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lundi 28 mars 2011

Immolation par le feu : Houcine Souiyeh succombe à ses brûlures


 Par lakome.com, 27/3/2011

Houcine Souiyeh, le jeune de 36 ans, qui s’est immolé par le feu, le 21 février 2011 à Tan-Tan a rendu l’âme le dimanche 27 mars 2011 à l’hôpital Averroès de Casablanca.

« Dimanche 27 mars 2011, à sept heures du matin, Houcine a succombé à ses brûlures après s’être immolé par le feu », nous informe un communiqué du Codesa (Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme).

Pour rappel, après un accrochage avec l’adjoint du Caïd de son arrondissement dans la ville de Tan-Tan, Houcine, s’est aspergé de cinq litres d’essence, avant de mettre le feu à son corps.

Selon des témoins cités par le communiqué du Codesa, le fonctionnaire du ministère de l’Intérieur lui a interdit l’accès aux bureaux de l’arrondissement.

Le jeune est passé par les hôpitaux des villes de Tan-Tan, Guelmim, Agadir, pour atterrir enfin à l’hôpital de Casablanca.

Sa famille a tenu plusieurs sit-in devant le siège de la wilaya de Tan-Tan pour demander une « aide urgente » et « poursuivre les responsables ».
 http://fr.lakome.com/societe/46-actualites-societe/243-mort-de-houcine-souiyeh-qui-sest-immole-par-le-feu-a-tan-tan.html

Maroc : ARTE prépare un reportage sur le Mouvement du 20 février

 Par Ali Fkir, 27/3/2011
L'ÉMISSION SERA PROGRAMMÉE LE SAMEDI 2 AVRIL
dans Arte  Journal de 19h, "Génération Révolution"

Le vendredi 25 mars 2011, la section de l'AMDH de Mohammedia a eu l'agréable surprise de recevoir la militante Khadija Ryadi, la présidente de l'AMDH, accompagnée d'une équipe d'ARTE, chaîne franco-allemande., et ce dans le cadre d'un reportage sur la jeunesse de 20 février au Maroc.


L'équipe a rencontré certains jeunes de la section, puis elle est allée au bidonville de Chanti Jdid y rencontrer des jeunes , surtout le jeune Mohamed Talab, orphelin de père et de mère. La baraque familiale étant rasée (un autre habitant a bénéficié du logement en son absence, lorsqu'il a été enfermé dans un orphelinat), il se retrouve aujourd'hui dans la rue. Il a rejoint le mouvement de contestation (il n'est pas le seul du douar à le faire), arrêté et matraqué (avec 21 autres militants) le dimanche 13 mars (suite au sit in réprimé).
Mohamed (à droite avec la casquette)
  Mohamed en casquette derrière sa banderole (avec des jeunes de son bidonville). La banderole est confisquée le 13 mars, Mohamed arrêté et tabassé.

"Chez" Mohammed

Khadija Ryadi avec des militant-es de l'AMDH et  des citoyen-nes du bidonville
 Merci Khadija! Merci l'équipe d'ARTE!
Bravo jeunesse de l'AMDH, section de Mohammedia!

Mohammedia : importante participation des habitants des quartiers populaires et des bidonvilles au sit in du 27 mars

Par Ali Fkir, 27/3/2011
Elles, ils sont des centaines à répondre à l'appel de "la coordination de Mohammedia pour le changement (liberté, dignité, démocratie") en assistant activement au sit in organisé le 27 mars 2011 à la place d'AL KARAMA à partir de 16h30.

Le contenu des slogans est riche et varié:
- Refus du contenu du discours royal
- Contre l'impunité
- Pour une constitution démocratique préparée par une assemblée constituante élue
- Démission du gouvernement
- Dissolution du parlement
- Élections libres et transparentes
- liberté, droits d'expression...
- Droits sociaux et économiques: logement décent, enseignement, santé, travail...
Les habitant-es des quartiers populaires en général et les bidonvillois-es en particulier étaient présent-es en masse. Aucune fausse note n'est à signaler. Toutes les sensibilités ont évité tout ce qui peut porter atteinte à l'unité du mouvement pour le changement.
Bravo la coordination!

 
 
 
 
 
 
 
 
Ces photos reflètent l'engagement des diverses couches sociales dans le mouvement pour le changement. Les "élites" makhzanisées, ne peuvent rien comprendre à ce qui se passe dans le Maroc profond

Mohammedia : Au Chanti Sidi Moussa, dénonçons l'arbitraire dans l'attribution des logements

