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dimanche 18 août 2013

Fête du Trône : Quand le roi du Maroc décore un sioniste américain

Tribune

Portrait de Ahmed Benseddik
A l’occasion de la fête du Trône, Mohammed VI, a décoré du Wissam Alaoui de l’ordre du Grand Officier, Malcolm Hoenlein, Vice-président de la Conférence des présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis.
L’agence officielle, MAP qui a fait état de cette information, ne cite pas les raisons pour lesquelles le Commandeur des Croyants et Président du Comité « Al Qods », a cru devoir décorer l’intéressé qui est, par ailleurs, l’une des figures historiques des relations israélo-américaines. Elle ne cite pas, comme d’habitude, les services qu’il aurait rendu au Maroc, ou peut être à l’humanité entière, qu’ils soient dans le domaine culturel, sportif, scientifique ou artistique, pour mériter cette distinction.
Qui est l’homme en question et quelle est donc son organisation, pour qu’ils fassent ainsi l’objet de tant d’égards ?
 
Benjamin Netanyahu et Malcolm Hoenlein / DR

Une organisation gigogne
Outre le fait qu’il a été décoré à maintes reprises par la ville de Jérusalem, Malcolm Hoenlein est depuis 2007, détenteur du titre de « Trustee of Jerusalem » décerné par la mairie de la ville. Trois ans plus tard, il a reçu la distinction de « Guardian of Zion », de l’université israélienne Bar-Ilan. Il est également le « Defender of Jerusalem », un titre créé en 2008 par le milliardaire Guma Aguiar et qui récompense « les personnalités qui ont démontré leur soutien et leur engagement à l’Etat d’Israël et sa capitale, Jérusalem », selon les mots du gouverneur républicain texan, Rick Perry, qui a reçu ce prix en 2009.
Quant à la Conférence des présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis, dont Hoenlein est le Vice-président, elle a été créée en 1955, à l’initiative de John Dallas et l’ancien ministre des affaires étrangères d’Israël, Aba Eban. Jusqu’en 1959, elle fut dirigée par Nahum Goldmann, un sioniste convaincu, qui mit la main à la création du Congrès juif mondial, qu’il dirigea de 1951 à 1977, qui occupa également le poste de Secrétaire général du Bureau politique de la dix-septième Conférence sioniste mondiale de 1931, puis celui de Président de l’Organisation sioniste mondiale, de 1956 à 1968, après avoir joué un rôle prépondérant dans la création de l’Etat d’Israël en 1948. La Conférence des Présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis comptait à sa création quatorze organisations. Elle en compte 51, aujourd’hui, parmi lesquelles :
L’Organisation des amis américains du Likoud
- L’American Israël Public Affairs Committee (AIPAC)
- Les Amis  de l’armée israélienne
- L’Organisation des religieux juifs
- L’Organisation sioniste américaine
- Le Mouvement sioniste américain

La conférence s’apprête à lancer au mois d’août une vaste campagne pour contrer l’action du Mouvement pro-palestinien BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions), qui appelle à un boycott mondial des produits israéliens. Selon les propres mots de Malcolm Hoenlein, au quotidien israélien Haaretz, il y a quelques jours : « Cette campagne  se fera, pour l’essentiel, à travers Internet et les réseaux sociaux, où nous espérons atteindre chaque étudiant des Etats-Unis. L’objectif étant de sensibiliser de manière créative le public et reconquérir sa sympathie à notre égard. »

Paroles, paroles !
Quelques instants avant  la cérémonie des décorations, le roi avait, comme à chaque fête du Trône, prononcé ces mots, dans son discours : « Nous avons poursuivi sans relâche nos efforts à la tête du Comité Al-Qods pour défendre la juste cause palestinienne, afin que, sur la base de l’initiative de paix arabe, le peuple palestinien frère puisse vivre sur ses terres, au sein d’un Etat indépendant. En outre, Nous poursuivons notre soutien et notre engagement en faveur de la préservation de l’identité culturelle et religieuse de la ville d’Al-Qods, notamment par le biais du Comité Al-Qods et son bras opérationnel, l’Agence Bait Mal Al-Qods, qui assure la mise en œuvre de nombreux projets. »
S’agissant du Comité Al Qods, il serait utile de revenir au texte préliminaire de sa création en 1975 et qui stipule : « Les travaux de la sixième conférence islamique de Jeddah, des ministres des affaires étrangères qui s’est tenue du 12 au 15 juin 1975 ont porté sur la situation de la ville de Jérusalem et de ses habitants palestiniens et notamment  les tentatives de judaïsation des lieux saints par l’occupant israélien et la mise en péril de la ville arabe, dont les autorités musulmanes ont depuis toujours, respecté la liberté de culte. La Conférence, tout comme celles qui l’ont précédée, considère que Jérusalem fait partie intégrante de la Palestine occupée et insiste sur la nécessité de la préservation de l’identité musulmane des lieux, seule garantie d’une coexistence pacifique des religions monothéistes et de la préservation des lieux saints de l’Islam. »
Un peu plus loin, le texte poursuit : « Compte tenu de l’étroite relation entre la question palestinienne et la lutte contre le sionisme, puisque la confiscation de la Palestine, y compris Jérusalem, est à l’origine de ce conflit, la commission se voit investie de la mission de mettre en pratique toutes les résolutions de la Conférence islamique, concernant ce conflit. »
Plus loin, la déclaration consacre le principe de déléguer la Présidence du « Comité Al Qods », au roi Hassan II, en motivant son choix, comme suit : « Compte tenu de l’état actuel de la ville de Jérusalem et l’ambition avérée de l’ennemi sioniste de la judaïser et d’en faire sa capitale ».

