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jeudi 2 juillet 2015

AMDH : "manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles."

Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles.

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a présenté le 30 juin à Rabat son Rapport annuel sur les violations des droits humains au Maroc en 2014. Un rapport dans lequel l’association constate que la situation des droits humains au Maroc en 2014, a été caractérisée  «  par une dangereuse régression en termes de libertés et de droits fondamentaux ».  Lors de l’élaboration de ce rapport, les responsables de l’AMDH se sont notamment penchés sur le fonctionnement du système législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Pour les besoins de ce rapport, l’AMDH s’est  appuyée sur les rapports établis par ses 93 sections locales présentes à travers tout le Maroc, des rapports internationaux ainsi que les informations publiées par les médias.

Une démarche législative et une Constitution critiquées

D’un point de vue législatif, l’année 2014 a été marquée par l’approbation  par le parlement du projet de loi sur la justice militaire. Principale nouveauté de ce texte qui entrera en vigueur le 1er juillet : les civils ne pourront plus être jugés par un tribunal militaire.  Mais, pour l’AMDH, cette réforme n’a pas pris en compte les revendications des associations de droits humains concernant la suppression de la peine de la mort. L’Association rappelle néanmoins que l’année 2014 a également  été marquée par « la suppression du deuxième paragraphe de l’article 475 du Code pénal qui permettait l’impunité des violeurs de mineurs » mais note que le texte de loi relatif aux travailleurs dans les maisons autorise l’emploi des enfants de 16 ans « au lieu de 18 ans ».
L’AMDH est également très critique au sujet de la pratique du pouvoir législatif au royaume. En effet, selon l’Association, le pouvoir exécutif s’est approprié le « monopole […] dans la proposition de lois ». L’association remarque également  « que les propositions du parlement ont été faiblement prises en compte » ce qui illustre, selon elle,  « le rôle (réduit, ndlr) du parlement en matière législative ». Pour illustrer cet argument, le rapport de l’AMDH cite en exemple le vote du projet de loi de finances de l’année 2015 durant lequel « le parlement s’est cantonné à un rôle marginal se contentant d’accepter ou refuser les propositions du gouvernement ».
La Constitution, promulguée en juillet 2011, fait elle aussi l’objet de critiques par l’AMDH. L’Association signale que l’application de l’officialisation de la langue amazighe «  a été reportée sous prétexte d’attendre la publication de la loi organique » et remarque « qu’on relève une certaine hiérarchie entre la langue arabe et amazighe au profit de la première ». Autre défaut reproché à la Constitution, la non-séparation des pouvoirs qui profite à « l’institution monarchique ». Selon l’AMDH, celle-ci « détient les pouvoirs les plus importants : exécutif, législatif, judiciaire et religieux ».

 Une justice qui manque d’indépendance

Une partie du rapport établi par l’AMDH est consacrée aux régressions  constatées dans le domaine des droits civils et politiques. L’association a constaté que la peine de mort, qui a été maintenue dans l’avant-projet de loi du Code pénal, a été prononcée cinq fois durant l’année 2014. L’organisme remarque également que les membres du  gouvernement ont tenu des propos « régressifs » allant « à l’encontre de l’abolition de la peine de mort ».
Dans son rapport, l’association dénonce le manque d’indépendance du système judiciaire. Selon le rapport de l’AMDH, la justice a, à 251 reprises, été utilisée pour « se venger des militants en leur fabriquant de fausses accusations et en utilisant la justice pour les condamner à la prison après des jugements dénués de conditions d’un procès équitable ». Parmi les cas cités par l’AMDH figurent notamment ceux de Mouad Belghouat (L7A9D) et de Wafaa Charaf.
Dans son rapport l’AMDH pointe le fait que les avancées dans le domaine de la réforme de la justice « ne sont toujours pas opérationnelles à cause des obstacles structurels, constitutionnels, et juridiques qui posent des limites à l’ensemble des acteurs du corps judiciaire, magistrats, greffiers, avocats, experts, auxiliaires de justice et autres ». Pour illustrer son propos, l’AMDH signale qu’il existe toujours des divergences entre le ministère de la Justice et une dizaine d’instances impliquées dans le domaine de la justice. L’AMDH remarque également  dans son rapport que plusieurs magistrats ont fait l’objet de décisions disciplinaires « pour avoir exprimé leur opinion sur différentes questions liées à leurs conditions de travail et à la réforme de la justice ».

