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samedi 15 mars 2014

Soutien de la Belgique à Ali Aarrass : Malgré l’obligation du tribunal, toujours rien.



12/3/2014

La ministre parle de futures "communications" entre le consul et le concerné. Sa "situation est satisfaisante", le ministre le sait via son homologue marocain. Lui a-t-il aussi confirmé les faits de torture établis par l’ONU ? Cessons de jouer, il s’agit de la vie d’un homme.
04 Question de Mme Zoé Genot au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes sur "l’étendue de la protection consulaire de l’État belge aux citoyens belges détenus à l’étranger" (n° 22164)

04.01 Zoé Genot (Ecolo-Groen) : Monsieur le président, monsieur le ministre, le cas de M. Ali Aarrass, ressortissant belge torturé, condamné iniquement et détenu au Maroc a déjà été évoqué à plusieurs reprises. Permettez-moi d’y revenir une nouvelle fois.
Au cours de la séance de la commission des Relations extérieures du 29 janvier 2014, vous avez indiqué que rien ne vous empêchait d’intervenir dans un cadre humanitaire.
Pourriez-vous indiquer quelle différence vous faites entre protection consulaire et protection humanitaire ? Pourriez-vous expliquer pour quelle raison vous n’intervenez pas en termes humanitaires en faveur de M. Aarrass ? Dans un tel cas, vous paraît-il approprié, raisonnable ou judicieux de vous fier totalement à ce que vous a indiqué votre homologue marocain, alors même qu’il s’agit d’un membre du gouvernement qui a fait torturer Ali Aarrass ? Ses propos vous paraissent-ils crédibles ? Justifient-ils la fin de votre intervention ?
Au cours de cette même séance, vous avez réaffirmé refuser d’assurer la protection consulaire à M. Aarrass, justifiant votre position par la Convention de La Haye. Le tribunal de première instance siégeant en référé vient de rendre une ordonnance exposant : "La protection consulaire vise principalement la protection des droits individuels à l’étranger. Elle doit être entendue comme un mécanisme visant à ce que les droits reconnus à un individu puissent être effectivement garantis (…). La protection consulaire est donc de nature à contribuer au respect des droits fondamentaux, comme celui garanti à l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’homme (...). Un agent consulaire a le droit de communiquer avec son ressortissant mais ce droit peut se transformer en obligation (…). L’article 4 de la Convention de La Haye (…) ne règle pas les droits des parties au litige puisque le Maroc n’a pas ratifié ladite Convention (…). Prima facie, il n’existe aucune règle de droit international qui contraint l’État belge à ne pas intervenir dans le cas d’un binational (...)."
Le tribunal vous a enjoint d’accorder l’assistance consulaire à M. Aarrass. Quelles sont les instructions que vous avez adressées à notre poste diplomatique et consulaire à Rabat pour mettre à exécution la décision judiciaire du 3 février 2014 ? Selon quelles modalités concrètes l’assistance consulaire belge sera-t-elle apportée à notre compatriote ? Dans quel délai ? Avec quelle fréquence ? Pendant combien de temps, etc. ? Quelles sont les facilités que vous avez obtenues des autorités marocaines pour donner à cette assistance consulaire sa pleine efficacité ?

04.02 Didier Reynders, ministre : Monsieur le président, madame Genot, l’assistance consulaire est plus étendue que l’assistance humanitaire. Elle pourrait comporter entre autres des visites au détenu, l’aide dans le choix d’un avocat, des contacts avec la famille du détenu. L’assistance humanitaire peut également s’exercer pour une personne qui n’a pas la nationalité belge, par exemple en cas de non-respect des droits de l’homme, ce que nous faisons dans un certain nombre de cas à travers le monde.
Dans ce cadre, je suis intervenu pour M. Ali Aarrass en août 2013 après sa grève de la faim. À la suite de cette intervention, il a été confirmé que la situation de M. Aarass était satisfaisante. Je parle des conditions de détention.
Les propos de mon homologue marocain me paraissent crédibles étant donné qu’ils ont été confirmés par le Conseil national des Droits de l’homme marocain, organisme indépendant, qui a en outre envoyé des représentants rendre visite à M. Aarrass. Des suites ont donc été données à cette intervention humanitaire.
Pour ce qui est de l’ordonnance du tribunal de première instance de Bruxelles, outre le fait que nous avons interjeté appel car nous ne partageons pas du tout l’analyse sur deux points de droit, cette ordonnance stipule que M. Ali Aarrass doit pouvoir, s’il en fait la demande, communiquer avec le consul belge sur place. Instruction a été donnée à notre ambassade à Rabat de mettre M. Aarrass en mesure de communiquer avec l’ambassade. En fonction de ses doléances, il sera examiné avec quelle fréquence cette communication devra avoir lieu.
04.03 Zoé Genot (Ecolo-Groen) : Monsieur le ministre, je suis étonnée par la fin de votre réponse.
Je savais que vous aviez fait appel. J’ai lu le jugement du tribunal de première instance. Pour moi, il était clair que M. Aarrass devait recevoir une assistance. Dire qu’on va s’arranger pour mettre en place une communication me paraît peu respectueux de l’ordonnance. Je suis étonnée que rien n’ait encore été fait. Cela signifie qu’outre le fait de devoir aller en justice, il faut prévoir des mesures exécutoires pour forcer l’État belge à exécuter les jugements des tribunaux belges, que ce soit l’esprit ou la lettre de ces décisions !
[Chambre des représentants – Commission des Relations extérieures - Réunion du 11 mars 2014 – Extrait du compte rendu intégral (CRIV 53 – COM 0945)]
Lire aussi ma dernière question au ministre Reynders sur la protection diplomatique d’un citoyen belgo-marocain.