Jérusalem, capitale éternelle et indivisible d’ « Eretz Israel »
Bien de l’eau a coulé sous les ponts du Jourdain, depuis ces trois  journées tonitruantes de 1975. Des traités de paix ont été signés, une autorité palestinienne a vu le jour, les négociations de paix se sont succédées, la colonisation de la Judée et Samarie s’est intensifiée et la judaïsation de la ville sainte s’est accélérée. Sur son site électronique consacré à la question de Jérusalem, la diplomatie marocaine continue de soutenir que la question de Jérusalem est la préoccupation essentielle de la nation musulmane, le nœud du problème au Moyen-Orient et la cause essentielle du conflit israélo-arabe. Mais autant le dire, sur le fond rien n’a changé.
Celui qui vient d’être décoré est considéré comme l’un des plus ardents défenseurs de Jérusalem capitale éternelle et  indivisible de l’Etat d’Israël, comme en témoignent les communiqués de presse, émanant de son organisation. Il était au nombre des invités de marque, aux célébrations du quarantième anniversaire de l’unification de Jérusalem, comprenez par là, l’invasion par Tsahal en juin 1967, de la partie Est de la ville.
L’homme a également été classé par le journal israélien Haaretz parmi les trente-six (36) personnalités juives américaines les plus influentes lors de l’élection présidentielle américaine de  2008.
Pour preuve, cette anecdote : Réuni en congrès, à Charlotte, en Caroline, début septembre 2012, les délégués du Parti Démocrate américain, avait tenté, de biffer de leur déclaration, la phrase faisant allusion à "Jérusalem, capitale d’Israël". Au moment de voter la déclaration, on dut s’y reprendre à trois reprises, notre ami et ses camarades du lobby sioniste bataillant bec et ongles pour y faire inclure la fameuse phrase, se permettant, au passage, la déclaration suivante : « Le principe d’une Jérusalem capitale indivisible d’Israël est une réalité tangible, depuis fort longtemps ! »
Un entretien accordé au « Jewish Post », nous apprend que Hoenlein a consacré vingt-six années (26) de sa vie, à la défense des intérêts d’Israël, sa sécurité, sa prospérité, et son image aux Etats-Unis d’Amérique. Farouche partisan des technologies modernes de communication, dans  le traitement de l’information et la prise de décision, il considère, par-dessus tout, la solidarité et l’union sacrée, comme la clé de la réussite de son organisation. Après avoir mis en place un réseau d’information appelé "Réseau d’action pour le leadership», qui diffuse des informations quotidiennes à propos d’Israël à plus de trois millions cinq cent mille (3.5 millions) juifs et non-juifs, il a initié le projet de la « Voix de l’Amérique en Israël » qui veille à organiser des voyages en Israël, pour les artistes et les cinéastes américains et en particulier aux stars d’Hollywood. Au cours de cet entretien, l’homme s’est particulièrement réjoui que dix-sept mille (17.000) églises américaines et une grande majorité d’américains apportent un soutien indéfectible à l’Etat d’Israël.
Quant à son organisation, très active au sein des Nations Unies, considérée comme la gardienne des communautés juives, dans le monde et le protecteur des établissements juifs en Amérique, elle s’emploie à nouer des relations internationales, en particulier, avec le monde islamique. Impliquée dans le dossier iranien, elle manifeste également, un intérêt tout particulier, pour les questions de terrorisme.

Mobilisation générale contre la normalisation avec Israël, au Maroc
Le 5 janvier 2013 à Rabat, était donné le coup d’envoi de « L’Observatoire marocain contre la normalisation avec le sionisme », dont le bureau est constitué de dix-sept membres, avec à sa tête, Ahmed Ouihmane. Parmi ses premières initiatives, l’Observatoire a présenté récemment un projet de loi criminalisant tout acte de normalisation avec l’Etat hébreux, qu’il s’agisse de commerce, de sport, de culture, de tourisme ou de toute autre activité.
Mais l’Observatoire ne considère-t-il pas le fait d’honorer une personnalité du Sionisme, par le Commandeur des  croyants, et Président du comité Al Qods, comme un encouragement aux crimes et exactions commis quotidiennement par Israël. Qu’en pensent les autres ? Les savants, les penseurs et les activistes de tous bords, qu’ils soient musulmans ou non, islamistes ou non ? Qu’en pensent aussi les leaders du PJD qui ont assisté à l’assemblée constitutive du 5 janvier, comme les députés Abdellah Bouanou ou Mohamed Yatim ?Al Qods

Une fête du Trône sur fond de scandales 
La distinction accordée à l’un des piliers du sionisme mondial ne fut, hélas, pas le seul scandale qui aura marqué cette triste journée du 30 Juillet 2013. Un autre est venu s’y greffer, sous la forme d’une grâce royale à un pédophile condamné à trente ans de prison, pour avoir violé onze (11)  enfants mineurs. L’homme n’aura purgé que quelques mois de sa peine.
Une mesure d’une gravité sans pareille, ressentie comme une humiliation par les victimes et leurs familles et qui en dit long sur la légèreté avec laquelle le locataire du palais traite, en règle générale la dignité de ses compatriotes et le peu de cas qu’il fait de la dignité humaine en général.
(La version originale de l’article a été écrite en langue Arabe.
Texte interprété par Salah Elayoubi)
Visiter le site de
 l’auteur: http://ahmedbenseddik.wordpress.com/

Racisme au Maroc. J'accuse !




