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samedi 10 mai 2014

Pour chaque mine une fleur , dernier jour de FiSahara

FiSahara
Por cada Mina una Flor: El último día de FiSahara el artista Mouloud Yeslem lideró un grupo que sembró flores al lado de las minas del muro marroquí. Con el cineasta marroquí Youness Belghazi y la periodista marroquí estadounidense Samia Errakouzi. Gracias al Ayuntamiento de Gavà y a Emma Blanco por su gran apoyo a este proyecto.
— à Muro de separación, territorio liberado. 
Pour chaque mine une fleur. Pour le dernier jour du festival de cinéma FiSahara l'artiste Moulid Yeslem a dirigé un groupe qui a semé des fleurs à côtés des mines du mur marcoain, avec le cinéaste amrocain Youness belghazi et la journaliste marocco-américaine Samia Ezzarouki. merci à la la mairie de Gavà et à Emma Blanco pour leur grand soutien à ce projet. Photos du côté territoire libéré du Mur de séparation

Une délégation du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) poursuit sa tournée dans les provinces du sud.

Par Le360 02/05/2014

 Une délégation du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) poursuit sa tournée dans les provinces du sud. 

Siège du Conseil des droits de l'homme ONU
Siège du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève
© Copyright : DR
 

 Après une réunion tenue, mardi dernier, à Laâyoune avec des membres de la Commission régionale des droits de l'homme (CRDH) et des acteurs associatifs, les membres de cette délégation se sont réunis, jeudi, avec les représentants du CRDH à Dakhla-Aousserd. Cette rencontre a été consacrée à l'action et à l'expérience de cette instance dans le domaine de la protection des droits humains au niveau local. Pour rappel, la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, est attendue en ce mois de mai au Maroc pour une visite officielle.
"Mariem Hassan. Je suis un sahraoui "-travail livre/bande dessinée de Gianluca Diana / Andromalis illustrations : 

 http://rasdargentina.files.wordpress.com/2014/05/aquc3ad.pdf (Traduit par Bing)

Que fait Total au Sahara occidental ?

par Olivier Petitjean, Observatoire des multinationales, 31 mars 2014 

Au large du Sahara occidental - territoire conflictuel occupé par le Maroc depuis près de quarante ans -, Total et d’autres firmes internationales commencent à mener des activités de prospection pétrolière et gazière. Le tout dans des conditions contestables du point de vue de la consultation des populations locales et du partage équitable des bénéfices éventuels avec celles-ci. Les militants sahraouis dénoncent depuis des années le rôle de l’entreprise française dans ce qu’ils considèrent comme une remise en cause de la souveraineté de leur territoire. Total est désormais critiquée aussi par certains investisseurs « éthiques », au premier rang desquels les fonds norvégiens.
Le fonds souverain norvégien, quatrième actionnaire de Total avec un peu plus de 2% des actions (pour une valeur d’environ 3 milliards d’euros), a annoncé qu’il allait se pencher sur les activités de Total au Sahara occidental afin de vérifier leur conformité avec son code éthique.
Total bénéficie d’une licence couvrant une zone offshore de plus de 100 000 kilomètres carrés (la surface du Portugal) au large du Sahara occidental, le « bloc Anzarane ». Originellement octroyée en 2002 par le gouvernement marocain, elle vient d’être renouvelée, pour des opérations de reconnaissance. L’entreprise française souligne n’avoir pas encore, à ce jour, déposé de demande de réalisation de forages exploratoires.
Selon les défenseurs des droits du peuple sahraoui - notamment l’ONG Western Sahara Resources Watch (WSRW, « Veille sur les ressources naturelles du Sahara occidental ») -, les licences octroyées à Total et à d’autres firmes pétrolières et gazières sur le territoire sahraoui par le gouvernement marocain sont illégales du point de vue du droit international.
http://a133.idata.over-blog.com/1/06/13/86/photos-blog-num-ro-3/dsc_0569.jpg

Les affaires sont les affaires

Ils estiment même que Total contribue dans les faits, en collaborant avec un « gouvernement d’occupation », à délégitimer la lutte pour l’autodétermination du peuple sahraoui : « L’industrie pétrolière devient un obstacle qui empêche de faire pression sur le Maroc pour qu’il accepte ce droit [à l’autodétermination] », déclare ainsi Erik Hagen, président de WSRW.
L’ONG a publié l’année dernière un rapport très critique sur le rôle de Total au Sahara occidental, intitulé « Injustice totale ». « Total démontre un mépris complet des principes fondamentaux de la responsabilité sociale des entreprises. La compagnie refuse d’engager la moindre discussion sur les droits légitimes du peuple du territoire occupé », déclarait alors Erik Hagen. Selon WRSW, Total refuse de clarifier ses projets au Sahara occidental et se défausse de toute responsabilité dans le conflit en arguant du fait qu’elle ne s’occupe pas de politique.
En réponse à l’annonce du fonds souverain norvégien, Total a déclaré à Reuters que ses « activités offshore au Sahara occidental, comme dans d’autres régions où [elle opère], sont en ligne avec le droit et les standards internationaux applicables figurant dans [son] Code de conduite, en particulier ceux liés aux droits humains ».
Comme le soulignait un récent article du Monde (à propos de l’engagement de Total dans le pétrole de schiste russe en pleine crise diplomatique sur l’Ukraine), « la politique de Total a toujours été de poursuivre ses activités dans des pays critiqués tant qu’une interdiction émanant du gouvernement français ou des Nations unies ne les interdisait pas, comme ce fut le cas en Irak et en Iran ».