Par Ali Fkir, 26/3/2011
Le vendredi 25 mars 2011, des militant-es de la section de l'AMDH de Mohammedia( Aziza la présidente, Moussa le président adjoint, Naïma la trésorière et un autre membre ) ont rendu visite au Chanti Sidi Moussa, et cela sur la demande des habitants.
La majorité des habitants ont déjà bénéficié de facilités pour accéder à un logement, d'autres familles ont été ignorées/écartées délibérément.Celles-ci remettent en question les critères sur lesquels se sont basés les responsables (surtout le caïd et le moukaddem):
- Le clientilisme
- La corruption
Certains habitants ont bénéficié de deux logements (à la place d'une seule baraque), les barques ne sont pas détruites. Le caïd aurait laissé exprès ces baraques pour en profiter par la suite (en s'octroyant un logement...).
Une baraque qui abrite 3 familles (avec enfants) n'ont bénéficié que d'un logement, d'autres sont dans l'impossibilité de payer des traites mensuelles de 1 500dh...
Les personnes lésées sont interdites d'avoir les documents personnels (pour renouveler par exemple la carte nationale), alors qu'elles sont nées et ont grandi dans le douar. Nous avons rencontré une jeune femme qui a trouvé du travail mais le moukaddem refuse de lui délivrer le certificat de résidence pour renouveler sa CNI. Elle a raté ainsi une occasion de sortir relativement de la misère.
Le douar ne bénéficie ni d'eau courante, ni d'électricité, ni de service de ramassage d'ordures...les habitant-es vivent au milieu des rats, des ordures...la nuit on s'enferme dans les baraques car les marginaux de la région se donnent le rende-vous dans ce coin perdu. La police ne les inquiète jamais.
L'AMDH, section de Mohammedia demande à ce qu'une enquête sérieuse soit faite sur les agissements du caïd et du moukaddem, et à ce que toutes les victimes bénéficient d'un logement décent
 
 des gens habitent au-dessus de ce gouffre

dimanche 27 mars 2011

Maroc: Des centaines de journalistes manifestent au Maroc

Par LEMONDE.FR avec AFP, 25/3/2011

Pour la seconde fois cette semaine, des centaines de journalistes se sont rassemblés, vendredi 25 mars, au Maroc, à Rabat et à Casablanca, cette fois devant les deux chaînes publiques pour revendiquer une télévision indépendante et l'amélioration de leurs conditions de travail, dans un pays où les médias du service public sont contrôlés par les autorités.
"Nous voulons plus de diversité", "Cessez la marginalisation des compétences", "Le peuple veut une chaîne nationale", scandaient les journalistes devant les sièges des deux télévisions publiques, 2M, à Casablanca, et la Radio télévision marocaine (RTM), à Rabat. "Les programmes de notre chaîne ne reflètent pas la diversité politique, sociologique et culturelle du Maroc. Il n'y a aucun mécanisme de sanction et de contrôle de la direction", a déclaré à l'AFP Abdessamad Bencherif, journaliste à la deuxième chaîne publique à Casablanca. "Il y a un cumul de plusieurs années de médiocrité à cause notamment du manque de professionnalisme."
Mardi, une centaine de personnes, pour la plupart des journalistes de l'agence marocaine MAP, s'étaient déjà rassemblées à Rabat pour revendiquer "l'indépendance éditoriale" et l'amélioration de leurs conditions de travail, une première depuis la création de cette agence.

Manifestation à Casablanca le 20 mars.REUTERS/STR
Ces rassemblements interviennent quelques jours après d'importantes manifestations, dimanche 20 mars, dans plusieurs villes du pays pour réclamer des changements politiques profonds, davantage de démocratie et moins de corruption, et après le discours du roi Mohammed VI du 9 mars, annonçant d'importantes réformes constitutionnelles.
Fondée en 1959, l'agence marocaine MAP (Maghreb Arabe Press) est souvent critiquée pour sa proximité avec le pouvoir, aussi bien par la presse marocaine que par des ONG. Selon le secrétaire général du Syndicat de la presse marocaine (SNPM), Younès Moujahid, "le contribuable finance ces médias publics, mais ces derniers sont au service du pouvoir officiel".

Maroc: génération démocratie


Par Chakib Alami pour L'Express, 17/2/2012





Manifestation à l'appel du Mouvement des Jeunes du 20 février à Rabat, le 30 juin 2011.


En 2011, la vague protestataire marocaine a révélé le désir de la jeunesse de s'impliquer dans la vie politique et sociale du royaume. Mais comment apprendre à intervenir dans le débat public ? L'Express a rencontré six "jeunes engagés", acteurs de demain.

C'était il y a tout juste un an, le 20 février 2011. Un mois après la chute, en Tunisie, de la dictature, un groupe de cybermilitants appelle sur Facebook les jeunes Marocains à manifester dans les rues des grandes villes du royaume, pour une "monarchie parlementaire démocratique". Festives, les premières manifestations rassemblent internautes laïques, gauchistes et islamistes. Surfant habilement sur la vague, le roi annonce dès le mois de mars une réforme des institutions qui répond partiellement aux attentes de la rue. Le mouvement va alors perdre sa cohésion et finalement s'essouffler. Sans doute était-il trop hétéroclite pour s'inscrire dans la durée. Cette prise de parole collective aura au moins eu le mérite de poser publiquement la question du renouvellement des élites dans un pays dont la classe politique, sclérosée, peine à accueillir les générations montantes (Lire la génération Internet au Maroc). Elle aura aussi mis en évidence l'existence d'une jeunesse formée et citadine, désireuse de s'engager dans le débat politique et social.
la fondation friedrich-ebert

Créée en 1925 pour perpétuer l'héritage politique du social-démocrate Friedrich Ebert, la fondation qui porte son nom est la plus ancienne fondation politique allemande. Fermée par les nazis en 1933 et recréée en 1946, elle a notamment pour objectif de promouvoir une éducation politique et sociale "dans un esprit de démocratie et de pluralisme". Reconnue d'utilité publique, elle est présente dans une centaine d'Etats. Ses programmes visant au renforcement des sociétés civiles dans les pays en transition sont très largement financés par le ministère allemand de la Coopération économique et du développement.

