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samedi 7 décembre 2013

Un mur pour mieux contrôler l’arrivée des immigrés irréguliers affluant de l’Algérie

Par Hassan Bentaleb, 30/11/2013

Le Maroc entre permissivité algérienne et rigidité espagnole



Un mur pour mieux contrôler l’arrivée des immigrés irréguliers affluant de l’Algérie


Le Maroc aurait son propre mur de séparation  tout le long de la frontière avec son voisin oriental. C’est ce qu’a révélé dernièrement une certaine presse de la place. Inquiet par les agissements des mafias de contrebande et des stupéfiants et pressé par  l’augmentation du  flux des migrants irréguliers sur son territoire, le Royaume envisagerait de dresser  un grillage le long de la frontière maroco-algérienne, s'étendant sur une distance de 450 km de Saidia à Figuig. Un projet qui suscite d’ores et déjà la polémique et jette un pavé dans la mare.    
En effet, les associations œuvrant dans le domaine des migrations n’ont pas hésité à émettre des objections à la construction d'une telle barrière. « Même si on ne dispose pas d’informations confirmant ou infirmant ce projet, on est contre toute militarisation des frontières et la restriction des libertés de circulation», nous a déclaré  Hicham El Baraka, président d’ABCDS Maroc,  association qui vient en aide à ces migrants à Oujda. Et d’ajouter: « Cette entreprise nous laisse perplexe parce que le Maroc a déjà émis son objection concernant la construction de la barrière du préside occupé de Mellilia». Même son de cloche de la part de Khadija Elmadmad, chaire Unesco «Migration et droits humains», Université Hassan II de Casablanca, qui estime que ledit grillage aura certainement des conséquences sur les droits des migrants. « Si le Royaume a le droit d’exercice de sa souveraineté sur son territoire, il reste pour autant la question de garantie des droits des migrants. C’est le cas, par exemple, des demandeurs d’asile. On se demande si le Maroc permettra au HCR et aux associations œuvrant dans le domaine de la migration d’accéder à ces zones», nous-a-t-elle précisé.
Mais l’Algérie est-il aujourd’hui un pays émetteur de migrants irréguliers vers le Maroc ? «Oui», nous a répondu Hicham El Baraka. «Les chiffres et les statistiques manquent mais sur le terrain, le constat est flagrant. Un grand nombre de migrants entrent clandestinement au Royaume via Maghnia, la ville algérienne la plus proche, pour arriver à Oujda et Nador», nous a-t-il expliqué.Suite de la première page

Notre source nous a révélé que s’il y avait une certaine baisse, ces derniers mois, du flux migratoire due au renforcement des contrôles aux frontières à cause de la guerre au Mali, de plus en plus de migrants irréguliers quittent l’Algérie pour le Maroc afin d’échapper aux attaques des bandes mafieuses et aux agressions des forces de l’ordre algériennes. «Aujourd’hui, les migrants irréguliers souffrent le martyre en Algérie à l’insu de tout le monde  d’autant qu’il y a peu d’associations qui s’occupent des droits des migrants dans ce pays », nous a-t-il affirmé.   
Pourtant, nos sources sont unanimes à souligner que la mise en place de ce grillage aurait des conséquences néfastes sur les relations entre les deux pays. Ainsi, Khadija Elmadmad   estime que ce projet portera un coup dur à l’unité maghrébine. Même constate de Hicham El Baraka. Il pense que ce sont les peuples des deux pays qui seront les premiers perdants. Certains spécialistes vont plus loin, en avançant que cette entreprise éventuelle susciterait des réactions de la part de l’Algérie à l’instar de la campagne menée depuis peu contre le Royaume.   
Autres interrogations suscitées par ce projet et non des moindres: le coût de ce projet. En effet, nombre de spécialistes de la question migratoire se demandent combien cette clôture coûterait au budget de l’Etat.  Des expériences mondiales similaires démontrent que le mur séparant les Etats-Unis et le Mexique aurait coûté de 10 à 20 milliards de dollars et que la barrière de Mellilia a été estimée à 33 millions d'euros. Des sommes faramineuses sans compter les frais de maintenance et de fonctionnement. Le Royaume a-t-il les moyens de ses ambitions ? Difficile de trancher mais ce qui sûr, c’est que ces murs de séparation ont déjà montré leurs limites. Le cas des Etats-Unis est édifiant à ce sujet. En effet,  la Cour des comptes américaine a révélé que certaines parties des barrières ont été traversées plus de 3000 fois en trois ans, découpées ou trouées à 1300 reprises par les immigrants ou leurs passeurs.  Pire, cette barrière dont la construction a commencé en 2002, aurait limité de 25 % seulement l'immigration mexicaine. Même constat au niveau de la barrière de Mellilia qui a enregistré une hausse de 87% des tentatives de franchissement entre le 1er janvier et le 17 septembre 2013.

http://www.libe.ma/Un-mur-pour-mieux-controler-l-arrivee-des-immigres-irreguliers-affluant-de-l-Algerie_a44469.html 
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Les barbelés entre le Maroc et l'Algérie, pour soulager la pression migratoire sur Melilla ?

 
N’en déplaise aux associations de défense des migrants, la frontière barbelée entre le Maroc et l’Algérie pour lutter contre l’entrée de migrants a de fortes possibilité qui attise l’enthousiasme du côté espagnol et particulièrement celui du délégué du gouvernement de Melilla, Abdelmalik El Barkani. Ce dernier estime que cette nouvelle méthode réduira la pression migratoire que subit l’enclave puisque la plupart des migrants entre via la zone algérienne de Maghnia.

Ils seront certainement les barbelés de la controverse. Depuis quelques jours, la presse espagnole et marocaine fait état de l’établissement prochain de barbelés entre le Maroc et l’Algérie. Et ceux-ci pourraient soulager la pression migratoire que subit l’enclave espagnole de Melilla. Hier, face aux médias ibères, le délégué du gouvernement de la ville autonome, Abdelmalik El Barkani, a, en tout cas, exprimé son soulagement quant à ce projet censé lutter contre l’immigration clandestine. L'installation de ces barbelés réduira les assauts répétés au niveau de Melilla, explique-t-il, puisque la plupart des migrants qui attendent au niveau des zones frontalières avec les deux présides entrent au Maroc via la zone algérienne de Maghnia.
Le délégué du gouvernement l'affirme : si une clôture de barbelés était installée au niveau de la frontière nord entre le Maroc et l'Algérie, ça soulagerait la pression migratoire sur l'enclave. « Plus le contrôle est fait par le Maroc sur l'Algérie, et même l'Algérie sur les pays du Sahel, et plus nous pouvons obtenir de meilleurs résultats dans le contrôle migratoire à Melilla parce qu'il y aurait moins de pression », a-t-il précisé.  Selon El Barkani, tous les analystes s'accordent à dire que la pression migratoire existe sur Melilla parce que la route atlantique d’entrée en Europe n’est plus aussi active après avoir connue une vague d’arrivée de canots aux îles Canaries.

De nouveaux barbelés de la discorde 
On comprend d’ailleurs l’enthousiasme du délégué de Melilla. Ces derniers mois, la pression migratoire a atteint un niveau rarement égalé au niveau des deux enclaves. Les assauts massifs se sont enchainés au point de pousser les autorités espagnoles à remettre au goût du jour d’anciennes méthodes pour réduire les tentatives d’entrées illégales. Elles ont procédé au rajout de lames tranchantes sur les grillages, dans les zones les plus menacées de la frontière de Melilla, afin de décourager les migrants. Cette mesure drastique a fait l'objet d'une vive polémique en Espagne comme lors de sa première expérimentation en 2007.
A l’époque, les organisations de défense des droits de l’homme étaient même montées au créneau pour dénoncer cette « barbarie » qu’on fait subir aux migrants. Elles déploraient les blessures graves subies lors de l’escalade par certains migrants au niveau des bras et des jambes. Finalement, l’Espagne critiquée de toutes parts, avait fait marche arrière en retirant ces fils de fer et autres matériaux « anti escalade ». Et aujourd’hui les critiques sont de nouveau sur le tapis.
Le projet marocain a lui aussi été dénoncée par le Groupe antiraciste de défense des migrants (GADEM), estimant qu’il s’agit d’une fausse solution. Pour sa part, le leader de l’opposition à Melilla est contre cette nouvelle mesure. Selon Mustafa Aberchàn, « cette clôture hypothétique entre Maroc et l'Algérie » n’a pas lieu d’être. Au contraire, pour lui, c’est à l’Union européenne d’élaborer un plan de lutte contre l’immigration clandestine 

Ce que coûte notre monarchie

Cette semaine, le numéro 597 de TelQuel : Budget royal. Le dernier tabou. Sacré, les finances du Palais font l’objet d’une présentation laconique devant les parlementaires, qui n’ont aucun interlocuteur du sérail pour en discuter. Opaque, le peu de détails fournis aux élus crée une confusion entre listes civiles, dotations de souveraineté et budget de la cour royale. Excessif, le Marocain paie pour la monarchie plus de onze fois ce que débourse un Anglais, pourtant treize fois plus riche.

JLEC : la petite histoire d’un géant de l’électricité. Le premier producteur privé d’électricité du pays entre en Bourse le 24 décembre. Retour sur l’histoire d’un colosse qui vaut 9 milliards de dirhams.

