccupant du fait que ces relations sont destinées à être développées dans le cadre de partenariat renforcé», a martelé le militant, rappelant à la chef de la diplomatie européenne les principes fondateurs de l’UE, notamment le «respect de la dignité humaine, de la liberté, de l’État de droit et des droits de l’homme».

Le président de l’Eucoco, qui juge inacceptable un partenariat européen avec le royaume du Maroc, a fait état d’un constat accablant de la situation des droits de l’homme, de la liberté d’expression et de la torture au Maroc et dans les territoires occupés du Sahara occidental.

«Récemment, de nombreux rapports des organisations des droits de humains ont alerté la presse et les décideurs politiques sur une intensification des violations des droits de l’homme au Maroc, ainsi que dans les territoires occupés du Sahara occidental», a-t-il rappelé.

Il a également mentionné que l’UE ne doit pas ignorer que le Maroc «occupe illégalement le Sahara occidental depuis 1975, il exerce la répression, la discrimination, la torture, le meurtre, la disparition de détenus et le pillage».

Ainsi, a-t-il ajouté en s’appuyant sur plusieurs rapports, l’année 2015 marque plus de 40 années durant lesquelles le peuple sahraoui a été privé, par le Maroc, de son droit à la décolonisation, et ce en violation de l’ensemble des normes du droit international, du droit humanitaire et du droit humain»
«L’absence de la liberté d’expression déjà révélée par l’héroïne Aminatou Haider est aujourd’hui rappelée au monde entier à l’occasion de la grève de la faim d’Ali Lemrabet», a-t-il également dit. Journaliste opposant et défenseur des droits de l’homme au Maroc, Lemrabet avait observé, pendant plus d’un mois à Genève, une grève de la faim pour protester contre le refus des autorités marocaines de lui renouveler son passeport et lui délivrer un certificat de résidence au Maroc.

«Vous ne pouvez ignorer que les discriminations dont sont actuellement victimes les migrants subsahariens s’intensifient et que de nombreuses violations des droits de l’homme sont commises à leurs égard», a également fait savoir M. Galand à Mme Mogherini qui avait salué dans son discours l’»action du gouvernement marocain en faveur de la coopération bilatérale avec l’Union». «Autant de violations qui démontrent clairement que les valeurs proclamées par l’Union sont bafouées», a souligné le président de l’Eucoco.

«L’UE, en concluant des accords bilatéraux avec le royaume du Maroc, n’est-elle pas complice de ces violations en s’abstenant à les dénoncer publiquement ?» s’est-il interrogé. Dans ce sens, il a rendu la chef de la diplomatie européenne «obligée» de rappeler le droit à l’autodétermination du Sahara occidental, qui est un des principe de la politique étrangère de l’Union. SPS

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lundi 3 août 2015

Le Roi Salmane attendu à Tanger



Le Roi Salmane attendu à Tanger
 (Photo MAP)
Médias 24 a pu confirmer auprès de sources bien informées que le Roi d’Arabie saoudite devrait arriver à Tanger dans les prochaines heures, ce dimanche 2 août.  Il séjournait à Vallauris, près de Cannes, depuis le 25 juillet dernier.
Les préparatifs pour son accueil à Tanger se sont accélérés au cours des dernières 24 heures.
Arrivée d’une centaine de limousines noires garées sur un immense parking adjacent à l’hôtel Mövenpick de Malabata, drapeaux marocains et saoudiens au vent, patrouilleur militaire naval au large du cap Spartel et du palais d’été tangérois du Roi Salmane: tous les signes attestent ce dimanche matin que le souverain saoudien écourtera ses vacances sur la Côte d’Azur prévues à l’origine pour durer trois à quatre semaines.
Toujours dans les signes des préparatifs, on peut signaler ce dimanche le déploiement de forces de sécurité sur la côte atlantique tangéroise près du palais saoudien, à proximité de l’hôtel Le Mirage et du pavillon d’été de la famille royale marocaine.
 Enfin, à l’aéroport de Tanger ce matin, les voies d’accès ont été dégagées et la file d’attente des taxis a été déplacée vers l’intérieur du parking payant.

