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mardi 8 février 2011

Égypte: L’automne du Pharaon Moubarak

Par Aziz Enhaili, chroniqueur de Tolerance, 8/2/2011

Hosni Moubarak dirige l’Égypte d’une poigne d’acier depuis 1981. À l’ombre de son régime autoritaire, un système liberticide et corrupteur a prospéré. Pour conjurer le sort de l’ancien tyran de Carthage, il résiste avec tous les moyens du bord. En vain!
Hosni Moubarak (1928-) avait vingt-quatre ans quand les «Officiers libres» ont pris le pouvoir en Égypte. Sa loyauté à ce régime lui a permis de gravir les échelons militaires et politiques jusqu’à devenir vice-président de Sadate (1975) et du parti présidentiel, le PND en 1978.

En charge: 1981-2011
L’assassinat en 1981 du président Anouar el-Sadate par des militants islamistes a permis à Moubarak de lui succéder à la tête de l’État et du PND. Il a décrété l'état d'urgence. Une mesure liberticide maintenue depuis lors. À quatre reprises, il s’est succédé à lui-même, sans le moindre concurrent. C’est grâce aux pressions américaines qu’il a accepté en 2005 de faire enfin face à un «concurrent». Comme prévu, il est «réélu». À ces occasions, son score officiel a oscillé entre 88% et 95% des voix.
À l’ombre de son emprise sur le pouvoir, Moubarak a fait, durant trente ans, du gouvernement un organe exécutif de sa politique, du parlement une chambre d’enregistrement de sa volonté et de la justice un bras «vengeur». Son appareil sécuritaire a banalisé le recours à la torture pour faire taire toute voix dissidente.
La rente stratégique engrangée par Le Caire grâce, notamment à l’Accord de paix avec Israël et à une collaboration enthousiaste à la lutte contre les islamistes, lui a permis de s’acheter l’acquiescement d’une armée pléthorique, forte de plusieurs centaines de milliers de troupes. Pour renforcer la loyauté au régime des officiers supérieurs retraités, ils sont incités à investir dans le champ économique. D’où leur forte présence dans différents secteurs lucratifs (Travaux publics, banque, commerce extérieur...).
Faute de vision d’avenir, l’unique projet de Moubarak a toujours été durant ces trente dernières années de conserver le pouvoir jusqu’à son dernier souffle. C’est pourquoi il avait toujours refusé à la fois de nommer un vice-président (jusqu’à janvier 2011) et d’abroger la loi de l’état d’urgence. Cette législation liberticide lui a permis à la fois de museler l’opposition et d’empêcher l’émergence de toute alternative politique à sa dictature. Opérant dans l’impunité totale, ses services de sécurité n’ont jamais hésité à réprimer tout mouvement de contestation, encore moins à porter atteinte aux droits et intégrité de dissidents pris dans leurs filets.
Mais à cause de l’échec de la politique économique égyptienne, de l’incurie du gouvernement, de la corruption généralisée, de l’appauvrissement de larges secteurs de la population quand une coterie proche du pouvoir étale de manière ostentatoire sa richesse, le cercle des mécontents n’a cessé de s’élargir. C’est dans ce contexte social explosif qu’on a assisté durant les dernières années à la radicalisation d’une partie des islamistes. Cette situation a permis à l’aile sécuritaire du pouvoir de serrer encore un peu plus la vis à la société civile.
En matière de politique étrangère, Moubarak a jonglé avec les héritages de Nasser et Sadate. S’il poursuivait la politique pro-occidentale du dernier, il n’avait pas hésité à l’occasion à recourir à la rhétorique nationaliste arabe du premier. Au lieu de préserver le rôle traditionnel de son pays comme puissance incontournable au sein du Moyen-Orient et l’Afrique, il n’a pu prévenir l’ascension de la Turquie de l’AKP et de l’Iran dans un Moyen-Orient entrée comme jamais en convulsion.
En arrivant aux affaires, sa première priorité était de sortir son pays de l’isolement qui le frappait depuis la signature des accords de Camp David. Ce sera chose faite en 1989, quand la Ligue arabe a rouvert son siège au Caire. La veille du déclenchement de la guerre du Golfe. Un conflit provoqué par l’annexion du Koweït par l’Irak. À cette occasion, l’Égypte a rapidement choisi le camp d’une coalition internationale conduite par les États-Unis pour rétablir la légalité internationale. Un alignement qui s’est révélé payant puisque Le Caire a vu une partie substantielle de sa dette extérieure effacée, le rééchelonnement de sa dette par le FMI et l’arrivée d’investissements du golfe Arabo-persique. Sans oublier son positionnement comme bras armé des émirats du Golfe.
Le retour du Caire au sein de la Ligue arabe ne s’est pas fait au prix du reniement de ses accords de paix avec Israël. Au contraire, cette «paix froide» lui a permis d’être considéré par l’État hébreu comme un médiateur crédible avec ses voisins arabes. D’où son implication, entre autres, dans les négociations indirectes entre Israël et les Palestiniens du Hamas et ses efforts pour rapprocher les positions du Hamas et de l’Autorité palestinienne. La guerre israélienne en décembre 2008-janvier 2009 contre la bande de Gaza n’a pas apaisé les esprits palestiniens. À domicile, son opposition avait alors reproché à Moubarak son obstination à garder fermé le seul point de passage (Rafah) entre la bande et l’Égypte, malgré la crise humanitaire de la population gazaouie.
Jusqu’aux attentats terroristes de 2001, la Maison-Blanche avait toujours soutenu le régime autocratique de Moubarak, et ce au nom d’une conception étroite de l’intérêt national américain. L’échec en Irak a permis au Caire de résister à la pression de Washington en vue de démocratiser son régime. Son «froid» avec la Maison-Blanche n’a pas empêché son régime de collaborer à la «guerre mondiale» de George W. Bush contre le terrorisme islamiste international, avec son lot notamment de délocalisation de centres de torture de la CIA pour «cuisiner» de présumés terroristes. Ni de rejoindre dans la précipitation une coalition encore informelle de puissances hostiles à l’Iran, grand gagnant des déboires américaines au Moyen-Orient. La visite historique de Barack Hussein Obama au Caire en juin 2009 et le périple des Moubarak à Washington en août de la même année étaient censés tourner la page de «froid» entre les deux pays. Ce sera mission accomplie.

Résister jusqu’au bout à la poussée de la «rue» égyptienne
Pour préparer les conditions d’une succession dynastique au profit du fils Moubarak, le régime égyptien avait entrepris une série de mesures constitutionnelles et politiques, dont l’organisation en 2010 d’élections législatives non crédibles et frauduleuses à une grande échelle. Il comptait aussi pour le succès de ce scénario sur l’apathie populaire et la division de l’opposition. Mais le changement brusque et rapide en Tunisie a changé la donne en Égypte. Enhardie par la fuite du président Ben Ali de Tunis, la jeunesse du Mouvement du 25 janvier est entrée en jeu pour demander, à son tour, le départ d’Hosni Moubarak du pouvoir.
Mais c’était mal connaître le caractère entêté du raïs. D’ailleurs, face à la pacifique «marche du million» du 1er février l’exhortant à partir du pouvoir, Moubarak a rapidement signifié son intention d’y rester jusqu’au terme de son mandat en septembre prochain. Pour briser le momentum favorable à son opposition, les durs de son régime ont le lendemain donné un aperçu de ce qu’ils pourraient faire si on forçait la main à leur président…
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L’apparition d’Hosni Moubarak le 7 février à la télévision d’État au milieu de ses ministres et son annonce d’augmenter le salaire des fonctionnaires ne sont qu’un leurre sensé donner l’impression qu’il est toujours en charge des affaires de l’État. Mais il n’en est rien. Même la violence de ses «partisans» le 2 février dernier, une faute politique de son régime, n’y change rien. Son sort est désormais scellé. Il reste seulement à trouver pour lui une sortie «honorable». Une question de semaines (du moins de jours). En se réfugiant probablement en Allemagne, sous prétexte d’«examens médicaux de longue durée», il sauve la face et enlève une épine du pied de son collaborateur de toujours, le nouveau vice-président Omar Souleiman (un général né en 1936), et des masques de fer du régime en place. Mais cette sortie de Moubarak sera-t-elle vraiment suffisante pour amadouer la majeure partie de l’opposition réunie au Maydane al-Tahrir? Le doute est permis!
http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=104034&L=fr

Maroc : oui, c'est lui Oussama El Khlifi, qui veut faire bouger le Maroc ...