Qui sont ces jeunes militants ? L'Express est allé à la rencontre de quelques-uns d'entre eux inscrits dans le programme Réseau des jeunes marocains engagés, mis en place par la fondation allemande Friedrich-Ebert. Ce projet vise à qualifier, à travers une formation adaptée, des jeunes de 20 à 30 ans, préalablement sélectionnés pour leur aptitude à devenir des acteurs de la vie sociopolitique du royaume. Conférences, débats, conception de microprojets : il s'agit pour les formateurs de la fondation de les aider en leur donnant les outils et les méthodes qui souvent font défaut dans l'action militante. La sélection s'opère à partir d'un entretien individuel, mais aussi sur la base du comportement des candidats au sein d'un groupe. Des programmes similaires existent, ou sont en passe d'être créés, en Algérie, en Tunisie, en Jordanie, au Liban et en Egypte.

Au Maroc, où l'opération a été lancée en 2010, une douzaine de lauréats faisait partie de la première promotion. Pour la seconde, 26 candidats ont été sélectionnés en décembre. Ils se sont retrouvés le 28 janvier dernier à Rabat pour leur première session de formation. Pendant un an, d'un week-end à l'autre, ils affûteront leurs capacités d'analyse, apprendront la dynamique de groupe, la gestion de projets, l'organisation d'événements, la modération d'un débat ou la communication. Ils auront aussi à débattre, avec des personnalités diverses, de questions d'actualité, à commencer par le changement issu des élections législatives de décembre 2011 ou les perspectives des mouvements de protestation et participeront à des tables rondes avec d'autres jeunes, au Maghreb et en Allemagne.

L'Express a rencontré une demi-douzaine de ces "jeunes engagés", acteurs de demain. Quatre d'entre eux sont issus de la première promotion, deux font partie des candidats retenus pour la session 2012. Voici leurs histoires.

Mehdi Benkhouja : refonder La Gauche
Mehdi Benkhouja, 25 ans, étudiant en sciences politiques à Salé, veut construire une alternative au conservatisme.

Mehdi Benkhouja, 25 ans, étudiant en sciences politiques à Salé, veut construire une alternative au conservatisme.

Chakib Alami pour L'express

La politique, il est tombé dedans quand il était petit. Issu d'un milieu plutôt intellectuel, fils d'un militant communiste, il vient de terminer, à 25 ans, un master de sciences politiques à l'université de Salé. Convaincu que le vrai changement passe par les formations politiques, il adhère en 2007 à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), le grand parti de la gauche gouvernementale marocaine. Très vite, il inscrit son action au sein de l'aile réformatrice de ce parti largement dominé par ses apparatchiks. Dès le début de l'année 2011, il s'engage à fond dans le Mouvement du 20 février. Il est de toutes les manifestations et devient l'un des principaux animateurs des jeunes "usfpéistes févriéristes". Le petit groupe de militants s'efforce à la fois d'exister aux côtés des partis et groupuscules de gauche et d'extrême gauche qui animent le "printemps marocain", et d'aiguillonner les caciques de l'USFP, davantage tentés par les strapontins ministériels que par l'aventure de l'opposition. Un activisme payant, puisqu'en décembre les instances du parti décident finalement, après quelques hésitations, de ne pas participer au gouvernement de l'islamiste Abdelilah Benkirane. Aujourd'hui, Mehdi est engagé dans un autre combat : refonder un grand parti social-démocrate capable de rassembler les différents courants de la gauche et l'ensemble des forces populaires, afin de créer "une alternative au conservatisme".

Lhoussaine Aït Brahim : à l'écoute de la base
Lhoussaine Aït Brahim, 28 ans, n'exclut pas de se présenter aux élections communales d'Azizal, sa ville d'origine.

Lhoussaine Aït Brahim, 28 ans, n'exclut pas de se présenter aux élections communales d'Azizal, sa ville d'origine.