Salmane apprécie Tanger depuis 20 ans
Avant d’être intronisé roi d’Arabie saoudite en mars dernier, Salmane avait l’habitude depuis près de 20 ans de passer de nombreux séjours à Tanger, «une ville que ses enfants aiment aussi beaucoup»  apprend-on auprès de personnes familières de l’entourage royal saoudien.
Salmane dispose d’une imposante résidence dans le quartier de La Montagne à quelques mètres du palais royal. Sur le même quartier, il dispose de bâtiments annexes et d’un espace dédié aux services de maintenance et au parking de voitures.
Côté plage, juste au sud du cap Spartel, le roi Salmane dispose d’une immense villa avec accès direct à la plage et héliport. Celle-ci est entourée d’une demi-douzaine d’autres villas de taille moins importante.
A l’été 2014 alors que Salmane était encore prince héritier et ministre de la défense saoudien, il était arrivé à Tanger dès le lendemain de la fin du mois de Ramadan accompagné de près de 500 personnes. Il avait séjourné jusqu’au 1er septembre à Tanger. Cette année, sa suite comprend plus de 700 personnes.

Sur Nice Matin, des lecteurs insultants
Depuis l’arrivée du roi Salmane sur la Côte d’Azur française à Vallauris, des critiques ont fusé car la maison royale saoudienne, pour des raisons de sécurité, a demandé la privatisation d’une plage publique qui fait moins de 100 mètres de long, La Mirandole.
Celle-ci est située sous le mur d’enceinte de la résidence royale, le Château L’Horizon. Le roi saoudien, 79 ans, a également demandé l’installation d’un ascenseur.
Quoique sans «valeur scientifique», un sondage des lecteurs de Nice-Matin révèle que 58% des votants jugent que la privatisation de la plage de La Mirandole pendant quatre semaines est un «passe-droit» et seuls 25% pensent que cela est acceptable pour des raisons de sécurité. La lecture des courriers envoyés par les lecteurs provoque des hauts-le-coeur, tant  les propos sont insultants et racistes.
Malgré les explications du préfet de région et les appels du président de la chambre de commerce de Nice, des associations de consommateurs, l’équipe municipale UDI (Centre-droit) de Vallauris et des groupes de citoyens ont multiplié les critiques en tous genres. Le sous-préfet de la région est allé jusqu’à indiquer que «si cela avait été Obama [ou Poutine, NDLR] les critiques n’auraient pas été aussi virulentes».
Car outre les critiques sur la privatisation de la plage et la construction temporaire d’un ascenseur pour permettre un accès direct à la plage, des fausses informations ont aussi circulé. Ainsi selon un syndicat de police marqué à l’extrême-droite et l’hebdomadaire Marianne,  «le roi d’Arabie saoudite a demandé qu’on relève les femmes gendarmes de leur poste de garde près du Château d’Horizon». Ce que les responsables de la police ont démenti.
Mais le mal était déjà fait. Mal accueillie, la famille royale saoudienne quittera dans les prochaines heures la Côte d’Azur française pour Tanger, dans une ville et un pays où le chef d'Etat saoudien se sentira chez lui.

IMIDER: Les villageois se protestent a l'occasion du 4ème anniversaire de début des protestations.

MOUVEMENT SUR LA VOIE DE 96 -
 IMIDER, 28/7/2015

Le mouvement sur la voie de 96 organisera des formes de protestations le 1 Août 2015 à l’ occasion du quatrième anniversaire de début du soulèvement populaire à Imider.
 
Les villageois accueilleraient donc la cinquième année en âge de leurs protestations pacifiques menées depuis l'été 2011 pour défendre un dossier revendicatif de droits sociaux-économiques et environnementaux, et ainsi contre la destruction de l'environnement et le pillage des richesses naturelles par a société métallurgique d'Imider (SMI) exploitant la mine d'argent à IMIDER depuis 1969.

Sur ce, nous tenons a ré-exprimer notre appel au soutien, de la part de toutes les  consciences vivantes, citoyens du monde entier et de la presse libre et humaine, pour sauver cette population saccagée et dépouillée de ses droits légitimes.

Merci d'avance pour tout le monde

ALBBAN 28-07-2015


« Le prix à payer » : l’assassinat d’un bébé palestinien


vendredi 31/7/ 2015



Un nouvel et ignoble attentat vient d’être commis par des extrémistes israéliens contre une famille palestinienne dans la nuit du 30 au 31 juillet à Kafr Douma, un village proche de Naplouse. Quatre colons ont incendié une maison laissant sur les murs l’inscription « Prix à payer ». Un enfant de 18 mois est mort brûlé, un autre est blessé, les parents sont entre la vie et la mort, brûlés au 3è degré, respectivement à 90% et 80%.
Les médias, ce matin mettent en avant les propos du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui se dit « choqué » par un acte qu’il qualifie de « terroriste ».

