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vendredi 26 juin 2009

Un bateau ivre ou un bateau drogué qui chavire… ?!

par Belmaïzi

Décidément, l’Etat marocain et son élite persistent et signent. Aucun décollage ne sera prévu pour que notre pays puisse voir une éclaircie. Tout concorde à obscurcir tous les horizons et à insulter nos mémoires et nos espoirs.

Le chapitre des violations des droits de l’Homme s’enrichit de jour en jour. De contentieux en contentieux, de provocation en provocation, l’élite au pouvoir se range fermement du côté de la politique de la terre brûlée, et par conséquent du mépris de l’Histoire et des aspirations des citoyens.

Les emprisonnements des étudiants à Marrakech, à Fès, Meknès et diverses villes. Chakib Khyari, un homme intègre avec un dessein de moralité et de démocratie pour son pays, contre la corruption et l’enrichissement illégale à travers la drogue, vient d’écoper de 3 années de prison. Le nombre d’arrestations, de procès et d’intimidations deviennent monnaie courante. La répression conjuguée à l’arbitraire et à l’injustice semés par une caste au-dessus de la loi, déshonorent les partis politiques qui participent à la mascarade des élections et la cosmétique démocratique.

Par-ci, à la ville de Khénifra la valeureuse, meurtrie par la barbarie d’une Hafsa Amahzoune, tante maternelle du Roi, qui répand la terreur dans la population. Par-là le cas de la jeune journaliste Fatima Abouzzit agressée par un individu au-dessus de la loi, puisque protégé par son frère haut placé… ou zid ou zid ou zid…

Cette liste macabre est certainement bien succincte. Mais elle indique clairement que notre combat pour l’établissement d’un Etat de Droit, est plus que jamais une nécessité et une urgence, toujours au diapason du souffle contestataire. Notamment celui qui a régné dans la vaillante ville martyre de Sidi Ifni.

Oui, Sidi Ifni – une révolte qui rappelle ce qui se passe en Iran – tient le flambeau de tous nos espoirs de changer ce pays qui nous est cher, en véritable Etat de Droit. Et l’AMDH qui fête ses 30 années de combat et de résistances prouve bien que la lutte peut être longue… mais à la mesure de nos espoirs, notre patience et de notre pertinence.

jeudi 25 juin 2009

7 syndicalistes UMT de l'usine ARYAN'S de Casa condamnés à 2 mois de prison


par Ali Fkir (Annahj addimocrati - Mohammedia)

Les 7 membres du bureau syndical (UMT) d'ARYAN'S, situé à Sidi Bernoussi-Casablanca, ont été condamnés le mardi 23 juin 2009 à 2 mois de prison avec sursis et à une amende de 1 000dh chacun.
Liste des syndicalistes condamnés: Yahya Asmsad (sécrétaire général), Adil Nacer, Abdellatif Saber, Lahcen Saeb, Abdelmajid Azir, Jaouad Jabrane, Adil C'est scandaleux!
J'exprime mon indignation
Je me solidarise avec les 7 victimes de l'arbitraire

À gauche, Yahya Asmsad

Agression de la journaliste Fatima Abouzzit : l'enquête repart

par Ali Fkir , 25 /6/2009
La jeune journaliste Fatima Abouzzit a été lâchement agressée par le frère d'un haut responsable de la police. Au départ la police locale à essayé de minimiser les conséquences, mais après l'intervention du groupe "AL MASSAE " avec qui elle travaille, et surtout après l'intervention de l'AMDH, section de Mohammedia, l'enquête serait reprise du point de départ.
Le mercredi 24 juin 2009, le procureur du roi a reçu la délégation du bureau de la section locale. Il s'est engagé à faire respecter la loi. Idem pour le premier responsable de la police locale.
L'agresseur aurait été arrêté puis relâché sous caution après 24 heures.



Fatima au siège de l'AMDH

Un Maroc tyrannisé par une féodalité avec son droit de cuissage











WINNAKH*
par Khalid Jamai

Rares, très rares, sinon rarissimes sont les journaux (quotidiens et hebdomadaires) qui n’ont pas été poursuivis en justice depuis l’avènement de la dite « nouvelle ère ». Les procès qui leurs été intentés ont toujours été presque entachés d’irrégularités et n’ont pas rempli les conditions qui doivent présider à tout procès équitable.
Tous ces procès qui ont été menés tambour battant ont débouché sur des condamnations : peines de prison avec sursis, peines de prison ferme, amendes qui ont fini par atteindre des sommes mirobolantes.
« Demain », Sahifa », « Le Journal », « Le Journal Hebdomadaire », « Telquel », « Nichan », « El Ayam », « El Ousbou Essahafi », « El Massae », « El jarida El Oula », « El Watan », tous ont morflé, sans parler du calvaire de la presse régionale.
Tous ont subi les foudres du Makhzen et de sa justice. Et ce dans un silence assourdissant des partis politiques, à de très rares exceptions.
Tous ont été cloués au pilori par des ministres de la communication appartenant à l’ancienne opposition : Larbi Messari (PI), Achaari (USFP), Ben Abdellah, Naciri (PPS).
Tous ont été condamnés par une justice « coachée » par des ministres issus, là aussi, de cette même ancienne opposition : feu Bouzoubaa, et aujourd’hui Radi .
Dieu, préserve-nous de nos amis, nos ennemis, nous nous en chargeons
Et cela continue.
Ainsi, le directeur de notre confrère « Al Michaal », Driss Chahtan, recevait, il y a quelques jours, une convocation du tribunal de première instance de Casablanca, suite une requête émanant d’une association dénouée « Association de Défense des Intérêts de la Famille Amahzoune Mouha Ouhamou Zayani », l’accusant de diffamation à l’encontre de « Hafsa Amahzoune », la tante du Roi Mohamed VI, et de publication de photos du souverain, insérées dans le dossier paru il y a presque six mois (Edition n° 191 du 27 Novembre au 3 Décembre 2008). Le requérant demande un dédommagement d’une valeur de 100 millions de centimes (100.000 euros) et l’interdiction au directeur de« Al Michaal» d’exercer le métier de journaliste.
Il en fut de même pour le responsable de la section de l’AMDH de Khénifra Moustapha Oudari qui avait accordé un entretien à cet hebdomadaire et où il révélait les exactions dont sont victimes les citoyens de Khénifra et de ses environs de la part des familles Amahzoune et Amhrok.
Il y a lieu de relever que cette assignation est intervenue 15 jours avant la fin des délais légaux fixés par la loi pour porter plainte pour des propos qualifiés de diffamatoires.
De même qu’elle n’a retenu que l’entretien du représentant de l’AMDH et a occulté les différents témoignages et accusations formulés par les victimes et dénonçant des agissements de la famille Amahzoune-Amahrok