Le Maroc proteste contre la convocation de Hammouchi par la justice française et demeure silencieux lorsqu’il s’agit de Hosni Benslimane Le Maroc proteste contre la convocation de Hammouchi par la justice française et demeure silencieux lorsqu’il s’agit de Hosni Benslimane


 Le Maroc  proteste contre la convocation de Hammouchi par la justice française et demeure silencieux lorsqu’il s’agit de Hosni Benslimane  
Le directeur de la DST Abdellatif Hammouchi et le général Housni Benslimane



Suite à la convocation par la justice française du directeur des renseignements marocain Abdellatif Hammouchi, dans le cadre des enquêtes sur des cas de torture présumée, l’Etat marocain a suspendu unilatéralement l’exécution des accords judiciaires avec la France. Cette décision soudaine a soulevé chez les diplomates à Rabat et chez l’opinion publique marocaine une question fondamentale : Pourquoi Rabat n’a pas réagi avec le même zèle dans des dossiers similaires, notamment suite au mandat d’arrêt contre le commandant de la gendarmerie royale, le général Housni Benslimane ?

La presse marocaine a fait état de la décision des autorités marocaines  de mandater  des avocats pour défendre Hammouchi, directeur de la DST, et engager un dialogue avec le gouvernement français pour dépasser cette crise. Cette décision montre que le Pouvoir marocain prend très au sérieux cette affaire qui l’inquiète au plus haut point. A ce jour, il y a trois plaintes déposées contre Hammouchi sur fond de torture présumée. La première est celle de Naâma Asfari, condamné pour participation aux événements violents de Gdim Izik en 2010 ayant conduit à la mort d’éléments de police. La seconde émane du boxeur international  Zakaria Moumni  et la troisième d’Adil Mtalsi.  Zakaria Moumni a récemment adressé une lettre au président français François Hollande, sollicitant son intervention pour obtenir justice, et que la presse française a largement médiatisée, ce qui a poussé  des milieux proches du Pouvoir marocain à évoquer la sempiternelle théorie du complot. Ainsi le Maroc serait visé en raison du succès de la tournée du roi en Afrique. Les tenants de cette théorie oublient que certaines plaintes remontent à l’été dernier, bien avant la tournée royale.
 La colère du Maroc l’a poussé à vouloir protéger Hammouchi à tout prix, ce qui contraste avec sa réaction plutôt timide face à des situations similaires citant d’autres personnages.

En effet, ce n’est pas la première fois qu’une juridiction étrangère tente d’auditionner un responsable marocain, ayant un grade plus élevé que Hammouchi. La justice espagnole voulait en 1998 auditionner le roi Hassan II lui-même suite à des accusations de violations des droits de l’homme au Sahara. Ensuite, c’était autour de l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri et d’autres responsables  militaires, comme le général Abdelhaq Kadiri et le général Housni Benslimane, de se trouver dans le collimateur des juges d’instruction. 
 Benslimane a fait l’objet d’un mandat  d’arrêt  international  lancé par la justice française dans le cadre de l’affaire Benbarka. Il est également cité dans un dossier ouvert par la Cour nationale de Madrid, en compagnie du général Abdelaziz Bennani, inspecteur général des forces armées.
Par ailleurs, suite aux attentats terroristes du 11 mars  2004 à Madrid, des accusations directes ont été proférées par  des médias et des milieux politiques espagnols qui ont évoqué la participation des renseignements marocains dans ces attaques.  A l’époque, le Maroc n’avait protesté contre ces graves accusations alors qu’aujourd’hui il remue ciel et terre pour Hammouchi. Pourquoi ?
Alipfost a interrogé des personnalités en relation avec l’Etat profond marocain.  L’explication obtenue est que le cas Hammouchi est à part.  D’abord, l’Etat  veut clore ce dossier afin d’éviter l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui, ce qui en ferait le deuxième haut  responsable sécuritaire, après Benslimane, à avoir maille à partir avec la justice internationale, à un moment où le Maroc aime apparaitre comme un acteur de paix et de sécurité dans le monde.  Cela ferait désordre.
Ensuite, il y a la différence entre deux règnes. Benslimane est réputé faire partie de l’ancienne équipe, et se trouve poursuivi dans des dossiers de violations qui remontent aux années  soixante-dix et quatre-vingt, ce qui n’engage que la responsabilité politique du règne du roi Hassan II. A l’inverse, un éventuel interrogatoire de Hammouchi pourrait  mener  à des responsables politiques des organes sécuritaires, dont le ministre de l’Intérieur et le ministre délégué à l’Intérieur. En d’autres termes,  des individus comme  Fouad Ali Himma, Tayeb Cherkaoui et Mohand Laenser, pourraient être convoqués à leur tour.  Dans le cas de Zakaria Moumni, c’est le secrétaire particulier du roi Mohammed VI, Mounir Majidi,  qui pourrait être inquiété puisqu’il est cité  dans la plainte comme étant à l’origine de la torture. Une telle perspective signifie que tout l’édifice sur lequel repose le concept de « l’Instance d’Equité et de Réconciliation » va s’écrouler.
Cela fait encore plus désordre.

