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mardi 2 octobre 2012

Abdelkader Belliraj raconté par sa femme


Par Rachida Belliraj, demainonline, 2/10/2012
Rachida Belliraj (Photo Demain)
Je m’appelle Rachida Belliraj, et je suis l’épouse d’Abdelkader Belliraj. Je suis actuellement au Maroc pour rendre visite à mon mari qui se trouve en prison.
Je suis la mère de trois enfants : Anas, Oussama, Yassine. Mon mari est détenu depuis presque cinq ans maintenant. Je vis avec mes enfants en Belgique, dans la ville de Gand, et nous vivons comme une famille séparée. C’est certainement très difficile pour les enfants.
Quand Abdelkader a quitté notre maison pour la dernière fois, le plus petit de nos fils avait trois ans et demi, aujourd’hui Yassine a huit ans. Mes autres enfants sont maintenant dans l’âge de l’adolescence.
C’est sûr, ce n’est pas facile sans leur père, ils ont besoin de lui, mais malheureusement, il n’est pas là, il est détenu ici, et on ne peut le voir qu’une seule fois par an, pendant les vacances scolaires et pour une durée d’un mois.

D’une façon générale la vie est devenue difficile sans Abdelkader. Et cette détention est incompréhensible, nous ne savons pas pourquoi on nous fait subir cette séparation.
Le dossier judiciaire avait déjà été traité avant l’arrivée du nouveau gouvernement d’Abdelilah Benkirane, et avant que Mustapha Ramid ne soit devenu ministre de la justice.
Mustapha Ramid
Ramid, avocat, était parmi ceux qui défendaient le dossier Belliraj, le dossier qu’on appelle ici « Les six politiques ». J’avais de l’espoir car Ramid est de ceux qui connaissent le mieux le dossier de mon mari, et une fois ministre de la justice, nous espérions vraiment qu’il allait régler cette situation intolérable.
On avait l’espoir qu’avec l’arrivée de ce nouveau gouvernement, et avec Ramid comme ministre de la justice, il allait y avoir une amélioration dans ce dossier.
Quand nous revoyons toutes les déclarations de Ramid du temps de la lutte pour la libération des « six politiques », et la manière dont il s’est dirigé à Mohamed El Marouani [NDLR : président du Mouvement pour la Oumma, l'un des "six politiques"] : « Attention à ne pas oublier le groupe qui reste en prison derrière toi. Il faut tout faire pour pour que le reste des détenus retrouve la liberté. » Ces propos, vous pouvez les retrouver sur Youtube.
C’est pour cela qu’on a été surpris, à notre arrivée au Maroc, d’entendre sa réaction face aux femmes des détenus et dire que le dossier Belliraj n’était pas sa priorité pour le moment. Il le consultera l’année prochaine, quand il aura du temps libre.
C’est sûr, on est désagréablement surpris.C’était une déception, on a été déçus.
On imaginait vraiment mieux, on était optimistes avec ce nouveau gouvernement. C’est vrai qu’au début nous étions contents. Mais aujourd’hui, nous sommes extrêmement déçus des déclarations de Ramid.
Quand j’ai visité Abdelkader Belliraj j’ai découvert un homme affaibli physiquement, car il avait entamé une grève de la faim pendant un mois, juste avant notre arrivée au Maroc. Du point de vue de sa corpulence, il a perdu pas mal de kilos. Mais Dieu merci, il y a eu l’intervention de Mme Khadija Rouissi. Elle a pu le voir en prison et le convaincre d’arrêter sa grève, ou du moins de la suspendre. J’étais contente lorsque je suis arrivée, car il ne faisait pas de grève.
En ce qui concerne ces cinq années de détention, est-ce qu’il y a eu un changement, une amélioration dans ce dossier ?
Tout d’abord, Abdelkader à été arrêté à Marrakech et non à l’aéroport comme nous l’avons entendre dans les médias et par la bouche du ministre de la justice.
Abdelkader a été enlevé dans un café et a disparu pendant un mois. Nous l’avons cherché partout : dans les commissariats, dans les hôpitaux, mais en vain !
C’est par les médias et par intermédiaire du ministre de l’intérieur que nous avons appris qu’Abdelkader avait été incarcéré.
Abdelkader Belliraj
Il a été enlevé, puis torturé. La famille a encaissé le coup, nous ne savions pas où était Abdelkader et le pourquoi de sa disparition. Du jour au lendemain, Abdelkader est devenu l’ennemi public n°1 au Maroc, et cette affaire, l’affaire du siècle.
Le ministre de l’intérieur a donné des informations aux médias avant même qu’Abdelkader ne soit présenté devant un juge. Une violation flagrante du secret de l’instruction. Puis quand une question lui a été posée sur ce détail, il a simplement répondu que ce n’était qu’un détail futile et sans importance.
Dans un véritable État de droit, c’est une violation flagrante des procédures judiciaires. Avant qu’Abdelkader ne soit présenté à la justice, avant toute enquête, des informations vraies et fausses paraissaient dans la presse.
Après un an de procès et plus d’une centaine de séances, Abdelkader a été condamné à vie en première instance, une peine qui a été confirmée en appel.
Dès ce moment, ma maison en Belgique est devenue la destination prisée des médias belges et marocains et parmi eux la deuxième chaîne de télévision publique marocaine, 2M. J’ai même été poursuivie par les médias en voiture lors de la conduite de mes enfants à l’école pour une déclaration.
Ils m’ont demandé une déclaration en face de l’école, devant tous les parents. J’ai refusé, c’était honteux, et ils ont continué… Un lynchage médiatique sans précédent. Vingt années de vie commune avec Abdelkader et je n’avais jamais rien vu rien de tel ou ressenti qui pouvait amener à la situation actuelle. Abdelkader qui a vécu quarante années en Belgique n’a aucune relation avec cette soit disant « affaire Belliraj »

