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samedi 23 mars 2013

Sahara Occidental : Plus de 60 jeunes Algériens établis en France visitent le "Mur de la honte"

 

El Mahbès (Territoires sahraouis libérés), 15 mars 2013 (SPS) Plus de 60 jeunes Algériens établis en France ont organisé vendredi une manifestation devant " le mur de la honte" dans la région d’ El Mahbès, dans les territoires sahraouis libérés, pour dénoncer  "l’infamie" marocaine et apporter leur soutien au peuple sahraoui dans sa lutte pour son indépendance.
 
Venus de plusieurs villes de France, ces jeunes Algériens, âgés de 18 à 26 ans, qui se sont rendus pour la première fois dans les territoires sahraouis, à l’initiative du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) et accompagné des membres du Croissant-Rouge algérien, ont constaté le visage "inhumain" des autorités marocaines, qui continuent de " spolier les sahraouis de leurs territoires".
Pour Adlene Zenabi, 22 ans, étudiant en cinéma à l’université de Lille, la visite qu’il effectue à El Mahbès pour voir de plus près le "mur de la honte", lui a permis de "mieux constater l’oppression marocaine ".
"Je viens de voir de plus près l’oppression marocaine à l’égard d’un peuple sahraoui courageux et qui lutte, chaque jour que Dieu fait, pacifiquement pour son indépendance. Ce que je viens de voir est révoltant de la part d’un pays qui prétend qu’il avance dans la voie de la démocratie, alors qu’il prive tout un peuple de vivre dans la dignité ", a-t-il indiqué à l’APS.
Pour lui, en France, la question sahraouie "n’est pas du tout médiatisée, ou trop peu ", en raison du "soutien constant de la France pour le Maroc ". "La France a été le principal soutien au Maroc dans ce conflit. Sans la France, le Maroc aurait cédé et le Sahara Occidental recouvré son indépendance ", a-t-il ajouté.
De son côté, Ikram Lagrâa, 22 ans, étudiante Mat-informatique à Créteil, la visite du "mur de la honte" a crée en elle un sentiment de " révolte et d’indignation".  "Je suis entièrement indignée et révoltée de voir qu’un tel mur existe encore dans le monde. Je n’ai jamais entendu parler auparavant de ce mur. C’est vraiment humiliant et dégradant pour les sahraouis", a-t-elle déploré.


 "Dès notre retour en France, notre tâche est de sensibiliser l’opinion publique française à la détresse sahraouie et de porter chez un large public possible cette question pour que les Sahraouis recouvrent leur indépendance. Il faut qu’ils en finissent avec cette tragédie ", a-t-elle poursuivi.


Jeudi, dans la soirée, ils avaient été reçus par le wali de Boudjdour, Mme Azza Boubih, et le

vu par satellite
secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports, Mohamed Mouloud.

La délégation de jeunes Algériens établis en France a entamé jeudi soir une visite de trois jours dans les camps de réfugiés sahraouis, dans le cadre de "la caravane de l’indépendance ".
Les étudiants Algériens établis en France ont visité ensuite le musée de la résistance sahraouie, où des explications leur ont été données sur la chronologie du combat sahraoui, depuis les années 70.
 Appelé " le mur de la honte" par les Sahraouis, pour traduire le visage "inhumain" du Maroc, le mur a été construit par les autorités marocaines en 1980 pour séparer les territoires libérés des territoires occupés du Sahara Occidental.
 Long de plus de 2700 km et large de 1, 5 m, le mur est entouré de 5 millions de mines anti-personnel pour faire face aux éventuels assauts des résistants sahraouis, selon les explications données à El Mahbès, par Hadou El Hadj, ancien combattant dans l’armée sahraouie.
Le Sahara Occidental est la dernière colonie en Afrique que le Maroc occupe depuis 1975.(SPS)
020/090/700 152130 MARS 013 SPS

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La résolution du conflit du Sahara Occidental est "en majorité entravée" par la France


 APS, 16/3/2013



La résolution du conflit du Sahara Occidental est "en majorité entravée par les multiples efforts de la France" qui empêche la recherche d'une solution "durable", a indiqué vendredi, l'ancien ambassadeur sahraoui en France, Sadafa Bahia.



"Depuis longtemps, si le conflit du Sahara Occidental traîne en longueur, c'est à cause de la France qui s'est constamment rangée derrière le Maroc pour le soutenir dans son occupation illégale de nos territoires et la spoliation de nos richesses ", a déclaré M. Bahia, en accueillant une délégation de jeunes Algériens établis en France dans les camps de réfugiés sahraouis.



