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mercredi 3 février 2010

Le coureur : histoire d’un champion venu de la dernière colonie d’Afrique, le Sahara Occidental…

Par APSO, Amis du Peuple du Sahara Occidental, 3/2/2010 
Alors qu’il approchait les derniers 200 mètres d’un 8 Km, en tête, il a sorti le drapeau sahraoui, illégal au Maroc et symbole de l’ « Intifada sahraouie », et a passé ainsi la ligne d’arrivée. C'était à Agde.
Il savait qu’il serait arrêté à son retour au Maroc et a donc immédiatement demandé l’asile politique en France où il est toujours.Depuis ce jour, Salah est devenu représentant du peuple sahraoui, non seulement dans des évènements sportifs majeurs, mais comme porte-parole et ambassadeur de la cause du peuple.
Le réalisateur Saeed Taji Farouky prépare un film sur Salaheddine Ameidan, The Runner (Le coureur), dont voici un extrait. Il cherche des financements pour mener à terme son projet (voir appel ci-dessous)
The story of a world-champion long-distance runner from Western Sahara - Africa's last colony - who left behind his family, his athletics career and his citizenship to run for a nation that doesn't exist .
26 year old Salah Ameidan is a Sahrawi who grew up in the Moroccan-controlled area of Western Sahara –officially Africa’s last colony - and was forced to join Morocco's junior athletics team at age 12. By 1999 he was the triple cross-country champion for Morocco, 2nd place in the Africa Championships and two-time Arab World Champion. In 2003, during a race in France, he took a political and professional risk from which he and his family have never recovered.
As he approached the last 200m in the lead of an 8km race, he pulled out a Sahrawi flag - illegal in Morocco and a symbol of the "Sahrawi Intifada" - and waived it across the finish line. Knowing he would be arrested on arrival in Morocco, he immediately sought political asylum in France and has been there ever since.
Since that day, Salah has come to represent the Sahrawi people not only in major sporting events around the world, but as a spokesman and ambassador for their cause. "With each victory I achieve in running," he says, "I denounce these violations on behalf of my people and I reaffirm my Saharawi identity."
But Salah has paid heavily for his activism. When still in Morocco, his family home was repeatedly raided. He was blindfolded, taken to prison, interrogated and tortured. After moving to France, three members of his family were imprisoned for non-violent resistance in Moroccan-controlled Western Sahara. Even in the relative safety of France, he has been attacked four times by people opposed to his high-profile campaigning, most recently while training with Paula Radcliffe in the Pyrenees. Having refused an offer of nationality from Spain and France, he has no citizenship.
On the 10th anniversary of the Sahara Marathon - an annual event bringing runners from all over the world to run in solidarity with the Sahrawi people – The Runner will tell Salah’s story as it reflects the current reality in the Western Sahara and will follow him as he tirelessly pursues his ultimate goal: establishing an Olympic team recognised to compete for the Sahrawi Arab Democratic Republic in London's 2012 games.
The Runner is not a film about the Western Sahara, or about the Sahara Marathon - it is a film about Salah, a man with an extraordinary talent who gave up everything he had in order to use his running as a form of protest and activism. In international competitions, he insists on being registered under Western Sahara, despite the fact that the state is not recognised by international sporting bodies. Every time the name Western Sahara is listed on the results board, he says, it acts as a reminder of Morocco's continued - and illegal - colonisation.
In keeping with Director Saeed Taji Farouky's earlier work, the film will also explore the relationship between filmmaker and subject as it raises questions about the media portrayal of a major political issue that remains largely unknown.
Tourist With A Typewriter needs your support to make this film!
Please donate now if you want to help us make The Runner. The more you support us, the more benefits you get, including you or your group's name in the end credits, special screenings and tickets to our events. More details about specific benefits coming soon...
 

L’histoire d’un champion du Monde de demi-fond venu du Sahara Occidental - la dernière colonie d’Afrique – qui a laissé derrière lui sa famille, sa carrière sportive et sa citoyenneté pour courir pour une nation qui n’existe pas.
Si vous voulez nous aider à réaliser
« the runner 
», s’il vous plait faites un don dès maintenant. Toutes les participations sont les bienvenues, et plus vous donnez, plus vous êtes associés. Détails à venir…
Salah Amaidan a 26 ans, il est Sahraoui. Il a grandi dans la zone du Sahara Occidental sous contrôle marocain – officiellement la dernière colonie d’Afrique – et a été forcé de rejoindre l’équipe nationale junior du Maroc à l’âge de 12 ans. En 1999 il était triple champion du Maroc en cross country, second du championnat d’Afrique, et deux fois champion du monde arabe. En 2003, pendant une course en France, il a pris un risque politique et professionnel dont lui et sa famille ne se sont jamais remis.

Alors qu’il approchait les derniers 200 mètres d’un 8 Km, en tête, il a sorti le drapeau Sahraoui, illégal au Maroc et symbole de l’ « Intifada Sahraouie », et a passé ainsi la ligne d’arrivée.
Il savait qu’il serait arrêté à son retour au Maroc et a donc immédiatement demandé l’asile politique en France où il est toujours.
Depuis ce jour, Salah est devenu représentant du peuple Sahraoui, non seulement dans des évènements sportifs majeurs, mais comme porte-parole et ambassadeur de la cause du peuple.
« À chacune de mes victoires, chaque course » dit-il, « je dénonce ces violations au nom de mon peuple et je réaffirme mon identité Sahraouie ».
Mais Salah paye cher son activisme. Alors qu’il était encore au Maroc, la maison de sa famille a été plusieurs fois perquisitionnée. Il a été bâillonné, emprisonné, interrogé et torturé. Après son exil en France, trois membres de sa famille ont été emprisonnés pour leur résistance pacifique, au Sahara Occidental contrôlé par le Maroc. Même s’il est en relative sécurité en France, il a été attaqué à quatre reprises par des personnes opposées à sa campagne d’envergure, et récemment alors qu’il s‘entraînait avec Paula Radcliffe dans les Pyrénées. Pour avoir refusé de prendre la nationalité espagnole ou française, il n’a pas de citoyenneté.
Lors du 10
ème anniversaire du Sahara Marathon – un évènement annuel rassemblant des coureurs du monde entier pour la solidarité avec le peuple Sahraoui, The Runner
dira l’histoire de Salah comme un reflet de la réalité actuelle au Sahara Occidental, et le suivra dans la poursuite inlassable de son but unique, créer une équipe Olympique autorisée à concourir pour la République Arabe Sahraouie démocratique aux jeux de Londres en 2012.
The Runner
n’est pas un film sur le Sahara Occidental, ou sur le Sahara Marathon, c’est un film sur Salah, un homme avec un talent extraordinaire, qui a abandonné tout ce qu’il avait pour faire de sa course un moyen de protestation et de militantisme. Dans les compétitions internationales, il insiste pour être enregistré comme athlète du Sahara Occidental, même si l’Etat n’est pas reconnu par les instances sportives internationales. Chaque fois que le Sahara Occidental est inscrit dans les tableaux de résultats, dit-il, c’est un rappel de sa colonisation illégale et continue par le Maroc.
En continuité des précédents travaux du Directeur Saeed Taji Farouky, le film explorera aussi les relations du réalisateur à son sujet, car il soulève la question de la représentation médiatique d’une question politique majeure, largement méconnue.
Tourist With A Typewriter a besoin de votre soutien pour réaliser le film ! s’il vous plait donnez maintenant si vous voulez nous aider à créer
The Runner,
plus vous nous aidez, plus vous en serez associés, notamment par la citation de votre nom ou de votre association au générique de fin, l’invitation à des projections spéciales, et nos événements. D’autres détails à venir bientôt…


