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mercredi 13 juillet 2016

POLITIS DÉBARQUE À MARSEILLE LE 20 JUILLET !

POLITIS DÉBARQUE À MARSEILLE !


Cher(e)s abonné(e)s,


Politis et sept éditeurs de presse indépendants, constitués en collectif, entament le 20 juillet à Marseille une tournée, à la rencontre des lecteurs et des diffuseurs de presse.

L'occasion de vous rencontrer chez votre marchand de journaux et de partager un verre sur le Vieux Port en fin de journée.
Deux rendez-vous : Rencontre avec l'équipe de Politis et de Causette entre 15h30 et 17h30 chez Presse Fantoni, 76 boulevard Chave, Marseille (5e). voir plan (ici).

Alternatives Economiques et Sciences Humaines chez Mag Presse, Centre commercial Saint Barnabé, 30 rue des Electriciens, Marseille (12e). Le 1 et Philosophie Magazine chez Agora Presse et caetera, Centre commercial Les Terrasses du Port, 9 Quai du Lazaret, Marseille (2e). Psychologies Magazine chez Mag Presse, Centre Commercial Bonneveine, 112 avenue de Hambourg, Marseille (8e). Society chez Mag Presse, Centre commercial Grand littoral, Marseille (16e).
et l'Apéro des Éditeurs de presse indépendants entre 18h et 22h
sur le Vieux Port
.
Préinscription pour la soirée sur http://goo.gl/forms/Shafrfc52c9M0gXW2
Nous vous attendons nombreux ! / ici également : FB
Trois prochaines dates de la tournée des Editeurs de presse indépendants en 2016 : Le 17 septembre à Lyon / Le 15 octobre à Nantes / Le 3 décembre à Paris
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lundi 12 octobre 2015

Ce soir 12/10 SOIRÉE DE SOUTIEN À ERRI DE LUCA


AGENDA

SOIRÉE DE SOUTIEN À ERRI DE LUCA

Ce soir, lundi 12 octobre à 18h, le Centre national du livre avec le comité de soutien à Erri De Luca, accueille une soirée en présence de l'auteur.
CNL 53 rue de Verneuil – Paris 7

Ce soir à 19h30. Lecture de vive voix de La Parole contraire (Gallimard, 2015), en présence d'Erri De Luca.

Le numéro de Politis avec l'entretien avec Erri De Luca, sera en vente à cette occasion à la Librairie Tschann.

Erri De Luca : « Écrire me permet de relayer les luttes »

#avecPolitis
Librairie Tschann 
125 boulevard du Montparnasse
75014 Paris (M°Vavin, Raspail ou Port Royal)
PLAN
ENTRÉE LIBRE


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jeudi 15 janvier 2015

La présence d’« ennemis de la liberté », dimanche, ne passe pas

Les syndicats de journalistes estiment que la présence, dimanche à Paris, de quelques-uns des chefs d’Etat les plus répressifs en matière de liberté de la presse, a terni un peu l’image de cette belle journée de sursaut populaire.


Dans un communiqué commun, les syndicats de journalistes (SNJ / SNJ-CGT / CFDT-Journalistes), avec leurs Fédérations FIJ (internationale) et FEJ (européenne), ont salué hier « les quelque quatre millions de citoyens qui ont participé aux marches et rassemblements dimanche à Paris comme dans toute la France, en hommage aux 17 victimes tombées sous les balles des fanatiques, ennemis de la liberté  ». Ils déplorent en revanche la présence d’ « ennemis de la liberté » dans le cortège.
« Comment ne pas être interloqués par la présence, dans la marche parisienne, dans le carré des VIP, du président gabonais Ali Bongo ; d’Ahmet Davotoglu, premier ministre de Turquie, l’une des plus grandes prisons de journalistes ; de Benjamin Netanyahou, le premier ministre d’Israël où 16 journalistes palestiniens ont été tués par les forces de sécurité ; de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie d’une Russie qui muselle sa télévision et réprime de nombreux confrères ; de son homologue des Émirats Arabes Unis, où l’on peut être emprisonné pour un tweet, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane Mais encore par celle de Viktor Orban, le premier ministre hongrois, qui a fait main basse sur les médias de son pays. Sans oublier la présence contestable d’autres dirigeants du monde qui n’ont pas la même vision de la liberté que ceux que nous pleurons depuis mercredi. Par exemple en Grèce où Antonis Samaras, le premier ministre, a ordonné la fermeture de la chaîne publique ERT, rouverte depuis sur décision du Conseil d’Etat. »
Les syndicats de journalistes ne doutent pas que « les Charb, Wolinski, Cabu, Honoré, Tignous, Ourrad, Elsa ou Maris n’auraient pas admis qu’on leur impose que ces ennemis de la liberté foulent le pavé parisien et tentent de récupérer l’élan populaire contre la haine et pour la liberté d’informer ». Ils rappellent « qu’en 2014, 118 journalistes et personnels des médias ont trouvé la mort. Et que parmi les premières victimes de l’année 2015 figurent des journalistes yéménites et tunisiens, avant même le massacre de nos confrères de Charlie ».
Inquiet de la réponse que le gouvernement semble tenté d’apporter au attentats de ces derniers jours, ils appellent les citoyens à empêcher « les lois d’exception et autres « Patriot Acts » qui nuisent gravement aux libertés ». Et concluent au contraire leur communiqué (à lire ici) en demandant que l’on fasse vivre enfin, en France, « le pluralisme de l’information face aux concentrations et poser urgemment et concrètement la question des aides à la presse, afin qu’elles répondent vraiment aux nécessités des citoyens : une information de qualité ».