Rencontre : Aquarium  L’école des femmes. Depuis près de 20 ans, la compagnie fondée par la metteure en scène Naïma Zitane défend le féminisme sur les planches. Un théâtre militant qui s’inspire des maux de la société et mise sur la proximité.

+ Nos chroniques : Ta vie en l’air par Fatym Layachi, Décalages par Souleïman Bencheikh, A contre-courant par Omar Saghi, la page Blad Schizo, la section Passion, l’incontournable Zakaria Boualem…

Dès vendredi dans les kiosques !
Cette semaine, le numéro 597 de TelQuel : Budget royal. Le dernier tabou.
 Sacré, les finances du Palais font l’objet d’une présentation laconique devant les parlementaires, qui n’ont aucun interlocuteur du sérail pour en discuter. 
Opaque, le peu de détails fournis aux élus crée une confusion entre listes civiles, dotations de souveraineté et budget de la cour royale.
 Excessif, le Marocain paie pour la monarchie plus de onze fois ce que débourse un Anglais, pourtant treize fois plus riche.
 JLEC : la petite histoire d’un géant de l’électricité. Le premier producteur privé d’électricité du pays entre en Bourse le 24 décembre. Retour sur l’histoire d’un colosse qui vaut 9 milliards de dirhams. 
 Rencontre : Aquarium L’école des femmes. Depuis près de 20 ans, la compagnie fondée par la metteure en scène Naïma Zitane défend le féminisme sur les planches. Un théâtre militant qui s’inspire des maux de la société et mise sur la proximité.
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Langue marocaine / Débat frelaté !

Par Mohammed Belmaïzi, 03/12/2013

4 décembre 2013, 00:38
Préambule :

Ce n'est pas parce que Noureddine Ayouch, contesté pour diverses raisons, milite pour l'enseignement de l'arabe marocain (il oublie d'ajouter l'amazighe), qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain...

Par ailleurs, je voudrais conseiller la lecture d'un texte épais et combien mirifique de notre ami Ahmed Benani : "Langue et nation à l'aune de la modernité". Un texte qui mérite d'être traduit en arabe, pour contribuer efficacement à ce débat.

Ma contribution, succincte et bien modeste, et je reste ouvert au débat :

La langue marocaine qu’on s’empresse de qualifier de « darija » (dialecte) est une langue comme toutes les autres langues. Elle a sa structure et sa logique pour appréhender et dire le monde (poésie de Majdoub, des Nass Ghiwane, Jil Jilala, proverbes et contes... et cela s'applique sur la langue amazigh aussi) Elle ne peut être qualifiée de langue indigente ou complètement irrationnelle.

Ce dernier jugement a été déjà proféré par la « science coloniale ». Marçais savant de cette bourrasque indigne qui infériorise à souhait l'altérité, disait :

« l’arabe parlé est aussi peu apte que possible à formuler les choses intellectuelles. Son vocabulaire abstrait est indigent et ne permet que d’exprimer en gros, sans précision et sans nuances, des idées très simples »…

Mais ce n’est pas fini ! Car pour l’arabe écrit, c’est-à-dire littéraire, le même Marçais dit:

«Il manque presque infailliblement de naturel et de simplicité. On ne sera donc pas surpris que beaucoup de prosateurs arabes aient gongorisé, subtilisé à outrance, exprimé de pures niaiseries avec une recherche et un pédantisme incroyables, parlé trop souvent longuement pour ne rien dire et ne puissent en conséquence fournir de pâture convenable à de jeunes esprits français. »

(j’ouvre la parenthèse ici pour souligner que les islamistes d’aujourd’hui ont repris ce genre d’assertions insensées et terriblement dangereuse de la « science coloniale » pour décréter que la poésie et les écrits des penseurs arabo-musulmans, étaient la cause de la décadence de la civilisation andalouse et arabo-musulmane. Retenons que la cognition des islamistes et de la science coloniale, sont kif kif pareilles).

Pour être concis et viser la pertinence, je dirai que l’enfant marocain est dès sa première scolarité confronté au problème bilingue ou trilingue. Et l’enfant amazighophone et l’enfant arabophone affrontent au Maroc une situation tragique qui ne peut favoriser leur épanouissement et leur formation intellectuelle. Rare sont les enfants qui échappent à cette schizoglossie… qui fait que nombre d’enfants abandonnent leur scolarité. Et le régime marocain n'en a cure!

Déjà du temps de la revue Souffles, la question d’une langue étrangère imposée au détriment de la langue maternelle, a été posée avec acuité. Abdellatif Laâbi écrivait à ce propos que «L’adolescent de l’indépendance a perdu ce véhicule imposé (le français) mais il n’a pas reconquis l’autre (la langue marocaine). Il est aphasique. Sa pensée, sa personnalité profondes n’émergent qu’en bribes sporadiques, imprécises. »

Le linguiste marocain Ahmed Boukous, quand à lui relevait bien plus tard, que « la question de l’enseignement est pensée en terme de centralisme linguistique de sorte que ne sont enseignés que l’arabe classique et le français, comme si l’arabe dialectal et le tamazight étaient dénués de toute fonction cognitive, alors qu’il serait plus opératoire, plus juste et plus économique de les introduire dans le système scolaire, ce faisant, l’on éviterait au moins à la jeunesse les affres de la schizoglossie. »

Voilà qui est dit, pour infirmer cette folle idée qui attaque la langue maternelle marocaine (amazigh et arabe marocain) en la jugeant de débile et qui rendra les enfants débiles… si elle était enseignée à l'école primaire. Scientifiquement faux, archi-faux!!!

Des linguistes canadiens ont travaillé sur ce sujet et on abouti à l’idée que le bilinguisme ou trilinguisme dès la petite enfance peut retarder la parole et nuire à la capacité linguistique de l’enfant et à son intellect. Ils ont arrêté cette phase critique à l’âge de 12 ans, pour conseiller l’apprentissage dans la langue mère avant toute autre langue.

Après 12 ans, l’apprentissage des langues devient un jeu d’enfants. Et bien sûr, à ce moment, il faut encourager l’apprentissage des langues. Le maximum de langues sans conséquences néfastes!

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  • Photo de Ali Fkir.Ayouch et Laroui n'osent pas aller au fond du problème. Leur polémique en dehors du temps et de l'espace. C'est tout à fait normal. Les raisons?
    - Certainement qu'ils n'ont pas vécu dans leur enfance l'enfer que vivent les 90% des enfants du peuple.
    - Que leurs enfants n'ont pas fréquenté et ne fréquentent pas l'école "publique"
    - Qu'ils ne veulent en aucun cas un changement qui toucherait à l'ordre établi, l'ordre établi sur la trinité: Dieu, Patrie, Roi. La remise en cause de l'édifice social...leur fait peur. L'intérêt de classe oblige.
    Le débat relatif à la langue comme moyen/instrument d'apprentissage, comme élément d'identité ne peut qu'être positif. Mais il ne peut être productif que s'il s'inscrit dans le "diagnostic" de l'enseignement dans son ensemble.
    Ayouch est aveuglé par sa toile d'araignée de micro-crédit. Un créneau très rentable. Le taux d'intérêt est de 24% l'an. La darija est suffisante pour communiquer et amasser des fortunes. Les victimes du système de micro-crédit ne doivent en aucun cas accéder aux mathématiques financières ni être "trop savants". Ils faut les empêcher de comprendre.Laroui, grand intellectuel, produit d'idées. Mais quelles idées? Aveuglé par le panarabisme étroit, il réduit notre identité à l'arabe. Il oublie que nous sommes amazighs, arabes, africains et avant toute autre chose humain. Humain? Oui et par conséquent nos enfants doivent avoir les mêmes chances à leur naissance. L'enfant d'Imilchil, celui de Doukkala, celui de Jbala, celui du bidonville de la périphérie de Casablanca ont-ils les mêmes chances que ceux des beaux quartier tels Souissi à Rabat, Anfa à Casa et j'en passe? Nos deux intellectuels ont-ils parlé de l’unicité de l'enseignement? Aujourd'hui, la qualité de l'enseignement est proportionnelle à votre "fortune".
    L'arabe classique est une langue du passé, du présent- et de l'avenir, n'en déplaise à monsieur Ayouch. Notre autre langue Tamazigh a un grand avenir. Il suffit de se mettre au boulot.
    Le problème de toute langue trouve les causes de son rayonnement ou de sa décadence dans la puissance des peuples qui la parlent. Or l'arabe classique souffre de "l'arriérisme/sous-développement" التخلف quasi général que vit le monde arabe (y compris les pays arabo-amazighs du grand Maghreb). La tyrannie politique, le sous-développement économique, l'obscurantisme idéologique, les rapports sociaux moyenâgeux et j'en passe. Il y a un siècle, les européens riaient du chinois en tant que langue, en tant qu'écriture. C'était la Chine semi-féodale, la Chine arriérée. Aujourd'hui, on se bouscule pour apprendre le chinois, on fait les yeux doux aux Chinois...hier, le 3 décembre 2013, les chaînes européennes ont annoncé que le Yuan (monnaie chinoise) a surpassé l'euro. Yuan est devenu la 2ème monnaie des transactions internationales. Cette nouvelle ne reflète que la réalité des nouveaux rapports de force à l'échelle de la planète.
    Monsieur Laroui! si vous voulez assurer l'avenir de l'arabe classique, alors mettez vous au boulot en dénonçant les régimes despotiques (parmi eux le régime marocain), rangez-vous du côté des opprimés. Dénoncez le contenu de "notre" enseignement. A quoi ils servent التربية الاسلامية، التربية الوطنية، تاريخ السلاطين...الخ ؟
    Ali Fkir
    — avec Salah Elayoubi.
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Réflexions matinales d'Ali Fkir : TVA, retraites...

