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jeudi 6 août 2015

La fête du trône marocain est un jour de deuil pour les sahraouis



Lima, 30 Juillet 2015 (SPS) .- 

La célébration au Maroc et dans ses ambassades de l'anniversaire de l'intronisation du roi Mohammed VI est un jour de deuil pour les sahraouis, a déclaré aujourd'hui M. Ricardo Sanchez Serra.

Le président du Conseil péruvien de solidarité avec le peuple sahraoui a déclaré dans un article posté dans son blog que "même si les ambassades marocaines font la fête, aujourd'hui est une journée de deuil international et ceux qui participent à sa célébration et trinquent à cette occasion sont en train de boire du sang versé des Sahraouis ", a-t-il dit.

«La civilisation n'a rien à voir avec cet événement parce que le règne des souverains marocains a été caractérisé par des violations des droits de l'homme contre leur peuple et ils ont commis un génocide contre le peuple sahraoui face au silence scandaleux de certains pays libres et des Nations Unies, qui sont devenus complices du royaume marocain ", a-t-il dit.


Le journaliste péruvien rappelle que «le territoire sahraoui a été envahi par le Maroc il y a 40 ans. Il l'a occupé en attaquant les civils avec du napalm, du phosphore blanc et des bombes à fragmentation: ceux qui n'ont pas pu échapper vivent avec les violations les plus flagrantes des droits de l'homme (on y retrouve encore des fosses communes) et sont victimes de la torture; tandis que le reste de la
population qui a réussi à fuir vit dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf assistés par une aide internationale de plus en plus rare, alors que le Maroc pille les ressources naturelles sahraouies et bloque les négociations de l'ONU en faisant obstruction au référendum d'autodétermination. "

"Il est temps de dire Basta! aux atrocités marocaines au Sahara Occidental», conclut Sanchez Serra. SPS
 

a fête du trône marocain est un jour de deuil pour les sahraouis (journaliste)



La fête du trône marocain est un jour de deuil pour les sahraouis (journaliste)La fête du trône marocain est un jour de deuil pour les sahraouis (journaliste)
Lima, 30 Juillet 2015 (SPS) .- La célébration au Maroc et dans ses ambassades de l'anniversaire de l'intronisation du roi Mohammed VI est un jour de deuil pour les sahraouis, a déclaré aujourd'hui M. Ricardo Sanchez Serra.

Le président du Conseil péruvien de solidarité avec le peuple sahraoui a déclaré dans un article posté dans son blog que "même si les ambassades marocaines font la fête, aujourd'hui est une journée de deuil international et ceux qui participent à sa célébration et trinquent à cette occasion sont en train de boire du sang versé des sahraouis ", a-t-il dit.

«La civilisation n'a rien à voir avec cet événement parce que le règne des souverains marocains a été caractérisé par des violations des droits de l'homme contre leur peuple et ils ont commis un génocide contre le peuple sahraoui face au silence scandaleux de certains pays libres et des Nations Unies, qui sont devenus complices du royaume marocain ", at-il dit.

Le journaliste péruvien rappelle que «le territoire sahraoui a été envahi par le Maroc il ya 40 ans. Il l'a occupé en attaquant les civils avec du napalm, du phosphore blanc et des bombes à fragmentation: ceux qui n'ont pas pu échapper vivent avec les violations les plus flagrantes des droits de l'homme (on y retrouve encore des fosses communes) et sont victimes de la torture; tandis que le reste de la population qui a réussi à fuir vit dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf assistés par une aide internationale de plus en plus rare, alors que le Maroc pille les ressources naturelles sahraouies et bloque les négociations de l'ONU en faisant obstruction au référendum d'autodétermination. "

"Il est temps de dire Basta! aux atrocités marocaines au Sahara Occidental», conclur Sanchez Serra. SPS

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a fête du trône marocain est un jour de deuil pour les sahraouis (journaliste)



La fête du trône marocain est un jour de deuil pour les sahraouis (journaliste)La fête du trône marocain est un jour de deuil pour les sahraouis (journaliste)
Lima, 30 Juillet 2015 (SPS) .- La célébration au Maroc et dans ses ambassades de l'anniversaire de l'intronisation du roi Mohammed VI est un jour de deuil pour les sahraouis, a déclaré aujourd'hui M. Ricardo Sanchez Serra.

Le président du Conseil péruvien de solidarité avec le peuple sahraoui a déclaré dans un article posté dans son blog que "même si les ambassades marocaines font la fête, aujourd'hui est une journée de deuil international et ceux qui participent à sa célébration et trinquent à cette occasion sont en train de boire du sang versé des sahraouis ", a-t-il dit.

«La civilisation n'a rien à voir avec cet événement parce que le règne des souverains marocains a été caractérisé par des violations des droits de l'homme contre leur peuple et ils ont commis un génocide contre le peuple sahraoui face au silence scandaleux de certains pays libres et des Nations Unies, qui sont devenus complices du royaume marocain ", at-il dit.

Le journaliste péruvien rappelle que «le territoire sahraoui a été envahi par le Maroc il ya 40 ans. Il l'a occupé en attaquant les civils avec du napalm, du phosphore blanc et des bombes à fragmentation: ceux qui n'ont pas pu échapper vivent avec les violations les plus flagrantes des droits de l'homme (on y retrouve encore des fosses communes) et sont victimes de la torture; tandis que le reste de la population qui a réussi à fuir vit dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf assistés par une aide internationale de plus en plus rare, alors que le Maroc pille les ressources naturelles sahraouies et bloque les négociations de l'ONU en faisant obstruction au référendum d'autodétermination. "

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Lima, 30 Juillet 2015 (SPS) .- La célébration au Maroc et dans ses ambassades de l'anniversaire de l'intronisation du roi Mohammed VI est un jour de deuil pour les sahraouis, a déclaré aujourd'hui M. Ricardo Sanchez Serra.

Le président du Conseil péruvien de solidarité avec le peuple sahraoui a déclaré dans un article posté dans son blog que "même si les ambassades marocaines font la fête, aujourd'hui est une journée de deuil international et ceux qui participent à sa célébration et trinquent à cette occasion sont en train de boire du sang versé des sahraouis ", a-t-il dit.

«La civilisation n'a rien à voir avec cet événement parce que le règne des souverains marocains a été caractérisé par des violations des droits de l'homme contre leur peuple et ils ont commis un génocide contre le peuple sahraoui face au silence scandaleux de certains pays libres et des Nations Unies, qui sont devenus complices du royaume marocain ", at-il dit.

Le journaliste péruvien rappelle que «le territoire sahraoui a été envahi par le Maroc il ya 40 ans. Il l'a occupé en attaquant les civils avec du napalm, du phosphore blanc et des bombes à fragmentation: ceux qui n'ont pas pu échapper vivent avec les violations les plus flagrantes des droits de l'homme (on y retrouve encore des fosses communes) et sont victimes de la torture; tandis que le reste de la population qui a réussi à fuir vit dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf assistés par une aide internationale de plus en plus rare, alors que le Maroc pille les ressources naturelles sahraouies et bloque les négociations de l'ONU en faisant obstruction au référendum d'autodétermination. "

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vendredi 1 août 2014

Le discours du roi et le Sahara Occidental

Le Gouvernement sahraoui et le Polisario Front ont condamné la volonté affichée par le roi du Maroc, dans son discours prononcé mercredi à l'occasion de la fête  du trône, comme on l' appelle, de continuer à violer la loi internationale au Sahara occidental.
Ecoutez le texte intégral du discours prononcé par le roi Mohammed VI à la nation le mercredi 30 juillet, à l'occasion du 15e anniversaire de la trône jour


dimanche 18 août 2013

Fête du Trône : Quand le roi du Maroc décore un sioniste américain

Tribune

Portrait de Ahmed Benseddik
A l’occasion de la fête du Trône, Mohammed VI, a décoré du Wissam Alaoui de l’ordre du Grand Officier, Malcolm Hoenlein, Vice-président de la Conférence des présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis.
L’agence officielle, MAP qui a fait état de cette information, ne cite pas les raisons pour lesquelles le Commandeur des Croyants et Président du Comité « Al Qods », a cru devoir décorer l’intéressé qui est, par ailleurs, l’une des figures historiques des relations israélo-américaines. Elle ne cite pas, comme d’habitude, les services qu’il aurait rendu au Maroc, ou peut être à l’humanité entière, qu’ils soient dans le domaine culturel, sportif, scientifique ou artistique, pour mériter cette distinction.
Qui est l’homme en question et quelle est donc son organisation, pour qu’ils fassent ainsi l’objet de tant d’égards ?
 
