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vendredi 5 octobre 2012

La jeunesse marocaine connait une descente aux enfers


Portrait de Mahdi ZahraouiPar Mahdi Zahraoui, blogueur, 2/10/2012

Autant vous l’annoncer dès le début : la situation est critique, alarmante et désolante. Si la situation de l’éducation est bien sinistre,  qu’en sera-t-il de la culture ? Strate bien supérieure qui suppose une éducation en bonne et due forme. Surtout si l’on sait que statistiques à l’appui, le dernier rapport de l’UNESCO démontre que parmi 100 marocains, 13 seulement décrocheront le baccalauréat.
Avant de décrocher le fameux sésame, l’élève marocain aura parcouru les différentes étapes d’un enseignement public bien délabré. Un périple au sein des établissements marocains où l’enseignant a perdu son statut et son aura de jadis et que le plus chanceux auront pu éviter en ayant recours à l’enseignement privé. Encore faut-il qu’il soit de qualité. Bachelier donc, l’étudiant marocain cherche refuge dans un établissement de l’enseignement supérieur.

Durant cette quête du savoir, ou plutôt du diplôme, les acquis culturels restent à prouver. Le souci principal de l’étudiant reste de réussir ses années grâce à des validations successives de modules qui se soldent par décrocher un carton où votre nom est inscrit à côté de votre établissement. Un souci qui devient une obsession motivée non pas par l’ambition, mais par la peur. La peur de l’échec.

Délaissons ce périple d’Ulysse et revenons à un autre rapport de l’UNESCO qui décèle un chiffre reflétant l’amère réalité : au monde arabe, l’individu lit 6 minutes … par an ! La moyenne en Europe est de 36 heures. Tout est dit. Si la jeunesse marocaine d’autrefois était avide de lecture, rythmait ses activités à coups de débats, de cafés littéraires, de pièces de théâtre ou de productions intellectuelles, celle d’aujourd’hui a trouvé refuge autre part. Les pionniers d’hier étaient Laroui, Eljabiri, Laâbi, Elmandjra … Leurs productions étaient discutées avec vaillance et ardeur. La jeunesse aspirait au changement, au savoir et à l’épanouissement.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est la génération d’émissions de télé-réalité plus sottes les unes que les autres. Les débats et face-à-face intellectuels puisant dans la diversité et la richesse d’opinions ont laissé la place à de jeunes starlettes emprisonnées dans un espace décoré avec la tendance la nec plus ultra. Des milliers de jeunes à travers le monde suivent les péripéties transmises en direct sur les satellites : Karima sait bien chanter, Ahmed drague Yasmina, Jomana a la voix cassée, Haitham est adorable et autres niaiseries. D’une émission à une autre, le concept se répète et les figures défilent chaque année. Des compétitions de chant, de danse, d’aventure, de gastronomie, de mode … et la liste est longue.
D’autres choisissent le football. Si la pratique du sport est bien louable pour le corps et l’esprit, son addiction est une calamité. L’addiction non de sa pratique, mais de Messi, du Real et du Barça. Leurs rencontres sont devenues l’événement phare des week-ends pour la junte masculine. Les dribles de Messi et ses buts sont devenus légende, la coupe de cheveux de Cristiano s’est hissée quant à elle au rang de l’effigie d’une génération. Les transferts du Mercato, leurs chiffres et leurs détails sont inscrits dans la bible des jeunes aficionados du ballon. La vidéo d’un jeune enfant surnommé désormais « le Prasson » et ayant fait le tour de la toile vous en donnera un avant-goût.
Quand les régents du Maroc décident de promouvoir la culture, leur approche a une épine dorsale bien originale : les festivals. À entendre festival à la marocaine, attendez-vous à un petit espace VIP réservé pour l’élite, le reste de l’espace étant réservé à la plèbe que nous sommes. L’approche avec laquelle ces festivals sont organisés consacre en premier lieu une atmosphère de folklore et de festivités. L’aspect culturel reste bien délaissé et marginalisé sauf exception. Ces festivals sont devenus des « attire-jeunes » remplissant sournoisement une fonction de catharsis salvatrice pour cette jeunesse déboussolée.

