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jeudi 15 janvier 2015

L’enfance misérable des frères Kouachi


Ce n'est pas du misérabilisme, c'est la dure réalité. A lire.

Par Eloïse Lebourg (Reporterre), 15/1/2015

Quelle était l’enfance de Chérif et Saïd Kouachi, les deux hommes qui ont assassiné les journalistes et les policiers à Charlie Hebdo ? Une enfance misérable, de père absent et de mère prostituée, dans un immeuble populaire du 19e arrondissement de Paris. Evelyne les a connus, elle témoigne. Un document exclusif de Reporterre

Elle en rêvait, de son logement social. Elle pose donc meubles, enfants, mari, dans un F4 du 156 rue d’Aubervilliers, à Paris. Avec son CAP de comptabilité, Evelyne s’en va chaque matin travailler tout près de la cité, en plein 19e arrondissement. Nous sommes dans les années 1980. La mixité sociale n’est encore qu’une théorie, un concept.
« Ici, nous vivions entre pauvres. Et encore, la plupart des gens, une fois passées quelques années, partaient ailleurs. Le quartier craignait vraiment. Nous avons décidé de rester pour changer notre environnement nous-mêmes, nous les locataires du 156. Nous voulions sauver notre quartier. »

Un enfant comme les autres
Alors, Evelyne crée des associations. L’une d’elles, Jeunes et locataires, voit le jour dans les années 1990. Son but est de sortir les enfants, de leur faire découvrir autre chose « que le ghetto ». Son association est une des rares à traverser le temps, elle existe pendant plus de dix ans. Elle parvient à dégoter quelques subventions, alors elle prend la main des gamins du quartier et les emmène ailleurs. Un goûter dans un parc, une sortie dans un beau quartier de Paris, et même un jour : Eurodisney.
On la prévient, dans la bande des enfants, l’un est particulièrement coquin, voire turbulent. Il s’appelle Chérif. Il se balade toujours avec son grand frère Saïd, plus discret. À croire que le plus petit est l’aîné. Saïd pleurniche tout le temps, et suit toujours son cadet. Evelyne surveille le cadet « comme du lait sur le feu ».
« J’adorais cet enfant. Il suffisait qu’on le cajole, qu’on le prenne dans les bras pour qu’il se calme. Moi, je l’ai trouvé touchant, ébahi comme tous les autres par la bande à Mickey. » Un enfant comme les autres, qui croit en la magie de Disney, et qui se calme dès qu’on l’apaise. « On les emmenait au cinéma, Chérif adorait y aller. »

La présence d’« ennemis de la liberté », dimanche, ne passe pas

Les syndicats de journalistes estiment que la présence, dimanche à Paris, de quelques-uns des chefs d’Etat les plus répressifs en matière de liberté de la presse, a terni un peu l’image de cette belle journée de sursaut populaire.


Dans un communiqué commun, les syndicats de journalistes (SNJ / SNJ-CGT / CFDT-Journalistes), avec leurs Fédérations FIJ (internationale) et FEJ (européenne), ont salué hier « les quelque quatre millions de citoyens qui ont participé aux marches et rassemblements dimanche à Paris comme dans toute la France, en hommage aux 17 victimes tombées sous les balles des fanatiques, ennemis de la liberté  ». Ils déplorent en revanche la présence d’ « ennemis de la liberté » dans le cortège.
« Comment ne pas être interloqués par la présence, dans la marche parisienne, dans le carré des VIP, du président gabonais Ali Bongo ; d’Ahmet Davotoglu, premier ministre de Turquie, l’une des plus grandes prisons de journalistes ; de Benjamin Netanyahou, le premier ministre d’Israël où 16 journalistes palestiniens ont été tués par les forces de sécurité ; de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie d’une Russie qui muselle sa télévision et réprime de nombreux confrères ; de son homologue des Émirats Arabes Unis, où l’on peut être emprisonné pour un tweet, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane… Mais encore par celle de Viktor Orban, le premier ministre hongrois, qui a fait main basse sur les médias de son pays. Sans oublier la présence contestable d’autres dirigeants du monde qui n’ont pas la même vision de la liberté que ceux que nous pleurons depuis mercredi. Par exemple en Grèce où Antonis Samaras, le premier ministre, a ordonné la fermeture de la chaîne publique ERT, rouverte depuis sur décision du Conseil d’Etat. »
Les syndicats de journalistes ne doutent pas que « les Charb, Wolinski, Cabu, Honoré, Tignous, Ourrad, Elsa ou Maris n’auraient pas admis qu’on leur impose que ces ennemis de la liberté foulent le pavé parisien et tentent de récupérer l’élan populaire contre la haine et pour la liberté d’informer ». Ils rappellent « qu’en 2014, 118 journalistes et personnels des médias ont trouvé la mort. Et que parmi les premières victimes de l’année 2015 figurent des journalistes yéménites et tunisiens, avant même le massacre de nos confrères de Charlie ».
Inquiet de la réponse que le gouvernement semble tenté d’apporter au attentats de ces derniers jours, ils appellent les citoyens à empêcher « les lois d’exception et autres « Patriot Acts » qui nuisent gravement aux libertés ». Et concluent au contraire leur communiqué (à lire ici) en demandant que l’on fasse vivre enfin, en France, « le pluralisme de l’information face aux concentrations et poser urgemment et concrètement la question des aides à la presse, afin qu’elles répondent vraiment aux nécessités des citoyens : une information de qualité ».

