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mercredi 11 novembre 2009

Je suis le Sahara


Réponse d’une "fanfaronne" à un ministre
par Salka EMBAREK, 10/11/2009. Traduit par Esteban G. et édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Soy el Sáhara
Voici comment l’auteure explique son poème : « (…) Je ne peux pas dire que ce soit de la POÉSIE, j’aimerais bien pourtant !!! J’ai seulement senti monter ma colère face aux paroles blessantes du ministre marocain de la Communication, quand il nous a appelés des « fanfarons » ou lorsqu’il a dit que nos avertissements d’un retour à la guerre étaient des « menaces puériles ». J’ai eu besoin d’être bien claire avec lui et avec tous les autres, qu’une fois déjà nous y sommes allés et nous nous sommes avancés, nous avons beaucoup perdu et il ne nous reste plus guère de portes ouvertes, alors n’ayez pas de doutes, mais vous pouvez avoir peur …Personnellement, j’espère que nous n’en arriverons pas là…Nous avons déjà trop perdu de frères. » (Salka Embarek, extrait d’une lettre à un ami)
Je serai la guerre
et quand ce sera nécessaire, je serai la paix.
je serai la paix de la guerre
et la limite entre les deux
c’est moi qui la tracerai.
Que plus jamais ils ne m’appellent fanfaronne,
qu’aucun ministre ne se risque plus jamais
à me provoquer,
car durant les années de ma tragédie,
j’ai déjà détruit quelques murs
et je suis parvenue à faire tomber vos faux étendards.
Il n’existe pas de gouvernement usurpateur,
ni cruel,
ni roi si souverain
qu’il puisse me regarder dans les yeux,
et nier qu’il est coupable.
Il ne pourra pas car il n’a pas oublié
le nombre de fois où je l’ai affronté,
mis à nu et gagné.
Regarde-moi bien,
car le timon est entre mes mains,
et le vent souffle en ma faveur,
ce n’est pas moi qui aurai peur,
ce n’est pas moi qui perdrai,
tu n’entendras pas mes paroles en vain.
Je suis déjà vieille,
trente-quatre ans sont passés,
piétinant mon corps,
enterré sous des mètres de terre.
Plus de trente ans ont laissé
dans ma bouche des saveurs amères,
il y en a certaines que je ne sens plus,
d’autres sont devenues des bras,
de leaders inconnus,
de femmes en espérance,
bras de martyrs qui reviennent
tendus à la surface,
répondant à mon appel,
à celui de cette vieille que je suis,
et qui aujourd’hui redevient jeune
et renouvelée.
Qu’ils ne m’appellent plus fanfaronne,
car mes enfants leur répondent,
que ma voix n’est pas seule et unique,
je suis le Sahara,
ÉCOUTE BIEN MON NOM.






L'auteure

Salka Embarek est une poétesse, engagée dans la défense des droits du peuple sahraoui. Elle vit à Ténérife (Canaries). Voici comment un quotidien de l’île la présente :
"C'est l'un des plus actives défenseures des droits des Saharouis qui existent dans l'Île (Ténérife). Une fille de tinerfeños installés à Laâyoune, Salka frissonne quand elle se souvient de l'invasion de cette ville et comment elle eut une demi-heure pour s’échapper avec sa mère et ses soeurs.
Son père, Mohamed Embarka, se vantait de connaître n'importe quel coin du Sahara et de savoir où il se trouvait rien qu’en respirant le sable. C'était un apprentissage acquis après des mois et des mois de voyager dans le désert avec une expédition de géologues et d’ingénieurs espagnols qui exploraient les richesses du sous-sol saharien. C’est ainsi qu’ils découvrirent les gisements de phosphates de Boukraa, les plus riches et purs du monde, où Embarka fut chargé de recruter la main-d'oeuvre.
Cependant, Mohamed Embarka, qui figure dans certaines annales comme l'un des fondateurs de Laâyoune, n'est pas né dans le désert, mais à Ténérife, comme son épouse. Dans les années cinquante, nouveau marié, il émigre au Venezuela mais ça se passe mal. Il retourne à Ténérife pour aussitôt s’embarquer dans une nouvelle aventure. à la recherche d'un avenir meilleur. Et c’est ainsi qu’il arrive au Sahara, où quelques Canariens et péninsulaires étaient déjà installés. Peu à peu, le tinerfeño est devenu sahraoui.
C’est là, à Laâyoune, qu’est née Salka, qui devait devenir l'une des plus actives défenseures des droits des Sahraouis qui existe dans l'Île. Salka se souvient avec effroi de la Marche Verte. « Mon père a alerté le Polisario : l'armée espagnole se retirait de certains points stratégiques en ouvrant la voie aux soldats marocains, qui sont entrés dans Laâyoune armés jusqu'aux dents. Ils ont tué des milliers de personnes et ont rasé toutes les maisons. Un jour, mon père est venu très nerveux à la maison et a dit à ma mère que nous devions partir immédiatement. La nourriture est restée dans la marmite. Nous n'avons pu prendre que nos documents d’identité parce qu'un petit avion postal plein de sacs de courrier à destination de Ténérife nous attendait. Et en effet, une demi-heure après que nous avions quitté la maison, les Marocains venaient nous chercher. »

Il y a seulement quelques mois, Salka est retournée à Laâyoune. Elle a été retenue dans un commissariat pendant cinq heures On l’a avertie: "Un de ces jours, tu disparaîtras dans le désert et nous, nous dirons qu’on regrette énormément », lui a murmuré un policier.
Source : La Opinión de Ténérife, 25 de noviembre de 2007

Des dizaines de milliers de souris pour libérer Salah !!



Par Jean-Claude Lefort,10/11/2009


Hier soir à 23 h 30, ce sont pas moins de 15.000 personnes qui avaient regardé les vidéos signalées ci-dessous de François Cluzet.


Ce soir, à 23 h 30, ce sont 40.000 personnes, soit deux fois plus, qui l'ont fait en additionnant les deux sites indiqués ci-dessus ! Enorme !

Ceci en l'espace de deux jours à peine... Evidemment cela n'enchante pas tout le monde... Mais Salah qui est en prison, lui, est ravi et avec lui les tenants d'une conception universelle des droits de l'homme.

Nous souhaitons que cela continue en multipliant les initiatives de tous côtés. Il faut un buzz énorme, et nous sommes en bonne voix pour cela si l'on veut que nous soyons entendus en haut-lieu... Car ils n'entendent que ce qui fait du bruit !

Alors on continue, non ? Oui ! On va entrer tous ensemble à l'Elysée... En cliquant ! En signalant aux amis, sur Facebokk, sur les blogs, sur les sites les plus divers... L'imagination est libre et elle est reine ! Elle n'est pas en prison.

A ce propos, les derniers propos de Salah qui nous sont parvenus sont les suivants. A la question de savoir s'il était bien traité il a répondu "oui". En précisant "Mon corps va bien mais mon âme est enchainée"... Brisons les barreaux de sa prison... Avec nos "souris"...


Un clic = un point enregistré.

Multiplions les initiatives pour que cela "explose"... Il en sera ainsi forcément tenu compte.... C'est certain !

Nous comptons sur vous. Amitiés.


mardi 10 novembre 2009

Netanyahou à Paris le 11 novembre : NON !