Samedi dernier au siège de l’AMDH à Rabat le directeur d’El Michaal et le président tenaient une conférence de presse lors de laquelle M. Oudari a présenté un rapport sur les violations de ces familles, un rapport étayé par des témoignages.
Un rapport accablant et des témoignages devant lesquels on reste horrifié ,qui vous révèlent un Maroc jailli directement du Moyen-Âge, du temps de la siba.
Un Maroc tyrannisé par une féodalité avec son droit de cuissage, ses razzias, ses rapines, ses vols de bétail, ses accaparements par la force des biens d’autrui. Une féodalité devant laquelle les autorités courbent l’échine.
D’où la terreur des victimes et des populations livrées mains et poings liés au bon vouloir de cette féodalité.
Le rapport précise, par ailleurs, que des dizaines de plaintes ont été déposés contre les membres de ces deux familles et sont restées sans suites et dont certaines remontent à des dizaines d’années ! Comme il fournit quelques exemples de ces plaintes déposés devant les juridictions compétentes, mais en vain :
1-Plainte pour escroquerie d’un montant de 30 millions de centimes contre le fils de Hafsa Amahzoun e
· Les victimes :
- Boussetta Kabir
- Slak Mohamed
- Bakbach Moha
- Ajouj Mohamed
- Mansouri Ali
- Tous ces plaignants habitent dans la localité d’Aguelmous – Khénifra, plainte déposée en septembre 2006 avec témoins mais sans résultats.
2-Plainte contre Mohamed Serouiti, époux de Mina Amahzoune ,tante du Roi pour vol de 23 têtes de moutons trouvées dans son écurie.
· La victime : l’éleveur Mohamed Ben Halou. Plainte déposée de 07/08/2008 sans résultats.
3-La tribu des Ait Moussa Ait Lahcen Oussaid qui s’est vu accaparer ses terres par des membres de la famille Amahzoune malgré la décision 519-1979 d’une commission royale de restituer ces terres à leurs propriétaires susdits. Dossier toujours en suspens.
4-Moha Achichaw, condamné à 3 mois de prison ferme pour atteinte aux valeurs sacrées. Explication : un des membres de la famille Amahzoune avec lequel la victime avait un litige à propos d’un terrain l’avait accusé d’insulter la personne du Roi !!!.
5- Nouri Hassan arrêté par la gendarmerie royale de Mrirt sur la demande de Hafsa Amahzoune, qui a menacé de le tuer si jamais il est libéré. Le PV de la gendarmerie mentionne cette menace qui a eu lieu à l’intérieur de la brigade. Suite à quoi les gendarmes ont avisé le substitut du procureur à Mrirt, ce dernier a donné l’ordre de le garder en cellule pour éviter le pire !!!
Le rapport rappelle par ailleurs qu’un sit-in qui a réuni plus de 4000 personnes dans le centre de la ville à l’appel de la section locale de l’AMDH de Khénifra a été organisé contre Hafsa Amahzoune, tante maternelle du Roi, qui a agressé avec arme blanche une avocate en face du commissariat de police et devant les regards impuissants des agents de police qui ne se sont pas intervenus pour protéger la citoyenne qui est allée demander leur refuge et protection après une poursuite en voiture par la dite Hafsa Amahzoune !!!.
Rappelons que l’ « Association Amahzoune Moha Ouhammou » n’a vu le jour que tout dernièrement et ne peut intenter un tel procès du fait qu’elle ne jouit pas, entre autre, du statut d’utilité publique.
Cette affaire illustre une fois de plus que ce sont les associations des droits humains et les journaux et hebdomadaires indépendants qui constituent les derniers refuges pour les citoyens et qui essayant, en tant que faire se peut de les soutenir, de prendre leur défense, et de pallier à des partis politiques, à des députés et à des « élus » qui ont opté, dans leur quasi majorité, pour un silence assourdissant mais combien complice et lâche.
Ceci dit les agissements de ces deux familles ne peuvent que porter atteinte à la famille royale et au Roi.
Et c’est à celui-ci de mettre fin à leurs agissements et leur faire comprendre que nul n’est au dessus de la loi.
*Winnakh, mot berbère qui signifie le nôtre .

mercredi 24 juin 2009

Procès de Driss Basri : suite et fin

par Mohamed El Battiui
La plainte s'est éteinte suite au dècès de Driss Basri.Il n'yaura donc pas de poursuite contre un mort. Cependant, le Tribunal s'est déclaré compétent et l'accusation de "crime contre l'humanité "a été retenue. C'est une main tendue par la justice belge à toutes les victimes des hommes de main de Hassan II. Toutes les dérives autoritaires produites sous le règne de Hassan II sont, bel et bien, qualifiées par la justice belge de "crime contre l'humanité".

ANDCM en lutte

par Ali Fkir, 24/6/2009
Ma solidarité inconditionnelle avec ces jeunes en lutte pour leurs droits élémentaires de citoyenneté: sans travail on ne peut avoir un logement indépendant, on ne peut se soigner, on ne peut avoir des vacances, on ne peut établir des relations sentimentales et humaines durables. Sans travail on est un fardeau au sein de la famille, on est un individu indésirable, un individu louche...sans travail les portes se "ferment au nez"...mais même sans travail, mais en luttant pour ses droits légitimes, on gagne l'estime de tous et de toutes les démocrates, ceux de l'Etat prennent peur de nous, on devient une force de lutte, on impose notre respect, on défend notre dignité, on montre le chemin de la liberté, le chemin de l'émancipation. On devient un élément de la fierté des combattants du changement.
Les honnêtes gens préfèrent lutter, le ventre creux, mais la tête relevée et le poing fermement brandi, que d'avoir le ventre plein mais le corps courbé devant les puissants de ce monde de classes.
Le défi, la résistance, le combat, c'est l'avenir, c'est la liberté. La soumission, c'est l'immobilisme, le fatalisme, c'est la dégradation

Rencontres AMDH à Mohammedia

par Ali Fkir, 23/6/2009

Dans le cadre des activités organisées à l'occasion du 30ème anniversaire de l'AMDH, la section de Mohammedia, a organisé le mardi 23 juin 2009 une rencontre bien réussie avec des citoyens et surtout des citoyennes (ouvrières, femmes au "foyer"...): présentation de l'AMDH (l'historique, les objectifs, les principes) + projection relative aux activités de la section locale et à certaines activités nationales de l'AMDH...
Le camarade Abdellah Mesdad, président de la Section a inauguré l'activité par une brève allocution, souhaitant la bienvenue aux présentes et expliquant les objectifs de cette activité
Les présentEs ont eu droit au thé, café, jus et gâteaux.
Les militantes de la sections ont merveilleusement établi et réalisé le programme de cette soirée. C'est activité est 100% au féminin
Le mercredi 24 juin (jour de l'anniversaire) les organisatrices ont prévu une soirée artistique, et le jeudi 25 juin, une projection relative aux témoignages des femmes victimes de la répression (FAMA, JMIA...)+autres témoignages vivants éventuels+ discussion

Lâche agression et abus de pouvoir

par Ali Fkir, militant de l’AMDH et du Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ), 24/6/2009

Une jeune journaliste a demandé par écrit le soutien de l’AMDH – section de Mohammedia.
Je résume ses propos et j’exprime mon indignation, et ma solidarité avec la victime.
De retour de son travail tard la nuit, la jeune Fatima Abouzzit, journaliste du quotidien « Le SOIR ECHO », fut agressée par un individu connu pour ses antécédents dans le quartier Derb Chabab à Mohammedia Al Alia. La police n’a pas fait jusqu’à présent son travail, pour la simple raison que l’agresseur à un frère bien placé dans la police.
Il parait que le PV de la police parle d’une altércation (échange de coups…) entre Fatima et le colosse. Et oui, c’est un véritable colosse selon les gens qui le connaissent. Quelle aberration !!.
Aujourd’hui le dossier traîne toujours. Fatima qui souffre de traumatisme crânien, qui a des difficultés à voir avec son œil droit suite à cette lâche agression, en plus de souffrances morales, car après l’agression physique dans la rue, elle a été intimidée et insultée au commissariat. Selon Fatima, l’agresseur lui dérobé 500 dh.
Fatima s’est adressée le 23 juin 2009 à la section de l’AMDH de Mohammedia. Le bureau de la section a décidé d’écrire au commissaire principal local et au procureur du roi.
Fatima est soutenue par les journalistes du « SOIR ECHOS », et du groupe « AL MASSAE ».
L’AMDH- section de Mohammedia est décidée à suivre cette grave affaire. Des responsables de la polices interviennent pour défendre un individu dangereux, essaient d’étouffer l’affaire, et terrorisent une journalise dont le seul crime est de rentrer seule chez elle la nuit, après une journée de travail.
Malgré un certificat médical de 30 jours délivré à la victime, l’agresseur est toujours en liberté. Il se sent protéger par son frère bien placé dans la police.
C’est scandaleux ! Des agresseurs qui se sentent au dessus de la loi !

