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mercredi 8 août 2012

Maroc: Le PJD à l’heure de la consécration de son intégration politique


par
Rédacteur en chef adjoint, membre de Tolerance.ca
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Le Parti de la justice et du développement a achevé le processus de son intégration au sein du système politique marocain. Son récent congrès national ordinaire devait accompagner le passage du parti islamiste de l’opposition à la participation au gouvernement et choisir son secrétaire général.
L‘intégration des ''frères'' d’Abdelillah Benkirane au sein du système politique marocain a été le fruit d’un long processus d’apprivoisement entre, d’une part, une monarchie viscéralement attachée à l’exercice autoritaire d’un pouvoir se voulant d’essence divine et, d’autre part, d’anciens militants d’un mouvement islamiste radical qui voulait en finir avec elle et ériger à sa place une république islamique. C’est dire le degré de suspicion dans laquelle Hassan II (1961-1999) tenait cette jeunesse islamiste. Mais son homme de confiance et exécutant de ses basses œuvres, Driss Basri, a joué un rôle de premier ordre dans l’évolution de ''l’humeur'' royale. L’ancien ministre de l’Intérieur voulait se servir du nouveau arrivé pour faire pression sur la gauche institutionnelle en vue de ''l’amadouer'' et pour diviser le mouvement islamiste dans son ensemble, prélude, pensait-il, à sa domestication.

L’intégration graduelle des islamistes du PJD au sein du système politique

Mais, côté islamiste, l’intégration graduelle des ''frères'' d’Abdelillah Benkirane s’est faite au prix de nombreuses renonciations doctrinaires et politiques de taille, dont la reconnaissance de la légitimité religieuse du régime autoritaire en place. Ce à quoi la plupart des mouvements islamistes et salafistes continuent encore à s'y refuser.
Devant le refus des autorités de les reconnaître comme parti politique et la fin de non-recevoir de leur demande d’être intégrés comme ''sensibilité'' au sein du conservateur Parti de l’Istiqlal, ils ont jeté en 1996 leur dévolu sur le Mouvement populaire démocratique constitutionnel (MPDC). Une coquille vide tenue d’une main ferme par un inconditionnel de la couronne. Abdelkrim Khatib tenait à ce que les nouveaux arrivés le sachent…
En 1997, ces islamistes ont participé aux élections locales à titre de candidats ''sans affiliation'' partisane... Mais aux élections législatives de la même année, ils sont autorisés à s’afficher sous la bannière du ''parti'' de M. Khatib. Cela a permis au MPDC de récolter 9 sièges (sur un total de 325 maroquins). Cinq ans plus tard, les islamistes du Parti de la justice et du développement (nouvelle appellation depuis 1998 du défunt MPDC) ont obtenu 42 sièges (sur 325 maroquins). Ils ont amélioré leurs scores de quatre sièges supplémentaires (toujours sur 325 députés) en 2007. En 2012, ils ont fait élire 107 des leurs (sur 395 députés). Une performance à situer dans le contexte du Printemps arabe qui a permis aux islamistes en Tunisie et en Égypte d’engranger des fruits électoraux de leur long labeur oppositionnel face aux régimes autoritaires déchus. Une grande bourgeoisie inquiète avait vu dans le PJD un rempart contre l’instabilité sévissant dans la région.
Durant les quinze dernières années, le PJD est, dans un premier temps, passé assez rapidement d’une position de ''soutien critique'' au gouvernement de transition verrouillée du chef socialiste Abderrahmane Youssoufi à une opposition franche. Son association à la forte mobilisation des forces conservatrices contre le projet gouvernemental d’amélioration des conditions de vie des femmes lui a donné des ailes. Mais il est passé d’un cheveu de se faire dissoudre par le ministère de l’Intérieur au lendemain des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca. Se retrouvant sur la défensive, il a fait le dos rond pendant quelques années. L’augmentation en 2007 du nombre de ses sièges lors d’élections législatives entachées d’irrégularités sérieuses, a été interprétée par son élite dirigeante comme un feu vert de la part d’autorités en total contrôle du processus électif. Le PJD a donc repris sa ''croisade''…
Quand le Printemps arabe a touché le Maroc, l’élite du PJD n’a pas hésité longtemps avant de choisir son camp. Comme il fallait s’y attendre, son secrétaire général (depuis le congrès de 2008) a joué la carte de la monarchie. Il a fait ce qu’il pouvait pour briser l’élan du Mouvement du 20 février. Un mouvement populaire d’un genre nouveau qui milite pour la démocratisation du régime autoritaire en place, pour la justice sociale et contre la corruption endémique à tous les échelons de l’État.
Pour couronner sa ''croisade'' contre ce jeune mouvement démocratique porteur de promesses de meilleurs lendemains, il a mobilisé l’appareil de son parti et ses antennes dans la société civile pour contribuer, aux côtés de l’État, des confréries et de la plupart des ''partis'' politiques, à faire triompher le projet d’une Constitution octroyée par Mohamed VI (1999-) et qui fondamentalement préserve le même régime autoritaire hérité de la Constitution de 1972 et donc le monopole du pouvoir entre les mains de l’héritier d’Hassan II.
Les islamistes du PJD sont donc passés en l’espace de 15 ans de la 10e à la 1e place au sein de la Chambre basse du Parlement. Cette nouvelle pole-position a permis à leur secrétaire général de former le gouvernement et en devenir le ''chef''. Abdelillah Benkirane doit donc cette ''promotion'' inattendue à la lutte démocratique de ce même Mouvement populaire du 20 février qu’il avait combattu de toutes ses forces.