Chakib Alami pour L'express

Originaire d'Azilal, au coeur du pays berbère, il revendique fièrement son identité amazigh. A 28 ans, après des études de droit, Lhoussaine Aït Brahim a fait partie de la première promotion d'agents de développement social formés par l'université de Marrakech. Très attaché à ses racines locales, il a créé avec quelques autres, à Azilal, une association de développement local qui multiplie les initiatives en direction des jeunes : lutte contre le tabagisme et la drogue, accès à Internet, insertion dans le débat public, activités sportives... Lui qui n'a jamais voté et ne s'est même jamais inscrit sur les listes électorales n'exclut pas de se présenter aux prochaines élections communales. A Azilal, bien sûr. "La démocratie, dit-il, doit partir de la base. Ces élections-là touchent le citoyen, elles le concernent directement." Pour cela, il lui faudra sans doute choisir l'étiquette d'un parti, et c'est bien ce qui le fait hésiter car il avoue ne pas vraiment savoir où se positionner sur un échiquier politique qui ne l'enthousiasme pas. S'il franchit le pas, il ne rejette pas l'idée de briguer d'autres mandats, régionaux ou nationaux. Mais il estime "indispensable" d'avoir d'abord une expérience locale.

Naoufal Bouzid: "Citoyen du monde"
Naoufal Bouzid, 23 ans, a fondé un club des droits de l'homme dans son école. Il rêve d'une carrière internationale.

Naoufal Bouzid, 23 ans, a fondé un club des droits de l'homme dans son école. Il rêve d'une carrière internationale.

Chakib Alami pour L'express

Après un passage sur les bancs de la faculté de médecine, ce fils de fonctionnaire est aujourd'hui, à 23 ans, en quatrième année à l'Ecole nationale de commerce et de gestion d'El Jadida. Naoufal Bouzid avoue préférer, et de loin, le marketing et la communication à la vente et rêve d'une carrière internationale. "Je me sens, dit-il, un citoyen du monde." Membre, depuis quelques années déjà, d'Amnesty International, il dit apprécier que cette ONG ait choisi de mener le combat des droits de l'homme à l'échelle de la planète. En 2011, il a mis sur pied un club des droits de l'homme dans son école, avec le soutien d'Amnesty. Via une pétition, ce club a participé, au printemps dernier, à une campagne menée par plusieurs associations pour demander que l'embauche d'aides ménagères de moins de 15 ans - les "petites bonnes" - soit interdite. Naoufal est resté à l'écart du Mouvement du 20 février : "Le mouvement était essentiellement composé d'extrémistes de gauche et d'islamistes, je ne me reconnais dans aucun de ces deux camps." Ce qui ne l'a pas empêché de boycotter le référendum sur la Constitution, parce qu'il trouvait que le roi n'était pas allé assez loin dans les réformes. "Je suis, dit-il, un monarchiste critique."

Jihane Hannane: la cause des femmes
Jihane Hannane, 20 ans, étudiante en mathématiques, milite à l'Association démocratique des femmes du Maroc.

Jihane Hannane, 20 ans, étudiante en mathématiques, milite à l'Association démocratique des femmes du Maroc.

Chakib Alami pour L'express

A 16 ans, elle adopte le hidjab, sans trop se poser de questions. Elle a toujours vu sa mère le porter... A 20 ans, en jean et blazer, elle milite pour la cause des femmes, se dit "plutôt laïque" et rêve d'une carrière politique. C'est en terminale que tout a basculé. Jihane Hannane enlève son voile. "Quand je me regardais dans la glace, explique-t-elle, j'avais l'impression que c'était une autre, que cela ne correspondait ni à ce que j'étais, ni à ce que je voulais devenir." Grande lectrice, elle découvre aussi de nouveaux auteurs : Simone de Beauvoir et son Deuxième Sexe, puis Elisabeth Badinter. Aujourd'hui, l'étudiante partage son temps entre la faculté des sciences de Rabat, où elle prépare un master en mathématiques et informatique appliquée, et l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) qui a fait de la parité entre les sexes et de la participation des femmes à la vie publique l'un de ses principaux chevaux de bataille. Un combat qui est loin d'être gagné : le nouveau gouvernement, à majorité islamiste, ne compte dans ses rangs qu'une seule femme... Jihane est bien décidée, plus tard, à faire de la politique. Après son master d'informatique, elle envisage déjà de s'inscrire en droit pour compléter son cursus. Le plus difficile sera de choisir une formation. "Ce sera forcément un parti progressiste. Mais aucun de ceux qui existent actuellement ne m'attire. Pour l'instant, je ne me vois nulle part", confie la jeune femme.

Mehdi Bouchoua: changer le système
Mehdi Bouchoua, 23 ans, étudiant en droit, est l'un des fondateurs du mouvement du 20 février.

Mehdi Bouchoua, 23 ans, étudiant en droit, est l'un des fondateurs du mouvement du 20 février.

