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mardi 8 novembre 2016

VERT ne veut pas dire PILLAGE ! Lettre ouverte de la société civile sahraouie à la COP22








Various Authrs - مؤلفين مختلفين - Auteurs divers- AAVV

De: la société civile sahraouie
Sahara occidental occupé
Date: 5 novembre 2016
Pour: COP22,
  Maroc
Chers participants à la COP22,
Les exactions contre la biodiversité dans le Sahara occidental occupé, à savoir dans la région d'El-Ayoun et dans la zone de Dakhla ont été causées par les dégâts énormes résultant de la concentration des activités économiques dans le territoire sahraoui contesté. Cela a eu un immense impact sur l'environnement et a laissé des empreintes négatives sur la biodiversité et la carte géologique dans la partie du Sahara occidental occupée par le Maroc.
La destruction des ressources naturelles a également conduit à un déséquilibre dans l'environnement et dans le climat, y compris les eaux souterraines. Les eaux usées et leur évacuation sont gérées d'une manière irrationnelle, ce qui les rend nuisibles pour la mer et les réservoirs d'eau souterrains. 

Maroc : pourquoi les manifestations pour Mouhcine Fikri ont réveillé l’esprit du 20 février




Alors que la Conférence des Nations unies sur le climat (COP22) s’ouvre ce lundi à Marrakech, une partie de la société civile tente de faire perdurer les manifestations qui ont suivi la mort du poissonnier, à leurs yeux un nouveau chapitre de la contestation née en 2011.

 Résultat de recherche d'images pour "enterrement Mohcine Fikri"
 Des hommes en deuil portent le cercueil de Mouhcine Fikri à al-Hoceima (Reuters)


À Nador, Rabat, Casablanca, Agadir, Tétouan, Marrakech ou encore à l’étranger à l’appel de Marocains résidant à Paris ou Bruxelles : ces derniers jours, les manifestations ont débordé d’al- Hoceima, dans le Rif, où Mohcine Fikri, poissonnier, est mort broyé dans une benne à ordures.
À Rabat, 2 000 personnes se sont rassemblées ce dimanche à Bab al-Had, d’où partent généralement les manifestations, pour appeler à la fin de la hogra (l’humiliation, l’arbitraire) et à une réelle enquête sur les circonstances du décès de Fikri.

ACAT/WSRW - Sahara occidental - Une occupation « verte » est avant tout une occupation...et n'en est pas moins illégale

ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) et Western Sahara Ressources Watch (WSRW)
Communiqué de presse
Pour publication immédiate

 Une occupation « verte » 
est avant tout une occupation

La COP 22 s’ouvre aujourd’hui à Marrakech. Selon l’ACAT et Western Sahara Ressources Watch (WSRW), les déclarations du roi Mohammed VI pour faire la promotion de projets écologiques au Sahara occidental ne doivent pas faire oublier les violations du droit international commises sur ce territoire et l’exploitation illégale des ressources naturelles par le Maroc dont sont victimes les Sahraouis, parfois avec la complicité d’entreprises internationales.

La nouvelle édition de la Conférence des Etats parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) est une occasion majeure pour le royaume de promouvoir son image de bon élève en matière de développement durable. Un développement terni par les violations graves du droit international sur lesquelles il repose.

lundi 7 novembre 2016

ASSISTANCE CONSULAIRE POUR ALI AARRASS . Échanges sur facebook entre un juriste et Farida. A lire !

Si tu dénonces l injustice, alors je t' invite à signer.( Rita Benani)


Ali Aarrass est un Belgo-marocain injustement enfermé depuis 8 ans au Maroc suite à des aveux obtenus sous la torture dans une affaire de terrorisme.
http://www.petitions24.net/assistance_consulaire_pour_ali_aarrass
Philippe Abadie Je reviens sur ce post après relecture de ce texte avec une analyse juridique des faits pour lesquels le sujet a été condamné au Maroc. Cela explique d'ailleurs l'intervention directe des Nations Unies dans ce dossier... car dans le droit international, le Maroc n'avait pas le droit de revenir judiciairement sur un fait précédemment jugé dans un autre pays. Ce monsieur était acquitté par la justice espagnole et cela lui constitue une garantie essentielle partout ou il ira : **** nul ne peut être traduit deux fois devant une juridiction répressive pour des faits identiques (c’est la règle du non bis in idem) ****. Le Maroc avait l'obligation de prendre acte ............... Je relève ensuite un manque de savoir faire des autorités belges .... Le sujet est binational (Belge-marocain). A la demande de son extradition par le Maroc, les Belges ont été forcément informés par l'Espagne de la requête marocaine, puisque il est aussi citoyen belge..... Là, pour sauver cet homme, la Belgique aurait du faire aussi et au même temps que les marocains une demande de son extradition. Et dans ce cas, toute extradition entre pays européens (d'un binational) est prioritaire tant que le prévenu et sur le territoire européen, et les belges devaient facilement le récupérer.....

