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samedi 7 septembre 2013

Non à une intervention armée en Syrie, Communiqué de presse du Sénateur M. Pierre BERNARD-REYMOND

Communiqué de presse de M. Pierre BERNARD-REYMOND, Sénateur des Hautes-Alpes, au sujet de sa position sur une intervention en Syrie. 

Objet : Non à une intervention armée en Syrie

Le 02/09/2013

Madame,
Monsieur,

Une session extraordinaire du Parlement est convoquée ce mercredi 4
septembre, au sujet d'une intervention armée de la France en Syrie.

Je tiens à vous faire connaître mon désaccord total avec une intervention
militaire de la France annoncée par le Président de la République. Je
considère que cette intervention n'est aucunement du ressort de notre pays,
seul Etat Européen à vouloir s'y engager et nullement mandaté pour cela par
la communauté internationale. Cette perspective est aujourd'hui refusée par
une grande majorité de nos concitoyens.

Une action armée est totalement inapte à résoudre le conflit en cours, ne
pouvant qu'apporter de la violence à la violence et faire subir au peuple
syrien des horreurs supplémentaires. De plus, elle contient un risque
conséquent d'embrasement de toute la région du Proche et Moyen-Orient.

Sachez que je condamne fermement l'utilisation contre la population syrienne
d'armes chimiques qui a ajouté des centaines de morts à un bilan déjà
effroyable : plus de 100 000 morts, 4 millions de déplacés à l'intérieur qui
ont tout perdu, 1 500 000 exilés et un pays dévasté. Toutefois, il est
inconcevable et choquant qu'avant même les conclusions de la mission des
inspecteurs de l'ONU, la France envisage une intervention militaire en
dehors des Nations Unies.

Le soulèvement citoyen pacifique de 2011 exigeait plus de démocratie et de
progrès social en Syrie. Le régime de Bachar El Assad a répondu par une
répression féroce provoquant l'escalade d'une guerre civile. Si tous les
moyens politiques avaient été mis en œuvre (y compris avec la mise en place
de forces de paix), sous l'égide de l'ONU, une  résolution politique du
conflit était possible. Au lieu de cela, les antagonismes ont été entretenus
et la militarisation soutenue, provoquant les horreurs de la guerre civile
et l'exacerbation des clivages et des extrémismes.

Je refuse catégoriquement le recours à la force. En Syrie comme ailleurs,
c'est la mise en place de processus politiques de prévention et de
résolution des crises qui est nécessaire, avec l'objectif de faire de la
Paix le socle d'une société humaine se conformant aux engagements pris dès
1995 par la communauté internationale avec la promotion d'une culture de la
paix et de la non-violence.

Je demande au gouvernement français de renoncer à l'emploi des forces
armées, de faire respecter le droit international et de réactiver la mission
Kofi Annan dont les deux objectifs étaient d'établir un cessez-le-feu en
Syrie et d'instaurer un dialogue entre le gouvernement et l'opposition
syrienne.

D'autres voies sont possibles. C'est pourquoi je demande à la France et à
l'ensemble de la communauté internationale d'agir pour la reprise des
accords de Genève 2 avec les moyens indispensables, un cessez-le-feu,
l'interdiction du commerce des armes, l'aide aux victimes, l'organisation
des secours et le recours au Tribunal pénal international pour crime contre
l'humanité pour les utilisateurs d'armes chimiques, par ailleurs interdites.

C'est pourquoi, je vous demande de réclamer un vote du Parlement et de
soutenir cette voie diplomatique respectueuse du droit international, afin
que le gouvernement français renonce à l'emploi des forces armées au risque
de nous entraîner dans une aggravation du conflit, voire une extension
mondiale aux conséquences dramatiques.

Respectueusement

Réponse à la lettre initiée par le Mouvement de la Paix (cf www.mvtpaix.org)

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