lundi 1 octobre 2012

Rassemblement à la mémoire de Ben Barka



L’ASDHOM soutient l’appel au rassemblement lancé par l’Institut Mehdi Ben Barka et le SNES-FSU pour commémorer le 47ème anniversaire de l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka.

Lundi 29 Octobre 2012 à 18H00
Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP
Métro : Saint-Germain-des-Prés
  
L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante
et le
SNES – FSU
appellent à un rassemblement à sa mémoire

Octobre 1965 - 29 Octobre 2012
47 années de silence, ça suffit …
_ La recherche de la vérité doit progresser en France et au Maroc.
_ Les raisons et les complicités d’états doivent cesser d’entraver
l’action de la justice.

Avec le soutien de : (premiers signataires)
Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des Parents et Amis des Disparus au Maroc (APADAM), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l'Homme AMBDH), Forum Marocain Vérité et Justice – France ( FVJ-France), Fédération Euro-Méditerranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED), Parti Socialiste Unifié en France (PSU), Association Française Amitié Solidarité Peuples Afrique (AFASPA), La Voie Démocratique en France, Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS Fédération Europe), L'association Sortir du Colonialisme, La Fondation Frantz Fanon, Le Parti de Gauche, Parti Communiste Français (PCF) ,...

 « Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple, et la mise en place d’institutions authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka

Allons-nous revenir au troc comme les Grecs en ce moment par manque de liquidités ?

Par Mohammed Hifad, 1/10/2012
 
Les agences bancaires d’Essaouira manquent crucialement de liquidité ou sont au bord de la faillite. 
Depuis la terrible gaffe irresponsable commise par le gouvernement islamiste de Benkirane qui a tiré des comptes des clients de toutes les banques sans préavis les arriérés fiscaux comme impôts dus au trésor de l’Etat , c’est la débandade : tous ces clients ont vite fait de retirer les fonds qui restent sur leurs comptes et n’y mettent plus un sou de plus. C’est la panique et le manque de confiance qui s’installent définitivement. 

Les islamistes ont détruit les banques existantes pour lancer les banques islamiques mais les Marocains analphabètes ne feront malheureusement pas la différence entre elles.

Un client d’une agence qui a son argent en dépôt dans une agence d’Essaouira vient d’acheter un bien foncier à 400000 Dh et lorsqu’il est allé retirer son argent pour le payer , sa banque a refusé carrément de mettre cette somme à sa disposition. Il a fallu une intervention d’un grand responsable de Rabat pour qu’il puisse enfin retirer son argent. 

Ces mauvaises nouvelles font malheureusement tache d’huile en ville.La presse du Makhzen se tait et se focalise sur les petites querelles des istiqlaliens et des unifpéistes .Mine de rien!

