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vendredi 4 novembre 2016

boycott Cop 22 - conférence le 6 novembre à Marrakech.

Le Réseau démocratique décide de boycotter la COP22 et organise une conférence le 6 novembre à Marrakech.
Attac Maroc

samedi 27 juin 2015

ATTAC/CADTM/MAROC : communiqué solidarité maroc sur dette greque

                                           




Communiqué
 Secrétariat national, Rabat le 21 juin 2015

*   Tout notre soutien au peuple grec face à la tyrannie des créanciers
*   Solidarité avec le  peuple grec face contre le dictat des créanciers
*   Souveraineté populaire, libérée de l’endettement
*   Pour un mécanisme citoyen pour l’audit de la dette la publique marocaine
Après cinq ans de politique d’austérité un nouvel horizon se dessine en Grèce. Cinq ans de licenciements, de baisses des salaires et des pensions de retraite, de démantèlement des services publics et privatisation des secteurs publics. Le 25 janvier 2015, le peuple grec a élu le parti Syriza à la tête de l’Exécutif. Ce parti composé d’une coalition de mouvements et de courants de gauche opposés au programme libéral dicté par la Troïka (FMI, BCE et UE).

Ces trois institutions se sont appliquées à piller le pays pour sauver les banques privées françaises, allemandes et grecques. La Grèce est devenue ainsi un des pays les plus endettés dans le monde, avec une dette publique de 322 milliards d’euros, soit 177% de son PIB. Le poids de la dette va peser durant les quarante prochaines années, c'est-à-dire jusqu’à 2054 ! sur le dos du citoyen grec.
La Grèce a été soumise à des conditionnalités exceptionnelles et injustes par les créanciers. La Troïka veille chaque trois mois sur le suivi de ces mesures. Ce trio s’est permis de modifier les lois de ce pays,  d’imposer la réduction de 25% des salaires des travailleurs de  plus de 25 ans et de 32% pour les salariés de moins de 25 ans. La Troïka a obtenu des anciens gouvernements la baisse de 40% des pensions de retraite, faisant basculé a moitié des retraités sous le seuil de la pauvreté, le 13ème et 14ème mois dans le secteur privé et public ont été supprimés, des hôpitaux ont été fermé, la TVA a été augmenté à 23% sur la grande partie des produits, etc... 
  
Le parlement grec a créé en avril 2015 la Commission pour la vérité sur la dette publique pour réaliser un audit global de la dette grecque. Cette commission avait mission de réaliser un audit approfondi et rigoureux  sur l’endettement de la Grèce depuis les années 80 jusqu’à 2015, et particulièrement la période 2010-2015. Cette commission se compose d’experts de divers domaines ainsi que de volontaires venus de plusieurs pays. Eric Toussaint, porte-parole du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM), a assuré la présidence scientifique de cette structure. Ces missions ont été approuvées par le Parlement hellénique : « Création d’une Commission spéciale du Parlement hellénique en vue d’établir la vérité sur les causes de l’émergence et de l’accroissement démesuré de la dette publique, d’auditer la dette et de promouvoir la coopération internationale du Parlement grec avec le Parlement européen et les Parlements d’autres pays ainsi qu’avec les organisations internationales qui s’occupent de dette, ceci afin de stimuler la prise de conscience du problème par la population grecque, la communauté internationale et l’opinion publique internationale».  

mercredi 7 janvier 2015

Les mesures d’austérité prévues dans la Loi de finance 2015 font supporter la crise aux classes populaires









 

Attac Marococ                                                                  
Contre la mondialisation libérale                                                                          

Membre du réseau CADTM                                                             
 

 Communiqué du Conseil de coordination national

Le 28 décembre 2014 à Rabat s’est réuni le Conseil de coordination national (CNN) d’Attac Maroc pour faire le bilan de l’année qui s’est achevée et adoptée le programme de 2015. Les participants ont insisté sur les effets négatifs de la crise du capitalisme mondialisé sur l’économie marocaine. Les membres du CNN ont également soulevé la poursuite des plans d’austérité du gouvernement inspirés par les Institutions financières internationales (IFI). En parallèle à cela, l’État persiste dans ses violations des libertés publiques et sa criminalisation de la protestation sociale.  
Si les caisses de l’État sont vides, c’est la conséquence du monopole exercé par les multinationales et le capitalisme local sur les richesses du pays qui n’hésitent à transférer les dividendes à l’étranger. Au cœur de ce dispositif, la dette et le libre échange constituent des instruments utilisés par ces classes pour soumettre le pays et sa population. Les salariés et les classes populaires supportent les coûts de cette situation. La réduction des dépenses dans les secteurs sociaux et les services publics le confirme. Les conséquences de ces choix sont visibles : cherté de la vie, dégradation des conditions de vie, hausse du chômage et de la pauvreté.   
Les mesures de la Loi de finances 2015 (LF2015) ne devraient pas améliorer cette situation. Le gouvernement vise d’abord à améliorer « le climat des affaires » en facilitant les conditions d’investissement, renforcer l’investissement public et la compétitivité (les profits) du secteur privé et accélérer le rythme de la réalisation des différents chantiers et stratégies sectorielles. La LF2015 approfondie le démantèlement des barrières douanières pour les produits importés. Le gouvernement défend aussi la privatisation des secteurs vitaux que sont la santé, l’éducation, la distribution de l’eau et de l’électricité, le transport en commun, la gestion des déchets, le logement, etc…