Ce qui est choquant et assimilable à du « terrorisme d’Etat », c’est la politique coloniale et l’occupation par Israël depuis 48 ans des terres palestiniennes qui provoquent ces actes criminels et racistes comme celui qui fit brûler vif début juillet 2014 le jeune Abou Khdaïr de Shouafat.

Ce qui est choquant, c’est la protection des colons à chaque agression menée contre les palestiniens dans l’annexion de leur terre, de leur village, de leurs maisons, de leur eau. Hier encore, le gouvernement Israélien ne vient-il pas d’autoriser la construction de 300 nouveaux logements pour étendre toujours plus, les colonies illégales en Cisjordanie.

Ce qui est choquant, c’est le silence des gouvernements Français et Européens et l’absence de courage pour sanctionner un Etat qui continue en toute impunité de bafouer toutes les règles du droit international et toutes les résolutions de l’ONU concernant l’occupation, le retrait israélien des colonies, le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
La France et l’Europe doivent agir et ne donner aucun crédit aux larmes de crocodile de Netanyahou, celui-là même qui, dimanche dernier, donnait son feu vert aux colons pour pénétrer en force sur l’esplanade des mosquées et s’introduire dans Al Aqsa en la vandalisant.
Le Bureau national

afps@france-palestine.org

31 juil. (Il y a 3 jours)


http://www.france-palestine.org/Le-prix-a-payer-l-assassinat-d-un-bebe-palestinien
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Israël veut nous faire croire que l'assassinat du bébé brûlé vif est l'acte d’extrémistes

Israël veut nous faire croire que l'assassinat du bébé brûlé ...

arretsurinfo.ch/israel-veut-nous-faire-croire-que-lassassinat-du-bebe-brul...

Des colons israéliens en Palestine se sont servis d'essence pour mettre le feu à des maisons palestiniennes...

Nécessité de briser "l’embargo" médiatique sur la question sahraouie



RASD, 27 /7/ 2015 


BOUMERDES- Les participants aux travaux de l’université d’été des cadres du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Boumerdes ont insisté lundi sur l’importance de briser "l’embargo" médiatique entourant la question sahraouie.

Des spécialistes en communication et des juristes qui ont animé des conférences dans le cadre de cette rencontre qui se poursuivra jusqu’au 12 août prochain, ont déploré une "campagne de désinformation" lancée par certains médias occidentaux concernant la question sahraouie, en "répandant de fausses informations" à ce sujet.
Selon le Dr Lazhar Marouk, spécialiste en communication à l’université d’Alger, les modes de communication traditionnels ou modernes sont devenus des outils d’aliénation et de manipulation de l’opinion publique à l’ère de la mondialisation, d’où l’importance pour le peuple sahraoui de s’engager et de s’investir dans cette bataille médiatique afin de "défendre sa cause au niveau international", a-t-il souligné.
L’absence de la question sahraouie dans les médias internationaux, en dépit de sa justesse, est lié au fait que ces mêmes médias, dans leur majorité, ne sont pas impartiaux dans cette affaire et adoptent une "position politique" concernant cette question, a-t-il relevé.
Ces médias sont gérés par des monopoles financiers et économiques à travers des multinationales dont les intérêts sont à l’opposée, en contradiction et en conflit avec ceux du peuple sahraouie, a-t-il ajouté.
"Le peuple sahraoui doit être à la hauteur du grand défi qui l’attend pour avoir une opinion publique mondiale sympathisante avec la question sahraouie, à travers une utilisation efficace de l’outil médiatique et des nouvelles technologies de l’Information et de la communication (TIC), et par une bonne exploitation des réseaux sociaux afin de mobiliser l’opinion publique autour de ses revendications", ont recommandé les participants.
De son côté, un spécialiste en droit international, le Dr Souileh Boudjemaa, qui a animé une communication ayant pour thème la protection des richesses naturelles sahraouies, a lancé un appel à l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour la création dans les territoires sahraouis occupés, d’une "organisation qui sera chargée de protéger et de recenser les richesses naturelles s’y trouvant et qui font l’objet de pillage de la part du colonisateur marocain".
L'intervenant a réitéré son appel au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, pour la mise en place d’un mécanisme de protection des droits de l’Homme dans les territoires occupés et qui sera sous la tutelle de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Il a également appelé à dévoiler "rapidement" les mesures additives qui devaient être prises en cas de rejet, par le Conseil de sécurité de l’ONU, de sa proposition contenue dans son rapport à ce même conseil, pour trouver une solution urgente à la question sahraouie.
Il a ajouté que la création de ces commissions indépendantes pour la protection des droits de l’Homme et des richesses naturelles au Sahara occidental "permettra d’influencer l’opinion publique, d’exercer une pression sur le Maroc et de dénoncer ses pratiques".