Les petits clients comme les bijoutiers, les pêcheurs, les commerçants qui mettent de côté un peu d’argent au quotidien et fournissent à la banque et par conséquent à ses clients un peu de liquidité se sont abstenus de le faire et c’est le blocage partout ce qui va faire ressortir et mettre en évidence tous les trous et les opérations frauduleuses du passé en gestation dans ces agences et héritées d’un chef à un autre. 

En plus de la crise venue d’ailleurs , cette action peu heureuse du nouveau gouvernement a aggravé la situation.

Les grossistes ont très vite fait écouler leur stock en coffres forts achetés par les particuliers qui ne font plus confiance à ces établissements bancaires.

L’âge d’or des banques marocaines a profité surtout aux juifs et aux Fassis habitués au crédit..

La quasi majorité des riches marocains y déposaient leur argent par milliards sans prendre le risque de l’investir et maximiser leurs profits comme l’aurait fait un américain et une banque digne de ce nom puisque les nôtres sont plutôt de simples caisses de dépôts.

La religion y est pour beaucoup car ces clients riches et analphabètes sont fanatiques et savent que l’Islam interdit de percevoir des intérêts , « riba », sur l’argent prêté. 

Les juifs et les Fassis instruits et ouverts ont largement profité des crédits dans la mesure où la majorité des banquiers était composée de juifs et de Fassis. 

Ces dernières semaines, il faut faire le tour de la ville et des guichets automatiques pour retirer 500 dh, opération réalisée pour un client sur dix en moyenne et pour tous les autres c’est le rejet sans aucune justification que cela soit pour une avance ou pour retirer votre propre argent.. 

A la banque populaire, on revient au payement par chèques et on les fait passer au compte gouttes. J’ai un crédit dit " révolving" que j’ai toujours utilisé depuis une dizaine d’années pour équilibrer mes dépenses puisqu’il m’épargne la tracasserie à chaque fois de refaire tout le dossier pour la demande d’un crédit.

Cela fait plus d’un mois que j’ai déposé une demande pour la modeste somme de 2500 DH et j’attends toujours au moment où j’écris ce texte. C’est pour la deuxième fois que cela m'arrive alors que par le passé , le virement ne dépasse pas 48 heures ce qui fait l’un des avantages de ce crédit ouvert en permanence toujours à partir de 2500 dh et plus de somme disponible .

Pour moi il n’y a plus de doute , c’est la faillite non déclarée de ma banque et des lendemains inconnus et je commence à paniquer.

Le Maroc va-t-il rejoindre la Grèce et l’Espagne alors que sa monnaie n’a rien à voir directement avec les monnaies étrangères ?

Le Maroc a l’habitude d’équilibrer sa balance des paiements par les rentrées en devises des phosphates , de la drogue, des MRE et du tourisme. Seuls les phosphates et la drogue continuent leur fonction et pour les deux autres , leurs rentrées ont diminué de plus de la moitié et il faut ajouter à cela la lourde facture du pétrole et du blé achetés au prix du marché mondial. 

La situation est alarmante, c’est le cas de le dire. 

Allons-nous revenir au troc comme les grecs en ce moment par manque de liquidités ?

Soixante-septième conférence des Nations Unies: le discours de trop

par Salah Elayoubi, /10/2012



Brocardant l’Organisation des Nations Unies,  De Gaulle en disait, sur le ton du mépris, qu’elle était ce «Grand Machin». Vendredi 28 septembre, Rachid, qui prononçait, pour le compte de son frère, Mohammed VI, un discours, s’est acharné,  onze minutes durant, à apporter du crédit aux paroles du Général défunt.

Les fondamentaux des  bons discours, sont connus depuis la nuit des temps. Il ne suffit pas d’arriver sur une tribune, un papier en poche. Il faut  encore une diction irréprochable, une maîtrise parfaite de la langue, découlant d’une pratique assidue de la lecture, un minimum d’implication dans l’exercice de haranguer les autres, une excellente connaissance des dossiers  et un zeste de confiance en soi. Autant d’ingrédients qui, lorsqu’ils sont réunis, accrochent l’auditoire.
De tout cela le représentant marocain n’avait pas un gramme, à cette soixante-septième assemblée des nations Unies. Au demeurant, les participants à la conférence ne s’y étaient pas trompés. Ils avaient à l’écrasante majorité, déserté la salle.

