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jeudi 29 octobre 2015
lundi 7 octobre 2013
« Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple,et la mise en place d’institutions authentiquement populaires »
Mehdi Ben Barka
L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante et le SNES – FSU appellent à un rassemblement à sa mémoire 48 ans après ….
Les raisons et les complicités d’états continuent de protéger les assassins.
Les gouvernements français et marocain doivent cesser d’entraver l’action de la justice pour la vérité.
Le mardi 29 Octobre 2013 à 18H00
Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP
Métro : Saint-Germain-des-Prés ou Mabillon
Avec le soutien de : (premiers signataires)
Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des
Parents et Amis des Disparus au Maroc (APADAM), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
(ASDHOM), Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l'Homme (AMBDH), Forum Marocain Vérité et
Justice – France ( FVJ-France), Fédération Euro-Méditerranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED), Parti
Socialiste Unifié en France (PSU), La Voie Démocratique en France, Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste en
France (PADS), Union Socialiste des Forces Populaires en France (USFP France), Association Mémoire Vérité Justice
France (MVJ France), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Le Parti de Gauche, Parti
Communiste Français (PCF), Fondation Jean Jaurès (FJJ), La Fondation Frantz Fanon, Le Manifeste des libertés,
Association Française d’Amitié et de Solidarité Peuples Afrique (AFASPA), Fédération internationale des ligues des
droits de l'Homme (FIDH), Europe Écologie - Les Verts (EE-LV), La Ligue des Droits de l’Homme (LDH), AMDHParis/
IDF , …
dimanche 28 octobre 2012
Mémoire : 29 octobre : Mehdi Ben Barka
29 Octobre 1965 - 29 Octobre 2012
« Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple,
et la mise en place d’institutions authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka
L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante
et le SNES – FSU
appellent à un rassemblement à sa mémoire
47 années de silence, ça suffit …
La recherche de la vérité doit progresser
« Ce qui importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le peuple,
et la mise en place d’institutions authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka
L’Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante
et le SNES – FSU
appellent à un rassemblement à sa mémoire
47 années de silence, ça suffit …
La recherche de la vérité doit progresser
en France et au Maroc.
Les raisons et les complicités d’états doivent cesser d’entraver l’action de la justice.
Le lundi 29 Octobre 2012 à 18H00
Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP
Métro : Saint-Germain-des-Prés
Les raisons et les complicités d’états doivent cesser d’entraver l’action de la justice.
Le lundi 29 Octobre 2012 à 18H00
Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP
Métro : Saint-Germain-des-Prés
Avec le soutien de : (premiers signataires)
Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Association des
Parents et Amis des Disparus au Maroc (APADAM), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
(ASDHOM), Association des Marocains de Belgique pour les Droits de l'Homme (AMBDH), Forum Marocain Vérité et
Justice – France ( FVJ-France), Fédération Euro-Méditerranéenne contre les Disparitions Forcées (FEMED), Parti
Socialiste Unifié en France (PSU), Association Française Amitié Solidarité Peuples Afrique (AFASPA), La Voie
Démocratique en France, Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS Fédération Europe), L'association Sortir
du Colonialisme, La Fondation Frantz Fanon, Le Parti de Gauche, Parti Communiste Français (PCF) , Europe Écologie -
Les Verts (EE-LV), Union Socialiste des Forces Populaires en France (USFP France), La Ligue des Droits de l’Homme
(LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Fondation Jean Jaurès (FJJ)
---------------------------------------------------------------------------------------------------- Video de Saad Ben Barka : intervention de la famille Ben Barka :
-----------------------------------------------------------------------------------------------

Maroc - France : l’inachevée affaire Ben Barka
En 1965, disparaissait Mehdi
Ben Barka devant la brasserie parisienne LippLe 8 octobre 2009. Ce leader charismatique
de la gauche marocaine et figure emblématique de la Tricontinentale
était la bête noire du roi Hassan II et des États-Unis. Depuis, son
fantôme hante le régime marocain tenu responsable de son sort, et
embarrasse la France.