Boubacar Seck
Très loin de moi l'idée de me prendre pour l'auteur de la célèbre adresse. Seulement, être Noir au Maroc aujourd'hui c'est prendre conscience que cette acception du terme est devenue comme un destin commun. Nul ne peut ignorer aujourd'hui la détestable situation des migrants africains venus du sud du Sahara si l'on suit un tant soit peu l'actualité. Ils sont devenus, et je pèse mes mots sur une balance pour quintaux, les Roms du Maghreb et les Dreyfus sacrifiés sous l'autel des bienséances diplomatiques "sans aucune forme de procès".  
Ces femmes et ces hommes ont quitté leur patrie, c'est le déshonneur de leur nation qui n'a pas pu les retenir et leur offrir la dignité à laquelle ils aspirent. Ils ont choisi le Maroc, en lorgnant peut-être plus loin, ce devrait être l'honneur du royaume chérifien. Hélas, les dérives, bavures et manquements aux droits fondamentaux de la part des institutions du pays elles-mêmes deviennent légion.

Quatre exemples pour éclairer ces propos.
1) Il y a quelques semaines, les habitants de la ville de Casablanca découvraient avec effarement que des syndics de copropriété plaquaient dans les parties communes de leurs immeubles, au vu et au su de tout le monde donc, des messages interdisant aux propriétaires de louer les appartements à des "Africains". Passons sur l'ineptie qui consiste à distinguer les Marocains des autres Africains : le Maroc ce pays du sud de l'Europe ! Dans tout autre pays de droit, le parquet se serait saisi l'affaire ne serait-ce que pour ouvrir une information judiciaire ou intenter un procès pour discrimination raciale. Là, silence radio.

2) Au mois de juillet dernier, des policiers jettent d'une fourgonnette en marche, un Congolais Alex Toussaint Mianzoukouta. Il meurt quelques jours plus tard de ses blessures. Personne ne sait ce qui s'est passé lors de ce fameux contrôle d'identité. Le saura-t-on un jour ? Silence radio.
3) le 1er août dernier, une jeune Ivoirienne, Tina Melon, rapporte qu'elle aurait été violée par cinq policiers en plein mois de ramadan. Sous la pression et au milieu d'un bouillant «DanielGate», le wali de Tanger propose d'ouvrir une enquête. Mais, avant même la fin de la procédure des expertises, contre/expertises et des auditions, il parle dans un communiqué "d'accusations sans fondements visant à ternir l'image des forces de l'ordre." Comme si ces forces de l'ordre avaient attendu Tina Melon pour entamer leur légendaire réputation.
4) Le 14 août (avant-hier), Ismaïla Faye, un Sénégalais, est poignardé dans un bus à Rabat pour une histoire de place. Banal fait divers, crime crapuleux ou raciste ? La prudence reste de rigueur. 

Ce qui est sûr cependant, c'est qu'il subsiste un climat favorisant la libération de la parole raciste et donc incitant au passage à l'acte. Je me suis reconnu en la personne d'Ismaïla Faye. Car moi aussi, cette histoire de place, je l'ai vécue plusieurs fois sur les vols de la RAM, dans les trains de l'ONCF et les bus de la RTM. Le pire, ce sont les regards remplis de dédain et de mépris que certains vous lancent lorsque vous daignez faire valoir vos droits.
Je pourrais égrener le long chapelet des crimes sur les migrants jetés à la mer par les garde-côtes, des brimades et rackets dans la forêt de Bel Younech, des exactions aux abords de Ceuta et Melilla et des discriminations dans les grandes villes du royaume. Sans compter la concussion généralisée de ces forces de l'ordre dûment assermentées. Pour Alain Toussaint Mianzoukouta, Tina Melon, Ismaïla Faye qui ont maintenant un nom et un visage, combien d'ombres errantes harcelées par un système répressif qui n'épargne même pas les Marocains ?
Alors, j'accuse une partie de la société marocaine qui, en ces temps ombreux où l'avenir est occulté par les incertitudes de l'existence, se tourne vers les étrangers pour chercher des boucs émissaires.
J'accuse le gouvernement marocain de laisser pourrir la situation par son silence et son déni. Le Ministre de l'Intérieur a déclaré au printemps dernier à Dakar : «Il n'y a pas de racisme au Maroc.»
J'accuse les dirigeants des deux pays qui se sont félicités jusque récemment lors des visites du roi Mohamed VI à Dakar et du Président Macky Sall à Rabat, à juste titre, de la durable amitié sénégalo-marocaine. Justement, des amis ne doivent pas se donner que des bonnes nouvelles mais aussi parler des dossiers brûlants pour le bien de leurs peuples respectifs.
Qui sommes-nous devenus pour rester silencieux devant ces actes iniques, pour que nos peurs des lendemains difficiles gouvernent notre quotidien et notre conscience? Jusqu'où descendrons-nous ?
Ces crimes désolent nos deux nations. Maintenant, personne ne pourra plus dire « mafrasich ».
Nous sommes au moins coupables de rêver innocents !
Maintenant ça suffit, il faut agir !
Boubacar Seck
Architecte

Maroc : Un Sénégalais mortellement poignardé dans un autocar



Par

 




Un jeune sénégalais venu au Maroc pour effectuer un pèlerinage à Fez, capitale spirituelle du royaume, a été tué à coups de couteau pour une histoire de place dans un autocar qui a dégénérée.