Les libertés et les défenseurs des droits humains mis à mal

Selon l’AMDH, l’année 2014 a été marquée par la violation de plusieurs libertés par les autorités du royaume. C’est notamment le cas de la liberté d’association qui a été victime, selon l’institution dirigée par Ahmed El Haij, par « une campagne systématique d’entraves au droit d’association sous des prétextes futiles ». À titre d’exemple, l’association cite le refus des dépôts de dossiers de plusieurs  dossiers réglementaires de plusieurs associations comme Freedom Now, l’association pour les droits numériques (ADN) ou encore le réseau des avocat(e)s contre la peine de mort.
Autre droit mis à mal en 2014 selon l’AMDH, celui de se rassembler. L’association de défense des droits humains est sans équivoque à ce sujet et juge que l’État marocain « n’a ménagé aucun effort pour interdire les activités et entraver le travail du mouvement démocratique et surtout des droits de l’homme ». Pour étayer ce propos, l’association mentionne l’interdiction de 60 activités de l’AMDH et d’une dizaine d’activités organisées par Transparency Maroc, la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’homme ou encore l’association Adala.
Enfin, le gouvernement marocain a, selon l’AMDH, également mis à mal la liberté de la presse. L’organisation cite dans son rapport le rang du Maroc dans les classements établis par Freedom House (147e sur 197) et Reporters sans frontières (136e rang mondial dans le domaine de la liberté de la presse). Selon l’AMDH, un « certain nombre de journalistes » ont fait l’objet d’agressions physiques et insultes.  L’association remarque également  que plusieurs  poursuites judiciaires contre « un certain nombre de journalistes ont été engagées  en recourant au Code pénal au lieu du code de la presse ». Une pratique qui a pour but de « leur nuire et de les museler » selon le rapport de l’AMDH.

RAPPEL : Demain 4/7 devant l’Ambassade du Maroc à Paris

#‎ASDHOM‬, ‪#‎AMDH‬-Paris, ‪#‎ATMF‬, ‪#‎AMF‬ et ‪#‎AILES_FEMMES‬ du Maroc.
Rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris, samedi 4 juillet 2015 à 15h.
"Droits de Femmes - Mettre une robe n’est pas un crime !"
... Afficher la suite

AMDH: Les droits humains ont connu une « dangereuse régression » en 2014

 AMDH: Les droits humains ont connu une « dangereuse régression » en 2014
Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Crédit: Rachid Tniouni

Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles.

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a présenté le 30 juin à Rabat son Rapport annuel sur les violations des droits humains au Maroc en 2014. Un rapport dans lequel l’association constate que la situation des droits humains au Maroc en 2014, a été caractérisée  «  par une dangereuse régression en termes de libertés et de droits fondamentaux ».  Lors de l’élaboration de ce rapport, les responsables de l’AMDH se sont notamment penchés sur le fonctionnement du système législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Pour les besoins de ce rapport, l’AMDH s’est  appuyée sur les rapports établis par ses 93 sections locales présentes à travers tout le Maroc, des rapports internationaux ainsi que les informations publiées par les médias.

Une démarche législative et une Constitution critiquées

D’un point de vue législatif, l’année 2014 a été marquée par l’approbation  par le parlement du projet de loi sur la justice militaire. Principale nouveauté de ce texte qui entrera en vigueur le 1er juillet : les civils ne pourront plus être jugés par un tribunal militaire.  Mais, pour l’AMDH, cette réforme n’a pas pris en compte les revendications des associations de droits humains concernant la suppression de la peine de la mort. L’Association rappelle néanmoins que l’année 2014 a également  été marquée par « la suppression du deuxième paragraphe de l’article 475 du Code pénal qui permettait l’impunité des violeurs de mineurs » mais note que le texte de loi relatif aux travailleurs dans les maisons autorise l’emploi des enfants de 16 ans « au lieu de 18 ans ».
L’AMDH est également très critique au sujet de la pratique du pouvoir législatif au royaume. En effet, selon l’Association, le pouvoir exécutif s’est approprié le « monopole […] dans la proposition de lois ». L’association remarque également  « que les propositions du parlement ont été faiblement prises en compte » ce qui illustre, selon elle,  « le rôle (réduit, ndlr) du parlement en matière législative ». Pour illustrer cet argument, le rapport de l’AMDH cite en exemple le vote du projet de loi de finances de l’année 2015 durant lequel « le parlement s’est cantonné à un rôle marginal se contentant d’accepter ou refuser les propositions du gouvernement ».
La Constitution, promulguée en juillet 2011, fait elle aussi l’objet de critiques par l’AMDH. L’Association signale que l’application de l’officialisation de la langue amazighe «  a été reportée sous prétexte d’attendre la publication de la loi organique » et remarque « qu’on relève une certaine hiérarchie entre la langue arabe et amazighe au profit de la première ». Autre défaut reproché à la Constitution, la non-séparation des pouvoirs qui profite à « l’institution monarchique ». Selon l’AMDH, celle-ci « détient les pouvoirs les plus importants : exécutif, législatif, judiciaire et religieux ».

 Une justice qui manque d’indépendance

Une partie du rapport établi par l’AMDH est consacrée aux régressions  constatées dans le domaine des droits civils et politiques. L’association a constaté que la peine de mort, qui a été maintenue dans l’avant-projet de loi du Code pénal, a été prononcée cinq fois durant l’année 2014. L’organisme remarque également que les membres du  gouvernement ont tenu des propos « régressifs » allant « à l’encontre de l’abolition de la peine de mort ».
Dans son rapport, l’association dénonce le manque d’indépendance du système judiciaire. Selon le rapport de l’AMDH, la justice a, à 251 reprises, été utilisée pour « se venger des militants en leur fabriquant de fausses accusations et en utilisant la justice pour les condamner à la prison après des jugements dénués de conditions d’un procès équitable ». Parmi les cas cités par l’AMDH figurent notamment ceux de Mouad Belghouat (L7A9D) et de Wafaa Charaf.
Dans son rapport l’AMDH pointe le fait que les avancées dans le domaine de la réforme de la justice « ne sont toujours pas opérationnelles à cause des obstacles structurels, constitutionnels, et juridiques qui posent des limites à l’ensemble des acteurs du corps judiciaire, magistrats, greffiers, avocats, experts, auxiliaires de justice et autres ». Pour illustrer son propos, l’AMDH signale qu’il existe toujours des divergences entre le ministère de la Justice et une dizaine d’instances impliquées dans le domaine de la justice. L’AMDH remarque également  dans son rapport que plusieurs magistrats ont fait l’objet de décisions disciplinaires « pour avoir exprimé leur opinion sur différentes questions liées à leurs conditions de travail et à la réforme de la justice ».