Première image du DRS algérien

Oui, c'est lui sur la photo, celui qui se trouve derrière la convocation du 20 février appelant à manifester pour un royaume où le Roi règne mais ne gouverne pas, à l'instar du Royaume Uni et du Royaume d'Espagne.
Il s'appelle Oussama El Khlifi, diplômé en informatique, une profession qui, en Europe, ne manque pas travail et avec les meilleurs salaires. Mais au Maroc, à son âge, 23 ans, il n'arrive pas à trouver du travail.
Au début, il avait invité les jeunes à manifester le 27 février. Dans le but de saper cette initiative, le Makhzen a tout de suite déclaré que le 27 février correspond à la date de la République Arabe Sahraouie Démocratique, la nation proclamée, le 27 février 1976, par le Front Polisario sur le sol du Sahara Occidental annexé par le Maroc suite au retrait espagnol du territoire. Par conséquent, selon le Makhzen, il s'agit d'une "manipulation" du Polisario et du DRS, les services de sécurité algériens.
Le Makhzen a réussi à changer la date de la convocation, mais pas la volonté des jeunes Marocains qui persistent à vouloir manifester le 20 février.
Donc, le DRS, c'est lui, Oussama, selon le Makhzen. Un jeune courageux qui veut changer le cours des évènements au Maroc, surtout pour les jeunes condamnés au chômage quelle que soit leur qualification professionnelle.
Cette fois-ci pointer le Polisario et l'Algérie n'a pas marché, quoi qu'il faut reconnaître que c'est une méthode que, jusqu'à présent, a donné de bons résultats. Il suffit de voir le sentiment des Marocains envers leurs frères sahraouis et algériens pour s'en rendre compte. Tout cela parce que le gouvernement marocain ne désire pas perdre le soutien du peuple dans son invasion du Sahara Occidental, dans la répression de son peuple et dans le pillage de ses richesses.
Pour rappel, l'Espagne aussi est souvent accusé de tous les maux du Maroc. Jamais le clan de Mohamed VI qui pille à volonté les ressources du peuple marocain, qui réprime, qui viole les droits de l'homme et surtout qui maintient le peuple marocain dans la précarité depuis plus de 45 ans.
Rien que de penser que les makhzéniens, quand ils voient le titre, vont tomber sur le blog comme des mouches, il y a de quoi rattraper un fou rire

UN BATEAU FRANÇAIS POUR GAZA : UN ACTE CITOYEN !

APPEL A TOUTES LES SECTIONS L.D.H. DE LA RÉGION PROVENCE ALPES COTE D'AZUR
Aujourd’hui Gaza est victime du blocus Israélien ; 1,5 millions de palestiniens sont privés de liberté, d’eau, de nourriture, d’électricité, de travail. Un mur de la honte sépare des familles et leurs terres. Les colons israéliens étendent jour après jour leur territoire. Les accords de 1967 n’ont jamais été respectés. Les processus de paix sont systématiquement mis en échec.
Impulsé par le Mouvement de la Paix, à l’initiative nationale de soixante associations, dont la L.D.H., l’objectif « Un Bateau Français pour Gaza » a été lancé. La Fédération L.D.H. des B.du Rh * est partie prenante du collectif 13 chargé d'animer cette action et de collecter les fonds nécessaire à sa réussite. Celle-ci vise à répondre :
-à l’urgence humanitaire,
-à mettre fin au blocus de Gaza
-à faire respecter les résolutions de l’ONU et le Droit International.
En s’engageant dans cette voie pacifiste, le collectif veut contribuer à briser le siège israélien de GAZA., promouvoir et faire respecter le droit international et répondre à la terrible crise humanitaire subie par un million et demi de Gazaouis.

UN BATEAU FRANÇAIS POUR GAZA : UN ACTE CITOYEN !
Il y a une résonance universaliste entre notre action pour "le Pacte pour la citoyenneté et les droits" et la situation dramatique du peuple palestinien, lui qui est privé des droits les plus fondamentaux et de toute citoyenneté.
Marseille et sa région, si souvent engagées contre les guerres coloniales veulent se donner les moyens de réussir cette initiative, jusqu’à rendre possible le départ d'un bateau de Marseille. La L.D.H. a légitimité pour s'engager dans un mouvement international s'inscrivant dans le droit fil de la D.U.D.H.

ENVOYEZ VOS DONS : Nous appelons les sections L.D.H. de PACA**, tous les ligueurs, ligueuses, à soutenir politiquement et financièrement cette initiative ! Chèque à libeller à : "Mouvement de la Paix Bateau GAZA". Chèques envoyés à : Mouvement de la Paix 45 rue de Forbin 13002 Marseille. ( Pour les dons individuels 66% sont déductibles des impôts)
* Des tracts (4 pages et flyer) et des badges sont disponibles, des initiatives (soirées film-débat et artistiques sont prévues) se renseigner auprès de J-C Aparicio représentant L.D.H. au sein du collectif 13. (tel : 06 10 25 42 82) Voir également sites "Un bateau pour Gaza".
**Les sections L.D.H. de Saint Maximin et d'Istres-Ouest Provence ont déjà adressé chacune un chèque de 100 euros

Tunisie : les dérives et le naufrage de la diplomatie française


Par Jean-Sébastien Mora, Survie, 7/2/2011
Incapable de mesurer l’ampleur de la contestation socio-politique, la France s’est une fois de plus distinguée par son cynisme.
La volonté de la ministre Michèle Alliot-Marie d’offrir une aide sécuritaire au régime Ben Ali n’est pas une gaffe politique, mais la politique de la France qui prévalait en Tunisie. D’ailleurs la ministre des Affaires étrangères ne s’est pas fait piéger au micro d’une radio puisqu’elle a lu un texte officiel.
Rappelons aussi que la ministre est bien rodée aux dérives sécuritaires de la Sarkozie. Fervente défenseuse de la télésurveillance et promotrice de la disparition du juge d’instruction, MAM était la ministre de l’Intérieur pendant l’affaire Tarnac et, dernièrement dans son fief, elle était restée totalement insensible au mandat d’arrêt européen prononcé contre la militante basque Aurore Martin.
En Tunisie, le président Zine el-Abidine Ben Ali a toujours bénéficié de la bienveillance du gouvernement français, tout particulièrement celle de Jacques Chirac qui parlait toujours du « miracle » économique du pays.