Accompagner le nouveau rôle politique du PJD

Le PJD a tenu son septième congrès national ordinaire les 14 et 15 juillet 2012 à Rabat. C’est son premier congrès depuis les dernières élections législatives et la cooptation royale de son élite au sein d’un gouvernement de coalition.
La nouvelle situation du PJD a rendu caduque la thèse de son 6e congrès national ordinaire tenu en 2008, celle de la ''lutte démocratique'', et facilité l’adoption d’une nouvelle, celle du ''partenariat efficace pour l'édification démocratique''. Cette prise de position est une invite adressée aux membres du PJD pour qu’ils laissent toute latitude à leur secrétaire général dans ses relations avec la monarchie. Eux qui reconnaissent à celle-ci la légitimité religieuse de son exercice autoritaire du pouvoir. Une orientation voulant d'un autre côté rassurer le régime sur le ralliement stratégique du PJD à son chef.
Ce slogan cherche également à recadrer l’action de députés qui continuent à agir à la Chambre des représentants comme au bon vieux temps de l’opposition. Suscitant des grincements de dents de la direction islamiste et le mécontentement de partenaires de la coalition. C’est dire la difficulté rencontrée par eux de réussir le passage d’une culture d’opposition à celle d’un parti gouvernemental.
Ce changement de stratégie n’a pas empêché le parti de rappeler sa valeur fondamentale, à savoir l’islamité de l’État et de la société, et son attachement à la monarchie comme ciment de la nation et à la démocratie comme choix politique. Des formulations vagues qui ont l’avantage d’éviter de s’aliéner démocrates et gardiens du temple monarchique. Mais, présenter le Maroc comme entité nationale islamique est loin de refléter la réalité du pays. Tous les Marocains ne sont pas musulmans. Aussi, la démocratie ne se réduit pas à une technologie politique. Elle est liée à une idée de l’homme et de sa place dans la société. Ce qui est loin d’être pris en considération dans la réflexion islamiste, PJD inclus.

Abdelillah Benkirane se succédant à lui-même, sans surprise

3300 personnes ont participé au 7e congrès du PJD. Soit 1670 partisans de plus par rapport au congrès précédent. Ce qui atteste de l’élargissement hâtif et risqué en l’espace de quatre ans du rayonnement et donc de la base du parti. Trois indices supplémentaires de son attrait auprès de la population: 550 de ces congressistes sont des femmes, 1360 ont moins de 40 ans et près des deux-tiers sont des universitaires. Même la diaspora marocaine n’a pas résisté à son attrait: 83 participants vivent dans douze pays. Ces différents indices montrent la modernité de la sociologie du parti islamiste. Quand on jette un coup d’œil au profil sociologique des autres partis politiques, notamment de gauche, on se rend compte combien ces islamistes ont pris de l’avance sur leurs adversaires, qui pour la plupart sont sclérosés et par conséquent résistent au rajeunissement et à la féminisation graduelle de leurs équipes dirigeantes. Ce qui représente un démenti cinglant de leur rhétorique démocratique et d’ouverture et annonce, sauf sursaut surprenant de leur part, leur ''mort'' programmé dans les tables de la formation sociale marocaine.
Au niveau des structures du PJD, les congressistes devaient régler deux questions majeures: amender les statuts du parti et élire son secrétaire général ainsi que les membres du secrétariat général (l’exécutif du parti) et du Conseil national.
Le PJD était divisé face à la question du cumul des mandats. Une première partie ne voyait aucun inconvénient par exemple à ce que le secrétaire général sortant soit réélu et continue en même temps d’être ''chef'' du gouvernement. Une seconde partie était contre le cumul des mandats. Elle voulait qu’on fasse une séparation entre l’aile gouvernementale (douze ministres) du PJD et sa direction. Si cette dernière voulait conserver une autonomie relative au parti et à son aile parlementaire par rapport à l’aile gouvernementale, la première ne l’entendait pas ainsi. Elle qui voulait que le parti soit au service du gouvernement et que les députés ''têtes fortes'' rentrent dans le rang au nom du principe de solidarité parlementaire avec le gouvernement.
Pour soulager le secrétaire général de ses lourdes charges partisanes, la direction islamiste a prévu la création, aux côtés de son bureau, d’une nouvelle structure: le Conseil de gestion. Au secrétaire général de continuer d’assumer les charges de direction politique, et à ce bureau la charge des aspects organisationnel et administratif de la vie du PJD. L’avantage de cette formule est également d’associer encore davantage d’autres acteurs à la gestion du parti.
Grâce aux récentes modifications apportées aux statuts du parti, le Conseil national a vu le nombre de ses membres passer de 100 à 160, à la tête desquels on a reconduit Saâdeddine El Othmani. On a également désigné à leurs côtés des membres dits ''qualifiés''. Il s’agit des membres du secrétariat général, des ministres et des secrétaires des bureaux provinciaux, préfectoraux et locaux. Ce système mixte présente l’avantage pour la direction du parti de gagner la bienveillance de nombreux dirigeants de différents rangs et de conforter sa mainmise sur cette instance chargée notamment de l’élection de l’exécutif du parti (le secrétariat général). Mais ce double avantage dévoile une des limites de la ''démocratie interne'' du parti islamiste.
Environ 40% des membres du nouveau Conseil élu sont des femmes et près de leur tiers ont moins de 40 ans. Un remaniement allant donc avec la féminisation et le rajeunissement du corps de cette instance.
Si les amendements apportés aux statuts limitent le mandat du secrétaire général à deux périodes de quatre ans chacune, ils lui permettent de choisir lui-même, via le filtre du Conseil national, les membres du secrétariat général. Ce dont il ne s’est pas privé aussitôt après l’annonce de sa réélection. Cela a permis par exemple à sept ministres (Lahcen Daoudi, Abdelaziz Amara, Azami El Idrissi, Abdelaziz Rebbah, Mustapha El Khalfi et les controversés Mostafa Ramid et Bassima Hakkaoui) d’y être cooptés. Cette prérogative lui a, d’un autre côté, permis d’en éloigner des députés identifiés à ''l’aile dure'' du parti, dont Abdelaziz Aftati, Mouqrî Abou Zaïd El Idrissi (élus la première fois en 1997) et Abdellah Bouano. De récentes déclarations d’Aftati et de Bouano avaient plongé leur chef dans l’embarras. Les dénégations d’un Mohamed Yatim ne changent rien à cette réalité. Pour la petite histoire, c’est suite à la suggestion de M. Benkirane que ce compagnon de route a été coopté au secrétariat général…
Les membres du nouveau Conseil devaient eux aussi se prononcer sur le sort des candidats au poste de secrétaire général du parti.
Plusieurs militants se demandaient s’il fallait oui ou non permettre au secrétaire sortant de rempiler dans son poste pour quatre années supplémentaires. Les ''contestataires'' se recrutaient principalement au sein notamment de la jeunesse (et donc parmi les militants de base). Pour eux, M. Benkirane ne pouvait cumuler en même temps les postes de chef du parti et de ''chef'' du gouvernement. Les critiques étaient mal à l’aise face au fait que plus des deux-tiers des membres du secrétariat général sont des ministres. Pour tenter de calmer le jeu, la direction islamiste a convenu, lors de la session extraordinaire du Conseil national, de mettre en place une ''direction générale ''. Un organe dont la vocation est de s’occuper des questions non politiques qui elles demeurent du ressort du secrétariat général.
Une fois cette ''tempête'' contenue, il fallait s’atteler à la préparation des conditions de l'élection notamment du secrétaire général du parti islamiste.
Au premier tour de l’élection du secrétaire général, cinq candidats se sont affrontés: les ministres Mustapha Ramid (Justice et libertés), Aziz Rebbah (Équipement), Abdallah Baha (Enseignement supérieur) et Saâdeddine El Othmani (Affaires étrangères) et le ''chef '' du gouvernement et secrétaire général sortant du parti, Abdelilah Benkirane. Ce dernier a récolté 224 suffrages loin devant MM. El Othmani, Rebbah, Ramid et Baha (respectivement 149, 62, 59 et 39). Faute d’avoir récolté un minimum de 10% des suffrages exigés, les trois premiers devaient jeter la serviette. Après leur retrait de la course, la lutte s’est limitée au secrétaire général sortant et à son prédécesseur.
Sur 2.586 suffrages valides lors du dernier tour, M. Benkirane a récolté 2.240 voix. Il a non seulement battu pour une seconde fois de suite son concurrent le plus sérieux, mais il a également fait grimper ses appuis de plus de 29% par rapport au congrès précédent, les faisant passer à 85,11% (au lieu des 56% de 2008: 684 sur 1628 voix). Mais si on ne le voyait pas venir lors du 6e congrès du PJD, son élection cette fois était attendue. Ne disait-on pas dans les coulisses pjdistes, en guise d’argument Massu à l’adresse des hésitants, qu’on n’affaiblissait pas un ''chef '' du gouvernement en exercice? Ne plaidait-on pas également que c’est sous son leadership que le PJD a enregistré des succès électoraux appréciables et qu’il sut négocier avec la monarchie son passage de l’opposition au gouvernement.
M. Benkirane garde donc son poste à la tête du PJD pour quatre ans supplémentaires. Mais si M. Othmani a mordu la poussière pour une seconde fois de suite, sauf surprise, il sera là dans quatre ans pour tenter encore une fois de reprendre le poste qu’il lui a échappé il y a quatre ans.
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Le passage de la case ''opposition'' à celle de ''gouvernement'' ne sera pas une chose aisée pour un parti qui a cultivé durant une longue période de son existence une culture d'affrontement avec les autres composantes du paysage politique et intellectuel, notamment la gauche. Le renforcement continu de cette intégration au sein du système politique donnera lieu en son sein à des tiraillements entre différentes ''sensibilités''. La marginalisation de représentants de son ''aile dure'' promet également de compliquer ce processus. Tout comme sa cour assidu à des courants radicaux wahabo-salafistes. La grogne populaire suscitée par les récentes augmentations du prix de l'essence et du gasoil à la pompe promettent elle aussi de mettre une pression supplémentaire sur sa base et sur son aile parlementaire qui elle a l’œil sur les prochaines législatives.