La LF 2015 alloue à l’Education 46 milliards de DH (MMDH), 13 MMDH pour la Santé et 21 MMDH pour l’Intérieur. 7600 postes budgétaires ont été réservés à ce département, contre 7020 pour l’Education et seuls 2000 pour la Santé. Cette répartition montre les priorités de ce gouvernement…L’Etat a réduit l’investissement dans l’éducation et la santé, tout en ouvrant la grande porte au secteur privé. Ces deux secteurs sont soumis à la logique du marché et du gain rapide.
La LF 2015 s’attaque frontalement au pouvoir d’achat des Marocains. Le budget de la Caisse de compensation est passé de 56 MMDH en 2012 à 23 MMDH 2015. Cette réduction drastique annonce des hausses de prix et des services. D’autant plus que les mesures fiscales prévues dans ce texte font toujours peser sur les classes populaires une pression fiscale considérable, alors que les riches et les rentiers profitent des « dépenses fiscales » (exonérations) à hauteur de 35 MMDH.      
Un développement alternatif passe par : une nouvelle répartition des richesses, la réduction des profits du capitalisme étranger et local, mettre l’économie au service des besoins essentiels des classes populaires, améliorer le niveau de vie des ces populations, des hausses des salaires, augmenter les budgets des secteurs sociaux, etc…Tout cela n’est possible qu’à travers une pression populaire. Les luttes sociales dispersées doivent être fédérées.
Des citoyens protestent contre la hausse des tarifs de l’eau et de l’électricité ou pour un logement décent et des services de santé de qualité, des étudiants exigent un enseignement de qualité et gratuit et exigent la fin du quadrillage sécuritaire de leurs universités, des diplômés chômeurs luttent pour le droit au travail, les travailleurs pour de meilleurs salaires et des systèmes de protection social efficaces, les femmes victimes des microcrédits dénoncent ce système ou encore les vendeurs ambulant demandent la fin du chantage exercé par les autorités à leur encontre, etc… En tant qu’association d’éducation population, Attac Maroc veut renforcer ces résistances et mieux les outiller. Notre association continuera à soutenir ces luttes et ces victimes des politiques néolibérales sur le terrain. 
Attac Maroc continuera de revendiquer l’annulation de la dette publique illégitime et travaille à constituer à un comité d’audit de la dette en vue d’une mobilisation plus large et d’un débat public autour d’un modèle de développement alternatif.  
A cette occasion, Attac Maroc dénonce le non-renouvellement de son récépicé légal de la part des autorités. Nous dénonçons également l’offensive menée par l’Etat contre les libertés publiques et qui vise tout particulièrement les organisations de lutte à l’instar de l’Association marocaine des droits de l’homme et les mouvements de résistances ouvrières et populaires. Attac Maroc continue à œuvrer pour une meilleure coordination avec les autres organisations militantes dans notre pays pour créer un front social commun contre les violations des droits humains, sociaux, économiques, culturels et environnementales.    
Rabat, le 28 décembre 2014

 

mardi 30 septembre 2014

Attac Maroc proteste : Interdiction la caravane de solidarité avec les Subsahariens