Par la Campagne Civile pour la protection du Peuple Palestinien,10/11/2009
 
Rassemblement à Paris mercredi 17h30 Métro George V

Venez nombreux manifester contre l’accueil chaleureux que le président Nicolas Sarkozy compte réserver au premier ministre de l’apartheid israélien.
La rencontre aura lieu à l’Elysée à 17h30. Nous serons là, et nous allons nous faire entendre !
Communiqué
Rassemblement mercredi 11 novembre 17h30, Champs Elysées, Métro George V.
Premiers signataires : GUPS, AFPS, UJFP, CCIPPP, Génération Palestine,NPA, et american against war...
Netanyahou reçu par Sarkozy : La France a mieux à faire !
Nicolas Sarkozy a choisi le 11 novembre, symbole de paix, pour accueillir à Paris un homme de guerre : le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Cette décision confirme la relation privilégiée que le président de la République entend développer avec l’Etat d’Israël.
La politique de Nicolas Sarkozy marque une rupture néfaste en adoptant cette orientation déséquilibrée, qui prive la France de tout rôle actif au Proche-Orient. Cette politique est d’autant plus scandaleuse qu’Israël est aujourd’hui gouverné par la coalition la plus extrémiste de son histoire.
Netanyahou, c’est l’accélération de la colonisation illégale de la Cisjordanie. Netanyahou, c’est la mainmise sur Jérusalem. Netanyahou, c’est le refus des propositions de Barack Obama pour la reprise des négociations avec les Palestiniens.
Netanyahou, c’est la poursuite du siège et le rejet – hier encore – de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies pour l’application du rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis à Gaza.
Non, Netanyahou n’est pas le bienvenu à Paris. C’est pourquoi le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens appelle à manifester contre sa réception à l’Elysée.
A Paris, nous appelons à un rassemblement mercredi 11 novembre à 17h30, aux Champs-Elysées, métro Georges V.
Application du droit international.
Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’occupation israélienne :
Halte à la coopération militaire France / Israël
Suspension des accords d’association UE / Israël
Des poursuites contre les criminels de guerre

La Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) est née en juin 2001, au moment où l’offensive coloniale et répressive israélienne passait à une nouvelle étape dont les objectifs ne tarderont pas à être explicitement déclarés : ” terminer 1948”.... Mieux Nous connaitre
Email : contact@protection-palestine.org - ccippp, 21 ter rue voltaire 75011 Paris


Mythe du mur de Berlin et vrai mur de la Honte en Palestine


Pr Chems Eddine CHITOU,école Polytechnique enp-edu.dz,9/11/2009


« Tout ce que les communistes vous ont dit du communisme était faux, mais tout ce qu’ils vous ont dit du capitalisme était vrai. »
Proverbe russe

« Ich bin in Berliner », « Je suis un Berlinois » s’exclamait J.F. Kennedy venu soutenir les Berlinois au plus fort du blocus : résonne encore dans nos oreilles de naïfs bercés par la doxa occidentale au point que l’on croyait tout ce qu’on nous disait -le « on » symbolisant les médias occidentaux. Nous avons comme pour le cinéma hollywoodien vibré et communié avec ceux que l’on nous présentait comme faible avec naturellement le « Zorro » redresseur de torts qui fait qu’on applaudissait à la fin des films. Je veux dans cette contribution « déconstruire » le mythe du mur de Berlin et parler d’un vrai mur, celui de la honte, celui de la force injuste contre le peuple opprimé de Palestine. 

Pourquoi le mur a été construit ?
William Blum nous explique pourquoi le mur a été construit : (...) Pour commencer, rappelons qu’avant que le mur soit construit, des milliers d’Allemands de l’Est faisaient quotidiennement la navette entre Berlin Est et Berlin Ouest pour leur travail, c.-à-d. rentraient chez eux tous les soirs. Ils n’étaient donc aucunement retenus à l’Est contre leur volonté. Le mur a été construit principalement pour deux raisons :
1. L’Ouest était en train de harceler l’Est par une forte campagne de recrutement de professionnels et d’ouvriers hautement qualifiés, qui avaient été éduqués aux frais du gouvernement communiste. Cela finit par provoquer à l’Est une sérieuse crise de la production et de la main-d’oeuvre. À titre indicatif, le New York Times notait, en 1963 : « L’érection du mur a fait perdre à Berlin Ouest à peu près 60.000 ouvriers très qualifiés, qui se rendaient chaque jour de leurs domiciles de Berlin Est à leur lieu de travail de Berlin Ouest ». New York Times, 27 juin 1963, p.12
2. Pendant les années 50, les « guerriers froids » américains de Berlin Ouest ont déclenché une brutale campagne de sabotages et de subversion contre l’Allemagne de l’Est, dont le but était de détraquer sa machine économique et administrative. La CIA et d’autres services militaires d’espionnage US ont recruté, équipé, entraîné et financé des activistes, individuellement ou par groupes, tant à l’Est qu’à l’Ouest, pour exécuter des actions qui, couvrant tout le spectre des possibilités, allèrent du terrorisme à la délinquance juvénile : n’importe quoi qui pût rendre la vie difficile aux citoyens d’Allemagne de l’Est, et affaiblir le soutien qu’ils apportaient à leur gouvernement, n’importe quoi qui pût donner des cocos une mauvaise image. (...)


La chute du mur : pour le meilleur comme pour le pire
La suite est tristement connue. Ce sera la « réunification officielle », en fait une opération de colonisation de l’Est par l’Ouest, où l’ex-RDA sera livrée au capitalisme sauvage et au chômage. L’exemple de Leipzig, capitale industrielle de la RDA, qui rivalisait techniquement avec l’Occident dans les années 60-80, est significatif. « Leipzig ville fantôme » le Courrier International (Paris) « La municipalité incite les propriétaires à faire démolir leurs immeubles, car ils ne les loueront plus jamais », résume Der Spiegel. « Ensuite, ils sont invités à faire don des terrains à la ville. Quant à ceux qui refusent, ils finiront par vendre leur bien, devenu inexploitable, à très bas prix, estiment les urbanistes ». http://www.pcn-ncp.com/dossier/ddr/ddr2.htm
On aurait pensé alors, propagande aidant, que la libération était synonyme de bonheur. Il n’en fut rien. En 1999, USA Today écrivait « Quand le Mur de Berlin est tombé, les Allemands de l’Est se sont imaginé une vie de liberté et d’abondance, où les difficultés auraient disparu. Dix ans plus tard, un remarquable 51% aux élections a fait savoir qu’ils étaient plus heureux sous le communisme ». USA Today, 11 octobre 1999, p.1. Vingt ans plus tard, le capitalisme a pu envahir le monde, se propager à toute allure, matérialisé par des McDo, des parcs d’attractions, des jeans et des chewing-gums. Mais qu’ont-ils véritablement gagné ? Pourquoi ne pas aussi parler d’une absence de chômage, d’une société sans SDF où chacun pouvait trouver sa place, ce que regrettent grandement aujourd’hui les populations d’Europe de l’Est. Sans compter que la pauvreté de la RDA s’explique par le fait qu’elle a dû supporter seule les dommages de guerre dues par l’Allemagne à l’URSS, la RFA étant exonérée et bénéficiant au contraire d’un généreux plan Marshall...Les Allemands de l’Est en sont à redécouvrir l’Ost-algie d’avant... 


Pourquoi ne pas parler des autres murs notamment de celui au Sahara Occidental qui prend en otage les velléités d’indépendance des Sahraouis ? 

