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jeudi 23 juillet 2015

Quand un marchand ambulant est piétiné, puis enchaîné, par des agents publics sur la voie publique… (vidéo)


Publié le 23/7/2015


Mardi 21 juillet, 10 heures, Mohammedia, près de la gare routière… un marchand ambulant, vendeur de figues de barbarie (lhandia) est pris à partie par deux auxiliaires d’autorité, ou moqaddems, tabassé, piétiné et entravé par une lourde chaîne et deux cadenas, en attendant l’arrivée des forces de police pour son incarcération. Il aura fallu un mouvement de foule pour le sauver…
La scène se passe de commentaires, et la colère des gens ayant assisté au tabassage du marchand est éloquente. Le vendeur de figues officiait à son habitude, quand des moqaddems (et non des policiers) sont arrivés et ont commencé à bousculer son voisin. L’un d’eux a dit aux autres de ne pas inquiéter ce dernier et de s’en prendre à celui d’à côté.
Coups de poings, gifles… l’homme est à terre, et les deux auxiliaires le piétinent, partout sur son corps, tête comprise. Puis ils l’entravent à sa charrette avec une chaîne et deux cadenas. Lorsque les passants sont intervenus, les moqaddems ont expliqué que le vendeur avait brandi un couteau pour se défendre, mais pour l’un des témoins, « le couteau est un outil de travail de cet homme, il est donc tout à fait normal qu’il en ait eu un en mains ».
Face au mouvement de foule et à la grogne, des responsables sont arrivés sur place et ont contribué à baisser la tension. L’homme à terre, inconscient, a été conduit à l’hôpital puis, interviewé par nos confrères de Kifach, a expliqué qu’il avait perdu connaissance et que ce n’est qu’une fois réveillé que les gens lui ont relaté ce qui s’est passé. « Ils m’ont frappé, m’ont piétiné comme un chien, parce que je ne voulais pas leur donner l’argent qu’ils réclamaient. Je vais maintenant déposer plainte auprès du procureur du Roi, et j'ai tous les témoins nécessaires », raconte le vendeur qui a quitté l’hôpital avec un certificat médical lui accordant deux semaines d’arrêt de travail.
Un journaliste d’al Ahdath al Maghribiya a contacté les services du 2nd arrondissement qui « ont catégoriquement nié que le vendeur ait été frappé, piétiné ou enchaîné… mais on nous a confirmé qu’un moqaddem a appelé deux de ses collègues sans autorisation de l’autorité locale, et qu’il est aujourd’hui suspendu en attendant qu’il soit déféré devant le conseil de discipline de la préfecture de Mohammedia ».
« Nié catégoriquement »… fort bien, donc les images sont truquées et les témoins ont, tous, menti. On se demande bien pourquoi, et pour quelle raison aussi le passer devant le conseil de discipline ?
Selon le quotidien al Massae qui a également rapporté l'information et qui a interrogé des responsables de la préfecture de Mohammedia, le vendeur est un individu "marginal, qui a un casier judiciaire et qui a tenté de fuir, ne répondant pas à l'interpellation des moqaddems". Est-ce une raison pour l'enchaîner et le piétinier ? N'est-il pas un citoyen qui, quand bien même il aurait un casier judiciaire, bénéficie de droits ?
Ces dernières semaines, la société dite civile s’enflamme pour un homosexuel lynché, pour deux jeunes femmes elles aussi exposées à la vindicte de la foule, pour une adolescente portant short dans un souk de Safi et invectivée… Tout cela aurait un sens si la même société civile s’intéressait également à ce genre d’exactions d’agents (auxiliaires ou officiels) vivant dans un autre temps et usant de mœurs qu’on croyait révolues, mais qui ne le sont pas toujours. La société civile, pour ne pas perdre sa crédibilité, dans les deux camps en opposition et qui s’affrontent par faits divers interposés, avec leurs armées d’internautes, serait grandie en pointant tous ces dérapages et en suivant ces affaires jusque dans les salles de tribunaux.
Saluons au passage l’action du caïd qui est intervenu et a mis un terme à cette grave atteinte des droits de l’Homme, ainsi que celle des agents (et officier) de police) que l’on voit sur la vidéo et qui ne sont pas intervenus pour disperser l’attroupement, se contentant de faire la circulation, et laissant les gens exprimer leur colère.
AAB