Au lendemain de l’indépendance du Maroc (1956), une lutte à finir pour
le pouvoir s’est engagée entre la monarchie et les nationalistes du
Parti d’Istiqlal (PI). Grâce à l’appui de la France et des États-Unis,
le roi en est sorti victorieux. Le PI quant à lui a vu son aile gauche
quitter le navire. Prélude à son rapprochement graduel avec le régime
despotique d’Hassan II. La gauche s’est pour sa part regroupée autour de
Mehdi Ben Barka (né en 1920). En s’inscrivant dans une ligne
d’opposition authentique à un pouvoir royal dont il voulait réduire les
prérogatives, ce jeune leader charismatique est devenu la bête noire
d’Hassan II et des «masques de fer» de son régime. L’échec des
différentes tentatives visant à le récupérer n’ont fait qu’ajouter au
dépit de la Couronne et à la colère de ses serviteurs zélés.
Suite à différentes tentatives d’intimidation et même d’assassinat,
Mehdi Ben Barka ne pouvait rester au Maroc. C’est le début du périple
ulyssien du «commis voyageur» de la révolution mondiale. Il était la
cheville ouvrière de la Tricontinentale, une conférence internationale
qui devait réunir (à La Havane en janvier 1966) des représentants des
mouvements de libération nationale d’Afrique, d’Asie et d’Amérique
latine, sans oublier les gouvernements adversaires ou éloignés de
l’orbite occidental. Si Moscou et Pékin (deux centres concurrents du
communisme international d’alors) voyaient avec bienveillance
l’émergence de ce nouveau bloc antioccidental, ils suivaient de près les
pas de ce génie de l’organisation et de la diplomatie publique.
Washington (tout comme Paris et Jérusalem) étaient quant à elles
inquiètes des retombées d’une telle organisation sur un monde plongé en
pleine Guerre froide. Ils voyaient là un risque pour leurs intérêts
stratégiques respectifs. D’où la convergence des intérêts de ces
différentes puissances avec celui de Rabat. Il fallait donc agir et
vite, avant qu’il ne soit trop tard…
Et depuis, le fantôme ne cesse de hanter les couloirs du Palais royal…
Mais il fallait avant tout l’éloigner de l’Égypte nassérienne où il s’était réfugié avec sa famille, et l’attirer à Paris. Ce sera chose faite le 29 octobre 1965, quand deux représentants de la police française l’ont intercepté devant la brasserie Lipp au boulevard Saint-Germain. Il disparaîtra pour toujours aux mains de ses kidnappeurs français et de leurs commanditaires marocains. Avec la contribution des services secrets américains et israéliens. Le contre-espionnage français n’était pas loin.
Si d’aventure de part et d’autre du bassin méditerranéen certains
pouvaient penser que le passage du temps devait suffire à jeter dans
l’oubli le souvenir du leader de la gauche marocaine, ils sont restés
pour leurs frais. Quarante-quatre ans après les faits, son fantôme rode
toujours sur les deux rives de la Méditerranée et hante encore son pays,
tout en embarrassant Paris. Durant toutes ces années, ni la famille du
kidnappé ni son comité international de soutien n’ont abandonné leur
quête de vérité pour que la justice française (saisie depuis 1975 de
l’affaire pour «assassinat») fasse enfin la lumière sur ce qui est
réellement arrivé à Ben Barka ce fameux 29 octobre.
Avec l’accession de Mohamed VI au trône (1999) («Maroc. Les dix années de transition politique sous Mohamed VI»),
la famille Ben Barka espérait pouvoir enfin voir le bout du tunnel. La
bienveillance de ce roi et son innocence de ce crime d’État ne pouvaient
qu’alimenter ce désir. D’ailleurs, ce roi avait lui-même (au début de
son règne) consenti à autoriser les magistrats français chargés de
l’affaire à se rendre au Maroc pour auditionner quatre serviteurs de
l’État, soupçonnés d’être reliés à l’«affaire Ben Barka». Il s’agit du
général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale (corps d’élite
de l’armée marocaine), du général Abdelhak Kadiri, ancien patron de la
Direction générale des études et de la documentation (DGED,
renseignements militaires), d’Abdlehak Achaâchi, agent du Cab 1 (la
maison-mère des services secrets marocains) et de Miloud Tounsi (alias
Larbi Chtouki), l'un des membres présumés du commando marocain auteur de
l'enlèvement de Ben Barka. Mais coup de théâtre en 2003 : les autorités
marocaines changent d’idée et refusent l’audition de ces quatre commis
de l’État. Suscitant la colère de la famille du disparu et
l’«incompréhension» du mouvement marocain des droits humains.