Nota Bene :

Photo : THOMAS SAMSON / AFP

2014: le droit à l'auto-détermination du peuple sahraoui fortement consolidé (2/3)

Par Chahid El Hafedh (camps de réfugiés), 13/1/ 2015 (SPS)

 Le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui a été fortement consolidé en 2014, à travers la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies en avril, appelant à une "solution juste " au conflit qui assure le droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique.
À cet égard, SPS met en ligne la secondes partie des importants évènements de la question du Sahara occidental durant l’année 2014:

Sur la scène africaine, le président kenyan Uhuru Kenyatta a exprimé en mai dernier son soutien à la juste cause du peuple sahraoui, ajoutant que la position du Kenya sur le Sahara occidental est conforme à la légitimité internationale et aux résolutions de l'UA.

Au niveau européen, le Parti de gauche en Espagne a appelé les formations politiques dans le pays à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, exhortant le gouvernement à agir en faveur d'une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui garantit le libre choix du peuple du Sahara occidental, conformément aux doctrines de l'ONU.

En juin dernier, le président de la République, SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a salué la nomination par l'Union africaine de Joaquim Chissano, ancien président mozambicain, comme envoyé spécial pour la question du Sahara occidental.

A cet égard, Il a appelé les chefs d'Etats et de gouvernements de l'UA, durant le sommet de l’UA en Guinée équatoriale, de faire plus d'efforts pour mettre un terme à la situation  d'impasse, soulignant la nécessité d'assurer  une  "constante et indépendante" observation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

D’autre part, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a demandé aux autorités marocaines à ouvrir une enquête sur les pratiques dégradantes menées contre sahraouie et détenus marocains.

Pour sa part, le président du Parti mexicain de la révolution démocratique (PRD), Jesús Zambrano, a souligné la nécessité de soutenir la question sahraouie et permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance,  durant une réunion avec la secrétaire général de l'Union des femmes sahraouies, Mme Fatma Mehdi.

Le Parlement européen a approuvé un rapport sur le conflit du Sahara occidental, dans lequel les députés ont affirmé  le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et demandé au Maroc de respecter les droits des Sahraouis.

En ce qui concerne le front diplomatique, le ministre tanzanien des Affaires étrangères a déclaré, lors de la 25ème session du Conseil exécutif de l'UA, que l'Afrique ne peut pas accepter l’occupation du Sahara Occidental, appelant au parachèvement  de la décolonisation de la dernière colonie en Afrique.

En Juillet 2014, Mme Laura Boldrini, Président de la Chambre des députés italienne, a exprimé son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.

Dans son 3ème congrès, le Parti socialiste uni du Venezuela a approuvé une motion de solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance nationale, déplorant les violations continues des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

L’ Ancien président de l'Uruguay, José Mujica, a exprimé le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à décider de son destin, à une réunion avec une délégation sahraouie sur une visite en Uruguay pour participer à une réunion de l'Alliance progressiste uruguayenne.