C'est la radio sénégalaise Rfm qui la première a annoncé le drame. Un jeune Sénégalais de 31 ans, Ismaïla Faye, originaire de Khar Yalla (Dakar) est mort poignardé, mercredi matin, à la gare routière Al Kamra de Rabat.
Tout serait parti d'une altercation avec un passager pour une histoire de place dans l'autocar à destination de Fez. Un passager ne voulait pas voir le Sénégalais assis à côté d'une Marocaine. Mais les places étant numérotées, Ismaïla a signifié à la personne que c'était sa place et qu'il ne bougerait pas, selon les propos de Kankou Sy, vice-président des ressortissants sénégalais au Maroc à la radio Rfm.
L'échange verbal a alors très vite dégénéré. Le passager énervé est parti pour revenir armé d'un couteau toujours selon le récit de Kankou Sy. Il aurait violemment poignardé le jeune Sénégalais qui décédera avant même d'arriver à l'hôpital.
Le corps du défunt a été déposé dans une morgue de la medina et a été finalement identifié par un autre Sénégalais qui avait entendu des rumeurs sur un africain tué. Ismaïla Faye était boulanger et se rendait à Fez pour les besoins d'un pèlerinage (ziar).


http://www.yabiladi.com/articles/details/19003/maroc-senegalais-mortellement-poignarde-dans.html
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Meurtre de Ismaila Faye au Maroc : les autorités sénégalaises brillent par leur mutisme
SENENEWS.COM – Un touriste sénégalais venu au Maroc pour effectuer un pélerinageà Fez, capitale spirituelle du royaume, a été tué à coups de couteau pour une histoire de place dans un autocar qui a dégénérée.
Ce crime aux relents de racisme ne risque pas d’affecter les relations sénégalo-marocaines. Jusqu’ici aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités sénégalaises, réfugiés, comme d’habitude, dans un mutisme.
Ailleurs, le meurtre de Ismaila Faye, poignardé dans un bus par un Marocain, aurait suscité l’indignation de tout un pays dont les autorités seraient montées au créneau, d’abord pour condamner le crime, ensuite pour exiger du gouvernement marocain, qu’une enquête soit ouverte, que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Les Sénégalais quant à eux dénoncent le racisme et se montrent très virulents dans leurs réactions sur les fora de sites web ou sur les réseaux sociaux.
Ce meurtre qui n’est ni la première ni la dernière du genre, est la suite logique des conditions de vie difficile auxquelles nos compatriotes restent confrontés à l’étranger, au Maroc en particulier. Un racisme latent qui est loin d’être la préoccupation des autorités sénégalaises, qui brillent par leur mutisme à chaque fois qu’un sénégalais est tué à l’étranger.
Pour rappel, Ismaïla Faye, un jeune boulanger de 31 ans, ressortissant de Yarakh dans la banlieue dakaroise, a été tué hier mercredi, victime de la jalousie d’un Marocain. « Mr Faye a pris une place dans le bus alors que cette dernière appartenait à un couple; ainsi on lui a demandé de changer de place en langue marocaine et Faye a refusé. Le marocain l’a bousculé deux fois de suite et notre compatriote ne pouvait se calmer face à cela et a riposté en lui donnant un coup de poing en sanglot; hélas le gars est descendu pour nettoyer sa blessure et a pris un couteau en cachette et l’a poignardé à mort », rapporte sur sa page Facebook, un Sénégalais de Casablanca, citant un ressortissant de Rabat qui s’est déplacé voir le corps à la morgue de Rabat Médina.
Il est à dénoncer aussi la lenteur dans la réaction des organisations de défense des droits de l’homme, au Sénégal comme ailleurs.
Source SeneWeb

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Ouverture d'une enquête sur la mort d'un jeune sénégalais poignardé à Rabat, le suspect identifié

Ismaïla Faye a été poignardé à mort mercredi à la gare routière de Rabat, après une altercation à propos d'une place dans un bus. Une enquête est ouverte et le suspect a été identifié.
Un ressortissant sénégalais a été tué à l'arme blanche mercredi à la gare routière de Rabat. C''est une altercation à propos d'une place dans un bus qui aurait mal tournée selon plusieurs sources concordantes dont des sources policières citées par l'agence MAP.
Ismailia Faye avait acheté un billet de bus pour se rendre à Fès. Une fois monté dans le véhicule, il aurait constaté qu'une femme occupait son siège, numéroté. Selon les premiers témoignages relayés par des membres de la communauté sénégalaise au Maroc, la passagère aurait refusé de céder son siège puis insulté Ismaïla Faye. Un homme serait intervenu et l'altercation aurait dégénéré jusqu'à ce que le jeune sénégalais frappe l'homme à la tête et que ce dernier le poignarde à mort.
Une enquête ouverte par la police judiciaire de Rabat sur ordre du parquet général a permis d'identifier le suspect et d'émettre un mandat d'arrêt national à son encontre, a annoncé l'agence MAP. Il s'agirait d'un militaire selon le site Le360.
Né en 1985. Ismaïla Faye était boulanger à Rabat. Il faisait partie du groupe de 21 sénégalais qui avaient manifesté le 31 mai dernier à l'ambassade du Sénégal à Rabat pour protester contre des irrégularités dans les procédures d'expulsion. Ils avaient été arrêtés puis relâchés quelques jours plus tard quand l'ambassade du Sénégal a retiré sa plainte contre eux.