Désinvestissement

Le fonds souverain norvégien, qui gère un portefeuille de 600 milliards d’euros, a mis en place un certain nombre de critères éthiques, qui l’ont conduit dans le passé à se désinvestir de 63 entreprises au total - principalement du fait de leur implication dans le secteur du tabac, des armes nucléaires et des mines antipersonnel. Le fonds réfléchirait actuellement à une extension de ses critères d’exclusion, pour y inclure les compagnies pétrolières et gazières opérant dans des pays à fort risque de corruption, les firmes impliquées dans des atteintes aux droits des travailleurs dans le secteur textile, ou encore celles impliquées dans la surpêche ou la destruction des forêts. Il pourrait même renoncer à investir dans les énergies fossiles (un paradoxe dans la mesure où le fonds est issu des royalties pétrolières et gazières norvégiennes).
Le fonds norvégien s’était déjà désinvesti en 2005 d’une autre firme pétrolière alors active au Sahara occidental, Kerr-McGee En juin 2013, la firme norvégienne d’assurance-vie KLP avait, de son côté, également annoncé son désinvestissement de Total en raison de ses activités au Sahara occidental [1].
Une autre multinationale pétrolière bénéficie d’une licence d’exploration au Sahara occidental octroyée par le gouvernement marocain : la ’junior’ américaine Kosmos Energy. Celle-ci est spécialisée dans les opérations de prospection « pionnières », et s’est illustrée notamment dans la découverte et l’exploitation du champ Jubilee, au large du Ghana [2]. Kosmo a déjà des activités de prospection avec BP au Maroc au large d’Agadir et d’Essaouira, et a annoncé son intention d’entamer des activités similaires en octobre dans la zone dite du Cap Boujdour, au large du Sahara occidental.
http://s.tf1.fr/mmdia/i/61/2/tf1-lci-militants-de-greenpeace-manifestant-contre-total-au-2271612.jpg?v=1

« Intérêts et aspirations du peuple sahraoui »

Colonie espagnole jusqu’en 1976, le Sahara occidental a été ensuite occupé par le Maroc, qui en revendique la souveraineté. Des années de conflit s’en sont suivies entre les forces armées marocaines et le Front Polisario indépendantiste, soutenu par l’Algérie. Un cessez-le-feu a été imposé par les Nations Unies en 1991, suite auquel devait se tenir un référendum d’autodétermination. Lequel n’a jamais eu lieu, les deux parties étant en désaccord sur le droit des colons marocains à y participer. Aucun autre pays ne reconnaît à ce jour la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Suite à l’octroi par le Maroc en 2002 de licences de prospection pétrolières au Sahara occidental, les Nations Unies ont publié un avis ambigu, dit « Opinion Corell », qui reconnaît l’autorité administrative de fait du Maroc et estime que les activités pétrolières ne seront légales que si elles ne contreviennent pas « aux intérêts et aux aspirations du peuple du Sahara occidental ».
Le Maroc et les compagnies pétrolières se sont empressés de mettre en avant les « retombées économiques positives » du pétrole pour légitimer leurs actes. Les autorités marocaines assurent souhaiter un « partage équitable des bénéfices » avec les Sahraouis - même si pour l’instant ils soulignent surtout la création d’emplois, sans qu’il soit question de retombées financières. En renouvelant, au début de l’année, les licences de Total et de Kosmos, le gouvernement du Maroc a aussi promis que « les populations locales et leurs représentants seront consultés et associés », sans autre précision. Depuis la publication de l’Opinion Corell en 2002, rien n’a jamais été fait en termes de consultation formelle.
Les organisations sahraouis estiment que la population locale est opposée à l’arrivée des multinationales pétrolières, et que les licences sont donc illégales dans les termes mêmes de l’Opinion Corell. Cela n’a pas empêché le Front Polisario d’accorder lui-même, en mars 2014, une licence de prospection pétrolière et gazière à une firme britannique, Red Rio Petroleum, dans un territoire sous son contrôle. Une licence qui inclut une étude de faisabilité sur l’extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique [3]...
En tout état de cause, le territoire du Sahara occidental reste occupé par l’armée marocaine. Une grande partie de la population sahraouie vit en exil et dans des camps de réfugiés. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a confirmé, dans un rapport de 2013, l’usage généralisé de la torture et de la violence par les Marocains au Sahara occidental. Dans ces conditions, peut-on considérer que les Sahraouis sont libres de donner ou non leur consentement aux activités de Total et autres ?
Olivier Petitjean
Cet article a été mis à jour le 30 avril 2014 pour inclure les informations sur la license de prospection pétrolière et gazière accordée par le Front Polisario à Rio Red Petroleum.