Benjamin Netanyahu et Malcolm Hoenlein / DR

Une organisation gigogne
Outre le fait qu’il a été décoré à maintes reprises par la ville de Jérusalem, Malcolm Hoenlein est depuis 2007, détenteur du titre de « Trustee of Jerusalem » décerné par la mairie de la ville. Trois ans plus tard, il a reçu la distinction de « Guardian of Zion », de l’université israélienne Bar-Ilan. Il est également le « Defender of Jerusalem », un titre créé en 2008 par le milliardaire Guma Aguiar et qui récompense « les personnalités qui ont démontré leur soutien et leur engagement à l’Etat d’Israël et sa capitale, Jérusalem », selon les mots du gouverneur républicain texan, Rick Perry, qui a reçu ce prix en 2009.
Quant à la Conférence des présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis, dont Hoenlein est le Vice-président, elle a été créée en 1955, à l’initiative de John Dallas et l’ancien ministre des affaires étrangères d’Israël, Aba Eban. Jusqu’en 1959, elle fut dirigée par Nahum Goldmann, un sioniste convaincu, qui mit la main à la création du Congrès juif mondial, qu’il dirigea de 1951 à 1977, qui occupa également le poste de Secrétaire général du Bureau politique de la dix-septième Conférence sioniste mondiale de 1931, puis celui de Président de l’Organisation sioniste mondiale, de 1956 à 1968, après avoir joué un rôle prépondérant dans la création de l’Etat d’Israël en 1948. La Conférence des Présidents des grandes organisations juives des Etats-Unis comptait à sa création quatorze organisations. Elle en compte 51, aujourd’hui, parmi lesquelles :
L’Organisation des amis américains du Likoud
- L’American Israël Public Affairs Committee (AIPAC)
- Les Amis  de l’armée israélienne
- L’Organisation des religieux juifs
- L’Organisation sioniste américaine
- Le Mouvement sioniste américain

La conférence s’apprête à lancer au mois d’août une vaste campagne pour contrer l’action du Mouvement pro-palestinien BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions), qui appelle à un boycott mondial des produits israéliens. Selon les propres mots de Malcolm Hoenlein, au quotidien israélien Haaretz, il y a quelques jours : « Cette campagne  se fera, pour l’essentiel, à travers Internet et les réseaux sociaux, où nous espérons atteindre chaque étudiant des Etats-Unis. L’objectif étant de sensibiliser de manière créative le public et reconquérir sa sympathie à notre égard. »

Paroles, paroles !
Quelques instants avant  la cérémonie des décorations, le roi avait, comme à chaque fête du Trône, prononcé ces mots, dans son discours : « Nous avons poursuivi sans relâche nos efforts à la tête du Comité Al-Qods pour défendre la juste cause palestinienne, afin que, sur la base de l’initiative de paix arabe, le peuple palestinien frère puisse vivre sur ses terres, au sein d’un Etat indépendant. En outre, Nous poursuivons notre soutien et notre engagement en faveur de la préservation de l’identité culturelle et religieuse de la ville d’Al-Qods, notamment par le biais du Comité Al-Qods et son bras opérationnel, l’Agence Bait Mal Al-Qods, qui assure la mise en œuvre de nombreux projets. »
S’agissant du Comité Al Qods, il serait utile de revenir au texte préliminaire de sa création en 1975 et qui stipule : « Les travaux de la sixième conférence islamique de Jeddah, des ministres des affaires étrangères qui s’est tenue du 12 au 15 juin 1975 ont porté sur la situation de la ville de Jérusalem et de ses habitants palestiniens et notamment  les tentatives de judaïsation des lieux saints par l’occupant israélien et la mise en péril de la ville arabe, dont les autorités musulmanes ont depuis toujours, respecté la liberté de culte. La Conférence, tout comme celles qui l’ont précédée, considère que Jérusalem fait partie intégrante de la Palestine occupée et insiste sur la nécessité de la préservation de l’identité musulmane des lieux, seule garantie d’une coexistence pacifique des religions monothéistes et de la préservation des lieux saints de l’Islam. »
Un peu plus loin, le texte poursuit : « Compte tenu de l’étroite relation entre la question palestinienne et la lutte contre le sionisme, puisque la confiscation de la Palestine, y compris Jérusalem, est à l’origine de ce conflit, la commission se voit investie de la mission de mettre en pratique toutes les résolutions de la Conférence islamique, concernant ce conflit. »
Plus loin, la déclaration consacre le principe de déléguer la Présidence du « Comité Al Qods », au roi Hassan II, en motivant son choix, comme suit : « Compte tenu de l’état actuel de la ville de Jérusalem et l’ambition avérée de l’ennemi sioniste de la judaïser et d’en faire sa capitale ».

Jérusalem, capitale éternelle et indivisible d’ « Eretz Israel »
Bien de l’eau a coulé sous les ponts du Jourdain, depuis ces trois  journées tonitruantes de 1975. Des traités de paix ont été signés, une autorité palestinienne a vu le jour, les négociations de paix se sont succédées, la colonisation de la Judée et Samarie s’est intensifiée et la judaïsation de la ville sainte s’est accélérée. Sur son site électronique consacré à la question de Jérusalem, la diplomatie marocaine continue de soutenir que la question de Jérusalem est la préoccupation essentielle de la nation musulmane, le nœud du problème au Moyen-Orient et la cause essentielle du conflit israélo-arabe. Mais autant le dire, sur le fond rien n’a changé.
Celui qui vient d’être décoré est considéré comme l’un des plus ardents défenseurs de Jérusalem capitale éternelle et  indivisible de l’Etat d’Israël, comme en témoignent les communiqués de presse, émanant de son organisation. Il était au nombre des invités de marque, aux célébrations du quarantième anniversaire de l’unification de Jérusalem, comprenez par là, l’invasion par Tsahal en juin 1967, de la partie Est de la ville.
L’homme a également été classé par le journal israélien Haaretz parmi les trente-six (36) personnalités juives américaines les plus influentes lors de l’élection présidentielle américaine de  2008.
Pour preuve, cette anecdote : Réuni en congrès, à Charlotte, en Caroline, début septembre 2012, les délégués du Parti Démocrate américain, avait tenté, de biffer de leur déclaration, la phrase faisant allusion à "Jérusalem, capitale d’Israël". Au moment de voter la déclaration, on dut s’y reprendre à trois reprises, notre ami et ses camarades du lobby sioniste bataillant bec et ongles pour y faire inclure la fameuse phrase, se permettant, au passage, la déclaration suivante : « Le principe d’une Jérusalem capitale indivisible d’Israël est une réalité tangible, depuis fort longtemps ! »
Un entretien accordé au « Jewish Post », nous apprend que Hoenlein a consacré vingt-six années (26) de sa vie, à la défense des intérêts d’Israël, sa sécurité, sa prospérité, et son image aux Etats-Unis d’Amérique. Farouche partisan des technologies modernes de communication, dans  le traitement de l’information et la prise de décision, il considère, par-dessus tout, la solidarité et l’union sacrée, comme la clé de la réussite de son organisation. Après avoir mis en place un réseau d’information appelé "Réseau d’action pour le leadership», qui diffuse des informations quotidiennes à propos d’Israël à plus de trois millions cinq cent mille (3.5 millions) juifs et non-juifs, il a initié le projet de la « Voix de l’Amérique en Israël » qui veille à organiser des voyages en Israël, pour les artistes et les cinéastes américains et en particulier aux stars d’Hollywood. Au cours de cet entretien, l’homme s’est particulièrement réjoui que dix-sept mille (17.000) églises américaines et une grande majorité d’américains apportent un soutien indéfectible à l’Etat d’Israël.
Quant à son organisation, très active au sein des Nations Unies, considérée comme la gardienne des communautés juives, dans le monde et le protecteur des établissements juifs en Amérique, elle s’emploie à nouer des relations internationales, en particulier, avec le monde islamique. Impliquée dans le dossier iranien, elle manifeste également, un intérêt tout particulier, pour les questions de terrorisme.