Des étudiants africains manifestent à Rabat contre le racisme, le 19 juillet 2007 | © Abelhak Senna

Pétition : La Cimade lance un appel pour une politique d'hospitalité"

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MesOpinions.com
Pour une politique d'hospitalité

"A l'occasion de la publication de son Etat des lieux 2012, La Cimade lance un appel pour une politique d'hospitalité"


Urgence pour une politique d’hospitalité

Photo ValiDepuis près de 40 ans, le dogme de la fermeture des frontières structure les politiques publiques en matière d’immigration. L’Europe s’est cadenassée face aux migrants, tout en délégitimant toute alternative fondée sur la solidarité et les droits, jugée coupable d'irréalisme et de naïveté. 
Pour nous, l'état des lieux est sans appel : incapable de répondre aux objectifs qu'elle s'est donnée, cette politique inefficace provoque de surcroit des dégâts humains considérables et met en péril nos libertés. 
En plaçant les migrants et leurs familles dans un dédale administratif et des conditions de plus en plus inatteignables pour l’obtention d’un titre de séjour stable, ce sont des dizaines de milliers de sans droits que la législation a créés, pour le plus grand profit de secteurs entiers de l'économie française qui peuvent ainsi utiliser une main d’œuvre docile et bon marché. Peu à peu, en matière de santé, de protection sociale, de logement ou de formation, l'exclusion est devenue la règle, le droit l'exception. 
Et pour ceux qui espéraient encore des conditions de vie différentes de celles qu’ils avaient fuies de leur pays d'origine, les objectifs chiffrés d’expulsion ont signifié un message clair : vivez cachés ou l'expulsion vous attend. 
Les étrangers auront ainsi, depuis près de 40 ans, subi le sort souhaité à tous par les tenants du dogme libéral : déconstruire les droits pour en revenir au « tous contre tous », baser les rapports humains sur la valeur marchande et la prédation, en finir avec les principes de solidarité, d'égalité, de justice. Construire une société de « sans droits ». 
Dans le même temps, le poison des vieux démons xénophobes et racistes n’en finit pas de prospérer sur le terreau de la désespérance sociale. La haine de l’étranger ou de l’autre continue plus que jamais à scander le rythme des discours politiques, détournant le regard des citoyens des enjeux autrement plus graves de sous-emploi, d’inégalités sociales et d’injustice fiscale. Dans ce contexte, l’intégration des immigrés est devenue une injonction généralisée, visant à discriminer les étrangers en s’appuyant sur l’argument de « l’assimilation » à de supposées « valeurs communes », qui ne sont que le masque d’un nationalisme d’exclusion.
Nous affirmons que notre conception du « vivre ensemble » n’est pas construite sur ces valeurs et qu'elle en est même aux antipodes. À la désespérance et la haine, nous opposons l'urgence d’un nouveau pacte citoyen qui nous rassemble en termes de droits comme d’obligations, quel que soit l’endroit où nous sommes nés. 
C'est à la réalisation d'une politique d'hospitalité que nous appelons, en France comme en Europe. S’appuyant sur l’égalité des droits, la solidarité et l’ouverture au monde, cette politique doit promouvoir une véritable citoyenneté de résidence, afin d’en finir avec les discriminations légales et d’inventer un droit à la mobilité qui place, au même rang, l'intérêt des migrants et l’impératif des États de garantir la paix et la sécurité. 
Réalisable, s’appuyant sur des propositions concrètes, cette politique d’hospitalité posera en acte une vision ouverte de l'avenir, considérant les migrants, à l'égal de nous-mêmes, comme des êtres au parcours intelligible, acteurs du monde et parties prenantes de la solution aux défis de notre temps.

Déjà 17828 signatures
Premiers signataires :
Michel Agier, ethnologue et anthropologue - Étienne Balibar, philosophe - Pascal Blanchard, historien - Claude Calame, anthropologue et historien - Pierre Encrevé, linguiste - Didier Fassin, anthropologue et président du Comede - Nancy Green, historienne - Rose-Marie Lagrave, sociologue - Olivier Mongin, essayiste, directeur de la revue Esprit - Gérard Noiriel, historien - Patrick Peugeot, président de La Cimade - Jacques Rancière, philosophe - Michel Wierviorka, sociologue, historien - Pierre Zaoui, philosophe - Didier Sicard, professeur de médecine.



La CimadeLa Cimade

Au Maroc, la chasse aux étrangers tue et pendant ce temps l'UE négocie et se tait




Par Stéphane Arrami, 13/8/2013

Dans le nord du Maroc et dans d’autres villes du pays (Mekhnès, Rabat, etc.), les scènes se répètent depuis des mois, voire des années, mais elles ont, ces dernières semaines, atteint une ampleur sans précédent.
La police et les militaires marocains raflent en toute impunité des centaines d’enfants, de femmes et d’hommes, pour la plupart originaires de pays subsahariens. Ces chasses à l’homme ont principalement lieu dans les villes du nord du pays, El Hoceima, Ksar El Kebir, Nador, Taourirt et Tanger : le 27 juillet, 140 migrants ont été interpellés autour de la ville de Nador, et quelques jours plus tôt – le 24 juillet – ce sont près de 300 migrants qui ont été arrêtés dans le quartier Boukhalef à Tanger.

Ces traques donnent lieu à des scènes humiliantes voire inhumaines, et personne n’est épargné. À Tanger, une mère sénégalaise avec son enfant âgé de deux ans a été violentée en pleine rue par les forces de l’ordre pour être conduite presque dénudée dans un camion policier en vue de son refoulement à la frontière maroco-algérienne. Aux alentours de Nador, une réfugiée a été contrainte d’abandonner son bébé de sept mois dans la forêt, une autre y a laissé un de ses jumeaux, âgé de trois ans.