Farida Aarrass Malheureusement il en fut autrement et nous avons tous le devoir de réagir pour le sortir de là. Merci pour cette analyse juridique qui est la même que celle que nos avocats avancent depuis le début

Farida Aarrass Vous pouvez en savoir plus en visitant le site : www.freeali.eu
Présentation des livres sur Ali Aarrass à la Librairie Résistances (Paris) par Manu Scordia et Luk Vervaet, le 19 novembre

Philippe Abadie merci je le lirai

Philippe Abadie à ma connaissance il n'y a que le Nigéria qui n'applique pas la règle du non bis in idem. Au Maroc , c'est à la tête du client.

Farida Aarrass Oui au Maroc il n'y a pas de justice. Les magistrats ne décident de rien dans une affaire dite d'État. Ils sont tenus à faire de mon frère un terroriste au moment où apparemment ils manquaient de boucs émissaires. Ali a dénoncé la torture subie au centre de Temara et même après durant cinq mois à Salé 2. Ils n'ont pas apprécié qu'il accepte d'être l'emblème de la torture au Maroc lors de la campagne STOP TORTURE lancée par Amnesty International. Aujourd'hui encore ils se vengent.

Philippe Abadie C'est votre frère ? Courage madame. Que justice soit faite. Je vais tenter de diffuser votre pétition sur tout Facebook. D'ailleurs je connais le mode de travail de la justice marocaine... Sur les premières pages vous n'êtes coupable de rien et sur la dernière nous vous condamnons à...

Farida Aarrass Infiniment merci. Nous avons tellement besoin de soutien. Cela fait 8 ans et demi que Ali vit cet horrible calvaire.

Solidarité Maroc Les deux livres sur Ali sont remarquables. À lire pour tout comprendre et pour être édifié sur la non-justice marocaine ! C'est une justice dangereuse !



Jacques Chirac - l'argent de l'Afrique... qui rapporte à la France la somme gigantesque de 440 milliards d'Euros


Chirac reconnait le pillage de l'Afrique. Pour une fois, un homme politique français reconnait que l'Europe s'est enrichit sur le dos des Africains et rien n'a changé...
Chaque année, la France prélève sur les budgets des pays africains, ses anciennes colonies, la somme gigantesque de 440 milliards d'Euros, comme remboursement des infrastructures qu'elle aurait réalisées, lors de son aventure coloniale et comme garantie pour la stabilité du Franc CFA qu'elle a imposé lors de l'indépendance de ses colonies africaines. 

 Une information publiée par le journal allemand "Deutsche Wirtschafts Nachrichten" et qui permet de comprendre un peu mieux pourquoi la France s'accroche bec et ongles à ses anciennes colonies et la manne qu'elle leur impose et sans laquelle son économie partirait en sucette !!
On comprend un peu mieux également les propos du président Chirac il y a quelques années et la gêne des autorités françaises face à l'afflux des migrants africains livrés à la misère !

Sueilma Beiruk, vice-Présidente du Parlement panafricain, à Marrakech pour la COP22,doit être expulsée à Alger.

 Le Maroc détient  depuis hier soir à Marrakech la vice-Présidente du Parlement Africain Sueilma Beiruk.