Un journaliste Du « SOIR » a résumé l’agression et les tergiversations policières dans ce qui suit :
«
Mohammedia.
La police protège un harceleur ?!

· Harcelée, agressée puis volée par le frère d’un policier, une journaliste crie injustice.
Pourquoi la police protège-t-elle un harceleur et agresseur à Mohammedia ? Est-il au-dessus de la loi ? Parait-il, au commissariat de police «permanence» l’accusé se transforme en coupable. Tout dépend de son statut social. Après quatre jours de son agression physique en plein public, notre confrère, Fatima Abouzzit, journaliste du quotidien le Soir Echos, attend toujours son droit. Son dossier semble être bloqué pour des raisons «non confidentielles » : son agresseur serait le frère d’un «haut gradé» au ministère de l’Intérieur. Ce dernier avait tenté de l’obliger par tous les moyens à renoncer à sa plainte contre son frère en la maltraitant au commissariat de permanence, samedi soir, où elle est resté jusqu’à 4heures du matin. Plus de 6 heures au commissariat pour déposer une plainte contre l’individu qui l’a défigurée. Pire : l’agresseur n’est resté que quelques bonnes minutes auxquelles il avait droit à un traitement «haut de gamme». Une fois à l’hôpital, un certificat médical lui a été refusé. Ce qui montre la «puissance» et «l’abus de pouvoir» de l’agresseur et son frère. «Sommes-nous vraiment au pays des droits et de la justice ? », s’interroge la jeune journaliste. «Une question qui mérite bien une réflexion surtout à Mohammedia où les abus de pouvoirs sont flagrants », précise un responsable de l’AMDH à la ville qui a adopté son affaire. «Le coupable doit payer pour sa barbarie. Personne n’est au-dessus de la loi.», enchérit le responsable. La police judiciaire de la ville est entrée hier en jeu : «Un commissaire de la BNPJ, connu de son intégrité, m’a promis de résoudre mon problème et de punir le coupable. Il m’a affirmé que personne n’échappe à la justice », affirme la victime un peu soulagée »

"Vers le large", de Jaouad Mdidech

L’Organisation Marocaine des Droits Humains a le plaisir de vous inviter à la présentation et signature du roman « Vers le large », nouvel ouvrage de Jaouad Mdidech à l’hôtel Diwan (32, rue Hassan Sghir) à Casablanca et ce le vendredi 26 Juin 2009 18 heures.

Monsieur Mdidech est journaliste, professeur, ancien détenu politique et a passé 15 ans à la Prison Centrale de Kénitra, à Derb moulay chrif .
Il a publié auparavant « la chambre noire », un autre témoignage sur les années de plomb.

Participeront à cette lecture, Driss Bouissef, écrivain et ancien détenu également à la Prison centrale de Kenitra et Et-Tayeb Houdaifa, journaliste, chef de service culture à La vie éco.

De « la chambre noire » à une liberté « vers le large »
par Mounir BENSALAH, Des maux à dire, 18/6/2009
Auteur d’un best seller marocain, la chambre noire, Jaouad Midech récidive avec un roman, pour le moins attachant.

« La chambre noire », un des premiers livres marocains à raconter la sombre période des années de plomb, est une sorte d’exorcisme de l’auteur. Livre préfacé par Abraham Serfaty et
adapté au cinéma par Hassane Benjelloun, il raconte les circonstances des arrestations du groupe de Casablanca et les supplices du fameux « mouroir » de Derb Moulay Chrif. Ce premier ouvrage représentait une rétrospective du protagoniste / auteur, comme un défilé de son vécu passé, au milieu des atrocités du centre de détention macabre de Hay Mohammadi.

« Vers le large » est un ouvrage exogène. Il est plutôt dirigé vers les autres. L’auteur, en première partie, réalise, à coup de portraits, l’histoire du quartier Alif de la prison centrale de Kénitra. L’auteur fait le tour des années à travers des personnages, tantôt importants, tantôt passagers, tantôt célèbres, tantôt sans gloire. D’un Hassan, gardien de prison de son état, à Nelson Mandela, à une charmante infirmière, le romancier extériorise ses maux, ses sensations, ses effrois, son quotidien à travers son regard sur l’autre, ou in fine sur lui même. Entre personnages représentant l’agonie, le trépas, le désespoir, … l’auteur en fait jaillir des protagonistes emblèmes de l’espoir, de la vie, de l’humain. Un échange succinct en salle d’attente du dentiste avec Hicham, un enfant de 8 ans, alors que l’auteur ait passé le même age en prison, le fait oublier pour un moment sa douleur, son incarcération, pour se poser maintes questions sur le monde enfantin. La thématique de la femme et de l’enfant est très présente dans cette première partie, pourtant assombrie dans le récit d’un lieu où l’absence de la femme et de l’enfant est ressentie comme « une cruauté insoutenable ». « Imaginez un monde peuplé uniquement d’hommes, sans enfants, sans femmes. Un supplice ! Une vraie Géhenne ! » s’indigne l’auteur. Portant, au bon milieu de son séjour à la prison de Kénitra, l’auteur n’hésite pas à voler quelques instants pour consommer de simples actes humains « ordinaires ». Aimer une femme au bon milieu d’une souffrance clinique, échanger avec un enfant, entendre la souffrance de L., impliqué par erreur dans les proèces des groupes gauchistes d’Ila Amam et 23 Mars, …

« Le jour où je suis sorti du quartier B, c’est comme si j’avais franchi le portail de la prison pour rejoindre le large. Mon soulagement était incommensurable. » raconte l’auteur dans
un article paru en 2005 à propos de Hakimi Belkacem, un rescapé de la peine capitale à laquelle il avait été condamné en 1985, pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. C’est le même sentiment de Mdidech à sa sortie de la prison. « Il a 38 ans quand il est libéré et se sent perdu. Le Maroc a changé, et il n’est pas sûr d’y trouver sa place. » lui réserve Jeune Afrique dans un portrait collectif d’anciens détenus.

« Rejoindre le large », c’est la définition que donne l’auteur à sa nouvelle vie, et au second chapitre de son nouveau roman. Un horizon et des sensations nouveaux. Après quinze ans de réclusion, un homme de trente huit ans a encore des choses à bâtir. Jaouad Mdidech est catégoriquement dans l’affirmative. Il saura mieux faire en gardant son amour à la vie, son souffle d’optimisme et son humanisme.

A sa sortie de prison, « les premiers jours, [il] se sentait déplacé, et surtout tout écœuré par l’hypocrisie ambiante ». Tout avait changé entre temps : les gens, les lieux, les noms des rues, … mais, non sans nostalgie, l’auteur prend goût à retrouver ses vieilles habitudes, celle d’une vie « normale », antérieure. La thématique de la femme revient en force également dans la seconde partie du roman, en atteste un portrait hommage aux femmes des ex-prisonniers politiques, et à travers elle, certainement, à la femme marocaine.