… et la France entre embarras et «raison d’État»
Le départ du pouvoir de Jacques Chirac (grand ami de la Couronne
marocaine) et l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Élysée devaient lever,
pensait-on dans certains milieux, un obstacle psychologique
supplémentaire à l’omerta d’État entourant cette affaire claire-obscure.
Mais c’était un pari risqué dans la mesure où on ignorait là la
«raison» d’État qui souvent prime sur la quête du droit dans ce pays, et
ailleurs sans doute.
Au premier jour de la visite d’État (le 22 octobre 2007) de Sarkozy au
Maroc (la première à titre de président de la République), le juge
parisien Patrick Ramaël a signé quatre mandats d’arrêt contre les quatre
commis de l’État marocain présumés liés à l’«affaire Ben Barka». Pour
gagner les grâces de Rabat, le gouvernement français a aussitôt bloqué
ces mandats. Presque deux ans plus tard, la nouvelle ministre de la
Justice française a (le 2 octobre 2009) demandé auprès d’Interpol la
«suspension» de la diffusion de ces mêmes quatre mandats d'arrêt,
vingt-quatre heures seulement après avoir donné son feu vert! Suscitant
la colère de la famille Ben Barka et la consternation de nombreux
militants des droits humains au Maroc comme en France. Ce coup de
théâtre spectaculaire exprime-t-il la volonté de l’Élysée de ne pas
déplaire à un Mohammed VI qui s’apprête (en ce mois d’octobre) à faire
sa première visite d’État en France depuis que Sarkozy est élu président
de la République? Ou s’explique-t-il plutôt par la volonté de certains
secteurs au sein de l’État et des milieux de l’industrie d’armement en
France de forcer la main de Rabat pour qu’elle se ravise et achète les
onéreux avions Rafale du groupe Dassault, alors qu’ils se sont révélés
moins efficaces pour la défense nationale du Maroc et n’ont cessé de
cumuler les défauts techniques et les revers commerciaux?
** Plus de quatre décennies se sont écoulées depuis l’éclatement de cette «affaire Ben Barka». Depuis, le roi Hassan II et Charles de Gaulle (président de la France au moment des faits) ont rejoint leur demeure éternelle. Sans oublier la disparition également de deux des principaux acteurs (côté marocain) de cette «affaire» (les généraux Mohammed Oufkir et Ahmed Dlimi). Il est maintenant plus que temps que les deux pays lèvent enfin le voile sur ce qui s’était réellement passé ce fameux 29 octobre. Il faudrait également qu’on montre enfin à la famille de l’illustre disparu où se trouve le lieu de sa «sépulture». Cela permettra enfin au fantôme du disparu de cesser de roder sans cesse dans les couloirs du Palais royal et de ceux de l’Élysée et d’aller vers la lumière. Cela permettra d’un autre côté à sa famille de se recueillir sur ce lieu, de faire son deuil et d’aller de l’avant. Permettant au passage à la monarchie de se débarrasser enfin d’une affaire pesante et à Paris d’éviter encore une fois d’être embarrassée. |
Libellés :
29 octobre,
Aziz Enhaili,
Mehdi Ben Barka,
Mémoire Vivante
lundi 1 octobre 2012
Rassemblement à la mémoire de Ben Barka
L’ASDHOM soutient l’appel au
rassemblement lancé par l’Institut Mehdi Ben Barka et le SNES-FSU pour
commémorer le 47ème anniversaire de l’enlèvement et la disparition
de Mehdi Ben Barka.
Lundi 29 Octobre 2012 à 18H00
Boulevard Saint-Germain face à la
Brasserie LIPP
Métro : Saint-Germain-des-Prés
L’Institut
Mehdi Ben Barka - Mémoire Vivante
et
le
SNES
– FSU
appellent
à un rassemblement à sa mémoire
Octobre 1965 - 29 Octobre 2012
47
années de silence, ça suffit …
_ La recherche de la vérité doit progresser en France et au
Maroc.
_ Les raisons et les complicités d’états doivent cesser d’entraver
l’action
de la justice.
Avec le soutien de : (premiers signataires)
Association des Marocains
en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF),
Association des Parents et Amis des Disparus au Maroc (APADAM), Association de
Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association des Marocains de
Belgique pour les Droits de l'Homme AMBDH), Forum Marocain Vérité et Justice –
France ( FVJ-France), Fédération Euro-Méditerranéenne contre les Disparitions
Forcées (FEMED), Parti Socialiste Unifié en France (PSU), Association Française
Amitié Solidarité Peuples Afrique (AFASPA), La Voie Démocratique en France,
Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS Fédération Europe),
L'association Sortir du Colonialisme, La Fondation Frantz Fanon, Le Parti de Gauche,
Parti Communiste Français (PCF) ,...