Emission : Latifa Ibn Ziaten, Française d'origine marocaine et femme hors du commun

Ce soir il sera question d’une enfance au Maroc, d’un mari cheminot à la SNCF que l’on suit, de la promesse d’une autre vie, d’un appétit de tout connaître, du rêve exaucé d’avoir cinq enfants, éduqués d’une main de fer selon les principes de la République, ce soir il sera question de la vie brisée d’une mère par l’assassinat de son fils et de son combat désespéré pour que cela ne se reproduise pas.

Latifa Ibn Ziaten © Radio France - 2015

L’objet de Latifa Ibn Ziaten : son drapeau du Maroc
Programmation musicale par Djubaka :
« Araka assi addami » / Oum Kalssoum
« La Vie en rose » / Edith Piaf
« Éléor » / Dominique A

94ème anniversaire de la Bataille d’Anoual (+vidéos)



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ANOUAL / Affrontements entre les militants RIFAINS et les forces de l’occupation lors de la commémoration de l' anniversaire de la Bataille d’Anoual



Comme prévu, les militants RIFAINS, venus de toute la région, armés de drapeaux rifains et amazigh à la main, et entonnant des chants militants, se sont rendu aujourd’hui 21 juillet 2015 sur le site de la Bataille d’Anoual à Temsamane (RIF) pour commémorer le 94ème anniversaire. La bataille, très ancrée dans l’inconscient rifain,  a eu lieu le 21 juillet 1921, et ce fut une nette victoire rifaine contre l’impérialisme espagnol.

 Le Rifains présents sur place à la manifestation qui a démarré à 10h30 voulaient rendre hommage aux  braves combattants qui ont défendu mordicus leur territoire et leur  liberté,  et envoyer par la même occasion un message clair de lutte, et de détermination, pour demander que cesse cet embargo sur le RIF.
Ceux qui ont  pris  part à ce rassemblement  ont été confrontés à une forte présence policière sur place, celle-ci était remplie de policiers et des douzaines de fourgons de police ayant été  acheminés sur place tôt le matinToutes sortes de forces de répression marocaines ( CMI, gendarmerie, forces auxiliaires) attendaient de pieds fermes les manifestants, depuis 8h du matin selon certains témoins sur place, et immédiatement après le départ de la manifestation, les forces de répression ont lancé un raid contre les manifestants  pour les déloger. 
La méthode  est connue de touts les Rifains :  la sauvagerie. Exit le discours des « droits humains », l' »équité et réconciliation », et toute la propagande relayée par les médias officiels. Le but du Maroc officiel était et sera toujours là pour briser la résistance populaire rifaine s’exprimant à travers la manifestation, intimider et empêcher les manifestants d’aller sur le site de la bataille, cela n’a pas manqué d’entrainer un affrontement sur ces mêmes montagnes où nos grands parents ont écrit notre histoire avec leur propre sang.
La manifestation était totalement pacifiste, et l’unique mission confiée aux forces de répression était la  violence, la provocation et répression des militants rifains. L’occupation marocaine voulait absolument occuper le terrain, après que les militants RIFAINS aient réussi à faire reculer le HCARAMAL…au siège de la province de Driouach pour tenir leur mascarade de commémoration soit disant de la Bataille d’Anoual, ce qui est une autre victoire symbolique à mettre dans les acquis des Rifains contre le makhzen.
Cette répression est un signe clair du fascisme makhzenien qui s’accélère vis-à-vis des rifains, poussée par les diktats du régime alaouite. Rappelons que cela n’est pas un fait isolé mais s’inscrit dans la lignée des rois  marocains précédents, Hassan II  , Mohamed V, et  les dynasties antérieures.
Le mouvement rifain, toutes tendances confondues, a toujours été traité par les forces de répressions marocaine  avec la même brutalité. Il ne doit y avoir aucune illusion, le Maroc sera toujours là pour  détruire le RIF, sa mémoire et son histoire, cependant cela n’effraiera JAMAIS les militantEs rifainEs  qui iront  jusqu’au bout de leur combat totalement légitime.

