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vendredi 30 août 2013

Hamza Mahfoud, plume du M20F, critique roi qui a décoré le rappeur "BIG" non-opposant à la grâce pour "Daniel"


Hamza Mahfoud



L’instigateur de l’événement Facebook anti-grâce  DanielGate, Hamza Mahfoud réagit aux attaques du rappeur Bigg qui a qualifié les manifestants de "moutons suivistes"
Hamza Mahfoud, (premier activiste a avoir créé un événement Facebook pour manifester contre le scandale de la grâce royale profitant au violeurs d'enfants marocains) a été surpris par les propos acerbes du rappeur Taoufiq Hazib, de son nom de scène "Bigg"  à l’encontre des personnes qui se sont opposées à la grâce royale, et que le chanteur a qualifié de "moutons suivistes".
 Contacté par Lakome, Mahfoud a commenté les propos tenus par "Bigg" lors d’une interview télévisée en disant : "cette personne (Bigg) nous a habitués à ce type de déclarations de bas étage et à son manque de respect vis-à-vis d’autrui".
Mahfoud a par ailleurs déclaré que "les véritables moutons suivistes sont ceux qui défendent les erreurs du pouvoir et s’entêtent à les justifier même lorsque ce même pouvoir reconnaît ses fautes comme dans le cas du DanielGate."
Et Mahfoud d’ajouter : " si le communiqué du Cabinet royal n’avait pas reconnu l’erreur, Bigg et ses semblables auraient continué à défendre l’indéfendable. Ces gens là ne font preuve d’éloquence qu’à mesure des instructions qu’ils reçoivent".
Mahfoud considère que les attaques de Bigg n’expriment pas sa conviction personnelle mais simplement la volonté de ses mentors. A ce propos Mahfoud a déclaré :"ceux qui vivent de la rente et de flagorneries ne peuvent avoir d’avis indépendant de leurs maîtres"
Dans ce qui ressemble être un défi lancé au rappeur (qui vient d'être décoré par le roi le 21 août dernier, ainsi que d'autres artistes) et à "ses mentors", Hamza précise que "ceux qui sont sortis contre ce crime de grâce accordée par le roi au criminel Daniel, sortiront chaque fois que la monarchie commettra de nouvelles erreurs pour faire savoir que le roi est, comme le reste du monde, susceptible de commettre des fautes"… "Il n’ y a pas d’autre alternative à une réelle séparation des pouvoirs dans ce pays que nous aimons" a-t-il ajouté.
Par ailleurs, lors de cet entretien avec Lakome, Hamza Mahfoud s’est inquiété du silence des autorités marocaines sur le résultat de l’enquête judiciaire concernant les violences policières qui ont accompagné la manifestation du vendredi 2 août au cours de laquelle des manifestants anti-grâce ont été violemment agressés par les forces de l’ordre. Pour Mahfoud, "ce silence pourrait être un nouveau message du pouvoir pour creuser encore plus le manque de confiance entre la rue et les institutions officielles".
Rappelons que Bigg a été décoré d'un "Ouissame" par le roi Mohammed VI, à l'occasion de la célébration de son 50ème anniversaire. Plusieurs autres personnalités du monde de l'art et du sport ont été également décorées.

 http://fr.lakome.com/index.php/maroc/1293-les-betises-de-bigg-et-la-reponse-de-hamza-mahfoud

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 MAROC Hamza Mahfoud, la plume du 20 février

Par : Courrier International, 30/8/2013


Etudiant en philosophie, âgé de 25 ans, Hamza Mahfoud signe les slogans des marches de protestation et donne de la voix dans le haut-parleur pendant les manifestations. Itinéraire d’un militant de la première heure du “printemps marocain
   

Hamza Mahfoud - Mamfakinch 
 Hamza Mahfoud - Mamfakinch


Hamza MahfoudHamza Mahfoud est de toutes les manifestations du Mouvement du 20 février 2011 à Casablanca. Son credo est la non-violence. Son objectif, une monarchie parlementaire