 




Communiqué des salariés du Journal hebdomadaire

Par les salariés du Journal Hebdomadaire,Casablanca, 3/2/2010
Nous, salariés de la société Trimedia, société éditrice du Journal hebdomadaire,
tenons à préciser quelques points concernant la décision de justice prise à l’encontre de Trimedia, dont la conséquence a été la perte de nos emplois.Nous protestons contre la mise sous scellés de nos locaux, alors que la mise en liquidation de Trimedia vient seulement d’être prononcée.
Nous protestons contre la brutalité de cette décision, qui s’est faite sans aucune explication.
Nous considérons que cette mise sous scellés nous prive abusivement de nos emplois et constitue une interdiction de fait du Journal hebdomadaire.
En effet, nous ne sommes pas dupes de cette condamnation qui, sous couvert de défendre les intérêts des salariés et d’assurer leur protection sociale en faisant appliquer la loi, nous jette dans la précarité.
Curieuse façon en effet de défendre les droits des salariés que de les priver du jour au lendemain de leur outil de travail et donc de leurs emplois.
Nous ne sommes pas dupes, car nous ne doutons pas de la bonne volonté de nos employeurs. Nous sommes convaincus que, s’ils n’ont pas payé les cotisations dues à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et au fisc, c’est parce qu’ils n’étaient pas en mesure de le faire, et non parce qu’ils ne souhaitaient pas le faire.
Nous n’entendons pas être présentés comme des victimes que cette décision de justice viendrait délivrer.
Dans ce pays, où 40% de l’économie est totalement informelle, des centaines de milliers de personnes travaillent dans des conditions difficiles, sans aucune protection sociale et sans aucun droit. Ils sont livrés à la plus grande précarité.
Ce sont eux, dont les conditions de travail sont sans aucune commune mesure avec les nôtres, qui devraient intéresser la justice, et, avant la justice, l’Etat.
Nous ne nous étonnons pas de la condamnation qui frappe, à travers Trimedia, l’ensemble du personnel du Journal hebdomadaire.
Car nous sommes convaincus que cette condamnation est la conséquence directe d’une ligne éditoriale, que nous soutenons unanimement.D’une ligne éditoriale pour laquelle Le Journal hebdomadaire a lourdement payé, à force de pressions quotidiennes, de boycott publicitaire et de condamnations faramineuses.La liquidation du Journal hebdomadaire ne signifie pas la fin de cette ligne, que nous nous efforcerons de faire renaître.

Pétition au Président Obama عريضة إلى الرئيس أوباما

NOUS, SIGNATAIRES de cette pétition, vous demandons de vous prononcer contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal et de tous les hommes, femmes et enfants condamnés à mort dans le monde. Cette ultime forme de châtiment est inacceptable dans une société civilisée et représente une insulte à la dignité humaine. (Assemblée générale des Nations Unies, Moratoire sur la peine de mort, résolution 62/149 du 18 décembre 2007, réaffirmée par la résolution 63/168 du 18 décembre 2008.)

Monsieur Abu-Jamal, journaliste et auteur afro-américain connu dans le monde entier, est dans le couloir de la mort en Pennsylvanie depuis presque trente ans. Même si le sort de ce condamné ne relève pas directement de votre compétence juridique, nous en appelons à votre humanité pour que, usant de votre statut de leader moral sur la scène mondiale, vous impulsiez un moratoire universel sur la peine de mort aussi bien sur ce cas spécifique que sur celui de tous les condamnés à mort. M. Abu-Jamal est devenu le symbole international, la «Voix des Sans-Voix», de cette lutte contre la peine capitale et les abus des droits de l’homme. Il y a plus de 20 000 condamnés en attente d’exécution dans le monde, dont plus de 3 000 dans les couloirs de la mort aux États-Unis.

Le procès de M. Abu-Jamal, qui s’est tenu en 1982, a été entaché de racisme; il s’est déroulé à Philadelphie dans un climat de corruption policière et de discrimination raciale. Amnesty International, lauréat du Prix Nobel de la Paix «a établi que maints aspects de ce dossier mettent en évidence la violation des droits constitutionnels élémentaires de l’accusé seuls garants d’un jugement équitable selon le droit international. L’ouverture d’un nouveau procès pour Mumia Abu-Jamal serait dans l’intérêt même de la justice. Un procès qui devra être conforme aux normes internationales de justice et qui ne réimpose pas la peine de mort.» (A Life in Balance – The Case of Mumia Abu-Jamal, page 34; www. Amnesty.org/en/library/info/AMR51/001/2000.)

[Note: Cette pétition est approuvée par Mumia Abu-Jamal et son avocat principal, Robert R. Bryan, San Francisco.]

Signez la pétition
نحن الموقعون أدناه نناديك بأن ترفع صوتك ضد عقوبة الإعدام الصادرة بحق موميا أبو جمال وكل الرجال والنساء والأطفال الذين يواجهون الإعدام في جميع أنحاء العالم. إن هذا الشكل النهائي من العقاب ليس مقبولا في مجتمع متحضر كما أنه يتعارض مع كرامة الإنسان. (الجمعية العامة للأمم المتحدة ، حظر استخدام عقوبة الإعدام ، قرار رقم 149/62 ، 18 ديسمبر 2007 ، المؤكد بالقرار رقم 168/63 ، 18 ديسمبر 2008.)

إن السيد أبو جمال ، الصحفي والمؤلف الأسود المعروف ، محكوم عليه بالإعدام ومنذ ما يقرب من ثلاثة عقود في انتظار تنفيذ العقوبة في ولاية بنسلفانيا. وبالرغم من أنك لا تملك السيطرة المباشرة على مصيره حيث أن الحكم بإعدامه صادر من محاكم الولاية فإننا نطالبك كزعيم أخلاقي على المسرح العالمي بأن تنادي بالحظر العالمي لعقوبة الإعدام في حالته وفي جميع الحالات التي تتعلق بحكم الإعدام. لقد أصبح السيد أبو جمال رمزا عالميا وبمثابة "صوت من ليس لهم صوت" في مجال الكفاح ضد عقوبة الإعدام وانتهاكات حقوق الإنسان. إن هناك ما يزيد على 20,000 ممن ينتظرون تنفيذ عقوبة الإعدام ضدهم في جميع أنحاء العالم ، ومنهم مايزيد على 3.000 من المحكوم عليهم بالإعدام في الولايات المتحدة.