Ces violences policières, qui obéissent à des stratégies ciblées, entraînent la mort de nombreux migrants.
Après que les polices espagnoles et marocaines de part et d’autre de ces frontières traquent ces personnes nuit et jour, elles sont généralement conduites par bus près d’Oujda à la frontière avec l’Algérie, pour y être abandonnées, quand elles ne sont pas emprisonnées.

Le gouvernement marocain et les autorités de l’Union européenne, qui rivalisent depuis des années de déclarations contre les migrants présents au Maroc, sont responsables de cette politique xénophobe et mortifère.
Pour rappel, le 7 juin 2013, le Maroc, l’UE et neuf États membres de l’UE ont signé une déclaration conjointe qui établit un ensemble d’objectifs politiques. Ce texte qui prévoit une série de mesures pour une « meilleure gestion de la migration », ne constitue qu’un maillon supplémentaire du processus de sous-traitance du contrôle migratoire vers le Maroc.
Sous pression et en toute impunité, celui-ci exécute avec zèle les exigences de l’UE, qui se défausse ainsi allègrement de ses responsabilités, sans se soucier des conséquences de cette externalisation  et en cautionnant ces actes.

Nous demandons à ce que Cécilia Malmström, commissaire européenne aux affaires intérieures, Laenser Mohand, ministre marocain de l’Intérieur, Saâd Eddine El Othmani, ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, et les ministres des Affaires étrangères des neuf États membres de l’UE agissent urgemment pour faire immédiatement cesser les exactions policières au Maroc à l’encontre des migrants.
Nous demandons également à ce que les exilés présents sur le territoire marocain soient traités dignement, quelle que soit leur situation administrative.
Enfin, nous rappelons aux autorités espagnoles et aux autres Etats membres de l’Union européenne leur obligation de se conformer aux principes de la convention européenne des droits de l’homme, et à ce titre de traiter les demandes d’admission sur le territoire de l’UE de celles et ceux qui demandent à bénéficier d’une protection, et de ne plus les refouler vers un pays où ils risqueraient de subir des traitements inhumains et dégradants.

Le 2 août 2013                               
AMDH / Migreurop

Sahara Occidental : Pierre Galand épingle la France et l’Espagne


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Par Nordine Douici,El Watan, 14/8/2013 
 
 Pierre Galant, président de l'Eucoco, à l'université d'été de la RASD

Pierre Galant, président de l'Eucoco

«Nous savons qu’aujourd’hui, dans les Nations unies, l’un des principaux obstacles pour la promotion des droits du peuple sahraoui est la France, le mauvais conseillé du roi du Maroc. Et par ailleurs, il y a un autre pays qui n’a pas rempli ses obligations internationales, c’est l’Espagne», a déclaré Pierre Galand, sénateur honoraire belge, président de la Coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO) en marge de l’ouverture des travaux de l’université d’été des cadres du Polisario et de la République arabe sahraoui démocratique (RASD), mercredi 14 août, à la salle de conférence de l’INH de Boumerdès.

Selon lui, l’Espagne devait procéder à la reconnaissance de l’indépendance de la RASD mais en lieu de cela, « il a passé un accord de traîtrise avec le Maroc en novembre 1975. Le Maroc perpétue cette trahison lorsqu’on voit la reprise par les rois du Maroc et de l’Espagne de cet accord de pêche malgré sa suspension par le conseil européen en raison de la violation par le royaume marocain des droits internationaux».
À cet effet, le président de l’EUCOCO, qui a appelé à l'élargissement de la mission la Minurso, la mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental, à la question des droits de l'homme ou l’envoi d’un émissaire spécial pour enquêter sur la question dans les territoires occupés du Sahara occidental, a regretté le recul, ces dernières années, de la question sahraouie sur la scène internationale.
Un recul qu’il explique, essentiellement, par les conflits dans lesquels se sont engagées les puissances du monde dans différents pays des continents africain et asiatique qu’il a qualifié d’élément perturbateur pour le processus de paix au Sahara Occidental dont «la guerre menée par M. Sarkozy en Libye, il y a aussi la Syrie, une guerre quasiment  civile en Irak et en l’Afrique centrale ». Avant d’appeler au respect des règles internationales, l’orateur a soutenu «qu’on a l’impression que le pilote de la communauté internationale a perdu ses marques, car, aller en guerre se décide par la simple volonté des pays".
 http://www.elwatan.com/actualite/sahara-occidental-pierre-galand-epingle-la-france-et-l-espagne-14-08-2013-224643_109.php

Sahara : si les autorités marocaines persistent dans leur obstination à entraver le processus des négociations, le Polisario n'écarte pas un retour à la lutte armée


15/8/2013



Un haut responsable du Polisario, Mustapha Bachir Essaid, a menacé mercredi d'un retour à la lutte armée contre Rabat pour régler le problème du Sahara face aux blocages des négociations, lors d'une conférence en Algérie.
Le Front Polisario «n'écarte pas le retour à la lutte armée dans le cas où le Maroc persiste à retarder le processus des négociations», a déclaré M. Essaid, conseiller du président du front, Mohamed Abdelaziz, lors de travaux d'été des cadres de son mouvement organisés à Boumerdès, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alger.

«Si les autorités marocaines persistent dans leur obstination à entraver et à retarder le processus des négociations pour trouver une solution à la question sahraouie, garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, nous serons obligés de passer à une autre étape, qui est la lutte armée», a-t-il affirmé à l'agence algérienne APS.