Au lendemain d’une raclée reçue pendant une manifestation à Sbata [quartier populaire à Casablanca], Hamza Mahfoud trouve le temps de s’attabler avec nous dans un café de son quartier, Bournazel, à Casablanca. Cet étudiant en philosophie est l’un des ténors des marches du Mouvement du 20 février. A chaque manifestation, on le voit s’époumoner dans le haut-parleur, dressé sur le pick-up Honda qui mène le cortège. Mais Hamza n’est pas seulement une voix du mouvement, il est aussi la plume qui signe la majorité des slogans scandés par les jeunes. “Wal lhall lwahid, iskat al hokouma” (La seule solution, c’est la dissolution du gouvernement), c’est lui. “Wa lmakhzen yatla’ barra” (Le makhzen dehors), c’est encore lui. Pendant que la discussion va bon train sur l’avenir du “printemps marocain”, son téléphone sonne plusieurs fois. “C’est vicieux. Plusieurs militants sont en train de se faire pirater leur compte Facebook. Ils ont déclenché une guerre totale contre nous sur le Net”, lance-t-il d’une voix calme et dans un arabe digne d’un présentateur d’Al-Jazira [chaîne satellitaire arabe]. http://youtu.be/PiDrpTv3LZE

Militant de la première heure du Mouvement du 20 février, Hamza Mahfoud prône la désobéissance civile pacifique, à la manière du mahatma Gandhi. Et il n’en est pas à sa première expérience. “J’ai côtoyé toutes les tendances idéologiques, mais je préfère être un électron libre et garder mon sens critique”, précise Hamza en écrasant sa cigarette. Tout a commencé à la veille de la marche du 20 février. Fasciné par les récits rapportés par ses potes militants d’Attac Maroc, dont certains étaient présents sur la place Tahrir du Caire, il se met à rêver de slogans percutants et fédérateurs. “Je griffonne des ébauches de slogans tard la nuit. Il ne s’agit pas d’inventer le fil à couper le beurre : il suffit juste de détourner une chanson, de travestir un slogan propagandiste pour en faire un truc que les gens aiment scander à l’unisson”, explique-t-il. Un mordu de lecture

Après une nuit blanche, Hamza sort, comme des milliers de Marocains, le 20 fé­vrier sur la place Lahmam de Casablanca. A partir de ce jour, il sera de toutes les marches du mouvement. Au fur et à mesure que les manifestations se multiplient, sa plume fait mouche. “Les délires de Kadhafi sont une aubaine pour moi. Placer l’expression ‘zenga zenga’[ruelle par ruelle] dans un slogan, c’est le strike garanti”, confie-t-il. Mais, au fait, qui est Hamza Mahfoud ?

Né dans le quartier de Bournazel en 1986, le jeune homme est l’incarnation même du clash des générations. Fils d’instituteur, il devient un mordu de la lecture dès l’âge de 8 ans et découvre le monde des idées par le truchement des écritures religieuses. Fervent croyant, il a 13 ans quand il croise la route du Mouvement unicité et réforme [MUR, islamiste, fondé en 1996], où il fait son premier apprentissage idéologique. “Au début, on se réunissait dans les mosquées du quartier. Ensuite, j’ai été autorisé à assister aux jalassat [réunions] d’apprentissage du Coran et de prêche”, déclare-t-il. Grâce à sa mémoire phénoménale et à son engouement pour la lecture, Hamza va vite monter en grade. Il finit par organiser ses propres jalassat, durant lesquelles il aiguise ses talents de tribun. Ce qui ne manque pas d’éveiller l’inquiétude de son père, qui le pousse à suivre un cursus scientifique au lycée pour l’éloigner de la littérature. Hamza, la mort dans l’âme, joue le jeu, mais le père se ravise quatre mois plus tard et exige que son rejeton suive une formation professionnelle. Le clash est inévitable. “J’ai fugué de chez moi à 15 ans. J’ai passé un mois à Meknès à vivre comme un chamkar [celui qui vit dans la rue et qui n’a rien à perdre dans une société dominée par l’argent]”, se souvient-il, tout sourire.
Changement pacifique