Remettons le cap sur les facultés marocaines. Surchargées, délabrées et dépassées. Elles sont devenues les lices de factions idéologiques attardées et extrémistes : le chauvinisme, fanatisme religieux et sectarisme adopté par des jeunes qui se regroupent dans des factions alimentent des scènes où l’universitaire se prend pour un guérillero. Les armes blanches et les gourdins sont le mot d’ordre, maints étudiants sont sortis avec de graves séquelles physiques et psychiques à l’issue de ces « épopées ». Quant aux cités universitaires elles sont désormais confondues avec les lupanars : La destinée de Nana narrée par Zola est devenue le mode de vie de plusieurs jeunes filles. Si la nuit porte conseil pour certaines, elle apporte de l’argent facile pour d’autres.
Celles qu’on dénomme grandes écoles d’ingénieurs et de commerces sont devenues des manufactures de simples techniciens dénués de tout sens de critique ou de civisme. Cet ascenseur social qui perd de son efficacité jour après jour annihile ceux qui y entrent. Quand on vous propose la lecture d’Ali Baba et les quarante voleurs dans un club littéraire d’une école d’ingénieurs et quand les semaines culturelles organisées par les étudiants se dissipent petit à petit au profit de soirées DJ, la sonnette d’alarme est à tirer. Les projets d’élite sont ainsi tués dans l’œuf.

Les conséquences de cette calamiteuse situation sont illustrées par une récente étude du haut-commissariat des plans : 1% des jeunes sont membres d’un parti politique, 4% participent aux rassemblements de partis ou de syndicats, 4% participent à des manifestations ou grèves, 9% font du bénévolat. Ajoutez à cela que plus de la moitié de cette jeunesse partage le toit de ses parents selon la même source. Comment un jeune dans ces conditions peut-il accomplir une indépendance idéelle et construire ses propres convictions ?

Le portrait est sombre et la lumière au bout du tunnel risque de ne pas apparaitre du jour au lendemain. Cette situation peut être extrapolée à plusieurs pays arabes et africains avec quelques contrastes. Cependant, la chance qu’on possède, c’est d’exister durant l’ère de l’information. La connaissance est accessible à bout de clics, faut-il encore prendre la peine de la chercher. Munissons-nous de l’autodidaxie, d’une lucidité d’esprit et d’une vaillance de jeunes. Bref, « savoir, c’est pouvoir » disait Francis Bacon.
 
http://www.yabiladi.com/articles/details/13190/maroc-jeunesse-marocaine-connait-descente.html


http://mahdizahraoui.blogspot.com
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 Ce tableau sombre ne semble pas être à l'image de toute la jeunesse marocaine . Ils sont certes encore minoritaires les jeunes qui militent, s'investissent à fond, sont inventifs comme les jeunes du Mouvement du 20 Février , dont certains ont payé de leur vie leur lutte pour un Maroc digne et libre. Ils sont une centaine à croupir dans les geôles du Makhzen pour avoir voulu sortir du rang des moutons dociles façonnés par le pouvoir... NDLR
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Au Maroc le ministre makhzénien de l'éducation nationale a dit en public, lors d'une visite d'un lycée à Marrakech, à une élève qui a 12 ans : "que fais-tu là ? Il ne te faut qu'un mari" !!! Là, vous avez une idée très claire sur l'esprit de l'éducation makhzénienne !!!

120 DH pour participer à une marche « patriotique »

Par Citoyen, demainonline, 5/10/2012


La citoyenne rifaine qui demande son dû
 http://youtu.be/Q2J6QN4QzCE

Être un bon patriote au Maroc peut rapporter de l’argent. Pas gros, il est vrai, mais tout de même. Une petite marche « patriotique » pour « récupérer » l’îlot de Badis (Peñon de Velez de la Gomera) peut rapporter 120 DH (moins de 11 euros) à chaque « patriote ».

Écoutez le témoignage de cette vieille dame. Elle a été trimbalée avant-hier de Nador jusqu’à Al-Hoceima par le fameux sénateur Yahya Yahya et ses potes pour manifester en face du rocher Badis  le jour de l’arrivée du président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy à Rabat, en échange de 120 Dirhams.