Quand les grands médias découvrent la nature du régime Ben Ali
Ainsi, la diplomatie française a maintenu le cap, jusqu’au naufrage benalien. De leur côté, après avoir été bien timides, les médias généralistes ont paru découvrir la violence et l’arbitraire du régime Ben Ali à sa chute.
S’ils ont jugé indignes les propos tenus par Michèle Alliot-Marie, leur silence systématique pendant ces longues années de répression n’est-elle pas plus répréhensible ? Le 11 janvier, la journaliste Bérénice Dubuc du gratuit 20 min est une des premières à employer le terme « révolution de jasmin ». Or, en 1987, Ben Ali lui-même, utilisait cette expression pour désigner son coup d’État. Raccourci journalistique ou signe d’une information tirée vers le bas ?
En Tunisie, depuis une semaine, on « tire la ligne » sur des sujets qui se ressemblent, les envoyés spéciaux fleurissent sur le terrain, chaque média possède son ancien prisonnier politique à interviewer, son « décryptage » de la transition démocratique et l’enquête « exclusive » sur les biens du clan Trabelsi placés en France ou en Suisse. Pourtant, pendant des années, les militants exilés se butaient désespérément au déni de la plupart des rédactions parisiennes. Omniprésent ces derniers jours dans la presse, l’opposant Moncef Marzouki était à l’époque quasi inconnu et seul le site web bastamag.net lui consacrait une interview en 2009.

Le clan des Tunisiens
Comment expliquer les raisons d’un soutien inconditionnel de Paris au régime Ben Ali ? D’autant que les dérives mafieuses des proches de Zine El Abidine Ben Ali dépassaient largement le sud de la Méditerranée.
En 2006, les frères Trabelsi, deux neveux par alliance du président déchu, avaient été mis en cause dans le vol, à Bonifacio, du yacht d’un ancien président de la banque privée Lazard, Bruno Roger, un proche de Jacques Chirac. Une enquête privée menée par les assureurs du navire avait permis de le retrouver, maquillé et repeint, dans le port de Sidi Bou Saïd, une banlieue huppée du Nord de Tunis, puis, le yacht avait été discrètement restitué à son propriétaire.
On sait que la défense des droits humains passe bien après les intérêts commerciaux ou stratégiques de la France.
De surcroit, en Tunisie, la répression policière et le non-respect des droits fondamentaux étaient intimement liés avec le système économique. Surnommé le « clan des Tunisiens », un groupe de Français très influent s’est toujours distingué par sa loyauté indéfectible envers le président tunisien : parmi eux, l’actuel ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui avait contesté la dénomination de « dictature » à l’encontre du régime benalien. Une minorité de célèbres natifs du pays, tel Bertrand Delanoë, et le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche ont longtemps promu une vision tronquée de la Tunisie.
« Avant de juger un gouvernement étranger, mieux vaut bien connaître la situation sur le terrain », avait mis en garde le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire. En effet, seule une minorité de français pouvait jouir et donc connaître la panoplie de privilèges offerts par le président Ben Ali. Tant que le pays continua d’accueillir « de manière formidable » Michèle Alliot-Marie, celle-ci ne pensa qu’à défendre sa police.
Car l’été dernier, MAM avait passé quelques jours à Hammamet, dans une suite présidentielle de l’hôtel Phenicia. Fin décembre, alors que la contestation prenait forme dans le pays, elle célébrait le Jour de l’an dans le nord-ouest dans sa villa de Tabarka. Elle y a peut être croisé son compatriote Dominique Baudis, qui apprécie pleinement la « réalité » tunisienne.

Les bonnes affaires françaises chez Ben Ali
Bien entendu, le Code du travail, de rigueur sous le régime Ben Ali semblait très bien convenir aux milliers d’entreprises hexagonales présentes.

Premier investisseur étranger avec un record de 280 millions d’euros, la France est particulièrement représentée en Tunisie dans les secteurs du textile, de l’électronique (Valeo, Faurecia, Sagem ou EADS) et des services avec les centres d’appels (Téléperformance).
Exemple parmi d’autres : le président Ben Ali a toujours été très bien accueilli sur le site d’exploitation de la Sagem qui emploie environ 3 500 personnes dans le gouvernorat de Ben Arous. En 2009, Eric Faubry, directeur industriel et logistique du groupe français, recevait des mains du Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, le premier prix du gouvernement pour la promotion de la qualité. Et qu’importe si les emplois générés sont peu qualifiés alors que le pays souffre du chômage des jeunes diplômés.
La Chambre franco-tunisienne du commerce et de l’industrie est aussi le pilier de la proximité des milieux d’affaires entre les deux pays. Ainsi Christian de Boissieu, le président du Cercle d’amitié France-Tunisie, est consultant auprès de Matignon. Le nouveau dirigeant de l’Institut des cultures d’islam, Hakim El Karoui, est à la fois un membre de l’Institut arabe des chefs d’entreprise et proche de Jean-Pierre Raffarin et de Hedi Djiilanil, le patron des patrons tunisiens dont l’une de ses filles, Zohra, est l’épouse de Belhssen Trabelsi.
Mais surtout Hosni Djemmali, qui contrôle tout un pan de l’hôtellerie de luxe, demeure un intime de la famille Debré et de Guillaume Sarkozy. Surnommé « l’ambassadeur bis de Tunisie » Hosni Djemmali a été promu chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur en 2008 par le secrétaire d’Etat au tourisme, Hervé Novelli.
Djemmali est considéré comme la pierre angulaire de la « Tunisie française ». Ancien journaliste il est resté en contact étroit avec Christian de Villeneuve, directeur des rédactions du groupe Lagardère, Jean Daniel du Nouvel Observateur ou Etienne Mougeotte ancien directeur de TF1 et directeur actuel du Figaro.

Une diplomatie dépassée
La diplomatie française s’est, une fois de plus, distinguée par son mépris envers les droits humains. Mais son incompétence, a aussi marqué les Tunisiens car, incapable de mesurer l’ampleur de la contestation sociale, Paris n’a pas rebondi, même dans la real politik la plus cynique.
Demain, avec qui la Tunisie démocratique préférera-t-elle nouer des partenariats privilégiés ? Avec un pays qui proposait de se joindre à la répression Ben Alienne, ou avec un État qui se réjouit de l’ouverture d émocratique ?
Deux semaines après la chute de Ben Ali, Nicolas Sarkozy a évincé Pierre Ménat, l’ambassadeur de France en Tunisie, au profit de Boris Boillon, jusqu’ici à Bagdad, considéré comme le diplomate star du sarkozysme, qui incarne la diplomatie du business.
Pendant ce temps, l’Elysée cherche toujours des explications à son manque de clairvoyance. Selon le Canard Enchaîné, les réactions d’Alain Juppé et de Michèle Alliot-Marie étaient virulentes contre les diplomates français : « Nous sommes restés tout le temps dans un brouillard total ». La brume des hammams des palais de Ben Ali peut-être ? Parce le déclin du régime Ben Ali était décrit par de nombreux analystes [1] et sur le terrain, depuis plus de deux ans, un changement était notable dans la population, notamment au regard de la solidité du réseau des militants des droits de l’homme, des journalistes et des avocats indépendants.
Il y a quelques semaines Wikileaks révélait un télégramme diplomatique de l’ambassade des Etats- Unis à Tunis, daté du 14 août 2007, où l’on pouvait lire que Serge Degallaix, ambassadeur de 2005 à 2009, avait jugé, que « La Tunisie n’est pas une dictature et ses leaders sont vraiment à l’écoute du peuple ».
L’année suivante, le mouvement social dans le bassin minier de Gafsa se concluait par la répression sanglante par le régime Ben Ali. En visite dans le pays, à l’époque, Nicolas Sarkozy avait suscité l’indignation pour s’être félicité des progrès de l’espace des libertés publiques.
[1] Décrite aussi par l’expertise du Quai d’Orsay, marginalisé depuis 2007 ; par la diplomatie américaine ; et par des chercheurs français dont la politologue Béatrice Hibou. Citons aussi l’ouvrage Économie politique de la répression en Tunisie. La découverte 2006 et l’article : « Kamel Libidi la longue descente aux enfers de la Tunisie » dans le Monde diplomatique, 2006.http://survie.org/billets-d-afrique/2011/199-fevrier-2011/article/tunisie-les-derives-et-le-naufrage