Il y a trente années (30), le taux de la TVA variait de 0% à 30%. Les produits de première nécessité étaient exonérés. Les produits de luxe (ceinture d'or, voiture de haute gamme, whisky...) étaient taxés à 30%/
Aujourd'hui, le 30% a disparu. Presque tout le monde est taxé à 20%. 
Exemple une bourgeoise qui s’achète une ceinture d'or (madmma), un grand bonnet qui se permet une voiture de première classe...sont taxé-es de 20% comme le père ou la maman qui a acheté les "sandales" aux petites d'en-bas.                                                                      ÉGALITÉ DEVANT LES IMPÔTS hhhhhhh
 Les DROITS? Chacun selon sa fortune. Pas de fortune, pas de droits de citoyenneté. hhhhhhhh Raison de plus pour lutter contre la société de classes!
                   Remarque matinale
                               Ali FkirIl y a trente années (30), le taux de la TVA variait de 0% à 30%. Les produits de première nécessité étaient exonérés. Les produits de luxe (ceinture d'or, voiture de haute gamme, whisky...) étaient taxés à 30%/

Aujourd'hui, le 30% a disparu. Presque tout le monde est taxé à 20%.
Exemple une bourgeoise qui s’achète une ceinture d'or (madmma), un grand bonnet qui se permet une voiture de première classe...sont taxé-es de 20% comme le père ou la maman qui a acheté les "sandales" aux petites de la montagne.

 ÉGALITÉ DEVANT LES IMPÔTS ? Les DROITS? Chacun selon sa fortune. Pas de fortune, pas de droits de citoyenneté.  Raison de plus pour lutter contre la société de classes!
****************
Si la société est organisée autrement, cette citoyenne sans droits de citoyenneté de 75 ans, vivrait ses dernières années dans des conditions humaines, savourerait les délices, fruit de son travail durant ses années de jeunesse, serait l'objet de la reconnaissance de la société, voyagerait à travers le monde, connaîtrait le bonheur et la quiétude qu'elle n'avait pas totalement vécus au cours des ses années de travail...Malheureusement nous vivons dans une société où règne l'ingratitude, une société bâtie sur-mesure pour les potentats et autres oisifs.
                                       Ali FkirSi la société était organisée autrement, cette citoyenne sans droits de citoyenneté de 75 ans vivrait ses dernières années dans des conditions humaines, savourerait les délices, fruit de son travail durant ses années de jeunesse, et serait l'objet de la reconnaissance de la société, elle voyagerait à travers le monde, connaîtrait le bonheur et la quiétude qu'elle n'avait pas totalement vécus au cours de ses années de travail...
Malheureusement nous vivons dans une société où règne l'ingratitude, une société bâtie sur-mesure pour les potentats et autres oisifs.

Un carton pour dormir...


Bonjour. Je reviens pour quelques jours sur Facebook saluer mes amis et dénoncer l'inexistence d'un plan "urgence-hiver" pour Casablanca. Des enfants et des âgés sont allongés à même le sol pour seul un carton leur servant de couverture durant près de 6 heures de nuit. 
Il est honteux que les 17.000 fonctionnaires élus locaux se couchent tous les soirs dans une bienveillance confortable quand les démunis comptent les minutes de froid jusqu'au petit matin. 
Obligation de l'Etat de leur procurer un lit, des couvertures et un repas chaud financés par nos impôts locaux : TVA et taxe urbaine. Puisque les Mosquées ne veulent pas les accueillir car trop impurs comparé à la "pureté" de certains impurs pratiquants, il y a des salles omnisports où l'on ne gagne rien qui pourraient servir d'abris. Il y a sur Casablanca 10.000 sans abris c'est à dire des gens errants entre le vagabondage et le vol. 
Société musulmane, société de l'humanisme pourtant société de l'indifférence.

POUR NE JAMAIS OUBLIER LA VERITABLE NATURE DU REGIME MAROCAIN

Par Ali Fkir, le 1er mars 2013
Les crimes du régime nous interpellent

Mohamed, l’ainé, Zahra, et Jmia Azghar, ont vu le jour dans une baraque du plus  grand bidonville de l’histoire du Maroc : «les carrières centrales», berceau de la résistance contre le colonisateur français. La mère était ouvrière dans une conserverie de poisson, le père ouvrier à la cimenterie Lafarge. Le couple s’est engagé tôt dans le mouvement national et a connu la répression. Le très jeune Mohamed va connaître sa première arrestation début des années cinquante.
Jmia nous dit qu’ils ont tous les trois « tété la mamelle de la résistance à travers leur mère Aïcha».
 
 Au lendemain de «l’indépendance» de 1956 dont les «accords d’Aix-les-Bains » (août 1955), furent le premier acte de « dépendance dans l’indépendance », première expérience mondiale du néocolonial, dont nous souffrons toujours aujourd’hui. Au lendemain de cette «indépendance», Mohamed participa à la création de l’UNFP (58/59), et depuis cette date Mohmed allait connaître les commissariats et les prisons du nouveau Maroc.
Jmia très jeune s’engage dans le militantisme progressiste. Omar Dahkoun, cheville-ouvrière des réseaux révolutionnaires ittihadis, rejoint la clandestinité à partir de 1969. Jmia, sa camarde, va jouer le dangereux rôle de « l’gent de liaison ».
Les 3 enfants (qui ont perdu leurs parents), furent arrêtés au lendemain du soulèvement armé de mars 1973. Ce fut pour eux la descente aux enfers ; Derb Moulay Chérif, le complexe « courfis », la prison de Ghbila pour les filles, de Kénitra pour le garçon, puis un centre clandestin par la suite en compagnie du martyr Omar Benjelloun.
 Jmia, va connaître l’enfer terrestre. Un jour, complètement déshabillée, ligotée et suspendue à la « perroquet », on amena son frère, Mohamed, puis Omar Dahkoun,, on lui creva un œil : il fallait qu’elle parle ou on lui creva le deuxième….elle allait voir des détenus mourir devant elle, elle rencontra Saïda Mnebhi…
    C’est indescriptible. C’est trop horrible ! 
Une fois sortis de cet enfer, les trois Azghar vont retrouver la baraque, plus délabrée que jamais. La solidarité des voisins.les sauva d’une mort de famine certaine. Ils résistent aux provocations policières, aux intimidations et surtout aux offres alléchantes de collaboration. Désemparée, Jmia va voir la direction de l’institution ittihadie (dar annachre, presse…). Elle fut recrutée, elle et sa sœur, par Mohamed El Yazighi : elle va toucher mensuellement 400 dh, sa sœur Zahra, 300 dh.
 Elle accueille chez elle   les correspondants du Journal «ANNAHJ ADDIMOCRATI» Ali Fkir, et Abdel Malek Oumalek, fin février 2007. Son frère Mohamed, sa sœur Zahra, étaient là. Ils confirment les dires de leur soeur. Ce qu’ils ont enduré était affreux, révoltant. J’avais la gorge serrée, les larmes aux yeux, la colère me suffoquait…
Nous avons évité de publier des détails. Jmia a lu et relu l’entretien, entretien enregistré sur un magnétophone…
Dignement, Jmia nous a quittés dernièrement, tête haute. Elle n’a rien regretté. Ses prolétaires parents ne peuvent qu’être fiers d’elle.
L’Histoire officielle ignorera ces martyrEs du peuple, comme elle ignore Abdel Karim Al Khattabi, la république du Rif, les soulèvements de mars 1965…Nos « historiens » tiennent à ménager les « institutions » (hhhhhh)
Nos féministes des palaces ignorent celles qui ne font pas partie de leur gent , nos partis politiques (y compris les démocratiques) ne font pas mieux. Seul ANNAHJ ADDIMOCRAT commémore chaque année les martyrEs, Même dans ce cas là, il faut reconnaître que nous sommes loin de faire notre devoir comme l’exige l’Histoire.
Ci-joint l’entretien (en arabe) tel qu’il a été publié par le journal « ANNAHJ ADDIMOCRAT ». Témoignage poignant, ça coupe le souffle, mais ça recharge les batteries des révolutionnaires. 
POUR NE JAMAIS OUBLIER LA VERITABLE NATURE DU REGIME MAROCAIN
                                Ali Fkir, le 1er mars 2013




                 من جرائم الاعتقال السياسي: المناضلة " اجميعة "
                              في حوار مع جريدة النهج الديمقراطي
 