Regardez cette vidéo : 120 Dirhams pour participer à la « libération » de Badis !
Ainsi donc le « patriotisme » au Maroc se vend et s’achète.

Soutien de la CNT-f à la FNE-UMTdans sa revendication d'un enseignement public de qualité

Aziz Akkaoui, 4/10/2012

Secrétariat International, 4/10/2012
Confédération Nationale du Travail
33 rue des Vignoles
75020 Paris


La CNT-f exprime son soutien la Fédération Nationale de l'Enseignement de l'UMT pour ses journées de grève des 4 et 5 octobre, revendiquant notamment un enseignement public, gratuit et de qualité pour tou-te-s, et de meilleures conditions de travail pour toutes les personnes participant à l'éducation des enfants et adolescents.
 
La CNT-f se joint à la FNE pour dénoncer les atteintes à la liberté syndicale et la répression que subissent les militants marocains et pour demander la libération de tous les détenus politiques et syndicaux.
Les politiques capitalistes néolibérales ont pour corollaire à travers le monde la destruction programmée de l'école publique, la précarisation des salariés, la privatisation progressive de l'éducation de la maternelle à l'université.
Ce n'est que par la lutte que nous pourrons mettre un terme à ces politiques mortifères et mettre en oeuvre une éducation émancipatrice, gratuite et ouverte à tou-te-s.

Solidarité internationale!


Le Groupe de Travail Afrique du Secrétariat International de la CNT-f

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BRAVO FNE-UMT Démocratique

http://www.youtube.com/watch?v=9Ctqo-kgjlU

Siège vacant au Conseil des droits de l’Homme : peu de chance pour le Maroc

   par Tamurt.info 25/9/2012

Le royaume du Maroc a peu de chance d’obtenir le siège vacant de la Libye au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. Cette monarchie voit ainsi se chances se rétrécir et compromises suite aux observations faites par le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture. 

Après une semaine passée dans ce pays, Juan Mendez, cite dans son rapport que « La torture semble être plus cruelle, violente et systématique quand il s’agit de la sécurité nationale ».
Mendez dit même qu’il a de « bonnes raisons de croire qu’il y a des rumeurs crédibles d’abus sexuels, de menaces de viol sur la victime ou les membres de sa famille ainsi que d’autres formes de mauvais traitements ».
R.T.
 http://www.tamurt.info/+siege-vacant-au-conseil-des-droits-de-l-homme-peu-de-chance-pour-le-maroc,1712+.html?lang=fr

Scandaleux !!! 12 ans en appel pour ALI AARRASS

Ali Aarrass condamné en appel à 12 ans de prison, malgré l'indigence et les invraisemblances de son dossier et la présence de nombreux soutiens internationaux à son procès ! Des juges endormis et une justice égale à elle-même: inique !
La Belgique devrait faire son examen de conscience dans cette tragédie que constitue l'affaire Ali Aarrass. A défaut, elle devra un jour, rendre des comptes devant les instances internationales pour s'être rendue coupable de non-assistance à l'un de ses citoyens torturé et emprisonné injustement par un pays tiers.

Quant au Maroc, cette démocratie qui n'existe dans aucun registre connu à ce jour, l'heure viendra où les bourreaux et leurs commanditaires paieront pour les crimes innombrables qu'ils commettent à l'endroit du peuple marocain.
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Témoignage, avant le 1/10

Par Aziz Madrane, licencié en criminologie (ULB), 3/10/2012
Bruxelles, le 27 septembre 2012

Le 24 septembre, j’ai eu l’immense honneur de faire partie, de la prestigieuse délégation internationale venue assister au procès en appel de Ali Aarrass. Dans les lignes qui suivent, je vais décrire ce que j’ai personnellement pu constater de visu. Avant cela, quelques remarques préliminaires m’apparaissent importantes pour la bonne compréhension de mon analyse.