Nota Bene :

Photo : THOMAS SAMSON / AFP

dimanche 11 janvier 2015

Les citoyens sont invités à prendre le gratin en marche



Par Michel Soudais  10/1/ 2015

Les citoyens sont invités à prendre le gratin en marche

La grande marche convoquée pour défendre les « valeurs républicaines » a subitement pris, vendredi soir, une toute autre tournure. Celle d’une très mauvaise blague faite aux « anars » de Charlie hebdo qui brocardaient tous les pouvoirs et tous les obscurantismes. 
 L’atterrante controverse politicienne autour de la présence ou non du Front national, et la mainmise des partis politiques sur l’organisation de ce rassemblement avait déjà confisqué l’émotion et le sursaut citoyen qui s’étaient manifestés à travers le pays sitôt connu le raid meurtrier des frères Kouachi. Comme si cela ne suffisait pas, après le dénouement des deux prises d’otages de Damartin-en-Goële et Paris, plusieurs chefs de gouvernement européens et dirigeants de l’Union européenne se sont invités dans le cortège. Avant que François Hollande confirme qui en serait.
Marcheront donc autour de François Hollande et Manuel Valls, entre République et Nation, dimanche :
  • la chancelière allemande Angela Merkel,
  • le premier ministre britannique David Cameron,
  • le président du conseil italien Matteo Renzi,
  • le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy,
  • le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker,
  • le président du Parlement européen, Martin Schulz,
  • le président du Conseil européen Donald Tusk,
  • le chef du gouvernement danois Helle Thorning-Schmidt,
  • le chef du gouvernement belge Charles Michel,
  • le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutt,
  • le premier ministre hongrois Viktor Orban,
  • le premier ministre grec Antonis Samaras,
  • le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho,
  • le premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka,
  • le premier ministre letton Laimdota Straujuma,
  • le premier ministre bulgare Boïko Borisov,
  • le premier ministre croate Zoran Milanovic,
  • le président roumain, Klaus Iohannis,
  • la présidente de la Confédération suisse Simonetta Sommaruga,
  • le président ukrainien Petro Porochenko,
  • le premier ministre géorgien Irakli Garibachvili,
  • le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov,
  • la présidente du Kosovo Atifete Jahjaga,
  • le premier ministre turc Ahmet Davutoglu,
  • le premier ministre albanais Edi Rama,
  • le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avec son chef de la diplomatie Avigdor Lieberman,
  • le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas
  • le roi de Jordanie Abdallah II et la reine Rania...
L’Afrique sera représentée à cette Garden party par le premier ministre tunisien Mehdi Jomaa, les présidents malien Ibrahim Boubacar Keïta, gabonais Ali Bongo, nigérien Mahamadou Issoufou et béninois Thomas Boni Yayi, l’Amérique du Nord par le ministre américain de la Justice Eric Holder et le ministre canadien de la Sécurité publique Steven Blaney. Au total, une cinquantaine de pays seront représentés.
Plusieurs dirigeants d’institutions internationales (Organisation internationale de la Francophonie, Bureau international du Travail, Ligue arabe) ont également annoncé leur présence.
Cerise sur le gâteau, il y aura même le secrétaire général de... l’Otan Jens Stoltenberg. Sans doute pour mieux nous faire comprendre que « nous sommes en guerre », comme l’a martelé Manuel Valls.
Eux devant, le bon peuple derrière. Le gouvernement invite les citoyens à prendre le gratin en marche.
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jeudi 28 juillet 2011

.Maroc: « Un grand pas vers le passé"

Mehdi Lahlou
Par M.L., Politis, 14/7/2011

Chargé des relations internationales au Parti socialiste unifié marocain*, Mehdi Lahlou dénonce ici un référendum constitutionnel truqué, qui atteste d'une cour politique sourde aux aspirations populaires.