Les libertés et les défenseurs des droits humains mis à mal

Selon l’AMDH, l’année 2014 a été marquée par la violation de plusieurs libertés par les autorités du royaume. C’est notamment le cas de la liberté d’association qui a été victime, selon l’institution dirigée par Ahmed El Haij, par « une campagne systématique d’entraves au droit d’association sous des prétextes futiles ». À titre d’exemple, l’association cite le refus des dépôts de dossiers de plusieurs  dossiers réglementaires de plusieurs associations comme Freedom Now, l’association pour les droits numériques (ADN) ou encore le réseau des avocat(e)s contre la peine de mort.
Autre droit mis à mal en 2014 selon l’AMDH, celui de se rassembler. L’association de défense des droits humains est sans équivoque à ce sujet et juge que l’État marocain « n’a ménagé aucun effort pour interdire les activités et entraver le travail du mouvement démocratique et surtout des droits de l’homme ». Pour étayer ce propos, l’association mentionne l’interdiction de 60 activités de l’AMDH et d’une dizaine d’activités organisées par Transparency Maroc, la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’homme ou encore l’association Adala.
Enfin, le gouvernement marocain a, selon l’AMDH, également mis à mal la liberté de la presse. L’organisation cite dans son rapport le rang du Maroc dans les classements établis par Freedom House (147e sur 197) et Reporters sans frontières (136e rang mondial dans le domaine de la liberté de la presse). Selon l’AMDH, un « certain nombre de journalistes » ont fait l’objet d’agressions physiques et insultes.  L’association remarque également  que plusieurs  poursuites judiciaires contre « un certain nombre de journalistes ont été engagées  en recourant au Code pénal au lieu du code de la presse ». Une pratique qui a pour but de « leur nuire et de les museler » selon le rapport de l’AMDH.

Edward Snowden, révèle que le chef de l’EI travaille pour les USA et Israël

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Daech - 911 - Révélation de l’ex-agent de la NSA, Edward Snowden

dimanche 28 juin 2015, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 17 septembre 2014).
Snowden Documents Revealed : ISIS Caliphate working for America and Israel.
http://www.liveleak.com/view?i=76b_…
Jul-24-2014

Documents Revealed : ISIS Caliphate working for America and Israel.
The former NSA and CIA agent Edward Snowden revealed that the leader of the Islamic State of Iraq and Syria Abu Bakr Al Baghdadi was trained in Israel.
Snowden added that the American CIA and the British Intelligence collaborated with the Israeli Mossad to create a terrorist organization that is able to attract all extremists of the world to one place, using a strategy called “the hornet’s nest”.
The “Hornet’s nest’’ strategy aims to bring all the major threats to one place in order to track them, and mostly to shake the stability of the Arab countries. The NSA documents revealed that the ISIS “Calif”, Abu Bakr Al Baghdadi went trough intense military training in the Israeli intelligence “Mossad”.
Besides military training, Al Baghdadi studied communication and public speaking skills in order to attract “terrorists” from all the corners of the world.
http://www.globalresearch.ca/isis-l…
http://moroccantimes.com/2014/07/ns…

TENTATIVE DE TRADUCTION :
Les documents de Snowden révèlent que le Calife de l’EI, État Islamique, Daech, travaille pour l’impérialisme américano-sioniste.
Snowden ajoute que la CIA américaine et l’Intelligence Service britanique ont collaboré avec le MOSSAD israélien pour créer une organisation terroriste capable d’attirer tous les extrémistes du monde entier en un seul et même endroit, suivant en cela une stratégie nommée "Nid de frelons".
La stratégie du "nid de frelons" vise à amener toutes les principales menaces en un seul endroit dans le but de les contrôler et, le plus souvent, d’en profiter pour déstabiliser les pays arabes. Les documents de la NSA que possède Edward Snowden révèlent que le calife de l’État islamique (Daech) a reçu une intense formation militaire auprès du MOSSAD israélien.
En plus de sa formation militaire, Al Baghdadi a étudié la communication et divers trucs pour parler en public de façon à attirer les « terroristes » de tous les coins du monde.
Ils voient des complotistes partout !
La théorie du complotisme est un vaccin inventé par le pouvoir pour neutraliser par avance toute dénonciation de ses manipulations, lui permettant ainsi à loisir de continuer, malgré les dénonciations, à commanditer divers attentats terroristes et à mettre en scène la « lutte contre le terrorisme », pour justifier des lois dictatoriales lui autorisant d’espionner et de contrôler totalement la population, et ainsi d’empêcher la révolution :
http://mai68.org/spip/spip.php?article8947

La flottille de la liberté attaquée par l’armée israélienne en eaux internationales

Communiqué de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine,
 lundi 29 juin 2015