J’ai eu connaissance du dossier Aarrass suite à la campagne freeali.eu initiée par Farida Aarrass, je n’avais à ce moment pas d’a priori quant au fond du dossier. Aujourd’hui, après en avoir pris connaissance dans le détail et après avoir assisté à la dernière audience de la cour d’appel de Sale, je puis affirmer que je soutiens sans réserve la famille et que j’ai l’intime conviction qu’Ali est innocent. Pour autant, je vais m’efforcer d’être le plus honnête possible dans la description des faits, le lecteur aura donc compris que malgré mon manque d’objectivité assumé et revendiqué, mon souci reste de relater le plus fidèlement possible ce à quoi j’ai pu assister. Ces précisions préliminaires étant faites, je peux commencer le récit de cette journée du 24 septembre 2012…rétroactes :

Lundi 24 septembre, il est 09.30 lorsque l’ensemble de la délégation se rend en convoi vers la prison de Sale où est détenu Ali. Arrivés sur place vers 10.00, les nombreux journalistes présents sortent caméras et appareils photos tandis que Farida entame les formalités d’usage préalables à sa visite. Très vite, les premiers signes de nervosités des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire apparaissent, ceux-ci se retranchent dans la prison, sans permettre encore à Farida d’y pénétrer pour visiter son frère.

Nous sommes observés (depuis un bon moment) par un homme en costume sombre, un téléphone vissé à l’oreille, rapidement, un car remplis de policier « anti-émeute » prend position de manière ostensible. Un autre homme, lui aussi au costume sombre et au visage tout aussi sombre se présente à nous, nous signifiant l’interdiction de prendre des photos et de filmer. Il dit être le préfet. Malgré ses injonctions, nous continuons de plus belle à filmer tandis que Farida, elle continue à négocier le droit de visiter son frère, une négociation qui nous semble ardue alors que ce n’est censée être qu’une simple formalité administrative. Quelques minutes plus tard, se présente à nous un policier gradé cette fois, en uniforme, et sur un ton poli mais ferme, il nous donne l’ordre de nous disperser. Il me fait très vite comprendre, via un bref aparté en arabe, qu’à défaut d’obéir à son ordre, certains d’entre nous pourraient se retrouver en garde à vue, il me donne pourtant l’assurance que Farida et sa famille pourront visiter Ali, nous décidons donc tous d’obéir à son ordre, nous n’avions d’ailleurs pas vraiment le choix de faire autrement. Nous nous rendons donc tous vers un café tout proche, laissant Farida terminer ce que nous pensons être la procédure administrative normale.

Nous sommes assis depuis quelques minutes lorsque Luk Vervaet reçoit un coup de fil de Farida, les gardiens de la prison auraient reçu l’ordre de refuser l’accès à la famille tant que toutes celles et tous ceux qui ont pris des clichés ne se présentent pas spontanément et tant que, affirment ils, les prises de vue ne sont pas effacées. Nous décidons très vite, après que certains iront spontanément montrer qu’ils se soumettent donc et effaceront leur clichés ; finalement ; on ne sait pas trop ni pourquoi ni comment, les gardiens changent d’avis et laissent finalement entrer Farida, la maman ainsi que l’épouse de Ali, tous les autres membres de la famille sont quant à eux interdit d’accès à la prison de Sale.

Il est 14.00 lorsque nous nous retrouvons tous devant les marches du palais de justice, Farida et sa grâce naturelle, vient donc de voir son frère, elle nous redonne une dose d’énergie et de combativité…

Nous improvisons une petite manifestation sous les flashes d’un photographe de l’AFP qui prend clichés sur clichés, les policiers tentent bien de l’intimider, mais celui-ci apparemment coutumier du fait parvient malgré tout à faire son travail.

Après un énième contrôle, nous prenons tous place dans la salle d’audience, les officiers des services de renseignement sont là aussi, notant ostensiblement tout ce qui se passe sous l’œil des caméras de surveillances récemment installées, paraît-il, dans le tribunal.

Ali apparaît, son visage s’illumine lorsqu’il se tourne vers la salle et voit cette prestigieuse délégation, c’est un moment de grande émotion que des mots ne peuvent pas décrire, à ce moment précis je me fais la réflexion que je suis particulièrement honoré d’en faire partie.