Vidéo : Quand Ramid dénonçait le centre de torture de la DST


Par Badr Soundouss, 11/3/2014

El Mostafa Ramid, quand il manifestait contre le centre de torture de Témara (Photo capture d'écran)El Mostafa Ramid, quand il manifestait contre le centre de torture de Témara 
 (Photo capture d’écran)


Le 15 mai 2011, c’est-à-dire il n’y a pas très longtemps, l’actuel ministre marocain de la justice et des libertés (sic), El Mostafa Ramid, qui était alors député PJD, accompagnait un groupe de victimes de la torture en direction du  centre de Témara, siège de la DST (elle s’est installée depuis à Aïn Aouda).
Ce groupe avait l’intention de dénoncer la torture systématique à laquelle sont soumis tous ceux qui pénètrent dans cet antre du malheur. Ramid savait de quoi il parlait parce que nombre de ses clients, des salafistes de la plupart, étaient passés par Témara.

Parlant au téléphone avec un média arabophone (Ecoutez-le!) http://youtu.be/lrBL9V6_DUU, Ramid dénonçait le centre de Témara et s’en prenait à ceux qui voulaient empêcher que des citoyens manifestent pacifiquement.
Aujourd’hui, Ramid (pas lui bien sûr, mais ceux qui le manipulent depuis le Palais royal), a décidé de suspendre les accords de coopération judiciaire entre le Maroc et la France après que la police française ait essayé de notifier au patron de la DST, Abdellatif El Hammouchi, l’ordre de se présenter devant un juge d’instruction chargé de l’instruction de plusieurs plaintes pour « torture » visant le patron de la police politique marocaine.
Pour l’avocat Ramid, Hammouchi, qui ne bénéficie d’aucune immunité diplomatique, a plus de droits que le reste des citoyens-sujets de « Sidna ».
Ya hasra a Si Ramid ! Gallek musulman alors que le Coran condamne l’hypocrisie (nifak).

Le boxeur marocain raconte les “abattoirs” de Sa Majesté


Par : Djamel Bouatta, 10/3/2014

Une lettre à François Hollande enflamme les relations maroco-françaises


Zakaria Moumni, ancien champion de boxe au Maroc, qui avait déposé une plainte contre le chef des barbouzes de son pays qu'il accuse de l'avoir torturé en 2010, réclame aujourd’hui une enquête approfondie, indépendante et impartiale dans une lettre au président français.
Une demande qui ne va pas arranger les relations entre Paris et Rabat en crise depuis la mi-février. Après une convocation par un juge français visant Abdellatif Hammouchi, le chef des services marocains, qui lui a été signifiée lors de son passage en région parisienne, Rabat a répliqué en convoquant l'ambassadeur de France au Maroc.
Et la polémique n’a cesse depuis d’enfler. Moumni est justement à l'origine de cet impensable coup de sang entre ces deux pays alliés depuis la décolonisation du Maroc par la France. Sa plainte a refroidi les relations franco-marocaines, et les clarifications de la France n’ont servi qu’à mettre de l’huile sur le feu. Mohammed VI a superbement rejeté les explications de l’Elysée et du Quai d’Orsay, prenant en personne la tête d’une croisade antifrançaise.
De l’incident diplomatique, le roi qui séjourne régulièrement dans ses multiples propriétés françaises, à Paris, en montagne et en bord de mer, est passé à la suspension de tous les accords de coopération judiciaire avec son partenaire d’outre-Méditerranée, menaçant de passer à plus. Mais il reste peu probable que Mohammed VI passe à la vitesse supérieure, comme toucher aux investissements économiques français ou aux somptueux palais des people et personnalités politiques français. La fâcherie est partie de l'ONG française ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), qui a ouvert le dossier torture au Maroc, mettant à nu une royauté qui avait réussi à vendre auprès de ses amis d’Occident la propagande selon laquelle le Maroc est un havre de paix dans un Maghreb en crise sécuritaire, politique et dont les dirigeants sont en manque de crédibilité. Les démarches d’ACAT illustrées par la plainte du boxeur visent directement le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, pour des faits de torture, elles ont déclenché les hostilités entre Rabat et Paris. Le boxeur affirme notamment avoir été torturé en présence de Abdellatif Hammouchi au centre de détention de Temara, dépendant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Moumni avait été arrêté en septembre 2010 à son arrivée au Maroc de France où il réside et dont il a la nationalité, pour une histoire de 1200 euros promis à deux Marocains en échange de la promesse de leur trouver du travail en Europe. Condamné à 30 mois de prison en appel, il avait été libéré en février 2012 après 17 mois de détention suite à une grâce du roi Mohammed VI.
Plusieurs ONG avaient qualifié son procès d'inéquitable, et son épouse française, Taline, a affirmé qu'il avait été condamné pour avoir dénoncé la corruption au sein de la Fédération marocaine de boxe et réclamé un poste de conseiller sportif dans l'administration, auquel il avait droit en application d'un décret royal de 1967. Pour sa défense, l’ancien champion a fait appel à un virtuose du barreau parisien, l’avocat Patrick Baudoin, également président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme. Moumni assure dans sa lettre à François Hollande que tout au long de ses quatre jours de tortures, ses geôliers n'ont cessé de lui répéter : “Ici, c'est l'abattoir de Sa Majesté et, nous, on ne dépend ni du ministère de l'Intérieur ni du ministère de la Justice, on travaille directement avec le roi. Et ça, c'est les ordres du roi.” Il explique également à Hollande avoir entrepris son action judiciaire en France en pensant à toutes les victimes de torture au Maroc qui ne peuvent saisir un juge chez eux, la justice étant au service exclusif du makhzen.