Photo : Western Sahara Resources Watch
[1Source.
[2Les activités de Kosmos au Ghana sont au centre du film documentaire Big Men. Les prochains rois du pétrole, de Rachel Boynton, qui sort en salles aux États-Unis ce mois-ci et a obtenu plusieurs prix, dont le Grand prix du Festival international du film d’environnement de Paris 2014. Voir le site du film : http://bigmenthemovie.com/
[3Red Rio Petroleum est une entreprise créée en 2013, visiblement expressément pour obtenir cette licence (elle n’en a pas d’autres à ce jour). Son directeur, Frederik E. Dekker, est un ancien dirigeant de Wessex Exploration, une autre "start-up" pétrolière et gazière britannique aujourd’hui au bord de la faillite après que ses licences au Royaume-Uni et en Guyana se soient révélées très décevantes au regard des promesses faites aux investisseurs.

Coopération judiciaire Maroc-France : Les prisonniers franco-marocains bloqués au Maroc



Les détenus franco-marocains emprisonnés au Maroc ne sont plus transférés en France en raison de la suspension des accords de coopération judiciaires entre les deux pays. Ils envisagent de recourir à la grève de la faim pour être entendus. Parmi eux, plusieurs se disent victimes de tortures. 

Adil Lamtalsi, Mustapha Naïm, Naâma Asfari, via l'ACAT et Mustapha Naïm, de son côté, ont tous porté plainte contre le Maroc pour torture et aveux extorqués sous la torture. (DR/MaxPPP)
Les Franco-marocains emprisonnés au Maroc envisagent à nouveau d'entamer une grève de la faim. Entre 10 et 20 d'entre eux réclament le rétablissement des accords de coopération judiciaires entre le Maroc et la France, suspendu depuis plus de deux mois suite la convocation du patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, pour "torture" et "complicité de torture" par un juge d'instruction français à Paris. « Les transfèrements des prisonniers français au Maroc vers la France sont bloqués », explique Laeticia la compagne de l'un des détenu.

« Ils attendaient la venue de Christiane Taubira, mais elle n'est apparemment plus d'actualité », regrette la jeune femme. Son compagnon a été condamné pour trafic de stupéfiants mais il clame son innocence et affirme avoir été torturé à Temara par des agents qui l'accusaient d'être terroriste. « Il a constitué un dossier de transfèrement au Maroc qui a été accepté par la France. Son dossier devrait être à présent renvoyer au Maroc pour un accord définitif, mais il est bloqué à cause de la suspension des accords », explique Laeticia.

Effet boomerang
Le dépôt d'une convocation au patron de l'anti-espionnage marocain a donc eu un effet boomerang inattendu sur ceux là mêmes qui accusent le Maroc de torture. « J'ai été transféré en France l'été dernier et je serai libéré dans quelques semaines. Quand j'étais au Maroc je ne pouvais pas porter plainte pour torture alors que je demandais au même moment mon transfèrement, c'est pour ça que je ne l'ai fait qu'une fois arrivé en France », explique Mustapha Naïm.
Sa plainte, ainsi que celle Adil Lamtalsi et du Sahraoui Naâma Asfari, ont eu pour conséquence indirecte de bloquer les transfèrements du Maroc vers la France. « Nous ne pouvions prévoir la réaction du Maroc, estime Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb et Moyen-Orient à l'association Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT). La suspension de ces accords de coopération sont dommageables pour les prisonniers eux mêmes, mais elle a un côté positif : on voit qu'on appuie là où ça fait mal, que ces plaintes les gênent. M. Hammouchi fait certainement un excellent travail dans la lutte contre le terrorisme et contre le trafic de stupéfiants, mais tout ne peut pas être fait au nom de cette lutte. »

La justice française compétente
L'ACAT s'est portée partie civile pour les trois Marocains mais pas Zacharia Moumni qui a déposé plainte pour torture de son côté. « Nous sommes régulièrement contactés par des détenus au Maroc ou par leur famille et nous mettons plusieurs mois à constituer un dossier : on écoute les témoins, on analyse le dossier pénal. Je me forge mon intime conviction sur un faisceau d'indices », explique Hélène Legeay. Sur la base de cette conviction, l'association ACAT s'est portée partie civile : puisque les deux premiers plaignants sont de nationalité française, l'instruction de leur affaire peut avoir lieu en France.
Dans le cas de Naâma Asfari qui ne possède que la nationalité marocaine, « le code de procédure pénale français permet de porter plainte en France selon le principe de compétence universelle de la juridiction française en cas de crime grave », explique-t-elle. Selon ce principe du droit international, lorsqu'un crime d'une grande gravité est commis quelque part dans le monde n'importe quelle juridiction, qu'il s'en donne le droit, peut instruire et juger l'affaire. « Par ailleurs, l'épouse de M. Asfari est française. Elle a déposée plainte en tant que victime collatérale de la condamnation estimée injuste de son mari », ajoute Hélène Legeay.