 Pourquoi ne pas parler du « vrai mur de la honte » de plusieurs kilomètres qui défigure la Jordanie, obligeant chaque matin des milliers de Palestiniens à faire d’énormes détours pour aller travailler chez les colons israéliens, ou pour rentrer le soir ne sachant pas s’ils peuvent ou non passer selon le bon vouloir et les humiliations au quotidiens de la part des soldats. Un tollé d’indignation n’a rien pu faire ! Il est vrai que la Cour Internationale de Justice a déclaré illégal ce mur et a demandé son démantèlement. Peine perdue. Le mur continue d’être peaufiné : les Palestiniens seront « comme des cafards dans un bocal » pour reprendre l’expression appropriée d’un général israélien...

Le vrai mur de la honte 
Marquant le 20e anniversaire depuis la chute du mur de Berlin, les Palestiniens ont démoli ce vendredi dans le village cisjordanien de Ni’lin, un pan de mur [d’Apartheid] construit par Israël. Lors de la manifestation hebdomadaire contre le mur, qui traverse le centre du village situé dans la région de Ramallah et isole les habitants de 60% de leurs terres agricoles, quelque 300 manifestants ont méthodiquement démantelé une section en béton avant que les forces israéliennes n’ouvrent le feu. Ils ont brûlé des pneus et abattu une dalle de béton de huit mètres de haut en s’aidant d’un vérin mécanique pour voiture.
« Il y a vingt ans, personne n’imaginait que la monstruosité d’un Berlin divisé en deux pourrait jamais être abattue, mais il n’a fallu que deux jours pour le faire », a déclaré Muhib Hawaja, un des manifestants, au journal israélien Yedioth Aharonot. « Aujourd’hui, nous avons prouvé que nous aussi pouvions l’imposer, ici et maintenant. Ce sont nos terres au-delà de ce mur, et nous n’avons pas l’intention d’accepter son existence. Nous triompherons car la justice est de notre côté. »(*)
Pour rappel commencé en juin 2002, le Mur de séparation devrait faire plus de 703 kilomètres de long, soit deux fois la longueur des frontières de 1967 avec la Cisjordanie et quatre fois plus long que le Mur de Berlin. Le Mur atteint à certains endroits 8 mètres de hauteur, plus de deux fois celle du Mur de Berlin. A d’autres endroits, le Mur est constitué d’une barrière métallique électrifiée entourée de tranchées de patrouilles, des fils barbelés et des détecteurs de mouvements. (Comme la ligne Morice en Algérie Ndlr). Le Mur s’enfonce profondément en Cisjordanie, divisant des villes, des villages et leurs périphéries, séparant les familles. Le Mur empêche les paysans palestiniens d’accéder à leurs terres ; les étudiants de se rendre à leurs écoles ; les malades, les personnes âgées et les femmes enceintes d’accéder aux soins de santé de base.

Pourtant, l’Avis consultatif de la CIJ édicté le 9 juillet 2004, est on ne peut plus clair : « L’édification du Mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire en territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au Droit International » (paragraphe 163), ; « Israël est dans l’obligation de mettre un terme aux violations du Droit International dont il est l’auteur ; il est tenu de cesser immédiatement les travaux d’édification du mur qu’il est en train de construire dans le Territoire Palestinien Occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est, de démanteler immédiatement l’ouvrage situé dans ce territoire ; Israël est dans l’obligation de réparer tous les dommages causés par la construction du Mur dans le Territoire Palestinien Occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est. » « Cette construction, s’ajoutant aux mesures prises antérieurement, dresse ainsi un obstacle grave à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination et viole de ce fait l’obligation incombant à Israël de respecter ce droit. » (paragraphe 121) (**).

Tout est dit : nous attendons la justice des hommes.

*. 20 ans après la chute du mur de Berlin, les Palestiniens abattent un pan du Mur d’Apartheid. 7 novembre 2009 sur le site info-palestine.net Ma’an News Agency
**.http://www.oxfamsol.be/fr/Mur-de-se... 10.11.2006



Polémique François Cluzet - Salah Hamouri - à faire circuler

Par Jean-Claude Lefort, 9/11/2009

Un buzz c'est quoi ? C'est permettre qu'une information, en l'occurrence, soit tellement regardée sur Internet qu'elle ne puisse plus échapper aux médias soucieux de l'opinion publique. Pour créer un buzz il faut cliquer le plus possible de fois sur le lien ci-dessous pour regarder la vidéo. On peut aussi mettre ce lien sur Facebook et appeler à la regarder. On peut le mettre sur des blogs, etc. Partout où c'est possible : on met ce lien et on clique un maximum de fois pour voir cette vidéo. Et on peut espérer briser le mur du silence... A vos souris !
http://www.dailymotion.com/video/xb30qi_francois-cluzet-parle-de-salah-ham_news   
pour répondre à la polémique (voir ci-dessous) amplifier la circulation de la vidéo et être très vigilant sur cette affaire : qui est  le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) ? quels sont ses buts ?

France 2 : Le CSA saisi sur les propos de François Cluzet
Par Emmanuel Berretta

Le comédien François Cluzet est accusé de "désinformation" et d'"incitation à la haine" par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme.
Invité dimanche sur France 2 dans l'émission 13 h 15 le dimanche , de Laurent Delahousse, l'acteur François Cluzet est accusé de "désinformation" et d'"incitation à la haine" par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) qui en appelle au CSA. Les propos du comédien se rapportaient au cas particulier de Salah Hamouri, un ressortissant franco-palestinien, âgé de 24 ans, enfermé dans une prison israélienne depuis 2005. Selon l'acteur, qui milite pour sa libération au sein de son comité de soutien, Salah Hamouri purge "un délit d'opinion, simplement parce qu'il a dit qu'il était contre les colonisations" des territoires palestiniens.

Des propos qui ont aussitôt déclenché les foudres du BNVCA, lequel s'élève contre ce qu'il considère comme "un plaidoyer en faveur de la libération du terroriste franco-palestinien". Le BNVCA rappelle que Salah Hamouri a été condamné par la justice d'Israël pour avoir "en sa qualité de leader d'une faction du FPLP" projeté un attentat, avec des complices, contre la personne du grand rabbin Oyadia Yossee. Le BNVCA attend du CSA qu'il contraigne la rédaction de France 2 à rétablir les faits.

Salah Hamouri a plaidé coupable : De mère française et de père palestinien, Salah Hamouri conteste les faits et se déclare seulement sympathisant du FPLP. Il a été arrêté lors d'un contrôle d'identité à un chekpoint le 13 mars 2005. Aussitôt conduit en prison et après trois ans de préventive, il accepte, en avril 2008, la proposition du procureur militaire israélien de "plaider coupable" afin d'atténuer sa condamnation. Il écope ainsi de sept années de prison (au lieu de 14 ans dans ce cas de figure).

En France, un comité national de soutien a été mis en place en octobre 2008. Salah Hamouri a été déclaré citoyen d'honneur de la ville de Grigny le 16 mai 2009. De son côté, Nicolas Sarkozy a adressé un courrier à Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien, afin de réclamer un "geste de clémence". Face à Jean-François Copé, François Cluzet, sur France 2, doutait, dimanche, des efforts réellement déployés par la France pour obtenir l'extradition de Salah Hamouri. Pris au dépourvu, Jean-François Copé déclarait, face à l'acteur, ignorer jusque-là l'existence de ce ressortissant.