D B

Le Makhzen dans tous ses états à la veille de la réunion du Conseil de sécurité… vers la fin de l’occupation du Sahara occidental ?


Par Amis de la RASD mars 2014

Est-il utile de revenir sur la crise diplomatique entre la France et le Maroc ? Seulement pour la relier au rendez-vous d'avril à New York, où le Conseil de sécurité va à nouveau se réunir pour renouveler le mandat de la MINURSO, Mission de paix des Nations unies au Sahara occidental.
La nouvelle « tournée » de l'Ambassadeur Christopher Ross dans la région, Algérie, Maroc, Mauritanie, campements sahraouis n'a pas rencontré autant d'intérêt médiatique, tant au Maroc qu'en France. Cependant cette nouvelle démarche de l'envoyé personnel du Secrétaire général était destinée à préparer le rapport qui sera adressé en avril au Conseil, lourd de l'avenir d'une région et d'un peuple. L'Ambassadeur a été chaleureusement reçu partout sauf à Rabat, où seul le Secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères a été désigné pour le recevoir ! Son rapport à venir serait-il contraire aux intérêts marocains ?
La réaction marocaine à l'égard de la France, qualifiée «d'hystérique» par certains observateurs, n'est –elle pas liée à l'inquiétude du Maroc à la veille de la réunion du Conseil de sécurité ? Brahim Ghali, ambassadeur de la RASD à Alger, estime quant à lui dans une récente dépêche SPS que : «Rabat avec cette affaire fait chanter Paris car la position française fait peur au Maroc et il craint que la France laissera passer le prochain projet en avril».
Carlos Ruiz Miguel rappelle de son côté dans son blog que François Hollande n'était pas le candidat des Marocains, que l'Elysée a donné de strictes consignes pour refuser tous les « pots de vin » venant du Makhzen et que les récentes déclarations de JM Ayrault à Alger avaient déjà fortement mécontenté le pouvoir marocain.
La grande prudence de notre diplomatie à l'égard du pouvoir marocain, qui l'a conduit au non respect de l'indépendance de la justice en dépit de ses déclarations d'intention, n'est-elle liée qu'à ce contexte particulier ? Notre diplomatie va-t-elle enfin pratiquer la cohérence, favoriser un processus politique au Sahara occidental en donnant aux Sahraouis des territoires occupés la possibilité de s'exprimer en toute sécurité ? Le Royaume Uni par la voix de son Ambassadeur à Alger, Martyn Roper, vient, de son côté de rappeler son attachement à l'autodétermination, de même le Ministre espagnol des Affaires étrangères.
L'Afrique aussi rentre davantage dans le jeu. Mohamed VI vient de faire une série de visites en Afrique sub-saharienne pour resserrer les liens politiques, faire des affaires et recueillir quelques déclarations en faveur de la marocanité du Sahara. Mais les Etats africains respectueux du droit et des Chartes ne sont pas inactifs. Ainsi le Nigéria qui présidera en avril le Conseil de sécurité, vient de déléguer dans les campements une Ministre d'Etat chargée de remettre l'aide humanitaire que la Première Dame nigérianne, Madame Patience Jonathan, a souhaité offrir aux femmes sahraouies.
Les associations des droits de l'homme sahraouies dans les territoires occupés préparent elles aussi ce rendez-vous d'avril, avec des rassemblements réguliers et des adresses à la Communauté internationale. Avec elles souhaitons, pour avril, pour le peuple sahraoui, un premier pas vers l'autodétermination et l'indépendance en commençant par la libération de tous les prisonniers politiques !

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com


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Eucoco2010 mailing list
Eucoco2010@eucocolemans.org
http://listes.eucocolemans.org/mailman

Un militant du M20F, libéré, empêché de quitter la prison ! Escorte interdite !


Le militant Fouad Belbal, militant du MVT20FEVRIER (Tiflet), condamné arbitrairement à 4 mois de prison ferme, qui devrait retrouver aujourd'hui sa "liberté" est empêché de sortir en ce moment sous prétexte que les militant-es des droits humains sont devant la prison de Khémisset où il se trouve pour l'accompagner chez lui. Les autorités exigent qu'il RENTRE SEUL chez lui. PAS DE CORTÈGE!
En ce moment les militant-es des droits humains attendent toujours devant la porte de la prison et refusent de "déguerpir" comme l'exigent les autorités.

Abdellatif Laâbi, sur France Inter estime que le Maroc est devenue la « propriété privée » du roi


    Par Badr Soundouss
                                                                                                                                                       
    France inter
    Abdellatif Laâbi durant l’émission
    Le poète Abdellatif Laâbi, a été reçu vendredi 7 mars à Rabat, par Pascale Clark, animatrice de la radio française France Inter. C’était lors du Festival Etonnants Voyageurs qui a lieu à Rabat et Salé du 6 au 9 mars 2014. 
    Lors de cette émission,  Naturellement, la radio française et ses journalistes ont mis les formes pour expliquer ce que c’est que la tyrannie alaouite, l’accapparement du pouvoir par une petite clique qui tourne autour du roi, mais les choses ont été dites.
    Pour une radio française, c’est franchement osé. Surtout en ce moment de chantage marocain à la France après l’épisode d’Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, la police politique marocaine.