Plaintes du Maroc
« Aujourd'hui, l'instruction des plaintes est toujours en cours. Nous n'avons pas été contactés par les autorités françaises et marocaines et la juge d'instruction nous a dit qu'elle n'avait reçu aucune pression», précise-t-elle. En revanche, le Maroc a annoncé par un communiqué du ministère de l'Intérieur qu'il mandatait des avocats en vue de « déclencher des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs de plaintes, mettant en cause de hauts responsables marocains pour des allégations de torture qu’ils savaient inexactes ». « Nous avons appris, sans en avoir de confirmation officielle, que le Maroc a déposé plainte contre moi et contre Mustapha Naïm et Adil Lamtalsi pour diffamation pour des propos parus dans la presse suite à cette affaire », ajoute-t-elle.
Puisque d'autres détenus franco-marocains en passe d'obtenir leur transfèrement en France affirment avoir été torturés par la police marocaine, il est probable que si les accords de coopérations judiciaires reprennent et avec eux les transfèrements vers la France, alors de nouvelles plaintes pour torture soient à nouveau déposées contre le Maroc.
Julie Chaudier Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/25418/cooperation-judiciaire-maroc-france-prisonniers-franco-marocains.html

Justice pour Jamila Addi qui a payé cher son courage

Fouzia Ejjawi a partagé une photo de Aziz Enhaili.



Jamila Addi est une ingénieure marocaine qui travaille à la commune Laalou (Rabat). Selon les informations disponibles, elle a été agressée à l'arme blanche devant chez elle et en plein jour en lien avec des malversations dénoncées par elle dans des dossiers de gestion par des compagnies privées des déchets. Elle a échappé à une mort certaine.
Les autorités judiciaires devraient faire le nécessaire pour remonter toute la filière criminelle et arrêter les comploteurs pour les juger et les écrouer, et profiter de cette occasion pour envoyer un message fort et clair à tout criminel en col blanc potentiel.
D'un autre côté, cette jeune femme mérite amplement d'être célébrée comme un modèle d'intégrité morale et de rigueur professionnelle et à ce titre mérite d'obtenir une distinction de la part d'organisations nationales dédiées à la lutte contre la corruption et à la protection de l'argent des contribuables.

Le Maroc tue ses enfants doucement mais surement. Troisième séance du procès des 11 militants duM20Fr , depuis un mois

  • Les jeunes do M20F sont en prison, ils ont été arrêtés lors d'une manifestation de travailleurs, le 6/4/2014. Ces jeunes sont en grève de la faim. Les jeunes sont la-bas, et maintenant nous sommes tous responsables. Demain une nouvelle audience « futile ».
    Depuis un mois ils sont incarcérés, un mois que le Mekhzen se moque de nous...Un mois.
    Demain une nouvelle audience, un nouveau test pour nous, un test de notre solidarité.. avec nous même, rien n'est gagné pour personne.
    Le silence est une complicité, le silence est un crime. Que ceux qui ne peuvent pas venir dénoncent cette mascarade, ce drame c'est le minimum. Ce qui se passe est une humiliation à nous tous.
    (Traduction du statut de Samira Kinani ci-dessous, ni revu ni corrigé par son auteure.)

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    Aujourd'hui se tient la troisième séance du procès des 11 militants du Mouvement du 20 février accusés "de violence contre des membres des forces de l'ordre" lors de la manifestation syndicale du 6 avril dernier à Casablanca. Neuf d'entre eux sont poursuivis en état d'arrestation, deux en état de liberté. Ils risquent de 2 à 5 ans de prison ferme. Pour les avocats, il s'agit d'un "emprisonnement répressif". 

    Rappel pour mobilisation le 6 mai :
    Procès des détenus du 6 avril: caravane de solidarité.
    Mardi, 6 mai aura lieu la 5è audience des détenus du 6 avril dont certains sont en grève de la faim en signe de protestation contre ce procès inique, d'abord par les vices de forme qui le plombent, ensuite par la dimension politique qu'il revêt. Donc soyons nombreux pour les soutenir. Pour les militant(e)s de Rabat, RDV au siège de l'AMDH à 13h point de départ et prise en charge de ceux/celles qui n'ont pas les moyens d'y aller. Certains partiront en voitures, d'autres par train. Dans tous les cas, nous devons être au tribunal d'Ain Sbai avant 15h pour retrouver les camarades de Casa et d'ailleurs. Nous comptons sur votre présence effective.
    Liberté pour tous les détenus politiques.manifesta

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     Par Mohammed Boudad.
    ل

    Le Maroc tue ses enfants doucement mais surement. Libérez les jeunes du M20 ! Merci à Dire Li Bghiti pour la traduction.

    ''Aujourd'hui (lundi 05 mai) j'ai visité mon fils Ayoub Boudad, détenu au Centre de Réforme de l'inqualifiable Prison Oukacha. Mon fils a été enlevé, alors qu'il participait à la marche du 06 avril organisée par des centrales syndicales.
    Je tiens à informer l'opinion publique nationale de ce qui suit :
    -L'état de santé de mon fils ce cesse de se détériorer à la suite de la grève de la faim que les prisonniers politiques ont décidé d'observer (pour demander leur libération immédiate et pour l'amélioration des conditions d'incarcération);
    -Il souffre également d'affection généralisée de la peau;
    -Les communications téléphoniques avec sa famille lui sont interdites;
    -La seule visite hebdomadaire se passe sous une surveillance rapprochée.