لقد كانت محاكمة السيد أبو جمال في 1982 مشوبة بالعنصرية ، كما أنها أجريت في مدينة فيلادلفيا التي تتميز بسجل من الفساد والتمييز العنصري في أجهزة الشرطة. وقد أعلنت منظمة العفو الدولية الحائزة على جائزة نوبل للسلام "أن العديد من جوانب هذه القضية لم تتوفر فيها المعايير الدولية التي تضمن عدالة الإجراءات القانونية. و]أن[ من مصلحة العدالة إجراء محاكمة جديدة للسيد أبو جمال ، كما أنه يتحتم الالتزام الكامل في هذه المحاكمة بالمعايير الدولية للعدالة وألا تسمح المحاكمة بإعادة فرض عقوبة الإعدام عليه."
(A Life In the Balance – The Case of Mumia Abu-Jamal, at 34, Amnesty Int’l, 2000; www.Amnesty.org/en/library/info/AMR51/001/2000.)

مع شكرنا وتقديرنا لنظركم في هذا الالتماس.

ملحوظة : تمت حيازة موافقة موميا أبو جمال ومحاميه الرئيسي روبرت آر برايان على هذا الالتماس ، سان فرانسيسكو

Tunisie : Le sort de Taoufik Ben Brik est scellé

Par Walfadjri,3/2/2010
Jugé coupable d’agression sur une femme, le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik a été condamné samedi à six mois de prison ferme par la Cour d’appel de Tunis. Ecroué le 29 octobre, le journaliste âgé de 49 ans a été jugé pour ‘faits de violence, outrage public aux bonnes mœurs et dégradation volontaire des biens d’autrui’ suite à une plainte déposée contre lui par Rym Nasraoui, une femme d’affaires tunisienne de 28 ans.
Le verdict vient de tomber. Le journaliste tunisien, Taoufik Ben Brik, a été condamné samedi par la Cour d’appel de Tunis à six mois de prison pour violences contre une femme. L’intervention de son entourage, des organisations des droits de l’Homme et des autorités françaises n’auront pas réussi à faire plier le gouvernement tunisien au grand ‘regret’ de Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie. ‘Je suis pour la liberté de la presse, je pense qu’il faut absolument la respecter, et je m’efforce (...) de défendre cette position partout. Nous avons essayé au maximum de défendre cette liberté de la presse’, a-t-il déclaré.
D’après l’avocate militante des droits de l’Homme, Radhia Nasraoui, le journaliste tunisien devrait rester détenu à Siliana (130 km de Tunis), sauf mesure de grâce présidentielle ou pourvoi en cassation possible dans les dix jours. ‘Encore une fois, nous avons une décision d’Etat et non de justice’, a réagi son épouse Azza Zarrad, affirmant vouloir ‘porter l’affaire devant les Nations unies’.
Taoufik Ben Brik, âgé de 49 ans, n’a cessé de clamer son innocence, se disant la cible d’un ‘procès politique’ dans le cadre d’une ‘affaire fabriquée par les services spéciaux’, pour le punir de ses écrits hostiles au régime. ‘J’ai été arrêté deux heures après la parution d’une interview imaginée’, avec le président Zine El Abidine Ben Ali, au moment où il postulait à sa réélection pour un nouveau mandat en octobre dernier, avait-il expliqué, le 23 janvier, à l’issue de son premier procès dont le verdict avait été reporté au 30 du même mois.
Auteur d’écrits satiriques ciblant le chef d’Etat tunisien dans les médias français, Taoufik Ben Brik avait été arrêté le 29 octobre et condamné le 28 novembre dernier, à la suite d’une plainte déposée contre lui par Rym Nasraoui, une femme d’affaires de 28 ans qui l’accusait d’avoir embouti sa voiture et de l’avoir battue et insultée devant deux témoins. Il avait été jugé en première instance coupable de ‘faits de violence, outrage public aux bonnes mœurs et dégradation volontaire des biens d’autrui’.
Depuis l’incarcération du journaliste à la prison de Siliana, sa femme mais aussi ses frères et sœurs avaient multiplié les démarches pour le faire sortir. Ils avaient notamment entamé une grève de la faim le 6 janvier dernier pour protester contre les conditions de détention de Taoufik Ben Brik, qui souffre du syndrome de Cushing, une maladie dégénérative des défenses immunitaires.

Quand les Israéliens font la leçon aux Maghrébins

ISRAËL-SHOAH-MAROC : DES ENSEIGNANTS MAROCAINS A UN SEMINAIRE A YAD VASHEM A JERUSALEM.
Yom Hashoah Ils étaient une vingtaine d’enseignants marocains arrivés en Israël, via la Turquie, pour participer à un séminaire sur l’enseignement de la Shoah. Une grande première pour l’Institut Yad Vashem, organisateur de ce séminaire étalé sur une semaine. " Nous organisons plus de soixante séminaires de ce type chaque année, mais enseigner la Shoah à des habitants d’un pays musulman est un événement d’une grande importance pour notre école”, a souligné Mme Dorit Novak, directrice de l’Institut.
En dehors des journées d’études axées sur les mécanismes de la Shoah et la philosophie qui sous-tend, aujourd’hui, la transmission de cette mémoire de ce qui fut, le groupe a rencontré des parlementaires israéliens d’origine marocaine et fait connaissance avec Jérusalem, dont leur roi préside la Conférence islamique sur Jérusalem.
Il est à souligner que cette participation marocaine a bénéficié du soutien de Mohamed VI qui, par ailleurs, ne cache pas que, à ses yeux, l’extermination des juifs planifiée par le régime nazi représente “l’un des chapitres les plus tragiques de l’Histoire moderne.” Il avait exprimé ce sentiment, dans un discours lu en son nom dans l’enceinte de l’UNESCO, à l’occasion du lancement du Projet Aladin, à l’initiative de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Ce projet vise à rendre disponible en arabe, en persan et en turc des informations objectives sur la Shoah, les relations judéo-musulmanes et la culture juive.—


Tunisie:exposition et débat sur la Shoah
AFP , 01/02/2010 
Un colloque sur le thème "témoignage et mémoire: l'extermination des juifs d'Europe" s'est ouvert aujourd'hui à Tunis dans le cadre d'un projet de l'ONU contre le négationnisme.

Une exposition dédiée à Primo Levi et des lectures en français, italien et arabe d'extraits de "Si c'est un homme", le livre récit de cet écrivain juif italien rescapé de l'holocauste, ont inauguré le colloque de deux jours, à l'initiative de l'Institut français de coopération.

Des débats sont au programme avec la participation de M'hamed Hassine Fantar, professeur titulaire de la "Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions", de l'universitaire Annie Dayan Rosenman et du "chasseur de nazis" Serge Klarsfeld.

Mardi, "Mémoires d'enfants" le documentaire de Bô Gaultier de Kermoal sera projeté en présence du réalisateur et de professeurs ayant organisé un voyage d'élèves au camp d'Auschwitz.

Cet événement s'inscrit dans le cadre du Projet Aladin lancé en mars dernier par l'Unesco à Paris et présenté à Tunis par l'ambassadeur de France Jacques Andreani
Visant à rendre disponibles en arabe, en farsi et en turc des informations et des livres sur l'Holocauste et les relations judéo-musulmanes, ce projet est parrainé notamment par l'ancien président français Jacques Chirac, l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder et le prince Hassan de Jordanie, oncle du roi Abdallah II.