    Voilà la présentation de cette émission telle qu’elle a été présentée par le site France Inter  :
    Abdellatif Laâbi ne cesse de réclamer la démocratie dans son pays, le Maroc. Après le régime autoritaire de Hassan II durant lequel il a passé de longues années en prison, un immense espoir est né avec l’accession au trône de Mohammed VI. Mais Laâbi comme le peuple tout entier ont rapidement déchanté. Le nouveau roi et une oligarchie obéissante se sont emparés du pouvoir, réduisant les organes d’un fonctionnement démocratique (parlement, partis politiques, syndicats) à des coquilles vides. Certes, la presse paraît plus libre qu’auparavant mais c’est à sa médiocre audience qu’elle doit la relative clémence dont elle jouit. Les institutions sont faibles, les intellectuels méprisés et le roi régit son pays comme s’il s’agissait d’une , bonnespropriété privée…
    A Demain, pour ne pas provoquer une campagne médiatique contre Abdellatif Laâbi, Pascale Clark et le reste de l’équipe de France Inter (et peut-être même leur expulsion de notre cher pays), nous avons décidé de publier l’information seulement après la fin du Festival.
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    Par Aziz Enhaili
    Sur France24. le Prix de l'ONU des droits de l'homme 2013 Khadija Riyadi et deux membres du gouvernement Benkirane II échangent sur la situation au Maroc et les relations franco-marocaines, 8 mars 2014.
    http://www.youtube.com/watch?v=_dBYCKKdtughttp://www.youtube.com/watch?v=_dBYCKKdtug


    Sahara Occidental : 39 ans de "fermeture hermétique"


    Le 8 mars de l’année 1976, le journal espagnol ABC rapportait sur le tour de vis pratiquée par les autorités d’occupation du Maroc autour de la ville d’El Aaiun pour initier une féroce répression contre la population du Sahara Occidental.
    Sous le titre de « Les mesures de sécurité augmentent à El Aaiun », ABC décrit comment des barrages de la Gendarmerie marocaine autour de la ville ont été installés et empêchent toute sortie de la ville dès le coucher du soleil, pendant que, à l’intérieur de la ville, la police procédait à des contrôles d’identification à tous les conducteurs de voitures. "A partir de 19h00, El Aaiun semble être une ville déserte", affirme ABC.
    Le courrier qui arrive de l’Espagne connaît des difficultés suite au changement des noms des rues et même de la ville dont le nom est passé d’El Aaiun à Laayoune. Les autorités d’occupation ont commencé aussi à changer les plaques des voitures.
    Les mesures de sécurité seront dopées avec des murs de sable autour de chaque ville. En 1981, le Maroc entamera la construction d’un mur qui encerclera toute la partie occupée par les marocains. Ainsi, le Sahara Occidental devient "hermétiquement fermée". A l’Est et au sud, par le mur de défense. A l’Ouest, par l’Océan Atlantique et au Nord par le Maroc.

    Hammouchi : La France ne savait pas, dit-elle…

    M6 remettant un wissam à Hammouchi (Photo capture d'écran)M6 remettant un wissam à Hammouchi (Photo capture d’écran)
    Selon la dernière livraison du Canard enchaîné, « Sidna » M6 n’a pas été convaincu par l’explication que lui a fournie François Hollande lors de son coup de fil. A savoir que le président français n’était pas au courant de cette affaire
    Et toujours d’après le canard satirique, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a informé ses collègues lors du dernier Conseil des ministres que personne aux ministères des AE, de la Justice et de l’Intérieur n’était au courant à l’avance de la convocation judiciaire concernant Abdellatif Hammouchi.

    Du n’importe quoi, puisque le parquet a demandé au ministère français des affaires étrangères la condition, diplomatique ou non, du sieur Hammouchi. La réponse a tardé deux jours à venir. C’est-à-dire que le ministre Fabius a eu le temps d’être  informé et a sûrement informé Hammouchi de la situation ce qui lui a permis de mettre les voiles.
    Citoyen
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    Commentaire par Républicain
    En observant cette photo, on voit deux supposés hauts fonctionnaires d’un Etat, supposé moderne au XXIe siècle, tous deux habillés comme au moyen âge.
    Qu’est-ce que ça veut dire ?
    Il n’y a aucun problème à s’habiller de façon traditionnelle au Maroc, par choix ou par habitude. C’est culturel et c’est beau. Mais la question se pose lorsque ça devient une obligation. Pourquoi les fonctionnaires et ceux qui approchent Abou Nahab sont-ils absolument obligés d’être habillés en costume traditionnel ?
    C’est le caractère de la puissance dominatrice de la symbolique !
    Par ce symbole fort, qui est le costume traditionnel, le despote se place automatiquement en suzerain médiéval au dessus de ses serviteurs, qui se courbent devant lui en signe de soumission.
    Cette conduite perfidement planifiée entend traduire au peuple l’absence de Etat et l’escamotage de ses Institutions. ll n’y a de pouvoir au pays que le pouvoir féodal d’Abou Nahab, maître absolu des corps et des esprits. Le Maroc vit au 16e siècle par sa gouvernance traître, et au XXIe par l’ambition fougueuse et moderniste de son peuple.
    Et ce sont les peuples qui ont toujours gagné leur bras de fer contre leurs tyrans à travers l’Histoire.