    Aussi avons-nous décidés -nous la famille de Ayoub Boudad- d'observer un Sit-In quotidien devant le siège de la CDT à Derb Omar, à partir du mercredi 07 mai 2014, en signe de protestation contre ce procès injuste et pour demander la libération immédiate des détenus de la Marche du 06 avril. Si rien n'était fait, notre action pourrait s'intensifier et toutes les possibilités seraient envisagées y compris une grève de la faim.
    Nous avons écrit à toutes les organisations politiques, syndicales et aux organisations de droits humains pour les tenir au courant, afin qu'elles prennent leur responsabilité devant la détérioration de l'état de santé des prisonniers politiques en grève de la faim, et qu'elles interviennent pour lever l'injustice qui pèse sur les détenus d'opinion.
    Liberté pour tous les prisonniers politiques !''
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    الوقفة التضامنية التي نظمتها الجمعية المغربية لحقوق الانسان أمام سجن عكاشة بمشاركة حركة عشرين فبراير للمطالبة بإطلاق سراح معتقلي مسيرة 6 أبريل وجميع المعتقلين السياسيين.
    Le stand de solidarité organisé par l'Association marocaine des droits de l'homme devant la prison d'Oukacha impliquant le mouvement du 20 février pour exiger la libération des prisonniers du  6 avril et tous les détenus politiques. (Traduit par Bing)

Milouda,un cauchemar en forme de SMS...





Pour ceux et celles qui viennent juste de prendre connaissance de l'affaire de Rita, voici la lettre de Mr Aboubakr Jamai par laquelle, il nous a alerté de son cas :
Je partage avec vous une lettre, un cri. Celui que mon frère et ma belle soeur lancent vers un être qui leur est cher, qui nous est cher. Rita. Rita a élevé leurs enfants, mes neveux, pendant 4 années. Puis elle est partie chercher pitance ailleurs. Mardi dernier, le sordide l'a rattrapée. Nous a rattrapés. Je vous en conjure. Lisez.

Par Mohammed & Imane JAMAI

Chère Milouda,

Ce soir, je ne vais pas m’adresser à toi par le surnom par lequel ton père a choisi de t’appeler depuis ta naissance, Rita, mais par ton nom de l’État civil Milouda. Je m’adresserai ainsi à la petite fille qui a grandi dans la campagne de Fès, pauvre mais libre et digne.
Le vendredi 25 avril, tu es revenue à la maison pour garder nos enfants l’espace d’une nuit. Radieuse et heureuse, tu nous as parlé de tes projets de mariage. Nos enfants étaient alors surexcités à l’idée de retrouver leur « copine ».
Et puis le cauchemar. Un cauchemar en forme de SMS reçu le mardi 29 avril à 1h du matin: «crois moi, je n’ai rien fait, stp je n’ai que toi nhat 3lih Rassi sinon mostakbali kolo mcha. Ana flabriguade dial Dar Bouazza. 3takni Afak ». Un quart d’heure plus tard, in situ, on te découvre effrayée, incapable d’articuler, dans un état de terreur absolue. On nous explique que ta maîtresse de maison a porté plainte contre toi pour vol. On omet de nous décrire le traitement qui t’a été réservé dans la soirée à ton arrivée au poste de gendarmerie. Nous pensions alors que ta forte personnalité avait alimenté une banale guéguerre entre une employée et la maitresse de maison.
Nous t’avions toujours reproché ton pessimisme, ta certitude qu’au Maroc rien n’était possible. Nous t’avions poussé à acquérir un appartement, à organiser ta vie, à commencer à la construire et nous étions tellement fiers d’observer, à ton départ, la transformation de la petite Milouda timide en une femme sure d’elle, déterminée à réussir.
As-tu pensé à nos remontrances lorsque les coups d’un gendarme psychopathe s’abattait sur toi ? Tu nous raconteras plus tard que ce gendarme, ami de ton employeuse, t’a conduite à la brigade de gendarmerie et t’a sauvagement battue. A la cruauté physique, il ajoutait le vice des mots. Après les gifles qui te faisaient perdre connaissance, il te répétait « Je vais te défoncer avant de t’envoyer à ton futur mari ».
Faire mal physiquement ne lui suffisait pas, il lui fallait casser tes rêves, te broyer, restaurer à coup de baffes l'idée qu’au Maroc une nounou est d’abord une esclave, un être de classe inférieure dont on pouvait disposer à sa guise. Le lâche. Sache, Milouda, que s’il n’a pas réussi à te souiller, il a réussi à souiller ceux qui font honneur à leur uniforme. Tu nous expliques aussi qu’il l’a fait à l’abri des caméras, mais sache qu’il ne l’a pas fait à l’abri de Dieu.
Nous n’avons ni la puissance financière de ta maitresse la notaire, ni l’autorité du tortionnaire qui t’a passée à tabac, mais il nous reste notre voix pour porter tes souffrances devant l’opinion publique. Nous continuons de penser qu’il y a dans ce pays des responsables publics qui en prenant connaissance de ton calvaire, auront ce réflexe qui caractérise les femmes et les hommes d’honneur et de cœur. Ce réflexe d’imaginer l’espace d’une seconde que c’est leur fille ou leur sœur qui a subi cette nuit en enfer.
Milouda, ta douleur est nôtre parce que tu nous es précieuse. Parce que pour nous et nos enfants, tu n’es pas une nounou ou une servante, et certainement pas un être inférieur. Tu es des nôtres. Ce que tu as fait pour nos enfants, nous ne l’oublierons jamais. La joie que tu as apportée à notre maison, nous ne l’oublierons jamais.
Ce soir, tu te bats pour préserver ta dignité, tes tortionnaires ont déjà perdu la leur. Après le passage à tabac, tu nous as révélé que tu avais repoussé une tentative de viol. L’horreur. Ils ont voulu te salir jusqu’au bout. Pourtant, les coups et les insultes n’y ont rien fait. Tu as eu le courage de refuser de signer un procès verbal où ils te faisaient avouer un crime que tu n’avais pas commis. Nous t’avions toujours reproché d’être têtue. Ce soir nous sommes fiers de ton entêtement.
 Laisse-nous t’expliquer pourquoi ils t’ont fait vivre ce calvaire. Parce qu’ils ont l’argent et le pouvoir dans un pays où l’impunité n’est pas encore éradiquée. Parce que tu es orpheline de père et sans fortune. Parce qu’ils considèrent que tu es « mal née », et que pour une « mal née », l’ambition est assimilée à l’arrogance et, lâcheté suprême, parce que tu es inaudible. Enfin, parce qu’ils ne craignent pas une justice dont ils pensent ne fera pas grand cas d’une « mal née ». Aujourd’hui, tu es en détention provisoire, nous avons mandaté un avocat pour ta défense, présenté une lettre de bonne conduite détaillant les quatre merveilleuses années passées avec notre famille, nous avions proposé de payer une caution pour ta liberté provisoire pour te permettre de préparer sereinement ton procès. La justice a décidé que tu devais rester incarcérée.
Aujourd’hui était pour nous une journée tout aussi difficile : à nos enfants, tes « copains », qui ne comprenaient pas pourquoi on te préparait les affaires pour ta première nuit de prison, nous n’avions pas pu leur expliquer ce qu’était « l’injustice ».
Sois forte.
Mohammed & Imane JAMAI
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Voici la page créée pour soutenir Milouda. Dorénavant, les informations concernant son cas seront publiées sur cette page. 
 Il est très IMPORTANT qu'elle recueille le plus de "j'aime" possible. Par vos commentaires et en partageant en très grand nombre les posts concernant Milouda, vous avez donné à cette affaire la dimension qu'elle mérite et qu'elle n'aurait pas eu sans vous. 
Milouda est toujours en prison et a toujours besoin de votre appui. Vous pouvez continuer à exprimer votre soutien en visitant la page "Tous avec "Milouda"". Encore mille merci