Mobilisation générale contre la normalisation avec Israël, au Maroc
Le 5 janvier 2013 à Rabat, était donné le coup d’envoi de « L’Observatoire marocain contre la normalisation avec le sionisme », dont le bureau est constitué de dix-sept membres, avec à sa tête, Ahmed Ouihmane. Parmi ses premières initiatives, l’Observatoire a présenté récemment un projet de loi criminalisant tout acte de normalisation avec l’Etat hébreux, qu’il s’agisse de commerce, de sport, de culture, de tourisme ou de toute autre activité.
Mais l’Observatoire ne considère-t-il pas le fait d’honorer une personnalité du Sionisme, par le Commandeur des  croyants, et Président du comité Al Qods, comme un encouragement aux crimes et exactions commis quotidiennement par Israël. Qu’en pensent les autres ? Les savants, les penseurs et les activistes de tous bords, qu’ils soient musulmans ou non, islamistes ou non ? Qu’en pensent aussi les leaders du PJD qui ont assisté à l’assemblée constitutive du 5 janvier, comme les députés Abdellah Bouanou ou Mohamed Yatim ?Al Qods

Une fête du Trône sur fond de scandales 
La distinction accordée à l’un des piliers du sionisme mondial ne fut, hélas, pas le seul scandale qui aura marqué cette triste journée du 30 Juillet 2013. Un autre est venu s’y greffer, sous la forme d’une grâce royale à un pédophile condamné à trente ans de prison, pour avoir violé onze (11)  enfants mineurs. L’homme n’aura purgé que quelques mois de sa peine.
Une mesure d’une gravité sans pareille, ressentie comme une humiliation par les victimes et leurs familles et qui en dit long sur la légèreté avec laquelle le locataire du palais traite, en règle générale la dignité de ses compatriotes et le peu de cas qu’il fait de la dignité humaine en général.
(La version originale de l’article a été écrite en langue Arabe.
Texte interprété par Salah Elayoubi)
Visiter le site de
 l’auteur: http://ahmedbenseddik.wordpress.com/

samedi 3 août 2013

L'invention de la fête du trône. Bezaf ! C'est scandaleusement trop!


L'invention de la fête du trône



    Depuis le Moyen Âge, les différentes dynasties marocaines ont eu recours à des rituels politico-religieux pour légitimer leur pouvoir et affirmer leur puissance. Le complexe rituel de la monarchie marocaine atteint son paroxysme sous Ahmad al-Mansur (1578-1603), créateur du Makhzan. Sous les Alaouites (depuis 1668), plusieurs rituels politico-religieux coexistent. Mais le plus important à l’époque contemporaine est sans doute la Fête du trône (‘id al-‘arsh). Célébrée en grande pompe pour commémorer l’accès du roi au pouvoir, cette fête est perçue par la majorité de la population et des élites comme un rituel qui existe depuis la nuit des temps. Mais la réalité historique est pour le moins différente.


    Nabil Mouline
    De création récente –1933, la Fête du trône s’inscrit dans ce que les historiens appellent l’invention de la tradition, c’est-à-dire la mise en place d’un ensemble de pratiques rituelles pour créer une continuité fictive avec le passé et inculquer des normes de comportement à la population au nom de la tradition. Les promoteurs des traditions inventées choisissent des références et des symboles anciens pour répondre à des contraintes de leur temps. Sous sa forme actuelle, ce rituel a été créé de toute pièce par Hassan II (1961-1999) et ses affidés pour affirmer la centralité et la suprématie de la monarchie. Il a été ainsi détourné de sa fonction initiale, telle qu’elle a été voulue par les nationalistes : symboliser et célébrer la nation marocaine. 