" La France a grandement entravé la résolution du conflit du Sahara Occidental par ses efforts soutenus en faveur des autorités marocaines, pour des intérêts mutuels entre les deux pays ", a-t-il ajouté.



Pour lui, les jeunes Algériens établis en France, en découvrant la question sahraouie et en prenant conscience de notre " immense détresse et souffrance", seront "les dignes ambassadeurs de notre noble cause" une fois de retour en France.



"Cette solidarité vient à point nommé pour nous revigorer dans notre combat. Des jeunes qui ont parcouru toute cette distance pour nous soutenir, est une preuve de leur bonne foi pour nous aider et nous prêter main forte pour que notre combat pour l'indépendance aboutisse ", a-t-il encore affirmé.



Il a souligné que ces jeunes auront une "mission sacrée ", en portant auprès de la société civile française et européenne notre combat en faveur de l'émancipation de notre peuple de l'oppression marocaine.



De son côté, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères sahraoui, Bachir Radhi a indiqué qu'il attendait que le message et le combat des Sahraouis soient répercutés en France, précisant que cette jeunesse "vivifiante a un rôle extrêmement important " auprès de la société civile et des partis politiques.



Interrogé au sujet de la position de France depuis l'élection de François Hollande à la tête de la République française, il a indiqué que "jusqu'à maintenant le bilan restait mitigé mais sa position pourrait évoluer ".



" Tout sera clair au moment où M. Hollande se rendra au Maroc et nous constaterons si vraiment la position officielle de la France aura changé ", a-t-il dit.



Une délégation des jeune Algériens établis en France a entamé jeudi soir une visite de trois jours dans les camps de réfugiés sahraouis dans la wilaya de Tindouf, dans le cadre de "la caravane de l'indépendance ".

Le Sahara Occidental est la dernière colonie en Afrique que le Maroc occupe depuis 1975.




jeudi 6 janvier 2011

Sahara Occidental: démantèlement d’une base arrière d’Aqmi ?

La Rédaction le 6/1/2011
Le ministère sahraoui de l’Information a dénoncé jeudi les tentatives de « ternir et entacher » l’image du Front Polisario et la cause sahraouie, à travers des informations dénuées de tout fondement, dans le but d’induire en erreur la communauté internationale.
Une agence de presse espagnole « a rapporté mercredi des informations, reprises par plusieurs médias, selon lesquelles une importante cache d’arme avait été découverte à Amgala, à l’est du mur marocain entraînant, par la même occasion, le démantèlement d’une cellule terroriste qui projetait de commettre des actes terroristes dans la région », a indiqué le ministère sahraoui dans un communiqué.
« En recourant à la propagation de ce genre d’informations qui sont dénuées de tout fondement, certains médias tentent par tous les moyens de ternir et d’entacher, autant que faire se peut, le Front Polisario et la cause du peuple sahraoui », a déploré la même source. Le gouvernement de la RASD et le Front Polisario ont tenu à « dénoncer, de la manière la plus ferme, cette volonté manifeste qui vise à induire en erreur la communauté internationale ».
Le gouvernement sahraoui a tenu également à préciser à cet égard qu’ « Amgala se trouve dans les territoires illégalement occupés par le Maroc, qu’aucun soldat marocain n’a franchi le mur (militaire) marocain (divisant le Sahara occidental) et qu’aucune incursion n’a été enregistrée dans les territoires libérés, sous contrôle du Front Polisario ». Depuis le 6 septembre 1991, date du cessez-le-feu entre le Front Polisario et le Maroc, l’armée sahraouie et les casques bleus onusiens sont présents et de manière permanente sur le terrain, a souligné le ministère sahraoui de l’Information.
Lire aussi :
1. Sahara Occidental: L’Afrique du Sud réitère son soutien à la République sahraouie
2. Sahara occidental: Laâyoune occupée sous état de siège
3. Sahara occidental: Brahim Ghali souhaite que la France cesse d’utiliser le droit du veto
http://www.donnetonavis.fr/actu/news/sahraoui-sahara-occdental-maroc_3350.html