11 août pour défendre encore et toujours les droits humains


 

الائتلاف المغربي لهيآت حقوق الإنسان
العصبة المغربية للدفاع عن حقوق الإنسان الجمعية المغربية لحقوق الإنسان جمعية هيآت المحامين بالمغرب
المرصد المغربي للحريات الع...




mardi 7 août 2012

Marches des étudiants dans les villes du Maroc, le 6/8/2012

Des bacheliers manifestent pour le maintien de la gratuité de l'enseignement au Maroc

Des étudiants marocains, pour la plupart des bacheliers, ont organisé, lundi après-midi, plusieurs sit-in et rassemblements à travers diverses villes du royaume pour réclamer une réforme radicale du système éducatif et du mode d'accès cycle universitaire notamment les grandes écoles, à l'appel d'une organisation estudiantine nouvellement créée. Initiés par l'Union des étudiants pour le changement du système éducatif (Uecse), ces manifestations se sont déroulées notamment à Rabat, Casablanca, Fès, Tanger, Meknès, Safi, El Jadida et Agadir pour revendiquer «le changement du système éducatif» et «inciter la société civile et la scène politique à ouvrir le débat sur les mesures à prendre sur la réforme». 

A Rabat, ils étaient quelque 400 nouveaux bacheliers, soutenus par des membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), de militants du Mouvement du 20 Février qui réclament des réformes politiques au Maroc et de sympathisants du parti d'extrême gauche «Annahj Addimocrati» à se rassembler devant le ministère de l'Education nationale.

Les participants ont notamment scandé «Pour un enseignement populaire démocratique», «Pas de démocratie sans réforme du système éducatif», «Ne jouez pas avec notre avenir», «L'enseignement est en danger» et «Pour un enseignement populaire et gratuit».

Ces sit-in et rassemblements interviennent suite aux récentes déclarations à la presse de M. Lahcen Daoudi, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la formation des cadres, sur l'éventualité de la remise en cause de la gratuité des études supérieures particulièrement pour certaines catégories sociales.
   

Bon reportage sur la manif d'hier des bacheliers à Rabat - bravo les jeunes Sit-In des élèves & étudiants devant Le siège du M.E.N à Rabat

Sit-In des élèves & étudiants devant Le siège du M.E.N à Rabat Hespress.com: Sit-In des élèves & étudiants devant Le siège du M.E.N à Rabat http://youtu.be/JxESnOBHqVM 
http://youtu.be/ukVVTinPBjo 
la marche de UECSE Marrakech 6/08/2012
 http://youtu.be/LZM0JJEU9JJEU9

Nicolas Sarkozy, Lobbyiste et Conseiller du Sultan Mmohammed VI ?