UNE CARTE POSTALE POUR TAOUFIK BEN BRIK


Par Khaled BEN M'BAREK, Coordinateur
Pour ses quarante-neuf ans (9 novembre 1960 / 9novembre 2009) et son 1er séjour en prison Demain lundi 9 novembre, Taoufik BEN BRIK, terreur et prisonnier personnel du général de renseignement Zine Ben Ali, bouclera son quarante-neuvième printemps libres et son 12ème jours en détention. L'ennemi qui l'a embastillé espère obtenir un effet proche de celui atteint avec feu Zouhair YAHYAOUI. Cet autre frondeur libre sur le web était décédé à la fleur de l'âge, quelques mois après sa sortie des mêmes geôles.

Ben Ali ne peut ignorer les antécédents médicaux de son rival poétique pour le
Palais de Carthage. Si ce dernier venait donc à disparaître, le militaire
panoïaque en serait ravi, d'autant que Azza ZARRAD, l'épouse de Taoufik nous a
fait savoir ce soir même qu'elle avait été effrayée par l'état d'affaiblissement
qu'elle avait observé sur son époux détenu, même si son moral reste élevé. Le
refus de visite opposé aux avocats depuis mercredi n'augure rien de bon.

Taoufik BEN BRIK est la conscience blessée des Tunisiens que leur geôlier
voudrait annihiler car elle lui renvoie sa propre condition de tyran brutal,
voire de « voyou de sous-préfecture », comme l'avait qualifié Gilles PERRAULT,
fin connaisseur de nos despotes maghrébins. Ben Ali se sait déjà en sursis :
s'il sort de Carthage vivant, « c'est comme au Monopoli, il va directement en
prison sans passer par la case départ. »

En entourant Taoufik dans son épreuve, nous ferons tous savoir à M. Ben Ali que
nous sommes tous des Ben Brik et qu'il sera lui-même personnellement responsable
de tout ce qui pourrait arriver à  un homme qu'il doit libérer
inconditionnellement et sur-le-champ.1

Par là même, tous ceux qui mangent dans la main de Ben Ali, comme Eric Raoult,
ou qui tentent d'affaiblir l'opposition en accordant du crédit à ses élections
se sentiront tellement insignifiants.

Pour le 49ème anniversaire de Taoufik, nous appelons tous ses amis tunisiens et
amis de la Tunisie, à lui envoyer une carte postale parfaitement personnalisée
avec une illustration et un contenu à la discrétion de chacun d'entre nous.

L'objectif étant que la pénitentiaire croule sous nos cartes au point que Ben
Ali les voie de son palais de Carthage. Cela contribuera à desserrer l'étau et
donnera du baume au coeur au seul opposant que le général Ben Ali ait jamais
nommé publiquement à la télévision en l'an 2000 en se plaignant de lui

Voici les coordonnées complètes : Taoufik BEN BRIK BEN TAHER ZOGHLAMI
PRISON DE MORNAGUIA
MANOUBA-TUNISIE

1 Comme disait Laurent Jerra de Chirac, à propos de ses emplois fictifs. Le
temps n'aura rien effacé. Sauf que le parrain de Tunis a sur la conscience des
motifs autrement plus graves.
___________________________________________________________________________
Centre d'information et de documentation sur la Torture (CIDT-TUNISIE)
Association Loi 1901
5A, rue Scaremberg F25000 Besançon. FRANCE. Tél./Fax : (33 3) 81 82 23 49 .
E-mail : cidtunisie@free.fr
CCP N° 6 458 94 X DIJON

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De la culture du culte à la fragilité de la tolérance.


Par Abdelmajid Baroudi, 8/11/2009

Je ne voudrais pas que l’enterrement de cette belle liste [maghreb-ddh ] passe inaperçu. Lui rendre hommage est pour moi un devoir car elle m’a permis d’apprendre davantage et de connaître des personnes avec qui je partage le souci du mot. Un grand merci à Fouad Abdelmoumni de m’avoir fait découvrir ce beau monde des Droits Humains.

Voici une modeste réflexion en signe d’hommage à liste maghreb ddh. La liste s’en va mais l’écriture demeure.


L’enseignement qu’on peut tirer de l’affaire MALI ( Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles) réside dans le fait que cet événement remet en question le positionnement de la religion par rapport à la constitution, le rôle que devraient jouer ceux qui prétendent être modernistes sans le démontrer et enfin la problématique de la laïcité en tant que notion dont la portée est parfois conjuguée au mépris de la religion.

Dans une interview accordée au Journal HEBDOMADAIRE No 410, Michèle Zirari, en réponse à une question sur la discordance de l’article 222 de la constitution avec les libertés individuelles, a expliqué la problématique liée à la religion et à l’exercice du culte musulman. « Vous savez que vous n’avez pas le droit au Maroc de dire « je ne suis pas musulman ». Pourquoi ? Parce que vote père est musulman ».

Le fait de ne pas avoir le droit de dire qu’on n’est pas musulman parce que son père l’est, représente une anomalie dans la perception de la notion de culture et celle de la nature. D’où l’incompatibilité des lois restrictives de la liberté individuelle, notamment l’article 222 avec la déclaration des Droits Humains qui stipule que les gens naissent libres.

Être ou ne pas être musulman ne relève pas du biologique. Renvoyer la conscience ou la confession au lien parental c’est en quelque sorte adapter l’inadaptable en transposant la culture, l’acquis à la nature, l’innée. Autrement dit : Est-ce qu’on nait juif, chrétien ou musulman, ou même athée ?

La religion fait partie d’un réseau moral qu’on apprend par le biais de l’éducation. Prétendre que la confession est d’ordre biologique, héritée par le lien paternel est contraire à la notion d’acquisition dont la religion représente une composante d’un tissu culturel complexe.

En dépit de la difficulté matérielle de discrimination ente la nature et la culture, Claude Levis Strauss propose une méthodologie qui permet d’élucider les caractéristiques des deux concepts constituants la nature humaine. Il s’agit de la Règle et de l’Universel. Ce qui fait que tout ce qui est Universel appartient à la nature. En revanche, chaque fois que la Règle émerge, on est sans doute au stade de la culture. Du coup, la Règle est variable du moment qu’elle sert de discrimination culturelle entre les collectivités tandis que l’Universel, biologiquement parlant, est constant, dans la mesure où il représente les caractéristiques communs de la nature de l’individu.


S’agissant du culte ; puisqu’il est soumis à la Règle, on est dans la culture au sens variable du terme. Au final la religion n’est pas assujettie à l’héritage biologique. D’autant plus que la liberté de conscience résulte d’un choix conformément à la notion de la culture. Laisser le choix à l’individu de croire est à mon avis, marquer la différence culturelle laquelle ne peut être que bénéfique pour le développement de la collectivité. Et c’est à l’école d’accomplir ce rôle civique.

Le fait de considérer que la confession est un acte culturel puisqu’il relève de l’acquis nous renvoie à la question de la laïcité. Force est de constater avec Henri Pena – Ruiz que « la laïcité est un principe de droit politique. Le mot qui désigne le principe. En Grec Laos, telle qu’elle se comprend, dés lors qu’elle se fonde sur trois exigences indissociables : la liberté de la conscience, la liberté des citoyens quelles que soient leurs convictions spirituelles, leur sexe ou leur origine, et la visée de l’intérêt général du bien commun à tous, comme seule raison d’être de l’Etat. »

Il est clair que la notion de laïcité entant que facteur unificateur des citoyens demeure dans la raison d’être de l’Etat, lequel doit être le garant de la pluralité engendrée par le Laos. Cette pluralité s’exprime par la liberté de conscience. En d’autres termes ; chaque citoyen est libre de choisir sa conviction spirituelle, tout en respectant la différence dans l’unité et le choix d’autrui qui favorise la cohabitation du Laos avec la pluralité. Ceci contribue au renforcement de la raison d’être de l’Etat, synonyme d’objectivation de l’intérêt général et à la consolidation de la primauté du Droit.