    Naissance de la première fête nationale
    Ce n’est qu’une vingtaine d’années après le Traité de Fès en 1912 qu’une jeune élite nationaliste émerge dans les principaux centres urbains du pays, notamment Rabat, Salé, Tétouan et Fès. Influencés par les idées européennes sur la nation et le nationalisme, telles que les présentaient les publications en provenance de l’Orient arabe, ils pensent le Maroc comme une unité géographique, politique et culturelle : un État-nation. C’est la première fois qu’apparaît une identité intermédiaire entre l’appartenance locale (tribu, localité, région, etc.) et l’appartenance globale (l’islam). Mais tout restait à faire. Il fallait en effet créer ou adopter un certain nombre de concepts, de symboles et d’images pour renforcer ce projet et pouvoir mobiliser la population autour de lui, notamment après les événements qui ont suivi la promulgation du Dahir dit berbère en 1930.
    Pour des raisons obscures, les jeunes nationalistes ont décidé de centrer la construction idéelle et idéale de la nouvelle nation non sur le folklore, la langue, l’ethnicité, les valeurs ou l’histoire mais sur la personne du sultan. Ils voulaient probablement déclencher une mobilisation collective qui ne soit pas trop en rupture avec les structures traditionnelles pour ne pas éveiller les soupçons de la Résidence générale, du Makhzan et d’une partie de la population. Ils voulaient également profiter du capital symbolique de l’institution sultanienne pour faire passer leurs messages plus facilement. Mais rien n’est sûr car cette période de balbutiement est caractérisée par beaucoup d’improvisation à cause du niveau intellectuel modeste de la plupart des jeunes nationalistes et de leur inexpérience. Il reste que ces derniers ont choisi de mobiliser la population autour de la figure sultanienne et non autour d’une idéologie plus ou moins élaborée et un projet politique clair.
    Pour catalyser l’imaginaire du plus grand nombre de manière rapide, les jeunes nationalistes, notamment les équipes de la revue al-Maghrib et du journal L’Action du peuple, décident de célébrer l’accession au pouvoir de Mohammed V (1927-1961), considéré comme le symbole de la souveraineté et de l’unité nationales. Cet événement pourrait en effet être une occasion en or pour rassembler la population autour de sentiments et d’aspirations communes et propager les « idées » nationalistes sans inquiéter les autorités. Cela a été le cas en Égypte, source d’inspiration inépuisable pour les nationalistes marocains, où le parti al-Wafd profitait des célébrations annuelles de ‘id al-julus (la Fête du trône) instauré en 1923 pour organiser des manifestations publiques exaltant le sentiment national et dénonçant l’occupation. Il est à noter que cette fête est d’origine européenne et plus précisément britannique. Elle a été célébrée pour la première fois au 16e siècle sous le nom d’Accession Day avant d’être adoptée par la plupart des autres monarchies du monde en l’adaptant plus ou moins aux différents contextes locaux.
    Attirer la sympathie populaire
    En juillet 1933, Mohammed Hassar (m. 1936) publie un article dans la revue al-Maghrib intitulé Notre gouvernement et les fêtes musulmanes dans lequel il demande timidement aux autorités françaises de faire du 18 novembre, jour de l’intronisation du sultan, une fête nationale (‘id watani). Quelques semaines plus tard, c’est L’Action du peuple, dirigée par Mohammed Hassan Ouazzani (m. 1978), qui prend le relais. Entre septembre et novembre 1933, le journal publie plusieurs articles appelant à faire de ce jour « une fête nationale, populaire et officielle de la nation et de l’État marocains ». Il propose la création de comités d’organisation dans chaque ville et la mise en place d’un fonds de bienfaisance auquel contribuera l’ensemble de la "nation". Le journal nationaliste suggère également aux organisateurs d’embellir les rues, de chanter l’hymne sultanien, d’organiser des meetings où l’on prononcera des discours et récitera des poèmes, et d’envoyer des télégrammes de félicitation au sultan. Pour rassurer les plus conservateurs, L’Action du peuple publie une fatwa du ‘alim ‘Abd al-Hafid al-Fasi (m. 1964) qui affirme que ce rituel et tout ce qui l’accompagne –musique, pavoisement, etc.– ne sont pas des innovations blâmables (bida‘) aux yeux de l’islam.
    Les autorités françaises suivent cette dynamique de très près. Elles ont en effet peur des conséquences politiques que pourrait avoir cette entreprise de mobilisation collective. Elles ont essayé d’entraver, voire d’interdire son organisation. Mais devant l’enthousiasme des jeunes et l’acquiescement des notables, elles finissent par céder. La première célébration de la Fête du trône, dont le nom n’était pas encore bien précis (Fête de l’accession, Fête du sultan, Fête nationale, etc.) a eu lieu à Rabat, Salé, Marrakech et Fès. Plusieurs rues des médinas ont été embellies et pavoisées, les gens se sont réunis dans des cafés ou des maisons de notables pour écouter de la musique, des poèmes et des discours tout en sirotant du thé et en dégustant des gâteaux traditionnels. La plupart des réunions se sont terminées par des invocations pour le Maroc et des vivats au sultan à l’exception de Salé qui a organisé en plus un feu d’artifice. Enfin, Les jeunes et les notables ont profité de l’occasion pour envoyer des télégrammes de félicitation à Mohammed V.
    Bien qu’elle soit restée relativement limitée, la première Fête du trône est une véritable réussite. Elle a en effet attiré la sympathie populaire et acculé l’autorité tutélaire. Cela pousse les nationalistes à voir plus grand l’année suivante. Les préparatifs commencent des mois en avance. À cet effet, plusieurs comités d’organisation voient le jour dans les différentes régions de l’Empire chérifien, notamment dans la zone espagnole, et des brochures contenant des poèmes et des chants nationalistes sont distribuées aux écoliers et aux jeunes. Des journaux et des revues publient des numéros spéciaux consacrés à l’événement.
    L’engouement populaire oblige l’autorité tutélaire à agir. Pour reprendre les choses en main, la Résidence générale décide d’officialiser la Fête du trône pour couper l’herbe sous les pieds des nationalistes en voulant faire de ce jour une célébration étatique et non populaire. Le 31 octobre 1934, le vizir El Mokri promulgue un décret dont le premier article stipule qu’« à partir de la présente année, le 18 novembre, anniversaire de l’accession de S.M. le Sultan au Trône de ses ancêtres, sera consacré à la commémoration de cet événement ». Celui-ci aura pour nom ‘id al-tidhkar (l’anniversaire de commémoration). La dénomination ‘id al-‘arsh ne s’imposera que par la suite. Le reste des articles du décret décrivent avec une certaine précision le rituel qu’il faut observer durant cette journée : chaque pacha doit embellir et pavoiser sa ville ; des groupes de musique doivent jouer dans les souks ; il faudra octroyer des dons aux associations caritatives ; les fonctionnaires bénéficieront d’un jour de congé ; les notables de la ville où se trouvent le sultan devront se rendre au palais pour lui présenter leurs vœux. Par contre, il est strictement interdit de prononcer des discours en public ou d’organiser des cortèges. Il va sans dire que cette dernière partie des directives a été de loin la moins respectée par les nationalistes par la suite. Par ailleurs, il est intéressant de noter que ce rituel ne comporte presque aucun élément traditionnel. Tout est inspiré des usages européens à travers le modèle égyptien.
    Ainsi, la Fête du trône s’impose très rapidement comme une fête nationale qui exprime haut et fort la naissance de la nation marocaine. C’est la première fois qu’un sentiment, que l’on peut appeler marocanité, émerge loin des identités primordiale et globale. C’est pour cette raison que ce rituel de consensus devient un moment privilégié de mobilisation populaire contre la puissance coloniale même après l'exil du sultan et l’interdiction de sa célébration le 5 septembre 1953.
    Le détournement autoritaire
    Après l’indépendance, la figure du roi prend beaucoup d’importance jusqu’à éclipser celle de la nation. Le premier « amalgame » symbolique est la confusion délibérée entre la Fête du trône et la Fête de l’indépendance, célébrées toutes les deux le 18 novembre alors que la date de la fin réelle de l’occupation est le 2 mars 1956. La tendance s’accélère après l’arrivée au pouvoir d’Hassan II pour des raisons subjectives et objectives. En effet, l’apparition d’un mouvement de contestation « moderniste » pousse le roi à traditionnaliser l’institution monarchique et ses outils de légitimation pour se rapprocher des élites traditionnelles : le fellah devient le défenseur du trône. Il faut ajouter à cela la personnalité du monarque qui aspirait à reproduire le modèle absolutiste français. Ce changement de cap devait s’exprimer rituellement, notamment à travers le détournement de la Fête du trône. D’un rituel de consensus, cette célébration se transforme progressivement en un rituel d’affrontement où le roi cherche à exprimer symboliquement sa centralité et son hyper puissance. En un mot, le 3 mars –date d’accession au pourvoir d’Hassan II– devient un moment d’autocélébration monarchique. Petit à petit, sa signification originelle s’évanouit de la mémoire collective.
    Rituel étatique et palatial par excellence, la Fête du trône conçue par et pour Hassan II est composée de plusieurs cérémonies d’origine musulmane et européenne dont l’objectif est de délivrer des messages politiques et d’exprimer les hiérarchies sociopolitiques. Si la cérémonie d’allégeance (hafl al-wala’) est la plus célèbre et la plus spectaculaire, il ne faut pas omettre l’importance symbolique du discours royal, de la cérémonie de prestation de serment par les officiers, nouveaux lauréats des différentes écoles militaires et paramilitaires et de la cérémonie de remise de décorations à des personnalités locales et internationales. Par ailleurs, on assiste durant ces autocélébrations à des flux de dons matériels et immatériels (la grâce royale par exemple) dans un souci apparent, mais sans doute inconscient, de concurrencer les fêtes religieuses qui restent très populaires. Les médias officiels et officieux quant à eux ne ménagent aucun effort pour dresser un tableau radieux de l’ère royale.
    Le discours royal, diffusé par les médias nationaux, suit généralement un canevas bien précis : rappel de l’unité entre la monarchie et le peuple et du combat de Mohammed V et Hassan II pour libérer et unifier le pays ; passage en revue des réalisations (injazat) de l’année ; présentation des principaux chantiers politiques, économiques et sociaux ; directives générales au gouvernement pour améliorer la vie des sujets ; (re)précision des règles du jeu politique national si cela est nécessaire. En somme, le monarque donne à voir qu’il est le Chrono-maître, c’est-à-dire que c’est lui, et lui seul, qui contrôle le temps politique au Maroc.
    En bon autocrate, le monarque sait bien se servir des récompenses publiques pour circonvenir ou neutraliser certaines « élites ». Cette pratique s’inspire de l’œuvre de Napoléon Bonaparte (m. 1821) qui a créé la légion d’honneur pour coopter et amadouer les élites françaises. Durant une cérémonie pompeuse, le roi remet des décorations (awsima) de différents ordres à des artistes, des intellectuels, des politiciens, des religieux, etc. Mais les critères de sélection et les motifs d’attribution sont loin d’être clairs.
    Dans les systèmes autoritaires, le chef essaie toujours de montrer qu’il a le soutien indéfectible des forces militaires et paramilitaires en tant qu’outils de domination par excellence. Cela se traduit rituellement au Maroc par l’organisation d’une cérémonie à l’occasion de la Fête du trône durant laquelle les nouveaux lauréats des différentes écoles militaires et paramilitaires prêtent serment de fidélité directement au monarque. Le message est clair : les troupes ont un seul et unique chef. Par ailleurs, les officiers supérieurs respectent, eux, un protocole rigide en présence du roi, notamment après les tentatives de coup d’État de 1971 et 1972. Ils doivent montrer encore plus que les autres dignitaires une soumission absolue durant les manifestations publiques, notamment la Fête du trône durant laquelle plusieurs d'entre eux sont promus à des grades supérieurs.
    Cela dit, la cérémonie d’allégeance (hafl al-wala’) est sans aucun doute le clou du spectacle. Inspirée intégralement de la cérémonie de renouvellement du serment de fidélité (tajdid al-bay‘a) mise en place par le sultan Ahmad al-Mansur al-Dhahabi au 16e siècle, elle met face à face le monarque avec ce qu’il considère comme ses serviteurs les plus fidèles : les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Toutes les autres composantes de l’élite sont de simples spectateurs.
    Tout dans cette cérémonie magnifiée tend à montrer une nouvelle fois la figure du roi comme une entité transcendante qui est à la fois au centre et au-dessus de l’espace social marocain. En effet, les habits d’apparat, les insignes du pouvoir et la musique solennelle qui accompagnent le cortège royal veulent prouver qu’il est le porteur de l’histoire sacrée de la cité musulmane et le garant de sa continuité et de sa stabilité. Les costumes traditionnels blancs et identiques que portent les dignitaires de l’Intérieur tendent à démontrer que dans ce laps de temps « sacré » les hiérarchies et les différences s’effacent pour révéler au grand jour un corps uni et homogène derrière et autour de son chef.
    La liturgie politique à proprement dit démarre lorsque le cortège commence à franchir les groupes de dignitaires rassemblés par région. Alors qu’un mkhazni crie des formules patriarcales exprimant la bénédiction et la satisfaction du souverain, les dignitaires lui souhaitent longue vie tout en se prosternant religieusement à plusieurs reprises. A l'image des anges entourant le trône divin et proclamant son omnipotence, les agents de l'Intérieur doivent donner à voir leur soumission absolue pour mériter leur place de porteurs du trône sharifien et d'intermédiaires entre le monarque et ses sujets. L'analogie avec certains rituels et récits religieux est des plus banales car de tout temps les rois ont essayé d'imiter les divinités pour sacraliser leur pouvoir, notamment dans le domaine rituel.