L’ouvrage est plutôt un message d’espoir, d’optimisme que porte l’auteur sur la vie. Les portrait qu’il illustre à la fin : Abdelfattah Fakihani ( que nous lui souhaitons un prompt rétablissement ), Ahmed Merzouki, Driss Bouissef, … sont autant de « revenants », qui malgré les souffrances et le calvaire de l’internement, ont pu retrouver la vie, avec beaucoup humanisme.
La première lecture de ce livre est organisée par l’OMDH le Vendredi 26 Juin, à l’hotel Diwan de Casablanca à 18h.

Appel à une grève nationale les 25 et 26 juin

Fédération nationale des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales (UMT)

Communiqué
Casablanca, 6 juin 2009

Le comité administratif de la Fédération nationale des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales commémore le 3ème anniversaire du décès du martyre Mustapha LAAREJ sous thème : « mémoire du martyre : Lutte continue jusqu’à la réalisation des revendications et l’instauration du respect du droit syndical » à travers l’observation d’une grève nationale les 25 et 26 juin 2009
Le comité administratif de la Fédération nationale des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales affilié a l’UMT a tenu, le 6 juin 2009 au siège de l’UMT à Casablanca, une réunion ordinaire dans un contexte marqué par la hausse vertigineuse des prix et la dégradation sans précédant du pouvoir d’achat des salariés étant donné le gel des salaires des ouvriers et des fonctionnaires des collectivités locales notamment dont les revendications pressantes buttent à l’indifférence du Ministère de l’Intérieur.
Tout en saluant les Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales pour les résultats obtenus dans les élections des commissions administratives paritaires du 15 mai 2009, quoique celles-ci ne traduisent pas le poids réel de la Fédération des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales qui dépasse largement ce que le Ministère de l’Intérieur a annoncé, et ce à cause du monopole et de l’intervention flagrante de celui-ci dans toutes les étapes de cette opération et le rejet de nos propositions et revendications, notamment l’insistance sur l’appartenance syndicale dans les élections régionales et dans certaines communes rurales, ainsi que l’interprétation erronée de la loi que dicte le tempérament, la commission administrative a traité de la situation du personnel des collectivités locales dont les conclusions sont les suivantes :
1- Grande dégradation des libertés syndicales au niveau des collectivités locales à cause de l’abus de certains présidents des collectivités locales et des gouverneurs des provinces et des préfectures, soit en confisquant les droits syndicaux, soit en limitant leur exercice (Refus de résoudre le dossier des congédiés pour des raisons syndicales qui sont perçus comme des coupables et nom comme des victimes, refus de présenter les accusés de réception et de recevoir les dossiers légaux, refus du dialogue, sanctions ,etc.) en témoignent le cas du militant M. Rami BOUJEMAA relevant de la municipalité de Tifelt, province de Khmisset qui a été suspendu depuis 3 ans et le cas du militant Abderrahim EL BAGHDADI, fonctionnaire à la commune de Tsiris, province d’El Jadida qui a été victime d’une décision de suspension du salaire pour une durée de 4 mois.
2- L’indifférence du Ministère de l’Intérieur vis-à-vis des revendications des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales, notamment l’indemnité spéciale, l’augmentation des salaires, le respect des droits syndicaux, régularisation du dossier des diplômés, le refus d’intégration de tous les licenciés dans le grade correspondant ( l’échelle 10 ) et les tergiversations concernant la régularisation de la situation des techniciens ayant obtenu un diplôme avant 2006, la régularisation de la situation administrative des cadres médicaux dans les collectivités locales : le cas du Ministère de la Santé , la généralisation de la suppression des échelles (de 1 à 4 ), la régularisation de la situation des catégories qui ne sont pas promues par ancienneté, l’organisation des concours d’aptitude professionnelle, la régularisation de la situation des professeurs de l’éducation artistique, la discrimination provoquée par le Ministère de l’Intérieur entre les fonctionnaires de l’Etat et les collectivités locales concernant l’application de la loi et l’exécution des conventions sociales, l’étrange neutralité de celui-ci à propos de certaines revendications y compris son intervention pour imposer le respect des libertés syndicales ( Le fait de conditionner toutes les questions par l’accord des présidents des collectivités locales vu qu’ils sont des élus et qu’il est impossible de s’immiscer dans leurs affaires).

De ce qui précède, et en commémoration du 3ème anniversaire du décès du martyr Mustapha LAAREJ, Le comité administratif de la Fédération des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales annonce ce qui suit :
1- Commémoration du 3ème anniversaire du décès du martyr Mustapha LAAREJ sous thème « lutte continue jusqu’à la réalisation des revendications et l’instauration du respect de droit syndical » en observant une grève nationale les 25 et 26 juin 2009 et en organisant une visite à la tombe du martyr dans la matinée du 28 juin 2009, ainsi qu’un colloque national portant sur l’unité syndicale au siège de l’UMT à Khmesset le 28 juin 2009, le soir .
2- Demande au Ministère de l’Intérieur d’ouvrir un dialogue sérieux aboutissant à des solutions concrètes pour les ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales.
3- Contestation de toutes les formes de contrainte exercées contre la Fédération des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales visant la dissuasion de ses militants d’embrasser les problèmes des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales.
4- Condamnation de la décision de suspension de paiement des ouvriers de la municipalité de Khenifra, victimes de la délégation du secteur de l’assainissement au privé, ce qui corrobore l’attitude de notre Fédération qui refuse la soi-disant gestion déléguée qui se fait aux dépens des ouvriers.
5- Solidarité avec tous les détenus politiques, notamment les étudiants, et revendication de leur liberté immédiate.
Enfin, Le comité administratif de la Fédération des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales appelle tous les militants de la Fédération à parachever la constitution des structures organisatrices fondamentales régionales et provinciales et à s’apprêter à déterminer les cadres correspondants disposant des conditions requises selon le programme qui sera fixé à cet effet.

Signature de livre

Nour-eddine Saoudi signera son livre: "Voyage au-delà des nuits de plomb", le samedi 27 juin, au siège de l'AMDH (Rabat), à partir de 18h.

Bac 2009 : Une déperdition de plus de 64.000 candidats

Sur 315.000 inscrits, seulement 250.829 ont passé l’examen contre 290.000 l’an dernier