À propos TABRAT


Soutien à Ali Lmrabet, 25 juillet : à Paris, place des Nations, à Genève devant le Palais des Nations (délégation AMDH-Paris)

Une délégation de l’AMDH-Paris/IDF va rendre visite en urgence à Ali Lmrabet en grève de la faim depuis 30 jours à Genève devant le Palais des Nations.


Une délégation de l’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF (AMDH-Paris) se rendra en urgence le samedi 25 juillet à Genève  pour soutenir le journaliste Ali Lmrabet en grève de la faim depuis le mercredi 24 juin 2015 à 10H30 (30 jours). L’état de santé d’Ali Lmrabet est en nette détérioration et sa vie est en danger. Aux dernières nouvelles, le journaliste a des difficultés à se lever et à marcher.
Les autorités marocaines refusent de renouveler ses pièces d’identité sans raison légale ni légitime. Un rassemblement est organisé le samedi 25 juillet à 14h30 à la Place des Nations (en face du Palais des Nations Unies) à Genève, en Suisse.
Pour rappel :

Paris, le 23 juillet 2015.
Bureau de l’AMDH-Paris.

Contact :
Association Marocaine des Droits Humains Paris/Ile-de-France
Tél : 06 18 66 15 58
Facebook: AMDHParis
Site web: www.amdhparis.org
Twitter : @AMDHParis

Le gouvernement marocain doit délivrer son passeport à M. Ali Lmrabet


EuroMed Droits exprime sa profonde préoccupation concernant la situation du journaliste marocain Ali Lmrabet, actuellement en grève de la faim à Genève. Son travail de journaliste et son attachement à la liberté de la presse lui ont valu depuis l‘an 2000 la fermeture des journaux qu’il dirigeait, des amendes et finalement une interdiction professionnelle et une lourde condamnation de prison. Ali Lmrabet a reçu une dizaine de prix internationaux et fut l’objet d’une vaste campagne internationale pour sa libération en 2005.

Le journaliste, qui a purgé les dix ans d’interdiction professionnelle et avait annoncé publiquement la reprise de son activité journalistique dans son pays, est désormais sans passeport dont le renouvellement a été refusé.
Cette situation marque la volonté du gouvernement marocain de faire taire une voix dérangeante alors que la liberté d’expression est un instrument fondamental pour la consolidation d’un État démocratique et est essentiel à l’éducation des citoyens et des citoyennes et contre l’obscurantisme et l’intolérance.
Quelles que soient les arguties administratives mises en avant, il s’agit bel et bien d’un retour d’anciennes pratiques tendant à faire prévaloir l’arbitraire de l’Etat sur les libertés individuelles. Cette sorte de pratiques arbitraires, dont la société civile est aussi l’objet, se multiplie, contredisant les changements qui ont été engagés au Maroc et portant atteinte à l’État de droit et aux dispositions constitutionnelles.
EuroMed Droits demande au gouvernement marocain de délivrer, sans délai, son passeport à M. Lmrabet. Il est essentiel, de manière plus générale, que la société civile et les défenseurs des droits humains retrouvent une liberté d’action totale et que le gouvernement garantisse la liberté d’expression.

Horreur en Turquie : Massacre à Suruç : 32 sourires disparus…


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Un groupe de 300 de jeunes réunis à Suruç à l’appel de la Fédération Sosyalist Gençlik Derneği (Association, Jeunesse Socialiste) pour aller à Kobanê, afin de contribuer à sa reconstruction, a été victime d’un attentat à la bombe.