Les négociations «sont le meilleur moyen, selon le Front Polisario, de parvenir à une solution pacifique durable et juste, garantissant la construction d'une relation de bon voisinage avec le Maroc», a souligné le même responsable.

Le Maroc, qui contrôle depuis les années 1970 l'ex-colonie espagnole, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Mais celui-ci est rejeté par le Polisario, soutenu par l'Algérie, qui réclame un référendum d'autodétermination. Ce contentieux semble dans l'impasse, malgré les efforts de Christopher Ross, l'émissaire du secrétaire général de l'ONU.

Le Polisario s'était lancé dans la lutte armée contre le Maroc dès la récupèration du territoire par le royaume lors de la Marche verte de 1975 jusqu'à un accord de cessez-le-feu en 1991.

Une Ong européenne dénonce les "graves" violations des droits de l'Homme au Sahara occidental

BUDAPEST, 12 août 2013 (APS)
Le Maroc "viole gravement les droits de l'Homme dans son pays ainsi que dans les territoires occupés" du Sahara occidental, a déploré l'Alliance d'Europe centrale et Orientale de solidarité avec le peuple sahraoui.
La réaction de l'Ong européenne intervient après la visite effectuée par le ministre marocain des Affaires étrangères en Hongrie. une visite sanctionnée par un communiqué conjoint.
"Nous considérons en particulier inquiétant que le communiqué conjoint ne fasse aucune mention que le Maroc viole gravement les droits d'Homme dans son pays ainsi que dans les territoires occupés" du Sahara occidental", a regretté l'Ong dans une lettre adressé au ministre hongrois des Affaires étrangères, Janos Martonyi.
"Le non-respect (par le Maroc) des droits de l'homme universels, des valeurs européennes, des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Union africaine (UA) est stupéfiant", a relevé l'Alliance.
L'ONG européenne a, par ailleurs, regretté le fait que le mandat de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental) n'ait pas été élargi à la surveillance des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Elle a aussi dénoncé l'exploitation illégale par le Maroc des ressources naturelles du peuple sahraoui.
L'Alliance a indiqué avoir pris note "avec plaisir" la décision du Parlement européen le 11 décembre dernier, en vertu de laquelle il n'a pas contribué à la prolongation de l'accord de pêche Union européenne-Maroc "étant donné que le Maroc piétine continuellement les droits de l'homme ainsi que les droits économiques et politiques inaliénables du peuple sahraoui".
Enfin,l'Ong a réitéré le droit "inaliénable"du peuple sahraoui à l'autodétermination.(SPS)
093/090/700

 http://spsrasd.info/fr/content/une-ong-europ%C3%A9enne-d%C3%A9nonce-les-graves-violations-des-droits-de-lhomme-au-sahara-occidental

Nouvelles violations des droits de l’Homme par le Maroc au Sahara Occidental


Des éléments de la police marocaine  ont perquisitionné au domicile du citoyen sahraoui M’barek Daoudi dans la ville de Klimime (sud du Maroc) où ils ont arrêté ses trois fils après s’être livrés à des «pratiques humiliantes» sans donner les motifs des arrestations ni présenter de mandat, a rapporté hier l’agence de presse sahraouie (SPS).          
Citant le ministère des Villes sahraouies occupées et des communautés, SPS a précisé que le citoyen sahraoui M’barek Daoudi «a été surpris par la violation de son domicile et l’arrestation illégale de ses fils, lesquels ont été roués de coups et violentés devant les autres membres de la famille». Les autorités marocaines ont «lancé une campagne d’arrestations ciblant les jeunes et les enfants à travers les différents quartiers de la ville de Klimime où huit jeunes et deux mineurs ont été arrêtés», a ajouté la même source.          
Par ailleurs, le militant sahraoui des droits de l’homme, Wafi Latrach, a indiqué «avoir été arrêté, violenté et détenu pendant au moins une heure et demi au niveau du poste relevant des forces auxiliaires de Klimime. Il a ajouté avoir «entendu les cris d’un groupe de jeunes et d’enfants subissant des agressions à l’intérieur de ce poste».
 

Urgent : Des réfugiés sahraouis menacés par des agents secrets marocains en France

DGSE_logo

Des agents secrets marocains (DGED) ont menacé  mon frère Mustapha Hmatou Amaidan en France le 05/08/13 à 19h30 sur l'avenue de Monclar à Avignon . 
Quel est le rôle de service  de renseignement extérieur de la France sur son territoire ? Qu'en est-il de la protection des réfugiés sahraouis en France ?



Enfin des visites pour Ali Aarrass ! Le CNDH va-t-il tenir ses promesses ?

Farida Arrass, Vendredi 16 août 2013

Il est 13h 15 heure locale lorsque nous quittons mon frère Ali Aarrass.

Nous n'avons attendu (miracle) que 15 minutes avant qu'on nous autorise à rentrer en prison.
Par contre, malgré la bonne volonté des gardes, à vouloir faire vite quant à la fouille des produits alimentaires, cela a quand même pris une heure.

Nous sommes passées aux fouilles corporelles et je trouve cela abjecte la manière dont on les fait ! Mais que ne supporterions nous pas pour pouvoir revoir Ali ...

Nous voilà donc enfin dans la salle des visites ! Il ne manque plus que Ali !

Le voilà qui arrive, nous le regardons attentivement. Il est très pâle, cerné mais très souriant. . Notre joie est immense... . Le moment tant attendu est enfin arrivé.