Une navette spéciale de Neuilly à Marrakech pour le nouveau lobbyiste du sultan du Maroc, Nicolas Sarkozy!

par Ahmed Benani, 7/8/2012
 
Après un quinquennat désastreux, le suffrage universel français a mis brutalement au chômage Nicolas 1er. Dans sa légendaire mansuétude, et à peine deux mois après, le roi prédateur, son ANPE de SIGER et son cabinet de l'ombre offrent à l'ex-locataire de l'Elysée le poste de Conseiller du Sultan, sans doute dix fois plus rémunéré que celui de président de la République.
Le Palais s'est fendu d'un communiqué laconique stipulant: "Rabat serait intéressé par le réseau de relations que Sarkozy a tissé durant sa présidence, à travers le monde et dans les milieux d'affaires français".
Il va de soi que ce lobbying annoncé n'est qu'une petite partie de l'iceberg.

Planqué à Marrakech, Nicolas Ier va sans doute échapper, grâce à cette nouvelle immunité, pour un temps à toutes les poursuites judiciaires qui le menacent, l'affaire Ziad Takkedine-Balladur (Karachi) et d'autres "bricoles" encore, dont le "classement" scandaleux du dossier Mehdi Ben Barka.
1912-2012: un siècle d'excellence des relations entre les rois du Maroc et la République française, entre le Makhzen et le système jacobin. L’hébergement royal du dernier des "pôv'cons" n'en est que l'ultime illustration. 

Mais ce qui est blâmable avant tout c'est l'absence de rébellion du peuple marocain contre ce néo-colonialisme séculaire et sa lâcheté vis-à-vis des représentants de la dynastie alaouite.  

Ahmed Benani
Bruxellles, le 7 août 2012

Une ligne de crédit du FMI au Maroc à titre préventif



Le Fonds monétaire international (FMI) a ouvert une Ligne de Crédit "de Précaution" de 6,2 milliards de dollars en faveur du Maroc. Cette mesure devrait aider le royaume chérifien à se prémunir contre les "chocs extérieurs" en provenance notamment de la zone euro.
Le geste du FMI, a pour effet immédiat de rassurer les investisseurs et les partenaires financiers étrangers ainsi que les agences de notation sur les perspectives économiques et financières du royaume chérifien. Elle permettra également de faciliter la mobilisation de financements sur le marché financier international à des conditions favorables.
Pour l’instant, le Maroc qui dispose encore de stocks suffisants de devises et de liquidités, n'a pas l'intention d'utiliser cette LCP, à moins d’une détérioration de sa balance des paiements courants.
Le programme d'aide au Maroc, approuvé vendredi par le conseil d'administration du FMI, s'étend sur deux ans et relève de la ligne de précaution et de liquidité (LPL). Il s’agit d’une facilité accordée depuis 2011 par le FMI à des pays, dont l’économie est "solide", mais qui sont "exposés à des facteurs de vulnérabilité".
Aujourd'hui, le Maroc risque à tout moment, comme le prévient la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, d’être rattrapé par la crise qui sévit en zone euro, alors que son économie est déjà lourdement impactée par la mauvaise campagne agricole, la baisse de ses échanges avec l’UE et la note très salée des importations des hydrocarbures et d’autres produits alimentaires de base (céréales, farine, sucre, huile le prix).
La croissance économique au Maroc devrait reculer, selon les dernières estimations officielles, à 2,4%, contre une moyenne de 5 % ces dix dernières années, en raison notamment d'une baisse prévue de la consommation et d'une chute du taux du PNB agricole et des recettes touristiques.
Malgré les assurances des autorités monétaires marocaines, les chiffres  sont au rouge pour le déficit public et la balance courante, les réserves de change, la dette publique et le service de la dette etc.
Face à une telle situation, estiment les analystes, il est grand temps pour le gouvernement conduit par l’islamiste Abdelilah Benkirane de passer de la phase médiation à celle de l’action. Les autorités monétaires devraient calculer juste, anticiper et manœuvrer assez tôt et assez vite pour pouvoir amortir le choc et éviter l’enlisement.

Abdul Wahab Nabed libéré de la Prison Centrale de Kénitra après 16 ans de détention





وقال عبد الإله المنصوري لـ"هسبريس" إن "استمرار وجود المناضل عبد الوهاب النابت وراء القضبان إلى حدود الإفراج عنه يوم أمس الأحد جعل منه صاحب ملف أقدم معتقل سياسي بالمغرب، مما يفضح زيف ادعاءات الدولة المغربية، ومن خلالها الحكومات المتعاقبة حول طيها لملف الاعتقال السياسي".
وحضر مناسبة الإفراج عن عبد الوهاب النابت كل من خديجة الرياضي (رئيسة الجمعية المغربية لحقوق الإنسان) وثلة من الوجوه الحقوقية مثل عبد الإله بنعبد السلام، أحمد ويحمان وعبد الإله المنصوري (منسق اللجنة الوطنية للإفراج عن المعتقلين السياسيين) والذين جددوا دعوتهم للدولة المغربية بالإسراع بالأفراح عن من تبقى من المعتقلين السياسيين بالمغرب وفي مقدمتهم من تم استثناؤه في السابق من الإفراج عنه، "مجموعة محاكمة فاس 1995" الثلاثة عبد السلام كرواز وكمال بنعكشة وعبد الرحمان بوجدلي، وجميع هؤلاء تم استثناؤهم من عمليات الإفراج عن المعتقلين السياسيين التي عرفها المغرب سنوات 1998، 2000 ، 2004 و2008 " ومعتقلي حركة 20 فبراير (حوالي المائة) ومن تبقى من المعتقلين السياسيين في الملف المعروف باسم قضية بليرج، وكذا معتقلي التيار السلفي.