Interdiction de la caravane de solidarité
« Halte aux crimes racistes et aux expulsions 
Respect de la dignité des migrants »
Communiqué de protestation
Nous, participants(tes) à la caravane de solidarité avec les migrants « Halte aux crimes  racistes et aux expulsions.  Respect de la dignité des migrants » protestons et manifestons notre indignation  contre l’ensemble des entraves qui ont été mises à l’organisation de cette manifestation  :mise en place de barrages et contrôles d’identité le long de l’autoroute Rabat-Tanger et blocage de la caravane à l’entrée de la ville,  présence massive des forces de l’ordre au lieu où devait se tenir le rassemblement de la caravane puis  à toutes les entrées de  la place des Nations où devait se tenir le sit-in, , interdiction de s’assoir dans les cafés environnants et interpellations de migrant(e)s, agression de journalistes et confiscation de leur caméra.
Ces mesures constituent des violations graves au droit de circulation et au droit d’expression face à des personnes souhaitant manifester pacifiquement  leur solidarité avec les migrants(tes) subsahariens résidant à Tanger encore une fois victimes de crimes racistes et vivant dans des conditions d’insécurité indignes de l’accueil que le Maroc se doit d’offrir aux personnes résidant sur son territoire.
Par ses actes, le pouvoir montre que, loin d’assumer ses responsabilités et ses engagements internationaux, il se place délibérément du côté du non droit,  des actes racistes et assassins.
Toutes ces violations des droits s’ajoutent à la longue liste d’interdictions d’activités légales et légitimes organisées par différentes associations marocaines qui confirment la politique policière envers les droits légitimes notamment de de rassemblement et d’expression.
 Malgré les intimidations et le quadrillage policier , deux sit-in se sont tenus, l’un Place des Nations en présence des migrants(tes) , de membres d’associations, de militants étrangers et de citoyens tangérois, et l’autre à l’entrée de la ville de Tanger,  à l’endroit où la caravane a été bloquée( barrage de contrôle policiers ).
 Ils ont été l’occasion d’exprimer notre indignation face à l’accueil qui nous a été réservé  par les autorités et les forces de l’ordre et de réaffirmer notre attachement aux valeurs de la solidarité, de l’entraide et du dialogue entre les personnes et entre les peuples et du respect de leurs droits, où qu’ils se trouvent sur la planète.
Nous saluons toutes les communautés migrantes qui nous ont  accompagnés, les associations solidaires qui nous ont soutenus, au Maroc et sur le plan international et partageant notre indignation devant  les violations subies par les migrants(tes) dans notre pays.
 Le 29 septembre 2014

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ATTAC MAROC
contre la mondialisation libérale
www.maroc.attac.org 
FB: Attac.Maroc
Twitter: Attacmaroc

Membre du réseau international CADTM
www.cadtm.org

Un Autre Maroc est possible


samedi 10 mai 2014

Appel à soutiens : scolarisation des filles rurales, microcrédit de Ouarzazate






par Marie-Paule Geney (Présidente) et Marc Ollivier (trésorier),  Pour le bureau de Maroc Solidarités Citoyennes (MSC) Grenoble, 5/5/2014