    https://fr.lakome.com/index.php/chroniques/1144-l-invention-de-la-fete-du-trone
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    فايسبوكيون يتفاعلون مع الخطاب الملكي ويسخرون من الواقع السياسي

    J'ose dire que la cérémonie d'allégeance au roi du Maroc, à l'occasion de la fête du trône, est une cérémonie sadique et manque d'humanisme. Tel rassemblement me blesse profondément, me touche et me chagrine, les marocains ne méritent pas cette humiliation, cette prosternation devant un homme et sa monture
    Les Marocains ne méritent pas toute cette cruauté qui nous ramènent des siècles en arrière, qui nous fait sentir combien cette monarchie est irrespectueuse de la dignité du peuple. Aucune personne qui a ce petit don du savoir être, savoir vivre, savoir se comporter ne pourra accepter d'être ni ce (cavalier) orgueilleux ni ces soumis sans aucune fierté.


    Bezaf! C'est scandaleusement trop!
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    Younes Derraz a partagé une photo de Driss El Rhaib.
    J'ACCUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUSE !!!!!

    "J’accuse le roi du Maroc qui a signé cet acte de grâce, j’accuse tous ceux qui y ont participé. J’accuse la justice marocaine, les juges, les avocats, le ministre de la justice, le chef du gouvernement. J’accuse les intellectuels marocains qui ne dénoncent pas cette grotesque humiliation. J’accuse toute la classe politique, le parlement marocain, les médias, les artistes, les oulémas, les associations des droits humains qui ont trahi la cause. J’accuse tous les Marocains qui acceptent ce geste royal inadmissible, j’accuse les pères de familles qui ne condamnent pas cette cruauté, j’accuse les mamans qui ne disent pas un mot et pire, accueillent le roi avec des fleurs et des youyous."

    samedi 29 juin 2013

    Gouvernement sahraoui : Amener le Maroc à respecter la légalité internationale


    Par Algérie Presse Service, BIR LAHLOU (territoires sahraouis libérés) 31/7/2013 - 

    Le gouvernement sahraoui a lancé un appel à la communauté internationale en vue d’amener le Maroc à se conformer à la légalité internationale et à respecter les décisions de celle-ci, suite au discours prononcé par le roi du Maroc, à l’occasion de la fête du trône, a indiqué mercredi l’Agence de presse sahraouie (SPS).
    Le discours prononcé par le roi Mohamed VI à l’occasion de la fête du trône "fait ressortir une obstination et un entêtement à consacrer l’occupation illégale du Sahara Occidental à tout prix", selon la même source qui cite un communiqué du ministère sahraoui de l’Information, soulignant que le discours "ne comporte aucune volonté politique en vue de soutenir les démarches de l’ONU pour trouver une solution juste et permanente à ce conflit".
    Le recours dans ce discours "à l’interprétation de la dernière décision du Conseil de sécurité tout en ignorant l’appel franc de ce dernier aux deux parties au conflit (Maroc et front Polisario) à coopérer en vue de trouver une solution concertée, garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, traduit l’absence d’une volonté politique chez le Maroc de soutenir les démarches de l’ONU et du conseil de sécurité et les efforts du secrétaire général et de son envoyé spécial", souligne le communiqué.
    Le roi du Maroc a "ignoré" dans son discours les rapports des organisations internationales et régionales des droits de l’Homme qui "ont mis à nu l’atrocité des violations des droits de l’Homme dans les régions occupés du Sahara Occidental, et qui ont annoncé leur soutien à la création d’un mécanisme onusien de contrôle des droits de l’Homme et la rédaction de rapports sur ces violations", poursuit la même source.
    Cette position reflète "la volonté du Maroc de maintenir le siège imposé aux régions occupées du Sahara Occidental et de poursuivre les violations des droits de l’Homme", a souligne le communiqué. Face "à la volonté de consacrer l’occupation par la force du Sahara Occidental", les Sahraouis poursuivent leur résistance et leur lutte, tout en refusant catégoriquement l’occupation marocaine, selon la même source, qui affirme que les Sahraouis "ne reculeront pas devant les intimidations du Maroc".
    Le communiqué a appelé le Maroc à revoir sa politique avant qu’il ne soit trop tard, car l’occupation du Sahara Occidental "du fait de sa logique d’extension, représente une menace aussi bien pour la souveraineté des Etats voisins que pour les peuples de ces Etats, à travers les drogues, ainsi que pour les économies et pour la sécurité de ces peuples à travers la contrebande et le soutien des réseaux du crime organisé, d’immigration clandestine et de terrorisme, tout en constituant une entrave devant l’unité des peuples aspirant à l’édification d’une union maghrébine".
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    Philippe Leclercq, militant de la paix , 31/7/2013

    Nouvelle règle au Sahara Occidental ?