Sans commentaires

Sciences Po Paris : Malaise de la justice

Invitation
Journée d’étude exceptionnelle : 
Malaise dans la justice - Les mauvais jours finiront-ils ?
A l’occasion de la sortie et de la projection du film ciné-frontières de Thomas Lacoste, Les Mauvais jours finiront. 40 ans de justice en France, plusieurs associations d’étudiants et L’Université alternative de Sciences Po Paris vous convient, en partenariat avec La Bande Passante et la participation de l’ANAFE, d’ATTAC, de la LDH, de MEDEL et du Syndicat de la Magistrature, à une journée d’étude autour des grands débats contemporains qui agitent la Justice en cette période de crise.
Le samedi 13 février 2010
Amphithéâtre Emile Boutmy, 27 rue Saint-Guillaume, Paris VIIe
(Entrée gratuite sur inscription et casse-croûte (6€) sur réservation impérative en cliquant ici)
8h45 : Accueil du public et des intervenants
9h15 : Présentation et introduction de la journée par le sociologue Frédéric Neyrat (modérateur de la journée d’étude) en présence du cinéaste Thomas Lacoste et de Jonathan Bartoli (coorganisateur pour l’Université Alternative de Sciences Po)
9h30 : Le droit des mineurs par Marie-Pierre Hourcade et Marie-José Marand-Michon (magistrates, respectivement vice-présidentes au tribunal de grande instance de Paris et au tribunal de grande instance de Créteil)
10h15 : Les droits des étrangers par Patrick Henriot (magistrat, substitut général à la Cour d'appel de Paris)
11h : Pause café
11h15 : La justice face aux plus démunis par Aïda Chouk (magistrate, vice-présidente au tribunal d'instance de Vincennes)
12h : Le droit du travail : un rapport de forces permanent par Patrice de Charette (magistrat, président de la chambre sociale à la Cour d'appel de Toulouse)
12h45 : Pause déjeuner (casse-croûte, 6 €, sur réservation impérative en cliquant ici)
13h30 : Corruption et criminalité économique et financière par temps de crise avec Renaud Van Ruymbeke (magistrat, premier juge d'instruction au pôle financier du tribunal de Paris) et Eric Alt (magistrat, conseiller référendaire à la Cour de cassation, vice-président de MEDEL – Magistrats européens pour la démocratie et les libertés)
15h : Pause
15h15 : Projection du film ciné-frontières de Thomas Lacoste « Les mauvais jours finiront. 40 ans de justice en France aux côtés du Syndicat de la magistrature »
17h30 : Echange avec le cinéaste Thomas Lacoste
17h45 : Conférence conclusive « Les droits de l’Homme par temps de crise » par Jean-Pierre Dubois (président de la Ligue des droits de l'Homme, professeur de droit constitutionnel et d’histoire des idées politiques à l’Université Paris-Sud)
18h30 : Clôture.
Informations pratiques
Débat
Les communications seront impérativement inférieures à 30 minutes pour permettre une reprise de 10 minutes avec la salle après chaque intervention.
Site
Sciences Po Paris
Amphithéâtre Emile Boutmy
27 rue Saint-Guillaume
Paris 75007
Voir le plan
Accès
Métros : Saint-Germain-des-Prés (ligne 4) ou Rue du Bac (ligne 12)
Bus : lignes 39, 63, 68, 69, 83, 84, 86, 94 et 95
Déjeuner
Pour le déjeuner, compte tenu du programme dense et du peu de lieux de restauration dans les environs, un « casse-croûte » (sandwichs variés, boissons et café) sera assuré par la Maison Julhès pour 6 € au sein de Sciences Po. Pour des raisons inhérentes au règlement intérieur de l'Institut, il est impératif de pré-réserver votre repas à cette adresse : http://www.labandepassante.org/journee-justice-sciences-po-paris.php (le règlement se fera à votre arrivée par chèque – à l'ordre de L'Autre association – ou en espèces).
Sur place
Une table présentera les films et entretiens consacrés à la justice réalisés par Thomas Lacoste ainsi que les ouvrages de l’ensemble des invités.
Filmographie
Diffusion
Afin que cette journée soit un succès, nous vous invitons à diffuser largement ce programme auprès de vos réseaux.
Contact
journeejustice@gmail.com

mardi 2 février 2010

Solidaridad con los mineros despedidos de la SMESI


LA ORGANIZACIÓN CONFEDERACIÓN GENERAL DEL TRABAJO EN EL CAMPO DE GIBRALTAR QUIERE EXPRESAR LA SOLIDARIDAD CON LA LUCHA POR LA ESTABILIDAD DE LOS MINEROS DE SMESI, Y EXIGIR A LA OCP Y SUS EMPRESAS SUCONTRATADAS Y ETT:
·         QUE NO PERMITA NINGÚN DESPIDO DE UN MINERO DE SUS EMPRESAS.
·         QUE RESPETE AL DERECHO A LA LIBERTAD SINDICAL DE SUS TRABAJADORES.
·         QUE LOS TRABAJADORES DESPEDIDOS DE SMESI REGIE SEAN REINCORPORADOS AL GRUPO OCP CON TODOS LOS DERECHOS QUE LAS LEYES LABORALES LES RECONOCEN.”
SECRETARIA GENERAL DE CGT-CAMPO DE GIBRALTAR
ALGECIRAS A 1 DE FEBRERO DE 2010 


Leed Marruecos : 7 meses de lucha obrera de los 850 despedidos de las minas de Khouribga

Solidarité avec Le Journal Hebdomadaire

 par Ali Fkir, 1/2/2010
L'Etat marocain n'hésite pas à recourir  aux coups les plus bas pour faire taire les voix de la critique, les voix de la vérité. " Si vous n'êtes pas avec moi, c'est que vous êtes contre moi", c'est la devise de tout Etat despotique.
"Et puisque vous êtes contre moi, vous représentez donc un danger réel ou potentiel pour ma sécurité". c'est la théorie "légalisant" l'étouffement de toute voix libre.

"Pour ma stabilité, il est de mon devoir de prévenir que de guérir". " Soldats (au sens large), chargez! en avant!!!". C'est la pratique du fascisme, c'est la voie de l'arbitraire.
L'assassinat de "le jounal HEBDOMADAIRE" est un crime contre le droit des citoyen-nes à l'information, contre la liberté d'expression. C'est scandaleux!
Bravo ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie Démocratique) pour votre position. Toujours au rendez-vous! Merci camarades!

                                
Communiqué d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique):

 

الكتابة الوطنية

للنهج الديمقراطي

 

بيــــــان

 
 
نفذت السلطات قرار الحجز على كل ممتلكات "لوجورنال ومادير"، مما أدى إلى إعدام هذه الجريدة الأسبوعية. إن الكتابة الوطنية للنهج الديمقراطي المجتمعة يوم 30 يناير  2010:
 
-       تعتبر هذا القرار قرارا سياسيا، ولو أنه تغطي بمبررات قانونية. وهو قرار خطير يعبر عن إمعان الدولة في خنق الصحافة الغير الموالية لها حيث يندرج في سياق العديد من المحاكمات والأحكام القاسية والجائرة التي أدت إلى إنزال غرامات خيالية وإغلاق منابر صحفية وإعتقال صحفيين، نخص منهم بالذكر السيد إدريس شحتان مدير جريدة "المشعل"
 
-       تعتبر أن هذا القرار يؤكد موقفها الرافض للدعوة التي توصلت بها من طرف بعض الفرق البرلمانية للمشاركة في حوار وطني حول الإعلام والتي عبرت عنه في رسالة موجهة إلى الرأي العام. هكذا فعوض التراجع عن العديد من القرارات الجائرة ضد الصحافة الغير موالية للدولة لتوفير حد أدنى من شروط إنطلاق حوار وطني حقيقي حول الإعلام، تعدم السلطة "لوجورنال" يوم بداية هذا "الحوار الوطني".
 