Toutefois, toute perception de la liberté de conscience qui croit en une seule vérité et lui assigne un sens projecteur d’un discours pariant sur un imaginaire social démuni du questionnement et incapable de tailler le concept, écorne l’universalité Humaine du Droit entant que garant de la multiplication du choix et fait perdre « la souveraineté de chaque homme sur ses pensées ».

La tolérance ne peut être à mes yeux perçue qu’en relation avec la liberté, sinon on risque davantage de la fragiliser. Il s’ensuit que « la tolérance reste en position d’infériorité par rapport à ce qui est donné comme norme », dans la mesure où cette tolérance dépend du tempérament de l’autorité qui prescrit les normes du culte dominateur. La tolérance dans ce cas revêt une forme de pardon exprimant une certaine « souplesse » passagère de la part des détenteurs du pouvoir politico-religieux vis-à-vis d’un acte ou idée qui risquent de nuire au sacré. Du coup la tolérance reste en deçà de ce qui est donné comme norme, pour paraphraser Henri Pena-Ruiz.

En revanche, le respect de l’égalité des citoyens dans le pluralisme spirituel qui n’est autre que le renforcement de la liberté, préserve la tolérance non seulement comme disposition éthique à l’écoute et au dialogue mais aussi comme disposition juridique dont l’Etat est l’assureur du Droit à la différence et au pluralisme culturel. Seule l’uniformité favorise le désordre et susceptible d’alimenter l’imprévisible. La tolérance ne peut donc évoluer qu’au sein de la laïcité qui n’est pas, encore une fois, contraire à la liberté de conscience que l’Etat de Droit doit sauvegarder.

Pour le partage du savoir
A.M.

Dr Cléret, une cravate bien méritée


Par Ignace Dalle, 10/11/2009

Médecin personnel des sultans marocains Mohammed V et Hassan II, le docteur François Cléret a aussi été un infatigable soldat de l’indépendance du Vietnam. Il vient d’être fait commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur à titre militaire.

Devenir commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur à titre militaire est un honneur très rare. Pour faits d’armes exceptionnel, le docteur François Cléret l’a vécu le 2 novembre dernier, devant le Temple du souvenir indochinois à Nogent sur Marne en recevant des mains du général Louis Beaudonnet, le gendarme le plus décoré de France, la fameuse cravate.

Né en février 1918 en Annam, cet ancien médecin militaire a raconté il y a quelques années dans un livre passé à peu près inaperçu – Le Cheval du Roi aux Editions Presse du Midi – la vie étonnante qui fut la sienne.

Petit-fils d’un Catalan entraîné en 1872 dans l’épopée coloniale indochinoise, fils d’un dentiste militaire et d’une Tibétaine, cet Eurasien, qui a échappé à la mort sur les champs de bataille asiatiques à peu près autant de fois que le nombre de décorations qui lui ont été remises, termine ses études de médecine à Hanoï en 1939. Quelques semaines plus tard, il est appelé sous les drapeaux et, comme il le dit, classé « un peu rapidement » dans la rubrique « illettré » en raison de son métissage. Bien décidé à réparer cette injustice, il se porte candidat à un stage accéléré d’officiers d’infanterie, dont il sort major.
Dans la résistance antijaponaise

Tout en travaillant dans les hôpitaux militaires, il assiste à l’occupation progressive du Vietnam par les Japonais. Révolté par les accords passés par la France collaborationniste avec le Japon, il est sèchement muté par une hiérarchie pétainiste de Hanoï à Haïphong puis rejoint en 1943 la résistance française formée de quelques officiers réfractaires au régime de Vichy.

Il apprend alors toutes les techniques de renseignements et, fort de sa parfaite connaissance du terrain, informe par radio la CIA installée à Mindanao (Philippines). Ses activités extra médicales le conduisent à plusieurs reprises à sauver des pilotes américains et à combattre, parfois à l’arme blanche, l’occupant japonais dans la jungle vietnamienne.

En juin 1945, après avoir échappé aux tigres, évité d’être piétiné lors de combats épiques entre éléphants et gaurs, d’immenses bœufs sauvages, surmonté nombre de maladies comme la dysenterie, après avoir été contraint d’achever des malades irrécupérables pour les soustraire aux tortures des Japonais, il est fait prisonnier par un détachement nippon qui a pris d’assaut la villa isolée dans laquelle il se cache. Il est atrocement torturé pendant un mois par la soldatesque japonaise qui s’apprêtait à le dépecer comme beaucoup d’autres soldats français.

Les bombardements d’Hiroshima et de Nagazaki et la capitulation du Japon le sauvent d’une mort certaine. Ce qui n’empêchera pas les officiers japonais donneurs d’ordre, dont un amoureux de Rimbaud parfaitement francophone, d’être exécutés ultérieurement pour crimes de guerre.

Emissaire du général Leclerc
Au même moment Ho chi Minh prend le pouvoir à Hanoï et reçoit à la fin du mois d’août l’acte d’abdication de l’empereur Bao Daï. Dans un pays à feu et à sang, le courageux soldat Cléret se transforme en diplomate. Le 24 décembre 1945, sur les conseils de Lord Mountbatten qui avait pu apprécier ses multiples talents, le général Leclerc le reçoit à Saigon et lui dit simplement : « Parlez-moi de ce pays ! » Le jeune médecin lui raconte l’évolution de la société vietnamienne prise de vitesse par le Viêt-Minh qui s’est emparé d’un pouvoir laissé vacant par la défaite japonaise et qui « imposait une idéologie marxiste extrêmement agressive en l’assimilant à la cause nationaliste. »

Au général Leclerc, Cléret dit sa conviction qu’il est trop tard pour rétablir le statu quo, réclamé par le gouvernement de Paris, à un peuple fier qui a déjà goûté à une indépendance offerte par Tokyo. Le médecin, qui juge impossible une reconquête par « une France épuisée », conseille à Leclerc de négocier dans les meilleures conditions possibles le départ de la France en profitant du fait que Ho Chi Minh a encore besoin des soldats français pour éloigner les Chinois qui occupent le Tonkin, c’est-à-dire le nord du Vietnam, qu’ils pillent et rackettent.

Quelques semaines plus tard, grâce à d’anciens condisciples vietnamiens de l’Université d’Hanoï, comme Giap, ou de la faculté de médecine de la même ville, comme Pham Van Dong et Ton That Tung, médecin de « l’Oncle Ho », il est introduit auprès du « vénérable combattant » qui, en fait, selon Cléret, était « un fin roublard et un génial comédien ». Ho Chi Minh lui donne l’impression d’accepter les propositions de Leclerc et émet le désir de voir revenir la troupe française afin qu’elle l’aide à se débarrasser de groupuscules rivaux dont le plus redoutable est le mouvement prochinois.

Le 18 mars 1946, François Cléret voit ses efforts couronnés de succès : Leclerc rencontre Ho Chi Minh et le courant passe entre les deux hommes. Mais Leclerc est vite désavoué par de Gaulle qui, fort du soutien des administrateurs coloniaux , de la bourgeoisie franco-vietnamienne et des planteurs, entend préparer le retour de la France en Indochine.