« Ce qui
importe c’est la définition des pouvoirs et des responsabilités devant le
peuple, et la mise en place d’institutions
authentiquement populaires » Mehdi Ben Barka
Libellés :
Brasserie Lipp,
Mehdi Ben Barka,
Mémoire Vivante
jeudi 3 novembre 2011
Satané 29 octobre ...
par Salah Elayoubi, 29/10/2011
| Mustapha Manouei |
Mustapha Manouzi a présenté sa démission de l’instance Forum Vérité et Justice, dont il assurait le Secrétariat Général.
Dans un communiqué incendiaire, l’intéressé impute à une bande criminelle, l’assassinat de Kamal Hussaini, avant que dit-il, n’ait séché le sang de Mohamed Bouderoua.
Cette initiative vient en protestation contre l’assassinat de ce militant du 20 février, poignardé jeudi dernier, dans sa ville de Beni Bou Ayach.
On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre cette démission et le trente-neuvième anniversaire de la disparition de Houcine Manouzi. Celle-ci en rappelant une autre, intervenue à la même date, le 29 octobre de l'année 1965, à Paris, sur le trottoir de la brasserie Lipp, celle de Ben Barka
L’instance équité et réconciliation mise en place pour faire la lumière sur les années de plomb, a émis des recommandations, sans que celles-ci n’aient, jamais, été suivies d’effet.
Les Manouzi, une famille de patriotes au courage exceptionnel, qui, après avoir combattu le colonialisme, et souffert de ses affres, se sont trouvés confrontés à la dictature marocaine à laquelle ils ont payé un lourd tribut.
Le Commandant Brahim Manouzi, victime d’une exécution extra judiciaire, sur ordre du Général Oufkir, le 13 juillet 1971, et dont le corps n’a jamais été restitué à la famille.
Houcine Manouzi, disparu depuis le 29 octobre 1972
Moujahid Kacem Manouzi, mort sous la torture à Derb Moulay Chérif, au mois de septembre 1970, et dont le cadavre n’a, non plus, jamais pas été rendu à la famille.
Le Docteur Omar Manouzi, que les assiduités criminelles du régime ont broyé et précipité dans la folie
A plusieurs reprises, Mustapha Manouzi avait émis des doutes, sur la volonté réelle de l’Etat, de voir se faire toute la lumière, sur les crimes des années de plomb.
- « l’Etat veut la réconciliation sans équité et sans vérité ! », avait-il déclaré lors de l’une de ses interviews.
Le calvaire de Houcine Manouzi
Houcine Manouzi milite dans les rangs de l’UNFP, lorsqu’en 1971, il est accusé d’activités subversives et de complot contre la sûreté de l’Etat. Il est condamné à mort par contumace,.
Enlevé en Tunisie où il se trouve le 29 octobre 1972, il est alors, transféré au Maroc dans le coffre d’une voiture à plaques diplomatiques.
Il passera par le tristement célèbre Point Fixe numéro 2 (PF2), ou « Dar Mokri », puis par le numéro 3 (PF3), lieu de détention et de torture, placé sous la responsabilité de la DGED.
Ali Bourequat, dans son récit intitulé, « Dix huit ans de solitude », raconte comment Houcine, son co-détenu, a été l’un des inspirateurs de l’évasion du 12 juillet 1975, en compagnie de quelques uns des militaires impliqués dans le putsh de Skhirat de juillet 1971, le colonel Ababou, le capitaine Chellat, l’aspirant M’zireg, et l’adjudant-chef Akka.
Au nombre des évadés, Ali Bourequat et ses deux frères Midhat et Bayazid seront repris, dès le lendemain, dans un verger de pruniers, au Sud de Rabat, en compagnie des militaires.
Chellat qui avait refusé de suivre le groupe sera repris à Rabat à l’aube du 13 juillet.
La cavale de Akka durera onze jours.
Houcine, lui, sera repris, à Aïn Aouda, alors que, passager d’un vélomoteur, il tentait d’éviter les barrages mis en place pour l’appréhender.
Depuis, sa trace se perd.