    Maroc : le boxeur torturé dans "l’abattoir" de Mohammed VI écrit à Hollande




















    Zakaria Moumni, boxeur franco-marocain, qui a déjà porté plainte contre un haut responsable marocain qu’il accuse de l’avoir torturé en 2010, a réclamé ce samedi « une enquête approfondie, indépendante et impartiale » dans une lettre adressée à François Hollande.

    Une autre boule de glace jetée dans les relations entre Paris et Rabat ? En effet, l’ancien champion de boxe Zakaria Moumni a écrit à François Hollande pour dénoncer les tortures que lui et d’autres Marocains disent avoir subies dans une prison au Maroc. Le boxeur marocain, qui a déjà porté plainte contre un haut responsable marocain qu’il accuse de l’avoir torturé en 2010, a réclamé ce samedi « une enquête approfondie, indépendante et impartiale » dans une lettre adressée à François Hollande, indique Le Parisien.
    En réalité, le froid entre Rabat et Paris a été déclenché par une série de plaintes, dont celle du boxeur, visant le patron du contre-espionnage marocain Abdellatif Hammouchi pour des faits de torture, relève le site. Zakaria Moumni affirme notamment avoir « aperçu Abdellatif Hammouchi lors d’une des séances » de sévices qu’il dit avoir subies au centre de détention de Temara, dépendant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).
    Pour appuyer ses revendications, le boxeur assure dans sa lettre adressée à François Hollande que « tout au long de ces quatre jours de tortures, ils (ses geôliers, ndlr) n’ont cessé de me répéter : Ici, c’est l’abattoir de Sa Majesté et, nous, on ne dépend ni du ministère de l’Intérieur, ni du ministère de la Justice. Nous, on travaille directement avec le roi. Et ça, c’est les ordres du Roi ».
    Zakaria Moumni avait été arrêté en septembre 2010 à son arrivée au Maroc de France, où il réside et dont il a la nationalité. Il dit avoir signé sous la torture les aveux selon lesquels il aurait soutiré à deux Marocains 1 200 euros, en échange de la promesse de leur trouver du travail en Europe. Condamné à 30 mois de prison en appel, il avait été libéré en février 2012 après 17 mois de détention, suite à une grâce du Roi Mohammed VI.
    Le boxeur explique également à François Hollande avoir entrepris son action judiciaire « en pensant à toutes les victimes de torture au Maroc qui ne peuvent saisir un juge là-bas ».
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     Maroc: Une présumée victime de torture réclame justice à François Hollande 
    HuffPost Maghreb avec AFP
    Maroc torture Hollande

    Zakaria Moumni a porté plainte en France contre une autorité marocaine, l'accusant de l'avoir torturé en 2010, réclamant "une enquête approfondie, indépendante et impartiale" dans une missive à François Hollande dont l'AFP a obtenu une copie aujourd'hui.
    Cette procédure et deux autres plaintes précédentes pour complicité de torture sont à l'origine d'une rarissime querelle diplomatique entre les deux alliés.
    Le Maroc avait notamment exprimé sa vive colère après que des forces françaises s'étaient rendues à la résidence de son ambassadeur pour notifier à Abdellatif Hammouchi --en visite à Paris-- une convocation juridique.
    Dans sa longue lettre à François Hollande, Zakaria Moumni, qui a une longue et glorieuse expérience en boxe thaïlandaise et dispose de la nationalité française, décrit les maltraitances dont il dit avoir été victime après son arrestation le 27 septembre 2010 à Rabat.
    Les personnalités royales marocaines lui auraient "fait payer chèrement d'avoir exprimé publiquement" ses revendications à l'égard de la plus haute autorité du pays, explique-t-il, ajoutant qu'il réclamait en vain une position au ministère de la Jeunesse et des Sports.
    Condamné à presque trois années en prison au terme d'une procédure qualifiée d'"inéquitable" par Human Rights Watch, il affirme avoir signé sous la torture des confessions selon lesquelles il aurait soutiré 1.200 euros à deux personnes marocaines, contre la promesse de leur trouver une embauche en Europe.
    Grâcié en février 2012, Zakaria Moumni, qui vit en France, explique à François Hollande que des personnalités marocaines lui "ont fait clairement comprendre" que les personnes "responsables des tortures (. . . ) ne peuvent être traduites en justice".
    Il écrit espérer "une enquête approfondie, indépendante et impartiale".
    Pour apaiser la crise, François Hollande avait appelé Sa Majesté Mohammed VI. Laurent Fabius avait qualifié l'affaire de "regrettable", évoquant la convocation d'Abdellatif Hammouchi.
    Cette réaction avait été vivement critiqué par l'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), à l'origine des deux premières plaintes.
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    Imider, journée international de la femme

