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mardi 7 mai 2013

Le texte qui criminalise le travail des jeunes filles de moins de 15 ans a-t-il des chances d'être appliqué ?

Le travail des jeunes filles de moins de 15 ans


Un mois après sa vision stratégique, un an et demi après son entrée en fonction, la ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social a présenté son plan pour l’égalité entre les genres. Cela s’est passé en fin de semaine dernière en Conseil de gouvernement. Répondant aux appels pressants -parfois au sein même de son propre parti- qui la sommaient de faire montre d’initiative dans l’un des domaines d’action du gouvernement les plus sensibles en  interne et les plus suivis à l’international, Bassima Hakkaoui a dévoilé à ses pairs son programme pour instituer l’égalité des chances et la parité entre les hommes et les femmes. Le canevas de la nouvelle politique qui est appelée à courir jusqu’en 2016 se décline en 8 domaines essentiels, 24 grands objectifs et 143 mesures d’application et de mise en route.
Selon de premières informations, ce projet de plan accorde la primauté à la mise en place du cadre légal de l’action du gouvernement pour l’égalité et la parité. C’est pourquoi il y est question d’institutionnalisation et de propagation des principes d’égalité, d’instauration des règles de la parité et de lutte contre toutes les formes de discrimination contre les femmes. Le projet prévoit l’adoption de textes législatifs et réglementaires visant la protection des femmes, la promotion du programme de prévention de la violence qui s’exerce contre elles et l’institutionnalisation de l’aide et de l’asile qui leur sont offerts ainsi qu’aux enfants violentés. Ce programme qui prévoit également de réhabiliter le système éducatif sur la base de l’égalité et de la parité de manière à en généraliser le libre accès aux filles et  à réduire la déperdition scolaire, a aussi pour but de contribuer au développement de l’instruction informelle au profit des jeunes rurales et de conforter la stratégie de lutte contre l’analphabétisme des femmes.
Cette variété des objectifs et leur nombre ont fait dire aux services du ministère de la solidarité que «le plan vise notamment à mettre en œuvre les dispositions de la nouvelle Constitution marocaine et les engagements du Maroc en rapport avec les objectifs du millénaire pour le développement à l’horizon 2015». De source proche du ministère, on fait remarquer en effet que le plan tend également à instituer l’égalité dans l’accès aux soins de santé, à améliorer les conditions de vie des femmes au moyen, notamment, de l’accès au logement et qu’il vise à assurer l’insertion des handicapés.
Ils ajoutent qu’il procède d’une approche participative qui y a associé plusieurs ministères. Cependant ces mêmes sources ne précisent pas si cette approche participative a conduit, comme en ont formulé le vœu plusieurs membres du gouvernement, au point de convergence qui ferait de l’égalité entre les genres une dimension commune aux différentes politiques sectorielles. Mais, hasard du calendrier ou intention délibérée, en même temps que le plan de Hakkaoui, le Conseil de gouvernement a adopté un projet de loi qui fixe les conditions d’emploi et de travail des employés de maison. Selon le communiqué de fin des travaux du Conseil, ce nouveau texte qui criminalise le travail des jeunes filles domestiques de moins de 15 ans «vise à les protéger davantage». Selon des commentateurs, la multiplication des cas de maltraitance des petites domestiques aurait amené le gouvernement à précipiter l’adoption de ce projet de loi.

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