L’audience commence enfin, après quelques discussions de procédure, Me COHEN débute sa plaidoirie, les avocats de la défense se sont répartis le dossier, Me COHEN axera sa stratégie en particulier sur la torture et les aveux extorqués par la torture. Il est tout simplement brillant, le président de la cour tente plusieurs fois de l’intimider, lui coupant la parole lorsqu’il aborde les très récentes déclarations du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, arguant du fait que le Maroc est un pays souverain et que du reste ceci n’aurait rien à voir, en l’espèce, avec le dossier ARRASS. Très combatif, Me Cohen ne se laisse pas intimider et continue sa stratégie.

Juridiquement, celle-ci est imparable, Me COHEN met en avant six arguments juridiques qui sont tout simplement en béton, en effet n’importe quel étudiant de première année arriverait aux mêmes conclusions, chacun des arguments se suffit à lui-même, le droit n’a pas été respecté du tout dans ce dossier, c’est malheureusement presque aussi simple que cela. Les violations tant du droit marocain que du droit international sont manifestes et flagrantes et à condition d’être de bonne foi, on ne peut aboutir qu’aux mêmes conclusions, le dossier est littéralement vide, aucune preuve matérielle aucun début d’indice de culpabilité, aucun début de preuve, si ce n’est des pseudo-aveux, une signature d’un document rédigé dans une langue qu’Ali ne comprend pas et extorquée par la torture. Pour ceux qui le souhaitent, je tiens à disposition les arguments juridiques à l’appui de ce qui précède.

Le comportement des magistrats mérite aussi d’être mis en évidence, cinq juges assistaient à l’audience, l’un d’eux s’est rapidement endormi ( ! ), tandis que la seule femme magistrat lisait un bouquin, seul le président de la cour semblait suivre les débats, cela fait parait-il partie de leur tactique, il nous démontre ainsi l’absence de considération à l’égard de la délégation, alors qu’en réalité, la présence de ces sommités internationales et de la presse internationale est fondamentale et plaide en faveur de Ali.

Aujourd’hui plus que jamais, l’évidence s’impose pour tout qui estime que le concept de « Justice » est une valeur supérieure, Ali Arrass est innocent, il doit être libéré sans délai.

Une question reste cependant en suspens, qu’est ce qui explique l’acharnement du système sur cet homme ?

On ne peut qu’émettre des hypothèses à cet égard, et la mienne est la suivante : Au départ, les services de sécurités croyaient vraiment qu’Ali faisaient partie d’une mouvance, ils l’ont torturé pour obtenir des informations, mais quand on a rien à ne se reprocher, on ne peut pas dire grand-chose si ce n’est je suis innocent, ses tortionnaires, voyant qu’Ali ne fournissait aucune informations les intéressant, et pour cause, vu qu’il n’est en rien impliqué, ont supposés que c’est parce qu’il était super entraîné, qu’il était formé à un supporter la torture et ne rien lâcher…à ce moment, j’imagine avec effroi ce qu’il a dû enduré. In fine, ils ont dû se rendre compte qu’ils avaient fait une énorme bavure, et pour se sortir de ce guêpier, ils préfèrent sacrifier un homme plutôt que reconnaître leurs erreurs.

Et les magistrats dans tout cela, pourquoi cautionnent ils ? Ici aussi on ne peut qu’émettre des hypothèses, mais une source très proche du dossier et qui tient à garder l’anonymat estime que le choix de la personne des magistrats n’est pas innocent, ceux choisis en première instance qui ont prononcés la peine de 15 ans seraient en réalité tenus à l’obéissance, puisque des dossiers les concernant seraient entre les mains des services secrets, les juges en question se seraient rendus coupables de corruption, vendant des jugements aux plus offrants, et ce sous l’œil complice d’une certaine hiérarchie, qui par ce fait, s’assure des magistrats très dociles ! Espérons que ceux d’appel soient plus libre ou qu’ils aient reçu d’autres injonctions.

L’affaire a été mise en continuation au 01 octobre, que peut-on attendre de l’arrêt qui sera rendu le jour même ? En bonne logique Ali devrait être acquitté et totalement blanchi….en bonne logique seulement, mais en l’occurrence, au Maroc c’est une autre « logique » qui prévaut. Aussi un arrêt qui condamnerait certes à une peine, mais d’un quantum qui correspond à ce qu’Ali a déjà subi (5 ans d’incarcération le 01 avril prochain) est aussi envisageable, quitte à engager la responsabilité de l’Espagne et de la Belgique par la suite.