    اليوم العالمي للمرأة... أين نساء إميضر من دلك ؟؟


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    حركة على درب 96 إميضر
    اليوم العالمي للمرأة... أين نساء إميضر من دلك ؟؟
    خرجت المئات من النساء المنحدرة من دواوير جماعة إميضر في مسيرة احتجاجية نسائية صباح اليوم على طول الطريق الوطنية رقم 10 في اتجاه " تاوريرت نوسبضان " بقدم جبل " ألبان " المعتصم.
    ويأتي هدا الشكل الاحتجاجي السلمي في إطار نضالات ساكنة جماعة إميضر التي تؤطرها حركة على درب 96 مند غشت 2011 و تزامنا مع ايوم العالمي للمرأة ( 8 مارس).
    فمند الثامنة صباحا من هدا البوم، توافدت مناضلات إميضر نحو مكان انطلاق المسيرة النسائية من مختلف قرى الجماعة؛ وللإشارة فقط، فإن العشرات من المناضلات تقطعن حوالي 20 كيلومترا ذهابا و إيابا سيرا على الأقدام للالتحاق بالمعتصم صباحا ، ثم بمنازلهن مساء بعدما فرض المخزن حصارا أمنيا مشددا على الساكنة و منع أصحاب السيارات من نقل المحتجين، تحلقن بعد دلك في " أكراو " ثم انطلقن في مسيرة نظمنها بأنفسهن نحو قدم " ألبان ".
    مسيرة 8 مارس 2014 مختلفة تماما عن سابقتها (2013) شكلا و مضمونا، بحيث ان عدد المشاركات في مسيرة اليوم كبير مقارنة مع السنة الماضية، كما ان جل الشعارات التي رفعتها المناضلات أثناء هده المظاهرة تنديدية بممارسات "السلطات العمومية" الشنيعة ضد الساكنة المنتفضة، حيث ان المرحلة الراهنة عرفت ارتفاع وتيرة المقاربة القمعية للمخزن ضد المناضلين، آخرها الهجوم الذي تزعمه قائد قيادة "تودغى" لما قام بتخريب سيارة، تعنيف المناضلات والمناضلين ثم اعتقالهم (ثلاثة مناضلين) بشكل تعسفي...
    اليوم، اختارت المناضلات خوض الإحتجاج و استقبال "اليوم العالمي للمرأة" بزي اسود اللون للمطالبة برفع التهميش و الإقصاء ثم الصمت " الابدي " 'للمسؤولين' تجاه قضية إميضر العادلة، وعزمهن على مواصلة النضال من أجل حقوقهن رغم العنف و التهديد الذي مازلن يتعرضن له مند عقود من الزمن و طوال السنوات الثلاث من الإحتجاجات المستمرة مند 2011 .
    هكذا إذن حل 8 مارس على نساء إميضر فقط بعد أسبوع من حادث تعرضهن للتعنيف و اعتقال ثلاثة من أبنائهن على يد رجال القانون و المدافعين عن حقوق المواطنين، وهن في طريقهن نحو نزع الحقوق المشروعة، كلهن آمال، والامل وحده من يعيرهن الحياة، ولأن العنف ضدهن لن يزيدهن إلا شجاعة، والشجاعة تغدي فيهن روح المقاومة...كما جاء في اللافتات الحمراء التي رفعنها اليوم ....

    ‎مقتطف من لقاء حواري بين الجريدة الإلكترونية تيفسابريس و لجنة الإعلام و التواصل لحركة على درب 96.

سيتم نشر الحوار كاملا على الموقع "Tifssapress.com".
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سؤال : ما ردكم على الإشاعات التي تزعم انكم ترفضون كل المبادرات المقترحة لإيجاد حل للمشكلة ؟

الإجابة :
هذه إتهامات باطلة وكلام مردود يدركه كل متتبع للقضية، و هذا الكلام المغلوط تروج له شركة معادن إميضر عبر بلطجيتها و السلطات المتواطئة في محاولة يائسة منهم لشيطنة و تشويه صورة المعتصمين و إظهارهم على انهم متطرفين و تستغل في ذلك الإشاعات و الإعلام المأجور...
بالعكس تماما فقد سبق ان تجاوبنا مع كل المبادرات الجادة ، لكنها ـ كلها ـ تصطدم بتعنت مسؤولي الشركة من خلال رفضهم الجلوس الى طاولة المفاوضات لمناقشتها، ومن هنا نؤكد مرة اخرى استعدادنا الدائم في الإنخراط في اي مبادرة حقيقية مبنية على حوار جاد بين الاطراف المعنية. ومن هذا المنطلق فقد تجاوبنا مع المبادرة التي طرحها النائب البرلماني السيد أحمد صادقي حيث جمعتنا به مجموعة من اللقاءات فوق جبل ألبـــان و عبرنا له عن بعض الملاحظات المهمة و استعدادنا الإنخراط في المبادرة عبر لقاء مع مسؤولي الشركة.
يذكر ان الإتفاق المفبرك الموقع بين بعض الإنتهازيين من المجلس القروي و مسؤولي مجموعة مناجم بتاريخ 19شتنبر 2012  بمقر عمالة تنغـــير ،كان مضمونة عبارة عن اقتراحات ترقيعية مفخخة من طرف الشركة أرادت فرضها على ساكنة إميضر، لهذا فقد ثم رفض هذا البروتوكول بشكل جماعي من طرف الساكنة ( عرائض تضمنت ازيد من 2000 توقيع للبالغين من سكان الجماعة)، و منه فإن إدارة شركة معادن إميضر (مناجيم)  هي المعرقلة الفعلية لأي مبادرة حقيقية عبر رغبتها في السطو على الملف بشكل ديكتاتوري و قيامها بخطوات انفرادية و أحادية دون اشراك المعنيين بالقضية.‎Photo de Amussu :Xf ubrid n 96 (Imider).
    Imider: March of January 02, 2014