Au vu des conditions dans lesquelles le processus référendaire pour la « révision constitutionnelle » s'est déroulé au Maroc, depuis l'annonce de « réformes profondes » faite par le roi le 9 mars 2011 jusqu'à la publication des résultats du vote du 1" juillet, chacun fait le constat que le royaume chérifien, comme on dit encore en France, a fait de grands pas vers.., le passé.
Le score de 98,5 % annoncé pour le « oui », normal dans l'ex-Union Soviétique ou dans la Tunisie de Ben Ali, ou encore dans l'Égypte de Moubarak, fait tache aujourd'hui que les régimes staliniens ont périclité en Europe de l'Est et que la plupart des autocraties se sont écroulées. Les stratèges du « oui » à Rabat n'ont pas compris que le monde, et la société marocaine avec lui, a changé. Tout en usant des mots «modernité » et « démocratie », ils n'ont pas saisi que les scores fleuves sont passés de mode et donnent des arguments de réfutation à tous ceux qui estiment que tout ce cirque n'est plus qu'un attroupement de clowns bien tristes, vieillis et décolorés. [...] Un score de 55 % ou encore de 85 % de « oui » pour une réforme constitutionnelle proposée par le roi aurait été plus facilement [...] opposable aux adversaires, à supposer qu'on puisse qualifier ainsi les jeunes Marocains descendus nombreux dans les rues, depuis le 20 février 2011, parce que le « printemps arabe » ne pouvait pas ne pas concerner le Maroc. [...]
La réforme constitutionnelle a été enclenchée dans la précipitation. Le discours royal de début mars 2011 avait entrouvert un espoir ténu de réponse positive aux revendications du « Mouvement des jeunes du 20 Février» pour « une réforme constitutionnelle donnant plus de pouvoirs au gouvernement et au Parlement, l'indépendance de la justice, la fin de la corruption et de l'économie de rente, moins de religion dans la sphère politique et une répartition moins inégalitaire des richesses nationales... ». Mais le texte distribué à la suite du discours du 17 juin a fait machine 
arrière.
Le roi garde ainsi l'essentiel des pouvoirs qui lui étaient reconnus par l'ancienne constitution. Il se voit renforcé dans ses prérogatives par la présidence du Conseil de sécurité intérieure, celle du Conseil supérieur de l'autorité judiciaire, celle du Conseil des oulémas, élevé par la même occasion au rang d'instance constitutionnelle. Comme préalable à cette intrusion, exact contre-pied de « l'État civil» réclamé par la gauche démocratique marocaine, l'islam devient la religion d'État, une concession magistrale au Parti de la justice et du développement (PJD), islamiste et l'un des plus réactionnaires du pays.
Quant aux conditions de la campagne référendaire, organisée de telle sorte que seuls les tenants du « oui » (de l'USFP au PPS en passant par l'Istiqlal, le PJD et autre PAM) fassent entendre leurs voix, elles ont surtout été marquées par [...] l'implication officielle des mosquées en faveur du projet de constitution et par le recours aux zaouias [confréries religieuses], dont celle des Boutchichis, pour créer une espèce de fitna [sédition] en opposant les islamistes adoubés à ceux d'El Adl Wa Al lhsane, ainsi que dans le recrutement de voyous pour « casser » les manifestations à l'image de ce qui s'est passé sur la place Tahrir, au Caire, le 11 février 2011.

Et maintenant, que faut-il faire ?
Avec une nouvelle constitution qui lui donne tous les pouvoirs, [...] il revient au roi de créer des emplois, de redresser le système scolaire et éducatif du pays, d'éradiquer la corruption et réduire l'économie de rente, dont les principaux bénéficiaires sont très proches de la cour, en plus de quelques responsables politiques en vue, un peu partout sur l’échiquier des partis au gouvernement, USFP comprise.
Et si demain la crise s'aggravait, si une série d'années de sécheresse advenait[..], si demain le gouvernement mis en place ne parvenait pas à financerr des dépenses inconsidérées engagées depuis le début de l'année 2011 pour acheter paix sociale et politique, si demain...
Que fera-t-on alors face à la révolte de la rue [...] ? 
Lui enverra-t-on les chars, comme en Syrie, mettra-t-on en place les ingrédients de la guerre civile, comme en Libye ou au Yémen ? Demandera-t-on l'aide de cette France officielle dont on a vu la réaction tout en frilosité suite aux chutes de BenAli et de Moubarak, et qui soutenait les mêmes tant qu'ils étaient au pouvoir ?
La France qui dit aujourd'hui, par la voix de son Président, que « les réformes engagées au Maroc » sont historiques, préservant par là des intérêts français de plus en plus importants. Celle-là même contre laquelle les jeunes du 20 février scandent « Veolia dégage » ou « Lydec dégage».

*Créé en 2005 mais issu de l'Organisation de l'action démocratique populaire fondée en 1983, le Parti socialiste unifié (rien à voir avec le PSU français) est un mouvement de la gauche socialiste marocaine. Il demande notamment l'établissement d'une monarchie parlementaire. Depuis2007, le PSU détient 6 sièges à l'Assemblée nationale.