Un militant du M20F violé à Casablanca

Oussama Housne, militant du Mouvement du 20 février (M20F) de Casablanca raconte dans cette vidéo sans se cacher comment il s’est fait enlever puis violer par trois individus.
Les trois hommes l’ont conduit dans une villa où ils l’ont violé et ont pratiqué sur lui des sévices.
Selon la victime, il s’agit de pratiques récurrentes qui visent les jeunes, garçons et filles du M20F.
Dans cette vidéo, Oussama soupçonne que ces personnes appartiennent à une organisation bien précise.
Au Maroc de Mohamed VI, comme dans celui du défunt tyran Hassan II, toutes les affaires criminelles se résolvent quand le pouvoir le veut. Aucune affaire politique n’a jamais été résolue au Maroc.
Et dire que certains essayent de démentir le champion du monde de boxe thaïe, Zakaria Moumni, quand celui-ci jure qu’il a été torturé par des agents de la DST, la police politique marocaine, sous la supervision d'Abdellatif Hammouchi. Ce dernier est d’ailleurs sous le coup de trois plaintes pénales en France pour « torture ».
La DST travaille travaille directement sous les ordres du roi Mohamed VI. Et généralement les voyous qui ne travaillent pas avec la DST ne possèdent pas de villa.

Mohamed est là sans preuve juridique ! C'est du kafka !


Mohamed est là sans preuve juridique ! C'est du kafka !

Mohamed Taleb, né au bidonville Chanti Jedid (Mohammedia). Orphelin (de père et de mère) à 9 ans. Son père avait légalement une baraque. Il avait versé 2 500dh. L'orphelin fut accueilli par sa tante qui habitait aussi le bidonville. Il fut accepté dans un maison de "bienfaisance" pour la nourriture...Les autorités avaient détruit publiquement la baraque en déclarant que l'orphelin aura sa baraque à sa majorité. Aujourd'hui Mohamed a 23 ans . Il vit sans papiers, sans résidence, sans baraque... Il est "illégal". Il est souvent, très souvent, embarqué par la police. On le relâche car il est connu à Mohammedia. Il ne boit pas, il ne fume pas, il ne se drogue pas.. Il n'est pas animé par des idées fanatiques. Il est exemplaire. Mais il ne bénéficie d'aucuns droit de citoyenneté. C'est scandaleux ! Ceux de France24 étaient là. Ils ont fait un reportage sur les bidonvilles de Mohammedia. Ils ont enregistré des entretiens avec Abdellah Mousseda, Ali Fkir...et surtout avec l'orphelin Mohamed Taleb. Sur pression du ministère de l'intérieur marocain, France24 n'a jamais diffusé le reportage. C'est scandaleux !
Le jeudi 8 mai 2014, les camarades Aziza Lamgani ( présidente de l'AMDH, section de Mohammedia) et Lakbir Moulazim (membre du bureau local de la section, et représentant des habitants des bidonvillois) ont été au siège de la préfecture. Ils y retourneront le
mercredi 14 mai 2014. Notons que la majorités des bidonvillois de Chanti Jdid a bénéficié de lots de terrains et ce, suite aux luttes qu'ils ont menées pendants des années avec l'appui de l'AMDH.
Mohamed Taleb a droit à ses papiers d'identité et à un logement décent.
Il a le carnet d'état civil de son père de même que des papiers certifiants la résidence de sa famille dans le douar.
La solidarité avec les victimes de l'arbitraire nous interpelle.
Ali Fkir, le 10 mai 2014
//www.youtube.com/watch?v=GL18rbA3xgA