 
   ولدت و كبرت جميعة داخل عائلة كادحة و مناضلة،عائلة أزغار، فهي تقول باعتزاز أنها رضعت النضال في سبيل الشعب من " بزولة" أمها. كان الأب يشتغل في معمل " لافارجlafarge " الأسمنتي بروش نوار ، و الأم  بمعمل تصبير الحوت بالحي المحمدي. الكل كان يعرف المناضلة النقابية عائشة الباهية. تقطن العائلة بكريان صنترال(carrière centrale) بالحي المحمدي، إحدى القلعات التي انطلقت منها شرارة مقاومة الاستعمار الفرنسي. وكان المنزل ـ البراكة مأوى للعديد من المقاومين.
 اعتقل الابن، محمد و عمره لا يتجاوز 17 سنة، سنة 1955 و أفرج عليه غداة رجوع الملك محمد الخامس، كمان تعرض لعدة اعتقالات و مطاردات فيما بعد. ساهم الأب و الأم و الابن في تأسيس الاتحاد الوطني للقوات الشعبية 1959.
 لقد كبرت جميعة و أختها زهرة في جو الحرمان و الإرهاب من جهة و جو الصمود و المقاومة و رفض الاستلام من جهة ثانية.
  و ها هم الإخوة الثلاثة، و بعد رحيل الأب و الأم منذ عقود مضت، يلتقون اليوم مع مراسلي جريدة النهج الديمقراطي، عبد السلام اومالك و علي فقير، لتحكي جميعة جزءا من تاريخها المتعلق بالاعتقال و الإرهاب السياسيين و المخلفات الجسدية و النفسية التي تعاني منها. رغم هذه المخلفات فقد وجدا مراسلا الجريدة الإخوة جميعة و زهرة و سي محمد بمعنويات مرتفعة يتحدثون بافتخار عن مسارهم النضالي، و عن المرحومين الأب و الأم الذين لم يقبلا  طول حياتهم أن يعيش مذلولين رغم الفقر و الحرمان.
  فتحياتنا نحن طاقم جريدة النهج الديمقراطي لعائلة أزغار، و شكرنا العميق للمناضلة جميعة على قبولها استقبال مراسلي الجريدة و التحدث للقراء عن جزء من حياتها.
                                         ...............................
ـ س: هل يمكن تقديم نفسك لقراء جريدة النهج الديمقراطي؟

ـ ج: اسمي أزغار جميعة، حوالي 60 سنة، ولدت و كبرت بكريان صنطرال، الحي المحمدي، الدار البيضاء، و هذه أختي الأكبر مني زهرة و سيلتحق بنا أخون الأكبر سي محمد. متزوجة، لدي بنت تدرس بالثاني الثانوي.

ـ س: كيف بدأ اهتمامك " بالسياسة" ؟

ـ ج : ولدت و كبرت وسط عائلة مناضلة، و درست في مدرسة كان يديرها المناضل الحبيب الفرقاني، و عشت انتفاضة مارس 1965، و ربطتنا علاقة الجوار بعائلة بوجمعة السكليست الذي حكم عليه بالإعدام اثر تفجير " لافوار" الحي المحمدي سنة 1952 و افرج عليه بعد الاستقلال، و هو من أكبر المقاومين و من أكبر مناضلي الاتحاد الوطني للقوات الشعبية، و قد توفي في العقد الماضي و هو منظف المراحيض العمومية بسيدي عثمان.

ـ س: ارتبطت معاناتك بلإرهاب الذي تسلط على التيارات الثورية الاتحادية غداة ما اصبح يطلق عليه "احداث 3 مارس 1973 "، و ارتبط اسمك باسم الشهيد عمر دهكون. فهل يمكن الحديث عن هذا الأخير  إن لم يكن هناك إحراج.؟

ـ ج: إن علاقاتي بعمر علاقات عائلية، كان أبوه يشتغل مع أبى بنفس المعمل، و علاقات سياسية كمناضلين اتحاديين. كان عمر دهكون مبحوثا عنه منذ 1970 في إطار ما يسمى "مجموعة مراكش" ( احمد بنجلون، الحبيب الفرقاني، سعيد بنعيلات....)، و قد كنت إحدى قنواته الأساسية في الاتصال بالمناضلين.
 كانت تحركاته محدودة و بحذر شديد، فمرة كان يلبس جلباب نساء، و مرة جلباب الفقيه بلحيته، و مرة بلباس عصري و بدون لحية... كنت ملقبة بزينب.

ـ س: متى تم اعتقالك؟

ـ ج: كان عمري لم يناهز بعد 27 سنة، و كنت أشتغل كممرضة متدربة. اعتقلنا، نحن الاخوة الثلاثة، ثلاثة أيام بعد اعتقال عمر. اختطفنا ليلا من المنزل و بعد حوالي 3 ساعات من الدوران، و رؤوسنا تحت أقدامهم ، و جدنا أنفسنا في معتقل درب مولاي الشريف.

ـ س:  كيف تم استقبالك؟

ـ ج: بعد "البندة و المونوط" بدا الاستنطاق و التعذيب مباشرة. كان الاستنطاق يدور حول علاقاتي بالفقيه ( الاسم المستعار لعمر)، بالتنظيم السري، بالسلاح... استعملت جميع وسائل التعذيب بما فيه الكهرباء في حميع أطراف الجسم الحساسة، و قد نتج عن هذا نزيف عانيت منه لمدة سنوات و سنوات. أنكرت كل شيء و صمدت. أتوا بعمر الذي طلب مني الاعتراف بالحقيقة لأنهم يعرفون كل شيء فلا داعي للنكران. كان جوابي هو أنني أعرف عمر دهكون عائليا و حزبيا و لا أعرفه فقيها أو منتميا لمنظمة سرية.
 في اليوم الموالي تم تجريدي من جميع الملابس و تم تعليقي على شكل " البروكي (perroquet) " مع الضرب، و الكهرباء و " الشيفون" و أحضروا أخي سي محمد الذي صدم بالمشهد الذي كان أمام عينيه و بدأ يحتج و يوضح أن علاقاتنا بعمر دهكون لا تتعدى علاقات عائلية.
" هزوني عريانة في كاشة مقطعة و موسخة".
 في اليوم الموالي استأنف التعذيب الرهيب و" طرتقت عيني اليسرى" التي فقدتها بشكل نهائي. أنا لا أرى بها اليوم. جيء بعمر ليرى حالتي، ذهل من حالتي وطلب منهم إسعافي. فكان جوابهم " ستفقد العين الأخرى إن هي رفضت التعاون معنا و تزويدنا بالمعلومات حول التنظيم السري و التخطيط للعنف و السلاح المستورد..." و قد تشبثت بما قلته سابقا: علاقاتي بعمر علاقات عائلية و حزبية فقط،، و لا تتعدى أنشطتي توزيع البيانات الحزبية و النقابية. و أن كل ما افعله، أفعله في سبيل الشعب و الوطن، و لدنا و كبرنا في البراكة، نفتخر بنضال أبوينا و بما نعمل.
   بقينا في هذه الظروف الجهنمية لمدة 6 شهور، بدون ألبسة و لا غسل، بدمائنا نحن النساء، نتبول في نفس المكان... يستغل الجلادون ( الحجاج) كل مناسبة لإهانتنا و ضربنا. لم يبقى لأختي زهرة إلا سنين اثنين بعد ضربها للفم من طرف جلاد عندما حاولت مساعدة عمر بنجلون الذي عجز عن استعمال يديه لشرب " السوبة Soupe" بعد حصة تعذيب رهيب.  كنت أتألم كثيرا لوضعية الأخت منديل عائشة الذي كان عمرها يناهز 70 سنة، و هي جارتنا و أم بوجمعة السيكليست و قد اعتقلت معنا نحن الاخوة الثلاثة في نفس اليوم، لم أعرف إلي حد الآن السبب . كان درب مولاي الشريف مملوءا عن آخره بالمئات من المناضلين.

ـ س: ماذا جرى بعد جهنم درب مولاي الشريف؟

ـ ج: نقلنا في حالة يرثى لها من معتقل مولاي الشريف إلى " الكربيس" المكون من عدة « هنكارات hangars » كانت تستعمل في ما يبدو لإيواء الطائرات ( مطار أنفا بالدار البيضاء). كان الجميع معصوبي العينين و مربوط " بالمنوط". كنت مربوطة بأختي زهرة  " بالمنوط" و أنا في حالة صحية متدهورة : العين تقطر الدم، و النزيف الذي لم يتوقف منذ أن استعمل الجلادون الكهرباء في الأماكن الحساسة. سوف لن تفارقنا المنوط أنا و أختي لشهور عدة.

ـ س: أعطينا بعض التفاصيل حول الكربيس.


ـ ج: وجدنا أمامنا مئات من المناضلين جيء بهم من مختلف الأقاليم ( خنيفرة، الحاجب، وجدة، اميلشيل، الراشيدية...).
   بقينا مرميين فوق الأرض، مختلطين، نساء و رجال، معرضين يوميا و ليلا لمختلف الإهانات ( الضرب، الكلام الساقط...)، بدون غسل ، فالقمل و مختلف الطفيليات كانت تفعل فينا ما تشاء.

 ـ س: هل فعلا كانت هناك وفيات؟

ـ ج: نعم فقد شاهدنا الجلادين يحملون المتوفين في صناديق خاصة.