lundi 6 août 2012

Oukacha et les prisons au Maroc

Par Moha Oukziz, 5/8/2012 
 
La situation des prisons au Maroc est un sujet d'intérêt médiatique et politique pour la simple raison que ces lieux sont hors d’ imagination, même pour ceux qui ont défini les droits universels, essentiellement la situation des détenus politiques ou/ et de droit communs. L'administration pénitencière concentre en elle seule la notion de l'ÉTAT en tant que machine répressive au service des classes dirigeantes qui en font usage pour pérenniser leur domination sociale. 
 Est ce que cette machine peut avoir un visage humain? Dans l'abstrait, la réponse est non. Est ce que les conditions de vie des détenus dans ces lieux peuvent être améliorées, contrôlées et capables d'offrir le minimum de vie humaine à ceux/celles qui sont contraints d’ y vivre  une partie ou la  totalité de leur vie? La réponse est celle du développement et du rapport politique qui anime la société au Maroc. Si la cause des prisonniers, du moins des prisonniers politiques, est une question de nature de classes, la prison d'Oukacha à Casa le manifeste profondément. C'est aussi le cas de toutes les prisons au Maroc. 
 L'article ci dessous illustre la réalité de ces institutions, partie intégrante de la machine de l'ÉTAT, appareil répressif qui broie même ceux et celles qui se trouvent dans les centres hospitaliers pour soins. Si le bilan de la célèbre prison d'Oukacha est encore aujourd'hui capable de concentrer et d’illustrer la nature du traitement réservé aux citoyens, une fois de plus les impératifs de lutter contre le régime sont d'actualité. Ceux qui se résignent au silence envers les prisons au Maroc, les traitements réservés aux détenus et la situation sociale et politique dans le pays, ne sont pas des nôtres. Le respect dû au peuple marocain exige la mobilisation pour changer radicalement la société. Le  peuple n'a jamais osé se sacrifier pour son bien- être, le chemin est toujours révolutionnaire. La vie d'enfer doit changer de camp. Le peuple marocain mérite de vivre heureux de ses biens et richesses.

 السجون في المغرب شبيهة بجهنم محمد سعيدي 2012.08.01 "يضطر البعض للنوم في المرحاض. انعدام الحدود الدنيا فيما يخص التهوية واختلاط المدخنين بغير المدخنين، مما يجعل الوضعية شبيهة بجهنم''. شبيهة بجهنم.. لم يقلها من يطلق عليهم '' العدميون'' و''دعاة التيئيش" وما إلى ذلك. هذا التشبيه أتى به تقرير اللجنة البرلمانية على إثر الزيارة الاستطلاعية التي قامت بها لسجن عكاشة الدار البيضاء، يوم الخميس 24 ماي 2012. وأعضاء اللجنة محقون في ذلك، هم الذين قرأوا عن عذاب القبر وأهوال جهنم في الكتب التي تعج بها خزاناتنا، وناموا لحظات في قاعات البرلمان المريحة، وزاروا بعض الفنادق الفخمة ببلادنا، إن لم يدخلوا قصور بعض الملوك والرؤساء.. إنهم قادرون على إقامة المفارقة. كان لابد من استشهادات وإضرابات بطولية (حالة عز الدين الروسي)، والكثير من تضحيات العائلات والمناضلين، وكثير من النداءات والتقارير في القنوات الأجنبية والرسائل إلى القصر وإلى الدوائر الأخرى كي يتحرك البرلمان عبر لجنته لتفقد حقيقة على أرض الوطن اسمها السجن الموت البطيء، ويوثق ما كان يعرفه الجميع منذ زمان. من بين ما جاء في التقرير أن سجن عكاشة الذي يعد من أكبر السجون (7572 سجينا أثناء الزيارة)، استغرق بناؤه 13 سنة (من 1979 إلى 1991)، وفي 2010 أي بعد 20 سنة كان لابد له من ترميم وتجديد، وأكثر من ذلك أن الجناح 4 الذي كان يضم قبل الزيارة 3200 سجينا يوجد في حالة جد سيئة ومهدد بالانهيار.. ما أطال سنوات البناء، هل جودة الأشغال أم صعوبة الفطام عن حليب الميزانية؟ وصفت اللجنة حالة الاكتضاض وغياب النظافة والأفرشة والأغطية والمراحيض بدون أبواب داخل الزنازن، والخلل العقلي عند بعض السجناء الناتج عن ظروف السجن والذي يعلمه الحراس. وأيضا الخلط بين الأحداث والراشدين وبين السجناء متفاوتي الجنح مما ينتج ''التعرض للاحتكاك والابتزاز والتحرش والاعتداء والغصب على ممارسة الجنس (هذا كلام اللجنة)، وذكرت أن كل شخص لا يتوفر حتى على 1 متر مربع و20 سم في حين المقاييس الدولية تتطلب تسعة أمتار أو أكثر. وجاء كذلك أن الحق في السلامة الجسدية غير مضمون مع المقاربة التأديبية والتعامل بالقسوة والشدة واستعمال التعذيب في حالة ارتكاب أية ''زلة '' هي الطاغية في السجون، وأن المنطق الغالب في السجن هو ''كل شيء مباح لمن يدفع أكثر''، وأن الرشوة وسلطة المال هي العملة السائدة حسب شهادات السجناء.. هذا إضافة إلى شبه غياب للحمام وسوء التغذية، حيث المعدل اليومي لتكلفة كل سجين يقل عن عشرة دراهم. ما ذكر يدفع للتساؤل عن حالة 14 سجنا شيدت قبل منتصف الخمسينات، إذا كانت أجنحة هذا السجن ''الحديث'' البناء مهددة بالانهيار (انتهاء الأشغال في 1991)؟ وعن حالة باقي السجون خاصة النائية منها، إذا كانت هذه حالة سجن لا يبعد عن العاصمة إلا حوالي 100 كلم؟ وللعلم فإدارة السجن رتبت الكثير من الأمور قبل الزيارة حتى لا تطلع اللجنة على كل الحقائق. أما السؤال الأكبر هو ماذا بعد التقرير؟ بنهاشم قام بترقية الموظفين المتهمين بارتكاب الجرائم داخل السجن، ومع ذلك خرج يهدد المخالفين من العاملين داخل مندوبيته، مما يبين أن السهام ربما تتجه إلى الذين لا يسايرون المنهجية الإجرامية المتبعة داخل السجون كي يكونوا أكباش فداء، ولا يمكن انتظار العكس من خريجي مدارس الرصاص. أما بنكيران رئيس الحكومة الذي أصبحت المندوبية العامة للسجون مديرية تابعة له، وزعيم ''الحزب الأول'' وصديق ''المقاومة الفلسطينية'' وأنصار سلام الصهيوني، يبدو أنه مازال منشغلا بالبحث عن ''الفوائد الباطنية'' للزيادة في أسعار المحروقات أما ما ظهر فلم يسعفه الحظ. السجن فعلا آلة للقمع وإخضاع المجتمع للنظام القائم ولن يتخلى عنها، لكن هذا ليس مبررا لتأجيل معركة المعتقلين وخاصة السياسيين منهم من اجل تحسين أوضاعهم؛ فانتزاع أي مكاسب في هذا الباب ترفع معنوياتهم ومعنويات عائلاتهم ورفاقهم الذين ينتظرون دورهم كواحد من المصائر المحتملة. هذه المعركة ضد النظام تفضح حكومة الواجهة التي ما انفكت تردد أنها سيدة نفسها وتمتلك السلطة الفعلية، وكذا الأحزاب التي لم تمل من تكرار محاولة إقناع الناس أن ''إصلاحا'' قد حصل... هذه الأطراف هي شريكة فيما يقع الآن ويحاك ضد الشعب المغربي. في ظل الظروف التي يعيشها المغرب، فالسجن عاجز تماما عن إنجاز حتى ما يضعه النظام من أهداف ك''إعادة التربية''، وبالتالي خفض مستوى الجريمة. لأن هذه الأخيرة مرتبطة أولا بالوضع الاجتماعي الذي أنتجها، ولأن أجهزة النظام لا تقدم أي نموذج يحتدى ل''إعادة التربية''. فالمعتقل يتعرض للابتزاز لتقديم الرشاوي ابتداء من التحقيق داخل مخافر الشرطة الى المحاكمة وأثناء قضاء عقوبة السجن، فكيف يمكن محاربة الرشوة مثلا عبر هذه الأجهزة؟ وإذا كان من ادعاءاتها أنها تحارب مثلا السرقة والاعتداءات الجنسية، هي نفسها تمارسها، وهناك حكايات كثيرة ذات مصداقية عما يصاحب مطاردة المحتجين واقتحام البيوت واستنطاق المعتقلين وحراستهم داخل السجن. وهي نفسها التي يدعي النظام أنها لحماية المواطن من الاعتداءات الجسدية، وتمارس بصفة منهجية داخل مخافر الشرطة وداخل السجون ما يمكن تسميته بلغة قانونية بسيطة ''الضرب والجرح والمفضيان أحيانا إلى الموت''. لكن القضاة الذين يرون آثار هذا التعذيب ويسمعون شهادات بعض المعتقلين، لا يتجرؤون على فتح أي تحقيق، وعوض إطلاق السراح لوجود عيوب في المسطرة، فإنهم يزكون هذه الممارسة باعتمادهم فقط على المحاضر الموقعة تحت التعذيب، ولا يملكون الوقت في غالب الأحيان حتى للاطلاع على باقي وثائق الملف. إنها إجمالا أجهزة متعفنة غير قادرة على إصلاح نفسها وغير قادرة على إصلاح بعضها البعض. للأسف، فوضع السجون المغربية كما هو الحال بالنسبة للأحداث والمواجهات التي شهدها المغرب مؤخرا لا يحتل المكانة اللائقة في الإعلام الدولي لأسباب متعددة، منها أن الدم البشري في شمال أفريقيا والشرق الأوسط أصبح رخيصا جدا وبعض القنوات لا تلتفت إليه إلا حين يكون بالآلاف…