Dès les premiers mots, l’homme est mal à l’aise. Le trac qui lui vrille les tripes, crispe ses traits. Le sourire enjôleur a disparu. L’heure semble grave et la souffrance réelle. Le visage s’allonge singulièrement et se fait asymétrique, les sourcils se froncent et le regard se fait noir.
D’entrée de jeu, il veut impressionner. Il va vite en besogne, histoire de donner l’illusion d’une assurance et d’expédier le plus rapidement la tâche.
Mais aller vite suppose une connaissance parfaite de son texte. Ce  n’est pas le cas. Alors il bégaie, accélère, ralentit, se reprend, corrige et passe aux mots suivants. Un flot insupportable. Il y manque l’essentiel : le phrasé, la ponctuation, le rythme,  l’emphase. Bref tout ce qui habille un discours,  lui donne du sens, de l’âme et fait son agrément..
A trop se presser, notre ami se précipite, avale des mots, les déforme, les transforme.  A tout bout de champ, il semble mener un combat. Grands moments de solitude ! Un paragraphes en chasse un autre, sans transition aucune.
Dans la foulée, d'étranges néologismes qu’aucun dictionnaire ne reprendra jamais, naissent dans la bouche de ce piètre orateur.   Il trébuche sur un mot, un verbe, une phrase, se rattrape in extremis et finit par en triompher. Qu'il croit !  Car la langue arabe est une vieille dame millénaire. Digne et intraitable. Belle lorsqu’on la maîtrise, ses subtilités innombrables, pardonnent rarement à celui qui ne pratique pas une lecture régulière. Comme cette vocalisation, typique des écritures abjads, qui précise les voyelles par des signes diacritiques. Un A, un O, ou un I et votre phrase change de sens ou pire,  heurte l’oreille !  
Notre homme hésite, tergiverse, vacille. Dans sa fuite en avant, il choisit la voyelle A, pour un complément d’objet.  Lourde erreur, c’était un sujet. Il fallait donc choisir un O.  Il jette un regard vers l’assistance clairsemée, voire rarissime. Ouf ! Sauvé par le vide. Il reprend son chemin de croix, visage bouffi et tendu. Moments pénibles qui nous renvoient à l’image du cancre de la classe, convoqué au tableau pour une récitation qu’il n’a pas apprise !


Sur le banc marocain, face à ce désastre pourtant annoncé, chacun essaie de se donner un minimum de contenance.

Fassi-qui-rit  triture son stylo et regarde ailleurs après avoir, les premiers instants de ce calvaire, encouragé, en vain, son maître du regard.

El Otmani, doit se dire qu’il habite dans un drôle de ministère, celui des « Affaires étranges », depuis l’institution de la «doublette», cette pratique voulue par la démocratie marocaine et qui voudrait que chacun des ministres dits de souveraineté,  soit doublé d’un autre issu du palais. En bon  psychologue, il fait mine de ne rien entendre de ce charabia et se plonge dans la rédaction réelle ou simulée d’un mystérieux rapport, peut-être une psychanalyse du cas marocain. Qui sait si cela pourrait rapporter gros, un jour ?!

Derrière, le trio de pseudo diplomates  qui ne servent à rien et se servent au passage, attend impatiemment que sonne l’heure de la récréation,  alors que notre ami poursuit sur son chemin cahoteux  en évoquant des dossiers chauds du moment.  Un navrant guide bleu de banalités, émaillé de nouvelles fautes de syntaxe et de grammaire et où il est question  de démocratie de respect des droits de l’homme, d’égalité des chances et de vie digne autant de concepts que persistent à ignorer le régime marocain, lorsqu’il s’agit de les appliquer à ses citoyens.

Onze minutes et Trente-deux fautes plus tard, celui que les intimes ont l’habitude de surnommer « Le Petit Prince » est sorti encore plus petit de son expérience onusienne. Il n’aura pas non plus, grandi son pays, ni offert à ses compatriotes une raison particulière d’être fier de sa prestation. Mais lequel d’entre nous, en espérait autant ? 

Mouad Belrhouat dit « Lhaqed », nominé pour le prix de l’intégrité de Transparency Maroc 2012.