Les brutes de Mohamed VI font irruption à Dakar

Par Willy Meyer, député européen, 8/2/2011

Aujourd'hui, à peu près 500 marocains à la solde du Ministère de l'Intérieur marocain ont provoqué de sérieux affrontement, en provocant avec violence un acte organisé par la Coordinatrice des Associations Solidaires avec le Sahara Occidental (CEAS) sous le titre : "Sahara occidental : la dernière colonie africaine".
A midi une conférence internationale sur le Sahara Occidental était prévue, le dernier processus de décolonisation non-résolu en Afrique, avec la présence de Pierre Galand, ex-sénateur belge et président de CEAS et Willy Meyer, député europréen de Gauche Unie et vice-président des l'Intergroupe de Solidarité avec le Peuple Sahraoui au Parlement Européen.
Le Ministère de l'Intérieur marocain a orchestré une violente action de provocation un peu avant la conférence, dans une tentative d'empêcher la visualisation de la solidarité avec le peuple sahraoui dans le Forum Social Mondial. Des centaines de marocains ont fait irruption avec des drapeaux dans la salle en proférant des cris et des insultes, ensuite ils se sont dirigés vers le stand pour arracher le drapeau de la République Arabe Sahraouie Démocratique. Willy Meyer et Pierre Galand, présents dans le stand, ont essayé de l'éviter, la réponse de la foule était des coups et des bousculades, une femmes sahraouie a été blessés sur le visage et ses lunettes cassées.
Devant cette provocation organisée par le Maroc, Meyer a appelé à "suspendre l'acte devant la honteuse attitude marocaine, puisqu'il est devenu impossible de célébrer la conférence au milieu de cette barbarie exprimée par les provocateurs".
Le Député Européen de Gauche Unie signale que "cette attitude fasciste est incompatible avec la Charte de Principes du Forum Social Mondial. Ce n'est pas la première fois que le Maroc organise une action violente dans ce genre de forums. Au mois de décembre dernier, dans le Festival Mondial de la Jeunesse et les Etudiants, des jeunes marocains ont agressé les jeunes de Gauche Unie et des militants sahraouis qui avaient déployé une pancarte contre l'occupation illégale du Sahara Occidental, ce qui a amené à leur expulsion du festival". Face à ces actions violentes, Meyer demandera aux organisateurs du FSM l'expulsion de la délégation marocains, de la même manière qu'ils ont été expulsés du FMJE.
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Le Forum Social Mondial dérape sur la question du Sahara Occidental
Par Pierre Galand, Président de l'EUCOCO, transmis par cyber@cteurs, 9/2/2011
Au sein d'une très importante délégation marocaine, des troupes très encadrées proches du gouvernement marocain ont décidé, dès le jour d'ouverture du FSM, d'empêcher toute expression de solidarité avec le peuple sahraoui.
Suivant une technique maintenant connue et rodée, des activistes marocains ont violemment perturbé la fin de la marche d'ouverture du FSM en agressant la délégation sahraouie. Le lendemain, ils se sont organisés pour chahuter, empêchant ainsi l'ouverture et le débat du premier atelier consacré à la question sahraouie. Les organisateurs espagnols et le parlementaire européen Willy Meyer ont été violemment pris à parti par des agitateurs professionnels. Insultes, cris, bousculades organisées ont obligé les organisateurs et les orateurs – parmi lesquels une délégation de jeunes Sahraouis en provenance des territoires occupés – à quitter les lieux sous protection du service de sécurité du FSM.
Il est fait appel au comité organisateur du FSM pour qu'il proteste auprès du gouvernement marocain qui a ainsi permis d'entacher l'esprit même qui fonde le FSM, à savoir le dialogue pour un monde de justice et d 'équité pour tous les peuples et leur droit à l'autodétermination.
Au nom des organisateurs de l'atelier « Sahara Occidental, la dernière colonie africaine »
Pierre Galand, Président de l'EUCOCO (Coordination Européenne des Comités de Soutien au Peuple Sahraoui.)
Alain,Administrateur
Il existe une vidéo sur youtube qui montre la violence des agressions
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Les faits, version marocaine, on appréciera la différence. 
Saluons ATTAC Maroc qui a apporté son soutien à la résistance courageuse du peuple  sahraoui (ndlr)