Une bombe (probablement “humaine”) a explosé le 20 juillet, aux environs de 12h, lors de la conférence de presse. De nombreuses caméras qui tournaient à ce moment-là ont filmé l’explosion qui a fait 32 morts et une centaine de blessés.
(Attention, cette vidéo peut heurter les personnes sensibles)
Le Premier Ministre Davutoglu a déclaré : “L’enquête s’oriente vers un attentat de l’Etat Islamique” et le Sous-préfet de Suruç: “L’attentat pourrait avoir été commis par l’Etat Islamique”. Quant au Président Erdogan, il n’a pas trouvé utile d’interrompre son voyage à Chypre.
Plusieurs manifestations de protestation à l’attentat de Suruç se sont déroulées à Istiklal et dans plusieurs autres quartiers d’Istanbul, ainsi que dans de nombreuses villes du pays, parfois dispersées avec violence par la police.
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Les victimes sont majoritairement des jeunes. L’attentat a provoqué une large vague de colère. Les soutiens de Kobanê réagissent dans les médias et les réseaux sociaux, comme les participants rescapés de l’attentat.

L’homme par qui la décoration de Hammouchi a été ajournée ... pour deux mois !

Par Rida Benotmane, 22/7/2015



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A droite, Eric Doligé, à gauche, Abdellatif Hammouchi

Il s’appelle Eric Doligé. Sénateur du Loiret (Centre de la France) et  membre du groupe Les Républicains. Selon le site Africa Intelligence, il a réussi à empêcher le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, d’être décoré de la légion d’honneur. Une cérémonie de remise des insignes prévue le 14 juillet dernier mais consignée après que le sénateur ait convaincu le Président de la République Française, François Hollande, son Premier ministre Manuel Valls et le grand chancelier de la Légion d’honneur Jean Louis Georgelin, de renoncer à cette décoration contre toute attente.
Le sénateur a poursuivi sa campagne le 15 juillet 2015 en intervenant devant le Sénat français à propos du projet de loi autorisant l’approbation du protocole additionnel à la convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre la France et le Maroc.
Dans une question adressée au ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, le sénateur Doligé a développé ses arguments contre l’adoption dudit accord. Un texte qui, selon lui vise à « mettre fin à la brouille avec le Maroc suite à l’enquête judiciaire engagée en France mettant en cause Monsieur Abdellatif Hammouchi, chef du contre-espionnage marocain ». Et de poursuivre : « J’ai rencontré nombre de français brisés dans les geôles marocaines et abandonnés par la France aussi bien au Maroc qu’en France ».
C’est que le politique français semble être un fin connaisseur des méthodes pratiquées par les services marocains. Au cours de cette séance au Sénat, il va même jusqu’à présenter la description de « la torture de base » lui ayant été rapportée par une centaine de citoyens franais qui ont eu à les subir au Maroc :

« La Première phase dure deux jours :
Le prisonnier est mis en cellule individuelle, face au mur, bandeaux sur les yeux et sur la bouche pour ne pas voir et ne pas être entendu. Menotté dans le dos et pieds enchaînés. Privé de ses vêtements et de nourriture.
Dans cette situation il subit quatre fois par jour la torture : violences sexuelles, pénétration avec bâton et autres objets. Plante des pieds cassées. Suspension au plafond par les bras durant 24h.
Durant cette mise au secret aucune question n’est posée.
 La deuxième phase dure huit jours :
C’est la phase de l’interrogatoire. Il commence après avoir humilié au maximum le prisonnier et l’avoir brisé. L’objectif est d’obtenir des aveux forcés, voire d’obtenir des avantages financiers. Car tout s’achète.
Le prisonnier a toujours  les yeux bandés et est nu : supplice de la noyade. Pas besoin de dessin sur la technique. Électrocution sur des parties choisies. Pas besoin de dessin non plus. Mise à genoux plusieurs heures sur une barre de fer. En général, on casse un pouce au passage et menace de casser le second.
Ces deux phases se déroulent à la prison tristement connue de Temara au siège de la DGST (Direction Générale de la Sécurité du Territoire).