La Flottille de la Liberté qui se dirigeait vers les côtes palestiniennes de Gaza a été interceptée en eaux internationales par l’armée israélienne la nuit dernière. Elle tentait de forcer par la mer le blocus qu’impose illégalement Israël à la population de la bande de Gaza.
A 2h du matin la « Marianne » a été encerclée par trois bateaux de la marine israélienne alors qu’elle naviguait à environ 100 milles nautiques en direction de la bande de Gaza. Les passagers et l’équipage ont été kidnappés, le bateau détourné, amenés de force en Israël. Les trois autres bateaux qui composaient la flottille ont, comme prévu par les organisateurs en cas d’intervention de l’armée israélienne, pris le chemin de la Grèce.
C’est un nouvel acte de piraterie de la part l’armée israélienne, Israël n’ayant pas de souveraineté sur les eaux internationales au large de Gaza. En 2012, l’équipage de l’Estelle avait été brutalement intercepté. En 2010, dix passagers du Navi Marmara furent tués par l’armée israélienne en eaux internationales. La multiplication des actes de pirateries de la part d’Israël en eaux internationales sont des signes inquiétant de l’expansion de la politique d’occupation et de blocus sur l’ensemble de la Méditerranée orientale. Nous demandons la libération immédiate des passagers de la Marianne et la levée du blocus.
La bande de Gaza est un territoire de 41 km de long et de 7 km de large. 1,86 million de Palestiniens y vivent, ou survivent. Depuis 2006, Israël y impose un blocus illégal au regard du droit international, auquel s’ajoutent des offensives militaires répétées, dont la dernière, en été 2014, a fait plus de 2 200 morts et 11 000 blessés palestiniens.
Communiqué de presse de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
>>Contact en France : Claude Léostic 06 72 51 64 90

Solidarité avec le peuple grec

A Gap (Hautes Alpes) la FSU 05, la CGT 05, la Fédération des Hautes Alpes du Parti Communiste Français, le Mouvement de la Paix et Ensemble 05 appellent leurs adhérents, les salarié-e-s, les citoyen-ne-s à participer au rassemblement de soutien au peuple grec et au respect de sa souveraineté le vendredi 3 juillet à 18 h sur l'Esplanade de la Paix à Gap.La Grèce est aujourd'hui dans une situation catastrophique, parce qu'elle a été un des laboratoires de l'application des politiques d'austérité imposées par le FMI, la Commission Européenne et la Banque centrale.

Vendredi dernier, ces mêmes institutions sont restées intransigeantes dans les négociations : application des politiques néolibérales ou rien. Le gouvernement grec ayant décidé de soumettre le projet d'accord au vote, l'Eurogroupe a réagi immédiatement en coupant les vivres le 30 juin et qualifiant le référendum grec de "coup de force ".


La FSU, la CGT, le Parti Communiste Français, le Mouvement de la Paix et Ensemble 05 qui agissent contre la mise en place des réformes libérales, considèrent qu’une autre politique économique et sociale est possible en Europe et en France, basée sur une autre répartition des richesses qui privilégierait l’emploi, la défense du pouvoir d’achat, la défense du code du travail et des statuts de la fonction publique, les services publics éléments essentiels de cohésion sociale et de relance économique.

Manifester notre soutien au peuple grec qui s'est clairement prononcé le 25 janvier dernier pour refuser l'étranglement des politiques d'austérité, c'est refuser un nouveau déni de démocratie en Europe.

Manifester notre soutien au peuple grec, c’est essentiel pour montrer qu’une alternative aux politiques régressives est possible en France comme partout en Europe.
C’est imposer le respect des décisions prises démocratiquement par tout un peuple.

Gap le 1er Juillet 2015

Lire : 
 http://www.humanite.fr/le-non-pour-fil-dariane-578519

 http://solidaire.org/articles/grece-la-voix-du-peuple-contre-le-pouvoir-des-banques
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Par Juan Cuesta Barros. 


Déferlement de haine, pluie de mensonges déversés avec un aplomb déconcertant, appel au coup d’État contre Alexis Tsipras dans les colonnes d’un prestigieux quotidien du soir… La vague d’hystérie qui s’est emparée des libéraux européens et de leurs gardes-chiourmes médiatiques ne doit pas rester sans suite, tant elle en dit long du danger qui guette l’Europe. Peut-on continuer à laisser notre avenir entre les mains d’une poignée de despotes de la finance qui assument désormais au grand jour leur mépris de la démocratie? L’emprise des marchés financiers sur les États européens est telle qu’il était devenu inenvisageable pour les eurocrates qu’un peuple puisse avoir le dernier mot. NON NON NON OXI OXI OXI

mercredi 1 juillet 2015

AMDH-Paris/IDF : soutien au journaliste Ali Lmrabet en grève de la faim à Genève depuis le 26 juin 2015