-       تدين بشدة هذا القرار الظالم الذي يزيد من تضييق الخناق على حرية الرأي والتعبير.
 
-       تؤكد تضامنها مع "لوجورنال" وكل الصحافة المقموعة وكل ضحايا حرية الرأي والتعبير وإستعداد النهج الديمقراطي للإنخراط بقوة في أية مبادرات نضالية من أجل الدفاع عن الحريات الديمقراطية، وخاصة التصدي للقمع الموجه للصحافة الغير الموالية للدولة، مذكرة بنداءات النهج الديمقراطي المتكررة من أجل إستنهاض القوى الديمقراطية وتحملها لمسؤولياتها التاريخية في هذا الظرف العصيب الذي تمر منه بلادنا.
   عن الكتابة

Bagdad: Hiba, blogueuse en danger

Le régime de Bagdad a horreur des blogueurs qui disent ce qui se passe réellement en Irak. Quant il en attrape un, il lui fait payer très cher son audace. Une Irakienne de 33 ans, du nom de Hanan Ali Ahmed Al Mashadani, résidant en Jordanie, en fait la terrible expérience.
Ophtalmologiste, elle était en mission en Irak pour le compte de HMOK, une organisation humanitaire indienne. Le 20 janvier, elle a été arrêtée par des « forces irakiennes » dans le quartier de Sayyediya, à Bagdad. Les policiers, spécialistes en informatique, ont découvert dans son portable son nom de plume - Hiba Al-Shamaree – et la trace d’articles placés sur son blog, critiques à l’égard de Nouri al-Maliki et de son régime. Elle est accusée d’ « incitation à la violence », de « soutenir la résistance », ce qui équivaut - pour ceux qui la détiennent – à être cataloguée de « terroriste baasiste ».
Hanan al- Mashadani sera déférée devant un tribunal. En attendant, on imagine les tortures qu’elle subit pour l’obliger à parler. La presse internationale qui se mobilise dès qu’on porte atteinte à la liberté d’expression en Chine ou en Iran, n’a pas touché mot de son arrestation. Aucun gouvernement occidental, bien sûr, n’est intervenu en sa faveur.
Une pétition circule pour exiger sa libération : signez-la !
 
حملة تضامن لإطلاق سراح الكاتبة هبة الشمري المعتقلة بسبب آرائها من قبل حكومة نوري المالكي
ذهبت الزميلة ( هبة الشمري ) من مقر إقامتها في الأردن الى بغداد في مهمة إنسانية هي تأهيل مجموعة من الأطفال الصم والبكم العراقيين لصالح مؤسسة HMOK الهندية الدولية وبوصفها طبيبة عيون ، ولكن حكومة نوري المالكي التي كانت تترصدها بسبب كتاباتها الرافضة لإحتلال العراق ألقت القبض عليها بتهمة التحريض ضد حكومة الإحتلال وقد توجه لها تهمة ( الإرهاب ) بسبب كتاباتها .
نحن الموقعون في أدناه نحمّل نوري المالكي وجلال الطالباني ومجلس النواب وجميع الجهات العسكرية العاملة في العراق مسؤولية الحفاظ على حياة الزميلة ( هبة الشمري ) ، وإسمها الحقيقي الدكتورة حنان علي أحمد المشهداني ( 33 ) سنة ، ونطالب بإطلاق سراحها فورا بإسم ( الديمقراطية ) التي تدّعيها قوات الإحتلال الأجنبية والمحلية في العراق ، ومن أجل ذلك وقعنا في أدناه

Communiqué du Bureau Central de l’AMDH de la réunion du samedi 23 janvier

Par le Bureau Central de l'AMDH, Rabat, 23/1/2010

Le bureau central (B.C) de l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a tenu sa réunion régulière le samedi 23 janvier 2010. Le Bureau saisit l’occasion de la tenue de cette réunion à quelques jours de la commémoration de l'anniversaire du soulèvement de 1984 pour rappeler le non dévoilement de la vérité au sujet des violations graves commises contre les citoyennes et citoyens au cours de ces événements. Le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) qui a récemment supervisé l’enterrement des restes de 16 victimes tombées lors de cette répression n’a pas respecté les règles juridiques et les normes internationales en vigueur. D’ailleurs cet enterrement s’est effectué en l'absence des familles des victimes et sans avoir dévoilé toute la vérité sur ce qui s'est passé sachant que le nombre de victimes de la répression brutale du soulèvement dépasse les 16 personnes qui ont été déclarés depuis mai 2008.