    Plusieurs contributeurs du newsring ont récemment trouvé un nouvel argument pour renoncer au référendum sur le droit à l'autodétermination prévu par le "Droit International"
    Ainsi, selon eux, des Sahraouis des territoires occupés ayant voté lors de la consultation sur la constitution en 2011 sont donc d'accord avec le plan d'autonomie que voudrait mettre en place le royaume !
    Autrement dit, lorsque vous allez voter sur une question posée, votre vote vaut également pour des questions qui ne sont pas posées ! Cette "nouvelle règle" 'est bien plus pratique pour faire avancer son "parti pris" ... mais ce n'est pas du tout démocratique. De plus, ces partisans de l'autonomie font fi de l'avis des milliers de Sahraouis des camps de réfugiés, autour de Rabouni ...
    Le royaume se targuant du développement de cette démocratie, on ne croira donc pas à cette argumentation développée par quelques contributeurs au sujet proposé par Newsring.
    D'ailleurs, si tel était le cas, la question "le Sahara Occidental a-t-il doit à l'indépendance" ne se poserait même plus !
    Soyons tous raisonnables et continuons à travailler ensemble à la préparation du référendum. La question est d'une simplicité enfantine ; il suffit de demander aux Sahraouis : voulez vous du plan d'autonomie proposé par le roi du Maroc ? OUI ou NON ?
    Et, dans les mois qui viennent, nous pourrons tous ensemble commenter les résultats !

    lundi 30 juillet 2012

    Vides les caisses de l'Etat ? ..Pas pour tout le monde !

    Par Aziz Enhaili , fb, 29/7/2012

    Peut-être que je suis une nullité en calcul. Peut-être que je ne comprends rien à rien. Qui sait...

    Vous êtes au courant que le Maroc est confronté à une rude crise économique conjuguée à un accroissement du taux de chômage, notamment des jeunes. Vous savez sans doute aussi que le gouvernement de ''Le Monsieur 3afa Allah 3ama salaf de corrompus et de voleur de l'argent du public'' répète à longueur de journées que les caisses de l'État sont vides.

    Figurez-vous que notre État a payé 2 milliards pour que Raja affronte Barca hier, et aujourd'hui il a annoncé avoir affecté plus de 2 autres milliards aux festivités dans les ambassades marocaines à travers le monde pour célébrer la ''Fête du trône''.

    Pensez-vous que l'état de notre économie permet aujourd'hui de telles dépenses folles? Pensez-vous que ce gaspillage cadre avec la saine gestion de l'argent du contribuable marocain?

    Plus de 2 milliards de centimes vont être consacrés aux célébrations dans le monde de ''la fête du trône''.




    Une année après...

    Par Ali Fkir, 30/7/2012



    Le ramadan de 2011. Après une année, la plupart des victimes de la spéculation foncière et de la répression makhzenienne, errent toujours dans la nature sans domicile fixe.
    Vidéos enregistrées par Ali Fkir au lendemain du tsunami makhz
    enien.
    Nous sommes à plus de 20 km de la ville de Mohammedia. 

    http://www.youtube.com/watch?v=wcfaHjKEuVM


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    Reçu aujourd'hui sur le blog d'un retraité des FAR 

    (les données personnelles ont été supprimées, à disposition pour ceux qui voudraient l'aider)

    -abdelkader a.
    -né le : . .61 à M.
    -marié et père de 2 enfants
    -retraité des forces armées royales comme : ancien combattant
    -23 ans de services en zone sud pendant les années de guerre.
    -ma pension de retraite est de : 1490dhs par mois - (149 euros)
    -pas de logement pour moi sauf location avec : 650dhs par mois +eau+eléctricité ect ...
    -mes enfants ne peuvent pas continuer leurs études à cause de la pauvreté.
    -mon fils est malade dans sa main en jouant au foot ball, en 2009 malgré pas d.argent pour voir un médecin pour consultation, la mutuelle existe mais l.argent pour mouvement rien maintenant sa main est handicapée.
              -MON PROBLEME EST :
    -j.ai un credit avec EQDOM somme : 18500dhs prélèvement de 500dhs par mois sur ma pension il ne me reste rien.
    -j.ai un credit avec BANK CHAABI somme : 14000dhs je ne peux pas le traiter compte  CE DOSSIER  EST EN JUGEMENT DU 1è INSTANCE DE MIDELT CONTRE MOI.
                 -je vous demande pour m.aider s.il est possible nous sommes dans la rue et sauver mes enfants dans cette situation la plus difficile pour nous.
    -et merci à tous qui m.aident pendant ce moi de ramadan
    -ramadan karim à notre roi et sa famille.
    -ramadan karim à tous les marocains.
    -merci à tous AL MOUHSININES
    Combien de telles détresses pourraient être soulagées avec les deux milliards de centimes dilapidés pour fêter l'égo monstrueux de "notre roi et sa famille" ?

    dimanche 31 juillet 2011

    Mohammed VI droit dans ses bottes

    Par Larbi30/7/ 2011


    Le discours du roi Mohammed VI n’inspire aucun commentaire particulier tant qu’il n’a apporté rien de nouveau ni aucune annonce qui mérité d’être citée. Il est pourtant porteur d’un message clair : le pouvoir s’entête dans son immobilisme et son refus des réformes.

    Droit dans ses bottes, Mohammed VI a consacré l’essentiel de son discours à la mise en œuvre de sa constitution. Le fait marquant est que le pouvoir ne s’est pas éloigné du plan annoncé le 9 mars dernier : aucune concession, aucun réajustement dans son calendrier, ce qui a été décidé et imposé il y a 6 mois est en train d’être mis en œuvre, comme prévu, faisant fi de l’évolution de la réalité politique sur le terrain et la continuité de la contestation. Le pouvoir se comporte comme s’il était sourd et aveugle, le plébiscite du 1er juillet le confortant dans son entêtement. La contestation de la rue , celle du mouvement 20 février et des luttes sociales ? Il ne connait pas, il préfère plutôt tourner le regard vers une classe politique asservie et courtisane qui le conforte dans son analyse.

    Le pouvoir tient donc à son calendrier initial et son simulacre de réforme imposée. La politique du fait accompli, c’est sa marque de fabrique.

    Autre constante dans le discours d’aujourd’hui (qui aurait bien pu être prononcé un 19 février) : Mohammed VI , ou les rédacteurs de son discours, continue à ne concevoir les Marocains comme étant une machine à applaudir mobilisée derrière son roi. Pour la nième fois Mohammed VI renvoie les opposants à sa politique à des adeptes, je cite le discours royal, des « tentations démobilisatrices, démoralisantes et nihilistes, et les pratiques mystificatrices éculées ». Comme si le souverain ne pourrait pas un instant concevoir qu’une partie de la population est opposée à sa réforme pour des raisons objectives et politiques. Ce qui a l’avantage de balayer la contestation d’un revers de main et de faire l’économie des réponses qu’il aurait dû apporter aux revendications légitimes des contestataires.
    Le dernier constat n’a a rien à voir avec le contenu du discours mais aux diverses cérémonies et actes protocolaires qui accompagnent cette fête du trône. Alors qu’ils attendaient la diffusion du discours, beaucoup ont été obligés de voir sur les chaines de télévision , le début des festivités de la célébration royale : une scène protocolaire d’un autre temps, où les dignitaires du royaume, civils et militaires, se prosternaient devant le roi dans un culte de personnalité qui décidément aura du mal à disparaitre. Même les constitutionnalistes accommodants se sont pliés à l’exercice contre une médaille royale. Un commentateur disait sur twitter qu’il espère que les citoyens du monde ne sont pas en train de regarder les télévisions marocaines et ces scènes humiliantes pour les hommes et dégradantes pour l’image du pays. Bien entendu tout cela n’a rien de nouveau, d’ailleurs le pouvoir fonde son aura sur la répétition de ces pratiques, mais celles et ceux qui espéraient un changement post #feb20 doivent maintenant se rendre à l’évidence : même sur le terrain de la symbolique le pouvoir refuse la moindre concession.