L'Observatoire marocain des prisons stigmatise l'univers carcéral actuel


  publié par LNT 29/7/2015
 L’Observatoire marocain des prisons (OMP) a appelé mardi à mettre un terme à la problématique d’encombrement à travers une véritable révision du système pénal et de la politique correctionnelle.
Dans une conférence de presse à l’occasion de la présentation de son rapport annuel de 2014 sur la situation des établissements pénitentiaires au Maroc, l’Observatoire a souligné la nécessité d’adopter les peines alternatives et les peines non privatives de liberté, de réformer et d’actualiser l’arsenal juridique, ainsi que de consacrer une approche participative dans la gestion des prisons associant les autorités gouvernementales, les institutions officielles et la société civile.
La note de présentation du rapport a cité plusieurs recommandations, portant principalement sur la nécessité de tenir une assise nationale sur les prisons, le soutien politique, matériel, humain et juridique à la Direction générale de l’administration pénitentiaire, l’élargissement et le renforcement du rôle de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus et l’élargissement de ses partenariats avec les organisations de la société civile, ainsi que la mise en œuvre des recommandations du Conseil national des droits de l’Homme et des commissions parlementaires.
Cette conférence de presse intervient dans un contexte international marqué par les efforts visant à adopter davantage de normes et de mécanismes internationaux y afférents aux droits des détenus et dans le sillage d’un contexte national qu’a connu des changements considérables en matière de droits et de libertés comme en témoignent la Constitution de 2011, qui a consacré des garantis aussi bien aux établissements pénitentiaires qu’aux détenus, et le débat en cours autour du code de la procédure pénale et l’avant projet du code pénal, a relevé la note de présentation.
D’après cette note, le rapport vise à jeter la lumière sur la situation des établissements pénitentiaires du Royaume et de livrer un diagnostique sur la relation entre les détenus et leur environnement social, administratif, judiciaire et législatif ainsi que d’attirer l’attention des responsables des établissements pénitentiaires sur les mesures à prendre dans les cas de dépassements ou de violations des droits des détenus.
Le rapport relève que la Direction générale de l’administration pénitentiaires est en contact direct avec l’OMP. L’objectif étant d’améliorer les conditions de détention et de protéger la dignité des détenus.
A ce titre, l’Observatoire marocain des prisons a traité en 2014 quelque 160 plaintes directes outre les plaintes transmises par les parties prenantes et celles rapportées par les différents médias portant en principe sur les grèves de faim, la violence, le traitement inhumain et le transfert à d’autres prisons.
En 2014, l’OMP a poursuivi ses activités portant, principalement, sur le suivi des plaintes, la promotion des droits humains et la participation active au débat en cours sur l’impératif de mettre en place un mécanisme national de contrôle et de surveillance des lieux de détention.
Le rapport s’est décliné en plusieurs axes, à savoir le cadre normatif international et national en matière des prisons, l’approche de l’observatoire pour améliorer la situation des prisons et les conditions d’incarcération des détenus, l’examen, l’évaluation et l’analyse des plaintes, ainsi que les conclusions et recommandations.
Intervenant à cette occasion, le président de l’OMP, Abderrahim Jamai, a indiqué que le rapport est basé sur trois principaux axes traitant de l’aspect légal et législatif et la gestion des prisons et de la situation des prisonniers et prisonnières, dont le nombre dépasse les 76.000 détenus dans 77 établissements, ce qui pose des problèmes de santé, d’encombrement et d’intégration dans l’environnement extérieur, ainsi que de la transparence et de l’ouverture sur l’opinion public.
Il a, également, souligné la nécessité de tenir une assise nationale sur la situation des prisons pour lancer une réflexion commune sur l’avenir des établissements pénitentiaires au Maroc, afin d’adopter une approche globale qui fait de la prison un établissement d’éducation et de citoyenneté.