La dernière phase qui peut durer des mois voire des années se déroule dans la prison de Salé 2 où l’on vous enferme à plus de 50 dans une cellule de 50 m². Bien sûr sans aucune hygiène, aucun confort ».
Rappelons que le fils du sénateur, Sacha Doligé, s’était installé au Maroc en 2006 pour se lancer dans la rénovation de maisons d’hôtes dans la ville de Taroudant avant de croiser le chemin du chef de la police d’Agadir. Ce dernier tentant d’obtenir des passe-droits auprès de l’entrepreneur français. Cette affaire qui avait défrayé la chronique en 2013 sera suivie d’une large campagne de solidarité en faveur de Sacha Doligé et son associé Pascal Gaillères après que les deux français eurent été privés de leurs pièces d’identité pendant vingt mois et empêchés de rejoindre leur pays.
A croire que la privation de pièces d’identité et donc de l’exercice des droits élémentaires de citoyenneté est devenue la sanction privilégiée du makhzen contre ceux qui lui tiennent tête.
C’est également le cas pour le journaliste Ali Lmrabet, qui, privé de ses papiers d’identité entame son 27ème jour de grève de la faim devant le Palais des Nations à Genève. Un acte de résistance amplement soutenu à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc mais pour lequel le pouvoir marocain continue de faire la sourde oreille.


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François Hollande en visite au Maroc en septembre ...pour décorer un tortionnaire


👤 Par Christophe Sidiguitiebe, 22/7/2015

 François Hollande en visite au Maroc en septembre

Mohammed VI reçu par François Hollande à l'Elysée le 9 février 2015. Crédit: AFP

François Hollande est annoncé au Maroc en septembre prochain pour décorer Abdellatif Hammouchi, le patron de la DGST et de la DGSN.
Le président français François Hollande devrait  effectuer une visite officielle au Maroc en septembre prochain selon le site du magazine Jeune Afrique. Selon le site de l’hebdomadaire, le chef de l’Etat français devrait dans le cadre de cette visite « décerner les insignes d’officier de la Légion d’honneur à Abdellatif Hammouchi, patron de la police et du contre-espionnage marocains».  Une décoration qui permettra de « clore  définitivement » le chapitre de la brouille diplomatique entre les deux pays qui a connu son épilogue le 9 février dernier après la visite de Mohammed VI en France.
La réconciliation entre les deux pays s’est matérialisée récemment par l’approbation du  protocole additionnel aux accords de coopération judiciaire par l’Assemblée nationale et le Sénat français. Côté marocain, le texte a été adopté par la Chambre des représentants..
François Hollande devrait également décerner lors de sa visite une médaille de commandeur à l’artiste peintre marocain Mehdi Qotbi. Cette visite officielle du président français serait la deuxième effectuée au Maroc après celle d’avril 2013.

mercredi 22 juillet 2015

Ali Lmrabet à la Commission européenne



commission-européenne
Un membre du Parlement européen, M. Fernando Maura, a adressé une question écrite à la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, sur le cas Ali Lmrabet.
Parlement européen
Fiche de présentation d’une question parlementaire avec demande de réponse écrite (article 130)
 Affaire : Harcèlement du journaliste Ali Lmrabet et l’exercice de l’information au Maroc
Le journaliste marocain Ali Lmrabet, détenteur de nombreux prix de prestige international par son remarquable travail d’information sur les valeurs démocratiques et le respect des droits de l’homme a été victime de nouvelles représailles de la part des autorités marocaines. Après avoir purgé une peine de dix ans d’interdiction de la pratique de son métier de journaliste suite à sa condamnation pour « diffamation », il lui a été refusé le droit de renouveler ses papiers d’identité.
Ce nouvel obstacle pour empêcher le travail journalistique d’Ali Lmrabet coïncide avec les dénonciations des principales organisations de défense de la liberté d’information sur une intensification de la persécution contre les journalistes au Maroc. En mai dernier, le ministère de l’Intérieur a porté plainte contre les responsables de la préparation et de la distribution d’un rapport de Privacy International dans lequel étaient dénoncées les méthodes de surveillance en ligne utilisées par le gouvernement marocain contre les journalistes et les activistes de l’information, ce qui a été dénoncé par Reporters sans frontières comme une tentative d' »intimider ceux qu’on n’a pas réduit au silence ou à l’autocensure. »

La HR/VP a-t-elle connaissance de l’intensification de la persécution des journalistes et des activistes de l’information au Maroc ?