Hamza finit par reprendre ses études et dé­croche son bac à 17 ans. Pourtant, quelque chose semble brisé dans la tête de cet adolescent qui couve sa révolte et la cultive à travers ses lectures. Il dévore la littérature des Frères musulmans, ainsi que les écrits du Saoudien Khalis Jalabi [chirurgien, penseur islamique, défenseur de la non-violence et adepte de l’autocritique au sein des mouvements de l’islam politique] et du Syrien Haidar Haidar [écrivain prônant la lutte contre toutes les formes de répression et de violation des droits de l’homme], deux grands déconstructeurs du discours des courants salafistes. “Mais le choc de ma vie est certainement Nikos Kazantzakis [écrivain grec 1883-1957, lauréat du Prix international de la paix en 1950]. Bac en poche, j’ai décidé de partir une année pour travailler sur un chalutier à Martil, à côté de Tétouan. J’avais besoin de gagner un peu d’argent, de lire et de poursuivre ma quête personnelle”, raconte Hamza. De retour dans le giron familial, il a les idées plus claires. Il décide de s’orienter vers le journalisme. Pour l’heure, Hamza ne se laisse pas intimider par les coups de matraque des forces de l’ordre, qui lui ont valu une entorse au bras et des blessures au dos lors des manifestations à Sbata, les 22 et 29 mai. Avec un zèle qui frôle le masochisme, il est à chaque fois rentré chez lui poster les premières vidéos et photos de la manifestation sur Facebook. “On ne lâchera pas l’affaire tant que ce pays ne changera pas”, assène-t-il. Mais il n’est pas question de céder aux sirènes anarcho-révolutionnaires. Son credo est la non-violence et l’exigence d’une démocratisation dans le cadre d’une monarchie parlementaire. Il faut dire qu’avec son passé de militant il a vu défiler beaucoup d’illuminés et de naïfs. “Ce sont des composantes inéluctables dans chaque mouvement. Il faut même composer avec les flics en civil qui viennent à nos réunions. Mais la vérité finit toujours par triompher”, martèle Hamza, qui continue à revendiquer un modèle de changement pacifique.





REPÈRE — Manifestations


Le 20 février 2011 ont lieu les premières manifestations. Le 9 mars, Mohammed VI annonce une réforme constitutionnelle. La contestation se poursuit. Elle est violemment réprimée. Le 17 juin, le nouveau texte constitutionnel est adopté en Conseil des ministres et le roi annonce la tenue, le 1er juillet, d’un référendum sur la nouvelle Constitution. Le scrutin recueille 98,5 % de oui. Des législatives anticipées sont prévues pour le 25 novembre.
Source :    Hicham Oulmouddane, TelQuel, 15/9/2011
 http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/15/hamza-mahfoud-la-plume-du-20-fevrier

dimanche 18 août 2013

Fête du Trône : Quand le roi du Maroc décore un sioniste américain

Tribune

Portrait de Ahmed Benseddik
A l’occasion de la fête du Trône, Mohammed VI, a décoré du Wissam Alaoui de l’ordre du Grand Officier, Malcolm Hoenlein, Vice-président de la Conférence des présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis.
L’agence officielle, MAP qui a fait état de cette information, ne cite pas les raisons pour lesquelles le Commandeur des Croyants et Président du Comité « Al Qods », a cru devoir décorer l’intéressé qui est, par ailleurs, l’une des figures historiques des relations israélo-américaines. Elle ne cite pas, comme d’habitude, les services qu’il aurait rendu au Maroc, ou peut être à l’humanité entière, qu’ils soient dans le domaine culturel, sportif, scientifique ou artistique, pour mériter cette distinction.
Qui est l’homme en question et quelle est donc son organisation, pour qu’ils fassent ainsi l’objet de tant d’égards ?
 