Par UPyD, 5/1/2011
UPyD demande au Maroc "d'expliquer" ses opérations supposées contre le terrorisme au Sahara Occidental
Fernando Maura rappelle "l'indubitable compromis" du Front Polisario face au terrorisme d'Al Qaida.
Le responsable de l'aile extérieure de l'Union de Progrès et de Démocratie, UPyD, Fernando Maura, a réclamé aujourd'hui au Maroc "qu'il précise et explique le lieu et la manière" dans laquelle, selon les diverses informations apparues aujourd'hui dans la presse qui citent le ministère de l'Intérieur du Royaume Voisin, une opération se serait produite contre le terrorisme islamique près du mur qui divise le Sahara Occidental.
 Maura a souligné "la désinformation habituelle et la manipulation dans le propre bénéfice " avec lesquelles le Maroc traite tout ce qui touche au terrorisme islamiste et a rappelé que "si des opérations marocaines ont eu lieu à l'est du mur surveillé par la Minurso, l'on aurait violé le cessez-le-feu avec le Front Polisario".
Dans ce sens, il a aussi attiré l'attention sur "l'ambiguïté calculée" du communiqué du ministère de l'Intérieur marocain dans lequel on indique que ces opérations ont été menées près d'Amgala, mais sans indiquer le lieu.
 De la même manière il a remarqué "l'engagement clair et indubitable" du Front Polisario face au terrorisme d'Al Qaïda et l'intégrisme islamique et a signalé qu"à ce sujet, des câbles de diplomates américains apparus il y a quelques semaines dans Wikileaks sont un témoignage clair".
 En plus, il a insisté sur le fait que la collaboration du Maroc en matière antiterrorisme "ne peut pas être traitée comme un chantage pour donner une couverture à sa présence illégale au Sahara Occidental" et a demandé au Gouvernement de l'Espagne "d'exiger au Maroc l'information détaillée sur les opérations antiterroristes que le Maroc mène".

mercredi 7 avril 2010

Sahara Occidental : la France reniera-t-elle encore ses valeurs ?

Par Apso, 7/4/2010
Alors que le Sahara Occidental est la dernière colonie d’Afrique.
Alors que l’ONU discute le renouvellement du mandat de la Minurso au Sahara Occidental.
Alors que cette mission dont l’objet principal depuis près de 19 ans est l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour le peuple Sahraoui.
Alors qu’aucun pays au monde ne reconnaît la souveraineté du colonisateur marocain sur le Sahara occidental qu’il a envahi par la force en 1975, avec la Mauritanie (retirée en 1979).
Alors que la communauté internationale salue et récompense le courage pugnace des défenseurs des droits de l’homme qui sont quotidiennement violentés, torturés… par les autorités marocaines.
Alors que les autorités marocaines pratiquent le viol ou la menace de viol sur les hommes et femmes Sahraouis, pour détruire leur capacité de résistance par l’impact psychologique qui en résultera.
Alors que le Maroc use à chaque minute et officiellement d’un vocabulaire et comportement moyenâgeux, ou certains sont « traîtres », d’autres « rallient la mère patrie ».
Alors que le Maroc entrave les visites familiales, mesures de l’accord Onusien.
Alors que les Sahraouis en visite familiale subissent, sous les yeux de l’ONU, la pression de l’omniprésence des forces de sécurités marocaines.
Alors que des militants libres et fiers de leurs paroles subissent dans le même cadre, les manœuvres et propositions financières mirobolantes pour annoncer publiquement leur « marocanité ».
Alors que des colons Marocains, déguisés en Sahraouis, agressent les défenseurs des droits de l’homme et frappent les femmes.
Alors d’Aminatou Haidar a fait 32 jours de grève de la faim pour rentrer chez elle, et n’a retrouvé sa famille que grâce à la pression internationale et l’intervention directe, notamment de la France sur l’autorité coloniale du Maroc.
Alors qu’aujourd’hui 36 détenus Sahraouis, emprisonnés par les autorités Marocaines pour leurs avis politiques sont en grève de la faim illimitée et revendiquent le respect de leurs droits élémentaires, à être jugés par exemple.
Le rapport du secrétaire général de l’ONU ne peut décemment ignorer ces faits gravissimes.
La France, amnésique de son histoire, va-t-elle une nouvelle fois renier ses valeurs, s’isoler sur le plan international, et soutenir le colonialisme comme en 2009, en empêchant que la mission de l’ONU intègre la surveillance des violations aux droits de l’homme au Sahara Occidental occupé et ainsi entraver le processus de paix ?
En désaccord avec les résolutions de l’ONU, la France se gargarise d’une formule qui promeut que colonisateur et colonisé, spolié et voleur, arrivent à une solution « acceptable » qui renie le droit imprescriptible à l’autodétermination d’un peuple !