Dans le même mois, M. Moses Masango, Président du Comité du portefeuille sur les relations internationales et de la coopération de l'Assemblée nationale sud-africaine, a souligné la nécessité de permettre au peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination.

Dans le dernier mois du deuxième trimestre de 2014, M. Pierre Galand, président du Comité de coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraoui, a souligné la nécessité d'élargir  l’élan des réseaux de solidarité pour inclure les pays et les gouvernements dans le but de s’opposer à l'oppression et de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc.

En ce qui concerne l'action diplomatique, des affaires étrangères du Venezuela a réitéré la position de soutien de son pays à la juste lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance.

La conférence des parlements de l'UA a renouvelé l'appel à la coopération avec l'ONU pour parvenir à un règlement au conflit du Sahara Occidental, exprimant son soutien à l'envoyé d'Afrique pour le Sahara occidental, Joaquim Chissano. (SPS)

Le Maroc malade du Sahara occidental




Depuis le 3 octobre 2014, un mystérieux hacker publie des centaines de documents. Cette abondante littérature mise à disposition de tout internaute confirme la centralité de la question du Sahara occidental dans la sphère politique marocaine. La priorité accordée à ce dossier a été réaffirmée dans le discours du roi, prononcé le 6 novembre 2014 à l’occasion du 39e anniversaire de la « marche verte ».
 

Le Sahara occidental constitue une véritable obsession du pouvoir. Érigé en «  cause nationale  » selon la phraséologie officielle, il est au centre des préoccupations politiques du pays depuis près de quatre décennies. Mais à mesure que le conflit s’enlisait et que la «  récupération des provinces du Sud  » rencontrait de multiples obstacles, l’obsession du régime devenait plus importante encore. Le poète marocain Abdellatif Laâbi ne s’est pas trompé en considérant son pays «  malade du Sahara  ».
Lorsqu’elle éclate, au milieu des années 1970, cette «  affaire du Sahara  » — ainsi que la nomment les Marocains — est assez banale dans le contexte de l’époque. Quelque peu décalée par rapport à l’ère des décolonisations, la revendication d’une ancienne colonie espagnole par le Maroc et par un groupe d’indépendantistes ne surprend pas. Elle est perçue comme une lutte entre des États-nations qui se construisent en affirmant leur souveraineté sur des territoires aux frontières incertaines et aux populations partagées et somme toute peu concernées.
Compte tenu de la disproportion des forces entre le Maroc et la poignée de guérilleros du Front Polisario, le conflit ne devait être que de courte durée dans l’esprit de Hassan II. Le temps qu’un formidable consensus politique se fasse autour du trône alaouite dans ce Maroc miné par des tensions et des divisions politiques, et après deux coups d’État perpétrés par l’armée contre la personne du roi en 1971 et 1972.

Urgent / L'islam doit être réformé !




Elle n'a jamais été si claire et si pressante qu'aujourd'hui, cette nécessité de réformer l'islam de fond en comble...

1 - Rejeter les Hadiths et ne garder que les messages de paix, de beauté, d'amour... 

2 - Nettoyer le Coran de toutes les Sourates et les Versets qui incitent à la violence, à la haine et au jihad...

3 - Écarter tous les Oulamas (les savants de la religion) qui n'ont pas une connaissance approfondie dans les sciences modernes : linguistique, anthropologie, philosophie, psychologie, histoire, biologie, mathématique, cosmologie, technologie...
C'est à ce seul prix que l'islam peut prétendre à la prospérité et à la modernité!

Urgent / L'islam doit être réformé !

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2 - Nettoyer le Coran de toutes les Sourates et les Versets qui incitent à la violence, à la haine et au jihad...

3 - Écarter tous les Oulamas (les savants de la religion) qui n'ont pas une connaissance approfondie dans les sciences modernes : linguistique, anthropologie, philosophie, psychologie, histoire, biologie, mathématique, cosmologie, technologie...

C'est à ce seul prix que l'islam peut prétendre à la prospérité et à la modernité!