C’est ce que vient d’apprendre l’équipe Mamfakinch, le jeune rappeur est nominé pour le prestigieux prix qui récompense et reconnaît les personnes intègres.
Le jeune ouvrier Mouad, 25 ans, a composé, chanté en public et mis en ligne de nombreux morceaux de rap dénonçant la corruption.
Les jeunes Marocains ont repris ses « chansons » et en ont fait les « hymnes officiels » du Mouvement du 20 Février.
Le pouvoir s’est acharné sur lui. Le condamnant une première fois à 4 mois de prison, durée de la période qu’il avait purgée en préventive et une deuxième fois pour un an, peine qu’il est encore entrain de purger.
Son affaire, suivie par beaucoup de Marocains et fortement relayée sur internent et à travers les réseaux sociaux, a permis de mettre en lumière les dysfonctionnements graves de la justice marocaine.

Nous avons aussi appris que Mouad souhaiterait, de l’intérieur de la prison, passer un Bac lettres en candidat libre.

Nous publions à nouveau une partie du Mamcast que nous avions réalisé avec son avocat maitre Omar Bendjelloun, partie dans laquelle nous revenions sur les vices de fond et de formes dans le dossier de Mouad :
 http://youtu.be/NXW9unxTVK4
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Ibrahim, victime de la cruauté et du silence...

Par Moha Oukziz, 30/9/2012

Une organisation fasciste au Maroc dite "tribunal populaire amazigh" blesse les étudiants avec des armes blanches en leur coupant les mains  et les pieds. Ces étudiants ne sont pas les moindres, il s'agit des militants de la mouvance marxiste léniniste : les Basistes qui dirigent l'UNEM( union nationale des étudiants au Maroc) depuis  les années 1980.  
Ce 27 septembre 2012 l'étudiant militant Ibrahim Bouâme a succombé, victime    de cette organisation fasciste qui se donne comme objectif d'éradiquer les Basistes  et de les terroriser. C'est la même méthode utilisée par les intégristes du  Maroc contre ce mouvement progressiste des étudiants. Après le fascisme religieux, c'est le fascisme ethnique qui s'attaque avec les armes aux étudiants et à leurs militants, les Basistes. Rappelons que  ces organisations fascistes sont responsables  des martyrs du mouvement des étudiants marocains : Boumeli Almaâti, Benissa Ait ALjid, Sissaoui et  beaucoup d'autres. 
J'ai pu faire le tour des organes de presse et des sites porte-parole des partis politiques, syndicats  et associations, aucune information au sujet n'a été donnée!! 
Pourquoi ce silence?
Qui en veut aux étudiants et aux  Basistes?
Qui a ordonné à cette organisation fasciste de commettre ses crimes de nouveaux?
Et les autres composantes de l'UNEM, ont-ils un mot, un avis à faire savoir, une action à mener? Ou alors rebelote, vaut mieux les fascistes dans nos universités que ces marxistes qui sont contre le régime ? 
Bientôt peut être, les uns et les autres vont communiquer non pas contre le fascisme religieux et ethniques mais pour condamner la violence!! Et le tour est joué.
Et les forces politiques dites de gauche au Maroc, quel est leur avis? Leurs actions? Nul ne se prononce pour condamner le fascisme et soutenir les militants Basistes dans leur combat et engagement auprès des étudiants.
Et la presse, elle  ne relate même pas les faits!
Tout le monde, d'une manière ou d'une autre ne souhaite pas traiter le sujet ni informer le public et comme l'information est payante et bien tant pis pour les nobles causes que défendent les Basistes et les étudiants de l'UNEM. Les causes monétaires et financières des uns et des autres l’emportent sur les causes justes telles que  l'enseignement démocratique laïque populaire  et unique.
Et le corps enseignant ? UMT, CDT les intellectuels indépendants etc, quel est leur avis ? On dirait que les étudiants au Maroc sont dans une île déserte, personne autour, seul face aux monstres fascistes qui de temps en temps capturent une de ces proies. L’enseignement laïque démocratique populaire et unique que défendent les étudiants et les Basistes ne concerne t-il pas au premier rang les enseignants, les chefs d’établissement de l’enseignement et l’éducation publique ? L’enseignement démocratique laïque populaire et unique ne concerne t-il pas les familles, les partis politiques, les syndicats les associations de droit de l’homme etc. ? N’est –il pas de l’avenir du pays d’avoir un enseignement démocratique laïque populaire et unique ?
Baisser les yeux devant le fascisme est une politique qui a coûté cher, trop cher à des peuples entiers, à toutes les classes ouvrières dans le monde entier, à toutes les intelligences du monde entier.
Le fascisme n’est pas la menace, ni la question des Basistes seuls, le fascisme est le feu qui peut détruire tout sur  son passage. Gare à ceux qui jouent avec le  feu du fascisme.
Les fascistes, au nom des ethnies au Maroc,  affrontent les Basistes avec les armes, ce n’est pas pour rien.
Affronter le fascisme n’est autre qu’affronter le régime et ses satellites,  structurer les luttes pour abolir le capitalisme, organiser les combats syndicaux et politiques pour consolider le socle de la transformation radicale de la société actuelle au Maroc.   Nos syndicats, nos partis politiques, nos associations ne s’inscrivent  peut être pas dans ces combats multiples et variés pour changer la société. Ils ne se sentent pas peut être concernés.  Le militantisme corporel domine les actions de toute nature. Faut-il se projeter au delà de son environnement corporel et poser les QUESTIONS  à la hauteur des problématiques posées. Le fascisme est une menace du capitalisme à laquelle les Basistes sont affrontés. Ils payent le prix cher ;  des martyrs et des blessés. Et si ses derniers assument leur responsabilité, la question se pose par rapport  aux forces politiques et syndicales de ce pays. Où sont-ils ? Pourquoi ils ne se prononcent même pas ? 
Pour finir, toute ma solidarité avec les victimes du fascisme au Maroc et ailleurs. Toute ma solidarité avec Ibrahim et toute ma condamnation au fascisme de Paris à Marrakech en passant par San Francisco.  Et le sang d’Ibrahim que le fascisme a fait couler rejoint celui de toutes les victimes du fascisme dans le monde entier. Condamner les fachos  et leurs actes barbares n’est que la moindre  des responsabilités. Hélas, jusqu’à présent le silence règne dans les rangs des partis politiques, des syndicats et des associations de droit de l’homme du pays. L’univers de la dite société civile ne se sent pas concerner ni par  la vie des étudiants ni par les problématiques de l’enseignement.