87.605 élèves admis au 1er tour



Larmes de joie pour les uns ou déception pour les autres, le cru 2009 du baccalauréat n’est pas fameux cette année malgré le satisfecit affiché par le ministère de l’Education nationale, dans un communiqué publié mercredi soir. Selon ce dernier, cette année, «le taux de réussite s’inscrit à la hausse de 5,5% par rapport au nombre d’élèves qui ont réussi la session ordinaire en 2008». C’est un fait, 87.605 élèves ont obtenu le sésame indispensable aux études supérieures contre 83.131 l’an dernier. Seulement, ils étaient 294.000 à avoir passé l’examen contre 250.829 cette année.
En effet, le 2 juin dernier, 315.000 candidats devaient en principe plancher sur les épreuves du baccalauréat. Au final, on compte une déperdition de 64.971 élèves, soit un taux de 19,8% contre 2% lors de l’édition précédente. Si l’on retranche les 591 cas de triche relevés, l’on ne sait pas ce que sont devenus les autres et pourquoi ils n’ont pas terminé les épreuves. Une débâcle surprenante d’autant plus que le ministère, dans le cadre de la réforme de l’éducation, a mis la lutte contre l’abandon scolaire au centre de ses priorités.
Toute la journée, hier jeudi, le ministère est demeuré injoignable. Selon de malheureux candidats, les épreuves ont été très difficiles. Pourtant, le ministère avait annoncé, à la veille de l’examen, qu’il a tenu à «garantir à tout le monde l’égalité des chances et le droit à la réussite pour les plus compétents». Ces derniers affichent un taux de réussite de 34,9%. Pas de quoi pavoiser. Car l’on s’attendait à mieux d’autant plus que l’examen du baccalauréat cette année a connu quelques innovations. En effet, les candidats ont passé les épreuves dans un centre différent de leur établissement d’origine. L’objectif était d’offrir de meilleures conditions d’examen à la fois pour les lycéens et pour les surveillants. De plus, cette nouvelle mesure visait à assurer une bonne gestion de l’organisation matérielle des examens sachant que chaque centre n’a abrité qu’une filière ou deux au maximum. Alors, à quel niveau le mécanisme a-t-il bloqué?
Par ailleurs, concernant les candidats libres, les chiffres sont un peu plus satisfaisants. Sur les 21.751 inscrits, 2.744 ont décroché le diplôme, soit un taux de réussite de 12,6%. L’an dernier, 2.156 ont réussi sur les 18.109 candidats libres inscrits. Et pour ce qui est de la répartition par filière, les branches scientifiques, mathématiques et techniques arrivent en tête avec 44,8% de réussite. Les filières littéraires, elles, sont derrière avec un taux de réussite de 26,3%.
La meilleure moyenne nationale est de 18,6% sur 20 et a été obtenue dans l’Académie de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. A noter aussi que 32.185 lycéens ont obtenu une mention, soit 36,7%.
Enfin, les candidats ayant obtenu une note entre 7 et 10/sur 20 auront une deuxième chance et passeront la session de rattrapage, les 2, 3 et 4 juillet. Et dont les résultats seront donnés le 15 juillet

Source : Magazine l'ECONOMISTE, 18/06/2009

Les loups sont entrés...

par smirnova, 23/6/2009
et ça se dispute
et ça se tabasse
et ça s'alllie..
contre nature!!!!
et ça ecoeure!!!!
ça se passe ainsi
pour "élire"des maires..
dans une indifference quasi totale
des braves gens..
ça fait parler d'eux
les nouveaux maitres
ça utilise tous les discours
ça decore sa vitrine
avec des batards qui ont vendu
ça les envoie aux télés
pour mieux discréditer une gauche
qui a si longtemps resisté...
mais usée
à force de repression
à force de trahisons..................
mais ça s'appuie
sur les autres
ceux qui ont l'oseille
et qui sont prets à tout
pour "defendre"
leurs hold up..
je ne sais
si je dois en rire
ou si je dois en pleurer!!!
jamais vu
pareille mièvrerie
jamais vu
pareille déchéance

mardi 23 juin 2009

Conférence de presse de l'AMDH

ندوة صحفية

للجمعية المغربية لحقوق الإنسان صبيحة الأربعاء 24 يونيه
بمناسبة صدور تقريرها السنوي عن أوضاع حقوق الإنسان لسنة 2008

قرر المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان عقد ندوة صحفية يوم الأربعاء 24 يونيه على الساعة العاشرة صباحا بالمقر المركزي للجمعية بالرباط الموجود قرب أطوهول (شارع الحسن الثاني، زنقة أكنسوس، العمارة 6، الشقة 1)

وخلال هذه الندوة سيتم:
ــ عرض التقرير السنوي للجمعية عن أوضاع حقوق الإنسان بالمغرب خلال سنة 2008 مع لمحة عن تطور هذه الأوضاع خلال الشهور الأولى من عام 2009.
ــ تقديم أهم الأنشطة المقررة من طرف الجمعية بمناسبة الذكرى 30 لتأسيس الجمعية.
ــ الجواب على أسئلة الصحفيين

ويعد هذا البلاغ بمثابة دعوة للمشاركة، موجهة للصحافة المكتوبة الصادرة بالمغرب، لوكالات الأخبار الممثلة في المغرب، للقنوات الإذاعية والتلفزية المغربية والممثلة بالمغرب، للملحقين الصحفيين بمختلف السفارات وللتنظيمات الحقوقية والنقابية المغربية .


المكتب المركزي

CONFERENCE DE PRESSE de l’AMDH
Mercredi 24 juin à 10h
Pour Présentation du Rapport Annuel 2008

Le Bureau Central de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH( organise une Conférence de Presse le Mercredi 24 juin 2009 à 10 h au Siége Central de l’AMDH à Rabat (près d’auto-hall : Avenue Hassan II, Rue Aguensouss, Immeuble n°6, Appt n°1) – voir Croqui –

La Conférence de Presse aura pour objet :
- Présentation du rapport de l’AMDH sur la situation des Droits Humains en 2008 et durant les premiers mois de 2009.
- Présentation des activités programmées à l’occasion du 30ème anniversaire de l’AMDH.
- Réponse aux questions des journalistes.

Le Présent Communiqué est une invitation à participer à la conférence de Presse adressée à la presse écrite, aux agences de presse représentées au Maroc, aux Chaines de Télévision et de Radio marocaines ou représentées au Maroc, aux attachés de Presse des ambassades et aux représentants des organisations des Droits Humains.
Le Bureau central

30 années de combat pour la dignité et l'ensemble des droits humains pour toute-s. Et la lutte continue

par Le Bureau Central de l'AMDH, Rabat , 22/6/2009

Le 24 juin 1979, au cœur des années de plomb et dans une atmosphère de repression politique, syndicale et culturelle terrible, allant de pair avec une propagande active sur le « processus démocratique » au Maroc, un groupe de militants démocrates courageux, de divers courants politiques idéologiques, ont pris l'initiative de créer l'Association Marocaine des Droits des Humains (AMDH) comme cadre pour la défense des droits humains dans son acceptation universelle et avec ses dimensions politique, civile, économique, sociale et culturelle.