    Un roi droit dans ses bottes, un discours d’entêtement politique, et des cérémonies de sacralisation dégradante pour les hommes : décidément la fête du trône 2011 n’a rien à envier à celles de l’avant 20 février. Si changement il y a, il nous a échappé !

    Il n’y a pas plus sévère plaidoyer contre la réforme Mohammed VI et sa constitution que de suivre les célébrations du douzième anniversaire de son accession au trône. Comme qui dirait une rediffusion des années précédentes. Et à force , on s’en est lassé.

    Nota Bena : dimanche le mouvement 20 février sort dans plus de 40 villes et localités du royaume pour manifester. Parce que c’est un combat juste et parce qu’il n’y a pas de raison à ce que l’entêtement soit une prérogative royale.


      http://www.larbi.org/post/2011/07/Mohammed-VI-droit-dans-ses-bottes?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+larbi+%28Comme+une+bouteille+jet%C3%A9e+%C3%A0+la+mer!%29


    jeudi 23 juillet 2009

    Fête du trône : la Maroc 10 ans après.

    Par Chems Eddine Chitour, 23/07/2009

    «Il n’y a pas de juifs au Maroc, il y a seulement des sujets marocains», avait répondu le roi au représentant de Vichy, lui demandant de «prévoir 150 étoiles jaunes supplémentaires pour les membres de la famille royale».Sa Majesté Mohammed V