par AMDH, Paris, le 29 juin 2015
lamrabet
L’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF (AMDH-Paris/Ile-De-France) déplore la répression subie par le journaliste Ali Lmrabet. Ce dernier a été à de nombreuses fois victime du non-respect de la liberté d’expression par les autorités marocaines.
Rappel des principales dérives dont il a été (il est) victime :
-          2000 : interdiction de son journal Demain.
-          2003 : condamnation à 3 ans de prison ferme pour outrage au roi et fermeture de ses journaux Demain magazine et Doumane.
-          2005 : interdiction d’exercer ses fonctions de journaliste pendant 10 ans (du 11 avril 2005 au 11 avril 2015)
Énième épisode de l’acharnement des autorités marocaines, ces dernières refusent désormais de lui renouveler ses papiers d’identité. Face à cette situation abracadabrantesque et injuste, Ali Lmrabet a entamé vendredi 26 juin 2015 une grève de la faim devant l’entrée de l’ONU, place des Nations à Genève.
L’AMDH-Paris/IDF :
-          Dénonce l’acharnement des autorités marocaines contre Ali Lmrabet.
-          Soutient sa demande légitime et légale à avoir des papiers.
-          Appelle les autorités marocaines à lui délivrer au plus vite ses papiers d’identité.
-          Considère que l’État marocain porte l’entière responsabilité de cette situation et de ses éventuelles conséquences sur la santé d’Ali Lmrabet.

L’AMDH gagne un nouveau procès contre l’Intérieur

  Un petit bureau de l’AMDH dans le village de Tahla a réussi à avoir gain de cause devant la justice contre le ministère de l’Intérieur
Par Nizar Bennamate, TelQuel, 29/6/2015

L’AMDH gagne un nouveau procès contre l’Intérieur
Plus de 40 réunions de l'AMDH ont été interdites en 2014. Crédit: AFP
Un nouveau chapitre dans la guerre qui oppose le ministère de l’intérieur à la plus grande association des droits de l’homme du pays. Le tribunal administratif de Fès a rendu un jugement favorable à l’AMDH  contre le ministère de l’intérieur.
L’histoire commence avec le renouvellement du bureau local de l’AMDH dans la petite ville de Tahla, environ 70 km à l’est de Fès. Lorsque les membres ont voulu déposer les pièces justificatives de la tenue de l’assemblée générale, «le pacha de la ville a refusé de les recevoir parce qu’il a reçu des instructions d’en haut, nous a-t-il dit» nous raconte Layachi Tagregra, membre du bureau local.
Qu’à cela ne tienne, les membres du bureau ont décidé de porter plainte contre le ministère de l’Intérieur, le préfet de la région de Taza et le pacha de la ville devant le tribunal administratif de Fès.  Le tribunal a sommé le pacha de recevoir le dossier juridique du nouveau bureau de l’association et de leur délivrer un récépissé.

Une stratégie d’intimidation du ministère de l’Intérieur ?

Le refus des autorités de recevoir les dossiers juridiques de la tenue des assemblées générales n’est pas nouveau. «Plus de 9 sections sur le territoire national subissent le même traitement et 3 ont pu déposer le dossier mais les autorités ne leur ont pas donné de récépissé » nous explique Tagregra. Et d’ajouter «suite à ce jugement, deux sections vont porter plainte contre le ministère de l’Intérieur, dont la section de Khenifra et celle de Tantan».
Le bras de fer entre le ministère de l’intérieur et l’AMDH remonte à juin 2014. Dans un passage au parlement, le ministre de l’intérieur Mohamed Hassad a fustigé les associations des droits de l’homme qui recevaient des aides financières extérieures. Depuis, plusieurs  activités de l’AMDH ont été systématiquement interdites par le ministère de l’Intérieur. Certaines interdictions ont été condamnées par la justice.

Affaire d’Inezgane : la majorité réagit enfin !

le20heures, 30/6/2015
C’est un tweet de Nabil Benabdallah, le leader du PPS et ministre de l’habitat et de la politique de la ville qui a annoncé dans la soirée de lundi 29 juin la condamnation des poursuites contre les deux jeunes filles d’Inezgane par la majorité. « Lors d’une réunion des partis de la majorité PJD, RNI, MP et PPS ce soir, dénonciation ferme de la poursuite des deux jeunes d’Inezgane ». Des milliers de citoyens sont sortis dans les rues le week end passé pour dénoncer les dérives obscurantistes et défendre les libertés individuelles de plus en plus menacés. Alors que la robe est devenue symbole de la liberté, des partis de la coalition gouvernementale ont commencé –bien tardivement – à briser le silence en condamnant ce qui s’est passé à Inezgane mais aussi sur une plage d’Agadir où des jeunes ont planté des bannières noires portant l’inscription de « no bikinis ». Le Mouvement populaire a rendu public un long communiqué pour condamner fermement « ces atteintes aux principes de la liberté individuelle et du respect de la liberté d’autrui » ainsi que « l’usurpation par certains du rôle des autorités compétentes en matière d’application de la loi ». Les harakis vont encore plus loin en invitant « toutes les composantes de la société à se mobiliser pour protester contre ces déviations qui commencent à s’affirmer de plus en plus sur la place publique ». La réaction du MP a le mérite d’être claire. Le ministre du tourisme, le haraki Lahcen Haddad, ne doit pas y être étranger. « Le discours de la haine, les conservatismes aigus et les diktats obscurantistes ne peuvent que faire fuir les touristes étrangers. Il y a eu récemment une enquête qui révélait que le Maroc n’était pas une destination idéale pour les femmes seules. », rappelle ce professionnel du tourisme. Au PPS, la première réaction de désapprobation a été enregistrée samedi avec une déclaration de N. Benabdallah. « Il est honteux de poursuivre des jeunes femmes parce qu’elles portaient des robes », lancera-t-il devant ses militants. Le chef de gouvernement aurait demandé la fin des poursuites des deux jeunes femmes coupables d’avoir porté des robes. 
http://telquel.ma/wp-content/uploads/2015/06/Credit-Yassine-Toumi.2.jpg