APSO Amis du Peuple du Sahara Occidental
APSOlument@yahoo.fr http://ap-so.blogspot.com/
APSO, Ÿ : +33 474 299 188
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mardi 10 novembre 2009

Mythe du mur de Berlin et vrai mur de la Honte en Palestine


Pr Chems Eddine CHITOU,école Polytechnique enp-edu.dz,9/11/2009


« Tout ce que les communistes vous ont dit du communisme était faux, mais tout ce qu’ils vous ont dit du capitalisme était vrai. »
Proverbe russe

« Ich bin in Berliner », « Je suis un Berlinois » s’exclamait J.F. Kennedy venu soutenir les Berlinois au plus fort du blocus : résonne encore dans nos oreilles de naïfs bercés par la doxa occidentale au point que l’on croyait tout ce qu’on nous disait -le « on » symbolisant les médias occidentaux. Nous avons comme pour le cinéma hollywoodien vibré et communié avec ceux que l’on nous présentait comme faible avec naturellement le « Zorro » redresseur de torts qui fait qu’on applaudissait à la fin des films. Je veux dans cette contribution « déconstruire » le mythe du mur de Berlin et parler d’un vrai mur, celui de la honte, celui de la force injuste contre le peuple opprimé de Palestine. 

Pourquoi le mur a été construit ?
William Blum nous explique pourquoi le mur a été construit : (...) Pour commencer, rappelons qu’avant que le mur soit construit, des milliers d’Allemands de l’Est faisaient quotidiennement la navette entre Berlin Est et Berlin Ouest pour leur travail, c.-à-d. rentraient chez eux tous les soirs. Ils n’étaient donc aucunement retenus à l’Est contre leur volonté. Le mur a été construit principalement pour deux raisons :
1. L’Ouest était en train de harceler l’Est par une forte campagne de recrutement de professionnels et d’ouvriers hautement qualifiés, qui avaient été éduqués aux frais du gouvernement communiste. Cela finit par provoquer à l’Est une sérieuse crise de la production et de la main-d’oeuvre. À titre indicatif, le New York Times notait, en 1963 : « L’érection du mur a fait perdre à Berlin Ouest à peu près 60.000 ouvriers très qualifiés, qui se rendaient chaque jour de leurs domiciles de Berlin Est à leur lieu de travail de Berlin Ouest ». New York Times, 27 juin 1963, p.12
2. Pendant les années 50, les « guerriers froids » américains de Berlin Ouest ont déclenché une brutale campagne de sabotages et de subversion contre l’Allemagne de l’Est, dont le but était de détraquer sa machine économique et administrative. La CIA et d’autres services militaires d’espionnage US ont recruté, équipé, entraîné et financé des activistes, individuellement ou par groupes, tant à l’Est qu’à l’Ouest, pour exécuter des actions qui, couvrant tout le spectre des possibilités, allèrent du terrorisme à la délinquance juvénile : n’importe quoi qui pût rendre la vie difficile aux citoyens d’Allemagne de l’Est, et affaiblir le soutien qu’ils apportaient à leur gouvernement, n’importe quoi qui pût donner des cocos une mauvaise image. (...)


La chute du mur : pour le meilleur comme pour le pire
La suite est tristement connue. Ce sera la « réunification officielle », en fait une opération de colonisation de l’Est par l’Ouest, où l’ex-RDA sera livrée au capitalisme sauvage et au chômage. L’exemple de Leipzig, capitale industrielle de la RDA, qui rivalisait techniquement avec l’Occident dans les années 60-80, est significatif. « Leipzig ville fantôme » le Courrier International (Paris) « La municipalité incite les propriétaires à faire démolir leurs immeubles, car ils ne les loueront plus jamais », résume Der Spiegel. « Ensuite, ils sont invités à faire don des terrains à la ville. Quant à ceux qui refusent, ils finiront par vendre leur bien, devenu inexploitable, à très bas prix, estiment les urbanistes ». http://www.pcn-ncp.com/dossier/ddr/ddr2.htm
On aurait pensé alors, propagande aidant, que la libération était synonyme de bonheur. Il n’en fut rien. En 1999, USA Today écrivait « Quand le Mur de Berlin est tombé, les Allemands de l’Est se sont imaginé une vie de liberté et d’abondance, où les difficultés auraient disparu. Dix ans plus tard, un remarquable 51% aux élections a fait savoir qu’ils étaient plus heureux sous le communisme ». USA Today, 11 octobre 1999, p.1. Vingt ans plus tard, le capitalisme a pu envahir le monde, se propager à toute allure, matérialisé par des McDo, des parcs d’attractions, des jeans et des chewing-gums. Mais qu’ont-ils véritablement gagné ? Pourquoi ne pas aussi parler d’une absence de chômage, d’une société sans SDF où chacun pouvait trouver sa place, ce que regrettent grandement aujourd’hui les populations d’Europe de l’Est. Sans compter que la pauvreté de la RDA s’explique par le fait qu’elle a dû supporter seule les dommages de guerre dues par l’Allemagne à l’URSS, la RFA étant exonérée et bénéficiant au contraire d’un généreux plan Marshall...Les Allemands de l’Est en sont à redécouvrir l’Ost-algie d’avant... 