    Le Maroc à fêté en grande pompe la fête du trône et la «bay’a» à l’occasion du Xe anniversaire de l’accession au trône de Mohammed VI. Dix ans après, un bilan en demi-teinte laisse l’observateur impartial sur sa faim.«Dix ans après son intronisation, écrit le rédacteur du journal Le Point, le roi Mohammed VI du Maroc reste une énigme pour la plupart de ses compatriotes, qui dressent un bilan contrasté d’une décennie marquée par des réformes importantes et la persistance de points noirs. (..) En accédant au trône alaouite, le 23 juillet 1999 à l’âge de 35 ans, le nouveau roi avait signifié qu’il voulait poursuivre la politique d’ouverture amorcée à la fin du règne de son père Hassan II. (...). Une bouffée d’air frais avait alors soufflé sur un pays anxieux de tourner la page des "années de plomb". En 2008, le pays a obtenu de l’UE le précieux "statut avancé", qui lui permettra à terme d’accéder librement au marché européen, et se dote d’infrastructures sans égales au Maghreb».(1)«Les victimes des "années de plomb" ont été indemnisées à l’issue d’un travail courageux - à défaut d’être complet, puisque les tortionnaires n’ont pas été inquiétés - de l’Instance équité et réconciliation (IER). Un nouveau Code de la famille (Moudawana) a également été adopté en 2004, donnant aux femmes (presque) les mêmes droits qu’aux hommes. Et ce, malgré l’hostilité des islamistes radicaux. (...) Enfin, malgré quelques incidents de parcours irritants, les journaux peuvent écrire à peu près ce qu’ils veulent dès lors qu’ils ne remettent pas en cause le rite sunnite malékite officiel, la monarchie et l’intégrité territoriale. (...) Et, en dépit des efforts des autorités, la corruption reste largement pratiquée à tous les niveaux. Environ 40 pour cent de la population est encore analphabète. De fait, la misère la plus noire côtoie souvent l’opulence la plus insolente».(1)Misère et opulenceD’une façon générale les médias occidentaux ne tarissent pas d’éloge sur le Maroc qui jouit d’un préjugé favorable à la fois des gouvernements, des médias et des communautés juives qui, à raison, se souviennent de la position exemplaire de Mohammed V. Amale Samie écrit: «Le 26 janvier 2005, Serge Berdugo, secrétaire général du conseil des communautés israélites du Maroc, évoquait devant l’agence Associated press ´´l’éternelle reconnaissance´´ des juifs envers le sultan Mohammed V, qui avait protégé la communauté juive marocaine des vexations du régime de Vichy, pendant la Seconde Guerre mondiale. ´´Il n’y a pas de juifs au Maroc, il y a seulement des sujets marocains´´, avait répondu le roi au représentant de Vichy, lui demandant de ´´prévoir 150 étoiles jaunes supplémentaires pour les membres de la famille royale´´. Voilà pourquoi le Maroc ne disparaîtra jamais de la mémoire des juifs jusqu’à la énième génération. Les juifs du Maroc ont le Maroc au coeur, ils l’ont prouvé quand il avait besoin d’un lobby politique fidèle à la mémoire de ses ancêtres».(2)Pourtant un vent d’espoir maghrébin était né lors de l’intronisation de Mohammed VI qui tournait la page de 30 ans de règne de feu Hassan II, caractérisé par la répression sans pitié des opposants, comme le rapporte Gilles Perrault dans son ouvrage «Notre ami le roi» paru en 1990. Ce livre fait le bilan accablant de 30 ans de règne et de torture. Gilles Perrault ne s’est pas contenté de dénoncer les exactions du roi du Maroc de l’époque, il s’est aussi interrogé sur la complaisance à son égard de certains membres des élites françaises...«Son règne est bientôt trentenaire et il est l’ami de la France, de ses dirigeants, de ses industriels, de ses élites de droite et de gauche. Roi du Maroc, Hassan II symbolise pour nombre d’Occidentaux le modernisme et le dialogue en terre d’lslam. Mais ces apparences avenantes dissimulent le jardin secret du monarque, l’ombre des complots et des prisonniers, des tortures et des disparus, de la misère. Il règne, maître de tous et de chacun, brisant par la répression, pourrissant par la corruption, truquant par la fraude, courbant par la peur. S’il n’a pas inventé le pouvoir absolu, son génie aura été de l’habiller des oripeaux propres à tromper ceux des étrangers qui ne demandent qu’à l’être. Sa "démocratie" connaît une moyenne de quatre procès politiques par an, plus de cent depuis l’indépendance, avec, chaque fois, une fournée de militants condamnés à mort ou à des siècles de prison. Tortures du derb Moulay Cherif, morts-vivants de Tazmamart, calvaire des enfants Oufkir, nuit des disparus sahraouis...La peur est l’armature de son système. Comme l’enfer, elle a ses cercles. Chacun, quelle que soit l’horreur de son sort, peut être assuré qu’un autre a connu pire.Si l’on ajoute à cela l’enrichissement personnel, on a une idée de la condition de la société marocaine. Au pouvoir depuis dix ans, le souverain marocain serait, selon le magazine financier Forbes, l’un des hommes les plus riches du monde. Et sa fortune aurait doublé au cours des dernières années (..) Il est à la tête d’un joli pactole s’élevant à 2,5 milliards de dollars [1,8 milliard d’euros] et il caracole à la septième place des rois les plus aisés du monde sur une liste comprenant quinze souverains. (...) Rappelons que le Maroc est toujours à la 126e place dans le classement du rapport mondial sur le développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et que le taux de pauvreté au Maroc est passé à 18,1%. La dette extérieure publique du Maroc a enregistré une augmentation de 10% par rapport à 2007, pour atteindre la somme de 11,9 milliards d’euros. Cela représente 20% du PIB et 39% des recettes courantes de la balance des paiements». ´´Jamais Hassan II ni la famille royale ne sont apparus dans les classements des fortunes mondiales, établis notamment par le magazine américain Forbes´´, ajoute cet observateur. Alors qu’elle était estimée à 500 millions de dollars au début des années 2000, la fortune de Mohammed VI a en effet été multipliée par cinq, à en croire le magazine américain. Et encore, ce n’est que la partie visible de l’iceberg(3)Justement à propos d’inégalité, la ville de Casablanca est déchirée par ses contradictions. Dans cette ville écrit, Chafaâ Bouaïche, les autorités ont confié presque tous les services à des entreprises étrangères. «On fait appel à des étrangers pour gérer les affaires de la collectivité, comme si nous étions incapables de le faire nous-mêmes», regrette un cadre marocain. Le service de propreté de la ville est dirigé depuis 2004 par trois entreprises espagnoles. Par ailleurs, tout comme à Alger, c’est une société française - la Lyonnaise des eaux - qui gère l’eau et l’électricité de la ville de Casablanca. «C’est vraiment malheureux de voir notre pays confier la gestion de son eau, donc de sa vie, à un pays qui nous a colonisés!» nous confie un journaliste marocain. «A Casablanca, même les autobus sont gérés par une société française», poursuit-il. Casablanca n’arrive pas à cacher la misère de sa population.(4)On l’aura compris, les Marocains ne profitent pas des fruits de la croissance que l’on dit de 5%. On apprend que dans la plus pure tradition esclavagiste, les Espagnols recrutent des femmes. Hicham Houdaïfa écrit: «(...) Il s’agit de 12.000 ouvrières marocaines qui doivent être recrutées dans des exploitations agricoles espagnoles en 2008. Fatema fait partie des milliers de postulantes à ce nouveau type de migration. ´´Ils ne veulent que des femmes, parce qu’ils sont sûrs qu’elles reviendront au Maroc´´, explique-t-elle. Ces futures ouvrières vont quitter hommes et enfants afin de pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Contrairement aux hommes, qui sont toujours heureux de décrocher un visa pour travailler ailleurs, ces femmes affichent une mine d’enterrement. Les ´´mmimates´´ (mères de famille, dans le jargon populaire) ont le coeur lourd. Ces femmes doivent être en bonne santé, ni grosses ni maigres, avec une dentition parfaite. Elles doivent non seulement être mariées mais également avoir des enfants âgés de moins de 14 ans! En acceptant toutes les conditions posées par les Européens en matière d’immigration, le gouvernement participe à une nouvelle forme d’esclavagisme»(5)
    Le Sahara occidental, pierre d’achoppement pour l’UMASitué à l’ouest du Maghreb, sa superficie est de 266.000 km². A l’époque de son occupation par l’Espagne en 1884, le territoire du Sahara occidental est essentiellement occupé de tribus guerrières, maraboutiques et tributaires, organisées et indépendantes entre elles. La décolonisation bâclée a amené le roi à faire une marche verte sous les yeux des garnisons espagnoles qui quitteront le pays en février 1975. Le Maroc a souvent joué le rôle de gendarme des intérêts de la France en Afrique, ainsi que celui de temporisateur dans le Proche-Orient. Naturellement, ce pays fait l’objet de convoitise. Outre le Maroc, «côté américain, écrit Denise Sollo, il est important de gagner le marché marocain par l’établissement d’une zone franche entre les deux pays. Cette attitude s’inscrit dans la politique américaine de conquête du marché africain. Pour l’Union européenne, il s’agit surtout de garder les marchés déjà acquis.Le Maghreb, de par sa proximité et ses richesses, représente pour l’Europe un marché à préserver et à développer. Néanmoins, pour les Etats-Unis comme pour les Européens, l’instabilité actuelle du Maghreb directement liée au conflit du Sahara occidental ne permet pas un bon déroulement du commerce. Raison pour laquelle ils sont tous pour un retour à la paix au Sahara. (...) On comprend donc pourquoi le Maroc se présente aujourd’hui pour les Occidentaux, comme un allié important face aux doubles fléaux que sont le terrorisme et l’intégrisme.(...) Les enjeux d’ordre économique relèvent des richesses contenues dans le sous-sol du territoire, ainsi que celles contenues au large des côtes et dans les fonds marins. En effet, des compagnies pétrolières y effectuent actuellement de la prospection, sous l’autorisation de l’Etat marocain. Il s’agit des multinationales française et américaine TotalFinaELf et Keer Mc Geer. Finalement, le conflit du Sahara occidental qui, si on part de la perception première de l’ONU et du droit international, se veut un conflit de décolonisation. La négociation demeure toutefois la démarche la plus réaliste pour espérer parvenir à une situation de paix dans cette partie de la région du Maghreb (...)»(6)Dans cet ordre d’idées, un espoir: on apprend que la première rencontre informelle entre le Maroc et le Front Polisario sur la question du Sahara occidental est prévue à partir du 9 août en Autriche. Pour qu’un Maghreb de l’intelligence puisse émerger, il est bon que les pays en question fassent définitivement la paix avec leur histoire et s’acceptent dans leurs frontières actuelles pour aller progressivement, à l’instar de l’Europe, vers une Union maghrébine dans le plein sens du terme. Dans ce cadre et sans vouloir refaire l’historique des attaques récurrentes, qu’il nous suffise de rappeler la fameuse phrase des Romains: «Flumen malva dirimit mauretenias duas» Le fleuve Moulaya sépare les deux Maurétanie (la Tingitane et la Césarienne). Malgré cela la Moulaya est en territoire marocain et le traité signé le 18 mars 1845 par le Maroc et la France, marque la frontière entre le Maroc et l’Algérie occupée par la France.L’Emir Abdelkader ne pouvant plus avoir de base arrière préfère se rendre en terre algérienne. Il faut aussi rappeler que la frontière algérienne était au méridien de Tabarka et que pendant la Régence d’Alger qui avait la tutelle morale sur les Régences de Tunis et de Tripoli, les pêcheurs de corail de Tabarka payaient un tribut au bey de Constantine.Le pouvoir tunisien a vainement tenté de remettre en cause le tracé des frontières. De Gaulle en parle dans ses mémoires. Bourguiba au plus fort des négociations avec le Gpra, se déplace à Paris et tente de convaincre le général de l’appartenance d’une zone autour de la borne 33 qui serait tunisienne, n’était-ce un tracé flou et problématique qui donnerait indument à l’Algérie un territoire qui n’est pas le sien.L’analyse pertinente du journaliste marocain Ali Lmrabet des dix ans de règne peut à certains égards être étendue à tout le Maghreb, tant il est vrai que les pays le composant ne sont pas acteurs de leurs destins. Ecoutons-le: «Peut-on vivre au Maroc d’aujourd’hui en faisant omission de cette réalité qui veut que tout doit tourner autour du roi? Peut-on se défaire de ce sentiment diffus qui veut que nous devons être, de par la loi, les fils respectueux d’un père bienveillant qui a réponse à tout, est présent partout, dans le politique, le religieux, l’économique, les affaires, le social et même dans l’action caritative et spectaculaire? (...) Et il est paradoxal de constater que ceux qui font leur cette analyse, en particulier les Français, les voisins espagnols et les lointains Américains (avant et avec Obama), ceux-là mêmes qui tiennent bec et ongles à leurs institutions et à leurs chères libertés, veulent nous garder en cage et nous pressent, indirectement bien entendu, de rester sages et d’accepter d’être gentiment conduits par le prince. (...) Nous ne serions pas prêts pour la démocratie, se lamentent ces hypocrites. Mais enfin, de quoi ont-ils peur? Que nous commencions à penser par nous-mêmes? A nous émanciper? Que nous trouvions des solutions à nos besoins, matériels et autres? Que veulent-ils, enfin, ces lointains Occidentaux? On a du mal à croire qu’ils veulent que notre région continue à être la grande fabrique d’extrémistes - qui se nourrissent, justement, des dictatures, des injustices faites aux gens et du manque de liberté criant qui sont notre pain quotidien».(7) Tout est dit.(*) Ecole nationale polytechnique

    1.Le bilan contrasté du roi marocain Mohammed VI-Le Point.fr 12/07/20092.Amale Samie - Etre juif au Maroc aujourd’huihttp://www.maroc-hebdo.press.ma/

    . Un roi en or massif Courrier international n° 977 23.07.20094.Chafaâ Bouaïche