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samedi 27 juin 2015

Condamner le terrorisme et son instrumentalisation sur l’échine de l’immigration


Nous, séculiers, démocrates, humanistes et défenseurs des droits humains, issus de la dite « diversité », et résidents en Belgique, condamnons avec la plus grande fermeté, le terrorisme et le carnage commis contre Charlie Hebdo et Hyper Cacher, ainsi que ce qui se préparait par des terroristes à Verviers en Belgique, ou ailleurs. Ces terroristes, issus de l’immigration indexée de musulmane, ont réussi à la jeter en pâture à la vindicte populaire. Ils sont avant tout, les ennemis de la communauté immigrée. Le but des instigateurs dans l’ombre, est de s’attaquer à la démocratie, à la liberté d’expression, à la laïcité, valeurs qui fondent la civilisation occidentale, en opposant et coupant l’immigration des sociétés d’accueil.
 
Nous avons régulièrement lancé le cri d’alarme face à un certain manque de volonté des États, vis-à-vis du désarroi de la communauté immigrée qu’on a écartée de la sphère du droit, du savoir, de la culture et de la participation citoyenne. Comment dès lors ne pas s’attendre qu’elle tombe si aisément dans les griffes du vampirisme islamiste et de la doctrine wahhabite (un islam obscurantiste et rétrograde), que L’Arabie Saoudite a diffusée en dépensant, selon le Congrès Américain, 87 milliards de dollars en 20 ans, alors que la Russie par comparaison, n’a dépensé que 7 milliards de dollars pour diffuser le communisme, en 70 ans. Nous condamnons cette massive entreprise islamiste dont le projet avoué est d’endoctriner le monde entier, y compris cette immigration déjà fragilisée et sans doute très facilement instrumentalisée.

Les intérêts économiques inhérents au pétrodollar, qu’entretient l’Europe, et d’une manière générale l’Occident, avec l’Arabie Saoudite (berceau de l’islamisme et du terrorisme selon nombre d’observateurs et de médias), ont permis à cette dernière d’avoir carte blanche sur le patibulaire prosélytisme et le lavage des cerveaux de la jeunesse issue de l’immigration. Des apprentis sorciers, bien rétribués, ont occupé l’espace du débat par des vidéos, des cassettes ou dans les médias, en tant que représentants autoproclamés de la communauté immigrée, pour mieux la crétiniser en l’enfonçant dans la bigoterie. Le but suprême est celui de la dévier de son véritable et légitime combat : acquérir sa dignité, rejeter la stigmatisation et le racisme, revendiquer en toute loyauté ses droits sociaux et syndicaux, habiter son entière citoyenneté (la citoyenneté n’a pas de couleur, et ne peut avoir de religion). Malheureusement cette immigration était happée par les anachroniques revendications théologico-politiques.

Nous avons assisté à la propagation des métastases du terrorisme, depuis que l’Occident offrait hospitalité et exil aux islamistes. La France a bien reçu Khomeini, fondateur de l’Etat Islamique de l’Iran, alors que l’Occident, en général, n’a jamais soutenu la démocratie dans ce pays, lorsque Mohammed Mossadegh fut renversé par la CIA. Le Royaume-Uni a bien reçu Ghannouchi, chef d’Annahda en Tunisie, et a hébergé le fameux imam Abou Hamza al-Masri condamné aux USA, ainsi qu’Abou Qatada, arrêté pour les attentats du 7 juillet. La Suisse a bel et bien, du temps du président égyptien Nasser, abrité le légendaire père de Tariq Ramadan, celui-là même qui dit aux jeunes des banlieues « vous êtes musulmans avant d’être Français ».  Le terrorisme qui frappe aujourd’hui est un sévère boomerang à la figure de l’Occident ! C’est que l’Occident n’a jamais eu une noble saisie des tourments des peuples opprimés. La France soutenait, il y a si peu, les dictateurs (de Bachar à Ben Ali, en passant par Kadafi). Et projetait d’envoyer son « savoir faire » en Tunisie pour mater les soulèvements. Son alliance avec Al Qaïda en Lybie n’échappera pas aux observateurs.

Par ailleurs, nous contestons la présence de Netanyahou, premier ministre de l’Etat d’Israël, dans la Marche de l’union nationale, organisée en France contre le carnage perpétré contre Charlie Hebdo et Hyper Cacher. Un Netanyahou attendu au tournant par l’autorité Palestinienne, désormais membre de la Cour Pénale Internationale (CPI), et qui lui impute la responsabilité des crimes de guerre et crimes contre l’humanité! Alors que le chancre du terrorisme islamiste se nourrit et loge, en grande partie, dans l’humiliation des Palestiniens opprimés chez eux et errants loin de leur terre. Un drame, que ni l’Europe, ni les USA ne se donnent les moyens de résoudre une fois pour toute ! Mais nous sommes également indignés de voir participer à cette Marche en France ce « bal-des-hypocrites » comme l’ont identifié les médias européens, de certains chefs d’États, connus pour leur mépris et le non respect qu’ils vouent aux valeurs universelles et à l’État de Droit !