ـ س: هل تتذكرين بعد أسماء الموجودين معكم في الكوربيس؟

ـ ج: هناك من النساء: زيادة على أختي زهرة و جارتنا المسنة منديل عائشة، هناك ايطو و أختها فاظمة من خنيفرة، خديجة أخت الشهيد الملياني الذي أعدم فيما بعد رفقة عمر دهكون، كانت هناك امرأة حامل من اميلشيل أجهضت نتيجة الاعتقال و التعذيب، و ليلى بوعبيد الليبية... و من الرجال أحمد صبري الذي أبان عن صمود و شجاعة مثله في ذلك مثل الحاج المنوزي و الوديع الاسفي...
  أطلق سراح البعض و وزعت الأغلبية على مختلف سجون المغرب للمحاكمة.
   أما نحن فبقينا في هذه الظروف اللاإنسانية لعدة شهور، قبل أن تتحسن شيئا ما وضعيتنا اثر انتفاضة أختي بعد الاعتداء الذي تعرضت له على يد أحد الحراس: "غسلنا، و لبسنا الكاكي و عزلنا عن الرجال، انخفضت حدة الاعتداء و الاهانة". و قد سبق لي أن طلبت من أحد الحراس أن يقتلني فرفض.

ـ س: ماذا وقع بعد الكوربيس؟

ـ ج: بعد أن قضينا حوالي 18 شهر بالكربيس، احلنا على السجن مرورا بوكيل الملك الذي استهزأ منا و قرأ علينا تهما مرتبطة بالتخريب، و الانتماء إلى منظمة سرية و حمل السلاح...

ـ س: كيف تم استقبالكم في سجن غبيلة بالدار البيضاء؟

ـ ج: تم استقبالنا في جو رهيب. الكل ينعتنا بالخطيرات منع عن الجميع الاقتراب منا أو الحديث معنا. رمينا نحن الثلاثة: أنا و أختي زهرة وعائشة منديل في زنزانة صغيرة و هي عبارة عن مرحاض. سنبقى معزولين عن البشر داخل الزنزانة لمدة ثلاثة أشهر.
كانت حالتنا الصحية جد متدهورة، لا نستطيع الوقوف لحمل الآكل من الباب حيث يضعه الحراس الذين لا يقتربون منا. لما لاحظت إدارة السجن أننا لا نأكل ظنت أننا دخلنا في إضراب عن الطعم. و راسلت إدارة السجون في الموضوع، و هكذا انتقل مدير إدارة السجون من الرباط إلى السجن بالدار البيضاء. أطل على الزنزانة و وجدنا نموت، و أنا رأسي في ثقبة المرحاض حيث سقطت، ذعر من المنظر و سألنا لماذا نرفض الأكل كان جوابي أننا غير قادرات للوصول إليه. أعطى مدير إدارة السجون تعليماته من أجل السماح لنا بالغسل، و بتزويدنا بالحليب ... و هكذا تحسنت نسبيا حالة الاعتقال.

ـ س: هل تعرفت على أحد داخل السجن؟

ـ ج: كانت تزورنا و تساعدنا المناضلة الاتحادية ( طالبة معتقلة بنفس الحي) عائشة مفتوح ( ليست عائشة فتوح التلميذة من طنجة والمعتقلة مع سعيدة المنبهي و اللواتي كن يتواجدن في حي آخر بنفس السجن). في أحد الأيام جئتني حارسة و طلبت مني اصطحابها في سرية تامة، و كم كانت مفاجئتي كبيرة عندما و جدت سعيدة المنبهي في انتظاري حيث شجعتني و قالت " رغم أننا ننتمي إلى مجموعات مختلفة  فان المبادئ و الأهداف تجمعنا".

ـ س: متى تمت محاكمتك؟

ـ ج: في النصف الأول من سنة 1975. طلب لي وكيل الملك المؤبد رغم أنني استحق حسب قوله الإعدام.
في نهاية الأمر حكم علينا بسنة سجن و غرامة مالية. خرجنا من السجن، و جدنا المناضلين و الجيران في استقبالنا.أما العائلة فلم يبقى لنا أحد: الكل مات قبل اعتقالنا.
رجعنا إلى "منزلنا"، و تكلف الجيران بإطعامنا ( هناك من يتكلف بالغذاء، و هناك من يتكلف بالعشاء). لم يكن لنا أي مورد للعيش كما منعتنا الشرطة من مغادرة الدرب للبحث عن العمل.
 و قد التحق بنا من بعد أخونا سي محمد الذي نقل إلى القنيطرة صحبة عمر بنجلون، حيث حكم عليه بالبراءة.
  بعد حوالي 7 سنوات من المعانات و الفقر و الحرمان و الاستفزاز البوليسي المستمر، اتجهت الى مقر جريدة حزب الاتحاد الاشتراكي لمقابلة محمد اليازغي حيث شرحت له و ضعيتنا المأساوية. و هكذا قرر تشغيلي كمنظفة في بناية الجريدة.
 لم أستطيع أن أقوم بجميع الأشغال نظرا لوضعيتي الصحية، و نظرا لضخامة الأشغال المطلوبة مني. طلبت منهم تشغيل أختي لمساعدتي و قد قبلوا، و هكذا أصبحت أتقاضى 8000 ريال و أختي 6000 ريال شهريا.

ـ س: و هل انتهت متاعبك مع الشرطة؟

ـ ج: لا بطبيعة الحال. لقد استدعانا الكومسير ثابت ( الذي تم إعدامه من بعد) أنا و أختي و مناضل اتحادي آخر. و لما استقبلني في مكتبه قال لي " أنظري أنت الممرضة و المناضلة و الصامدة كيف التلت بك الأيام  و أصبحت "جفافة" مقابل لاشيء. نحن مستعدون لتخصيص لكما، أنت و أختك "ماندات" شهرية ، بشرط أن تكونا رهن إشارتنا عند الحاجة". قلت له أن ما قمت به هو في سبيل الشعب و الوطن و أنا غير مستعدة لبيع كرامتي و شرفي. انقض علي بالضرب هو و شرطي آخر، فلولا أختي و المناضل الآخر لما تمكنت من الوصول إلى مقر الجريدة.

ـ س: هل لك كلمة خاصة للنساء بشكل عام و للشابات بشكل خاصة بمناسبة 8 مارس؟

ـ ج: أريد أن أقول أن نضالنا و تضحياتنا هي في سبيل الشعب، في سبيل الجيل الحالي و الأجيال القادمة.
 كما أطلب من الشباب عامة أن يدرس التاريخ لمعرفة جسامة التضحيات و أن يطلع على المساهمة الفعالة للمرأة المغربية في جميع المحطات النضالية، و أخيرا أعتبر العلاقات بين الرجل و المرأة يجب أن تكون نتيجة التفاهم و الاحترام المتبادل و المساعدة خارج و داخل المنزل. Une histoire dans l'Histoire : La famille AZGHAR.

C'est révoltant! Je suis choquée que l'on puisse dormir tranquille en lisant ça! Les crimes du régime nous interpellent.
 Mohamed, l’ainé, Zahra, et Jmia Azghar, ont vu le jour dans une baraque du plus grand bidonville de l’histoire du Maroc : «les Carrières Centrales», berceau de la résistance contre le colonisateur français. La mère était ouvrière dans une conserverie de poisson, le père ouvrier à la cimenterie Lafarge. Le couple s’est engagé tôt dans le mouvement national et a connu la répression. Le très jeune Mohamed va connaître sa première arrestation début des années cinquante. Jmia nous dit qu’ils ont tous les trois « tété la mamelle de la résistance à travers leur mère Aïcha». 
Au lendemain de «l’indépendance» de 1956 dont les «accords d’Aix-les-Bains » (août 1955) furent le premier acte de « dépendance dans l’indépendance », première expérience mondiale du néocolonialisme, dont nous souffrons toujours aujourd’hui; au lendemain de cette «indépendance», Mohamed participa à la création de l’UNFP (58/59), et depuis cette date Mohamed allait connaître les commissariats et les prisons du nouveau Maroc. Jmia très jeune s’engage dans le militantisme progressiste. Omar Dahkoun, cheville-ouvrière des réseaux révolutionnaires ittihadis, rejoint la clandestinité à partir de 1969. Jmia, sa camarde, va jouer le dangereux rôle de « l’agent de liaison ». 
Les 3 enfants (qui ont perdu leurs parents), furent arrêtés au lendemain du soulèvement armé de mars 1973. Ce fut pour eux la descente aux enfers ; Derb Moulay Chérif, le complexe « courfis », la prison de Ghbila pour les filles, de Kénitra pour le garçon, puis un centre clandestin par la suite en compagnie du martyr Omar Benjelloun. Jmia, va connaître l’enfer terrestre. Un jour, complètement déshabillée, ligotée et suspendue à la « perroquet », on amena son frère, Mohamed, puis Omar Dahkoun, on lui creva un œil : il fallait qu’elle parle ou on lui crèvera le deuxième….elle allait voir des détenus mourir devant elle, elle rencontra Saïda Mnebhi… C’est indescriptible. C’est trop horrible ! 
 Une fois sortis de cet enfer, les trois Azghar vont retrouver la baraque, plus délabrée que jamais. La solidarité des voisins les sauva d’une mort de famine certaine. Ils résistent aux provocations policières, aux intimidations et surtout aux offres alléchantes de collaboration. Désemparée, Jmia va voir la direction de l’institution ittihadie (dar annachre, presse…). Elle fut recrutée, elle et sa sœur, par Mohamed El Yazighi : elle va toucher mensuellement 400 dh, sa sœur Zahra, 300 dh. Elle accueille chez elle les correspondants du Journal «ANNAHJ ADDIMOCRATI» Ali Fkir, et Abdel Malek Oumalek, fin février 2007. Son frère Mohamed, sa sœur Zahra, étaient là. Ils confirment les dires de leur soeur. Ce qu’ils ont enduré était affreux, révoltant. J’avais la gorge serrée, les larmes aux yeux, la colère me suffoquait… Nous avons évité de publier des détails. Jmia a lu et relu l’entretien, entretien enregistré sur un magnétophone… Dignement, Jmia nous a quittés dernièrement, tête haute. Elle n’a rien regretté. Ses prolétaires parents ne peuvent qu’être fiers d’elle. L’Histoire officielle ignorera ces martyrEs du peuple, comme elle ignore Abdel Karim Al Khattabi, la république du Rif, les soulèvements de mars 1965…Nos « historiens » tiennent à ménager les « institutions » (hhhhhh) Nos féministes des palaces ignorent celles qui ne font pas partie de leur gent , nos partis politiques (y compris les démocratiques) ne font pas mieux. Seul ANNAHJ ADDIMOCRAT commémore chaque année les martyrEs, Même dans ce cas là, il faut reconnaître que nous sommes loin de faire notre devoir comme l’exige l’Histoire. Ci-joint l’entretien (en arabe) tel qu’il a été publié par le journal « ANNAHJ ADDIMOCRAT ». Témoignage poignant, ça coupe le souffle, mais ça recharge les batteries des révolutionnaires. 