Appel aux député(e)s de France à rejeter le protocole additionnel à la convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre le Maroc et la France

Vous allez débattre du projet de loi autorisant l’approbation du protocole additionnel à la convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre la France et le Maroc, n° 2725, déposé le 15 avril 2015.
Mesdames et Messieurs les Député(e)s,
Vous n’êtes pas sans savoir que ce projet veut enterrer les plaintes déposées par des personnes1 qui affirment avoir été torturées au Maroc. Ces mêmes personnes ont reçu le soutien d’associations de défense des Droits Humains reconnues tant au Maroc qu’en France ou à l’international)2. Ce ne sont pas les plaintes de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture(ACAT) qui ont provoqué la crise diplomatique entre le Maroc et la France durant l’année 2014, mais c’est plutôt « le fait que le Maroc est un État tortionnaire. »3
Le dernier rapport d’Amnesty International évoque 173 cas de torture recensés entre 2010 et 2014. Ce rapport précise que « Les responsables marocains renvoient l’image d’un pays ouvert, respectueux des droits humains. Mais tant que la menace de la torture planera sur les détenus et les voix dissidentes, cette image ne sera qu’un mirage sous des apparences trompeuses, la torture est utilisée pour étouffer la contestation et entache certaines condamnations prononcées par la justice. Que vous remettiez les inégalités en question ou exprimiez vos convictions, vous courez le risque d’être victime de violences et d’actes de torture. »

Mesdames et Messieurs les Député(e)s,
La commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) recommande le rejet de ce projet. Dans son avis sur le projet de loi autorisant l’approbation du protocole rendu le 21 mai 2015, la CNCDH exprime :
« … son opposition résolue à l’adoption du projet de loi autorisant l’approbation du protocole additionnel, dès lors qu’elle conduit à bouleverser nombre de règles françaises de compétence répressive internationale dans les rapports entre la France et le Maroc.
La CNCDH insiste tout particulièrement sur le fait que la France est liée par la Convention des Nations unies de 1984 qui impose l’établissement d’une compétence universelle en matière de crimes de torture, afin de prévenir l’impunité de leurs auteurs. Pour la CNCDH, la France ne saurait adopter un accord bilatéral allant à l’encontre du but et de l’objet de cette convention ».
L’approbation de ce projet renforcerait l’impunité. Cet accord est une tentative de détourner, voire liquider, les procédures judiciaires en cours parce qu’elles gênent cet « ami de la France ». Approuver cet accord donnerait un signal fort aux tortionnaires au détriment des conventions et normes internationales ratifiées par les deux pays, le Maroc et la France. Approuver cet accord c’est apporter un soutien à un pouvoir politique qui continue à pratiquer la torture, à protéger ses intérêts et par conséquence cautionner l’impunité et les violations graves des droits humains.

C’est pourquoi nous, signataires, vous demandons, Mesdames et Messieurs les député(e)s, de rejeter ce projet.
1 Notamment Zakaria Moumni, Naama Asfari et d’autres.
2 ACAT, Amnesty, AMDH, HRW, FIDH, etc.
3 https://www.acatfrance.fr/communique-de-presse/le-maroc-assigne-en-justice-les-victimes-de-torture-et-lacat
Premières organisations signataires
  • L’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF (AMDH-Paris/IDF).
  • L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF).
  • L’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF).
  • L’Association des Marocains en France (AMF).
  • L’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH-Nord France).
  • Le Forum Citoyenneté et Solidarité des Marocains en Europe (FCSME).
  • L’Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA).
  • L’Association Franco-Chilienne Cordillera.
  • L’Association Marocaine des Droits Humains-Belgique (AMDH-Belgique).
  • Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM-IPAM).
  • Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT).
  • Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT).
  • La Voie Démocratique Paris (VD-Paris).
  • L’Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA).
  • L’association Survie (Survie).
  • Comité pour le respect des libertés et  des droits de l’homme au Sahara occidental (CORELSO).
  • L’Association Femmes Plurielles.
  • L’association Elghorba.
  • Le Forum de Solidarité Euro-méditerranéenne (FORSEM).
Premières personnes signataires
  • Zakaria Moumni, « torturé durant quatre jours dans le centre de torture de Témara au Maroc. Dans la salle de torture, j’ai vu et identifié le directeur de la DGST, Abdellatif Hammouchi ».
  • Mustapha Adib, « ancien détenu arbitraire de 1999 à 2002 (durant le règne du roi Mohammed 6) selon le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire relevant de l’ONU; détention à elle seule considérée comme de la torture selon les critères du Comité contre la Torture».
  • Claude MANGIN-ASFARI, « ex commissaire générale des Guides de France (scoutisme français), chevalière dans l’ordre national du mérite, épouse du détenu politique sahraoui défenseur des droits humains Naama Asfari ayant porté plainte avec l’ACAT devant les tribunaux français et le comité spécial de l’ONU contre la torture à Genève ».
  • Aminetou Ely, Présidente de l’AFCF(Mauritanie). Prix des Droits de l’Homme de la République Française 2006, Médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur Française 2010.
  • Khadija Ryadi, ancienne présidente de l’AMDH, Prix des Nations Unies pour les Droits de l’Homme 2013.
  • Driss Elkherchi, président de l’ATMF.
  • Ouadie El Hankouri, président de l’AMDH-Paris/IDF.
  • Larbi Maaninou, enseignant, ancien président de l’ASDHOM, de l’ASADH et FMVJ-France.
  • Jérôme Gleizes, Conseiller de Paris.
  • Madjid Benchikh, Professeur émérite de l’Université de Cergy-Pontoise, ancien président d’Amnesty International en Algérie.
  • Rudolf Bkouch, Professeur émérite à l’Université de Lille, membre de l’UJFP et de l’IJAN, Juif antisioniste.
  • René Gallissot, historien, professeur émérite.
  • Jean-Jacques BUGE, 9 rue Pompidou 59810 Lesquin.
  • Jean-Paul Le Marec, militant associatif.
  • Said Sougty, Secrétaire régional Europe de la Voie Démocratique.
  • Azahoum Boualam, universitaire.