Evasion et exécutions extra-judiciaires collectives
L’extrait saisissant d’horreur, du récit de Bourequat, sur la suite que le régime marocain a cru devoir donner à cette affaire, pourrait constituer un sérieux indice sur le sort qui aurait été réservé à Houcine.
Il écrit :
« Le 17 juillet au soir, grand remue-ménage dans la cour.
Des dizaines d’individus parlent en même temps.
Soudain, un coup de feu claque. Je me lève d’un bond, me plaquant contre la lucarne. Je scrute la cour par le petit trou de vis.
Un homme vient d’être abattu. Il est grand, corpulent. Je reconnais sa djellaba. C’est Moulay Ali Fakhim.
La cour, gardée par des gendarmes en treillis, qui ont pris position en face de la salle de douches, est encore une fois pleine de monde, comme le jour de notre capture. J’aperçois le colonel Dlimi, le colonel Benslimane, commandant la gendarmerie, le général Moulay Hafid, Houcine Jamil, les commissaires Ben Mansour et Ben Cherif, qui m’ont torturé deux ans plus tôt, le capitaine Fadoul et plusieurs hommes, en civil , mais armés.
Ils attendent la prochaine exécution.
On amène dans la cour le colonel Ababou. Il a un baillon sur la bouche, un bandeau sur les yeux et des menottes dans le dos. Aassou, un des gardes, le soutient. Il l’entraîne vers le terre-plein situé devant les toilettes, le force à s’agenouiller. Un colosse, vêtu d’une chemise et d’un pantalon, s’avance vers lui, un revolver à la main, et lui tire une balle dans la nuque. Ababou est projeté en avant. Deux autres gardes, Hamou Ben Othmane et Ahi Agherbi, se précipitent, traînent le cadavre un peu plus loin.
On amène ensuite le capitaine Chellat et l’aspirant M’Zireg.
Chellat, résigné, se laisse conduire et meurt, sans une plainte.
M’Zireg, lui, se débat comme un lion, hurle à travers son bâillon.Il faudra trois hommes pour le maîtriser, l’allonger sur le ventre et le maintenir, le temps de lui tirer une balle dans la nuque.
Deux gardes s’approchent alors de ma cellule. J’ai juste le temps de reculer pour ne pas être aperçu. Je me couche en chien de fusil sur ma couverture, face au mur.
J’entends un dernier coup de feu, puis la voix de Dlimi, qui crie
- « Lâche-moi, lâche-moi ! Regarde ma chemise: elle est toute tachée du sang de Rachid ! »
Rachid est le prénom d’un des deux gardes que les militaires ligotèrent, le soir de l’évasion. »
Selon Ali Bourequat, Houcine Manouzi s’était emparé d’une arme de poing, lors de l’évasion. On peut aisément imaginer quel aura été le sort du malheureux, d’autant que, condamné à la peine capitale, le régime aura, sans doute, préféré faire appliquer la sentence, plutôt que courir le risque d’une nouvelle évasion.
A-t-il été exécuté plus tôt, sans que Bourequat n’en ait été témoin ?
A-t-il été exécuté ailleurs. Au PF4, par exemple ?
Seuls les protagonistes de cette affaire, pourraient apporter des réponses aux questions que continue de se poser la famille Manouzi.
De cette sinistre affaire, l’avocat de la famille a, un jour, eu ces mots, où l’ironie le dispute à l’interpellation des consciences de la prétendue nouvelle ère :
- "Quand j’ai pris en charge le dossier Manouzi, j’étais un débutant avec quatre ans de carrière derrière moi. Aujourd’hui, il ne me reste plus que quatre ans pour prendre ma retraite. Ce serait bien de mettre le mot fin à ce dossier".
![]() |
| Houcine Manouzi |
Comble de l’ignominie, En 1994, la DST informait la famille que Houcine était encore vivant, lui conseillant vivement, d’éviter toutes déclarations dans la presse, si elle voulait le récupérer.
Puis, le 16 août 2001, les autorités remettaient aux parents, un certificat de décès, ne portant aucun cachet et datant le décès au 17 juillet 1975, alors que plusieurs amis et co-détenus prétendent avoir vu Houcine, en vie, après cette date.
Trente-neuf ans après le début de cette affaire, le pouvoir marocain continue de compter des criminels dans ses rangs. Certains sont disparus, de leur belle mort.
D’autres tapis dans l’ombre, continuent de dispenser leur savoir-faire à dea apprentis criminels et se tiennent en embuscade, le cas où.