Nous l'avons serré dans nos bras, chacune à son tour. Examiné de la tête aux pieds..' Dieu merci nous sommes enfin rassurés.

Ali nous à raconté la grève de la faim et soif.... Une torture ! Surtout celle de la soif, il dit qu'au bout du deuxième jour il a failli y passer.

Il n'en revenait pas de l'élan de solidarité autour de son affaire. Je lui ai fait part de vos messages et il en était ravi

Il est on ne peut plus heureux de tous les courriers qu'il reçoit.

Les remerciements incessants de la part d'Ali pour tous sans oublier personne.

Je continue dans quelques minutes ...

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« Le CNDH (conseil national des droits de l’homme) va-t-il tenir sa promesse ? », se demande Farida Aarrass après sa visite à Ali à la prison de Salé.


Ali est déçu par le non respect des promesses du CNDH, qui avait garanti qu’un compromis, PV rédigé reprenant les revendications d’Ali, qui ne sont ni plus ni moins que ses droits les plus basiques, allait être rapidement établi et signé par les trois parties. La direction, le CNDH et Ali.
Mais il me demande de relancer la demande auprès d’eux pour commencer, et que si seulement rien n’était fait, je refasse une déclaration afin de démentir.
En ce qui vous [amis d'Ali]concerne, Ali est époustouflé d’avoir une telle équipe, groupe de soutien. Il avait le regard pétillant en me parlant de sa joie et satisfaction et c’est bien la première fois que je constate cela, depuis le début de sa détention. Pour vous dire à quel point vous lui faites du bien.
On lui a remis une douzaine de lettres, mais comme cela a été fait tout juste avant qu’on ne l’autorise à venir nous rejoindre, il n’a pas encore pu me communiquer les noms des expéditeurs. Je vous communiquerai ça plus tard incha Allah.
À part ça, il est fort apprécié et bien respecté, par de tas de fonctionnaires et gardes en prison. Un phénomène nouveau suite à la grève de la faim et pour avoir tenu tête au directeur et son adjoint qui sont si injustes et donc sont dépréciés de quasi tous.
Ali dit ne pas être pessimiste mais réaliste quand il nous fait savoir qu’il ne pense être libre qu’en 2021. Je lui ai dit que nous faisions un maximum pour le sortir de la avant. Il m’a répondu que quoi qu’il arrive, il nous sera toujours extrêmement reconnaissant pour tout, mais qu’il se trouve être dans un état ou les droits sont bafoués et où la justice n’existe pas.
Nous avons discuté sur la situation actuelle au Maroc, les derniers événements concernant le fameux pédophile libéré. Ali avait d’autres informations….. Je peux vous dire que sur place on apprend des choses incroyables mais bien vraies
Ali nous avait appelé l’avant veille de notre visite pour nous demander de ramener pas mal de choses, dont des vêtements entre autre… Il nous a appris une fois sur place que des détenus, dont il est sur qu’ils sont aussi innocents victimes du système, en provenance d’autres centres de détention, se retrouvent en haillons, sales, sans rien pour se laver et se changer. C’était pour eux qu’il nous avait demandé ces affaires.
Du coup, je lui ai promis qu’on s’organiserait pour que des personnes sur place, ramènent encore des vêtements, produits de toilette et autres affaires pour eux. Le regard de mon frère s’est illuminé et il m’a juste dit, n’oublie pas de demander aussi des vêtements chauds s’il te plaît. Il fait très humide et froid dans les cellules. L’hiver sera de retour et ces pauvres gens la ont froid.
Promesse que nous tiendrons
Je me sens bien, très heureuse de revoir mon frère comme il l’était avant sa mise en détention au niveau du moral…. Pour le physique il récupérera incha Allah.
Vous êtes tous en très grosse partie les auteurs de ce bien être, et vous remercie donc du fond du cœur !

ALI AARRASS à la commémoration de JULIEN LAHAUT le 17 août






Cher(e)s ami(e)s sympathisant(e)s de la justice et de la liberté,
 Ce samedi 17 août 2013 aura lieu la commémoration de l’assassinat de Julien Lahaut à Seraing. Julien Lahaut, était le dirigeant du parti communiste belge,assassiné à Seraing le 18 août 1950 par l’extrême droite pour ses idées révolutionnaires et antifascistes.
Julien Lahaut Les années de lutte, de prison et de torture, subies pendant la guerre de 14-18 et pendant sa déportation dans les camps nazis au cours de la deuxième guerre mondiale n’avaient entamé ni sa force physique ni son moral. Pour Julien Lahaut, la vie n’avait de signification que dans la lutte : que ce soit dans les prisons ou dans les camps hitlériens, sur les tribunes politiques ou sur les barricades, dans les manifestations de masse ou dans l’enceinte parlementaire.
 Julie Jarosewski, artiste engagée, et sensible également à la cause d’Ali Aarrass, prépare un film sur Julien Lahaut, et aimerait faire une capsule sur la cause d’Ali Aarrass. Elle nous invite à participer à cette commémoration.
 Retrouvons-nous au cimetière de Seraing avec Julie qui sera équipée d’une caméra. Soyons présents avec nos banderoles pour Ali Aarrass, et nos t shirts FREE ALI.
Notre visibilité pour Ali Aarrass à cet endroit est importante, dans le soutien aux causes antiracistes et de résistances.
Quand?
 Ce samedi 17 août à 14 heures au cimetière des Biens communaux, rue de Tavier à Seraing
 Pour la campagne Free Ali