Dépité par la classe politique française, convaincu que l’indépendance est inéluctable, François Cléret prend ses distances avec le Vietnam. Il s’installe un certain temps en France avec son épouse, eurasienne également, et leurs deux filles, Annie et Francette, avant d’être muté à Madagascar.

Médecin et ami du sultan du Maroc
C’est là, à Antsirabé où il exerce, qu’il est prié, le 28 janvier 1954, de se rendre au centre d’accueil militaire où viennent d’arriver en exil le sultan marocain Mohammed Ben Youssef et une partie de sa famille, dont son fils aîné Hassan, le futur roi du Maroc Hassan II, qui a une forte fièvre et un mal de gorge insupportable.

Cléret porte un diagnostic précis et donne le traitement adéquat. Il ne sait pas encore que sa vie va être bouleversée et qu’il sera désormais et pour plus de treize années au service de la monarchie marocaine. Le lendemain, en effet, satisfait de la prestation du médecin-commandant, le sultan demande au Haut-commissaire de la République à Madagascar de bien vouloir détacher auprès de sa famille le docteur Cléret. Autorisation accordée.

Très vite, le médecin devient le confident et l’ami du futur Mohammed V. Ce dernier le tient au courant des affaires de l’Etat comme de celles de sa propre famille. Cléret prend vite conscience de l’ambition dévorante du prince héritier Hassan et de la rivalité qui l’oppose à un père à la fois admiratif et très méfiant. A Madagascar, il est aux premières loges et voit défiler les émissaires de Mendès-France et d’Edgar Faure qui tentent de trouver une porte de sortie à l’exil humiliant que les ultras de la droite française ont imposé au sultan.

Le docteur est toujours présent à Saint Germain en Laye au moment des ultimes négociations à la fin de 1955. Il est encore là au moment de l’indépendance et assiste aux luttes de pouvoir qui opposent la monarchie à une partie des nationalistes.
Quand Hassan II du Maroc tente d’éliminer le docteur Cléret

La mort de Mohammed V qu’il vénérait le traumatise à tel point qu’il reprendra quelques années plus tard des études d’anesthésie pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Aujourd’hui, à l’instar d’un certain nombre de personnalités marocaines, dont la plus connue était le fqih Basri, quatre fois condamné à mort par le régime de Hassan II, il est convaincu que Mohammed V a été éliminé.

Après la disparition de son père, Hassan II, précisément, l’empêche de quitter le territoire marocain, car le bon docteur sait trop de choses… A deux reprises, le jeune roi essaiera de l’éliminer dans des circonstances incroyables : en l’enfermant au milieu de montagnes de liasses de billets de banques dans le sous-sol d’une villa qui lui sert de coffre-fort et dont il lui a demandé de faire l’inventaire, puis en lui injectant à son insu un poison à effet lent. Il est temps de quitter cette Cour, qui ressemble furieusement à celle des Borgia… A moitié aveugle, avec l’aide de son épouse, il parvient à s’enfuir du Maroc en 1967 grâce à la complicité du général Oufkir qu’il avait connu en Indochine. Le professeur Wolfrom lui donnera à Paris l’antidote qui le sauvera.


Dessin de Ray Clid

Loin d‘avoir fait fortune au Maroc, il décide de s’assurer une retraite tranquille en rentrant en France. Après s’être spécialisé en médecine, il s’associe comme anesthésiste avec l’un des plus grands chirurgiens plasticiens du monde : un Français qui opère sur les cinq continents des gens souvent très riches.

Sa vieillesse a pourtant été endeuillée par le décès récent de ses deux filles, dont l’une, Annie, était handicapée depuis longtemps à la suite d’un grave différend avec l’Education nationale. Cette affaire, qui l’a bouleversé, doit passer en appel à Versailles au mois de décembre.

Décoré avec quarante ans de retard
François Cléret n’a accepté d’être fait commandeur, dit-il, que parce qu’une injustice est enfin réparée : « Je suis décoré avec quarante ans de retard. Si la hiérarchie du service de santé des troupes coloniales n’avait pas été raciste et n’avait pas méprisé l’Eurasien que j’étais, elle ne m’aurait pas déclaré "trop jeune". Mes états de service justifiaient largement une telle distinction. »

Le vieux médecin aurait pu être honoré dans la cour des Invalides ou à l’Elysée. Par fidélité à ses amis indochinois, il a choisi le jardin tropical de Nogent sur Marne où se trouvent quelques-uns des rares monuments aux morts érigés en souvenir des soldats indochinois morts pour la France : 30.000 en 14-18, 5000 en 39-45.

Berlin, Bilin, Nilin : Ces onze murs murant le monde qui rendent le monde murmurant

par Ayman El Kayman, Coups de dent n°118, 10/11/2009



Le Mur de Berlin, la « barrière de protection antifasciste » qui était censée protéger le paradis socialiste de l’enfer capitaliste, rasé à Berlin même, se réincarne (ou plutôt se réinbétonne) aux quatre coins de la planète :

- En Palestine, où il est censé protéger « l’Unique Démocratie du Moyen-Orient » du « terrorisme » indigène

- Aux USA, le long du Rio Grande, où il est censé protéger la « bonne Amérique » de l’invasion latina

- À Ceuta et Melilla, où il est censé protéger l’Europe riche de l’invasion des Nègres affamés.

- Au Sahara occidental, où il est censé protéger l’occupant marocain des attaques menées par les indigènes, chassés par l’occupation en Algérie

- Au Pakistan, pour protéger le « pays des purs » des méchants Talibans

- Au Cachemire occupé par l’Inde, pour le protéger des « méchants-terroristes-cachemiris-manipulés-par-le-Pakistan »

- À Chypre, où il est censé éviter aux serviettes grecques de se mélanger avec les torchons turcs

- En Corée, où il est censé protéger le Sud démocratique du Nord totalitaire

- En Arabie saoudite, où il est censé protéger les pétro-princes des pouilleux yéménites

- À Bagdad, où il est censé protéger les « bons Chiites » des « mauvais Sunnites »

- À Belfast, où il est censé éviter aux bons et loyaux sujets protestants de Sa Majesté de se friter avec les papistes républicains

Cela fait onze murs à abattre, onze chaînes de dominos à faire basculer. De toute urgence. Du boulot en perspective pour Angela, Nicolas, Lech, Mikhaïl, Hillary et Barack.

À Nilin, ils ont déjà commencé les travaux de démolition :

« Marquant le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, les Palestiniens ont démoli ce vendredi dans le village cisjordanien de Ni’lin, un pan de mur construit par Israël. Lors de la manifestation hebdomadaire contre le mur, qui traverse le centre du village situé dans la région de Ramallah et isole les habitants de 60% de leurs terres agricoles, quelque 300 manifestants ont méthodiquement démantelé une section en béton avant que les forces israéliennes n’ouvrent le feu. Ils ont brûlé des pneus et abattu une dalle de béton de huit mètres de haut en s’aidant d’un vérin mécanique pour voiture. «Il y a vingt ans, personne n’imaginait que la monstruosité d’un Berlin divisé en deux pourrait jamais être abattue, mais il n’a fallu que deux jours pour le faire», a déclaré Muhib Hawaja, un des manifestants, au journal israélien Yedioth Aharonot. «Aujourd’hui, nous avons prouvé que nous aussi pouvions l’imposer, ici et maintenant. Ce sont nos terres au-delà de ce mur, et nous n’avons pas l’intention d’accepter son existence. Nous triompherons car la justice est de notre côté.» (Ma’an News Agency/ info-palestine.net, 7 novembre 2009)
Ayman El Kayman, délégué général du SMDM (Syndicat mondial des démolisseurs de murs)


Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à mardi prochain !

lundi 9 novembre 2009

La campagne de solidarité de la CNT avec les mineurs en lutte de l'OCP-SMESI continue.