Droits de l'Homme: une Marocaine intègre un groupe de l'ONU



h24info.ma,8/5/2014
Houria Esslami est née en 1968 à Oujda
Houria Esslami est née en 1968 à Oujda. © DR

Le Conseil des droits de l'Homme (CDH) a approuvé ce jeudi la nomination de Houria Esslami, experte et militante marocaine des droits humains, en tant que membre du Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI).
Houria Esslami va intégrer le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI). La dernière réunion du Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU était consacrée à l'approbation de la liste des nouveaux titulaires de mandats pour les procédures spéciales.

La liste a été soumise aux 47 membres du CDH par son président, l'ambassadeur du Gabon auprès de l'ONU, Baudelaire Ndong Ella, à l'issue d'une série de consultations prenant en considération le profil des candidats, la représentation géographique et la parité hommes-femmes.
Créé en février 1980, le groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, dont Houria Esslami fait désormais partie, a pour mission d'aider les familles des personnes disparues à découvrir ce qui est arrivé aux victimes et l'endroit où elles se trouvent.

À cet effet, le GTDFI reçoit et examine des communications faisant état de disparitions émanant des familles des personnes disparues ou d'organisations de défense des droits de l'Homme. Le groupe transmet les cas individuels aux gouvernements concernés pour enquête.

15 ans d’expérience dans les droits humains

Née à Oujda en 1968, Houria Esslami possède 15 ans d'expérience dans le domaine de la défense des droits humains, avec une expertise en matière de disparitions forcées. Elle a exercé pendant deux ans la fonction de directrice exécutive de la Fondation Driss Benzekri pour les droits humains et la démocratie.

Par ailleurs, elle est membre fondatrice de la Fédération euro-méditerranéenne contre la disparition forcée et de la Coalition internationale contre les disparitions forcées. La native d’Oujda a été nommée membre du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) en octobre 2011. Elle a assuré la coordination du groupe de travail chargé des relations internationales, des partenariats et de la coopération au sein de cette institution.

Houria Esslami participe régulièrement en cette qualité aux sessions du CDH de l'ONU et représente le CNDH aux différents réseaux des institutions nationales des droits de l'Homme (INDH) et autres mécanismes régionaux et internationaux des droits humains, dont le Comité international de coordination des INDH et le réseau africain regroupant ces institutions.

Les Marocaines victimes des ratés du microcrédit

par Sylvie Braibant, TV5, 08.05.2014
Une Caravane internationale en solidarité avec les victimes des microcrédits a sillonné le Sud du Maroc pour apporter son soutien à celles et ceux, mais surtout celles, qui croyant aux mirages de ce système vanté depuis les années 2000, se sont retrouvés encore plus pauvres. Reportage de notre correspondante au Maroc, Anna Ravix

Le microcrédit, nouvelle plaie en Afrique ?

Des Camerounaises, des Sénégalaises se sont mêlées aux Marocaines pour faire entendre leur voix, et leur colère, contre les organismes financiers qui abusent de leur situation de détresse sans les informer.

 Reportage d'Anna Ravix, JTA 7 mai 2014

La directrice générale du Fonds Monétaire International Christine Lagarde en visite au Maroc du 7 au 10 mai 2014 aura-t-elle entendu l'écho des manifestant-e-s, très en colère contre les revers du micro crédit, ce système sensé apporter prospérité et émancipation aux femmes, qui en sont les principales bénéficiaires ? C'est que juste avant sa venue, à la fin du mois d'avril, la Caravane internationale en solidarité avec les victimes des microcrédits avait sillonné le pays pour dénoncer un modèle socio-économique qui s'avère catastrophique pour nombre de bénéficiaires.

Depuis plus de trois ans, la région de Ouarzazate, au Sud du Maroc, est en ébullition contre ce qui est souvent présenté comme l'arme anti-pauvreté absolue, la clé de l'émancipation des femmes, la solution contre la faim, en particulier à destination des femmes.  Mais loin de leur permettre de sortir de la misère, comme on le leur avait promis, ces emprunts, aussi petits soient-ils, les ont enfermé-e-s dans une spirale d’endettement dont ils ne parviennent plus à sortir, et ont souvent aggravé leur pauvreté.

