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mardi 9 décembre 2014

Transparency International: la carte de France des corrompus

ice

Par

C'est une première en France: Transparency International a dressé la carte des 258 cas de corruption avérée dans l'Hexagone. En attendant les autres... 

Transparency International: la carte de France des corrompus
258 cas de corruption: c'est un début pour la carte de la corruption en France de Transparency International.
REUTERS/Eric Gaillard
Ce mardi, l'association anti-corruption Transparency International lève le voile sur un site inédit: Visualiser la corruption.fr recense les condamnations en France pour atteinte à la probité. Un outil totalement nouveau et une base de données interactive, que les internautes pourront enrichir.
Y figurent les atteintes à la probité en tous genres, commises par des élus, fonctionnaires, responsables associatifs, salariés ou patrons. Sur cette carte, apparaît un Hexagone piqueté de 258 icônes oranges. Chacune d'elle correspond à une condamnation prononcée par la justice. Il suffit de cliquer pour voir apparaître une fiche détaillant les faits reprochés, les fonctions des personnes impliquées - mais pas leur nom, loi Informatique et liberté oblige - le montant du préjudice, les sanctions prononcées et les recours éventuellement engagés. Une première en France, où n'existe aucune base de données publique de cette nature.

samedi 7 décembre 2013

Corruption : Transparency international classe le Maroc à la 91e place


Encore une fois, la corruption plombe le classement du Maroc dans l’indice de Transparency international. Non seulement le pays est très mal classé mais il continue sa chute, perdant ainsi trois places par rapport à 2012.
Le classement 2013 de Transparency international sur l’indice de perception de la corruption dans le monde vient juste de tomber. L’antenne marocaine de TI prévoit de le présenter ce matin dans un hôtel de Casablanca. Sur un total de 177 pays, le Maroc est 91e, reculant, ainsi, de trois places par rapport à l’édition de 2012. En revanche, il garde  la même note : 37 points sur 100.

Visiblement, la politique menée, tambour battant dans les médias officiels, par le ministère de la Fonction publique, du temps de Abdeladim El Guerrouj, sur les dangers de la corruption n’a rien donné. Son projet de « Charte des services publics » devant fixer les principes de bonne gouvernance et les engagements de l’administration, n’aura pas réussi à renverser la donne.

 Gageons que le nouveau ministre, Mohamd Moubdiî, lancera, à coup sûr, dans les prochains mois, une nouvelle initiative pour lutter contre la corruption. Il en est ainsi depuis des années pour chaque nouveau gouvernement. Mais jusqu’à présent aucun d’entre eux n’a réussi à trouver la bonne recette.

Le meilleur score réalisé par le Maroc remonte à 2002
Force est de constater que le pays est toujours abonné au bas du classement. Le Maroc avait pourtant réussi à remonter légèrement la pente entre 2009 et 2011. Le royaume avait alors réussi à réaliser un bond en avant de neuf places pour finir 80e alors qu’en 2009 il était 89e. Mais depuis la tendance s’est de nouveau inversée.

Il faut remonter assez loin, précisément en 2002 pour tomber sur la meilleure position du royaume dans le classement de l’indice de perception de la corruption de Transparency international, jamais rééditée jusqu’à présent : 52e. Depuis, c’est la chute.

Au niveau du Maghreb, comme d’habitude la Tunisie, 77e, fait mieux que le Maroc, alors que l’Algérie est 94e, la Mauritanie est 119e et la Libye est 172e.  Dans la région MENA, les Émirats arabes unis arrivent en tête, occupant la 26e position. L'Etat des EAU devance même Israël, arrivé 36e. Le Bahreïn est 57e, l’Arabie saoudite est au 63e rang et l’Egypte est 114e.  

Dans l’ensemble, les monarchies du Golfe, bien qu’elles soient loin des normes élémentaires de la démocratie, réalisent de bons scores par rapport aux cinq pays maghrébins.

jeudi 6 décembre 2012

Rapport annuel de Transparency International



Corruption: le classement du Maroc confirme la stagnation

 Par Yassine Benargane aufait,

Transparency International a publié, mercredi, quelques jours avant le 9 décembre, journée mondiale de lutte contre la corruption, son désormais incontournable rapport annuel sur ce fléau mondial. Le document exprime les perceptions des acteurs de la vie économique sur les niveaux de corruption affectant la vie publique dans près de 180 pays. Pour 2012, notre pays se classe 88e, reculant de huit place par rapport à 2011. Cependant, sa note passe de 34 à 37 sur 100.   

  Selon le rapport de Transparency International sur les indices de perception de la corruption publié, mercredi à Berlin, le Maroc a perdu 8 places, passant de la 80e en 2011 à la 88e en 2012, sur 176 pays.