Chakib Alami pour L'express

Tignasse bouclée, blouson à capuche, Mehdi Bouchoua est, depuis le 20 février, de toutes les manifestations. Ce fils de militant - son père, opposant de gauche et grand admirateur de Mehdi Ben Barka, a fait sept ans de prison dans les années 1970 - est, à 23 ans, l'un des initiateurs du Mouvement du 20 février. Très impliqué, depuis le lycée, dans l'Association marocaine des droits humains (AMDH) découverte lors d'une colonie de vacances, membre du Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste, une petite formation de la gauche radicale, il est de ceux qui militent dès le début de l'année 2010 pour que le Maroc ne reste pas à l'écart de la vague protestataire née en Tunisie. Il fait partie, en février, du petit noyau - une quinzaine de jeunes - qui se réunit dans un local de l'AMDH à Rabat pour organiser la première manifestation et lancer, sur une vidéo diffusée sur la Toile, le premier appel à descendre dans la rue. Il est aussi de ceux qui décident de continuer en dépit de la nouvelle Constitution octroyée par le roi. "Dans le contexte actuel, affirme-t-il, un démocrate ne peut pas être dans le système. Il doit être dans la rue." L'essoufflement du mouvement ne l'inquiète pas. "Au Maroc, nous sommes confrontés à un régime semi-autoritaire qui sait aussi réagir sur le terrain politique. Ce sera donc, forcément, un processus long." Quand il ne milite pas, il poursuit ses études à la faculté de droit de Marrakech où il devrait terminer cette année un master en droit de l'homme et libertés publiques. Avant, peut-être, de s'inscrire en doctorat. Les mécanismes internationaux de défense des droits de l'homme l'intéressent et il se verrait bien, plus tard, travailler pour une organisation internationale spécialisée dans ce domaine.

Majdouline Lyazidi: contre le harcèlement sexuel
Majdouline Lyazidi, 21 ans, passionnée de théâtre, milite activement pour la défense des libertés individuelles.

Majdouline Lyazidi, 21 ans, passionnée de théâtre, milite activement pour la défense des libertés individuelles.

Chakib Alami pour L'express

A 21 ans, après une licence de français, elle espère décrocher, à la fin de cette année universitaire, un master en médiation culturelle. Passionnée de théâtre, Majdouline Lyazidi a joué dans une troupe amateur et pratiqué un peu la mise en scène, comme assistante. Mais actuellement, sa principale préoccupation est ailleurs : cette militante des droits de l'homme, membre depuis quatre ans d'Amnesty International, projette d'organiser au Maroc une marche des femmes contre le harcèlement sexuel.

Si elle y parvient, ce sera une première dans le royaume. Il y a quelques mois, ayant appris que des féministes avaient organisé à Toronto (Canada) la première slut walk - ou "marche des salopes" - et que d'autres allaient suivre, dans d'autres villes, elle a pris contact avec les organisatrices. Forte de leurs encouragements, elle a mobilisé d'autres jeunes, via les réseaux sociaux sur Internet, puis convaincu une association marocaine, l'Union de l'action féminine, de parrainer son projet. La marche, baptisée Women Choufouch (ce dernier terme, populaire, fait référence à la drague), aura lieu en principe en avril à Rabat... si les autorités donnent leur accord. Un combat que Majdouline inscrit dans la défense des libertés individuelles, la cause qui lui tient le plus à coeur. La jeune femme, qui avoue une certaine méfiance vis-à-vis de la politique politicienne, "trop loin de la réalité des gens", ne se voit pas faire une carrière politique. Mais elle compte bien poursuivre son engagement dans la vie associative.

Appel pour l’organisation des Assises de l’immigration tunisienne pour un cahier de doléances نداء من أجل تنظيم لقاء الهجرة التونسية



Appel aux Tunisiennes et aux Tunisiens
La Révolution tunisienne continue !
Appel pour l’organisation des « Assises de l’immigration Tunisienne pour un cahier de doléances »
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A tous les TunisienEs, à toutes les associations de Tunisiens à l’étranger, à tous les comités, collectifs et groupes de Tunisiens qui se sont constitués en soutien à la Révolution Tunisienne :
Participez aux « Assises de l’immigration Tunisienne » 
Par vos écrits, vos réflexions, vos questions et vos suggestions agissez :
Participez à la rédaction du « Cahier de doléances » !
Aujourd’hui un certain nombre d’associations (de défense droits humains, de l’immigration tunisienne à l’étranger ainsi que de nombreux comités et collectifs à Paris, en Provence, en Europe et dans le Monde) prennent l’initiative d’organiser les premières « Assises de l’immigration Tunisienne en France et dans le monde» pour la rédaction d’un cahier de doléances des migrants tunisiens pour la défense de leurs intérêts et de la révolution. Ce cahier de doléances sera présenté au nouveau pouvoir exécutif tunisien issu de la révolution du 14 janvier 2011.
L’objectif de ces assises est de collecter toutes les propositions que nous inscrirons TOUS ensembles dans le cahier de doléances des migrants tunisiens et de les adopter collectivement en avril – mai 2011 à l’occasion de la tenue d’assises de l’immigration tunisienne.
Nous appelons Tous-tes les tunisiennes et tunisiens, tous les comités, collectifs ou associations à prendre des initiatives pour organiser des réunions dans toutes les villes, dans tous les pays où ils (elles) résident et travaillent...
Regroupez-vous, agissez par vos écrits, vos réflexions, vos questions ou suggestions...
participez à alimenter le contenu du cahier de doléances.
Pour tous contact : Assises2011@yahoo.fr
Accéder à la page facebook : Assises De L’immigration Tunisienne