«Les Marocains répondent avec fermeté aux provocations d'une poignée de séparatistes, lors de la marche du FSM à Dakar».
Par MAP, 7/2/2011
Les militants de la société civile marocaine ont répondu avec fermeté, dimanche à Dakar, aux provocations d'une poignée de séparatistes, épaulés par de zélés espagnols, lors de la marche d'ouverture du 11e Forum social mondial (FSM).
En violation de la Charte du Forum, une trentaine, tout au plus, d'activistes du «polisario» ont tenté de politiser ce grand rassemblement des ONG et autres organisations de la société civile mondiale, opposées au libéralisme, en scandant des slogans favorables aux thèses des séparatistes.
Epaulés comme toujours par des activistes espagnols, ils ont même poussé plus loin les provocations en brandissant les drapeaux de la soi-disant «rasd».
Face à ces provocations qui heurtent de front leur patriotisme, les acteurs de la société civile marocaine, présents en force à cette marche, ont répondu avec détermination, réduisant au silence cette poignée de séparatistes et les obligeant à ramasser leurs «torchons».
La vigilance des citoyens marocains, aussi bien ceux venant du Maroc pour participer au Forum que ceux vivant au Sénégal, a eu raison des dépassements de cette petite bande, embarquée à Dakar avec l'argent du pétrole algérien.
Certains Sénégalais ont été révoltés par le comportement de ces séparatistes, qui veulent se servir de cette tribune anticapitalisme et antilibéralisme pour faire la propagande de thèses en mal d'actualité.
«Des voyous», a lancé à l'adresse des séparatistes Mohamadou Lamine Tall, un ancien étudiant sénégalais au Maroc, la rage d'en découdre, visible sur son visage.
A l'arrivée du cortège à l'Université cheikh Anta Diop, les pro-polisario ont récidivé, mais encore une fois, la réponse des Marocains était ferme et immédiate et les séparatistes ont dû faire profil bas.
Quelque 800 militants de la société civile marocaine ont fait le déplacement à Dakar pour participer à ce Forum qui se tient, jusqu'au 11 février, sur le thème «Les crises du système et des civilisations».
Le FSM se présente comme une tribune de débat et d'articulation des mouvements sociaux et d'ONG engagés dans la «construction d'alternatives démocratiques et populaires aux politiques néolibérales», selon les organisateurs.
Organisé pour la première fois en 2001 à Porto Allègre, au Brésil, ce rendez-vous est une alternative au Forum économique mondial de Davos (Suisse) qui réunit annuellement le gotha mondial de l'économie et des finances.
Prestation des Marocains : union autour de l'intégrité territoriale
«La Marche inaugurale du FSM de Dakar, une belle prestation de la société civile marocaine pour témoigner de l'union autour de l'intégrité territoriale du Royaume».
Des centaines de jeunes acteurs associatifs, des syndicalistes et des militants d'ONG marocains ont donné, samedi à la Marche inaugurale du Forum social mondial (FSM) de Dakar, une forte et magnifique prestation de patriotisme et d'union sacrée autour de l'intégrité territoriale du Royaume.
Venus sous différentes bannières associatives et de milieux de militantisme aux diverses tendances, les centaines de participants marocains à cette manifestation mondiale, dont de nombreux sahraouis, ont donné la mesure de leur amour commun pour la patrie et ses causes sacrées avec une voix qui s'accorde en chœur, au-delà des différences de vues qu'assure la démocratie marocaine.
Qu'ils soient d'obédiences de gauche ou de droite, des militants syndicalistes, ou des acteurs associatifs aux divers intérêts, les jeunes marocains ont clamé en chœur ce qui les unit, les fédère et les mobilise corps et âme. Un attachement sans faille aux valeurs sacrées du Royaume, à la Monarchie garante de la stabilité et de la prospérité, qui n'a d'égal qu'une profonde aversion et rejet catégorique à l'encontre de toute velléité de porter atteinte à l'intégrité territoriale du pays.
Sous un soleil de plomb et durant plusieurs heures, la procession du patriotisme marocain à ce rendez-vous mondial n'a cessé de scander et chanter ses convictions, séduisant les dizaines de milliers de manifestants de cette grande marche de militants altermondialistes venus à Dakar pour «repenser un meilleur monde».
«Oui on est là pour un monde meilleur, un monde sans conflits, orientés vers l'union et l'intégration, et sans les drames des séparatismes anachroniques qui ne sont que morcellement des pays et une stupide dilapidation des efforts qui doivent plutô t être orientés vers le développement et l'édification», s'écrie un manifestant sénégalais qui a intégré les rangs des manifestants marocains.
«Notre pays souffre aussi des maux de l'hérésie séparatiste (NDLR : rébellion séparatiste en Casamance, région sud du Sénégal), nous comprenons nos frères marocains et les encourageons à faire bloc contre toute atteinte à leur souveraineté et leur intégrité territoriale», a-t-il lancé chaleureusement aux manifestants marocains.
Le côté marocain de la marche a offert aux participants une chorégraphie patriotique haute en couleurs. «Le Sahara est marocain», «âme et corps pour l'intégrité territoriale», et des refrains mémorables des chansons nationales à la gloire de la «Marche Verte» ont été entonnés avec enthousiasme aux rythmes africains de groupes Gnaoui qui ont été de la fête.
Le long du parcours de cette marche qui a duré plus de quatre heures, de jeunes marocains engagent la conversation, au gré des rencontres de cette ambiance conviviale, pour expliquer à des interlocuteurs de divers horizons la question du Sahara, battre en brèche les arguments de la désinformation à ce sujet et expliquer la courageuse proposition marocaine d'autonomie qui offre l'opportunité de régler ce conflit fictif qui handicape toute une région du continent africain.
Face à cette sincère manifestation des émotions patriotiques et la grande sympathie de nombreux militants et membres d'associations étrangères qui ont volontiers rejoint les jeunes marocains de la manifestation, un groupuscule de mercenaires n'a trouvé mieux que la gesticule dans une vaine tentative de parasiter cette ravissante scène de convivialité et d'union.
La poignée de mercenaires, venus en intrus sous l'aile protectrice de parties hostiles aux intérêts du Royaume, ont basculé carrément dans le ridicule et l'ignominie quand certains d'entre eux sont allés jusqu'à cracher sur de pacifiques manifestants.
Vite isolés par un cordon de sécurité, les mercenaires qui faisaient fausse note et cacophonie à cette grande fête mondiale, ont été relégués aux derniers rangs de la manifestation kilométrique. Sereine, la Caravane de la fierté et du patriotisme continue sa marche, donnant un magnifique témoignage de la justesse de sa cause.
Une noble cause qui rassemble en bloc toute la mosaïque d'un peuple, résolument engagé sur la voie du développement, de l'édification avec l'aspiration de se tailler une place de choix dans «ce meilleur monde» que des milliers de manifestants des quatre coins du monde sont venus réclamer à ce Forum social mondial de Dakar.
            Par MAP

France : Démagogie xénophobe imbécile. RESF.INFO : URGENT !

Par RESF, 8/2/2011
Un objet principal à ce Resf.info : la situation intolérable de cette jeune mère placée en rétention alors qu’elle élève seule son enfant de 22 mois. La maltraitance des enfants, sport favori de Monsieur Hortefeux ?
D’autre part ce qu’on n’ose pas appeler une bonne nouvelle après la tragédie qui l’a précédée : Amarjagal GANAA, Mongol en rétention aux Pays-Bas sera libéré lundi. 14/2 Il retrouvera ses enfants à 8h40 à Roissy. On a demandé à la PAF qu’ils puissent disposer d’un lieu où se retrouver tranquillement quelques minutes. Refusé. Tous nos compliments au responsable (« Notre hiérarchie a décidé » disent les policiers) qui a pris cette décision qui l’honore. Celles et ceux qui le peuvent sont les bienvenus à Roissy (prévenir dans la mesure du possible pour qu’on puisse s’organiser, (mail perso à getmr@wanadoo.fr)
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Le préfet veut expulser la mère ! Qui accompagnera sa fille Jessica à l'hôpital ?
Le préfet de Seine-Saint-Denis, bien qu’alerté sur les conséquences particulièrement traumatisantes qu'entraînerait l’expulsion de Mme G., ne semble toujours pas mesurer l'inhumanité et la gravité de ses actes.
Le 28 janvier 2011, il décide de placer cette mère de famille au centre de rétention administrative de Paris. Pourtant, il est informé que Mme G élève seule son enfant, Jessica, âgée de 22 mois. L'enfant souffre de violentes et fréquentes crises d'asthmes qui nécessitent un suivi régulier au CHU Jean-Verdier. La présence de sa mère est donc indispensable tant pour sa santé que pour son équilibre psychologique et affectif.
Mme G. est entrée en France en 2007 et a déposé en septembre 2010 une demande de titre de séjour auprès de la Direction des Étrangers de la préfecture de Seine-Saint-Denis qui s'est soldée par un refus accompagné d'une OQTF qu'elle n'a pu contester par méconnaissance des voies et délais de recours.
La décision d'expulser cette mère de famille constitue une violation des droits fondamentaux de sa fille Jessica, ceux-là mêmes reconnus par la Convention Européenne des Droits de l'Homme en son article 8 et la Convention Internationale des Droits de l'Enfant en son article 3-1.
Nous ne pouvons tolérer une politique du chiffre qui ne peut se mener qu'au mépris des situations humaines.
La place de cette mère de famille est auprès de sa fille Jessica et non dans un centre de rétention.
Contact sur ce dossier : Malika CHEMMAH 0643345147 / 0618415621
Pour protester contre cette décision et demander la libération ainsi que le respect des droits de l'enfant, écrivez (poliment):
michel.bart@interieur.gouv.fr (directeur de cabinet du ministre de la Chasse à l’enfant)
guillaume.larrive@interieur.gouv.fr (directeur-adjoint)
jean-marc.berlioz@interieur.gouv.fr
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr
Et là où se prennent les décisions
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
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LES ENFANTS GANAA RETROUVENT LEUR PERE
LUNDI 7 FEVRIER 8H40 A ROISSY (2F)
Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, retrouveront leur père lundi 7 février à 8h40 à l’aéroport Charles De Gaulle (2 F).
Les autorités néerlandaises ont libéré celui-ci après que le ministère de l’Intérieur français ait enfin accepté son entrée en France à titre humanitaire… un bien faible dédommagement après la dévastation de sa vie et de celle de sa famille provoquées par l’application stupide et inhumaine des lois xénophobes en vigueur aux Pays-Bas comme en France. Qu’on en juge.
Amarjargal GANAA et sa femme, Alta Ming, demandeurs d’asile mongols, avaient cru trouver un refuge aux Pays-Bas en 2007. Déboutés de leur demande, ils se retrouvent sans papiers.
Alta Ming est arrêtée en juin 2010 et envoyée en rétention, quelques semaines à peine après que son fils Ulaaka qu’ils avaient laissé à sa grand-mère en Mongolie, ait rejoint ses parents et son frère cadet, né en 2008 à Rotterdam.
Le 28 octobre 2010, Amarjargal Ganaa est à son tour enfermé, et les deux enfants confiés à leur tante.
Alta Ming, enceinte et malade, est libérée le 20 novembre 2010, avec l’obligation de quitter les Pays-Bas sous 48 heures. Alta Ming et ses enfants se réfugient, si l’on ose dire, en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole. Sans ressources et sans domicile, elle dort chez les uns et les autres, bénéficiant parfois d’un hébergement d’urgence, et passe même des nuits dehors avec ses enfants. Epuisée, Alta meurt en couches le 4 janvier. Elle avait 34 ans.
L’enfant, lui, peut être sauvé. Prématuré, il est placé en couveuse à l’hôpital. Ses deux aînés sont recueillis par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE.
Alertées, les autorités néerlandaises, refusent de libérer le père tant que le gouvernement français ne s’engage pas à autoriser Amarjargal GANAA à rejoindre ses enfants en France. Il lui est ainsi interdit d’assister à la cérémonie funéraire de sa femme.
Chacun prend son temps : la demande néerlandaise est faxée le 13 janvier, la réponse française n’est donnée que le 31 janvier sur décision de M. Hortefeux, qui sent monter une mobilisation indignée et craint la médiatisation du démembrement de la famille GANAA.
Car si cette affaire ne connaît pas une fin plus tragique encore et si, finalement, le père et les enfants vont quand même être réunis, c’est parce que les gouvernants ne redoutent rien tant que la mise en lumière des drames induits par ce qu’ils appellent « une politique ferme mais humaine en matière d’immigration». Il aura fallu 17 jours de silence et d’atermoiements côté français pour finir par permettre à un père et ses enfants profondément meurtris d’entrevoir un peu d’espoir.
Lundi donc, les enfants viendront de Rennes avec leur famille d’accueil retrouver leur père à Roissy. Des élus, des militants du RESF les accompagneront pour signifier aux autorités françaises que l’histoire atroce d’Amarjargal GANAA et des siens ne s’achèvera qu’avec la délivrance d’un titre de séjour Vie privée et familiale, qui lui permettra de travailler et d’aider ses enfants à reconstruire une vie dévastée par une démagogie xénophobe imbécile.