La HR/VP va-t-elle exiger du gouvernement du Maroc qu’il cesse de violer les droits de citoyen du journaliste Ali Lmrabet et de lui renouveler ses pièces d’identité?


La Commission va-t-elle faire pression sur le gouvernement marocain pour qu’il honore ses promesses de démocratisation et cesse d’entraver le libre exercice du journalisme ?
Demain

TV5 Monde consacre un reportage à Ali Lmrabet, en grève de la faim




Ali Lmrabet est engagé dans une grève de la faim depuis deux semaines suite au refus des autorités marocaines de lui délivrer ses pièces d’identité.

La chaîne française TV5 Monde vient de consacrer un reportage au journaliste Ali Lmrabet. L’homme est en grève de la faim depuis deux semaines, il tient un sit-in ouvert près du siège du conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Bruxelles. L’occasion pour lui de revenir sur le refus des autorités marocaines de lui délivrer ses papiers d’identité, et ce, après une condamnation de justice dix ans d’interdiction d’écriture. Des documents nécessaires pour entamer les démarches juridiques pour lancer son magazine satirique.

Carte d'identité marocaine avec l'adresse marocaine de Zakaria Moumni qui vit en France. Et Ali Lmrabet ?

Ali Lmrabet est en train de se laisser mourir devant les portes des Nations Unies à Genève car le Makhzen refuse de lui délivrer sa carte d’identité nationale. Voici ma carte d'identité marocaine avec l'adresse marocaine, elle est valide jusqu'au 04 décembre 2019 alors que je vis en France et que je suis Français...

La FEJ appelle Federica Mogherini à soulever le cas Ali Lmrabet


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El Watan, le 22/7/2015

La Fédération européenne des journalistes (FEJ) a appelé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à soulever, hier lors de sa visite au Maroc, le cas du journaliste marocain Ali Lmrabet en grève de la faim depuis le 24 juin, a indiqué un communiqué de la Fédération.

«En tant que voix représentante des journalistes européens, la FEJ demande à la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, de porter une attention particulière à la situation des défenseurs des droits de l'homme, de la liberté de la presse et de la liberté d'expression au cours de ses pourparlers de négociation avec d'autres pays», notamment au Maroc, a déclaré Ricardo Gutierrez, secrétaire général de la FEJ.
Depuis presque un mois, le journaliste, chroniqueur et militant marocain des droits de l'homme observe une grève de la faim à Genève, après que les autorités marocaines aient refusé de lui délivrer un passeport. Ali Lmrabet est convaincu que les autorités lui refusent le certificat de résidence afin de l'empêcher de publier à nouveau. «La bureaucratie ne peut être utilisée pour interdire la liberté de la presse et la liberté d'expression ! Les journalistes doivent être libres de travailler et de publier, le Maroc devrait mettre fin à cette façon indirecte de censurer», s'est révoltée la FEJ.

Calais : Le sort des migrants entre les mains du gouvernement

PHILIPPE HUGUEN/AFP La Croix, 20/7/15

Amélioration de l’habitat dans le bidonville, renfort de l’asile, mise à l’abri de ceux qui envisagent l’avenir en France : de nombreuses solutions sont en discussion pour rendre l’accueil plus digne.


Des migrants manifestaient avec des pancartes de fortune lors de la venue du ministre de l’Intéri...

Des migrants manifestaient avec des pancartes de fortune lors de la venue du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, à Calais, en mai 2015.