La note du Maroc par contre, passe de 34 points à 37 points, sur 100. Elle est égale à celle du Surinam, du Malawi, du Swaziland, de la Zambie, et de la Thaïlande.
Ainsi, pour Abdesselam Aboudrar, président de l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC), “le classement n’est pas important puisque la base change. La note, quant à elle, s’est améliorée par rapport à l’année dernière”.
Abdesselam Aboudrar, président de l'Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC). /DR

“Le classement n’est pas significatif, et il ne nous fera pas changer d’avis. Il faut avouer qu’il y a beaucoup de travail qui se fait, mais les résultats n’apparaîtront qu’à moyen ou long terme.”

Cependant, insiste ce dernier, il n’y aura pas de progrès, “tant que le gouvernement ne se dote pas d’une politique claire en matière de lutte contre la corruption”. Cette dernière constitue une priorité pour l’instance, tout comme un nouveau projet de loi visant la lutte contre la corruption.

Renforcement du cadre juridique
Les violons semblent parfaitement accordés, puisque le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration, Abdeladim El Guerrouj, a affirmé, mardi soir, que “la moralisation de la vie publique demeure l'un des grands chantiers” dans notre pays.
“La lutte contre la corruption est un choix irréversible et un enjeu crucial pour la consolidation des principes de bonne gestion de la chose publique. C'est l'affaire du gouvernement, du Parlement, des organismes politiques, de la société civile et des citoyens.”
Abdeladim El Guerrouj, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration.
Il a également annoncé que le gouvernement compte adopter une nouvelle approche, fondée sur le renforcement du cadre juridique relatif à la lutte contre la corruption. Elle concerne notamment la promulgation d'une charte des services publics fixant les principes de bonne gouvernance et les engagements de l'administration, la publication d'une loi consacrant le droit d'accès à l'information, l'adoption d'une stratégie nationale d'intégrité et de lutte contre la corruption dans le cadre d'un plan national intégré, et la mise en place d'une charte nationale de lutte contre la corruption.

Corruption et Printemps arabe
Par ailleurs, la plupart des pays du “printemps arabe” ont obtenu des scores inférieurs ou à peine supérieurs à 40 points. La Tunisie perd deux places pour se situer en 75e position (41 points). La Syrie, prise dans une guerre civile, recule de 15 rangs et s'est classée 144e, tandis que la situation s'améliore légèrement en Libye qui passe de la 168e à la 160e place.
Au niveau des pays arabes, le Liban, une nouvelle fois, fait pâle figure en matière de corruption, et se place à la 128e position. Avec un score de 30 sur 100, le Liban fait moins bien que l'Égypte (32 points, 118e), le Koweït (44 points, 66e), la Jordanie (48 points, 58e), et les Émirats arabes unis (68 points, 27e). Il devance toutefois l’Iran (28 points, 113e), et l’Irak (18 points, 169e).
2/3
Plus généralement, deux tiers des 176 pays évalués ont obtenu des scores inférieurs à 50 points.
L’ONG classe les pays selon une échelle graduée de 0 (corruption perçue la plus forte) à 100 (corruption perçue comme étant très faible). Pour construire son classement, qui ne reflète que la perception de la corruption, l'ONG s'appuie sur des données collectées par 13 institutions internationales, parmi lesquelles la Banque mondiale (BM), les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial.
Danemark, Finlande et Nouvelle-Zélande: les bons élèves
A l'échelle mondiale, Transparency affirme que la corruption continue de faire des ravages et frappe de plein fouet la zone euro, où les pays les plus affectés par la morosité économique, connaissent une détérioration de leur classement, à l'instar de Grèce (94e) et de l’Italie (72e).
Transparency a recommandé à l'Union Européenne “d'accentuer les efforts pour prévenir la corruption au sein des institutions publiques”. Elle a également salué les trois pays les plus vertueux qui se partagent la première place, à savoir le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande, avec des scores de 90 points sur 100.
L'Afghanistan, la Corée du Nord et la Somalie occupent, quant à eux, la 174e et dernière place du classement avec seulement 8 point.
Pour rappel, Transparency International a publié son rapport annuel à la veille de la journée mondiale de lutte contre la corruption, qui va être célébrée dimanche.

Corruption, une pratique cautionnée par les Marocains
Selon le tout dernier rapport de l'ICPC, présenté début novembre devant le chef du gouvernement, 79% des Marocains estiment que de la corruption s’amplifie de jour en jour, alors que 34 % des familles marocaines reconnaissent avoir eu recours à cette pratique.
L'étude n'avait pas manqué de pointer du doigt le manque d’harmonisation du dispositif pénal et judiciaire avec les exigences de la lutte contre la corruption, et dressé un véritable réquisitoire qui cloue au pilori la politique du gouvernement contre ce fléau.