Espérons que le 1er octobre* sera la fin du cauchemar pour Ali et les siens et qu’ils pourront à ce moment se reconstruire, continuons à les soutenir, chacun à la mesure de nos moyens, ce qu’ils subissent est une véritable injustice qui ne peut laisser insensible toute personne ayant un minimum d’humanité ! Le combat n’est pas fini, d’ores et déjà on peut affirmer que la Belgique et surtout l’Espagne devront assumer leur responsabilité devant les juridictions internationales !

Free Ali !


*ndlr : Ali est maintenu en prison, il a "bénéficié" d'une réduction de 3 ans

IMIDER : Déclaration à l’attention de l’opinion. Jugement des détenus le 8 octobre



Mouvement : Sur la Voie de 96 – Imider –
Province de Tinghir

 Déclaration à l’attention de l’opinion nationale et internationale

   Concerne : les intimidations des autorités régionales à l’encontre des populations d’Imider
     

 Depuis le début du sit-in pacifique de la population de la commune d’Imider sur le mont Alebban, pour :
 
I.- Réclamer des droits économique et sociaux,

II.- Protester contre l’exploitation abusive des ressources naturelles par la société métallurgique d’Imider (SMI),

III.- Mettre un terme définitif à la pollution de l’environnement au cyanure par la SMI,

IV.- Et pour exiger la fin des violations subies par notre population, ainsi que toutes les formes d’injustices dont elle est victime,

En guise de seule réponse, les autorités régionales ont adopté un double langage pour casser cette résistance, au mépris des intérêts vitaux de la population de notre commune. En effet, tandis que des forces auxiliaires ont été déployées autour du puits Targuit pour poursuivre le détournement illégal de ses eaux depuis 1986 – en dépit des plaintes des habitants et des paysans affectés -, nous constatons que la force publique agit pour le compte de la société SNI et pour la protection de ses intérêts, au détriment de ceux de notre population. 

Cette action se traduit sur le terrain par une politique systématique de répression tout azimut, comprenant harcèlements, intimidations, encerclements, arrestations arbitraires ; ainsi que des procès- spectacles aboutissant à des verdicts injustes fondés sur des procès-verbaux fabriqués de toute-pièce, c’est-à-dire annexés aux déclarations des détenus préalablement signés dans le poste de police.

Plus que ces agissements, la partialité et même la complicité des autorités locales (avec une entreprise minière privée, aux méthodes d’exploitation illégales) s’est manifesté à travers la convocation récurrente du comité de dialogue au poste de la gendarmerie de Tinghir, pour des motifs fallacieux et ce, notamment aux lendemains du 13ème et 14ème round du dialogue, entre le 28 juin et le 14 août 2012.

Parallèlement à de telles manœuvres, la politique de répression systématique s’est intensifié ces derniers temps, plus particulièrement à la suite de la réunion du 25 septembre, à l’occasion de laquelle le comité de dialogue a reçu une convocation du Maire de la Province à une autre réunion devant avoir lieu, ce 1er octobre 2012. En même temps, les patrouilles de surveillance des gendarmes se sont poursuivies dans plusieurs communes rurales, dans le seul but d’intimider et de terroriser les populations. Cette répression, qui n’épargne ni vieux, ni jeunes, ni militants ni leurs familles, s’est étendu jusqu’aux petits élèves, dont certains sont poursuivis en justice pour provocation des autorités.

Une telle situation, responsable du climat de terreur généralisée, a eu pour effet la perte de confiance des populations dans les autorités : Alors que ces dernières œuvrent pour un dialogue de bonne foi, en vue d’une solution équitable à leurs problèmes, sur la base de leurs droits légitimes sur les ressources minières naturelles de leurs terre ancestrale, la terreur qu’elles subissent met en évidence les réelles intentions des parties hostiles à ce dialogue et à toute solution non conforme à leurs intérêts privés.

Dans de telles circonstances, nous réitérons notre disposition à poursuivre le dialogue, que nous souhaitons constructif, pour une solution juste et équitable … Mais nous tenons à rappeler, À Qui de Droit et à l’opinion publique, nationale et internationale, notre détermination inébranlable à défendre nos légitimes droits sociaux et économiques.