lundi 7 février 2011

Tentatives d'immolation en série en Algérie

Sit-in et tentative d’immolation devant le ministère de l’Emploi à Alger
Plusieurs dizaines de jeunes ont organisé dimanche un sit-in devant le ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale pour dénoncer leurs conditions de vie et exiger un travail. Ils se sont rassemblés à l’appel de la coordination des chômeurs du sud du pays et d’un collectif de journalistes cachetiers licenciés de radio El Bahdja. Un député du RCD était également présent sur place pour apporter son soutien et celui de son parti aux manifestants.
Les jeunes, venus de plusieurs wilayas du pays (Ouargla, Laghouat, Chlef…) ont été durement malmenés par les forces de l’ordre venues en grand nombre encercler le bâtiment situé rue Belouizdad, à Belcourt.
Certains ont été tabassés et d’autres ont été interpellés avant d’être relâchés. Les protestataires ont délégué quatre représentants pour rencontrer des responsables du ministère. Ceux restés devant le portail du département de Tayeb Louh ont scandé plusieurs slogans comme « One, two, three où va l’Algérie ? », «Où sont les responsables du scandale Sonatrach ? » « Donnez-nous du travail ! ». Certains ont reproché à des entreprises pétrolières du Sud de ne pas recruter la main d’œuvre locale. « Nous revendiquons une allocation chômage de 50 % du SNMG », ont-ils lancé. Le Salaire national minimum garanti (SNMG) est actuellement fixé à 15.000 dinars.
Vers 13 heures, un jeune a tenté de s’immoler. Il a pris un bidon d’essence avant de lancer : « je vais m’immoler. Celui qui veut me rejoindre peut venir ! ». Mais les policiers et les autres manifestants ont réussi à l’empêcher de passer à l’acte.
Une délégation composée de quatre personnes a été reçue par un responsable du ministère. A leur sortie, vers 13 h 15, ils ont indiqué n’avoir reçu aucune promesse de la part du ministère. Il s’agissait en fait d’un premier contact. 
TSA, Merouane Mokdad et Samia Amine 

Tlemcen : Un agent communal tente de s’immoler par le feu
Nouveau cas de tentative d’immolation par le feu en Algérie. Ce dimanche 6 février, un agent communal, père de trois enfants, a tenté de s’immoler par le feu devant le siège de la wilaya de Tlemcen. O. Ouassini, 48 ans, s’était aspergé de carburant et s’apprêtait à allumer le briquet avant d'être maitrisé in extremis par l’agent de sécurité en poste devant le siège de la wilaya.
L’agent, qui travaillait à la commune de Maghnia, a été révoqué par décision de la direction de la fonction publique de Tlemcen. Par cet acte désespéré, il entendait réclamer sa réintégration à son poste. Il avait auparavant formulé des demandes en ce sens à tous les services concernés de la wilaya de Tlemcen ainsi qu’au directeur de la fonction publique au niveau local, mais en vain.
Ce cas porte à trois le nombre de tentatives d’immolation enregistrées ce dimanche à travers le territoire national. Les deux autres se sont produites à Alger, devant le ministère du Travail et à Boumerdès, à l’intérieur du siège de la wilaya. TSA
Boumerdès : Tentative d’immolation par le feu à l’intérieur du siège de la wilaya
Un jeune de 35 ans a tenté de s’immoler par le feu dimanche 6 février vers 14h30 au siège de la wilaya de Boumerdes pour protester contre le refus des autorités de lui attribuer un logement social. Le jeune s’était présenté à l’intérieur de la wilaya avec un bidon d’essence et a menacé de mettre le feu à son corps, si son problème de logement n’était pas réglé. Les services de sécurité qui sont intervenus rapidement ont empêché le jeune d'aller au bout de son acte. TSA, Feriel Driss

Sahara Occidental : Une page nouvelle s’ouvre dans la lutte des Sahraouis pour leur indépendance