Abdellatif Hammouchi et Mounir Majidi accusés de « torture » en direct sur BFMTV et I-Télé

Zakaria Moumni à la "marche républicaine" de Paris (Photo capture d'écran)
Zakaria Moumni à la « marche républicaine » de Paris (Photo capture d’écran)
Alors qu’elle couvrait la « marche républicaine » de Paris contre le terrorisme du dimanche 11 janvier, une envoyée spéciale de la chaîne française BFMTV a interviewé en direct l’ancien champion du monde de boxe thaïe Zakaria Moumni sur les raisons de sa présence.
Moumni en profita alors pour faire un plaidoyer contre la torture au Maroc et en accusant nommément le patron de la DST marocaine, Abdellatif Hammouchi, et le directeur du cabinet privé du roi Mohamed Mounir Majidi.
« Le Maroc est un pays où on continue à torturer des gens. J’ai été victime de tortures (…). J’ai été enlevé, torturé et séquestré pendant quatre jours. Et j’ai été en prison pendant dix-huit mois. J’ai pu identifier le directeur de la DGST marocaine Abdellatif Hammouchi dans la salle de torture. Il y a une plainte… (…) Le commanditaire de tout cela c’est le secrétaire particulier du roi Mohamed VI, Mounir Majidi, qui m’avait menacé de mort ici à Paris ». 
Tout était dit en quelques minutes. Mais ce n’était pas fini. Quelques minutes plus tard, Moumni était interviewé par une autre chaîne française, I-Télé. Et, bis repetita, il déballa encore une fois ses accusations contre les autorités marocaines, en citant encore une fois Hammouchi et Majidi.
« Les autorités marocaines n’ont pas leur place ici. J’ai été victime de tortures au Maroc. J’ai été enlevé, séquestré et torturé parce que j’ai osé manifester devant la résidence du roi Mohamed VI en France, devant son château à Betz. Et j’ai été enlevé par les services secrets à l’aéroport de Rabat. J’ai été séquestré et torturé pendant quatre jours. J’ai été électrocuté, suspendu la tête en bas, tabassé, privé de sommeil, privé de nourriture, privé d’eau et après j’ai été jugé suite à un procès inique et je suis resté dix-huit mois en prison. Après j’ai été gracié par le roi du Maroc. Là, aujourd’hui, il y a une plainte contre le directeur de la DGST marocaine, Abdellatif Hammouchi, et une plainte contre le secrétaire particulier du roi Mohamed VI, Mounir Majidi pour torture et complicité de torture dans le pôle spécialisé crimes contre l’humanité, crime de guerre (…). »
D’autre part, une dépêche de l’agence de presse britannique Reuters où il est question du cas de Zakaria Moumni a été reprise en temps réel par une centaine de sites à travers le monde.
A la vue de ces deux vidéos et de ces articles, il est quasiment certain maintenant que le refus du ministre des affaires étrangères, Saleh-Eddine Mezouar, de participer à la marche de dimanche a beaucoup à voir avec les sorties médiatiques de Zakaria Moumni.
On a dû, en haut lieu, ordonner au ministre de s’effacer de peur qu’ils soit apostrophé en public par le boxeur qui a prouvé ces derniers temps qu’il pouvait accéder partout.
Le prétexte de Mezouar mettant en avant l’exhibition des caricatures du prophète Mohammed lors de la marche n’a convaincu personne. Cette exhibition n’a pas empêché le roi de Jordanie et son épouse, ainsi qu’une ribambelle de représentants de pays musulmans et de taïfas du Golfe persique d’y participer.
Dernière question : Mounir Majidi va-t-il déposer plainte contre BFMTV et I-Télé pour avoir recueilli le témoignage de l’ancien champion du monde de boxe thaïe ?
Demain
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Schlomo Sand : « Je ne suis pas Charlie »

Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Ce qui s’est passé à Paris, en ce début du mois de janvier constitue un crime absolument inexcusable. Dire cela n’a rien d’original : des millions de personnes pensent et le ressentent ainsi, à juste titre. Cependant, au vu de cette épouvantable tragédie, l’une des premières questions qui m’est venue à l’esprit est la suivante : le profond dégoût éprouvé face au meurtre doit-il obligatoirement conduire à s’identifier avec l’action des victimes ? 
 Dois-je être Charlie parce que les victimes étaient l’incarnation suprême de la liberté d’expression, comme l’a déclaré le Président de la République ? Suis-je Charlie, non seulement parce que je suis un laïc athée, mais aussi du fait de mon antipathie fondamentale envers les bases oppressives des trois grandes religions monothéistes occidentales ?
Certaines caricatures publiées dans Charlie Hebdo, que j’avais vues bien antérieurement, m’étaient apparues de mauvais goût ; seule une minorité d’entre elles me faisaient rire. Mais, là n’est pas le problème ! Dans la majorité des caricatures sur l’islam publiées par l’hebdomadaire, au cours de la dernière décennie, j’ai relevé une haine manipulatrice destinée à séduire davantage de lecteurs, évidemment non-musulmans. La reproduction par Charlie des caricatures publiées dans le journal danois m’a semblé abominable. Déjà, en 2006, j’avais perçu comme une pure provocation, le dessin de Mahomet coiffé d’un turban flanqué d’une grenade. Ce n’était pas tant une caricature contre les islamistes qu’une assimilation stupide de l’islam à la terreur ; c’est comme si l’on identifiait le judaïsme avec l’argent !

Attac condamne les assassinats de Charlie et de la supérette casher de Vincennes :


Attac France

Lettre d’information 13 janvier 2015



Les assassinats de Charlie et de la supérette casher de Vincennes les 7 et 9 janvier ont créé un profond séisme dans la société française, et au-delà.
Attac a immédiatement condamné ces actes barbares, fait part de sa solidarité envers les victimes, appelé aux manifestations citoyennes qui ont marqué une réaction massive et salutaire pour la défense des droits, en commençant par la liberté d’expression, en France, et dans le monde entier.
Certaines des victimes nous étaient très proches. C’était le cas de Bernard Maris, Oncle Bernard, qui a été l’un des fondateurs d’Attac et de son conseil scientifique, dont cette lettre d’information publie les hommages de René Passet et de Jean-Marie Harribey .
Rien ne sera plus comme avant, après ces assassinats. D’un côté, le peuple français s’est dressé contre la bête immonde et a pris conscience de l’importance des principes qui fondent la République et les droits fondamentaux des citoyens, collectifs et individuels.
Mais d’un autre côté, la période qui s’ouvre comporte des risques importants, sous forme de politiques liberticides et d’une accentuation des discriminations religieuses et racistes. Attac, avec ses partenaires du mouvement social, a une responsabilité majeure pour s’opposer à ces dérives.
Attac a également le devoir de déconstruire le discours des responsables politiques et des médias dominants qui omet totalement d’expliquer que les tueries de Charlie et de Vincennes ont des causes sociales et politiques. Il nous faut combattre avec la même force l’islamophobie, l’antisémitisme, la xénophobie et les politiques d’austérité qui fournissent le terreau des inégalités, des fractures et de la désespérance sociales. Nous construisons nos actions dans l’espace européen et international, notamment dans le cadre du prochain Forum social mondial en mars à Tunis.

Un blogueur sahraoui interpelé par la police judiciaire marocaine à El Aaiun occupé

El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 12jan 2015 (SPS)

 La police judiciaire de l’occupant marocain a remis à la famille du blogueur sahraoui Ayache Deuihi une convocation, selon laquelle, l’intéressé doit se présenter au soi-disant siège de sécurité de la ville occupée d’El Aaiun sans plus de précisions, a rapporté un communiqué du Collectif des défenseurs sahraouis des droit de l’homme du (CODESA).

"Cette convocation intervient en raison de la publication de M. Deuihi des articles portant sur la question du Sahara occidental et les diverses violations des droits de l’homme commises par l’occupant marocain contre les civils sahraouis sans défense", a souligné le communique du CODESA.

Il est à rappeler que M. Deuihi et d’autres blogueurs ont déposé plusieurs plaintes devant la justice marocaine et le soi-disant : " Conseil marocain des droits de l'homme" sur les harcèlements et l'abus commis contre eux.