Résumé du début de l'affaire Ali Lmrabet, le banni du royaume pour avoir "détruit" la thèse des séquestrés de Tindouf


Après dix ans d’interdiction d’écriture, il est privé 

de ses papiers

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Hacen Ouali,El Watan, 28.07.15
 
 Ali Lmrabet, journaliste marocain, exhibant sa liste de condamnations

Ali Lmrabet, journaliste marocain, exhibant sa liste de condamnations

Un apatride. Le célèbre journaliste marocain Ali Lmrabet risque de le devenir. Il se trouve dans une situation où les autorités de son pays refusent de lui délivrer ses papiers d’identité. Kafkaien.

Alors qu’il venait de «purger» une peine aussi arbitraire qu’absurde, le privant d’exercer son métier de journaliste durant dix ans, il fait face à un autre acharnement : le refus par l’administration de son pays de lui délivrer un certificat de résidence pour pouvoir renouveler ses papiers d’identité marocaine.
Le pouvoir marocain excelle dans les méthodes les plus cyniques pour infliger les pires injustices à ce vaillant journaliste dont l’esprit d’indépendance n’a d’égal que celui des républicains du Rif, sa région natale. Lui qui pensait reprendre son activité de journaliste et relancer ses deux journaux suspendus en 2015 par la monarchie après la fin de l’interdiction, le 11 avril dernier,  voit son calvaire se prolonger.
Les autorités de son pays refusent de lui établir ses papiers d’identité nationale. Cela rappelle étrangement l’épisode d’Abraham Serfaty, l’opposant historique au régime de Hassan II.

L’art judéo-amazigh de Chama Mechtaly censuré au Maroc


Chama Mechtaly, jeune artiste autodidacte marocaine et héritière d’une identité judéo-amazighe exprime à travers son art un Maroc pluriel. Il n’est malheureusement pas du goût de tous. 

Quand Chama Mechtaly nous reçoit dans son atelier éphémère, le temps semble presque suspendu. Assise entourée de ses toiles, une blouse maculée de tâches multicolores pour bleu de travail, on est encore loin d’imaginer que la jeune peintre autodidacte participe avec vigueur à briser le mur des différences entre juifs et musulmans d’origine nord-africaine. Plus qu’un travail de peintre, la jeune femme, qui poursuit ses études à Boston aux Etats-Unis en Relations internationales et résolution des conflits, nous livre également un travail d’historienne, d’anthropologue, avec beaucoup de sensibilité et de témérité.
"Le drapeau marocain revisité" censuré - Crédit : T. Bouraque
« Le drapeau marocain revisité » censuré – Crédit : T. Bouraque

« Drapeau marocain revisité » : une œuvre frappée par la censure

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 26 au 30/7/2015



jeudi 30 juillet 2015

Pétition : Le Maroc doit agir pour mettre fin à la torture et à l’impunité


Campagne contre la torture à Rabat en 2014
Campagne contre la torture à Rabat en 2014
[28/07/2015]
Au Maroc, les violences peuvent commencer dès l'arrestation par la police et les gendarmes, au cours d'interrogatoires lors de la garde à vue, ou en prison. Tout le monde peut être torturé : les militants politiques, les prisonniers qui organisent des manifestations ou les personnes soupçonnées d’infractions de droit commun. Récemment, des personnes ont même été emprisonnées pour avoir dénoncé des actes de torture. 
Non contentes de ne pas appliquer les protections juridiques existantes pour la lutte contre la torture, les autorités marocaines n'enquêtent pas non plus sur les allégations de torture et elles continuent d'utiliser des « aveux » obtenus sous la torture lors des procès. L'impunité des responsables et l'absence d'obligation de rendre des comptes règnent. 
En mai 2014, le roi Mohamed VI a déclaré qu'il ne saurait tolérer la torture. Appelez-le à respecter sa promesse de mettre fin aux actes de torture et autres mauvais traitements, afin que cela se concrétise à la fois dans la loi et dans la pratique. 