Par El MOUDJAHID.  Quotidien national d'information,   07/1/ 2011
Un responsable sahraoui a indiqué lundi à Dakar qu’une "nouvelle page" s’ouvrait dans la lutte du peuple du Sahara occidental pour l’indépendance, affirmant que le soutien à cette cause s’élargit à travers le monde entier ainsi qu’au Maroc, même si "la liberté d’expression, vis-à-vis de cette question, est systématiquement muselée" dans ce pays.
"La mobilisation est beaucoup plus grande aujourd’hui en faveur du peuple sahraoui. Il y a aussi des organisations marocaines qui soutiennent le droit du peuple sahraoui à l’indépendance à travers des positions exprimées par des opposants et de grands journalistes, soutenant le droit à l’autodétermination", a déclaré à l'APS M. Radhi Segheir Bachir, conseiller à la présidence de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).M. Radhi Bachir, qui est également conseiller en charge des Affaires des droits de l’homme, s’exprimait en marge du Forum social mondial (FSM) ouvert la veille dans la capitale sénégalaise. "La marche du peuple sahraoui vers l’indépendance est sereine. Même si le Maroc ne veut pas aller droit vers notre objectif qui est l’indépendance, il arrivera le jour où il cédera sous la pression internationale et acceptera le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui", a notamment dit M. Radhi Bachir.
Affirmant que des militants marocains participants au FSM de Dakar "sont venus féliciter la délégation sahraouie pour la résistance qui ne faiblit pas dans les territoires occupés", le même responsable a dénoncé la pression que subie l’élite marocaine de la part du makhzen en vue de l’empêcher de parler de l’indépendance du Sahara occidental et maintenir +le caractère tabou et criminel+ sur ce sujet". Il a notamment rappelé, dans ce sens, que cette importante frange de la société marocaine a condamné "la répression contre les civils sahraouis et l’usage disproportionné de la force par les services de sécurité du Maroc lors du démantèlement du camp de Gdim Izik à El-Ayoun". "Il y a un soutien qui s’intensifie au profit du Polisario, et ce de la part de plusieurs organisations africaines et mondiales. C’est important pour notre cause. Le soulèvement populaire à El-Ayoun a été massivement soutenu", a-t-il notamment ajouté. M. Radhi Bachir a, dans le même ordre d’idées, constaté que cet élan de solidarité et de sympathie a suscité l’unanimité parmi les organisations défendant les droits de l’homme et la justice à travers le monde. Après avoir rappelé le soutien affiché à travers le monde à la cause sahraouie, notamment en Espagne, ancien pays colonisateur, M. Radhi Bachir s’est notamment félicité de "la solidarité qui ne cesse d’augmenter avec le peuple sahraoui en France". "Beaucoup d’associations françaises soutiennent actuellement notre combat. C’est quelque chose de très positif. Ces organisations ont un grand impact sur l’opinion publique au Maroc", a-t-il conclu.
(APS)Source: Sahara occidental

Gap, 05 : Soirée d'information sur la situation au Sahara Occidental


 


Solidarité Maroc 05 

Lundi 7 février, salle dum’art, 18h30 (à côté d’Intermarché Gap)
Salah Amaïdan,
jeune sportif sahraoui

Exposera la situation du Sahara occidental, dans les campements de Tindouf 
et dans les territoires occupés illégalement par le Maroc,
à la suite de la projection
du film
« une république en exil »

vente du livre témoignage de vie dans les campements ,
par Jean-François Debargue :
Journal d’un camp sahraoui : le cri des pierres
(en vente à la boutique E’changeons le monde
17 rue jean eymar – 24€)

Initiative soutenue par
ATTAC 05, Aide et action, Le collectif SSI, CCFD, France Palestine Solidarité 05 Amnesty 05,E’Changeons le monde, les enfants du Mékong, La Ligue des Droits de l’Homme 05, Le Mouvement de la Paix 05

« La Révolution tunisienne a valeur d’exemple pour le Maghreb et les pays musulmans »

 Mona  Rishmawi  ThumbnailPar Nadia Ben Tamansourt, African Manager, 7/2/2011
La délégation du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme, a hautement salué la réussite de la révolution tunisienne pour l'instauration de la démocratie et la liberté. Mona  Rishmawi, chef de la branche État de droit, Égalité Mona Rishmawi et non discrimination, est notre interviewée pour cette semaine.
Que peut-on attendre de cette visite du haut commissariat aux droits de l’homme  en Tunisie ?
Notre visite a pour objectif d’effectuer une évaluation initiale des défis en matière des droits de l’homme et de discuter avec un large éventail d’acteurs comprenant entre  autres l’équipe des Nations-Unies, des membres de la société civile et le gouvernement intérimaire sur la manière dont le haut commissariat peut assister la population tunisienne dans le renforcement du respect des droits de l’homme.

Après la  révolution contre une dictature de 23 ans, suivant quel la Tunisie devra penser son futur ?
La Tunisie a besoin d’un changement  fondamental concernant l’appareil de sécurité, la Tunisie doit garantir l'indépendance de la justice, la constitution et les lois tunisiennes. Celles-ci  protègent et promeuvent les droits de l'homme. La torture et autres traitements inhumains sont fermement interdits.
Un nouvel espoir qui s’est levé en Tunisie, c’est « la valeur d’exemple » que pourrait avoir pour les pays du Maghreb et les pays musulmans une transition démocratique réussie en Tunisie. Elle a notamment appelé à refonder les partenariats de l’UE avec les pays du Sud sur l’exigence démocratique, le respect des droits de l’Homme et l’égalité.

Durant votre visite en Tunisie, quels sont les lieux que vous avez visitez  et pourquoi ?Il est à signaler que notre visite a pour un objectif fondamental, d’accompagner la transition démocratique de la Tunisie, pour qu’elle devienne un modèle au Maghreb. Pour nous c’est un événement très important surtout dans un pays musulman.
Nous avons suivi de près les événements historiques provoqués par la population tunisienne ces dernières semaines, qui ont conduit au départ de l’ancien président, le 14 Janvier 2011.
Pour mieux comprendre la raison de cette révolution jugée  « extraordinaire »,  nous  avons effectués des visites de deux prisons localisées à Bizerte. On considère que ceci est une importante indication sur le changement qui prévaut en Tunisie, et c’est  un reflet de la bonne volonté de nos interlocuteurs d’établir le changement au niveau des lois et des pratiques.
Nous avons également discuté avec des prisonniers qui ont réclamé  la liberté, la justice et la dignité ; ces mots ont été répétés par tous les femmes et hommes tunisiens de différentes classes sociales et par tous ceux qui se sentent dépouillés de leurs dignités.

Qu’en pensez-vous de ce qui se passe maintenant en Égypte ?
« La révolution des Jasmins »  a été valorisée dans plusieurs pays arabes, qui ont été fascinés par la volonté tunisienne  à arracher sa liberté, sa  dignité et  à mettre fin à la dictature de Ben Ali. L’odeur du  Jasmin  est en Egypte,  la démocratie est un rêve à réaliser, mais ce rêve devra être réel, chaque individu a le droit d’avoir sa liberté, son droit à s’exprimer,  mais   il faut se calmer et garder patience et savoir communiquer pour trouver des solutions efficaces entre le gouvernement et le peuple.
Tout le monde est inquiet pour la situation affreuse en Egypte, plusieurs victimes sont enregistrées au cours de ces manifestations. Personnellement, je suis vraiment touchée par ce qui ce passe en Egypte.
http://www.africanmanager.com/articles/131758.html

Toulouse : SOLIDARITÉ avec l' Al g é r i e , l' É g y p t e , la T u n i s i e


Continuer à soutenir les masses populaires et les forces démocratiques en Tunisie, en Égypte, en Algérie
et dans tous les pays dont les peuples se soulèvent contre les dictatures, la corruption et le système libéral qui les étouffe…
Réunion publique de mobilisation
Jeudi 17 février
à 20 h 30
salle municipale, 22 allée de Barcelone à Toulouse
avec
Michel Tubiana,
Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme et Secrétaire Général du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) qui rentre de Tunisie,
Omar Benderra
du Comité international de soutien aux syndicats autonomes algériens (CISA)
et un représentant tunisien
  À l’appel de :
Alternative Libertaire, ASAP, Association France-Tunisie, ATTAC Toulouse, ATLAS, UD-CGT31,Collectif toulousain de soutien au peuple algérien, Coup de Soleil Midi-Pyrénées, Coup Pour Coup 31, CUAL Toulouse centre, Europe Écologie-Les Verts,ETM31, FSU31, FASE 31, Gauche Unitaire, Karavan, LDH, Maison de Quartier de Bagatelle, Mouvement de la Paix (Comité 31), MRAP, NPA31,OCML-Voie Prolétarienne Toulouse, PCF31, Parti Communiste Tunisien, PCOF31, Parti de Gauche31, Parténia, RCD (parti d’opposition algérien),Solidaires31, Survie MP, Tunisie Éveil et Vigilance, Tunisie Solidarité, Tactikollectif.