Bien sûr que l’Occident, qui a suffisamment d’outils et de facultés pour promouvoir et protéger la démocratie et l’État de Droit dans le monde, est condamné à déployer sa puissance culturelle, et non sa quincaillerie militaro-industrielle, pour la promotion des valeurs partagées : la liberté, la justice, l’égalité, la paix, en jugulant définitivement les deux poids deux mesures, les préjugés et l’infériorisation d’autres peuples. Pour un authentique humanisme rédempteur.


Signataires :

Mohammed Belmaïzi
Abderrahim Mhassni 
Aziz Mkichri

jeudi 15 janvier 2015

Schlomo Sand : « Je ne suis pas Charlie »

Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Ce qui s’est passé à Paris, en ce début du mois de janvier constitue un crime absolument inexcusable. Dire cela n’a rien d’original : des millions de personnes pensent et le ressentent ainsi, à juste titre. Cependant, au vu de cette épouvantable tragédie, l’une des premières questions qui m’est venue à l’esprit est la suivante : le profond dégoût éprouvé face au meurtre doit-il obligatoirement conduire à s’identifier avec l’action des victimes ? 
 Dois-je être Charlie parce que les victimes étaient l’incarnation suprême de la liberté d’expression, comme l’a déclaré le Président de la République ? Suis-je Charlie, non seulement parce que je suis un laïc athée, mais aussi du fait de mon antipathie fondamentale envers les bases oppressives des trois grandes religions monothéistes occidentales ?
Certaines caricatures publiées dans Charlie Hebdo, que j’avais vues bien antérieurement, m’étaient apparues de mauvais goût ; seule une minorité d’entre elles me faisaient rire. Mais, là n’est pas le problème ! Dans la majorité des caricatures sur l’islam publiées par l’hebdomadaire, au cours de la dernière décennie, j’ai relevé une haine manipulatrice destinée à séduire davantage de lecteurs, évidemment non-musulmans. La reproduction par Charlie des caricatures publiées dans le journal danois m’a semblé abominable. Déjà, en 2006, j’avais perçu comme une pure provocation, le dessin de Mahomet coiffé d’un turban flanqué d’une grenade. Ce n’était pas tant une caricature contre les islamistes qu’une assimilation stupide de l’islam à la terreur ; c’est comme si l’on identifiait le judaïsme avec l’argent !

mardi 13 janvier 2015

L’ATTENTAT CONTRE CHARLIE HEBDO : L’OCCULTATION POLITIQUE ET MEDIATIQUE DES CAUSES, DES CONSEQUENCES ET DES ENJEUX

Saïd Bouamama, 11/1/2015
« Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. » Bertolt Brecht

L’attentat contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo marquera notre histoire contemporaine. Il reste à savoir dans quel sens et avec quelles conséquences. Dans le contexte actuel de « guerre contre le terrorisme » (guerre extérieure) et de racisme et d’islamophobie d’Etat, les artisans de cet acte ont, consciemment ou non [1] accéléré un processus de stigmatisation et d’isolement de la composante musulmane, réelle ou supposée, des classes populaires.
 
Les conséquences politiques de l’attentat sont déjà désastreuses pour les classes populaires et cela va se renforcer si aucune alternative politique à la fameuse « Union Nationale » n’est proposée.
En effet, la manière dont les médias français et une écrasante majorité de la classe politique réagissent est criminelle. Ce sont ces réactions qui sont dangereuses pour l’avenir et qui portent en elles de nombreux « dégâts collatéraux » et de futurs 7 et 9 janviers toujours plus meurtriers. Comprendre et analyser pour agir est la seule posture qui peut permettre aujourd’hui d’éviter les instrumentalisations et dévoiements d’une émotion, d’une colère et d’une révolte légitime.

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L’occultation totale des causes

Ne pas prendre en compte les causalités profondes et immédiates, isoler les conséquences du contexte qui les fait émerger et ne pas inscrire un événement aussi violent dans la généalogie des facteurs qui l’ont rendu possible condamne, au mieux, à la tétanie, au pire, à une logique de guerre civile. Aujourd’hui, personne dans les médias n’aborde les causes réelles ou potentielles. Pourquoi est-il possible qu’un tel attentat se produise à Paris aujourd’hui ?