 من جرائم الاعتقال السياسي: المناضلة " اجميعة " في حوار مع جريدة النهج الديمقراطي ولدت و كبرت جميعة داخل عائلة كادحة و مناضلة،عائلة أزغار، فهي تقول باعتزاز أنها رضعت النضال في سبيل الشعب من " بزولة" أمها. كان الأب يشتغل في معمل " لافارجlafarge " الأسمنتي بروش نوار ، و الأم بمعمل تصبير الحوت بالحي المحمدي. الكل كان يعرف المناضلة النقابية عائشة الباهية. تقطن العائلة بكريان صنترال(carrière centrale) بالحي المحمدي، إحدى القلعات التي انطلقت منها شرارة مقاومة الاستعمار الفرنسي. وكان المنزل ـ البراكة مأوى للعديد من المقاومين. اعتقل الابن، محمد و عمره لا يتجاوز 17 سنة، سنة 1955 و أفرج عليه غداة رجوع الملك محمد الخامس، كمان تعرض لعدة اعتقالات و مطاردات فيما بعد. ساهم الأب و الأم و الابن في تأسيس الاتحاد الوطني للقوات الشعبية 1959. لقد كبرت جميعة و أختها زهرة في جو الحرمان و الإرهاب من جهة و جو الصمود و المقاومة و رفض الاستلام من جهة ثانية. و ها هم الإخوة الثلاثة، و بعد رحيل الأب و الأم منذ عقود مضت، يلتقون اليوم مع مراسلي جريدة النهج الديمقراطي، عبد السلام اومالك و علي فقير، لتحكي جميعة جزءا من تاريخها المتعلق بالاعتقال و الإرهاب السياسيين و المخلفات الجسدية و النفسية التي تعاني منها. رغم هذه المخلفات فقد وجدا مراسلا الجريدة الإخوة جميعة و زهرة و سي محمد بمعنويات مرتفعة يتحدثون بافتخار عن مسارهم النضالي، و عن المرحومين الأب و الأم الذين لم يقبلا طول حياتهم أن يعيش مذلولين رغم الفقر و الحرمان. فتحياتنا نحن طاقم جريدة النهج الديمقراطي لعائلة أزغار، و شكرنا العميق للمناضلة جميعة على قبولها استقبال مراسلي الجريدة و التحدث للقراء عن جزء من حياتها. ............................... ـ س: هل يمكن تقديم نفسك لقراء جريدة النهج الديمقراطي؟ ـ ج: اسمي أزغار جميعة، حوالي 60 سنة، ولدت و كبرت بكريان صنطرال، الحي المحمدي، الدار البيضاء، و هذه أختي الأكبر مني زهرة و سيلتحق بنا أخون الأكبر سي محمد. متزوجة، لدي بنت تدرس بالثاني الثانوي. ـ س: كيف بدأ اهتمامك " بالسياسة" ؟ ـ ج : ولدت و كبرت وسط عائلة مناضلة، و درست في مدرسة كان يديرها المناضل الحبيب الفرقاني، و عشت انتفاضة مارس 1965، و ربطتنا علاقة الجوار بعائلة بوجمعة السكليست الذي حكم عليه بالإعدام اثر تفجير " لافوار" الحي المحمدي سنة 1952 و افرج عليه بعد الاستقلال، و هو من أكبر المقاومين و من أكبر مناضلي الاتحاد الوطني للقوات الشعبية، و قد توفي في العقد الماضي و هو منظف المراحيض العمومية بسيدي عثمان. ـ س: ارتبطت معاناتك بلإرهاب الذي تسلط على التيارات الثورية الاتحادية غداة ما اصبح يطلق عليه "احداث 3 مارس 1973 "، و ارتبط اسمك باسم الشهيد عمر دهكون. فهل يمكن الحديث عن هذا الأخير إن لم يكن هناك إحراج.؟ ـ ج: إن علاقاتي بعمر علاقات عائلية، كان أبوه يشتغل مع أبى بنفس المعمل، و علاقات سياسية كمناضلين اتحاديين. كان عمر دهكون مبحوثا عنه منذ 1970 في إطار ما يسمى "مجموعة مراكش" ( احمد بنجلون، الحبيب الفرقاني، سعيد بنعيلات....)، و قد كنت إحدى قنواته الأساسية في الاتصال بالمناضلين. كانت تحركاته محدودة و بحذر شديد، فمرة كان يلبس جلباب نساء، و مرة جلباب الفقيه بلحيته، و مرة بلباس عصري و بدون لحية... كنت ملقبة بزينب. ـ س: متى تم اعتقالك؟ ـ ج: كان عمري لم يناهز بعد 27 سنة، و كنت أشتغل كممرضة متدربة. اعتقلنا، نحن الاخوة الثلاثة، ثلاثة أيام بعد اعتقال عمر. اختطفنا ليلا من المنزل و بعد حوالي 3 ساعات من الدوران، و رؤوسنا تحت أقدامهم ، و جدنا أنفسنا في معتقل درب مولاي الشريف. ـ س: كيف تم استقبالك؟ ـ ج: بعد "البندة و المونوط" بدا الاستنطاق و التعذيب مباشرة. كان الاستنطاق يدور حول علاقاتي بالفقيه ( الاسم المستعار لعمر)، بالتنظيم السري، بالسلاح... استعملت جميع وسائل التعذيب بما فيه الكهرباء في حميع أطراف الجسم الحساسة، و قد نتج عن هذا نزيف عانيت منه لمدة سنوات و سنوات. أنكرت كل شيء و صمدت. أتوا بعمر الذي طلب مني الاعتراف بالحقيقة لأنهم يعرفون كل شيء فلا داعي للنكران. كان جوابي هو أنني أعرف عمر دهكون عائليا و حزبيا و لا أعرفه فقيها أو منتميا لمنظمة سرية. في اليوم الموالي تم تجريدي من جميع الملابس و تم تعليقي على شكل " البروكي (perroquet) " مع الضرب، و الكهرباء و " الشيفون" و أحضروا أخي سي محمد الذي صدم بالمشهد الذي كان أمام عينيه و بدأ يحتج و يوضح أن علاقاتنا بعمر دهكون لا تتعدى علاقات عائلية. " هزوني عريانة في كاشة مقطعة و موسخة". في اليوم الموالي استأنف التعذيب الرهيب و" طرتقت عيني اليسرى" التي فقدتها بشكل نهائي. أنا لا أرى بها اليوم. جيء بعمر ليرى حالتي، ذهل من حالتي وطلب منهم إسعافي. فكان جوابهم " ستفقد العين الأخرى إن هي رفضت التعاون معنا و تزويدنا بالمعلومات حول التنظيم السري و التخطيط للعنف و السلاح المستورد..." و قد تشبثت بما قلته سابقا: علاقاتي بعمر علاقات عائلية و حزبية فقط،، و لا تتعدى أنشطتي توزيع البيانات الحزبية و النقابية. و أن كل ما افعله، أفعله في سبيل الشعب و الوطن، و لدنا و كبرنا في البراكة، نفتخر بنضال أبوينا و بما نعمل. بقينا في هذه الظروف الجهنمية لمدة 6 شهور، بدون ألبسة و لا غسل، بدمائنا نحن النساء، نتبول في نفس المكان... يستغل الجلادون ( الحجاج) كل مناسبة لإهانتنا و ضربنا. لم يبقى لأختي زهرة إلا سنين اثنين بعد ضربها للفم من طرف جلاد عندما حاولت مساعدة عمر بنجلون الذي عجز عن استعمال يديه لشرب " السوبة Soupe" بعد حصة تعذيب رهيب. كنت أتألم كثيرا لوضعية الأخت منديل عائشة الذي كان عمرها يناهز 70 سنة، و هي جارتنا و أم بوجمعة السيكليست و قد اعتقلت معنا نحن الاخوة الثلاثة في نفس اليوم، لم أعرف إلي حد الآن السبب . كان درب مولاي الشريف مملوءا عن آخره بالمئات من المناضلين. ـ س: ماذا جرى بعد جهنم درب مولاي الشريف؟ ـ ج: نقلنا في حالة يرثى لها من معتقل مولاي الشريف إلى " الكربيس" المكون من عدة « هنكارات hangars » كانت تستعمل في ما يبدو لإيواء الطائرات ( مطار أنفا بالدار البيضاء). كان الجميع معصوبي العينين و مربوط " بالمنوط". كنت مربوطة بأختي زهرة " بالمنوط" و أنا في حالة صحية متدهورة : العين تقطر الدم، و النزيف الذي لم يتوقف منذ أن استعمل الجلادون الكهرباء في الأماكن الحساسة. سوف لن تفارقنا المنوط أنا و أختي لشهور عدة. ـ س: أعطينا بعض التفاصيل حول الكربيس. ـ ج: وجدنا أمامنا مئات من المناضلين جيء بهم من مختلف الأقاليم ( خنيفرة، الحاجب، وجدة، اميلشيل، الراشيدية...). بقينا مرميين فوق الأرض، مختلطين، نساء و رجال، معرضين يوميا و ليلا لمختلف الإهانات ( الضرب، الكلام الساقط...)، بدون غسل ، فالقمل و مختلف الطفيليات كانت تفعل فينا ما تشاء. ـ س: هل فعلا كانت هناك وفيات؟ ـ ج: نعم فقد شاهدنا الجلادين يحملون المتوفين في صناديق خاصة. ـ س: هل تتذكرين بعد أسماء الموجودين معكم في الكوربيس؟ ـ ج: هناك من النساء: زيادة على أختي زهرة و جارتنا المسنة منديل عائشة، هناك ايطو و أختها فاظمة من خنيفرة، خديجة أخت الشهيد الملياني الذي أعدم فيما بعد رفقة عمر دهكون، كانت هناك امرأة حامل من اميلشيل أجهضت نتيجة الاعتقال و التعذيب، و ليلى بوعبيد الليبية... و من الرجال أحمد صبري الذي أبان عن صمود و شجاعة مثله في ذلك مثل الحاج المنوزي و الوديع الاسفي... أطلق سراح البعض و وزعت الأغلبية على مختلف سجون المغرب للمحاكمة. أما نحن فبقينا في هذه الظروف اللاإنسانية لعدة شهور، قبل أن تتحسن شيئا ما وضعيتنا اثر انتفاضة أختي بعد الاعتداء الذي تعرضت له على يد أحد الحراس: "غسلنا، و لبسنا الكاكي و عزلنا عن الرجال، انخفضت حدة الاعتداء و الاهانة". و قد سبق لي أن طلبت من أحد الحراس أن يقتلني فرفض. ـ س: ماذا وقع بعد الكوربيس؟ ـ ج: بعد أن قضينا حوالي 18 شهر بالكربيس، احلنا على السجن مرورا بوكيل الملك الذي استهزأ منا و قرأ علينا تهما مرتبطة بالتخريب، و الانتماء إلى منظمة سرية و حمل السلاح... ـ س: كيف تم استقبالكم في سجن غبيلة بالدار البيضاء؟ ـ ج: تم استقبالنا في جو رهيب. الكل ينعتنا بالخطيرات منع عن الجميع الاقتراب منا أو الحديث معنا. رمينا نحن الثلاثة: أنا و أختي زهرة وعائشة منديل في زنزانة صغيرة و هي عبارة عن مرحاض. سنبقى معزولين عن البشر داخل الزنزانة لمدة ثلاثة أشهر. كانت حالتنا الصحية جد متدهورة، لا نستطيع الوقوف لحمل الآكل من الباب حيث يضعه الحراس الذين لا يقتربون منا. لما لاحظت إدارة السجن أننا لا نأكل ظنت أننا دخلنا في إضراب عن الطعم. و راسلت إدارة السجون في الموضوع، و هكذا انتقل مدير إدارة السجون من الرباط إلى السجن بالدار البيضاء. أطل على الزنزانة و وجدنا نموت، و أنا رأسي في ثقبة المرحاض حيث سقطت، ذعر من المنظر و سألنا لماذا نرفض الأكل كان جوابي أننا غير قادرات للوصول إليه. أعطى مدير إدارة السجون تعليماته من أجل السماح لنا بالغسل، و بتزويدنا بالحليب ... و هكذا تحسنت نسبيا حالة الاعتقال. ـ س: هل تعرفت على أحد داخل السجن؟ ـ ج: كانت تزورنا و تساعدنا المناضلة الاتحادية ( طالبة معتقلة بنفس الحي) عائشة مفتوح ( ليست عائشة فتوح التلميذة من طنجة والمعتقلة مع سعيدة المنبهي و اللواتي كن يتواجدن في حي آخر بنفس السجن). في أحد الأيام جئتني حارسة و طلبت مني اصطحابها في سرية تامة، و كم كانت مفاجئتي كبيرة عندما و جدت سعيدة المنبهي في انتظاري حيث شجعتني و قالت " رغم أننا ننتمي إلى مجموعات مختلفة فان المبادئ و الأهداف تجمعنا". ـ س: متى تمت محاكمتك؟ ـ ج: في النصف الأول من سنة 1975. طلب لي وكيل الملك المؤبد رغم أنني استحق حسب قوله الإعدام. في نهاية الأمر حكم علينا بسنة سجن و غرامة مالية. خرجنا من السجن، و جدنا المناضلين و الجيران في استقبالنا.أما العائلة فلم يبقى لنا أحد: الكل مات قبل اعتقالنا. رجعنا إلى "منزلنا"، و تكلف الجيران بإطعامنا ( هناك من يتكلف بالغذاء، و هناك من يتكلف بالعشاء). لم يكن لنا أي مورد للعيش كما منعتنا الشرطة من مغادرة الدرب للبحث عن العمل. و قد التحق بنا من بعد أخونا سي محمد الذي نقل إلى القنيطرة صحبة عمر بنجلون، حيث حكم عليه بالبراءة. بعد حوالي 7 سنوات من المعانات و الفقر و الحرمان و الاستفزاز البوليسي المستمر، اتجهت الى مقر جريدة حزب الاتحاد الاشتراكي لمقابلة محمد اليازغي حيث شرحت له و ضعيتنا المأساوية. و هكذا قرر تشغيلي كمنظفة في بناية الجريدة. لم أستطيع أن أقوم بجميع الأشغال نظرا لوضعيتي الصحية، و نظرا لضخامة الأشغال المطلوبة مني. طلبت منهم تشغيل أختي لمساعدتي و قد قبلوا، و هكذا أصبحت أتقاضى 8000 ريال و أختي 6000 ريال شهريا. ـ س: و هل انتهت متاعبك مع الشرطة؟ ـ ج: لا بطبيعة الحال. لقد استدعانا الكومسير ثابت ( الذي تم إعدامه من بعد) أنا و أختي و مناضل اتحادي آخر. و لما استقبلني في مكتبه قال لي " أنظري أنت الممرضة و المناضلة و الصامدة كيف التلت بك الأيام و أصبحت "جفافة" مقابل لاشيء. نحن مستعدون لتخصيص لكما، أنت و أختك "ماندات" شهرية ، بشرط أن تكونا رهن إشارتنا عند الحاجة". قلت له أن ما قمت به هو في سبيل الشعب و الوطن و أنا غير مستعدة لبيع كرامتي و شرفي. انقض علي بالضرب هو و شرطي آخر، فلولا أختي و المناضل الآخر لما تمكنت من الوصول إلى مقر الجريدة. ـ س: هل لك كلمة خاصة للنساء بشكل عام و للشابات بشكل خاصة بمناسبة 8 مارس؟ ـ ج: أريد أن أقول أن نضالنا و تضحياتنا هي في سبيل الشعب، في سبيل الجيل الحالي و الأجيال القادمة. كما أطلب من الشباب عامة أن يدرس التاريخ لمعرفة جسامة التضحيات و أن يطلع على المساهمة الفعالة للمرأة المغربية في جميع المحطات النضالية، و أخيرا أعتبر العلاقات بين الرجل و المرأة يجب أن تكون نتيجة التفاهم و الاحترام المتبادل و المساعدة خارج و داخل المنزل.