Le M20F Suisse / Belgique condamne l'extrême désarroi provoqué par le Makhzen

 par Mohammed Belmaïzi,3/8/2012

Communiqué en commun : Suisse / Belgique 

 « Le Mouvement du 20 février pour la Suisse » et « la Coordination du Mouvement du 20 février de Belgique » condamnent fermement l’extrême tension et le désarroi que le Makhzen ne cesse de provoquer au Maroc. 

 Depuis la descente punitive sur Sidi Ifni en 2008, caractérisée par une violence inouïe exercée contre la colère des habitants de cette ville pillée de ses richesses, le Makhzen s’entête à poursuivre sa folle coercition contre les aspirations légitimes du peuple marocain. 

 Dans la foulée des soulèvements des peuples du Levant au Couchant, inaugurés en Tunisie en 2011, le Mouvement marocain du 20 février a acculé le Makhzen à reconnaître l’émergence d’une contestation ordonnée, pacifique et civilisée. Mais ce dernier n’a pour réponses que gesticulations cosmétiques et faux-fuyants, conjugués à une répression féroce contre de nombreuses villes : Taza ; Fès ; Aït Bouayache ; Chlihat ; Imeder ; Casablanca ; Rabat ; Safi … avec à la clef son macabre cortège de brûlés par désespoir, de torturés et de tués par les forces de l’oppression. L’humiliation et le comportement ordurier exhibé par ces dernières envers les citoyens, sont enregistrés et bien consignés dans de nombreux témoignages (vidéos et d’autres supports médiatiques). 

 Nous condamnons, notamment, la violence de l’Etat qui s’abat aveuglement sur les militants du Mouvements du 20 février, qui sont scandaleusement ciblés à Tanger, Nador, Al Hoceima… violemment tabassés, jugés à travers des procès iniques et condamnés à des peines d’emprisonnement absurdes qui ne relèvent que des représailles de l’Etat. Ces violations des droits humains orchestrés régulièrement contre les contestataires, prouvent sans ambages que l’Etat marocain se refuse, dans le contexte actuel des révolutions, à conduire le pays sur la voie naturelle de l’Etat de Droit. 