Comme le souligne Sophie Wahnich, il existe « un usage fasciste des émotions politiques de la foule » dont le seul antidote est le « nouage possible des émotions et de la raison » [2]. Ce que nous vivons aujourd’hui est ce cantonnement des discours médiatiques et politiques dominants à la seule émotion, en occultant totalement l’analyse réelle et concrète. Toute tentative d’analyse réelle de la situation, telle qu’elle est, ou toute analyse tentant de proposer une autre explication que celle fournie par les médias et la classe politique, devient une apologie de l’attentat.

Regard sur le ventre fécond de la bête immonde

Regardons donc du côté des causes et d’abord de celles qui relèvent désormais de la longue durée et de la dimension internationale. La France est une des puissances les plus en guerre sur la planète. De l’Irak à la Syrie, en passant par la Libye et l’Afghanistan pour le pétrole, du Mali à la Centrafrique, en passant par le Congo pour les minerais stratégiques, les soldats français contribuent à semer la mort et le désastre aux quatre coins de la planète.
La fin des équilibres mondiaux issus de la seconde guerre mondiale avec la disparition de l’URSS, couplée à une mondialisation capitaliste centrée sur la baisse des coûts pour maximiser les profits et à la nouvelle concurrence des pays émergents, font de la maîtrise des matières premières la cause principale des ingérences, interventions et guerres contemporaines. Voici comment le sociologue Thierry Brugvin résume la place des guerres dans le monde contemporain :

« La conclusion de la guerre froide a précipité la fin d’une régulation des conflits au niveau mondial. Entre 1990 et 2001 le nombre de conflits interétatiques a explosé : 57 conflits majeurs sur 45 territoires distincts. […] Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux : défense de la liberté, démocratie, justice… Dans les faits, les guerres permettent de contrôler économiquement un pays, mais aussi de faire en sorte que les entrepreneurs privés d’une nation puissent accaparer les matières premières (pétrole, uranium, minerais, etc.) ou les ressources humaines d’un pays. » [3]

Plus d'une cinquantaine d'actes antimusulmans recensés en France depuis l'attentat contre Charlie Hebdo

Eugénie Barbezat  L'Humanité.fr, avec AFP, 12/1/2015


Impacts de balles, inscriptions racistes... Depuis l'attentat terroriste de mercredi contre Charlie Hebdo, de nombreux lieux de culte musulmans ainsi que des personnes supposées musulmanes ont été pris pour cible en France.

afp
Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 21 actions (tirs, grenades lancées...) et 33 menaces (lettres, insultes, etc.) anti-musulmans ont été comptabilisées depuis mercredi.
Ce décompte ne concerne pas Paris et sa petite couronne, et ne comprend pas le début d'incendie survenu dimanche soir sur le site de la mosquée en construction de Poitiers, a précisé Abdallah Zekri le président du  l'Observatoire contre l'islamophobie du Conseil français du culte musulman, qui se dit "scandalisé" par ces chiffres, "du jamais-vu" en moins d'une semaine.
En réaction à ces attaques, le CFCM appelle l'État à "renforcer la surveillance" des mosquées.
A titre d'exemples :
Vendredi 9 janvier, Corse Matin rapporte, photo à l’appui, qu’une tête de sanglier et des viscères ont été accrochées dans la nuit sur la porte d’entrée du lieu de prière musulman de Corte.
Dans le Pas-de-Calais, deux mosquées en chantier ont été détériorées. Des croix gammées ont été dessinées à Liévin où une tête de cochon a été trouvée, a rapporté la préfecture. A Béthune, le tag «dehors les arabes», était visible sur une palissade du lieu de culte en construction.
A Rennes, les inscriptions «Er maez» - «dehors» en breton - et «Arabes», ont été taguées à la bombe dans la nuit de jeudi à vendredi sur la façade d'un centre culturel et cultuel islamique en construction, a rapporté un responsable du centre.
La veille, un lycéen était insulté et roué de coups en marge de la minute de recueillement observée au lycée de l’Oiselet à Bourgoin-Jallieu. Il a porté plainte et bénéficie de trois jours d’ITT.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, des inscriptions racistes faisant référence à l’attentat perpétré contre Charlie Hebdo étaient taguées sur la mosquée de Bayonne, rapporte Le Point.
Jeudi toujours, aux alentours de 22h, la mosquée d’Aix-les-Bains était la proie d’un incendie qui serait, lui, d’origine accidentelle, même si l’enquête est toujours en cours.]
A Villefranche-sur-Saône (Rhône), aux alentours de 6h ce matin, la vitrine d’un kebab jouxtant la mosquée de la ville était soufflée par une explosion, rapporte Le Progrès. La piste criminelle a été confirmée par une source préfectorale. Sur place, le maire de Villefranche, Bernard Perrut, a estimé que l’explosion était très certainement “liée à l’événement dramatique qui est survenu ce mercredi”, avant de déclarer: “Une telle situation est inquiétante et bouleversante et m’amène à lancer un message de cohésion, d’unité et de respect dans cette période douloureuse que traverse la France“.
La veille, aux alentours de 00h30, une explosion se faisait entendre à proximité de la mosquée des Sablons au Mans. Le lendemain matin, les policiers retrouvaient une grenade à plâtre dans l’enceinte du lieu de culte ainsi qu’une balle ayant traversé l’une des vitres. Trois autres grenades intactes seront également retrouvées, rapporte Le Maine libre.
Quelques heures plus tôt, vers 20h, à Port-la-Nouvelle (Aude), un individu tirait à deux reprises sur la porte d’une salle de prière musulmane “avec une arme de faible calibre et de petit plomb” a précisé le procureur de la République de Narbonne, David Charmatz, sans faire de victimes. L’enquête est toujours en cours.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un suspect a été interpellé, rapporte La Nouvelle République, après avoir tagué “Mort aux Arabes” sur le portail de la mosquée de Poitiers (Vienne). L’imam de la mosquée, Boubaker El Hadj Amor, a porté plainte.
Dans une rue de Caromb (Vaucluse), une voiture appartenant à une famille musulmane a été criblée de balles, rapporte Le Figaro. 