Signez notre pétition au roi Mohamed VI

Votre Majesté,
Je salue votre engagement à ne pas tolérer la torture. Cependant, malgré vos promesses, des allégations d'actes de torture et d'autres mauvais traitements commis par les forces de sécurité continuent à faire surface et les garanties légales en vigueur au Maroc contre la torture sont régulièrement bafouées. Votre promesse de lutter contre la torture doit être complétée par une action concrète pour éradiquer cette pratique odieuse. 
Le droit marocain doit consacrer les garanties les plus fortes contre la torture et autres mauvais traitements, et ces garanties doivent être mises en œuvre par tous les représentants des forces de l’ordre. 
Les personnes qui dénoncent des actes de tortures doivent être protégées du harcèlement et de l'intimidation, et les agents des forces de sécurité suspectés d'avoir commis des actes de torture et d'autres mauvais traitements doivent être suspendus en attendant une enquête.
Toute allégation de torture ou de mauvais traitements doit faire l'objet d'enquêtes approfondies, impartiales et indépendantes ; notamment en veillant à ce que toutes les personnes qui formulent de telles allégations soient examinées par un médecin indépendant dans les plus brefs délais. Ceux qui passent outre l'interdiction de torture ou d'autres mauvais traitements doivent être traduits en justice. Les survivants doivent pouvoir rapidement obtenir pleine réparation.
Je vous prie de croire, Votre Majesté, à l’expression de ma haute considération.

Torture: Amnesty lance une pétition à destination du roi du Maroc


Torture: Amnesty lance une pétition à destination du roi
Crédit : Business Insider


Amnesty international interpelle Mohammed VI et lui demande des mesures concrètes pour éradiquer la torture.

« En mai 2014, le roi Mohammed VI a déclaré qu’il ne saurait tolérer la torture. Appelez-le à respecter sa promesse de mettre fin aux actes de torture et autres mauvais traitements, afin que cela se concrétise à la fois dans la loi et dans la pratique », demande Amnesty International.
En matière de lutte contre la torture, le Maroc fait partie des cinq pays cibles de l’ONG, avec l’Ouzbékistan, les Philippines, le Nigeria et le Mexique.  Dans un communiqué accompagnant une pétition à destination du roi, Amnesty explique ainsi que dans le royaume, « les violences peuvent commencer dès l’arrestation par la police et les gendarmes, au cours d’interrogatoires lors de la garde à vue, ou en prison. Tout le monde peut être torturé : les militants politiques, les prisonniers qui organisent des manifestations ou les personnes soupçonnées d’infractions de droit commun », avant de faire référence à l’incarcération pour diffamation et mensonges de personnes ayant dénoncé des actes de torture, comme Wafaa Charaf par exemple.

« Votre Majesté, Je salue votre engagement »

Le texte de la pétition débute donc ainsi : « Votre Majesté, Je salue votre engagement à ne pas tolérer la torture. Cependant, malgré vos promesses, des allégations d’actes de torture […] continuent à faire surface et les garanties légales en vigueur au Maroc contre la torture sont régulièrement bafouées ». Concrètement, l’ONG demande au roi trois mesures : une réforme du droit pour consacrer la lutte contre la torture, la protection des personnes qui dénoncent ces actes et enfin la poursuite d’enquêtes « approfondies, impartiales et indépendantes » en cas d’allégation. Pour assurer la protection des présumées victimes, l’ONG demande que les fonctionnaires accusés soient suspendus durant l’enquête.
A vrai dire, Mohammed VI n’a pas exactement promis de mettre fin aux actes de torture. Lors d’un entretien avec Navy Pillay, la Haut-commissaire aux droits de l’Homme à l’ONU, il avait plutôt déclaré « ne pas tolérer la torture ».
En mai dernier, Amnesty international a rendu public son rapport sur la persistance de la torture au Maroc, fondé sur 173 témoignages. Le document liste même les procédés utilisés comme le viol ou les décharges électriques. Un rapport vivement critiqué par le Maroc, à travers la délégation interministérielle aux droits de l’Homme, qui a immédiatement dénoncé le fait qu’elle n’ait pas eu son mot à dire et que l’ONG ait « basé son enquête sur des données tronquées ».