APPEL  À  SOUTIENS

Cette missive s'adresse à tous les adhérents de notre association et à ses amis proches. Elle a pour objectif de faire appel à ceux qui en ont la possibilité, et qui suivent avec intérêt nos actions pour développer en France l'amitié avec le peuple marocain, pour participer financièrement à deux de ces actions qui nous ont mobilisés en 2013 et 2014.
I.- Tout d'abord, il s'agit de l'aide que nous apportons aux efforts de scolarisation des filles rurales de familles pauvres du CSSFR (Comité de Soutien à la Scolarisation des Filles Rurales), une ONG marocaine qui a pu faire fonctionner quelques dizaines de petits foyers auprès de certains collèges ruraux, permettant ainsi à une vingtaine de collégiennes dans chaque foyer de poursuivre leur scolarité après l'école primaire. Notre contribution représente chaque année depuis 2006 une dizaine de « bourses d'avenir » (soit 4.000 euros par an) ciblées sur le petit foyer de Si Allal Tazi dans le Gharb. Cette aide modeste mais régulière doit être envoyée au Maroc en juillet et cette année il nous manque l'équivalent de trois bourses, soit 1.200 euros.
C'est en priorité pour les financer que nous avons besoin de votre soutien.
II.- Par ailleurs, vous avez bien sûr été informé(e)s des actions que nous avons réalisées depuis l'année dernière (avec le CIIP, le CADTM et d'autres organisations, notamment lors d'une soirée-débat le 5 décembre 2013) pour faire connaître le mouvement social créé et développé par les femmes de Ouarzazate.  Il s'agissait de défendre les victimes des dérives du microcrédit dans cette région rurale (crédits à la consommation, taux d'intérêt usuraires, violences etc...), et de leur manifester notre solidarité. Ces actions ont porté leurs fruits puisqu'une caravane de solidarité a parcouru toute la région de Ouarzazate à Rich (entre le 24 et le 27 avril). L'émission de Daniel Mermet « Là bas si j'y suis » en a diffusé deux reportages saisissants les 28 et 29 avril derniers.
Cependant les institutions financières de microcrédit responsables de ces dérives condamnables sont soutenues par le gouvernement marocain, qui utilise tous ses moyens pour affaiblir le mouvement des femmes qui leur résistent. C'est ainsi que les deux porte parole de ce mouvement, Amina Morad et Benacer Ismaïni, ont été traînés en justice pour « diffamation », condamnés à un an de prison ferme et à de fortes amendes. Ils se sont pourvus en cassation et constitué un pool d'avocats pour les défendre, mais sont l'objet de pressions inadmissibles (huissiers etc ...). Avec ATTAC/CADTM Maroc, ils lancent un appel international pour les aider à prendre en charge toutes ces procédures. Il y a désormais urgence à leur apporter un soutien.
C'est la seconde raison de notre appel. Nous proposons à tous ceux (et celles) qui peuvent aider ce mouvement social de lutte, très soutenu par des centaines de femmes de la région de Ouarzazate (elles ont écrit au ministre pour demander à être emprisonnées avec Amina Morad …) de nous adresser une contribution pour manifester leur solidarité.
Pour participer à ces deux actions, vous pouvez envoyer vos contributions (en précisant pour quelle action au dos des documents):
- soit par virements bancaires (Association MSC, compte 30 50 52 40, Crédit Mutuel Grenoble-Rivet, 11 place Gustave Rivet, 38000 Grenoble)
- soit par chèques en faveur de MSC, envoyé à Marc Ollivier (trésorier), Les Arnauds, 38220 Saint Jean de Vaulx.
Nous ferons parvenir ces contributions au CSSFR et à ATTAC/CADTM Maroc et nous vous tiendrons informés des résultats de ces deux démarches collectives ainsi que des réactions que nous recevrons de nos ami(e)s marocains.
MSC c/o CIIP, Maison des Associations,
6bis rue Berthe de Boissieux, 38000 Grenoble – tél: 04 76 49 90 22

dimanche 18 novembre 2012

Rappel : Campagne nationale et internationale pour la libération des prisonniers politiques au Maroc

Rien à négocier avec la monarchie marocaine, féodale, autoritariste et inculte, dont le chef est un prédateur qui emprisonne quiconque aspire à la liberté, à la justice, à la dignité, à la paix et à la prospérité....


Campagne internationale pour la libération des prisonniers politiques au Maroc

Introduction
Comme les autres pays de la région du Maghreb-Machrek, le Maroc a connu tout au long de l’année de 2011 l’émergence d’un mouvement de revendication politique exigeant la démocratie, la dignité et la justice sociale. Le Mouvement du 20 février (M20F), expression marocaine du «printemps des peuples» subit depuis ses débuts une répression du régime en place. Ses militants font l’objet de poursuites et de procès à la chaîne. Ils paient le prix de leurs engagements politiques en faveur du changement au Maroc. Ce document fait parti de la campagne nationale et internationale visant la libération de ces prisonniers politiques. 

Contexte politique
Officiellement, le Maroc vit sous un régime de «monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale». Dans la pratique le régime marocain est une monarchie autoritaire avec des traits répressifs qui n’ont rien à envier aux régimes arabes déchus en 2011. Avec le soutien indéfectible des pays de l’Union européenne, la France en tête et des États-Unis, qui explique sans doute en partie le silence et la déformation médiatiques sur ce qui se passe au Maroc, le vernis «démocratique» du régime dissimule des atteintes systématiques et répétées aux droits humains et une politique scandaleuse de soutien au pillage des richesses par quelques-uns au mépris de la situation économique et sociale totalement délabrée de la majorité des marocains. Cette situation dramatique pour le peuple marocain est le prolongement des pratiques en vigueur pendant le règne de Hassan II, avec quelques variantes.
Les jeunes du M20F tentent depuis le 20 février 2011 de rééquilibrer les rapports de force entre le régime et le peuple. Après plus d’une année de lutte, le rêve d’un Maroc de liberté, de dignité et de justice sociale est en train de virer au cauchemar. La répression étouffe un possible «printemps marocain». Cette vague d’arrestations et d’interdictions profite d’un certain essoufflement du M20F, qui reste cependant toujours mobilisé, après plus de 18 mois de lutte continue, et que les manifestations et les revendications de multiples secteurs sociaux continuent de s’exprimer avec force. Cette persistance des mobilisations de rue inquiète évidemment en haut lieu et cela explique en bonne partie cette nouvelle vague de répression. 

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