Benjamin Netanyahu et Malcolm Hoenlein / DR

Une organisation gigogne
Outre le fait qu’il a été décoré à maintes reprises par la ville de Jérusalem, Malcolm Hoenlein est depuis 2007, détenteur du titre de « Trustee of Jerusalem » décerné par la mairie de la ville. Trois ans plus tard, il a reçu la distinction de « Guardian of Zion », de l’université israélienne Bar-Ilan. Il est également le « Defender of Jerusalem », un titre créé en 2008 par le milliardaire Guma Aguiar et qui récompense « les personnalités qui ont démontré leur soutien et leur engagement à l’Etat d’Israël et sa capitale, Jérusalem », selon les mots du gouverneur républicain texan, Rick Perry, qui a reçu ce prix en 2009.
Quant à la Conférence des présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis, dont Hoenlein est le Vice-président, elle a été créée en 1955, à l’initiative de John Dallas et l’ancien ministre des affaires étrangères d’Israël, Aba Eban. Jusqu’en 1959, elle fut dirigée par Nahum Goldmann, un sioniste convaincu, qui mit la main à la création du Congrès juif mondial, qu’il dirigea de 1951 à 1977, qui occupa également le poste de Secrétaire général du Bureau politique de la dix-septième Conférence sioniste mondiale de 1931, puis celui de Président de l’Organisation sioniste mondiale, de 1956 à 1968, après avoir joué un rôle prépondérant dans la création de l’Etat d’Israël en 1948. La Conférence des Présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis comptait à sa création quatorze organisations. Elle en compte 51, aujourd’hui, parmi lesquelles :
L’Organisation des amis américains du Likoud
- L’American Israël Public Affairs Committee (AIPAC)
- Les Amis  de l’armée israélienne
- L’Organisation des religieux juifs
- L’Organisation sioniste américaine
- Le Mouvement sioniste américain

La conférence s’apprête à lancer au mois d’août une vaste campagne pour contrer l’action du Mouvement pro-palestinien BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions), qui appelle à un boycott mondial des produits israéliens. Selon les propres mots de Malcolm Hoenlein, au quotidien israélien Haaretz, il y a quelques jours : « Cette campagne  se fera, pour l’essentiel, à travers Internet et les réseaux sociaux, où nous espérons atteindre chaque étudiant des Etats-Unis. L’objectif étant de sensibiliser de manière créative le public et reconquérir sa sympathie à notre égard. »

Paroles, paroles !
Quelques instants avant  la cérémonie des décorations, le roi avait, comme à chaque fête du Trône, prononcé ces mots, dans son discours : « Nous avons poursuivi sans relâche nos efforts à la tête du Comité Al-Qods pour défendre la juste cause palestinienne, afin que, sur la base de l’initiative de paix arabe, le peuple palestinien frère puisse vivre sur ses terres, au sein d’un Etat indépendant. En outre, Nous poursuivons notre soutien et notre engagement en faveur de la préservation de l’identité culturelle et religieuse de la ville d’Al-Qods, notamment par le biais du Comité Al-Qods et son bras opérationnel, l’Agence Bait Mal Al-Qods, qui assure la mise en œuvre de nombreux projets. »
S’agissant du Comité Al Qods, il serait utile de revenir au texte préliminaire de sa création en 1975 et qui stipule : « Les travaux de la sixième conférence islamique de Jeddah, des ministres des affaires étrangères qui s’est tenue du 12 au 15 juin 1975 ont porté sur la situation de la ville de Jérusalem et de ses habitants palestiniens et notamment  les tentatives de judaïsation des lieux saints par l’occupant israélien et la mise en péril de la ville arabe, dont les autorités musulmanes ont depuis toujours, respecté la liberté de culte. La Conférence, tout comme celles qui l’ont précédée, considère que Jérusalem fait partie intégrante de la Palestine occupée et insiste sur la nécessité de la préservation de l’identité musulmane des lieux, seule garantie d’une coexistence pacifique des religions monothéistes et de la préservation des lieux saints de l’Islam. »
Un peu plus loin, le texte poursuit : « Compte tenu de l’étroite relation entre la question palestinienne et la lutte contre le sionisme, puisque la confiscation de la Palestine, y compris Jérusalem, est à l’origine de ce conflit, la commission se voit investie de la mission de mettre en pratique toutes les résolutions de la Conférence islamique, concernant ce conflit. »
Plus loin, la déclaration consacre le principe de déléguer la Présidence du « Comité Al Qods », au roi Hassan II, en motivant son choix, comme suit : « Compte tenu de l’état actuel de la ville de Jérusalem et l’ambition avérée de l’ennemi sioniste de la judaïser et d’en faire sa capitale ».