« Mouvement Sur la Voie de 96″ : Imider, le 30 septembre 2012
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Les détenus politiques de la cause "imidrienne" seront jugés en cours d'appel de Ouarzazate le 08 octobre !














jeudi 4 octobre 2012

Torture : Le Makhzen règle ses comptes après le passage de Mendez


Par Demain, 2/10/2012


La compassion déguisée du Makhzen envers les détenus victimes de la torture au Maroc n’a pas duré longtemps. Juste le temps du passage au Maroc du rapporteur sur la torture de l’ONU, Juan Mendez, dont le rapport préliminaire évoquant une pratique « systématique » de la torture dans les prisons, connues ou secrètes, ainsi que dans les commissariats marocains, est accablant pour l’Etat marocain.
Plusieurs prisonniers politiques qui avaient constaté une légère amélioration de leur condition de détention avant l’arrivée de la mission onusienne au Maroc, ont retrouvé la triste réalité quelques jours après le départ de Mendez du Maroc.
Ainsi, par exemple, selon son avocat, le jeune activiste du Mouvement du 20 février, Samir Bradley, condamné à dix mois de prison il y a deux semaines par un tribunal casablancais, s’est retrouvé du jour au lendemain sans couverture après le départ de l’émissaire de l’ONU.
Mais les faits les plus graves se sont déroulées au Sahara occidental. Dans la « Prison noire » de Laâyoune.
Hier, vers 18h30, le directeur de la prison, Abdelilah Zenfouri, un ex-chef de détention de la prison de Kénitra connu pour ses méthodes « tendres » envers les prisonniers, a ordonné à ses matons d’attaquer les prisonniers politiques sahraouis. Pour quelle raison ? Comme l’administration pénitentiaire marocaine ne communique jamais, il est très difficile, sinon impossible, d’avoir accès à sa version des faits.
Le groupe attaqué est composé de 11 personnes, toutes arrêtées en octobre 2011 après de graves échauffourées qui ont eu lieu à Dakhla entre des Marocains du nord et des jeunes indépendantistes.
Selon des sources sahraouies, dans la virée d’hier, deux d’entre eux étaient particulièrement visés. Hammada El Alaoui et Omar Guezzari. Comme par hasard, ce sont ces deux jeunes qui durant la visite de Juan Mendez à Laâyoune ont fourni au médecin légiste qui l’accompagnait les preuves physiques de la torture qu’ils ont subie en prison.
D’après l’activiste et indépendantiste sahraoui Ali Salem Tamek, le médecin en aurait été « ébranlé » et « touché » par leur calvaire.
Hier, El Alaoui et Guezzari auraient été tabassés et envoyés au cachot par le directeur Zenfouri, sans raisons apparentes.
Cette punition collective vient après celle infligée par la cour d’appel de Laâyoune. Le 25 septembre dernier, quelques jours après le départ de M. Mendez, les 11 sahraouis, dont 5 défenseurs des droits de l’homme, ont vu leur peine de prison d’un an et demi ferme infligée par le tribunal de première instance de Laâyoune, doublée à trois ans.
Paradoxalement, tous les Marocains du nord impliqués dans les événements de Dakhla ont été libérés.
Aux dernières nouvelles, l’une des victimes sahraouies de l’attaque des matons aurait été transférée à l’hôpital de Laâyoune.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21718

Solidarité avec Ali Lmrabet

Solidarité, il n'y a pas d'autre mot, pour exprimer ma réaction, face à tant d'acharnement de lâcheté et de basse vengeance !! La lutte continue jusqu'à la chute du despotisme !!!


Le gouvernement marocain ne recule devant rien pour faire taire Ali Lmrabet, bête noire du palais. Après l’avoir emprisonné, interdit de profession, les autorités de Tetouan continuent de le harceler jour et nuit, et tous les moyens sont employés. 
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 Flagrant délit : Le Makhzen et ses moukhabarates envahissent la terrasse d'Ali Lmrabet 

 http://youtu.be/NYZcCX32JbU

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Quelle que soit  notre opinion, tant qu'elle est pacifique, aucune autorité ne peut se substituer au droit. Je soutiens Ali Lmrabet en tant qu'homme d'avis et en tant que journaliste. Si des poursuites doivent être diligentées contre lui , conformément au droit, elles doivent revêtir un caractère clair et officiel.