Afficher l'image d'origineLa Sahraouie Sueilma Beiruk  est vice-présidente du Parlement panafricain. En route pour sa participation au sommet sur le climat Cop22 à Marrakech, la politicienne se voit interdite l'entrée au Maroc. Elle va être gardée à l'aéroport de Marrakech. Selon les toutes dernières informations , elle doit être expulsée à Alger via Casablanca. Les raisons n'ont pas encore été annoncées.



dimanche 6 novembre 2016

COP 22: les villageois d’Imider rappellent leur lutte au monde (vidéo)

 Par La rédaction, 6/11/2016
 
12 mars 2012. Les habitants d'Imider organisent une grande marche pour manifester leur droit à l'accès à l'eau. ABDELHAK SENNA /AFP
12 mars 2012. Les habitants d’Imider organisent une grande marche pour manifester leur droit à l’accès à l’eau. ABDELHAK SENNA /AFP
A la veille de la COP 22, les indignés d’Imider rappellent leur combat au monde dans une vidéo à la facture soignée. Il y a 20 ans, les villageois d’Imider lançaient la première manifestation contre l’administration de la mine d’argent locale exploitée par la Société Métallurgique d’Imiter (SMI), une filiale de la compagnie royale Managem. Leur lutte devient emblématique en 2004, lorsque la SMI construit un château d’eau pour alimenter sa mine. Cet ouvrage va déclencher la colère des villages environnant.  
Leurs habitants accusent l’entreprise minière de provoquer une pénurie d’eau. Un assèchement doublé de pollution à cause des déjections toxiques des excavations. Ils décident d’investir le mont Alebban et coupent les tuyaux qui fournissent la mine en eau, déclenchant un bras de fer avec la SMI qui date de cette époque et qui ne s’est jamais essoufflé jusqu’à devenir un cas cité régulièrement à l’international.


APPEL AU RASSEMBLEMENT JUSTICE POUR MOAD, 8 novembre reporté au 30 novembre

Nadine Rosa-Rosso a partagé la publication de Campagne Stop Répression.
CE MARDI 8 NOVEMBRE à partir de 9h devant le palais de justice, La campagne Stop Répression et la Nouvelle Voie Anticoloniale avec les JOC Bruxelles appellent l'ensemble de la société à participer au rassemblement "JUSTICE POUR MOAD" qui est organisé à Bruxelles 

#StopRacismeDeLaPolice #StopImpunitéDeLaPolice #USABelgiqueFranceStopPoliceViolence
 
Ajouté le 6 juin 2016
APPEL AU RASSEMBLEMENT JUSTICE POUR MOAD

https://www.facebook.com/events/65356...

Ce 8novembre 2016 a lieu le procès des 5 policiers qui en Janvier 2013 ont tabassé à coups de matraques et de coups de pieds Moad, 14 ans à l'époque, alors qu'il rentrait simplement chez lui. Ce procès est l'aboutissement de la très longue bataille politique menée par la famille pour que soit reconnue la vérité et que leur fils obtienne justice.

Mais il s'agit aussi de dénoncer les abus et les violences quotidiennes que tant de jeunes subissent.

Rassemblons nous ce 8 novembre pour soutenir Moad et dénoncer les brutalités policières et le racisme d’État.
Pour que cessent les contrôles au faciès et l'impunité de la police.

La campagne Stop Répression, la Nouvelle Voie Anticoloniale et les JOC appellent l'ensemble de la société à participer au rassemblement "JUSTICE POUR MOAD" qui est organisé à Bruxelles ce mardi 8novembre à partir de 9h devant le palais de justice.

Ensemble, nous porterons ces revendications!

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Le procès de Moad est reporté au 30 novembre.


COP22 à Marrakech : Le royaume du business


COP22 à Marrakech : Le royaume du business

1er novembre par ATTAC/CADTM Maroc , GRAIN


CC - Flickr - UNclimatechange

L’Afrique sera à l’honneur lors de cette Conférence des Parties sur les Changements climatiques (COP 22) à Marrakech entendons nous dire un peu partout. C’est une COP africaine insiste-t-on du côté du Comité marocain de pilotage de la COP. Un Pavillon Afrique sera dressé et son animation sera assurée par la Banque Africaine de Développement (BAD), le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), dont l’un des rôles est d’appuyer la mise en place d’un environnement favorable au développement du secteur financier, à l’esprit d’entreprise et aux activités du secteur privé.
Ainsi donc, au niveau global comme au niveau africain, ce sont les banques et les entreprises qui capturent le débat sur le changement climatique. Celles-là même qui, par leur recherche effrénée du profit avant tout, sont les principales responsables du réchauffement climatique.