Après la fin des délibérations autour de l’ordre du jour, le B.C a tenu à informer l’opinion publique que :
* Le dernier rapport du CCDH sur la mise en œuvre des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) n’a rien apporté de nouveau au sujet du retard pris dans l’exécution de ces recommandations. Ainsi, toute la vérité sur les disparitions forcées n’est pas encore faite (notamment le cas de Mehdi Benbarka, Manouzi, Rouissi, islami, Ouassouli, etc.), les retards sont considérables sur les réformes législatives, institutionnelles, juridiques, de la gouvernance sécuritaire, de l’établissement d’une stratégie nationale pour éviter l’impunité et des excuses officielles et publiques de l’Etat. Tout cela confirme que le dossier des exactions graves des droits de l'homme au Maroc est toujours ouvert d'autant plus qu’elles se poursuivent et que les responsables des violations passées exercent toujours leurs fonctions en toute impunité.
* S’agissant du rapport établit par l’organisation « Freedom House », l’AMDH tient à rappeler que l’évaluation de la situation de la liberté de presse au Maroc se fonde, non pas sur une comparaison avec des pays qui ne respectent pas cette liberté mais plutôt, sur les conventions internationales des droits humains signées par le Maroc. Nous appelons d’ailleurs à la libération du journaliste Driss Chahtane dont la situation se détériore rapidement et qui nécessite une opération chirurgicale dans les plus brefs délais.
* Pour ce qui est du rapport de « Human Rights Watch », l’AMDH constate qu’il correspond à ses conclusions annoncées dans la conférence de presse du 8 décembre dernier portant sur les violations des droits humains au Maroc en 2009. Toutefois, ledit rapport ne mentionne pas les conditions dans les prisons ainsi que les droits spécifiques (femmes, immigrés, enfants) et il passe outre les violations des droits économiques, sociaux et culturels.
* À l'occasion du lancement de la campagne : « Comité de coordination sur les prisons » composée de plusieurs organisations. L’AMDH lui apporte son soutien et encourage vivement toutes les forces vives du pays à l'appuyer sachant que les conditions dans les prisons marocaines sont dans un état déplorable.
* Le bureau central a également discuté du débat sur la Fatwa émise par Raïssouni concernant l'interdiction d’acheter des produits dans les magasins qui vendent de l'alcool. Il tient à rappeler la position prise en 2005 lors de la constitution d’une autorité de fatwa qui stipule que l’AMDH refuse catégoriquement le concept de Fatwa dans le sens où elle est en contradiction avec les fondements même d’un Etat de droit et estime que se sont les règles du droit positif qui doivent régir les rapports entre les citoyens et vis-à-vis de l’Etat dans une société démocratique qui se fonde en partie sur les conventions internationales des droits de l'homme. À cet égard, le BC souligne que l'achat, la consommation ou le refus de consommation de l’alcool ne rentre que dans le cadre des libertés individuelles qui doit être exercé, bien sûr, dans le plein respect des libertés et des droits des autres, ce qui nécessite d’adapter les lois qui régissent ce domaine aux pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme.
* Les rapports faits par les différentes sections de l’AMDH permettent au bureau central de suivre la situation des sinistrés des inondations et constate que les autorités répriment leurs manifestations pacifiques alors qu’ils devraient assumer leurs responsabilités pour assurer à ces populations un minimum de dignité. Le BC exige également l’arrêt des poursuites contre ces citoyens et demande que soit assuré les conditions minimales de vie des familles touchées.
* Le Bureau Central constate la détérioration de la situation des habitants de la ville de Jerada après la répression qu’ils ont subit suite à leurs protestations du mois dernier et demande par la même la libération des prisonniers et l’ouverture d’une enquête, d’une part, sur les violations graves subies par la population lors de l'intervention des forces de l’ordre et d’autre part sur la détérioration considérable de leurs conditions suite à exploitation qu’ils ont subie en tant que travailleurs des mines en dehors de toute protection et de la marginalisation systématique de la ville depuis la fermeture des mines de charbon dans la région.
* En ce qui concerne la lutte continue des travailleurs de Smesi liés à l’Office Chérifienne des Phosphates (OCP), le Bureau Central réitère sa demande aux responsables de répondre favorablement aux demandes des travailleurs tout en lançant un appel à la solidarité et à l’appui de ces travailleurs en lutte pour leurs droits légitimes.
Le Bureau Central continue de superviser les prochaines activités de l’AMDH qui se déclinent comme suit :
* Concernant les travaux préparatoires du neuvième congrès de l’association, le BC a mis en place un programme de séminaires régionaux pour discuter des documents préparatoires du Congrès. Ces séminaires auront lieu dans les huit régions les 6 et 7 février 2010.
* Préparation du lancement du projet "Amal" le lendemain dans le centre pour jeunes du Bouznika et qui consiste en une formation pour une semaine dans le domaine des droits humains pour 100 étudiants extérieurs à l’AMDH.
* Préparation de la Rencontre Nationale pour les droits de la femme qui aura lieu les 13 et 14 février 2010.
* La préparation de deux journées de formation régionale dans la communication électronique ses droits humain au profit de la région de Casablanca les 30 et 31 janvier 2010.

lundi 1 février 2010

21ème jour de grève illimitée de la faim des Diplômés Chômeurs de Taroudant

Association nationale de diplômés chômeurs au Maroc
Section de Taroudant
Par le bureau local de l'ANDCM, Taroudant, 31/1/2010  
Le 21ème jour de la grève de la faim illimitée pour défendre le droit au travail.
Les militants de l'ANDCM à Taroudant ont repris la grève de la faim illimitée depuis le 11 janvier 2010 pour défendre leur droit au travail. Cette grève a été suspendue après 23 jours de la grève de la faim (du 19 octobre 2009 au 10 novembre 2009), les autorités de   en 2009Taroudant n'ont pas réalisé le continu de l'accord de négociation avec l'ANDCM le 09 novembre 2009.                                             (photo : la lutte des grévistes en 2009)
Nous portons à votre connaissance que :
- la province de Taroudant comprend 89 communes locales qui peuvent offrir l'embauche à tous les diplômés chômeurs de la région.
- la politique de l'embauche suivie par les autorités de Taroudant est basée sur l'élimination des militants de l'ANDCM.
- les féodaux et les compradors qui exploitent les ressources naturelles de la région mènent une politique proche à l'esclavage au niveau du travail au Souss.
- les agents des féodaux et des compradors qui dirigent les communes locales jouent le rôle complétif à la double exploitation des paysans pauvres et des ouvriers agricoles.
- la discrimination menée par les agents de l'état au niveau de l'embauche et la pratique de la loi de la corruption à ce niveau provoquent le massacre des biens publics.
 Le mouvement de l'ANCDM à Taroudant est écrasé par les autorités à chaque manifestation et leurs militants sont torturés, détenus, poursuivis et condamnés au tribunal de Taroudant ont décidé d'entamer cette grève de la faim illimitée pour :
- sauver leur dignité et défendre leur droit au travail digne.
- attirer l'attention de l'opinion publique nationale et internationale.
- soulever le soutien des organismes politiques, de droits humains, syndicaux et associatifs.
Il est souhaitable pour tout militant de diffuser leur ce présent communiqué soit en:
- rendant visite aux grévistes au siège du parti social unifié
- publiant un article aux journaux ou à l'internet.
-  envoyant une lettre de soutien à la section de l'ANDCM de Taroudant.
- envoyant une lettre de protestation aux autorités marocains (ministère, ambassade, consulat...).
- participant aux manifestations de soutiens des grévistes à Taroudant.

L’expert des Nations Unies sur les droits de l’homme dans la lutte anti-terroriste termine sa visite en Tunisie

Tunis (26 janvier 2010) – Le dernier jour de sa visite officielle en Tunisie, du 22 au 26 janvier 2010, le Rapporteur Spécial des Nations Unies pour la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, M. Martin Scheinin, a publié la déclaration suivante :
« J’aimerais exprimer ma reconnaissance au Gouvernement de la Tunisie, qui m’a apporté sa coopération pendant ma mission. J’ai pu discuter longuement et en toute transparence avec de nombreux interlocuteurs représentant les autorités et la société civile J’ai mené des entretiens fructueux avec le Ministre des Affaires Etrangères, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, les représentants du ministère de l’intérieur, des juges, des parlementaires et le Comité Supérieur des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales. J’ai également rencontré les représentants de la communauté internationale, des avocats, des universitaires et des organisations non-gouvernementales, y compris les organisations des droits de l’homme et des organisations de défense des victimes du terrorisme. au sujet de la loi et de la pratique anti-terroriste du pays. Par ailleurs, j’ai visité les locaux de garde à vue de la police à Bouchoucha ainsi que la prison de Mournaguia, où j’ai pu m’entretenir avec plusieurs personnes soupçonnées ou convaincues de crimes terroristes. Je tiens à remercier tous mes interlocuteurs, y compris les détenus, ainsi que les victimes d’actes terroristes et leurs familles qui ont bien voulu me parler. Tout cela m’a permis de connaître la situation pour évaluer d’une manière objective le respect des droits de l’homme dans le contexte anti-terroriste en Tunisie.
Chaque Etat a l’obligation de protéger la vie et l’intégrité de ses citoyens et résidents et de les mettre à l’abri de menaces émanant du terrorisme. Mais en même temps, les normes internationales en matière de droits de l’homme doivent être entièrement respectées, y compris les droits des personnes soupçonnées d’être impliquées dans des crimes terroristes. La Tunisie a souvent répété ses engagements à cette fin, notamment en ratifiant la plupart des Conventions internationales ayant trait aux droits de l’homme et au terrorisme. L’invitation qui m’a été faite est, me semble-t-il, un pas important dans cette voie. Je remettrai un rapport complet à l’une des sessions à venir du Conseil des Droits de l’Homme. Voici quelques-unes des observations essentielles à la fin de ma visite.