Jérusalem, capitale éternelle et indivisible d’ « Eretz Israel »
Bien de l’eau a coulé sous les ponts du Jourdain, depuis ces trois  journées tonitruantes de 1975. Des traités de paix ont été signés, une autorité palestinienne a vu le jour, les négociations de paix se sont succédées, la colonisation de la Judée et Samarie s’est intensifiée et la judaïsation de la ville sainte s’est accélérée. Sur son site électronique consacré à la question de Jérusalem, la diplomatie marocaine continue de soutenir que la question de Jérusalem est la préoccupation essentielle de la nation musulmane, le nœud du problème au Moyen-Orient et la cause essentielle du conflit israélo-arabe. Mais autant le dire, sur le fond rien n’a changé.
Celui qui vient d’être décoré est considéré comme l’un des plus ardents défenseurs de Jérusalem capitale éternelle et  indivisible de l’Etat d’Israël, comme en témoignent les communiqués de presse, émanant de son organisation. Il était au nombre des invités de marque, aux célébrations du quarantième anniversaire de l’unification de Jérusalem, comprenez par là, l’invasion par Tsahal en juin 1967, de la partie Est de la ville.
L’homme a également été classé par le journal israélien Haaretz parmi les trente-six (36) personnalités juives américaines les plus influentes lors de l’élection présidentielle américaine de  2008.
Pour preuve, cette anecdote : Réuni en congrès, à Charlotte, en Caroline, début septembre 2012, les délégués du Parti Démocrate américain, avait tenté, de biffer de leur déclaration, la phrase faisant allusion à "Jérusalem, capitale d’Israël". Au moment de voter la déclaration, on dut s’y reprendre à trois reprises, notre ami et ses camarades du lobby sioniste bataillant bec et ongles pour y faire inclure la fameuse phrase, se permettant, au passage, la déclaration suivante : « Le principe d’une Jérusalem capitale indivisible d’Israël est une réalité tangible, depuis fort longtemps ! »
Un entretien accordé au « Jewish Post », nous apprend que Hoenlein a consacré vingt-six années (26) de sa vie, à la défense des intérêts d’Israël, sa sécurité, sa prospérité, et son image aux Etats-Unis d’Amérique. Farouche partisan des technologies modernes de communication, dans  le traitement de l’information et la prise de décision, il considère, par-dessus tout, la solidarité et l’union sacrée, comme la clé de la réussite de son organisation. Après avoir mis en place un réseau d’information appelé "Réseau d’action pour le leadership», qui diffuse des informations quotidiennes à propos d’Israël à plus de trois millions cinq cent mille (3.5 millions) juifs et non-juifs, il a initié le projet de la « Voix de l’Amérique en Israël » qui veille à organiser des voyages en Israël, pour les artistes et les cinéastes américains et en particulier aux stars d’Hollywood. Au cours de cet entretien, l’homme s’est particulièrement réjoui que dix-sept mille (17.000) églises américaines et une grande majorité d’américains apportent un soutien indéfectible à l’Etat d’Israël.
Quant à son organisation, très active au sein des Nations Unies, considérée comme la gardienne des communautés juives, dans le monde et le protecteur des établissements juifs en Amérique, elle s’emploie à nouer des relations internationales, en particulier, avec le monde islamique. Impliquée dans le dossier iranien, elle manifeste également, un intérêt tout particulier, pour les questions de terrorisme.