Il était aujourd'hui la burqa...

Comment une femme peut-t-elle arriver à se cacher le visage? Question qui choque beaucoup de gens.
 J'étais enfant dans la ville de Salé, voisine de Rabat, et ma mère me prenait de la main et nous traversions les ruelles parfumées de la vieille ville. Nous passions souvent chez Abbas, le fournisseur officiel des El Rhaib, voir s'il y a des nouveautés à prix payable. Il écoutait Brahim El Alami, Fouiteh, Warda al jazairya, Naima Samih dans yak a jerhi, et d'autres et d'autres. Elle portait un niqab traditionnel, beaucoup de femmes le portaient, et je savais combien elle aimait la musique. Mon défunt père avait un tourne-disque, 45 tours, et avait sont style de musique préféré, Chaabi dont la signification du mot arabe est sublime, ce qui est du peuple. Mon père écoutait Fatna Bente Alhoussine et Miloud Lmghari, il écoutait aussi Dahmane Al Harachi ( Une de ses chansons les plus célèbres Ya Rayah (Ô partant) a connu un grand succès à sa sortie en France en 1973 , Rachid Taha en a fait la reprise. 
La chanson originale a fait le tour du monde et a été traduite en plusieurs langues tout en gardant la même mélodie) . Mon père aimait la musique et je suis fier d'aimer la musique grâce à l'ambiance de fête qui régnait dans les foyers.