Par ailleurs, plusieurs sites marocains ont entamé une campagne d’insulte et de diffamation contre un certain nombre de défenseurs des droits humains, des prisonniers politiques et des manifestants sahraouis réclamant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, sans que les autorités d’occupation marocaine réagissent, a déploré la même source.(SPS)

093/090/TRD 12 16 22 JAN 015 SPS

mercredi 14 janvier 2015

Pas embêté par Valls, un journaliste français : « C’est les musulmans qui amènent la merde en France »


Philippe Tesson (Photo DR)
Philippe Tesson (Photo DR)
Après la grimace raciste de Sarkozy, l’appel par la journaliste Nathalie Saint-Cricq à traquer « ceux qui en France ne sont pas Charlie », puis l‘arrestation de Dieudonné, le journaliste Philippe Tesson, qui avait appelé il y a un an à « l’exécution » de ce dernier, récidive d’une autre manière.
Cette fois-ci, il a déclaré dans le Grand direct de l’actu, sur Europe 1, du 13 janvier 2015:
«D’où vient le problème dans les atteintes à la laïcité ? Des musulmans. C’est les musulmans qui amènent la merde en France.On le dit ça ? Moi je le dis ! Les fanatiques, ils sont quoi ? Ils sont musulmans, zut quoi !».
Il l’a répété à plusieurs reprises sur les ondes de cette radio. Et, il n’a pas été embêté. Ni par Manuel Valls ni par Bernard Cazneuve, ni par le parquet, ni par Christiane Taubira, ni par personne.
Liberté d’expression à la sauce Valls oblige !
Demain

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Paris, 14 février-2 mars 2015 : Semaine anticolonialiste et antiraciste

Photo de couverture


La PALESTINE au cœur de l'engagement de la Semaine Anticoloniale, avec plusieurs initiatives:
1 Julien Salingue qui parlera du traitement médiatique du conflit israélo-palestinien au Salon à la Bellevilloise (15 février)
2 La Campagne BDS, grande soirée des 10 ans, le 27 février à l'Espace Jean Dame.
3 Une soirée Queers for Palestine Jeudi 19 février, rue de Charenton.
4 Une table ronde sur la criminalisation de la solidarité internationale notamment à l'encontre des quartiers populaires organisée par la FTCR
Graphisme Sébastien Marchal

Les assassins ont échoué à tuer Charlie et la liberté d'expression !



14/12/2015
A lire ce mercredi dans l'Humanité : "Les assassins ont échoué à tuer Charlie. Le voilà aujourd’hui, meurtri, en larmes, mais toujours insolent, généreux, courageux. Les Français vont à coup sûr faire un triomphe à ce journal des survivants, comme un pas de plus fait lors de leurs marches gigantesques, comme un « j’affirme et je signe » au bas d’un manifeste, comme signet glissé dans les pages de la mémoire. D’accord et même pas d’accord avec Charlie, ses nouveaux lecteurs proclameront en l’achetant leur attachement à la liberté d’expression, loin de ce M. Guéant qui insinue que nos libertés pourraient se détailler à la découpe et qu’il faudrait céder à la terreur en renonçant à quelques-unes. Les kalachnikovs voulaient faire taire le « journal irresponsable » ?  
Elles ont centuplé son audience, fait entrer au cœur de millions de foyers cet air de liberté né en 1968 que les néoconservateurs voudraient éliminer, cet antilibéralisme que les dévots de la finance exècrent, ce goût de la laïcité, donc de la tolérance et de la critique, qui exaspère les nouveaux inquisiteurs. Paradoxe : en la circonstance, s’il a fait naître d’immenses souffrances, le crime ne paie pas. Mais le geste d’aujourd’hui ne devra pas rester une pièce jaune versée à la quête. L’attachement à la liberté d’expression, le refus des haines et des amalgames, l’aspiration à la citoyenneté républicaine doivent trouver d’autres suites, dans la résistance aux peurs que des démagogues veulent agiter, dans la recherche d’une société d’égalité et d’épanouissement, dans la construction d’un monde fraternel. Cela doit passer aussi par le geste quotidien d’achat des journaux qui ne marchent pas au rythme de la pensée unique, par la revendication qu’ils puissent vivre à l’égal des machines médiatiques pilotées par des multinationales. Alors, chacun se gardera des détournements de la fraternité d’un weekend de colère et d’amour, et pourra, contre les semeurs de haine, se reconnaître dans les mots de Jaurès : « Ils se sont disputé les cendres et moi, j’ai soufflé sur la braise. »
Patrick Apel-Muller