C’est une mission menée sans fard ni trompettes, qui se poursuit en passant sous les radars, pour ne pas prêter le flanc aux polémiques. Le ministère de l’intérieur va donner suite au rapport du préfet Jean Aribaud et de Jérôme Vignon, remis le 1er  juillet au ministre Bernard Cazeneuve, pour sortir Calais de l’impasse sur la question des migrants.
« Le travail n’est pas terminé. Nous avons été chargés de mettre en place un comité de pilotage pour que les décisions soient concertées entre la mairie, l’administration et les organisations de solidarité », explique Jérôme Vignon.
Ce haut fonctionnaire espère que ses préconisations, avec l’appui du ministère, deviendront réalité. Comme la création d’un « centre de mise à l’abri » pour 200 personnes, à une centaine de kilomètres de Calais.

Remplacer les cabanes insalubres

Cet espace de « répit », où les migrants peuvent se poser pour étudier la possibilité de demander l’asile en France, Jérôme Vignon voudrait qu’il soit réalisé avant l’entrée dans l’hiver. Ce projet pourrait être inclus dans le plan de 1 500 places d’hébergement annoncé par le gouvernement en juin au niveau national, pour résorber les bidonvilles de migrants.
À l’intérieur même du campement, en revanche, aucune construction en dur n’est prévue. Le gouvernement, hanté par le souvenir de Sangatte, a toujours écarté cette option. La préfecture a en revanche lancé un appel à projet pour « renforcer le bâti ».
À la place des cabanes insalubres recouvertes de plastique, des tentes ou des abris modulaires, selon le coût, pourraient voir le jour avant la période de grand froid.
Autre chantier à mener : le renfort de l’accès à la procédure d’asile. Entre novembre 2014 – date à laquelle la sous-préfecture de Calais s’est chargée de recueillir sur place les demandes d’asile – et le 30 juin 2015, 853 demandes d’asile sont parvenues à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
Ces requêtes ont surtout concerné les Soudanais (75 %), et dans une moindre mesure des ressortissants du Tchad, d’Érythrée, d’Éthiopie, d’Afghanistan et d’Albanie. Le taux d’accord est de 42 %. Pascal Brice, le directeur de l’Ofpra, assure qu’à son niveau, les choses ne peuvent aller plus vite : « Nous examinons les dossiers en moins de deux mois. »
> Lire aussi : Changer l’image des migrants en passant sur le Web

Quatre mois d’attente pour un premier rendez-vous en préfecture

C’est en amont que les choses coincent. Aujourd’hui, un migrant qui sollicite la protection de la France n’obtiendra pas son premier rendez-vous avant quatre mois, pour déposer son dossier en préfecture. C’est pourquoi beaucoup d’habitants du bidonville préfèrent continuer leurs périlleuses tentatives de traversée plutôt que d’entamer des démarches ici.
Car une fois en Angleterre, ils savent qu’ils seront plus rapidement tirés d’affaire. L’administration promet par conséquent de ramener à moins de deux mois le traitement des dossiers en préfecture.
Reste la piste diplomatique. La France pousse notamment les Britanniques à assouplir leur lecture du règlement de Dublin III sur la gestion des flux migratoires en Europe. Si les discussions aboutissent, les exilés seraient moins systématiquement reconduits en Grèce ou en Italie, points d’entrée en Europe où leur demande d’asile doit en principe être examinée.
> Lire également : À Bruxelles, l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants

Médecins du Monde : Calais : Lancement d'une opération d'urgence


Communiqué de presse

La situation des exilés à Calais tourne à la crise humanitaire majeure et appelle désormais une réponse d’urgence.