 Nous nous joignons au Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 Février (CNAM20), pour soutenir la « Journée Militante Nationale contre le répression et la cherté de la vie », qui aura lieu au Maroc, le 11 aout prochain. Et nous continuons notre combat pour exiger l’instauration de l’Etat de Droit au Maroc.

dimanche 5 août 2012

Lettre du prisonnier politique Abdul Halim Bakali  

بيان إلى الرأي العام الوطني والدولي : موجه من المعتقل السياسي عبد الحليم البقالي


صورة  للمناضل عبد الحليم البقالي
‘من يزرع ال‘شوك يحصد العاصفة”
         لن أستفيض في شرح حيثيات وملابسات تواجدي رهن الاعتقال داخل السجن المحلي بالحسيمة والذي بدأت فصوله الفعلية من لحظة اختطافي من حافلة نقل عمومية للركاب على يد رجال بالزي المدني، حيث تم إطلاق سراحي تحت ضغط الجماهير الشعبية بمنطقة الحسيمة والوقفات الاحتجاجية المكثفة لفروع التنسيقات الإقليمية للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب بكل من الحسيمة والدريوش والناظور ومناطق أخرى، فقد تم حينها توجيه لغة التهديد والوعيد في حالة ما إذا استمررت في الانخراط في الحركة الاحتجاجية بآيث بوعياش، وهو الأمر الذي سينفذه بعض المأمورين باختطافي ثانية بطريقة لا تصلح إلا لإخراج الأفلام الهوليودية، لأجد نفسي أمام تحقيق لم يتوان لحظة واحدة في تلفيق التهم التي لم يستطع أن يقدم بخصوصها أية أدلة مادية ملموسة، حيث وجهت لي بعض التهم التي تم دحضها بشهادة الشهود لأنها مرتبطة زمنيا بفترة لم أكن متواجدا فيها داخل منطقة الحسيمة بأكملها.
ولأن المحاكمة ملفقة منذ البدء وهي سياسية في العمق تسعى إلى قمع الأصوات المناضلة الحرة غير المنتمية لأي لون سياسي عهد التطبيل للسياسات اللاوطنية اللاديمقراطية اللاشعبية للنظام القائم بالبلاد، فإن النتيجة كانت محسومة سلفا وتم النطق بالحكم لمدة أربع سنوات نافذة، حيث زج بي مع معتقلي الحق العام دون أي مراعاة لطبيعة اعتقالي أو وضعي الصحي الذي زاد في التدهور منذ أن تم إيداعي بالسجن المحلي في شروط أقل ما يمكن أن توصف به هو أنها لا إنسانية وحاطة بكرامة المعتقل.
فأمام هذا الوضع غير الإنساني، ونظرا لعدم الاستجابة لمطلبي –وهو ما يتقاسمه معي باقي المعتقلين السياسيين على خلفية الاحتجاجات الأخيرة بآيث بوعياش- فإني أعلن للرأي العام الوطني والدولي ما يلي :
 1-إننا مناضلين ننتمي لإطار جماهيري عتيد يؤطر أغلبية خريجي الجامعات والمعاهد حاملي الشواهد الدراسية، ولسنا مطلقا قطاع طرق أو لصوص أو ناهبي مال عام أو خاص، ولم نحرض أحدا يوما لإرتكاب ما من شأنه أن نعاقب عليه معاقبة المجرمين (وهي الصورة التي يتم ترويجها ضدنا من لدن مسؤولين في أجهزة الدولة بمختلف أصنافها)، ولقد تحملت مسؤوليات تنظيمية في أجهزة إقليمية ووطنية لهذا الإطار وطالما باشرت حوارات مع أعلى السلطات في المنطقة (الوالي والعامل مثلا) فهل كان هؤلاء المسؤولين يتحاورون مع المجرمين واللصوص ؟؟
 2-إننا نطالب بعزلنا عن معتقلي الحق العام والاعتراف الرسمي بنا معتقلين سياسيين تمت محاكمتنا على خلفية مطالبتنا بتمكيننا من حقوقنا الطبيعية والشرعية التي تكفلها مختلف القوانين وعلى رأسها  قضية التشغيل والحرية والكرامة  ، ومن ثمة تجميعنا وتمتيعنا بكافة الحقوق المتمثلة في فتح باب زيارتنا من طرف رفاقنا وأصدقاءنا وكل من يؤازرنا، والإطلاع على الصحف والاستفادة من قراءة الكتب ومتابعة الدراسة أيضا.
3-الإنصات إلى مطالبنا وأخذها بمحمل الجد، وإلا فإننا نحمل كافة المسؤوليات لمن يسهرون على اعتقالنا في هذه الظروف اللاإنسانية على ما ستؤول إليه أوضاعنا مستقبلا، خاصة وأني أعتزم الدخول في إضراب مفتوح عن الطعام ابتداء من يومه الاثنين تاريخ 06 غشت 2012. وفي حالة استمرار الأوضاع على ما هي عليه وعدم الاستجابة الفعلية لمطالبنا العادلة والمشروعة فإن باقي المعتقلين السياسيين القابعين معي في نفس السجن سيلتحقون بهذه الخطوة النضالية الأولى.
4-قراري بالدخول في الإضراب عن الطعام جاء بعدما استنفذنا جميع المحاولات الممكنة لإيصال صوتنا إلى من يسهر على مصادرة ابسط حقوقنا في الوجود الطبيعي، خاصة وأن حالتي الصحية تفاقمت بشكل خطير سيما وأني أعاني من مرض في رجلي يجعلني عاجزا أحيانا عن الحركة.
5- أشد بحرارة النضال والصمود على يد كل مناضلة ومناضل آمن بحريتنا وشاركنا نفس الآمال والأحلام في أن يكون مصير شعبنا مغايرا لما يرزح تحته من أسس التفرقة الطبقية واللامساواة والظلم الاجتماعي والقهر الاقتصادي والتردي الفكري، وأناشد في هذا الصدد كل الإطارات المناضلة والمنابر الاعلامية الحرة لدعمنا ومؤازرتنا في معركتنا من داخل السجن المحلي بالحسيمة .
                                                                     عبد الحليم البقالي
 السجن المحلي -الحسيمة- بتاريخ : 03 غشت 2012
                                                                رقم الاعتقال : 44174

L’ASVDH est solidaire des manifestants diplômés chômeurs de Dakhla.