dimanche 30 septembre 2012

AMDH : Laïcité et droits de la femme.

L'AMDH a organisé avec succès une rencontre sur la laïcité et les droits de la femme et ce le 29 et 30 septembre 2012.
Les interventions et les débats étaient très, mais vraiment très riches.
BRAVO la grande AMDH!
— Album sans titre (18 photos)

Plus de 50 000 personnes au départ de Nation pour résister au TSCG !

  1. Beaucoup de monde, un beau soleil, de la joie de vivre, un combat commun... Rejoignez-nous !


    Grande manifestation nationale contre le traité austéritaire (TSCG) 

    Résistance, camarades !


      PARIS : Ils seraient près de 80 000 à converger place d'Italie où les indignés appellent à une grande Assemblée Populaire.
    ATTAC

    Plus de 100 000 personnes et 5km de cortège : nous sommes la démocratie vive du continent européen ! Le combat contre l'austérité oligarchique continue camarades. Plus que jamais.

Urgent : Un militant sahraoui, Mustapha BAYI, risque d'être expulsé très prochainement au Maroc où l’attend le sort réservé aux Sahraouis défenseurs de l'indépendance


Transmis par Ayad Ahram, 29/9/2012
  
 Il a été arrêté le 11 septembre. Un vol était prévu la semaine dernière pour le Maroc. Mais cette expulsion a été annulée car il a fait une demande d'asile au centre de rétention de Vincennes où il se trouve actuellement. 


Depuis, la demande d'asile a été rejetée. Son avocat s'occupe de faire un recours mais cela n'est pas suspensif de l'expulsion. Il se peut donc qu’un vol soit programmé très prochainement.
 En plus de l'expulsion et de toutes les conséquences que cela peut avoir, ce monsieur risque la prison ferme au Maroc pour son engagement pour l'indépendance du SAHARA OCCIDENTAL.
 Ses proches tentent de prévenir un maximum de personnes et d'association pour empêcher son expulsion, entre autre en demandant à des associations d' insister auprès de la préfecture pour qu'il ne soit pas expulsé. L'association des Sahraouis de France et l' UD CGT de Paris ont déjà écrit et envoyé un courrier à la Préfecture en ce sens. Les lettres sont envoyées par mails :
prefecturepoliceparis@interieur.gouv.fr
Pour contacter directement un proche de Mustapha BAYI:  momobayi@hotmail.fr. Son appel :
BONJOUR.
 JE COMPTE SUR VOTRE AIDE POUR LIBÉRER UN MILITANT SAHRAOUI ARRÊTÉ LE 11/09/12 QUI RISQUE D’ÊTRE EXPULSÉ AU MAROC OÙ IL RISQUE LA PRISON FERME !
 MERCI C’EST URGENT ! .