نداء إلى التونسيين والتونسيات ..الثورة التونسية مستمرة
نداء من أجل تنظيم لقاء الهجرة التونسية .. من أجل قائمة مطالب
لكل التونسيات والتونسيين، لكل جمعيات الهجرة التونسية، لكل الهيئات والتنسيقيات التونسية التي تكونت لمساندة الثورة التونسية
ساهموا في لقاء الهجرة التونسية
ساهموا بكتاباتكم، بأفكاركم، بتساؤلاتكم ومقترحاتكم، في إعداد قائمة المطالب
بمبادرة من عدد من جمعيات الهجرة، الناشطة في مجال حقوق الإنسان والدفاع عن المهاجرين التونسيين، إضافة إلى عدد من الهيئات والتنسيقيات في باريس وباقي جهات فرنسا وفي الدول الأوروبية وفي العالم سوف يتم تنظيم " لقاء للهجرة التونسية في فرنسا وفي العالم" من أجل تحرير قائمة مطالب المهاجرين للدفاع عن مصالحهم .
وسوف يتم تقديم هذه المطالب إلى السلطة التنفيذية، المنبثقة عن ثورة 14 جانفي 2011 في تونس .
إن الهدف من هذا اللقاء هو جمع كل المقترحات، التي سنسجلها معا في قائمة المطالب والمصادقة عليها جماعيا في أقرب الآجال
ونحن ندعو كل التونسيات والتونسيين والهيئات والتنسيقيات والجمعيات إلى أخذ المبادرات الضرورية لتنظيم اجتماعات في كل المدن، وفي كل البلدان حيث يقيمون أو يعملون.
تجمعوا، وساهموا عبر كتاباتكم وأفكاركم وأسئلتكم ومقترحاتكم
ساهموا في إثراء محتوى قائمة المطالب
Premiers signataires
ATF-Paris. 25, rue Lantiez 75017 Paris - http://www.atf-paris.fr 06 06 61 85 79
CRLDHT, 21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS- crldht@gmail.com www.crldht.info
FTCR, 5 rue de Nantes 75019 Paris – Tél. Fax : 01 40 34 18 15 contact@citoyensdesdeuxrives.eu -  0675036338 -  0615577914
UTIT, 38, rue Hémet 93 300 Aubervilliers Tél/Fax. : 01 48 39 35 63 - Mél. : utit.net@gmail.com
UTAC : 5 rue de Nantes 75019Paris - 0686787865
Citoyennes des deux Rives : 5 rue de Nantes 75019 Paris . Email : femmesmed@yahoo.fr
ATNF-Lilles : 10 Allée des cousins , 59650 Villeneuve d’Ascq Tel 03 20 33 39 51. 06 74 38 72 36. Email :atnf@wanadoo.fr
Centre Inter Culturel Franco-Maghrébin( CICFM) Chalon sur Saône 7 bis rue de l’ancien collège 71100 Chalon sur Soane : tel 03 85 48 08 44
ACDR-Nîmes 328 rue André Marquès 30000 Nîmes Tel 04 66 27 40 04 Email : ucdr-ex-utit@wanadoo.fr
Cap Méditerranée Marseille sassi.benmoussa@yahoo.fr 0619.43.07.45
AFM , association franco-maghrébine . 39 rue George Courteline, 69100 Villeurbanne .Tel 03 85 48 0844
RISOM, 2 Parc de la Maiterie 93200 St Denis - 06.87.75.74.84
ACDR : 5 rue de Nantes 75019 Paris
Zembra : 5 rue de Nantes 75019 Paris 06.67.000.432
Avec Le soutien des associations de l’ATMF 10, rue affre 75019 Paris national@atmf.org 01 42 55 91 82 - 0622504800

Source:http://www.assises-immigration-tunisienne.info/

Étudiantes de Marrakech : Safae, Zahra, même combat?

Par Jules Bernard, Lakome, 17/3/2011

Safae Assam, 24 ans, étudiante en droit, est une "camarade", encartée à l'UNEM et militante communiste. Elle a été arrêtée mercredi 16 mars 2010 à Marrakech.