Mobilisation générale contre la normalisation avec Israël, au Maroc
Le 5 janvier 2013 à Rabat, était donné le coup d’envoi de « L’Observatoire marocain contre la normalisation avec le sionisme », dont le bureau est constitué de dix-sept membres, avec à sa tête, Ahmed Ouihmane. Parmi ses premières initiatives, l’Observatoire a présenté récemment un projet de loi criminalisant tout acte de normalisation avec l’Etat hébreux, qu’il s’agisse de commerce, de sport, de culture, de tourisme ou de toute autre activité.
Mais l’Observatoire ne considère-t-il pas le fait d’honorer une personnalité du Sionisme, par le Commandeur des  croyants, et Président du comité Al Qods, comme un encouragement aux crimes et exactions commis quotidiennement par Israël. Qu’en pensent les autres ? Les savants, les penseurs et les activistes de tous bords, qu’ils soient musulmans ou non, islamistes ou non ? Qu’en pensent aussi les leaders du PJD qui ont assisté à l’assemblée constitutive du 5 janvier, comme les députés Abdellah Bouanou ou Mohamed Yatim ?Al Qods

Une fête du Trône sur fond de scandales 
La distinction accordée à l’un des piliers du sionisme mondial ne fut, hélas, pas le seul scandale qui aura marqué cette triste journée du 30 Juillet 2013. Un autre est venu s’y greffer, sous la forme d’une grâce royale à un pédophile condamné à trente ans de prison, pour avoir violé onze (11)  enfants mineurs. L’homme n’aura purgé que quelques mois de sa peine.
Une mesure d’une gravité sans pareille, ressentie comme une humiliation par les victimes et leurs familles et qui en dit long sur la légèreté avec laquelle le locataire du palais traite, en règle générale la dignité de ses compatriotes et le peu de cas qu’il fait de la dignité humaine en général.
(La version originale de l’article a été écrite en langue Arabe.
Texte interprété par Salah Elayoubi)
Visiter le site de
 l’auteur: http://ahmedbenseddik.wordpress.com/

jeudi 8 août 2013

« Le Communiqué du cabinet royal est de mauvaise foi. Démonstration »


La première réaction officielle du cabinet royal au scandale de DanielGate mérite qu'on s'arrête un instant sur le vocabulaire utilisé.
En effet, le premier communiqué du Cabinet royal diffusé samedi soir annonce que : "pour toutes ces considérations, Sa Majesté le Roi a décidé, dès qu'il a été informé des éléments du dossier, qu'une enquête approfondie soit diligentée en vue de déterminer les responsabilités et les points de défaillance qui ont pu mener à cette regrettable libération".
Arrêtons-nous un instant sur la préposition « dès que » qui signifie : tout de suite après et sans attendre. Il y a une notion de célérité.