mercredi 7 janvier 2015

Charlie hebdo. "Morts pour des dessins..."

Voici des réactions d'humoristes, dessinateurs et chansonniers à la suite de l'attentat meurtrier perpétré mercredi matin à Charlie Hebdo.
AFP
-  Willem, dessinateur de Charlie-Hebdo et Libération : "C'est un journal qui a été décapité, comme en Syrie, en Irak... C'est unique au monde qu'un journal soit tué comme ça." "Ce ne sont pas que des collègues, ce sont des amis (...) Cabu c'est le caricaturiste le plus doué de sa génération, tout le monde l'imite".

- Anne Roumanoff (sur Twitter): "Morts pour des dessins... Merci à vous Wolinski, Cabu, Charb et Tignous pour votre humour et votre liberté d'expression. #Emotion #Chagrin"
- Laurent Gerra (sur RTL): "Je suis bouleversé. Je pense au sourire de Cabu. C'est impossible de ne pas être révolté (...) Cabu c'est la liberté, c'est la joie de vivre... Il est mort en héros parce que lui ne s'est jamais voilé la face, contrairement à ceux qui sont entrés lâchement... Ils sont morts en héros dans une forme de liberté de la presse, de la plume, du dessin, de la satire, du non-respect des lois mais en respectant la liberté. On s'attaque à la liberté, on s'attaque au dessin, à l'humour, on s'attaque à quelque chose d'iconoclaste."

- Philippe Geluck (sur RTL): "Je suis effondré, je ressens à peu près les mêmes choses que j'ai pu ressentir le 11 septembre lors des attentats de New York. J'ai l'impression qu'il y aura un avant et un après 7 janvier. Il y a d'abord la peine de perdre des amis, des grands maîtres de mon métier. Siné, Cabu et Wolinski sont des gens qui m'ont donné envie de faire ce métier, qui ont été des guides pour moi, puis Charb et Tignous étaient des amis, des gens d'un talent fou, je suis révolté. Ils sont l'avant-poste de la liberté de la presse, alors c'est sûr qu'ils ont fait des choses extrêmement gonflées à certains moments. C'est sûr qu'ils ont provoqué mais c'est leur métier aussi et c'est la noblesse de la presse satirique, mais c'est toute la presse, c'est toute la liberté d'expression qui est blessée."

- Régis Mailhot (sur RTL): "Fini de rire... (...) Ce sont avant tout des artistes des caricaturistes donc leur métier : c'est le nôtre, celui d'être des libres penseurs et s'attaquer à ce symbole c'est pire que tout (...) C'est atroce, l'acte est atroce. Charb se savait forcement en danger. Il revendiquait sa liberté, on l'avait reçu avec nos camarades de la revue de presse de Paris Première parce qu'on voulait soutenir Charlie des difficultés financières et il était arrivé avec ses gardes du corps mais ça l'empêchait pas de vivre, c'était d'abord sa liberté. Charlie n'est pas un journal comme les autres. Ca fait partie de cette vrai tradition de la caricature de la libre pensée . Je pense que la bêtise a encore gagné."

- Gérald Dahan (sur Facebook): "On va tous se réunir et continuer à défendre notre liberté d'expression (...) Quel gâchis. Le pays tout entier est bouleversé. Ma peine est immense."