Du baptême au mariage, chaque étape de la vie est célébrée. Le mot arabe Nachat, l'ambiance joviale, signifiait que l'heure était à la fête. On s'amuse, on danse et on boit on cachette. On mange, on se soûle, et danse jusqu'au matin. Oui, c'était la fête!

Comme les autres femmes de sa génération, ma mère a décidé de laisser le niqab maghrébin traditionnel. Elle l'a tout simplement dépassé dans un Maroc qui avançait, un Maroc où la femme voulait être autre que soumise.

Aujourd'hui, quand je vois cette régression vers la burqa et dérivés, je me demande comment avions nous pu revenir si loin en arrière.

Comment l'histoire a pu avancer à reculons? Ma mère s'est battue pour arracher son ngab, et d'autres s'acharnent pour le reprendre comme signe de retour au point de départ!

Il était aujourd'hui la burqa...

À mon ami Mohammed Belmaïzi

Mohammed Belmaïzi Merci mon cher Driss, c'est émouvant d'évoquer ce parcours immobile. Heureusement que cet état est démenti par la nature qui bouillonne en nous. Les révolutions qui se passent sous nos yeux en sont une manifestation. Il y a une immense aspiration au changement. Mais il y a aussi les forces des ténèbres, la sacralité de l'ignorance... comme disait notre regretté Mohamed Arkoun.

La femme sera libre ou ne sera pas! Et là je pense à ce roi, qui avait interdit aux femmes de sortir de chez elles... je retrouverai son nom. Comme quoi l'histoire des femmes est liée à la tyrannie du pouvoir.

Le meilleur hijab qu'une femme devrait porter? Son sourire et son front fier et lisse! Une idée inspirée de Jibran Khalil Jibrane

Salah Elayoubi : Voici ma caricature !

  • J'ai participé à un concours de dessins, organisé en commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Voici ma caricature !
    https://www.facebook.com/  

AMRVT : Caravane « la santé, un droit pour tous , Ouvrons les portes aux lueurs de l'espoir »



ASSOCIATION MEDICALE DE REHABILITATION DES VICTIMES DE LA TORTURE (AMRVT)


20 Rue d’Alger – Casablanca  Tel/Fax : 05 22 22 61 27

Email : assoamrvt@yahoo.fr

Caravane médicale

Du  22   au  24  novembre 2013

BOUZNIKA

Sous le thème «  la santé, un droit pour  tous ,  Ouvrons les portes aux lueurs de l'espoir »



  A l’occasion du congrès du Forum Marocain pour la vérité et la  justice qui s’est tenu a Bouznika ,  du  22 au 24 novembre 2013 L’AMRVT  a organisé, une   caravane médicale   aux profit  des congressistes



Notre  mission consistait a prodiguer les premiers soins et d’évaluer l’état social, médical, psychique et psychologique des  victimes de la torture. Pour atteindre ces objectifs, l’AMRVT a mobilisé une équipe médicale composée de médecins généralistes et spécialistes,  et d’une équipe de coordination composée d’accueillantes et de coordinateurs membres de l’association.



Cette caravane  a permis  d’assurer des consultations au profit  de 81 patients dont 67  victimes directes  venant de différentes provinces ayant connu des violations graves des droits de l’homme  particulièrement les provinces de Tinghir, Errachidia, Imilchil, Khenifra , Benimellal, Marrakech, Agadir, Rif….     



   C:\Documents and Settings\redouane\Bureau ordin maison 25 janv 13\MES DOC\PHOTOS\CARAVANE BOUZNIKA  22 AU 24  NOV 13\CARAVANE  BOUZNIKA  22 AU 24 NOV 13 (31).JPG C:\Documents and Settings\redouane\Bureau ordin maison 25 janv 13\MES DOC\PHOTOS\CARAVANE BOUZNIKA  22 AU 24  NOV 13\BOUZNIKA NOV 13- APP CENTRE\caravane Bouznika  22 au 24 novemebr (85).JPG

 Un travail de sensibilisation fut mené auprès  des   victimes, pour faire connaitre l’association et ses objectifs :

·        Accueil et orientation ,réhabilitation  des victimes de la torture, 

·       Assistance d’ordre médicale, psychologique, psychiatrique, sociale et juridique des victimes 

·       Accompagnement des victimes de la torture,  et aide a la réinsertion sociale et professionnelle.

·       Sensibilisation des professionnels de santé, du Droit et du milieu associatif vis-à-vis de la torture 

·       La mise en œuvre de programmes d’action visant à mettre fin aux pratiques de la torture et à leurs conséquences et lutte contre l’impunité.

   Enfin des actions  de sensibilisation ont été prodigués, sur certaines maladies, en particulier le diabète et l’hypertension artérielle . 

 En parallèle  aux activités médicales , durant ces trois jours  l’AMRVT  a exposé une collection  de photos et de tableaux représentant les différentes activités de notre association et d’autres ; en rapport avec les années de plomb , dans le cadre de  la mémoire ,contre l’oubli ,l’impunité et  plus jamais ça ;

A rappeler que notre association a déjà  organisé    plusieurs caravanes médicales dans les régions ayant connu de graves répressions et atteintes aux   droits de l’homme (Khénifra,Marrakech,Benimellal,Tinghir,Imilchil,Figuig,Bouarfa,Tazmamart..)

 Des soins et conseils dispensés ont été très variés (ophtalmologie, ORL, gynécologie, cardiologie ,gastroentérologie, dermatologie, pédiatrie, neurologie, traumatologie, rhumatologie et chirurgie dentaire  …)


La caravane de Bouznika a été passionnante et concluante par

- le nombre de participants, par les soins prodigués, les orientations vers des structures de santé spécialisés

-le nombre important des victimes qui ont pris contact pour la première fois avec notre organisme

- l’intéressement des victimes et des organes de presse, des organisations de droits de l’homme et de la société civile , a l’exposition photos et aux documents reprenant les activités nationales et internationales de l’AMRVT

-Le bon équilibre et la bonne entente de toute l’équipe médicale et de son staff

Enfin  Pour un proche avenir, l’AMRVT a programmé de nouvelles caravanes dans d’autres régions



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Corruption : Transparency international classe le Maroc à la 91e place


Encore une fois, la corruption plombe le classement du Maroc dans l’indice de Transparency international. Non seulement le pays est très mal classé mais il continue sa chute, perdant ainsi trois places par rapport à 2012.
Le classement 2013 de Transparency international sur l’indice de perception de la corruption dans le monde vient juste de tomber. L’antenne marocaine de TI prévoit de le présenter ce matin dans un hôtel de Casablanca. Sur un total de 177 pays, le Maroc est 91e, reculant, ainsi, de trois places par rapport à l’édition de 2012. En revanche, il garde  la même note : 37 points sur 100.

Visiblement, la politique menée, tambour battant dans les médias officiels, par le ministère de la Fonction publique, du temps de Abdeladim El Guerrouj, sur les dangers de la corruption n’a rien donné. Son projet de « Charte des services publics » devant fixer les principes de bonne gouvernance et les engagements de l’administration, n’aura pas réussi à renverser la donne.

 Gageons que le nouveau ministre, Mohamd Moubdiî, lancera, à coup sûr, dans les prochains mois, une nouvelle initiative pour lutter contre la corruption. Il en est ainsi depuis des années pour chaque nouveau gouvernement. Mais jusqu’à présent aucun d’entre eux n’a réussi à trouver la bonne recette.

Le meilleur score réalisé par le Maroc remonte à 2002
Force est de constater que le pays est toujours abonné au bas du classement. Le Maroc avait pourtant réussi à remonter légèrement la pente entre 2009 et 2011. Le royaume avait alors réussi à réaliser un bond en avant de neuf places pour finir 80e alors qu’en 2009 il était 89e. Mais depuis la tendance s’est de nouveau inversée.

Il faut remonter assez loin, précisément en 2002 pour tomber sur la meilleure position du royaume dans le classement de l’indice de perception de la corruption de Transparency international, jamais rééditée jusqu’à présent : 52e. Depuis, c’est la chute.

Au niveau du Maghreb, comme d’habitude la Tunisie, 77e, fait mieux que le Maroc, alors que l’Algérie est 94e, la Mauritanie est 119e et la Libye est 172e.  Dans la région MENA, les Émirats arabes unis arrivent en tête, occupant la 26e position. L'Etat des EAU devance même Israël, arrivé 36e. Le Bahreïn est 57e, l’Arabie saoudite est au 63e rang et l’Egypte est 114e.  

Dans l’ensemble, les monarchies du Golfe, bien qu’elles soient loin des normes élémentaires de la démocratie, réalisent de bons scores par rapport aux cinq pays maghrébins.