Pourquoi ne pas parler des autres murs notamment de celui au Sahara Occidental qui prend en otage les velléités d’indépendance des Sahraouis ? 

 Pourquoi ne pas parler du « vrai mur de la honte » de plusieurs kilomètres qui défigure la Jordanie, obligeant chaque matin des milliers de Palestiniens à faire d’énormes détours pour aller travailler chez les colons israéliens, ou pour rentrer le soir ne sachant pas s’ils peuvent ou non passer selon le bon vouloir et les humiliations au quotidiens de la part des soldats. Un tollé d’indignation n’a rien pu faire ! Il est vrai que la Cour Internationale de Justice a déclaré illégal ce mur et a demandé son démantèlement. Peine perdue. Le mur continue d’être peaufiné : les Palestiniens seront « comme des cafards dans un bocal » pour reprendre l’expression appropriée d’un général israélien...

Le vrai mur de la honte 
Marquant le 20e anniversaire depuis la chute du mur de Berlin, les Palestiniens ont démoli ce vendredi dans le village cisjordanien de Ni’lin, un pan de mur [d’Apartheid] construit par Israël. Lors de la manifestation hebdomadaire contre le mur, qui traverse le centre du village situé dans la région de Ramallah et isole les habitants de 60% de leurs terres agricoles, quelque 300 manifestants ont méthodiquement démantelé une section en béton avant que les forces israéliennes n’ouvrent le feu. Ils ont brûlé des pneus et abattu une dalle de béton de huit mètres de haut en s’aidant d’un vérin mécanique pour voiture.
« Il y a vingt ans, personne n’imaginait que la monstruosité d’un Berlin divisé en deux pourrait jamais être abattue, mais il n’a fallu que deux jours pour le faire », a déclaré Muhib Hawaja, un des manifestants, au journal israélien Yedioth Aharonot. « Aujourd’hui, nous avons prouvé que nous aussi pouvions l’imposer, ici et maintenant. Ce sont nos terres au-delà de ce mur, et nous n’avons pas l’intention d’accepter son existence. Nous triompherons car la justice est de notre côté. »(*)
Pour rappel commencé en juin 2002, le Mur de séparation devrait faire plus de 703 kilomètres de long, soit deux fois la longueur des frontières de 1967 avec la Cisjordanie et quatre fois plus long que le Mur de Berlin. Le Mur atteint à certains endroits 8 mètres de hauteur, plus de deux fois celle du Mur de Berlin. A d’autres endroits, le Mur est constitué d’une barrière métallique électrifiée entourée de tranchées de patrouilles, des fils barbelés et des détecteurs de mouvements. (Comme la ligne Morice en Algérie Ndlr). Le Mur s’enfonce profondément en Cisjordanie, divisant des villes, des villages et leurs périphéries, séparant les familles. Le Mur empêche les paysans palestiniens d’accéder à leurs terres ; les étudiants de se rendre à leurs écoles ; les malades, les personnes âgées et les femmes enceintes d’accéder aux soins de santé de base.

Pourtant, l’Avis consultatif de la CIJ édicté le 9 juillet 2004, est on ne peut plus clair : « L’édification du Mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire en territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au Droit International » (paragraphe 163), ; « Israël est dans l’obligation de mettre un terme aux violations du Droit International dont il est l’auteur ; il est tenu de cesser immédiatement les travaux d’édification du mur qu’il est en train de construire dans le Territoire Palestinien Occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est, de démanteler immédiatement l’ouvrage situé dans ce territoire ; Israël est dans l’obligation de réparer tous les dommages causés par la construction du Mur dans le Territoire Palestinien Occupé, y compris à l’intérieur et autour de Jérusalem-Est. » « Cette construction, s’ajoutant aux mesures prises antérieurement, dresse ainsi un obstacle grave à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination et viole de ce fait l’obligation incombant à Israël de respecter ce droit. » (paragraphe 121) (**).

Tout est dit : nous attendons la justice des hommes.

*. 20 ans après la chute du mur de Berlin, les Palestiniens abattent un pan du Mur d’Apartheid. 7 novembre 2009 sur le site info-palestine.net Ma’an News Agency
**.http://www.oxfamsol.be/fr/Mur-de-se... 10.11.2006