L'envers des mirages


Elle semble déjà loin l'année 2006 lorsque  Muhammad Yunus et sa Grameen Bank avaient reçu le prix Nobel de la Paix pour avoir promu ce système qui, s'il a fait ses preuves dans certaines régions oubliées du développement (avec des remboursements honorés dans la majorité des cas), a causé bien des dégâts ailleurs, en particulier lorsqu'il a servi les intérêts financiers de prêteurs y voyant une bonne aubaine. Comme Muhammad Yunus lui même visé par une enquête sur les pratiques financières au sein de la Grameen Bank : selon une émission de télévision norvégienne diffusée en décembre 2010, cet établissement financier destiné à aider les pauvres parmi les pauvres, aurait détourné entre 1996 et 1998 près de 100 millions de dollars d’aides perçues, au bénéfice d’une autre société, la Grameen Kalyan, sans lien avec le microcrédit.

Partout des voix s'élèvent contre ce qui apparaît un néo-capitalisme très juteux, les endettés devant rembourser le double de la somme prêtée, soit un taux résolument usuraire...

Des femmes en colère au passage de la Caravane internationale en solidarité avec les victimes des microcrédits - Source TelQuel

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Appel à soutiens : scolarisation des filles rurales, microcrédit de Ouarzazate






par Marie-Paule Geney (Présidente) et Marc Ollivier (trésorier),  Pour le bureau de Maroc Solidarités Citoyennes (MSC) Grenoble, 5/5/2014

APPEL  À  SOUTIENS

Cette missive s'adresse à tous les adhérents de notre association et à ses amis proches. Elle a pour objectif de faire appel à ceux qui en ont la possibilité, et qui suivent avec intérêt nos actions pour développer en France l'amitié avec le peuple marocain, pour participer financièrement à deux de ces actions qui nous ont mobilisés en 2013 et 2014.
I.- Tout d'abord, il s'agit de l'aide que nous apportons aux efforts de scolarisation des filles rurales de familles pauvres du CSSFR (Comité de Soutien à la Scolarisation des Filles Rurales), une ONG marocaine qui a pu faire fonctionner quelques dizaines de petits foyers auprès de certains collèges ruraux, permettant ainsi à une vingtaine de collégiennes dans chaque foyer de poursuivre leur scolarité après l'école primaire. Notre contribution représente chaque année depuis 2006 une dizaine de « bourses d'avenir » (soit 4.000 euros par an) ciblées sur le petit foyer de Si Allal Tazi dans le Gharb. Cette aide modeste mais régulière doit être envoyée au Maroc en juillet et cette année il nous manque l'équivalent de trois bourses, soit 1.200 euros.
C'est en priorité pour les financer que nous avons besoin de votre soutien.
II.- Par ailleurs, vous avez bien sûr été informé(e)s des actions que nous avons réalisées depuis l'année dernière (avec le CIIP, le CADTM et d'autres organisations, notamment lors d'une soirée-débat le 5 décembre 2013) pour faire connaître le mouvement social créé et développé par les femmes de Ouarzazate.  Il s'agissait de défendre les victimes des dérives du microcrédit dans cette région rurale (crédits à la consommation, taux d'intérêt usuraires, violences etc...), et de leur manifester notre solidarité. Ces actions ont porté leurs fruits puisqu'une caravane de solidarité a parcouru toute la région de Ouarzazate à Rich (entre le 24 et le 27 avril). L'émission de Daniel Mermet « Là bas si j'y suis » en a diffusé deux reportages saisissants les 28 et 29 avril derniers.
Cependant les institutions financières de microcrédit responsables de ces dérives condamnables sont soutenues par le gouvernement marocain, qui utilise tous ses moyens pour affaiblir le mouvement des femmes qui leur résistent. C'est ainsi que les deux porte parole de ce mouvement, Amina Morad et Benacer Ismaïni, ont été traînés en justice pour « diffamation », condamnés à un an de prison ferme et à de fortes amendes. Ils se sont pourvus en cassation et constitué un pool d'avocats pour les défendre, mais sont l'objet de pressions inadmissibles (huissiers etc ...). Avec ATTAC/CADTM Maroc, ils lancent un appel international pour les aider à prendre en charge toutes ces procédures. Il y a désormais urgence à leur apporter un soutien.
C'est la seconde raison de notre appel. Nous proposons à tous ceux (et celles) qui peuvent aider ce mouvement social de lutte, très soutenu par des centaines de femmes de la région de Ouarzazate (elles ont écrit au ministre pour demander à être emprisonnées avec Amina Morad …) de nous adresser une contribution pour manifester leur solidarité.
Pour participer à ces deux actions, vous pouvez envoyer vos contributions (en précisant pour quelle action au dos des documents):
- soit par virements bancaires (Association MSC, compte 30 50 52 40, Crédit Mutuel Grenoble-Rivet, 11 place Gustave Rivet, 38000 Grenoble)
- soit par chèques en faveur de MSC, envoyé à Marc Ollivier (trésorier), Les Arnauds, 38220 Saint Jean de Vaulx.
Nous ferons parvenir ces contributions au CSSFR et à ATTAC/CADTM Maroc et nous vous tiendrons informés des résultats de ces deux démarches collectives ainsi que des réactions que nous recevrons de nos ami(e)s marocains.
MSC c/o CIIP, Maison des Associations,
6bis rue Berthe de Boissieux, 38000 Grenoble – tél: 04 76 49 90 22