Par Jérémie Berthuin, 8/11/2009

Salut camarades

Afin de contribuer au succès de la lutte légitime des mineurs contre
l'arrogance des riches, la CNT multiplie les actions de solidarité
(collages, rassemblements devant les consulats, diffusions de tracts etc.)
à Lyon, Marseille, Dijon, Nanterre, Limoges, Orléans, Brest, Grenoble et
Nantes.
La dernière action en date : hier samedi 7 novembre à Nîmes, de 10h à 13h,
devant la Banque Chaabi (banque d'État), où une dizaine de militant-es de
la CNT où une table d'information a été tenue.

Plusieurs contacts ont été pris avec des membres de la communauté
marocaine de Nîmes. Le tract bilingue a été très bien perçu. Le Directeur
de la Banque était moins content.

Un article a été publié dans le Midi libre :

Mardi 10 novembre, un collage serait fait dans la ZUP de Nîmes et dans
d'autres quartiers populaires.

Pour rappel enfin, le tract bilingue (français - arabe) ainsi qu'une
affiche sont disponibles sur le site du SI :
http://www.cnt-f.org/international/

Salutations anarcho-syndicalistes et internationalistes.

Jérémie BERTHUIN, pour le SI de la CNT

dimanche 8 novembre 2009

Témoignage d’Izana. Octobre 2009, Sahara Occidental occupé.

De APSO-Amis du Peuple du Sahara Occidental,31/10/2009
la vidéo est sous titrée en Français.


Izana est un femme Sahraouie.
Elle vit à El Aaiun, au Sahara Occidental occupé par le Maroc.
Elle témoigne des violences, humiliations, injures, intimidations, harcèlements et menaces que lui ont fait subir les forces de Police Marocaines durant ce dernier mois.

Une première fois, le 19 septembre 2009, raflée alors qu’elle participait à une manifestation pacifique pour l’autodétermination et l’indépendance de son peuple.
Une deuxième fois, 3 semaines après, 5 heures d’intimidations, d’insultes et de tortures morales, pour la contraindre à quitter la ville. Une troisième fois, le 19 octobre, assaillie et enlevée alors qu’elle voulait rendre visite à un ami, défenseur des droits de l’Homme. Détenue et torturée par plusieurs policiers, puis abandonnée dans le désert.
Le colonisateur s’autorise tous les crimes, même celui de la lâcheté. Les tortionnaires sont connus, et reconnus… dénoncés mais impunis. La justice est corrompue, unilatérale.
Le peuple Sahraoui revendique l’application du droit international à son autodétermination. Le Sahara occidental est la dernière colonie d’Afrique. Le référendum est suspendu depuis 18 ans. Tous les crimes coloniaux ont pour origine la violente invasion du Sahara occidental par le Maroc en 1975, infraction manifeste de l’avis de la Cour Internationale de Justice, acte barbare continuellement dénoncé par l’ONU.

Des interpellations précédentes, Izana n’en parle pas. Maintenant elle témoigne.
Avant, le mur du silence autour de ces crimes officiels fonctionnait trop bien. Maintenant il s’effrite. Le masque tombe et dévoile l’ignominie.
source : bellaciao

Relations dangereuses : le Roi et la Secrétaire d'État

par Atenea ACEVEDO, Tlaxcala, 6/11/2009. Traduit par Esteban G.. Édité par Fausto Giudice.
Original: Relaciones peligrosas

Rire ensemble est une des manières infaillibles de resserrer des liens d'amitié. Que ne donneraient ceux qui voient cette photo pour savoir quelle a été la blague de Mohamed VI qui a motivé l'élégant éclat de rire de Hillary Clinton ?
Lui aurait-il raconté que ce 6 novembre se déroule la commémoration du trente-quatrième anniversaire du début de la Marche Verte tandis que le Maroc reste impuni et l'ONU indifférente ? C’est impossible. Car il est difficile d’imaginer que les connaissances de la Secrétaire d'État soient au point lorsqu’il s'agit d’exactions anciennes de puissances plus petites.
Nous devons observer l'image avec attention pour pouvoir faire des hypothèses. Le mouchoir assorti dans la poche du roi et les insignes qui ornent la cravate et le revers de veste, l’index de la main droite qui pointe son interlocutrice. Les immanquables perles et le buste penché pour tenter de sympathiser avec discrétion dénotant ainsi la classe de Clinton. Le récepteur avec les oreillettes pour l’interprétation simultanée qui menacent de glisser, démontrent que lui, parle anglais, mais qu’elle ne comprend pas l’arabe.
Je me risque à dévoiler les possibles motifs du rire : le Prix Nobel de la Paix décerné à Barack Obama, la chatoyante politique étrangère d'un gouvernement incapable d'abandonner la realpolitik, les dérapages diplomatiques de Clinton, la poudre aux yeux de la dernière visite de l'UNHCR (Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU) aux camps de la population sahraouie réfugiée en Algérie, les mensonges de Felipe González sur le Sahara Occidental, la vulgaire complicité entre le sultanat alaouite et la monarchie espagnole ou les longs tentacules qui lient l'État espagnol avec l’État français et l’État israélien.
Rien de ceci ne serait de nature à provoquer le rire mais plutôt l'indignation de tout être humain ayant un minimum de conscience morale. L'agence presse espagnole EFE publie la photographie dans son contexte : dans le cadre du sommet international du Forum pour le Futur, le Maroc a présenté un projet pour la construction de cinq centrales solaires grâce à un accord stratégique passé avec l'Espagne et l'Allemagne. Le projet sera mis en chantier en novembre 2010 et deux de ces centrales seront construites au Sahara Occidental sous occupation militaire marocaine. Mohamed VI a certainement informé Hillary Clinton qu’une d'elles sera installée à Laâyoune, la Secrétaire d'État a du tenter sans succès de prononcer le nom d'une ville aussi exotique si bien que le roi a été obligé de se servir de son index pour l'aider à le formuler. Elle s’est mise à rire de sa propre ignorance, et lui, chevaleresque, il a souri.
Je suis soulagée : nous avons de la chance, ce ne sont que deux personnes confortablement installées dans l'opulence du pouvoir, réunies pour un acte officiel prévu pour faire des projets et des alliances communes. Heureusement.

Immigration marocaine : "Droits, réalité et perspective"

Par le bureau executif de l'ASDHOM,Paris, 7/11/2009

Débat public


À l’occasion de la journée internationale de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (10 décembre) et celle des migrants (18 décembre), l’ASDHOM vous invite à participer au débat qu’elle organise à Paris le samedi 12 décembre 2009.
Ce débat se fixe pour but d’aborder les conditions de vie et les droits des migrants marocains, avec des perspectives d’action.

Deux acteurs majeurs du mouvement associatif marocain, Hassan Hadj Nasser et Abdallah Zniber, contribueront par leurs témoignages et leurs éclairages à l’enrichissement de cette réflexion collective menée par les différents militants issus de l’immigration marocaine.