- Grâce à ses positions claires et constantes sur les droits humains,
- à ses luttes audacieuses et légitimes pour défendre l'Etat de Droit, la Société Citoyenne, la dignité et l'ensemble des droits humains pour touTEs,
- à son affrontement courageux de l'impunité dans tous les domaines,
- à son activité commune en partenariat avec les autres organisations des droits humains et autres organismes démocratiques de la société civile en application du mot d'ordre sur l'Unité d'Action pour la défense des droits humains,l'AMDH dispose aujourd'hui d'un grand rayonnement au sein de la société marocaine qui se manifeste dans la mise en place de 80 sections locales et 8 sections régionales avec dix mille membres environ et des dizaines de milliers de sympathisantEs.
Il se manifeste également dans son rôle important au sein des Coordinations et Réseaux nationaux mis en place pour défendre en commun des droits humains concrets et à travers le renforcement de ses relations extérieures et son adhésion à divers réseaux internationaux, continentaux et régionaux de défense des droits humains en plus de ses relations solides avec les organisations de défense des droits humains d'audience internationale.
Le rayonnement de l'AMDH transparait également au niveau de son rôle croissant dans la promotion de la culture des droits humains, notamment pour ce qui concerne la supervision de centaines de clubs des droits humains, l'organisation de camps des droits humains pour jeunes et la mise en place de programmes de sensibilisation aux droits humains pour lycéenNEs, étudiantEs et enseignantEs.
Le combat de l'AMDH durant trente ans en partenariat avec l'ensemble des défenseurs des droits humains et des démocrates de notre pays et soutenu par l'opinion démocratique internationale, a abouti à de nombreux acquis qui cependant restent partiels et fragiles pour les droits civils et politiques dans le cadre d'une détérioration globale de la situation des droits économiques, sociaux et culturels en rapport avec la pérennité du régime politique, économique, social et culturel et ses conséquences sur les droits humains au Maroc en interaction d'ailleurs avec l'impact négatif de la mondialisation libérale sauvage et le renforcement de la domination impérialiste contraire au droit des peuples à l'autodétermination politique, économique sociale et culturelle.
Contrairement au discours officiel en vigueur, les droits humains ne se portent pas bien dans notre pays.
Malgré sa reconnaissance en tant qu'organisation d'utilité publique, l'AMDH est empêchée d'assumer son rôle et ses diverses prérogatives et même ses positions sont marginalisées au niveau des médias officiels.
Pire encore, elle continue de subir la répression comme ce fut le cas par exemple durant la nuit du 9 au 10 décembre 2000 où 36 activistes des droits humains – pour la plupart membres et dirigeants de l'AMDH – ont été tabassés et arrêtés, en 2007 avec l'arrestation de 17 militants accusés « d'atteinte aux valeurs sacrées du Royaume », le 15 juin de la même année avec l'interdiction du sit-in qui devait être organisé devant le parlement et qui s'est achevé par la représsion violente et sanglante dont on été victimes des dizaines de membres y compris la présidente de l'AMDH.
On rappellera également que deux membres de notre section de Tantan sont toujours incarcérés suite à un procès injuste. A rappeler enfin le procès intenté actuellement au président de notre section de khénifra suite à une plainte d'un groupe influent de cette région qui bénéficient de l'immunité makhzénienne malgré leurs crimes avérés contre la population locale.
S'agissant de l'évolution en général des droits civils et politiques, il suffit de noter que le dossier des violations graves vécues par le Maroc durant la période 1956 – 1999 n'a toujours pas été reglé à cause de l'insuffisance du travail de l'Instance Equité et Réconciliation, de son escamotage de la vérité (comme en témoigne le blocage du dossier Benbarka), des résultats modestes de ses travaux qui n'ont pu être mis en œuvre que très partiellement.
En outre, nous continuons à vivre des violations graves similaires à celles du passé surtout en liaison avec la lutte anti-terroriste menée selon la conception américaine dans ce domaine.On rappellera également la répression subie par les citoyenNEs de Sefrou le 23 septembre 2007 et de Sidi Ifni en juin et août 2008.
On pourra de même évoquer le retour en force du phénomène de la détention politique comme conséquence de la répression des libertés publiques : Etudiants de l'UNEM de Marrakech, Fès et Meknès, détenus politiques sahraouis, islamistes et de Sidi Ifni, les arrestations et procès pour "atteinte aux valeurs sacrées du royaume".
Les violations dans le domaine des droits politiques et civils touchent l'ensemble des libertés publiques ainsi que les droits à la vie, à la sécurité personnelle, à l'intégrité physique (persistance de la torture malgré l'existence d'une loi qui l'interdit formellement) à la liberté d'expression et de presse (avec ce qui s'ensuit comme procès dans ce domaine) ; les violations des droits des femmes, des enfants, des prisonniers continuent de plus bel alors que la justice continue à constituer un réel blocage pour la mise en œuvre des mécanismes de l'Etat de Droit du fait qu'elle n'est toujours pas considérée comme un pouvoir et des faiblesses cumulées pour ce qui concerne l'indépendance, l'intégrité et la compétence.
La constitution non démocratique du Maroc, qui a connu son dernier amendement en septembre 1996, constitue encore le socle de la vie politique marocaine, ce qui entrave toute possibilité d'avancer vers l'édification de l'Etat de Droit et d'une société citoyenne.
Le processus électoral du 12 juin 2009, les conditions de son déroulement et les violations qui l'ont caractérisé confirment que la volonté populaire continue à être bafouée comme ce fut le cas pour les elections du 07 septembre 2007 et l'ensemble des élections générales antérieures.
En un mot, les conditions des droits politiques et civils montrent à elles seules que la transition vers la démocratie, dont on n'a cessé de parler depuis plus de 30 ans, reste bloquée.
La situation des droits économiques sociaux et culturels n'est pas meilleure ; le régime économique dominant au Maroc, de plus en plus intégré à la mondialisation libérale sauvage, mais en position de faiblesse, ne peut permettre l'épanouissement du droit au développement surtout après l'explosion de la crise économique et financière mondiale.
Si on ajoute à cela les conséquences néfastes de la dilapidation des biens publics, des privilèges indus, de l'ajustement structurel, des services de la dette extérieure, de l'accord de partenariat avec l'Union Européene et de l'accord de libre échange avec les USA, on comprendra les causes des violations subies par les droits économiques sociaux et culturels et notamment le droit au travail, les droits des travailleurs (y compris les droits légaux consacrés par la législation du travail), les droits à l'enseignement, à la santé, au logement décent, à la vie dans la dignité, à un environnement sain, les droits des personnes handicapées, des migrants et les droits culturels et linguistiques amazigh.
Partant de là, le 8ème Congrès National de l'AMDH, tenu en avril 2007, a brandi le mot d'ordre « Ensemble pour une Constitution Démocratique, le Maroc de la Dignité et l'Intégralité des Droits Humains pour TouTEs ».Pour l'AMDH, l'avènement tant espéré du Maroc de la dignité est conditionné par la dotation de notre pays d'une Constitution Démocratique.
Tout retard dans ce domaine et toute tentative de biaiser avec cette revendication ou de la vider de son contenu en se contentant d'amendements partiels et formels ne fera que compliquer la situation des Droits Humains.
Aussi, la commémoration du 30ème anniversaire de l'AMDH n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur la situation des droits humains, sur leur évolution et sur l'évaluation et le bilan de notre action, mais c'est également une opportunité pour affirmer fermement notre volonté collective de poursuivre le combat pour l'Etat de Droit et la société de citoyenneté avec l'intégralité des droits, ce qui impose comme point de départ l'adoption d'une Constitution Démocratique.

Concerts de la confrérie des Aïssaoua

Le réseau "Cultures Solidaires" animé par nos amis de DYADE A&D fait venir actuellement en tournée en France un groupe de musiciens de la confrérie des Aïssaoua de Meknès (également chanteurs et danseurs). Cette confrérie musulmane, présente dans tout le monde arabe, se rattache à la grande famille des Soufis et elle est connue par la musique à la fois très rythmée et éclatante avec laquelle elle accompagne ses processions et ses manifestations religieuses.
Ils donneront un concert à Paris et deux concerts à Grenoble:
- le 28 Juin aux Ramayes de Prapoutel, massif de Belledone à 20h30 dans le cadre du Festival des Arpenteurs. Pour les amateurs, ce concert sera précédé d'un repas marocain à 19h30 (réservation indispensable N° 04 76 71 16 48)
- et le 3 Juillet dans la cour de l'ancien évêché, place Notre Dame, à 20h, grâce au soutien du Conseil Général de l'Isère (entrée libre).
Il y aura sûrement beaucoup d'ambiance...

Marc Ollivier (Maroc Solidarités Citoyennes)
PS: pour plus de détails sur les Aïssaoua connectez vous au site
http://dyade.ad.free.fr

samedi 20 juin 2009

L'obstination du témoignage

Communiqué, vendredi 19 juin 2009
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme publie son rapport annuel 2009

Paris-Genève, le 19 juin 2009. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), qui accompagne, suit, et protège tout au long de l’année les défenseurs, publie aujourd’hui son Rapport annuel 2009. Ce rapport, préfacé par Roberto Saviano, est consacré à une année entière de combat pour les droits de l’Homme à travers le monde.