Safae Assam a été arrêtée le 16 mars à Marrakech

Ironie du sort, le portrait qui circule d'elle sur Internet en solidarité est un cliché pris le samedi 15 mai 2010, quelques heures après la libération de son amie Zahra Boudkour qui sortait de deux ans de réclusion.
Zahra, jeune étudiante engagée, était devenue en 2008, suite à son arrestation entachée de violences et un procès sévère, le symbole de toutes les victimes de la répression aveugle des autorités.
en mai 2010, Zahra libérée
En 2008 déjà, l'affaire Zahra Boudkour était mal passée : indignations à l'international comme à l'intérieur du pays, médiatisation du scandale... En ces temps de contestation, le régime peut il se permettre une nouvelle Zahra ?
Safae passera devant les tribunaux le jeudi 24 mars. On lui reproche son appartenance à un mouvement non autorisé, sa participation à des manifestations non autorisées, la distribution de tracts appelant à manifester mais la jeune femme est aussi accusée de vol (la manifestation du 20 février à Marrakech s’était soldée par de nombreux pillages.) Safae maintient qu’elle n’était pas à la manifestation, ce qu’assure aussi des proches contactés par nos soins. L’avocat qui s’occupe de son dossier, Maître El Ghorfi pointe du doigt un dossier « vide », et dénonce une vengeance des autorités sur une activiste de longue date. Un militant marrakchi explique que la situation a toujours été très tendue entre les étudiants militants de la ville ocre et les autorités qui du coup, n’hésiteraient pas selon lui à monter des dossiers de toute pièce pour réprimer.
Les parents de Safae, eux, sont sous le choc. Ils n’avaient même pas été prévenus de l’arrestation. Après avoir tenté de la joindre à plusieurs reprises sur son portable éteint, ils ont contacté des amis de leur fille qui leur ont appris la nouvelle.
Safae Assam, retenue à la prison Boulmhares de Marrakech a refusée de se nourrir les dimanche 20 et lundi 21 mars et menace d’une grève de la faim. Dans sa cellule, faute de lit, elle dort sur le sol. Elle s’est vu refusée sa demande de voir un médecin et de pouvoir avoir un cahier et un stylo.
Sur le très politisé campus de Cadi Ayyad, l’arrestation de militants exacerbent les tensions. Les étudiants formaient une grosse partie du sit-in du 20 mars à Marrakech.

MEETING A TOULOUSE : Les luttes populaires au Maghreb


Mêmes luttes? Quelles solidarités?
Vendredi 15 avril2011
à 20h30 à la Maison de Quartier de Bagatelle
11 impasse du Bachaga Boualam 31100 Toulouse
Métro Bagatelle, bus n°3

Par Coup Pour Coup 31 - Publié dans : Monde Arabe, 16/3/2011
Intervenants :

- Abdelaziz Menebhi, co-fondateur du Mouvement Marxiste-Léniniste Marocain « Ila Alamam » (« En avant ! »), ancien président de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc, ancien prisonnier et exilé politique, frère de la martyre Saida Menebhi.
- Tahar Moez, militant communiste tunisien
- Georges Abdallah, militant libanais, prisonnier politique en France depuis 1984 (en audio)
- Un membre du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah
- Un membre du collectif Coup Pour Coup 31
Organisé par Coup Pour Coup 31 et le Secours Rouge Arabe

 http://couppourcoup31.over-blog.com/article-soiree-le-30-mars-les-luttes-populaires-au-maghreb-68814103.html

Recogida de firmas por los presos políticos saharauis/Pétition pour la libération des prisonniers politiques sahraouis

Des militants espagnols ont lancé une pétition internationale adressée au gouvernements espagnol et marocain pour demander la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.
Signez ici

Son muchos los presos políticos que se encuentran en la Cárcel Negra de El Aaiún y en la Cárcel marroquí de Sale, tras ser detenidos a raíz del Campamento de la Dignidad, que se levantó a 14 km de la ciudad ocupada de El Aaiún, en la zona llamada Gdeim Izik.

Todos ellos han sufrido en sus cuerpos y corazones la brutal violencia marroquí. La tortura ha sido el pan de cada día de todos estos presos, desde el momento en el que fueron detenidos, tanto en el mismo Gdeim Izik, en sus casas, en las calles de El Aaiún, o hasta en el aeropuerto, cuando intentaban viajar hacia Sudáfrica, a un Congreso al que fueron invitados, en calidad de Activistas de Derechos Humanos.

Desde entonces, son muchas las familias que han visto truncadas sus vidas de la forma más absoluta, ya que, emocionalmente, algo así mata en vida a cualquiera, y, económicamente, destruye cualquier esperanza de mantenerse autónomamente, por el gasto extra que supone el hecho de mantener a una persona en prisión, a nivel alimenticio y de necesidades básicas, ya que Marruecos no ofrece condiciones mínimamente humanas en estos aspectos.

Las cárceles de Marruecos carecen absolutamente de esta condición mínimamente humana, y esto lo sufren casi todos los presos que allí se encuentran, pero en el caso de los presos políticos saharauis, la situación se agrava salvajemente. Los presos saharauis sufren todo tipo de abusos y tortura que podamos imaginar o no. De esto existen multitud de informes que lo avalan e infinidad de testimonios que ponen rostro a este verdadero horror.

Y todos nos preguntamos, ¿Por qué?, ¿Por qué Marruecos no se conforma con ocupar ilegalmente el Sahara Occidental, expoliar salvajemente todos y cada uno de los recursos de este territorio, anular absolutamente la cultura saharaui, cuartar el Derecho a la formación académica…?, ¿Por qué Marruecos no se conforma con esto y suma a sus violaciones de los Derechos Humanos del Pueblo Saharaui, los encarcelamientos extrajudiciales, las torturas más crueles y la violencia más brutal?
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Rabat : violente répression !