Contacts presse :
Mohamed JAITE, amdh.paris@gmail.com, 07.52.62.96.62
Driss ELKHERCHI, delkherchi@yahoo.fr, 06.06.81.68.30


mardi 30 juin 2015

Cannabis : Pays-Bas, Espagne, Maroc, le trio de tête

Par Ristel Tchounand, yabiladi 27/6/2015
Avec les Pays-Bas et l’Espagne, le Maroc continuera d’être le principal pays de départ/transit du cannabis dans le monde, prédit l’Office des Nations Unies sur la drogue et le crime (ONUDC) dans son dernier rapport qui passe en revue l’évolution du phénomène. Détails.
« Les Pays-Bas, le Maroc et l'Espagne ont été mentionnés dans les saisies de drogues simples comme les principaux pays de départ ou de transit du cannabis durant la dernière décennie », affirme l’Office des Nations Unies sur la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport mondial 2015 sur la drogue paru ce vendredi 26 juin.
Estimant qu’il est possible d’observer des modifications dans les itinéraires du trafic de drogue dans les prochaines années, en raison de la montée de l’Albanie et l’Argentine, l’instance onusienne s’attend tout de même à ce que le Maroc, l’Espagne et les Pays-Bas restent –à court terme au moins- les principaux maillons de la chaine. Ces trois pays « continuerons de l’être quand on considère les tendances observées sur la période 2010-2014 », affirment les auteurs du rapport.
En termes de culture du cannabis, l’instance onusienne n’est pour l’instant pas en mesure de déterminer la superficie mondiale. « L’herbe de cannabis est cultivée dans presque tous les pays du monde », justifie le rapport. Il semble que la non-déclaration des superficies par certains pays rende la tâche difficile. Mais les choses sont différentes quand il s’agit de la production de résines de cannabis. Elle « est limitée à quelques pays en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Ouest », relèvent les auteurs du rapport, précisant que le Maroc reste n°1 en se référant à ses 47,196 ha de culture de cannabis déclarés en 2013.
 Bond de 31% des saisies de résine en Afrique du Nord
Cependant, bien que le Maroc -l’une des principales plaques tournantes du trafic de cannabis dans le monde selon l'OICS- ait diminué sa surface cultivée de 9,24% entre 2012 (52 000 tonnes) et 2013 et enregistré une baisse des saisies de résines 107 tonnes en 2013 contre 137 tonnes en 2012, le phénomène prend de l’ampleur en Afrique du Nord. En effet, les quantités interceptées dans la sous-région ont grimpé de 31%, en raison des augmentations en Algérie voisine (212 tonnes en 2013 contre 157 en 2012) et en Egypte (84 tonnes en 2013 contre seulement 12 tonnes en 2012). A noter dans les précédents rapports des instances onusiennes, les autorités égyptiennes ont signifié à plusieurs reprises que les résines de cannabis saisies en Egypte proviennent majoritairement du Maroc. Idem pour l’Algérie où sont désormais saisies « plus grandes quantités annuelles ».
L’ONUDC félicite les efforts engagés par le Maroc pour amoindrir l’intensité de la culture et du trafic du cannabis sur et via son territoire, en témoigne la baisse des cultures en 2013 et les multiples arrestations de narcotrafiquants à l’aéroport Mohammed VI de Casablanca notamment. Toutefois, les données de l’année 2014 n’étant pas encore officiellement disponible, il faudra attendre pour juger de la dernière évolution du phénomène au royaume.


4 juillet 2015 devant l'ambassade du Maroc à Paris : Mettre une robe n’est pas un crime !

asdhomMettre une robe n’est pas un crime !
Rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris,
samedi 4 juillet 2015 à 15h.


Dans un environnement de régression et d’attaques aux droits et libertés au Maroc : atteinte à la liberté d’expression, liberté de la presse, procès inéquitable où on condamne tout un groupe d’étudiants sans distinction de la responsabilité individuelle comme exigé dans un jugement juste. Les atteintes à la liberté de manifester et même d’avoir une activité associative organisée et pacifique sont devenues monnaie courante.
Nous voilà confrontés maintenant à une attaque sur la façon de s’habiller avec l’arrestation, le 21 juin 2015, de deux jeunes filles au Souk d’ Inezgane, (près d’Agadir) parce que celles-ci portaient des tenues d’été.