Lire le récit le scandaleux harcèlement que subit Ali Lmrabet depuis des mois de la part du Makhzen sur :
http://www.demainonline.com/2012/10/04/flagrant-delit-de-harcelement-comment-le-makhzen-et-ses-moukhabarates-ont-envahi-ma-terrasse/
https://www.facebook.com/SolidariteAliLmrabet
 

Pétition pour la scolarisation des filles marocaines en milieu rural

Mettons fin à une injustice criminelle !

Cette année encore des milliers de jeunes Marocaines seront injustement privées de leur droit à la scolarité. Cette année encore, du fait de cette injustice, le Maroc se privera de potentialités qui auraient pu contribuer à son développement économique et social. Cette année encore, du fait de cette injustice le Maroc sera parmi les bons derniers dans le classement mondial des indicateurs de développement humain.

En cause? La politique éducative désastreuse des cinquante dernières années. En cause? La passivité criminelle de l’Etat sur cette question. En cause? Le nombre ridiculement bas d’écoles, de centres hospitaliers, d’internats, de routes rurales et de transport publics. En cause? La pauvreté et l’absence de perspectives de mobilité sociale offertes par l’école publique.

L’éducation est ce qu’un pays a de plus précieux à offrir à ses filles et à ses fils. En privant les jeunes filles de ce droit, nous brisons leurs rêves et nous assassinons leurs espoirs. En privant les jeunes filles de ce droit, nous perpétuons les inégalités les plus cruelles entre les femmes et les hommes, les riches et les pauvres, les citadins et les ruraux. En privant les jeunes filles de ce droit, nous signons l’arrêt de mort de ce qui reste de cohésion sociale dans notre pays.

Signez la pétition ! Interpellez le Gouvernement Marocain sur cette question ! En la signant, vous contribuez déjà à réparer l’injustice de la déscolarisation des filles du monde rural. Être passif c’est être complice de cette injustice criminelle.
signer la pétition signer la pétition
Vous pouvez poster vos commentaires mais n'oubliez pas de signer la pétition.

Procès de Maria Karim au tribunal Ain Sbaa reporté au 20 octobre

Par Soumia El Marbouh :
 un rappel des faits


                                            Soumia El Marbouh
Pour cause de grève au tribunal de Ain Sbaa , le procès de Maria Karim est reporté au 20 octobre 2012
Younes Derraz
‎Maria Karim, notre artiste entière et dérangeante, notre "piaf", va comparaitre devant "l'injustice makhzénienne" ! Elle est "accusée" d'avoir insulté l'avocat de la police !

 Quel honneur ! Quel privilège ! J'insulte ta bêtise, "avocat du diable", j'insulte ton "ignorance" "avocat de la connerie", j'insulte ton opportunisme, avocat makhzénien, j'insulte ton affairisme, avocat de l'intérêt, bravo Maria pour ton courage, tu vaux mille "hommes" ! Mes respects l'amie !  24.mamfakinch.com

 Salah Elayoubi
Maria Karim comparaitra devant le tribunal de Ain Sbaa pour outrage à l'avocat de la police, lors du procès de Mouad !
Il s'agit de cet "avocat du diable" qui, si vous vous en souvenez avait, en plein prétoire, parlé de "Droit des animaux", laissant entendre que les militants du 20 février auraient agi comme des animaux ou des bêtes sauvages, lors de leur marche pacifique à Bernoussi ! Étrangement, le juge est resté de marbre au lieu de l'assigner pour insultes envers une organisation militante pacifique, regroupant des milliers de personnes à travers le pays !
  •  Ben je partage. Plus on saura comment fonctionne la justice au Maroc, plus on aura d'arguments pour obliger l'U.E à reconnaître les atteintes aux Droits de l'Homme dans ce pays et les intimer à renoncer à leurs accords qui ne font qu'appauvrir encore plus la population.