The population of Imider since ten o'clock in the morning in a massive protest march attended by thousands of people: young and old, female and male, along the national road No. 10 going in the direction of the "Boumalne" city, the participants have cut approximately 40 kilometers back and forth; , Making it the longest distance since the beginning of the protests, which regulated by the Movement on the road 96 Imider, since march began after joined of the participants of the other villages of the commune except the residents of the village "Anunezm" and "Izumgen" that they are in a organized march cut approximately 3 kilometers across the road relate between these villages and the national road 10 so as to integrate with the march coming from the other villages, moreover the number of participants in this form of protest exceeded three thousand, As the demonstrators walk more than 20 kilometers until the population reached the limits of “Tribal lands” few kilometers of distance to the, "Boumalne." City, This great march which is tightly organized, two break and three general assemblies; (one for informing: Before starting the march, two for decisions: During the march)
As usual, the authorities; threats and provocate, including threats “to intervene in the case of the march exceeded the administrative boundaries of the commune rural of Imider” on the tongue of the Commander of "Todgha" even all the provocations and threats the habitants continue in their road.
 The walk back, it lasted four hours, so that the participants did not realize their homes and sit-in until eight o'clock in the evening and safely despite the intensification of the dark and the protestors are still going on along the way, thanks to tight regulation of the process of the traffic...
This march Comes as a continuity of the forms of protest which regulated by the Movement on the road 96 since August 2011 and as a escalatory step for the current stage of the Imider’s struggle, so that the authorities is still going on in the security approach against the population; successive arbitrary arrests among the activists of the Movement on the basis on feigned complaints raised from tails party of “A’lmakhzen” and persons with personal interests against militants, Which in turn is the basis of the records of the judicial police fraudulent "Tinghir" In addition to the fact that many fabricated and forged files, in which it bought years in prison against freedom fighters of the Movement and those activists are not investigated, but to be directly in unfair judgments pronounced by the Court of Appeal and the lower court in " Ouarzazate." city ...
On the other hand, protestors expressed their condemnation of the security approach applied by the Company's mineral of Imider (SMI) in complicity with the authorities, which is still going on in politics and try to circumvent within the legal file of the population and try to impose its proposals on protesters, during the continuance of the silver mine in dealing within a refusal Convention of November 2012 which is refused by the population in Petitions of more than 2000; signing of the adults ... And in the latter, demonstrators expressed their determination to continue the peaceful struggle until achieving their  violated rights that are gone for decades .

Alebban: 03/01/2014







    Vivre après la TORTURE : Centre Primo Levi : la Course des Héros :


    Plus que 4 mois
    avant la Course des Héros :
    n'attendez plus pour rejoindre l'équipe ! 
    Chers amis,

    La Course des Héros approche, or n'oubliez pas qu'il faut collecter 250€ auprès de son entourage pour valider son inscription : ne tardez donc pas à vous lancer !

    L'année dernière, l'un de nos coureurs a collecté 1 430 € à lui tout seul. Vous aussi, vous pouvez le faire : rejoignez Sophie, Antoine, Laetitia, Brad, Eric, Catherine et les autres qui se sont déjà inscrits !

    Pas besoin d'entraînement intensif pour participer : c'est un petit parcours de 6 km entre les arbres du Parc de Saint Cloud, que vous pouvez faire à votre rythme et avec le moyen de transport de votre choix (pieds, vélo, trotinette...).

    Je vous rappelle que les dons sont tous déductibles fiscalement (un don de 20€ coûte en fait seulement 5€ à la personne qui donne). 

    Et surtout, si vous avez la moindre question, n’oubliez pas : contactez-moi, je vous accompagnerai pas à pas. 
    Joséphine Vuillard
    Responsable fonds privés- Centre Primo Levi
     jvuillard@primolevi.org / 01 43 14 88 52


    Mafia de l'immobilier : Drabka, Taourirt ...ça continue ! Pour aller où ?

     Par Ali Dabaj 

        Drabka,  album d' Abdelmalek Haouzi : ‎يوميات اعتصام تجار وحرفيي السوق المحروق بتاوريرت / اليوم04‎.

     Vidéo de la destruction du bidonville de Dabka
    http://youtu.be/CwfA0ABhHmo 
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     Photo de Abdelmalek Haouzi.‪#‎TAOURIRT‬ : Sit-in (5ème jour) des commerçants et leurs familles, qui avaient tout perdu, suite à l’incendie (criminel ?) qui a terrassé 1200 locaux le 25 aout 2009 en quelques heures. 
    Ce marché était la grande plate-forme d'échange entre l'Oriental et le reste du Maroc (Marchandises en tout genre, bétail, légumes et fruits...) dont vivait la moitié de la ville...Les autorités n'ont jamais enquêté sur l'origine de cet incendie et sa propagation foudroyante en 2-3 heures : une partie en plein air, l'autre construite en béton, ni  qui en tirera profit !
    Photo de Abdelmalek Haouzi.Ces dizaines de milliers de personnes, non seulement criblés de dettes, mais depuis 4 ans et demi, aucune solution ne leur a été proposée par les dites autorités, à part crever !
    Mon soutien inconditionnel à toutes ces familles, dans le Plus Beau Pays du Monde...