Ces deux jeunes femmes sont poursuivies pour avoir porté des habits « attentatoires à la pudeur ».
Elles sont convoquées par le procureur, en état de liberté, à l’audience du lundi 6 juillet 2015 pour atteinte aux mœurs.
Nous ne pouvons pas accepter cette atteinte grave aux droits de la femme marocaine.
Pour dénoncer les atteintes aux libertés et demander l’abandon immédiat des poursuites contre ces deux jeunes filles qui n’ont rien fait d’illégal.

Nous appelons à un rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris,
Le samedi 4 juillet 2015 à 15h
Nous sommes tous concernés ! Mettre une robe n’est pas un crime !
Venez les soutenir avec vos tenues d’été.

Signataires de l’appel : ASDHOM, AMF, ATMF, AMDH-Ile de France & AILES-femmes du Maroc
http://www.tunisiefocus.com/wp-content/uploads/2015/07/jupe-maroc.jpg

Affaire Ali Aarrass : L'Etat belge introduit un pourvoi en cassation


Nouveau développement dans l’affaire Ali Aarrass. L’Etat belge a introduit un pourvoi en cassation contre l'arrêt de la Cour d'appel de Bruxelles daté de septembre 2014. 
 La justice demandait au consulat belge d’assurer des visites hebdomadaires au prisonnier détenu au Maroc depuis 2008.
L’État belge entend annuler la décision de la Cour d’appel de Bruxelles dans l’affaire Ali Aarrass. Il a introduit un recours en cassation contre l’arrêt de la cour de septembre dernier, qui demandait à l’État d’assurer des visites hebdomadaires au prisonnier belgo-marocain détenu à Salé depuis le 1er avril 2008, rapporte la presse locale.
Ali Aarrass est emprisonné pour des affaires liées au terrorisme. Il a été condamné à 12 ans de prison en 2011 pour terrorisme et détention illégale d’armes. Le prisonnier affirme avoir subi des tortures lors de ses aveux. Sa famille, plusieurs ONG et militants des droits de l’homme dénoncent une détention « arbitraire ».

L’État belge n'applique pas la décision de la justice
En réaction aux tortures qu’il subirait en prison, les avocats d'Ali Aaraass, Me Christophe Marchand, Me Doumia Alamat et Me Nicolas Cohen, avaient demandé à la Belgique d’assurer des visites hebdomadaires au détenu, ce qu’a validé la 3ème chambre de la Cour d’appel de Bruxelles l'année dernière, confirmant ainsi une décision du tribunal de première instance.


En avril 2015, les avocats du détenu avaient déploré l’attitude de l’État belge sur le cas du prisonnier. En effet, la Belgique n’avait toujours pas appliqué la décision de la cour d’appel malgré la condamnation du Maroc par les Nations Unies pour torture.
Selon la décision de la Cour, l’État belge doit être sanctionné de cent euros par jour de retard dans le mois qui suit le prononcé de l’arrêt en cas de manquement dans l’application de la décision.

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Makhzen : le paradoxe d'un PMA colonisateur

Alger, 27/06/2015 (SPS).- 

Le paradoxe du Sahara occidental est qu'il se trouve victime d'un colonialisme, pour le moins, insolite. Le pays colonisateur est classé parmi ceux qu'on appelle les PMA, autrement dit, les pays les moins avancés de la planète, a affirmé Le Jour d'Algérie.


“A titre d'illustration de ce statut, à ce jour, 18 000 veuves de soldats marocains morts au Sahara réclament des dédommagements, mais il n'y a pas assez d'argent dans les caisses de l'armée pour les indemniser”, précise le journal algérien dans un article signé par le journaliste Nazim Rochd.

Tout cela, “alors que les Occidentaux et la France, en particulier, voient «une avancée démocratique», dans une stratégie scélérate qui entérine le mépris du droit des Sahraouis à l'autodétermination”, souligne le quotidien algérien, rappelant que “un statu quo de fait permet un grave précédent de redéfinition unilatérale de frontières, après celui qui prévaut en Palestine. C'est ainsi que le Makhzen peut se commettre en colonisateur, maintenir et entretenir un corps expéditionnaire de près de 200 000 soldats en plus des dépenses que coûtent l'administration coloniale et les colons déplacés, qui bénéficient de privilèges financiers considérables par rapport à leurs concitoyens se trouvant au pays”.

“Les «gardiens de la légalité internationale», le régime français en particulier, s'opposent même à ce que la Mission des Nations Unies au Sahara occidental (Minurso) s'occupe de la surveillance des droits de l'Homme. Le cessez-le-feu obtenu en novembre 1991 avec la promesse faite au Polisario d'un référendum d'autodétermination du territoire, une année après la fin des hostilités” déplore l'article ajoutant que “depuis, le parjure a remplacé la «légalité internationale» et le roitelet dispose de toute l'arrogance que lui procurent les puissants de l'heure. Une arrogance qui s'exprime, jusqu'à la nausée, dans le système tribal d'allégeance (bey'a) à une monarchie folklorique, aussi féroce que sa fragilité l'oblige à être” qualifiée de «partenaire pour la démocratie» de l'Union européenne. SPS

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