Alerte : Des difficultés pour obtenir le passeport d’Ali Lmrabet seraient apparues

Alerte : Des difficultés pour obtenir le passeport d’Ali Lmrabet seraient apparues

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Mohamed Hassad, ministre de l’intérieur. Alors, passeport ou pas passeport ?
Apparemment, le bâtonnier Abderrahim Jamaï, avocat d’Ali Lmrabet, et des membres de son comité de soutien, ont toutes les difficultés du monde pour joindre le ministère marocain de l’intérieur et le consulat du Maroc à Barcelone.
Me Jamaï cherche à connaître les modalités pour l’obtention du passeport du journaliste. En vain. Il ne reçoit aucune réponse ! 
« Comment un citoyen, en l’occurrence Ali Lmrabet, peut se présenter devant un consulat sans rendez-vous, avec un consul parti peut-être en vacances et sans prendre connaissance des modalités du renouvellement de son passeport, surtout dans son état ? », explique Me Jamaï, qui fait part de son inquiétude et de sa colère.
Contacté depuis le Maroc par téléphone, le consulat général du Maroc à Barcelone est aux abonnés absents. « Si une administration ne répond pas au téléphone pour expliquer au citoyen ce dont il a besoin pour renouveler son passeport, c’est que quelque chose ne va pas, c’est qu’il y a anguille sous roche », conclue l’ancien président de l’Association des Barreaux du Maroc.
Me Jamaï estime donc qu’Ali Lmrabet ne doit pas bouger de Genève tant qu’il n’a pas obtenu des éclaircissements, car la parole de l’État marocain a été engagée par les déclarations du ministre de l’intérieur.
Certains soutiens d’Ali Lmrabet croient savoir que les autorités marocaines semblent désarçonnées par la réponse du comité de soutien du journaliste qui les a prises au mot.
Ce comité de soutien est entrain de faire les dernières démarches avant de décider ou non de convoquer une conférence de presse ou de publier un communiqué.
Le comité de soutien à Ali Lmrabet en Suisse est entrain de réfléchir également à convoquer une conférence de presse à l’Espace solidaire Pâquis de Genève.
Affaire à suivre …
Demain

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mercredi 29 juillet 2015

Le courage et la ténacité du journaliste Ali Lmrabet ont contraint les gérants du Makhzenland à plier l'échine.

 La NZZ pourra annoncer demain que le courage et la ténacité du journaliste Ali Lmrabet ont contraint les gérants du Makhzenland à plier l'échine. 
Soutenu à l'échelle internationale dans sa grève de la faim (35 jours) et ses revendications d'obtention de tous ses papiers d'identité, c'est la tête haute, que dans quelques jours, qu'Ali Lmrabet pourra regagner son pays, y exercer librement son métier et lancer ses deux journaux satiriques. Merci à toutes les personnes, ONG, médias, autorités suisses, Comité du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, ses ami(e)s, sa famille et les centaines de représentants des sociétés civiles de l'avoir formidablement soutenu dans sa lutte exemplaire. La victoire d'Ali restera gravée dans toutes les mémoires, elle est celle de la démocratie contre la tyrannie. 
Je veux exprimer ici toute ma joie à Ali: en arrêtant sa grève de faim, il a chanté un hymne à la vie et démontré à ses concitoyennes et concitoyens ce que le combat pour la justice, la liberté, la démocratie et la fraternité implique. La conquête de la citoyenneté politique est encore un long chemin à faire au Maroc, dans cette perspective, l'exemple d'Ali Lmrabet est un nouveau référent politique . Je veux lui exprimer ici, toute ma fraternité et ma plus sincère reconnaissance . Ahmed Benani- Genève-Lausanne, le 29 juillet 2015

Communiqué urgent du Comité de soutien au journaliste Ali Lmrabet

 Rabat le 29 juillet 2015

Communiqué

Suite à l’arrêt par Ali Lmrabet de sa grève de la faim le mardi 28 juillet 2015 à la demande du Comité de soutien et aux propos tenus par le ministre de l’Intérieur, Mohammed Hassad laissant entendre que Ali Lmrabet peut obtenir son passeport dans un délai de trois jours auprès du Consulat du Maroc à Barcelone, le Comité a informé le ministre de l’Intérieur de la nécessité de faire preuve de bonne foi et de respecter son engagement consistant à délivrer le passeport d’Ali Lmrabet à Genève où ce dernier doit être hospitalisé jusqu’à son rétablissement à cause de la grève de la faim qui a duré 34 jours. 
Mais jusqu’à présent, l’engagement pris par le ministre de l’Intérieur n’a pas eu de suite.
Le Comité de soutien au journaliste Ali Lmrabet dénonce la manière avec laquelle le ministre de l’Intérieur a réagi à sa requête et craint que les propos du ministre ne soient que des paroles en l’air visant à camoufler l’abus de pouvoir exercé contre le journaliste Ali Lmrabet.

 
Le Secrétariat du Comité

Rabat le 29 juillet 2015