Manifestations réprimées, syndicalistes arrêtés, ONG sous surveillance : ces réalités sont liées depuis des années à des situations économiquement et socialement déséquilibrées et inéquitables. La hausse des mécontentements sociaux liés à la crise économique mondiale a accru la répression enregistrée ces dernières années. Le rapport annuel 2009 de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme montre, qu'inversement proportionnelle à la chute des bourses, l’inflation des pratiques et des lois liberticides en matière de contrôle du corps social est l’un des traits saillants des difficultés rencontrées par les défenseurs des droits de l’Homme en 2008.

Roberto Saviano, auteur de la préface du rapport, nous alerte: « des “crises” en 2008 ont déjà donné lieu à une multiplication des mouvements de protestation sociale. Au Cambodge, au Cameroun, en Corée du sud, en Tunisie, en Colombie, au Zimbabwe et ailleurs, des femmes et des hommes ont envahi la rue pour réclamer le respect de leurs droits sociaux et économiques et les leaders pacifiques de ces manifestations ont trop souvent été ciblés par la répression. Un avant goût de ce qui nous attend dans le contexte de la crise actuelle et des mouvements sociaux qu’elle entraînera légitimement? ».

Pour Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH, « cette crispation sociale qui a gagné tous les continents a eu, partout dans le monde, des conséquences en matière de libertés de réunion, d’association et d’expression, qui dépassent largement le seul cadre de la défense des droits du travail ou des droits sociaux ».

Ce rapport rend hommage à l'obstination du témoignage de tous les défenseurs des droits de l'Homme : « Les nombreux instruments internationaux de défense des droits de l’Homme et les mécanismes de surveillance qui en découlent ne constituent nullement une garantie suffisante contre les violations. Si l’opinion publique ne reste pas vigilante, leur application demeure lettre morte. Plus que jamais, en période de crise, les défenseurs des droits de l’Homme, par leurs investigations rigoureuses, leurs actions sans compromis et leur engagement sans calcul constituent le dernier rempart contre l’arbitraire. Les Etats répressifs l’ont bien compris, et ciblent de plus en plus ces défenseurs de la liberté », conclut Eric Sottas, secrétaire général de l'OMCT.

Ce rapport est publié en versions française, anglaise et espagnole dans son intégralité, en russe pour la partie Europe et Communauté des Etats indépendants et en arabe pour la partie Afrique du nord/Moyen Orient.

En outre, une annexe sous forme de Cd-Rom, qui compile les cas traités par l’Observatoire en 2008, sera disponible ultérieurement.

Une conférence de presse est organisée le 19 juin en Suisse et plusieurs autres conférences se tiendront tout au long du mois de juillet, notamment en Italie, en Egypte, en Jordanie, en Géorgie, en République démocratique du Congo, au Kenya, au Nigeria, en Colombie, au Pérou, au Mexique, en Inde et au Cambodge grâce au soutien des organisations membres ou partenaires de l’OMCT et de la FIDH.

Ce rapport est disponible sur les sites de l’OMCT et de la FIDH aux liens suivants :

http://www.fidh.org/L-Obstination-du-temoignage-rapport-2009-defenseurs-droits-humains

http://www.omct.org/pdf/Observatory/2009/obs_annual_report_2009_fr.pdf

Contacts presse :
· FIDH : Karine Appy / Gaël Grilhot : 01 43 55 25 18 / 06 48 05 91 57 / 06 72 284 294
· OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39 / 52 42

Scandale sordide : à Marrakech une dizaine de jeunes arbitrairement emprisonnés, le maire sali