René Naba : Le Droit à l’autodétermination : une variable d’ajustement conjoncturelle 2/2




MADANIYA

Le Droit à l’autodétermination :
une variable d’ajustement conjoncturelle 2/2

René Naba

Vendredi 4 novembre 2016

Sahara Occidental – Dossier spécial


Le discours disjonctif occidental


Sauf erreur ou omission, les Palestiniens et les Sahraouis paraissent devoir être les deux derniers peuples au Monde à demeurer sous domination de type coloniale. Sans nul doute du fait du discours disjonctif occidental sur un principe fondamental du Droit International Public, le Droit à l’autodétermination des peuples, paradoxalement, constamment bafoué par ses promoteurs.
Ce principe, pourtant intangible, connaît une application modulée, soumis à des infléchissements circonstanciels, au point de constituer une variable d’ajustement conjoncturelle en fonction des intérêts des grandes puissances occidentales, qui furent longtemps le groupe hégémonique de la géostratégie mondiale. Valable un temps en un lieu, inopérant ailleurs, en d’autres temps.

Le conflit du Sahara occidental en fait l’amère expérience de même que le conflit palestinien. Le droit à l’autodétermination, le principe de base du conflit, souffre de la flexibilité de sa mise en œuvre. S’il trouve sa pleine vigueur et sa pleine justification lorsqu’il s’agit de promouvoir sur la scène internationale des entités conformes aux intérêts des pays occidentaux, il est, paradoxalement, combattu ou nié lorsqu’il s’agit d’éradiquer toute velléité nationaliste ou indépendantiste d’états situés hors de la sphère d’influence occidentale.

France Inter : La mort d'un vendeur de poisson suscite la colère au Maroc







dimanche 6 novembre 2016
Histoire et politique Vive le peuple !


Le Maroc est bouleversé par la mort de Mohcine Fikri, mort broyé par une benne à ordure. Ça réveille toute l'histoire d'une région du nord du Maroc, le Rif.

Le "Rif", est un mot qui a été synonyme de liberté et de liberté écrasée…
C’était il y a presque un siècle : de 1921 à 1926. La guerre du Rif. Elle est menée par un chef militaire et politique, Abd El Krim, qui installe une république sur son territoire. Elle est tribale, musulmane, berbère et elle fascine les révolutionnaires. Abd El Krim, est l’homme qui fait trembler les puissances coloniales au Maroc, la France et l’Espagne.
 A la tête de 5000 hommes, il a décimé une armée espagnole! Et il menace le Maroc français, il menace le sultan qui est l’allié des français. Abd El Krim est une figure mondiale - il fait la Une de Time! - et ses soldats sont des héros… comme ce vieil homme -centenaire- qu’on avait entendu sur France Inter en 2011, dans "La marche de l'Histoire".

Titres sur https://solidmar.blogspot.du 30/10 au 6/11/2016


     La mort de Mohcine Fikri broyé dans le camion à ordures est devenu un symbole pour le peuple marocain broyé dans sa dignité

       Les Sahraouis connaissent aussi la Hogra
   La Cop22 et le grave pillage illégal du Sahara Occidental par le Maroc

La Hogra, c’est tous les jours, pour Talek, au Sahara Occidental...

Par Marie-Jo Fressard solidmar, 6/11/2016

Talek*, jeune prisonnier politique sahraoui  détenu depuis onze ans en prison marocaine, le mépris, l’humiliation, la discrimination, il connait ! J’ai découvert son histoire par le blog d’APSO, l’association des amis du peuple du Sahara Occidental, puis par ses brefs coups de fil du lundi après-midi depuis que je suis sa “marraine” et qu’il m’appelle “grand-mère”, et par quelques unes de ses  lettres...  quand elles me parviennent. Comme presque tous les jeunes Sahraouis, Talek milite pour le référendum d’autodétermination qui permettra à son peuple de choisir  librement un avenir qu’il rêve libre, dégagé de l’écrasante colonisation répressive du Maroc. Il est condamné à perpétuité, accusé du meurtre d’un policier marocain. Meurtre qu’il nie toujours avoir commis.

En plus de cette  inhumaine peine de prison à vie, Talek, en tant que Sahraoui méprisé de l’occupant, subit journellement  les pires exactions  :  tabassages,  tortures physiques et psychiques, humiliations et discrimination, de la part des autorités pénitentiaires. Ses affaires personnelles sont régulièrement vandalisées ou volées. Il est empêché de continuer ses études pour tenter de passer son bac. Pour la moindre protestation contre  cet arbitraire lorsqu’il se sent victime d’une injustice, il est battu, torturé puis envoyé au cachot pendant des longues semaines où il est souvent privé de soins pour ses blessures, parfois même de nourriture.