Cadre juridique
S’agissant du cadre juridique, je salue quelques amendements apportés récemment à la loi, en particulier une rédaction plus précise des dispositions concernant l’incitation, l’abolition des « juges sans visages » et le renforcement des garanties liées à la prolongation de la garde à vue. Cependant la loi anti-terroriste de 2003 comporte encore certaines lacunes qui, à l’instar de nombreux autres pays, sont imputables à la définition du terrorisme : les normes internationales exigent que tous les éléments d’un crime soient exprimés explicitement et avec précision dans les définitions juridiques. Je l’ai toujours souligné, la violence à issue fatale ou toute autre violence physique grave contre tout ou une partie du grand public devrait être au cœur de toute définition du terrorisme Article 15 du Pacte international sur les droits civils et politiques ; E/CN.4/2006/98 ;. Ce n’est pas le cas en Tunisie : dans la majorité des cas depuis 2003, de simples intentions sont punies, qu’il s’agisse de « planification » ou « d’appartenance », cette dernière notion renvoyant à des organisations ou groupes vaguement définis. On m’a parlé de nombreux cas de jeunes hommes, et j’en ai vu quelques-uns, dont le principal crime était d’avoir téléchargé ou regardé certaines émissions en ligne, ou de s’être réunis avec d’autres pour discuter de questions religieuses.
Les autorités ne m’ont toujours pas remis de statistiques précises sur le nombre d’affaires pour terrorisme jugées dans les tribunaux tunisiens ces dernières années. Le terrorisme n’est pas un phénomène courant en Tunisie, et cependant il semble que le champ d’application des dispositions anti-terroristes est beaucoup trop large et devrait être limité. Comme dans d’autres pays, je vois là un risque de « pente savonneuse », qui non seulement aboutit à la condamnation de personnes pour terrorisme, qui ne méritent pas d’être ainsi stigmatisées, mais met également en péril l’efficacité de la lutte anti-terroriste en banalisant le phénomène.
La loi tunisienne interdit la torture, et le pays est Partie à la Convention contre la torture. Cependant, il n’existe apparemment pas de disposition claire exigeant des juges qu’ils entament une instruction « ex-officio » lorsque des allégations de torture sont faites devant les tribunaux, ni qu’ils motivent le rejet d’une plainte pour torture ou qu’ils excluent toute preuve ou aveu obtenus sous la torture. Ces carences du cadre juridique peuvent ériger un bouclier d’impunité pour les auteurs de torture ou de mauvais traitements.

Ecart entre la loi et la réalité
L’expérience la plus troublante que j’ai faite pendant ma mission était de constater de graves incohérences entre la loi et ce qui se passait dans la réalité, selon les informations que j’ai reçues. Je continuerai de coopérer avec le Gouvernement pour rédiger un rapport complet, mais dans l’intervalle j’ai décidé d’exprimer quelques-unes de mes principales préoccupations :
- Il semblerait, et les autorités l’ont admis, que la date d’arrestation peut être postdatée, ce qui revient à contourner les règles relatives à la durée permissible d’une garde à vue, constituant ainsi la détention au secret et la disparition de la personne ;
- Le recours fréquent aux aveux comme élément de preuve devant les tribunaux, en absence d’enquête appropriée sur les allégations de torture ou d’autres mauvais traitements;
- Le manque de garanties appropriées contre la torture, comme par exemple l’accès à un examen médical indépendant et l’accès à un avocat dès l’arrestation, plutôt qu’après la première comparution devant le juge d’instruction ;
- Le nombre excessivement faible de poursuites ou d’autres conclusions précises relatives à la torture par rapport à la fréquence des allégations.
Il est vrai qu’à bien des égards, les autorités tunisiennes ont agi en toute transparence pendant ma visite, néanmoins on m’a refusé l’accès aux locaux d’interrogatoire de la Police Judiciaire (notamment la Sous-direction pour les affaires criminelles), toujours connue comme “Direction de la Sécurité d’Etat”, et ce en dépit de mes nombreuses demandes. Ceci est d’autant plus troublant que les allégations de torture ou de mauvais traitements concernent le rôle de la police judiciaire avant l’enregistrement officiel de la garde à vue, pendant l’instruction/interrogatoire, ou lorsqu’un détenu en attente de procès est sorti de la prison pour les besoins de l’enquête.

Stratégie de lutte contre le terrorisme

Je suis convaincu que la démarche à piliers multiples pour prévenir le terrorisme grâce aux mesures sociales, d’enseignement et de non-discrimination, adoptées par la Tunisie est un excellent exemple qui mérite réflexion. Je crains cependant que l’acquis de ces politiques indéniablement positives soit aisément compromis par les violations de la loi qui, comme toujours, hypothèquent le succès de la lutte contre le terrorisme.
Je reprends à mon compte les recommandations de quelques mécanismes des Nations Unies en matière de droits de l’homme récemment adressées à la Tunisie, tout en l’encourageant à continuer d’investir dans le domaine de l’enseignement, à combler le fossé social et à combattre la pauvreté. J’espère coopérer comme par le passé avec le Gouvernement au cours des mois à venir pour mettre au point le rapport complet de la mission.

Martin Scheinin a été nommé par la Commission des Droits de l’homme des Nations Unies en août 2005. Le mandat a été renouvelé par la résolution du Conseil des droits de l´homme 6/28 en décembre 2007. En sa qualité de Rapporteur spécial, il ne dépend d’aucun Gouvernement. M. Scheinin est aussi professeur de droit public international à l’Institut universitaire européen à Florence, en Italie.

(Traduction non-officielle)