par Bruno Lecoq
Il a suffit qu’un jeune prostitué fantasque accuse le maire de Marrakech d’homosexualité, pour qu’une rafle soit organisée dans le milieu interlope de la ville ocre. Tandis que certains titres de la presse marocaine ont dénoncé un coup politique tordu porté contre Omar Jazouli en pleine période électorale, cela fait plus d’un mois qu’une dizaine de jeunes innocents sont détenus dans la prison de Marrakech. Coups, tortures… Tout a été bon pour contraindre ces jeunes, forcément étrangers à cette affaire montée de toutes pièces, à signer des dépositions qui les accablent, dépositions qu’ils ont aussitôt réfutées devant les juges… sans être entendus. Aucune preuve, aucun flagrant délit, ne peut être retenue contre eux : Ils ont pourtant été condamnés lundi dernier à des peines allant de deux , trois et huit ans de prison comme s’il s’agissait de justifier le démantèlement d’un authentique réseau de prostitution.
Rappel des faits
Le 10 mai dernier, circule dans Marrakech une information qui indique que la police de Marrakech a arrêté un prostitué travesti du nom de Haïfa. Ce dernier, dont le prénom rappelle étrangement une autre affaire ayant défrayée la chronique municipale, aurait affirmé avoir vendu, pour 500 dirhams, ses services à de nombreuses personnalités de la ville, dont –on ne le sait pas encore- le maire de Marrakech, Omar Jazouli. Ce jeune homme signe une déposition qui l’accable et engage la complicité d’un prétendu réseau. Il aurait notamment affirmé à la police, premier fait étrange, avoir été mis en relation avec le maire par le biais d’un autre marocain dont il donne le prénom, l’âge et décrit l’aspect physique. Un marocain au prénom identique est prévenu de cette recherche. On l'invite à se cacher. N’ayant rien à se reprocher dans cette affaire dont il ignore tout, il refuse. Le 15 mai, alors qu’il ne correspond pas à la description physique faite initialement par le prostitué accusateur, il est arrêté, frappé et conduit à signer une déposition qu’il va récuser quelques heures plus tard devant le juge. Une dizaine d’autres marrakchis, issus du monde de la nuit et gays , sont arrêtés lors de ce coup de filet qui vise manifestement à conforter les accusations portées contre Omar Jazouli. La presse arabophone, qui tient –fait étrange- les dépositions faites par les jeunes prévenus sous la torture, publie dans le même temps la nouvelle : Omar Jazouli, l’actuel maire de Marrakech, aurait eu des relations sexuelles avec un jeune prostitué masculin à son domicile de Marrakech. L’affaire fait scandale à la veille des élections municipales, même si, très vite, la presse « sérieuse » dénonce une machination politique grossièrement montée à des fins électorales. Interrogé sur les faits, Omar Jazouli dément formellement les accusations. Elles sont grotesques : le prostitué accusateur est un mythomane notoire : il affirme que les faits se seraient déroulés au domicile du maire : Omar Jazouli y vit avec sa mère, sa femme et ses trois enfants. Aurait-il eu des relations extra conjugales, il n’aurait pas choisi son domicile familial ! Mais tous ses démentis ne servent à rien. Tout est affaire de rumeur et, comme s’il s’agissait d’éviter un règlement rapide du dossier, le maire ne sera même pas entendu par la police et la justice. Le prostitué accusateur maintient seul sa déposition et aucune des déclarations des autres jeunes détenus (qui ne connaissent ni le maire ni, pour certains, leur accusateur!) ne sont prises en compte. Le tribunal, au dire de tous les avocats présents sur ce dossier, est sous pression. Et ce sont les dépositions obtenues sous la torture au commissariat de Marrakech qui sont retenues. Ces mêmes juges, en privé, ne cachent pourtant pas savoir le mauvais coup qui se trament et sont convaincus de l’innocence de ceux qu’ils s’apprêtent à condamner ! Nous sommes le 2 juin. Une dizaine de jeunes est encore en prison et tout permet de penser qu’ils ne vont pas bénéficier d’un procès équitable. Les avocats plaident dans l’indifférence d’un juge qui n’écoute pas leurs arguments. Ce dernier, « fatigué » décalera même d’une semaine (au lendemain des élections) l’annonce du verdict. Les accusés seront tous coupables, l’affaire semble ficelée d’avance. Appelés à l'aide en cours d’instruction, d’éminents avocats refusent de se saisir de ce dossier qu’ils savent perdus et disent être piloté à des fins électorales.
Une jeune femme, prénommée Souade, fait partie des prévenus. Accusée à tort par Haïfa d’avoir participé à des parties fines, elle souffre d’un cancer et est privée depuis plus d’un mois de son traitement chimiothérapique. Alors que rien de sérieux ne conforte cette accusation, la justice va rester insensible à son cas : a-t-il le mérite d’enjoliver le scenario sordide offert en pâture à l’opinion publique ? Lundi dernier, elle a été condamné à deux ans de prison ! Le prévenu présenté initialement comme l’intermédiaire, sera pour sa part, finalement disculpé par Haïfa qui reconnait, lundi, devant le juge qu’il ne le connait par et qu’il l’a désigné à la demande des policiers. Plus aucune charge ne repose sur lui mais l’indifférence est la même : deux ans de prison ! L’atteinte aux droits de l’homme est ici flagrante et elle touche à l’évidence des minorités sexuelles, forcément coupables aux yeux d’une grande partie de l’opinion publique. Mais comme elle met en scène un élu dont on cherche à se débarrasser, et des jeunes (dont les noms sont jetés en pâture dans la presse) elle n’a aucune importance. Torture, emprisonnements arbitraires, parodies de justice… Des innocents vivent aujourd’hui un véritable drame dans l’indifférence générale. Leur vie risque de se retrouver brisée à tout jamais. Les élections sont aujourd’hui terminées, il est urgent que ce cauchemar cesse. C’est une affaire de dignité.>
Voilà le témoignage qui permettra de comprendre l'implication accidentelle de Souad dans cette affaire :
"Mon cher Bruno,> Ma semaine au Maroc s'est achevée hier et durant ces jours, sans le vouloir, j'ai approché le "scandale". Figure-toi que j'ai une amie pharmacienne (marocaine) dont la sœur, jeune mais cancéreuse, est depuis un mois en prison... pour la même affaire ! Elle, il y a plus d'un an avait loué un appartement à une femme. A Marrakech, ce genre de location s'appelle "une clé". On donne une somme au départ puis chaque mois un faible loyer. La sœur de mon amie, prénommée Souade, a donné 100.000 dirhams à cette femme puis versait son loyer jusqu'au jour où une autre femme lui a dit être la propriétaire des lieux et qu'elle ne lui avait jamais rien loué ! Quelques jours plus tard, tous ses meubles disparurent et Souade s'est retrouvée à la rue... sans même pouvoir récupérer ses 100.000 dirhams empochés par le première femme volatilisée. Survient alors une personne appelée "Haïfa", très beau garçon paraît-il, qui vient la voir pour lui dire que sa sœur est une salope ; qu'il sait ce qu'elle lui a volé et qu'il veut l'aider. Confiante, Souade l'écoute et se lie d'amitié avec lui malgré ses tendances efféminées... Ils sortent quelques fois dans des boîtes gaies de Marrakech...""
Puis arrive le scandale du maire. Le jeune homme qui fait des « révélations » sur ses relations avec Jazouli, c'est "Haïfa". Pire, il a dit aux policiers qu'il allait se travestir chez une amie, Souade, qui lui prêtait des perruques. Souade, perdant ses cheveux à cause de la chimiothérapie, l'a laissé s'amuser avec ses perruques... lorsqu'ils se voyaient. Pire encore, il a aussi affirmé que Souade participait à ses ébats avec Jazouli... Depuis, Souade est en prison ! Son cancer se développe dangereusement. Son père milliardaire l'a bannie et ne veut plus entendre parler d'elle. Sa mère et sa sœur, mon amie pharmacienne, ne savent plus quoi faire. Des amis, des avocats, des gens très introduits ont tenté de faire quelque chose pour elle mais en vain. Il parait que le dossier est sulfureux et personne n'ose s'en approcher...Un ami que tu connais est cité aussi, ai-je appris par cette voie. D'après moi, ils veulent faire tomber Jazouli qui, paraît-il, serait réélu. Je crois savoir que les jugements seront rendus... après les élections ! (…)
bruno.lecoq@wanadoo.fr

Expulsion d'un jeune Marocain

Dans la Loire ont eu lieu deux expulsions particulièrement scandaleuses d’un jeune Marocain.
Un jeune homme marocain, Mounir Laffig conduit au centre de rétention de Saint-Exupéry suite à un contrôle de police. Il est en France depuis 2004. Son père est d’abord arrivé en 1960. Puis sa mère rejoint son père en 2002 avec l’un de ses frère et sa soeur. Toute sa famille immédiate habitant en France est régularisée avec des cartes de résident (10 ans) sauf sa petite soeur qui n’a pas besoin de titre de séjour puisqu’elle est mineure.
Son autre frère et lui-même entrent en France en 2004 pour rejoindre le reste de la famille. Ils font les démarches pour obtenir un titre de séjour "Vie privée et familiale", mais leurs demandes n’aboutissent pas car la préfecture estime que leurs attaches ne sont pas suffisantes ( !!!!) et ils tombent sous le coup d’ Obligations A Quitter le Territoire.
M.Laffig avait aussi fait une demande avec une promesse d’embauche dans une entreprise de BTP qui n’a pas abouti car il n’avait pas de visa long séjour....De plus son frère régularisé possède une entreprise dans le bâtiment et est prêt à l’embaucher. ..
Nous vous invitons à envoyer un MAIL à la préfecture de la Loire pour que Mounir Laffig soit relâché et régularisé !
pref-loire@loire.pref.gouv.fr
marc.piselli@loire.pref.gouv.fr

Le deuxième acte de la comédie

par Ali Fkir, 16/6/009
Après le 1er acte (12 juin 2009) de la "pièce théâtrale" ayant pour thème "élections à la marocaine" où le prix des voix dans le souk primaire tourne autour de 3 000 dh, les acteurs concernés exécutent aujourd'hui le 2ème acte de la mascarade où la voix est cotée dans le marché secondaire, des dizaines de milliers de dh dans les communes pauvres, et des millions de dh dans les grandes villes riches. Pourquoi?
- Depuis la reforme de 2002, le président est "élu" pour 6 ans. Aucune majorité ne peut le destituer. Seuls les services du ministère de l'intérieur peuvent le faire.
- Le président est doté de tous les pouvoirs, il n'a de compte à rendre ni aux autres membres du bureau, ni aux citoyens.
- Le président, en s'assurant la bienveillance/complicité des divers services du ministère de l'intérieur, peut traire à sa guise "la vache locale".
- Le président peut utiliser facilement son "poste" pour nouer des liens et élargir sa "base électorale" pour les prochaines "échéance".
- Acheter aujourd'hui les voix des "électeurs", c'est investir pour maximiser le profit de demain. C'est constitutionnel. "Notre constitution" garantit le droit d'entreprendre. C'est ce que font nos politicards. C'est l'esprit même de la bonne citoyenneté!
Dans quelques semaines, après le deuxième acte, les heureux "élus" du 12 juin, participeront à l'exécution du troisième acte de la comédie: élection des " conseillers" de la deuxième chambre. C'est le marché principal. Le prix de la voix sera exorbitant. Le "conseiller" s'assurera un revenu sans fournir d'effort pendant son mandat, et d'une rente viagère non négligeable.
C'est ça la démocratie makhzanienne, la spécificité marocaine oblige!