dimanche 6 février 2011

Au Maroc la parole est au peuple marocain

A chaque fois que le gouvernement marocain est confronté à un échec, il crie au loup. Devant la manifestation convoquée sur Facebook pour le 27 février, il a, de nouveau, fait recours à la même carte qui fonctionne si bien avec le peuple marocain. Cette fois-ci, ce n'est pas l'Espagne qui est accusé mais le Polisario et le DRS algérien qui, selon les dirigeants marocains se trouvent derrière la convocation de cette manifestation "prévue à la date de la proclamation de la République Sahraouie".Facebook, marche du 27/2/2011
Toute initiative du peuple marocain dans sa recherche de la liberté est accusé d'être dirigée par l'étranger pour la discréditer aux yeux du peuple. Mais les derniers évènements ont montré qui est véritablement à la solde de l'Occident, en particulier de la France dont les hauts dignitaires passent leurs vacances dans les palais de Mohamed VI, tout comme en Tunisie. La Ministre des Affaires Etrangères française MAM se trouve dans l'œil du cyclone à cause de son dernier séjour en Tunisie en pleines émeutes et dans un hôtel appartenant à la mafia de Ben Ali. D'autres histoires similaires seront entendues au Maroc. D'autres personnalités française auront à s'excuser devant le peuple marocain pour avoir soutenu le clan de Mohamed VI en détriment du bien-être du citoyen marocain.
En Egypte, l'Occident n'a pas voulu répéter la même erreur. Moubarak est poursuivi non seulement pour sa politique de corruption, pillage et répression mais aussi pour son soutien à l'entité sioniste sur le dos du peuple palestinien.
Au Maroc, le régime n'a pas fait mieux. Les sionistes sont chouchoyés dans le royaume de Mohamed VI même s'ils ont les mains tachés de sang palestinien, comme la visite de Tzipi Livni et autres. Par conséquent, le régime marocain devra bientôt rendre compte de son alignement avec Israël, qui l'a aussi soutenu dans la construction du mur de la honte au Sahara Occidental pour enfermer la population sahraouie dans un grande prison à ciel ouvert. Ainsi, vous pouvez comprendre le sentiment des sahraouis envers l'entité sioniste. Ce n'est pas de l'antisémitisme, mais il se trouve qu'Israël, tout comme la France, ont déclaré la guerre, il y a longtemps, au peuple sahraoui.
La date du 20 février ne correspond à aucun anniversaire du Polisario et elle est maintenue par la jeunesse marocaine qui, pour la première fois, va exprimer son ras-le-bol du Makhzen qui depuis plus de 45 ans maintient la société marocains dans la misère, l'ignorance et la précarité.

Longue vie au peuple marocain!

Maroc, création d'un comité de suivi du dossier de l'habitat à Mohammedia

Par Ali Fkir, coordinateur, 4/2/2011


Un réunion élargie a eu lieu le jeudi 3 février 2011 au local de l'AMDH, section de Mohammedia, regroupant des dizaines d'habitant-es de bidonvilles et des miliatnt-es de l'AMDH.
Le "comité de la défense et de l'action pour la libération des détenus et de la solidarité avec les victimes des intempéries et de l'exclusion" a présenté son bilan très apprécié par les présent-es, donné sa démission (les détenus ont été libérés grâce à la mobilisation générale).
L'assemblée a constitué un nouveau comité, "comité de suivi du dossier de l'habitat à Mohammedia", composé de représentant-es des quartiers populaires et de l'AMDH, section de Mohammedia; il comprend 21 membres dont 6 militant-es de l'AMDH. Le comité reste ouvert aux représentant-es des autres quartiers populaires.
Un secrétariat (dont deux militants de l'AMDH) de 10 membres a été constué.
Ali Fkir a été désigné coordinateur du nouveau COMITÉ

En Tunisie, en Egypte, en Algérie aussi le peuple dit

"DEHORS !!!"
Manifestation pour la démocratie en Algérie
à Toulouse, place du Capitole
samedi 12 février à 11h
Il y a des années que les révoltes algériennes se succèdent, meurtrières, préfigurant les révoltes populaires de la Tunisie et de l’Égypte. Elles ont été à l’avant-garde des revendications  démocratiques des pays du sud-méditerranéen. Aujourd’hui pour la première fois la plus grande partie de l’opposition démocratique algérienne s’unit dans une Coordination Nationale pour le changement et la Démocratie (*).
Syndicalistes, universitaires, lycéens, associations et des partis algériens appellent à une marche nationale à Alger le 12 Février.
• Tous ensembles ils exigent que cessent l’état d’urgence, « l’asphyxie des libertés publiques [qui obstrue] toutes les voies pacifiques de revendication », la généralisation de la corruption, la fraude électorale, les malversations contre les entreprises, la collusion des affairistes et du pouvoir ;
• Ils dénoncent la précarité et la pauvreté qui accablent la population et la pousse au désespoir, au suicide ou à la fuite du pays par tout moyen, alors qu’ « une richesse mal acquise s’étale sans vergogne » (et que  l’excédent commercial du pays en 2010 a été de 16 milliards de dollars !). La jeunesse « survit » en Algérie, tentant de se débrouiller dans le travail informel, pourchassée par la police, criminalisée lorsqu’elle se révolte quasi quotidiennement.
« Seul le changement radical du pouvoir peut apaiser cette colère.» La coordination exige la libération des manifestants arrêtés car « ceux qui ont contribué par leurs décisions et actes de gestion autoritaire à fabriquer les “ émeutiers “, sont les premiers à devoir comparaître devant la justice ».
Ici, en France tous unis appuyons cette Algérie assoiffée de démocratie ; faisons pression, pour éviter que le pouvoir imagine faire couler le sang une fois de plus en toute impunité.
Exigeons des autorités françaises qu’au lieu de proposer ses flics elle ouvre sa politique des visas et ne contribue pas à l’isolement des peuples du Sud. Soutenons les peuples qui, dans le monde méditerranéen, actuellement, tant en Tunisie, en Egypte, qu’en Algérie, par leurs luttes et des révoltes de masses pacifiques, cherchent tout simplement à vivre dignement et librement.
Les combats de ces peuples sont les nôtres.
(*) La Coordination Nationale est composée de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme, du SNAPAP (Syndicat National Autonome du Personnel de l’Administration Publique,) du SATEF (Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Éducation et de la Formation), du CLA (Conseil des Lycées d’Algérie),de la Coordination nationale des sections CNES (Conseil National des Enseignants du Supérieur), du collectif étudiant de Tizi-Ouzou, du Comité des chômeurs du sud, du Comité de quartier de Bab El Oued, des associations de femmes (Amusnaw, collectif femmes du printemps noir,
Association Défense et promotion des droits des femmes, Réseau Wassila, AVIFE et Tharwa N’Fadhma N’Soumeur), les associations Afak et SOS Disparus,
les Réseaux face book (Collectif Algérie Pacifique et Bezzzef...),l’ALS (association pour les libertés syndicales), l’ANADE (association de défense des droits de l’enfant),CCDR,des partis RCD et MDS…