![]() |
| Mehdi Ben Barka |
D’autres continuent d’officier, comme si de rien n’était, alors que la justice internationale les recherche, en particulier, dans le cadre de l’enlèvement de Ben Barka, dont, ni le corps n’a été retrouvé, ni les circonstances de son supplice n’ont été élucidées.
Enfin le reste de ces nervis sans foi, ni loi, coule une paisible retraite, dans une de ces innombrables propriétés, fermes et immeubles, que la dictature marocaine a confisqués, au profit de ceux dont elle achète la complicité des crimes odieux dont elle se rend coupable, depuis plus de cinq décennies.
Alors si Mustapha Manouzi a quitté l’une de ces pléthoriques instances, commissions ou associations, faire-valoir de la dictature marocaine, on ne peut que s’en réjouir et lui souhaiter un bon retour parmi les démocrates.
Rassemblement du 29 octobre à Paris à la mémoire de Mehdi Ben Barka
Article de Boualem Rhoubachi sur le rassemblement du 29 octobre à Paris à la mémoire de Mehdi Ben Barka (Site d'Elaph en arabe)
محامي عائلة بن بركة: حقيقة اغتيال اليساري المغربي في الرباط
بوعلام غبشي
GMT 10:29:00 2011 الإثنين 31 أكتوبر
6
46 سنة مرت على اختطاف القيادي اليساري المغربي المهدي بن بركة، وكل هذه السنوات لم تنل من عزيمة عائلته للوصول إلى الحقيقة.
باريس: قال البشير بن بركة في تصريح لـ "إيلاف"، على هامش تجمع نظم في باريس بمناسبة ذكرى اختطاف والده المهدي بن بركة، "إنه لا يوجد أي جديد" في هذه القضية، مضيفا "للأسف هذا يكرس سنة بعد سنة بذريعة المصلحة العليا".
وتابع نجل القيادي اليساري المغربي، "فرنسا و المغرب يمنعان القضاء من التقدم نحو الحقيقة"، موضحا أن "الخطوات القادمة هي الاستمرار في معركتنا جنبا إلى جنب مع القضاء لدفع السلطات الفرنسية لرفع طابع السرية عن الملفات المرتبطة بالقضية".
كما أن هذه المعركة تخاض، بحسبه، لأجل أن تفتح السلطات المغربية الباب "للاستماع إلى شهود في الجهاز الأمني المغربي، لديهم معلومات حول اختطاف و اغتيال المهدي بن بركة" كما يقول البشير.
وكشف نجل المهدي بن بركة لـ "إيلاف" عن اتصالات مع المجلس الوطني لحقوق الإنسان، متمنيا أن "تسمح الاختصاصات الجديدة لهذا المجلس بالقيام بأشياء أكثر إيجابية في قضية المهدي وبما لم يقم به المجلس الاستشاري لحقوق الإنسان".
وعن الإحساس الذي ينتابه وهو يخلد ذكرى وفاة والده، يقول البشير بن بركة، "هو نفس الإحساس الذي يعتريني في كل ذكرى، القلق ممزوج بالأمل، لمدة 46 سنة نواجه باستمرار بمبرر المصلحة العليا وهو شيء غير مفهوم".
وتساءل البشير "كيف يقبل أنه بعد كل هذه المدة أن عائلة بن بركة غير قادرة على معرفة مكان الجثة، وحتى الان المغرب وفرنسا ليس لهما الشجاعة السياسية لمنح عائلة المهدي بن بركة فرصة الترحم على قبره"، معبرا، في نفس الوقت، عن إيمانه "بوجود أمل في الوصول إلى الحقيقة".
موريس بيتان: على الشهود أن يتكلموا
من جانبه، عبر محامي عائلة بن بركة موريس بيتان، في تصريح لـ "إيلاف"، عن شعوره "بالمرارة" بمناسبة هذه الذكرى، مضيفا "الحقيقة هي في الرباط، ربما فيما يخص الاختطاف هذه الحقيقة توجد في باريس، لكن تتمة ما حصل توجد في العاصمة المغربية"
و قال بيتان دفاع عائلة بن بركة منذ 46 سنة "بعض الأشخاص كالجنرالين بنسليمان والقادري، الذي كان في باريس وقت الجريمة ليس لديهما الشجاعة لتقديم شهادتهما حول ما يعلمان بخصوصها".