Association Sahraouie 

des Victimes des Violations Graves des Droits Humains commises par l’Etat Marocain
le 4 août 2012

8 manifestants sahraouis ont été blessés jeudi 2 août 2012 à Dakhla lors d’une manifestation de diplômés chômeurs. La police marocaine est intervenue violemment pour disperser le rassemblement pacifique de plus de 70 personnes qui se tenait dans le quartier El Ghofran, Dakhla – Sahara Occidental.

« 8 manifestants ont été blessés et trois autres ont été arrêtés par la police déchaînée qui a chargé », a affirmé Tarouzi Lehbib, membre de comité des diplômés chômeurs qui a appelé au rassemblement.
Les blessés sont : Mm Najat Lknani et Messieurs El Hanafi Ahel Aki Salem, Khalil Haimad, Mohamed Ali Bhay, Lehbib Tarouzi, Mohamed Fadel Lhouiba, Hamoud Lgharbaoui, Ahmed Lmsaiba.

« Nous sommes venus manifester pacifiquement pour l’emploi, la liberté et la dignité mais la police s’est comportée sauvagement, et a donné des coups de matraques pour empêcher l’accès à la place de sit-in. Ils ont arrêté Youssef El Hamri, Khatari Hammana et Ali Bouya qui ont passé plus de quatre heures d’interrogatoires continues avant d'être relâchés après avoir été obligés de signer l’engagement de ne pas répéter la manifestation » a ajouté M. Tarouzi.

L’ASVDH déclare sa solidarité avec les chômeurs sahraouis diplômés qui ont utilisé leur droit de manifester pacifiquement et exprime sa profonde préoccupation devant la multiplication des formes de violations des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

ASVDH, le 4 août, Sahara occidental
                  

samedi 4 août 2012

Un pouvoir marocain inquiet mais qui ne lâche rien

Par Sahara Info n°32 -- Juillet 2012

Ce 11 juillet 2012, autour de la Cour d'Appel marocaine à El Aïoun, 60 véhicules de police et une soixantaine d'agents, pour empêcher  tout "débordement", alors que deux jeunes Sahraouis étaient jugés  pour avoir fêté le 20 Mai dernier, l'anniversaire du Front  Polisario.En prison depuis cette date, prison que les militants  sahraouis, nomment la "prison noire", maltraités, pratiquement au  secret, Mustapha Boudani et Mohamed N'Dour ont été condamné à 8 mois de prison. 

Telle est la situation au Sahara occidental, l'impossible liberté d'expression pour tous ceux qui manifestent publiquement leur attachement au Front Polisario et à leur histoire, et un déploiement  sécuritaire constant et démesuré qui témoigne des inquiétudes marocaines face à des réactions qui peuvent devenir explosives.

 Inquiétude partagée par la population marocaine, manipulée depuis 35 ans par une propagande nationaliste, qui peut conduire aux pires  excès! Ainsi le 8 juillet dernier, les deux enfants d'Aminatou  Haïdar, présidente du CODESA (Collectif des défenseurs des droits de l'homme), Mohamed et Khayat, ont été agressés, dans le bus qui les  ramenait d'Agadir à El Aïoun, blessés au visage et insultés comme  "séparatistes" par des voyageurs présents dans le bus. Que penser d'une société qui s'en prend aux enfants au prétexte que  leur mère est une femme engagée ?
  Ce pouvoir inquiet qui ne veut rien lâcher, nous le connaissons  aussi en France. Plusieurs de nos initiatives ont été l'objet de  pressions et de tentatives d'empêchement !

 Le pouvoir marocain à la recherche constante d'un satisfecit démocratique, auprès de ses partenaires d'Europe, ne se contente  plus d'interdire toute liberté d'expression au Sahara occidental  mais" tente sa chance" en France, en essayant d'empêcher les débats démocratiques sur la question du Sahara occidental. En même temps le Maroc n'est jamais à court d'idée pour "faire  croire" à sa souveraineté sur le Sahara occidental! 

Ainsi à Brest  aux grandes fêtes maritimes "Tonnerres de Brest" le Maroc était  présent avec deux bateaux et trois ports représentés: Safi, El > Hoceïma et ....Dakhla, dans le "Maroc saharien".

Une seule réponse dans toutes ces situations : l'engagement du  Conseil de sécurité et des ses principaux membres, comme notre pays,  qui passe d'abord par l'élargissement du mandat de la MINURSO au  contrôle du respect des droits de l'homme, qui rendra davantage  possible la liberté d'expression et favorisera les conditions propices à de réelles négociations, entre le Maroc et le Front Polisario, sans préalable. 

 Association des Amis de la RASD ?356 rue de Vaugirard 75015 Paris www.sahara-info.org /  www.ecrirepourlesliberer.com

vendredi 3 août 2012

Action d'Amnesty International : L’Irak prévoit d’exécuter 196 prisonniers

Quelque 196 prisonniers risquent d’être exécutés sous peu en Irak. Le ministère de l’Intérieur a annoncé que leurs sentences en étaient à la dernière étape et qu’elles devraient bientôt être appliquées. 

 Les nouvelles publiées sur le site du ministère de l’Intérieur ne donnaient aucune information au sujet des 196 individus concernés, pas même leurs noms ou les infractions dont ils sont inculpés. 

 Depuis le début de l’année, au moins 70 personnes ont été mises à mort en Irak. La peine capitale a été suspendue pendant un certain temps à la suite de l’invasion du pays conduite par les États-Unis, mais elle a été rétablie en août 2004. Depuis, plusieurs centaines de personnes ont été condamnées à mort et de nombreuses exécutions ont eu lieu. 

 Amnesty International considère la peine capitale comme une violation du droit à la vie et comme le châtiment le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit. 

Pour lire la suite et agir -> 

 Très important : merci de transférer cet appel par email à un maximum de personnes susceptibles d'être intéressées. 
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