Voilà les cordonnées de la préfecture de police de Paris et merci pour tout ce que vous faites pour nous . Nous comptons sur votre soutien et votre mobilisation.  Pouvez vous transmettre cet appel sur vos réseaux, notamment sur observ enfer, les listes resf et pajol

 
 Préfecture de police :
1 rue de Lutèce
Place Louis Lépine
 75004 PARIS
 serveur vocal : 0 891 01 22 22 (serveur vocal, 0,225 ¤ la minute)
 Standard : 01 53 71 53 71 / 01 53 73 53 73 (24h/24 et 7j/7)
- par mail en écrivant à : courriel.prefecturepoliceparis@interieur.gouv.fr
 Téléphone :  +33 1 53 71 53 71
http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/

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Association de Défense de Droits de l’Homme au Maroc
79, rue des Suisses
92000 Nanterre
 
Paris, le 29 septembre 2012
 
Monsieur le Préfet,

Nous apprenons que M. Bayi Mustapha Bayi fait l’objet d’une mesure d’expulsion du territoire français vers le Maroc.
Nous vous informons que M. Bayi a introduit une demande d’asile depuis le centre de rétention de Vincennes où il se trouve actuellement.
Son engagement militant en faveur de l’indépendance du Sahara Occidental risque, en cas d’expulsion vers le Maroc, de lui causer des ennuis avec la justice marocaine. Plusieurs militants sahraouis y payent par la prison ferme cet engagement.
L’ASDHOM vous demande d’intervenir pour éviter cette expulsion et de permettre à son avocat d’introduire un recours contre le refus de sa demande d’asile.

Veuillez croire Monsieur le Préfet en nos sentiments distingués.

Ayad Ahram
Secrétaire général de l’ASDHOM

Maroc - Qui a parlé de démocratie? (VIDEO)


Des coups de gueule contre le roi Mohammed VI, il en existe. Le blog vox Maroc fait le choix d'évoquer celui d'un jeune membre du Mouvement du 20 février devant la cour d'appel de Fès où se déroule le procès des étudiants de la Voie Démocratique Baasiste en août dernier.
Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir un jeune homme qui dénonce le train de vie fastueux du roi Mohammed VI, alors que la majorité des Marocains restent pauvres. Pris en tenaille entre les passants et les forces de l'ordre, il fustige l'action (ou plutôt l'inaction) de Benkirane (le premier ministre islamiste du PJD) et du roi Mohammed VI.
http://youtu.be/waB7U8fNTPk

Il continue sa démonstration et appelle à l'avènement d'un Maroc où les citoyens seront véritablement «libres» et «dignes». Il balaye de la main l'idée que la nouvelle Constitution ait changé quelque chose:
«Elle est où la démocratie?»  
Pour illustrer son propos, le jeune militant prend également «l'exemple de l'animalerie du monarque qui engloutit à elle seule un budget colossal», ajoute le blog Vox Maroc.

Lu sur le blog Vox Maroc
A lire aussi
Mohammed VI passé au détecteur de dictateurs
Mohammed VI, un roi généreux en France

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samedi 29 septembre 2012

Discours de notre éminent représentant à la conférence de l'ONU


Salah Elayoubi 

Je vous invite encore une fois, pour ceux qui l'ont raté, à visionner le discours de notre représentant à la conférence de l'ONU, Rachid !
Un long tissus malmené et massacré, de mensonges habituels où il est question de respect des droits de l’homme, d'égalité des chances, de vie digne et de démocratie ! 
Autant de concepts galvaudés par le représentant d'une dictature qui n'en a pas un gramme à offrir dans ses comportements avec ses citoyens .
Observez bien le visage de notre ami ! Il est crispé, limite agressif ! Il exprime tant de souffrances. C'est que se fendre de tant de mensonges vous inflige la pire des tortures. C'est sans doute cela aussi l'enfer des malhonnêtes et des incompétents lorsqu'ils ne servent à rien, mais se servent royalement au passage !
Ça me rappelle cette si belle chanson de Stevie Wonder, lorsqu'il y dit:


- " When you believe in things you don't understand, then you suffer !"
Quant aux autres marionnettes qui accompagnent cet incompétent paresseux et "alcoolographe", on savait depuis longtemps qu'ils avaient renoncé à toute fierté et toute dignité au point de se laisser, ainsi infliger l'écoute d'autant de niaiseries prononcées depuis le haut de cette tribune prestigieuse !
De quoi nous valoir quelques quolibets supplémentaires auprès des instances internationales !

http://youtu.be/9QXeMvJ9M8o

C'est à coup d'invitations dispendieuses, de tajines mielleux, de stupre commandé, de financements occultes, d'argent blanchi, de cadeaux précieux et de magouilles sans nom que le régime marocain s'achète la complicité et le silence des hommes politiques occidentaux devant son incurie, son incompétence, sa corruption et son obsolescence avérées. Il n'y a qu'à regarder ce discours prononcé par Rachid, le frère de "Zut VI", à la conférence des Nations-Unies pour comprendre à quel niveau de sottises et de niaiseries en est réduit notre pauvre pays dont la politique en général et la diplomatie en particulier se trouvent réduites à leur plus misérable expression, une portion congrue qui rebuterait le dernier des cancres d'une classe du primaire !
------------------------------------------------------------------------- La langue arabe malmenée par « Moulay Rachid »  à l’ONU
  •  Par Abdellatif Gueznaya 29/9/2012


    Le massacre auquel le prince Rachid El Alaoui, « Moulay Rachid », a soumis la langue arabe, officielle au Maroc, a éclipsé le message que ce prince alaouite voulait faire passer devant l’Assemblée générale de l’ONU. Venant à New York, vendredi dernier, pour parler du Maroc, du Sahara occidental et des droits de l’homme, son altesse Rachid El Alaoui a massacré, par un discours hésitant et cahotant, et en commettant de nombreuses fautes de prononciation, la sainte langue arabe.

    Qualifiant le conflit sahraoui, qui dure tout de même depuis quasiment quatre décades, d’ « artificiel », il a réitéré la nécessité de l’Etat marocain de garantir « la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale » face à la prétention de l’autodétermination.
    Le frère du roi Mohamed VI a rappelé que l’offre d’autonomie offerte par Rabat au Polisario était « sincère et sérieuse » et qu’il fallait trouver une solution « réaliste et consensuelle (…) et crédible ».
    Bien sûr, comme la nouvelle constitution qui a permis que la torture et la répression perdurent au Maroc.
    « Moulay Rachid » a également parlé de la mission de l’ONU au Sahara occidental (MINURSO) avec qui le Maroc collabore, selon lui. Mais il a refusé « une quelconque modification qui touche la nature et le contenu » de la mission onusienne. Il voulait dire par là qu’il n’était pas question que les droits de l’homme soient supervisés par la MINURSO au Sahara.
    On sait pourquoi, surtout depuis le passage chez nous de Juan Mendez, le rapporteur de l’ONU sur la torture.
    C’est pour cela que quand Monsieur frère a évoqué le printemps arabe qui « a mis en évidence la volonté des peuples pour édifier des sociétés démocratiques où le respect des droits de l’homme, l’égalité des chances et la vie digne constituent la note dominante », certains ont dû ricaner.
    Petit détail qui n’en est pas un, tout le monde a remarqué la présence parmi la délégation marocaine dirigée par le ministre des affaires étrangères, Saâd-Eddine El Othmani, du conseiller royal Taïb Fassi Fihri, qui marque au pas le premier.
    Devenu son ombre, Fassi Fihri ne rate aucune occasion pour se rappeler aux bons souvenirs du gouvernement Benkirane.

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  •  Salah Elayoubi
        Je ne puis résister à l'envie de vous faire part de ce commentaire de notre ami disparu de facebook, Asçotta Welcaball, sur mon blog, à propos du discours de trop de Rachid le frère de "Truc VI"

        "...le SATANIQUE Hassan II a tellement bien réussi à détruire le système d’éducation nationale que ses propres garçons sont de princiers analphabètes !"