وأضاف قائلا "وهو ما ينطبق كذلك على المدعو الميلود التونزي، أجد أنه لأمر مخجل بعد 46 سنة، ليس لهؤلاء الشجاعة لقول الحقيقة، على أنه تم التخطيط لاختطاف بن بركة إلا أن الأمر أخد منحى سيئا".
ودعا المحامي الفرنسي هؤلاء إلى أن "يقولوا كيف تم هذا الاختطاف؟ و لماذا؟ ويقولوا من المسئول الفرنسي الذين كانت له يد في ذلك".
ووجه بيتان اللوم لرفاق المهدي بن بركة في حزب الاتحاد الاشتراكي، حيث قال بهذا الشأن: "أنا أشعر بالمرارة أن أصدقاء المهدي بن بركة في الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية، الذي يقدم خطبا و كلاما جميلا، إلا أنهم لا يقومون بأي شيء حتى تطلع الحقيقة".
وإن كان لازال يرى أملا في المستقبل لظهور الحقيقة، يجيب موريس بيتان "لدينا دائما الأمل...إلا أن السنوات تمر و الشهود يرحلون تباعا و الحقيقة تبتعد منا... لا يجب أن نفقد الأمل، لكن على هؤلاء الشهود المغاربة أن يقولوا لنا ما الذي يعلمونه حول القضية".
عائلة بن بركة تبقى مصرة على الوصول إلى الحقيقة
وقدم البشير بن بركة، السبت، أمام الحضور الذي التف حوله عند مشارف مقهى "ليب" في باريس حيث اختطف والده، كلمة مطولة سرد فيها التطورات الأخيرة التي عرفتها القضية دون أن تأتي بنتائج ترضي عائلته في الوصول إلى الحقيقة.
وجاء في هذه الكلمة، أن التجمع المذكور نظم "بإرادة مشتركة في متابعة المعركة من أجل الحقيقة و العدالة المطالبة بقوة بتسليط كامل الضوء على الظروف التي تم فيها اختطاف واغتيال بن بركة، والتعرف على قتلته، تحديد مكان رفاته و مسؤولية الدولة أو الأفراد في هذه الجريمة".
وهذا التجمع نظم، يقول البشير بن بركة في تدخله، "لفضح تآمر المغرب و فرنسا في الاستمرار في حماية أصحاب هذه الجريمة الشنيعة وشركائهم، و منع شهود من تقديم شهادتهم أمام القضاء، متذرعين في ذلك بالمصلحة للعليا للبلاد... وبالتالي الإتيان على حق أسرتي في الحقيقة"، حسب تعبيره.
و أكد نجل القيادي اليساري استمرارية معركة عائلته "رغم كل العراقيل، وذلك من أجل الحقيقة والعدالة والذاكرة"، و هي معركة، يتابع البشير، "تقودها أسرته "إلى جانب محاميه موريس بيتان، الجمعيات، النقابات، الأحزاب و كذلك المواطنين".
وأضاف قائلا إن "هذه المعركة لا تهم أسرة المهدي بن بركة لوحدها، و إنما جميع ضحايا الاختفاء القسري في المغرب، بل و الحقوقيين الذين حددوا تاريخ 29 أكتوبر "يوما للمفقودين" في البلد".
pic إطبع
http://www.elaph.com/Web/news/2011/10/692839.html
Cordialement,
Ayad Ahram
ASDHOM
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jeudi 27 octobre 2011
Paris : rassemblement à la mémoire de Mehdi Ben Barka le 29 octobre
L’ASDHOM soutient l’appel au rassemblement à la mémoire de Mehdi Ben Barka lancé par l’Institut Mehdi Ben Barka-Mémoire Vivante et le SNES-FSU.
Nous appelons à y participer pour réclamer avec la famille Ben Barka la justice et toute la vérité sur la disparition de Mehdi Ben Barka.
Cordialement,
Ayad Ahram Secrétaire général de l’ASDHOM
SNES – FSU
appellent à un rassemblement à sa mémoire
Pour que :
· Les raisons et les complicités d’Etats cessent d’entraver l’action de la justice
· Le combat pour la vérité et la justice renforce celui pour la démocratie
Le Samedi 29 Octobre 2011 à 17H30
Boulevard Saint-Germain face à la Brasserie LIPP
Métro : Saint-Germain-des-Prés
Avec le soutien de : (premiers signataires)
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