Les présents au débat et les associations amies dont nous souhaitons vivement la participation auront l’occasion de confronter leurs appréciations de la réalité des conditions de vie des citoyens marocains à l’étranger et d’échanger sur les perspectives d’avenir.

Toutes les propositions seront les bienvenues en vue de voir les citoyens marocains établis à l’étranger jouir de leurs droits fondamentaux, y compris civiques et politiques, qui leur sont garantis par les textes internationaux en matière de droits de l’Homme.


Programme du samedi 12 décembre 2009


De 14H30 à 16H: Assemblée générale ordinaire de l’ASDHOM pour faire le point sur les activités à mi-mandat du Conseil d’Administration.

De 16h30 à 19h: Débat public : « Immigration marocaine: Droits, réalité et perspectives»

De 19h à 20H30: soirée conviviale pour poursuivre les échanges autour d’un pot et un buffet.

L’adresse du lieu de l’activité vous sera communiquée à l’occasion d’un autre envoi

État critique des sept grévistes de la faim de l'ANDCM de Taroudant

En date de : Jeu 5.11.09, Andcm Najia a écrit :
تم في هذه الأثناء إعادة اعتقال أعضاء من من لجنة دعم الرفاق المعتصمين المضربين عن الطعام من مناضلي الجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب بفرع تارودانت و ضمن المعتقلين الرفيق مصطفى البويحي عضو المكتب التنفيذي للجمعية

--- En date de : Jeu 5.11.09, abourkia abourkia a écrit :
نقل صباح اليوم 05/11/2009 الرفيقان علي داحمان و عبد الغني دويش الى المستشفى في حالة صحية جد حرجة بعد أن دخلا في حالة إغماء استدعت نقلهما على وجه السرعة لتلقي العلاجات و المتابعة الطبية اللازمة.

و تأتي حالة الغيبوبة التي أصيب بها الرفيقان بعد 18 يوما من الاضراب عن الطعام الذي يخوضه سبعة من مناضلي الجمعية الوطنية بفرع تارودانت من أجل حقهم في الشغل و التنظيم.

وقد انطلقت المعركة التي يخوضها فرع تارودانت للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب و يدعمها 14 هيئة سياسية و نقابية و جمعوية منذ ما يقارب ثلاثة أسابيع حيث قرر الرفاق الدخول في إضراب مفتوح عن الطعام بعد سد باب الحوار في أوجههم من طرف المسؤولين بتارودانت ورفض استقبالهم أو الاستجابة لمطلبهم العادلة و المشروعة,خيث بدأت الحالة الصحية للمضربين عن الطعام تسوء بشكل خطير أمام تجاهل السلطات فقد تم بالأمس نقل أربعة من المضربين ليتم انقاذهم بعد جهود مضنية للأطر الطبية التي استشعرت خطورة وضعيتهم و نبهت إليها.كما أن لجنة الدعم المكونة من هيآت نقابية و سياسية و جمعوية قامت بمجموعة من الاتصالات و الأشكال التضامنية مع المعطلين من أجل وقف المأساة.

و في سياق متصل قامت لجنة الدعم بالعديد من المراسلات التي وجهتها الى كافة الجهات المعنية بما فيها الوزير الأول من أجل الاستجابة للمطالب العادلة لفرع تارودانت دون أن تتلقى أي رد في الموضوع.
و في اتصال مع الرفيق مصطفى البويحيي عضو المكتب التنفيذي الذي انتقل الى عين المكان أكد العزم على مواصلة المعركة و التشبث بالمطالب العادلة و المشروعة للجمعية الوطنية,كما حمل السلطات بتارودانت و الحكومة مسؤولية ما ستؤول اليه الأوضاع في حال استمرار سياسة التجاهل التي ينهجونها.

و يذكر أن المعطلين و بجانبهم لجنة الدعم ينفذون مجموعة من الأشكال الاحتجاجية الموازية للإضراب عن الطعام حيث تقرر الدخول في اعتصام مفتوح أمام مقر العمالة بتارودانت,كما أنه تقرر توجيه مراسلة أخرى على وجه الاستعجال موقعة من طرف الهيآت المساندة و المكتب التنفيذي موجهة الى عامل الإقليم بنفس المضامين السالفة الذكر.

خ.أ عضو اللجنة الوطنية للإعلام والتكوين.

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Précisions sr la campagne Internationale pour l’arrêt de la pêche illégale de l’UE


La campagne internationale demandant que l’Union Européenne retire ses navires des eaux au large du territoire occupé du Sahara Occidental a été lancée hier 6 novembre 2009.

La campagne presse instamment la commission européenne de cesser immédiatement l’octroi de permis pour les navires de l’UE qui pêchent dans les eaux au large du Sahara Occidental, et exige qu’aucune opération de pêche européenne ne soit plus menée au Sahara Occidental jusqu’à ce qu’une solution pacifique soit trouvée au conflit.

“Transférer les fonds des contribuables européens au Gouvernement du Maroc pour que l’industrie de la pêche européenne puisse avoir accès à des eaux au large d’un territoire qui est illégalement occupé est fondamentalement contraire à l’éthique. C’est complètement contre-productif vis-à-vis des efforts de l’ONU pour la décolonisation du Sahara Occidental, et contribue clairement à prolonger les souffrances du peuple Sahraoui” a déclaré Sara Eyckmans de Western Sahara Resource Watch.

En 2006, quand l’accord a été conclu initialement, la Suède a voté contre, déclarant que le manque de précision quant au territoire d’application pourrait permettre à l’UE de pêcher dans les eaux du Sahara Occidental, ce qui serait illégal. À cette période, il n’était toujours pas clair si la pêche pouvait en fait avoir lieu au large du territoire – même si cela avait été le cas avec les accords précédents.

L’accord actuel n’a pas fait exception. L’année dernière, la Commission Européenne a admis que la pêche avait lieu au large du territoire occupé, sous couvert de l’accord de pêche avec le Maroc. La Commission Européenne a cherché un appui juridique à ses activités dans l’avis juridique de l’ONU. Néanmoins, l’auteur de cet avis, l’ancien Secrétaire Général adjoint de l’ONU aux affaires juridiques, M. Hans Corell a réagi fortement contre le mauvais usage par l’UE de son analyse. Il a déclaré qu’il n’y avait pas de place pour une telle interprétation de son avis juridique, et qu’il se sentait « embarrassé » d’être européen après cette décision de l’UE de pêcher au Sahara Occidental.
L’occupation Marocaine du Sahara Occidental a commencé le 6 novembre 1975, il y a 34 ans. Depuis lors, une grande partie du peuple du Sahara Occidental vit dans des campements de réfugiés en Algérie. Le peuple Sahraoui est contre cet accord et n’a pas été consulté avant qu’il soit signé par le Maroc et l’UE.

Les individus et les organisations sont invités à signer la protestation adressée à la Commission Européenne sur www.fishelsewhere.eu.
La pétition est actuellement disponible en 13 langues différentes.

Pour les questions et les commentaires :
Sara Eyckmans Western Sahara Resource Watch Tel (+32) (0)475-458695 sara_eyckmans@yahoo.fr
WSRW France, APSOlument@yahoo.fr

La campagne est une initiative de Western Sahara Resource Watch, une organisation internationale représentée dans 35 pays, qui fait des recherches et des campagnes sur le pillage des ressources naturelles au Sahara Occidental. www.wsrw.org

Signer ici : www.fishelsewhere.eu