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samedi 10 mai 2014

Le Maroc tue ses enfants doucement mais surement. Troisième séance du procès des 11 militants duM20Fr , depuis un mois

  • Les jeunes do M20F sont en prison, ils ont été arrêtés lors d'une manifestation de travailleurs, le 6/4/2014. Ces jeunes sont en grève de la faim. Les jeunes sont la-bas, et maintenant nous sommes tous responsables. Demain une nouvelle audience « futile ».
    Depuis un mois ils sont incarcérés, un mois que le Mekhzen se moque de nous...Un mois.
    Demain une nouvelle audience, un nouveau test pour nous, un test de notre solidarité.. avec nous même, rien n'est gagné pour personne.
    Le silence est une complicité, le silence est un crime. Que ceux qui ne peuvent pas venir dénoncent cette mascarade, ce drame c'est le minimum. Ce qui se passe est une humiliation à nous tous.
    (Traduction du statut de Samira Kinani ci-dessous, ni revu ni corrigé par son auteure.)

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    Aujourd'hui se tient la troisième séance du procès des 11 militants du Mouvement du 20 février accusés "de violence contre des membres des forces de l'ordre" lors de la manifestation syndicale du 6 avril dernier à Casablanca. Neuf d'entre eux sont poursuivis en état d'arrestation, deux en état de liberté. Ils risquent de 2 à 5 ans de prison ferme. Pour les avocats, il s'agit d'un "emprisonnement répressif". 

    Rappel pour mobilisation le 6 mai :
    Procès des détenus du 6 avril: caravane de solidarité.
    Mardi, 6 mai aura lieu la 5è audience des détenus du 6 avril dont certains sont en grève de la faim en signe de protestation contre ce procès inique, d'abord par les vices de forme qui le plombent, ensuite par la dimension politique qu'il revêt. Donc soyons nombreux pour les soutenir. Pour les militant(e)s de Rabat, RDV au siège de l'AMDH à 13h point de départ et prise en charge de ceux/celles qui n'ont pas les moyens d'y aller. Certains partiront en voitures, d'autres par train. Dans tous les cas, nous devons être au tribunal d'Ain Sbai avant 15h pour retrouver les camarades de Casa et d'ailleurs. Nous comptons sur votre présence effective.
    Liberté pour tous les détenus politiques.manifesta

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     Par Mohammed Boudad.
    ل

    Le Maroc tue ses enfants doucement mais surement. Libérez les jeunes du M20 ! Merci à Dire Li Bghiti pour la traduction.

    ''Aujourd'hui (lundi 05 mai) j'ai visité mon fils Ayoub Boudad, détenu au Centre de Réforme de l'inqualifiable Prison Oukacha. Mon fils a été enlevé, alors qu'il participait à la marche du 06 avril organisée par des centrales syndicales.
    Je tiens à informer l'opinion publique nationale de ce qui suit :
    -L'état de santé de mon fils ce cesse de se détériorer à la suite de la grève de la faim que les prisonniers politiques ont décidé d'observer (pour demander leur libération immédiate et pour l'amélioration des conditions d'incarcération);
    -Il souffre également d'affection généralisée de la peau;
    -Les communications téléphoniques avec sa famille lui sont interdites;
    -La seule visite hebdomadaire se passe sous une surveillance rapprochée.

    Aussi avons-nous décidés -nous la famille de Ayoub Boudad- d'observer un Sit-In quotidien devant le siège de la CDT à Derb Omar, à partir du mercredi 07 mai 2014, en signe de protestation contre ce procès injuste et pour demander la libération immédiate des détenus de la Marche du 06 avril. Si rien n'était fait, notre action pourrait s'intensifier et toutes les possibilités seraient envisagées y compris une grève de la faim.
    Nous avons écrit à toutes les organisations politiques, syndicales et aux organisations de droits humains pour les tenir au courant, afin qu'elles prennent leur responsabilité devant la détérioration de l'état de santé des prisonniers politiques en grève de la faim, et qu'elles interviennent pour lever l'injustice qui pèse sur les détenus d'opinion.
    Liberté pour tous les prisonniers politiques !''
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    الوقفة التضامنية التي نظمتها الجمعية المغربية لحقوق الانسان أمام سجن عكاشة بمشاركة حركة عشرين فبراير للمطالبة بإطلاق سراح معتقلي مسيرة 6 أبريل وجميع المعتقلين السياسيين.
    Le stand de solidarité organisé par l'Association marocaine des droits de l'homme devant la prison d'Oukacha impliquant le mouvement du 20 février pour exiger la libération des prisonniers du  6 avril et tous les détenus politiques. (Traduit par Bing)

jeudi 27 février 2014

Des experts de l'ONU sur la détention arbitraire demandent au Maroc de revoir son code pénal




Photo: UNHCR/V. Tan

 
19 décembre 2013
 –Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a demandé jeudi au gouvernement du Maroc de mettre en conformité avec les normes internationales des droits de l'homme dans les meilleurs délais son cadre législatif pénal.
« Toujours en vigueur, la Loi antiterroriste adoptée à la suite des attentats de Casablanca de 200 est le cadre juridique pour de nombreuses violations des droits de l'homme », a relevé le Président-rapporteur du Groupe de travail, Mads Andenas, au terme d'une mission officielle de dix jours. Il a ajouté que « cette loi doit être modifiée pour rendre les inculpations plus précises, réduire la durée de garde à vue et instituer des garanties de procédure équitables ».
Un autre sujet de préoccupation pour le Groupe de travail est l'importance considérable donnée aux aveux dans les procès-verbaux d'enquêtes préliminaires. « Le Groupe de travail a été informé, lors de ses entretiens avec des détenus, que des aveux obtenus sous l'effet de la torture constituent dans la plupart des cas le fondement des condamnations », a noté El Hadji Malick Sow, un des membres du groupe de travail.
En référence à la jurisprudence du Groupe de travail, il a réitéré que « les aveux faits en l'absence d'un avocat et de toute garantie juridique ne peuvent être admissibles comme moyen de preuve dans le cadre d'une procédure pénale, surtout si ces aveux ont été obtenus pendant la garde à vue ».
Le Groupe de travail a également exprimé sa préoccupation devant l'accès limité à un avocat, le recours systématique à la détention provisoire, la détention des migrants et des demandeurs d'asile, des mineurs en conflit avec la loi et les irrégularités dans les registres de garde à vue.
En ce qui concerne la justice militaire, Roberto Garretón, du groupe de travail, s'est déclaré préoccupé « par la compétence très large accordée au tribunal militaire permanent, lequel peut juger des civils dans certaines circonstances ». À cet égard, M. Garretón a déclaré que « la compétence du tribunal militaire devrait se limiter uniquement à juger des militaires, pour des délits exclusivement militaires ».
Le Groupe s'est rendu 12 centres de détention à Rabat, Casablanca, Salé, Tanger et à Laâyoune, au Sahara occidental. 
 Lors de sa mission, ses membres se sont entretenus avec les autorités concernées des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Le Groupe a également rencontré des représentants de l'institution nationale des droits de l'homme, de la société civile et des agences des Nations Unies.
Le rapport final de la mission sera présenté au Conseil des droits de l'homme en septembre 2014.