dimanche 31 janvier 2010

Le chameau brave le froid, les profs aussi

par Véronique Soulé, C'est classe !, un blog de Liberation.fr, 30/1/2010


Même frigorifiés, les profs défilent. Ils étaient ainsi environ 10 000 ce samedi à battre le pavé parisien sur un parcours venté, à l'appel de la FSU, la puissante fédération l'Education, rejointe par la CGT Educ'Action et plus bizarrement par le Snalc, un syndicat aux positions conservatrices hostile au collège unique. Mais aujourd'hui tous combattent la réforme du lycée. La FSU et la CGT dénoncent aussi "la casse de l'Education" avec les suppressions de postes en cascade.
Véritable héros du défilé, un chameau aux couleurs du  Snuipp--FSU - principal syndicat du primaire - avance nonchalamment derrière le carré de tête. "Il symbolise le régime sec auquel est soumise l'Education nationale", résume son secrétaire général Gilles Moindrot. Indifférent au crépitement des appareils photos, l'animal porte des pancartes des deux côtés de sa bosse: "la réussite de nos élèves ne doit pas rester un mirage" et "les ministres passent, les enseignants bossent".
Besson 094 Au vue des drapeaux flottant au dessus de la foule, les enseignants du secondaire, essentiellement du Snes-FSU, sont les plus nombreux, preuve que la réforme du lycée provoque un malaise. Les profs de la filière technologique brandissent leurs propres banderoles: ils redoutent la disparition de la voie Techno dont la réforme va bientôt être annoncée - seule celle de la voie générale est connue .
"En 5 ans, on a eu 40 suppressions de postes dans lycée,notre l explique ce prof de maths membre du Snes, venu de Charleville-Mézières, je veux bien que l'académie de Champagne-Ardennes soit l'une des rares à perdre des élèves, mais l'an dernier dans notre lycée, nos effectifs n'ont pas baissé et on a supprimé 4 postes".
Cet enseignant s'inquiète aussi des répercussions de la réforme du lycée. Il critique la plus grande Besson 089 autonomie laissée aux chefs d'établissements, et craint une mise en concurrence des enseignants au sein d'un même lycée pour avoir plus d'heures de cours.
"En seconde jusqu'ici je donnais six heures de maths par semaine à mes élèves, qui se décomposaient ainsi: trois heures à toute la classe, une heure par demi groupe, soit deux heures au total pour moi, et enfin une heure de soutien à 7-8 élèves. Avec la réforme, il n'y aura plus que 4 heures pour toute la classe. Pour le reste - heures dédoublées, soutien, etc -, il y aura 10 heures et demie à nous répartir entre tous les profs de la classe, et nous risquons de nous bagarrer pour les avoir."
Les professeurs d'éducation physique et sportive (EPS) sont très mobilisés. Leur discipline est particulièrement touchée par les suppressions de postes, estiment-ils: on ne remplace plus deux départs à la retraite sur trois alors que la règle est d'un sur deux. Résultat, selon un prof du lycée de Créteil (Val de Marne), "on ne trouve plus de remplaçants et certains élèves n'ont pas cours pendant deux-trois mois, même l'année du bac".
"En plus, l'épreuve d'EPS a disparu des nouveaux concours pour devenir professeurs des écoles, ajoute-t-il. Alors que le sport est obligatoire en primaire, les nouveaux profs vont arriver sans aucune formation. On imagine une chose pareille pour un chirurgien ou pour un garagiste ?".
Il critique aussi les nouveaux programmes: "on veut nous imposer de faire de la relaxation avec nos élèves, et que le bien-être soit évalué au bac. Des lubies ministérielles décidées sans nous consulter !".
A leurs côtés défilent des enseignants du primaire, des Rased (maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire), un petit groupe de "désobéisseurs" venus des quatre coins de la France, des conseillers d'orientation-psychologues qui redoutent de voir leur profession disparaître, etc.
Avec une quarantaine de collègues, Hélène est montée le matin même de Narbonne (Aude) - "une aubaine ce TGV !". Elle est rééducatrice dans le cadre d'un Rased dans une école primaire du centre de Narbonne. Elle s'occupe aussi des écoles de quatre villages situés parfois à une vingtaine de kilomètres. "J'ai déjà dépensé tous mes frais de déplacement, soit deux fois 86 euros - on nous les alloue par semestre. Et on nous indemnise 35 centimes du kilomètre... Je ne vais donc plus pouvoir aller aider les élèves dans ces villages. C'est triste mais je n'ai pas les moyens. J'utilise déjà ma voiture, je paie mon assurance, et j'ai une fille en fac à entretenir".
Les rangs lycéens sont clairsemés: quelques militants du NPA Jeunes, d'un nouveau syndicat SGL et de l'UNL (Union nationale lycéenne). Favorable aux grands axes de la réforme du lycée, l'UNL a récemment dénoncé l'appauvrissement de certains programmes, notamment des SES (Sciences Economiques et Sociales). Reconnaissables à leurs tee-shirts et à leurs parapluies, des profs de SES manifestent aussi.
Devant la Closerie des Lilas, au début du boulevard Montparnasse, un petit groupe d'élèves du lycée Besson 125 professionnel Valmy de Colombes (Hauts de Seine) sont venus avec une douzaine de profs et trois élus locaux - un Vert et deux communistes. IIls font signer une pétition pour le retour en France de Mohamed Abourar, ce lycéen de 18 ans expulsé vers le Maroc.
Dominique Frager, adjoint à la culture, explique: "je suis venu en tant que citoyen, responsable municipal, membre de RESF. Ma femme est en plus enseignante au lycée. Il y a quelques années, nous avions déjà réussi à faire revenir Suzilène, une jeune Capverdienne du même lycée. Pour Mohamed, nous ne céderons pas non plus".                                    exigeons le retour de Mohamed
Regis, prof à Valmy, s'inquiète d'une montée de la tension au sein du lycée. Il y a déjà eux deux blocages par les élèves pour aller distribuer des tracts en faveur de Mohamed. Des élèves ont écrit une chanson de rap "Momo". Mais tous attendent maintenant la réponse à la demande d'audience au Ministère de l'Immigration.

Manifestation pour la libération de Kaddour Terhzaz


Un Franco-Marocain en prison au Maroc
Par AFP30/01/2010
Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées aujourd'hui à Paris pour réclamer la libération du colonel-major Kaddour Terhzaz, un Franco-Marocain de 72 ans condamné à 12 ans de prison au Maroc pour "atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat".
A l'appel d'Amnesty international et de la famille de l'ancien numéro 2 de l'armée de l'air marocaine, les manifestants se sont retrouvés pendant deux heures devant le musée national de la Légion d'honneur. Sur les pancartes, on pouvait lire: "Kaddour est innocent, libérez-le". Agitant des drapeaux français et marocains, ils ont scandé des slogans demandant au gouvernement français d'intervenir auprès du Maroc, tels que: "France: Etat de droit, c'est ton devoir de libérer Kaddour".
Depuis deux mois, l'officier franco-marocain, condamné à 12 ans de réclusion, "a été mis à l'isolement sans motif officiel, il dort à même le sol, sans matelas, sans eau chaude", a déclaré sa fille Sonia, la voix nouée par des sanglots.
"Mon père s'est fait des inimitiés tout simplement parce qu'il est connu pour son franc-parler, quelque chose qui ne plaît pas dans l'armée", a-t-elle ajouté.
Son état de santé physique et psychologique s'est dégradé, a affirmé son épouse Annie qui "(craint) qu'il ne puisse survivre à cette épreuve".
Selon ses proches, une pétition en ligne a déjà recueilli "plus de 2.000 signatures", parmi lesquelles celles de parlementaires français demandant à la France d'intervenir.
Selon sa fille, Kaddour Terhzaz a été interpellé en novembre 2008 après avoir adressé une lettre "respectueuse" à Mohammed VI dans laquelle il cherchait à obtenir une amélioration du sort des pilotes marocains libérés après avoir été longtemps captifs du Front Polisario à Tindouf (sud-ouest algérien) lors du conflit armé du Sahara occidental.
Ce conflit a été interrompu en 1991 avec un cessez-le-feu sous l'égide de l'Onu.
Kaddour Terhzaz, marié à une Française, est incarcéré à la prison de Salé, près de Rabat, "après un procès arbitraire" en novembre 2008, avait dénoncé sa fille lors d'un précédent rassemblement le 22 décembre.
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