Ahmed Benseddik
Nous avons deux hypothèses possibles : 
1- l'hypothèse A : le Cabinet royal est de bonne foi dans son utilisation de l'expression "dès que".
2- l'hypothèse B : le Cabinet royal est de mauvaise foi lorsqu'il utilise cette expression.
Dans le premier cas, c'est-à-dire, dans l'hypothèse de la bonne foi, il existe encore deux situations possibles :
1.2. Soit le roi n'a été informé des éléments du dossier que l'après midi du samedi 3 août où il a rapidement pris la décision de diligenter une enquête, de sorte que le communiqué a dû être diffusé dans la foulée et annoncé par la MAP et la télévision officielle le soir vers 22H00. Cela signifierait que le roi n'a pas demandé à être informé tout au long des quatre jours précédents – mercredi, jeudi, vendredi, samedi- malgré le tollé médiatique national et international et en dépit des manifestations et de la répression féroce par les forces de l'ordre. Cela voudrait dire aussi que le roi du Maroc n'est pas au courant de la réaction du Palais royal espagnol qui remonte à jeudi matin. Est-ce concevable ? Que font les services diplomatiques Marocains et le staff du cabinet royal alors ? Pourquoi n'ont-ils pas informé le roi, premier concerné, de ces développements graves ? Est-ce de l'incompétence ? Ce scénario parait surréaliste ou du moins très peu probable mais fortement condamnable si les choses se sont produites ainsi.
Selon les termes du communiqué, le roi a pris une décision dès qu'il a pris connaissance de l'affaire...Pourquoi a-t-il attendu tout ce temps avant de demander les éléments d'une affaire largement relayée par l'ensemble des médias ?
1.2. Soit que le roi n'a pas attendu quatre jours et a rapidement été mis au courant, - par exemple jeudi ou même vendredi- ce qui est le plus plausible. Mais si nous croyons à la sincérité du "dès que", cela veut dire que le roi a demandé de diligenter une enquête immédiatement et sans attendre. Dans ce cas, une grande question se pose : pourquoi le Cabinet royal a-t-il omis de communiquer tout de suite ces décisions à l'opinion publique et surtout au ministre de la Justice qui, de son côté, a publié vendredi un communiqué qui contredit complètement les termes du communiqué royal. Il va plus loin en évoquant les intérêts supérieurs de la nation pour justifier la grâce royale accordée au pédophile Espagnol. Ces contradictions réfutent la possibilité d'une telle hypothèse sur le plan logique pur.
Nous sommes ainsi forcés d'admettre que l'hypothèse A, dans ces deux cas de figures 1.1 et 1.2, conduit à des conclusions absurdes. De ce fait, il reste à nous focaliser sur l'hypothèse B selon laquelle l'expression "dès que" manque de crédibilité et de sincérité. Le roi aurait donc bien été informé, depuis son déclenchement, du scandale médiatique qui s'est progressivement transformé en crise politique, sans qu'il ne prenne aucune décision dans les premiers jours. Il a attendu tout ce temps avant d'ordonner l'ouverture d'une enquête.
Le scénario le plus probable est que cette décision a été dictée par la pression extérieure et intérieure sous l'influence de la mobilisation populaire, le déclenchement de plusieurs manifestations et la multiplication des voix qui se sont élevées pour dénoncer cet énorme scandale moral. Le roi a alors bien réfléchi avec son équipe de conseillers, et comme il refuse de s'excuser, alors que le fait de demander pardon est un signe de noblesse et de grandeur, ils se sont tous mis d'accord sur l'actuelle version du communiqué en espérant y trouver une porte de sortie à la crise, ne serait-ce que de manière temporaire. La diffusion d'un deuxième communiqué le lendemain, annonçant que le roi a retiré cette désastreuse grâce, est le signe d'une fébrilité et d'une absence de stratégie réfléchie.
Ainsi, le terme « dès que » utilisé par les rédacteurs du communiqué du cabinet royal, relève du mensonge. Un mensonge misérable qui cherche à cacher la triste vérité : D'une part, le roi s'obstine à refuser d'assumer ses responsabilités. D'autre part, le cabinet royal est un foyer d'incompétents.
Le communiqué confirme que le roi a signé la grâce sans avoir eu connaissance des moindres détails du dossier. Mais alors, durant ces 14 années de règne, combien de décisions similaires ont reçu l'aval ou la signature du roi alors qu'elles ont eu des conséquences catastrophiques ou provoqué des drames ? De combien d'enquêtes avons-nous besoin pour déterminer les responsabilités ?
Le même jour de la grâce de la honte, le roi a décoré Malcolm Hoenlein du Wissam Alaoui de l'Ordre du Grand Officier à l'occasion de la fête du Trône. L'homme, est une figure emblématique du lobby sioniste pro-israélien, puisqu'il est vice président de la toute puissante Conférence des présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis et l'un des symboles du sionisme mondial. Il a reçu en Israel la décoration Guardian Of Zion. Le roi, président du comité Al Quds ne le savait-il pas non plus ? Va-t-il aussi déclencher une enquête pour savoir qui a glissé son nom sur la liste des personnalités à décorer ?
Il semble que les rédacteurs de ce triste communiqué continuent de mépriser les Marocains dès qu'occasion se présente et persistent à croire que les citoyens de ce pays sont des imbéciles qui avalent des couleuvres dès qu'elles leur sont servies par les médias officiels.