Face à la réaction tardive des pouvoirs publics, quatre organisations humanitaires - Médecins du Monde, le Secours Catholique Caritas France, le Secours Islamique France et Solidarités International - ont décidé de s’associer pour répondre à cette urgence et soutenir les acteurs locaux débordés.
© Olivier Papegnies

3000 exilés vivent aujourd’hui dans une ancienne décharge sauvage, sur un terrain municipal de Calais. Fin mars, sous la pression des pouvoirs publics, ces migrants ont été contraints de s’installer sur cette « lande » dépourvue de tout aménagement, à proximité du centre Jules Ferry. Ce lieu d’accueil de jour, ouvert en mars 2015 pour 1000 à 1500 personnes, est d’ores et déjà saturé.
Les conditions de vie de ces personnes sur la nouvelle « jungle autorisée» sont absolument inédites en Europe, ne respectant même pas les normes des Nations-Unies(UNHCR et OMS) : accès à l’eau potable insuffisant (30 robinets), quasiment pas de toilettes accessibles (20 pour 3000 personnes), alimentation insuffisante, accès aux soins inadapté. Sur ce bidonville se concentrent des hommes, des femmes, des enfants, et leur nombre augmente chaque jour.  Sommes-nous encore en France ?
Le ministre de l’Intérieur a annoncé la semaine dernière la réalisation urgente de travaux d’aménagement de ce terrain vague. S’il faut se réjouir de cet élan, nous déplorons son caractère tardif. Les aménagements en cours apparaissent de toute évidence très insuffisants.
La dégradation de la situation a accru les tensions et la vulnérabilité des personnes. Face à cette situation exceptionnelle, nos 4 ONG humanitaires d’urgence n’ont eu d’autre choix que de mettre en œuvre leurs compétences et leurs moyens logistiques habituellement réservés aux situations de guerre ou de catastrophe, pour secourir ces hommes, ces femmes et ces enfants et mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités :
  • Médecins du Monde déploie des cliniques mobiles pour proposer des consultations de médecine générale de proximité. Des activités d’écoute et de soutien psychologique sont également mises en place.
  • Solidarités International distribue des kits hygiène à toutes les personnes du camp, ainsi que des récipients pour garder l’eau potable. Ses équipes construisent des blocs sanitaires composés d’espaces de douche et de toilettes.
  • Le Secours Catholique Caritas France dépêche une équipe de bénévoles de son pôle Urgences France, en lien avec ses bénévoles locaux, pour apporter des moyens et  construire avec les exilés des abris, cuisines collectives et autres aménagements sur le bidonville.
  • Le Secours Islamique Français distribue 3 000 colis alimentaires.
Au-delà du secours immédiat aux personnes, nos organisations préconisent que les  autorités locales et nationales déploient de toute urgence un plan d’ensemble :        
  • Dans l’immédiat, les aménagements annoncés par le ministre doivent être réalisés dans les plus brefs délais et être redimensionnés aux besoins réels (assainissement, alimentation suffisante, accès à l’eau, aux toilettes, à l’électricité et à l’hébergement).
En plus de ces réponses d’urgence :
  • Nous demandons aux pouvoirs publics de sortir de la logique de campement. Le démantèlement du bidonville doit être préparé pour aller vers une véritable mise à l’abri de tous, en créant des centres d’hébergement à taille raisonnable, répartis sur plusieurs lieux et régions sur le territoire national(Nord Pas de Calais, Ile de France, etc.).
Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur encourage les exilés à déposer une demande d’asile en France. Des actions spécifiques sont mises en œuvre par l’OFII et par l’OFPRA. Si ces démarches vont dans le bon sens, leur effet est affaibli par l’inadéquation complète du dispositif préfectoral :
  • Les temps d’attente pour obtenir l’enregistrement de la demande d’asile par les préfectures sont, à Calais comme en région parisienne, de plusieurs mois. Ces délais d’attente, contraires aux directives européennes, bloquent tout le dispositif et participent fortement à la crise actuelle. Nous demandons aux pouvoirs publics de faire en sorte de les supprimer.
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  • L’application du « règlement Dublin » constitue un autre frein puissant. En attendant la révision en profondeur de ce règlement, une modification rapide des modalités d’application est nécessaire pour favoriser une utilisation large par l’administration de la « clause de souveraineté » et  permettre ainsi l’examen en France de la demande d’asile des exilés qui en expriment le souhait. 
juin 2015