La bastonnade face aux revendications légitimes
Par Ali Fkir, 26 mars 2011 19h11 GMT
Près de 2 000 enseignants en sit in à Rabat (avenue Mohammed V), ont été sauvagement réprimés cet après-midi (26 mars 2011): 50 victimes ont été transportées d'urgence à l'hôpital.
Malgré la répression, ces enseignants sont toujours en sit in (19h GMT) et sont prêts à aller jusqu'au bout. Rappelons que ces enseignants militent pour la régularisation de leur situation par le ministère de l'éducation nationale, une régularisation légitime et légale.
La solidarité avec les victimes de l'arbitraire, la solidarité avec les victimes de la répression nous interpellent.

Bilan provisoire du carnage de Rabat (26 mars 2011):
- 170 blessés
- L'état du professeur Abdeslam Labied est grave.
Abdeslam Labied, jeune enseignant, est membre du mouvement 20 février (Salé)
- Selon des sources fiables il n'y a pas de décès
http://www.youtube.com/watch?v=n12E4gg82Ro&feature=player_embedded

samedi 26 mars 2011

À Toulouse, projection d'un film sur la vie dans les campements du Sahara Occidental

"Une république en exil": Une première tentative de diffusion de ce film  à l'ouverture de la SSI en nov, a été "fortement" empêchée par les envoyés de l'ambassade du Maroc à Toulouse. UTOPIA a accepté de reprogrammer sa diffusion.
Nous demandons à tous ceux qui désirent que la liberté d'expression et d'information soit réellement inscrite dans le paysage culturel toulousain (français) de soutenir cette projection
- en assistant à la projection-débat;
- en diffusant très largement cette information autour de lui;
- en achetant et faisant acheter les places dès la parution de la gazette car nous craignons une tentative d'envahissement de la salle par les envoyés du Makhzen.
Pour rappel, la délégation sahraouie a été très "bousculée" par ces mêmes Marocains, au FSM de Dakar, mandatés pour empêcher sa prise de parole.
Le 14 avril le film "Une république en exil" sera projeté à Utopia de Toulouse (20h) avec comme invités le réalisateur et une représentante sahraouie qui pourront témoigner de la vie de ce peuple entré en résistance anticoloniale depuis des dizaines d'années.
Ce film donne la parole aux jeunes et habitants des campements sahraouis. Un petit peuple de plus de 3OO OOO personnes qui vivent dans le plus grand des déserts, mais aussi un des derniers peuples nomades à se sédentariser...et à n'avoir pas eu son indépendance.
Repoussés par le Maroc qui occupe le Sahara Occidental "utile" suite à la Marche Verte, les Sahraouis sont aujourd'hui répartis des deux côtés d'un long mur de défense militaire: ceux des territoires occupés ont récemment organisé un vaste campement de plus de dix mille tentes à l'extérieur d'El Ayoün la capitale, sauvagement réprimé par la puissance coloniale qui les domine depuis 35 ans.
Intimidations, arrestations, disparitions : les droits de l'homme et la liberté sont toujours refusés aux Sahraouis!
Au moment d'un printemps au Maghreb, la demande  d'autodétermination des Sahraouis, soutenue par l'ONU, mais en butte aux intérêts des Etats, pourra-t-elle enfin trouver un écho et surtout un aboutissement pacifique?
Pour marquer notre solidarité,pour nous informer, soyons nombreux à être présents !
( tickets en vente dès début avril)
Tous contacts :
tél 06 20 38 24 79
Organisé par un collectif interassociatif : Cides, ETM, Nedjma, Survie...(que vous pouvez rejoindre)

Kénitra : « Touche Pas à Mon Enfant » vous invite à prendre part au sit-in de protestation

Par Mme Najat Anwa, Présidente de "Touche pas à mon enfant", 25/3/2011
 دعوة / Invitation
L’association « Touche Pas à Mon Enfant » vous invite à prendre part au sit-in de protestation prévu le lundi 28 Mars 2011, à 11h00 du matin, devant la Cour d’appel de Kenitra, en partenariat avec la Ligue Marocaine de la citoyenneté et des droits de l’homme et en collaboration avec l’Union des Jeunes Avocats à Kenitra , l’Association Marocaine des Droits de l’Homme à Kenitra, des artistes et des sportifs, et ce afin de porter à la connaissance de l’opinion publique nationale son rejet des actes pédophiles ignobles et d’appeler avec insistance à l’application de peines sévères contre les ressortissants étrangers reconnus coupables de crimes sexuels contre des enfants mineurs. Comme c’est de nouveau le cas avec le monstre pédophile démasqué à Kenitra, qui a assouvit ses pulsions sexuelles pathologiques sur pas moins de sept enfants et filmé ses actes odieux avec ses victimes, dont une fillette de 2 ans.
L’association « Touche Pas à Mon Enfant », en informant l’opinion publique nationale de sa prochaine action de protestation, demande à tous les citoyens de prendre part à ce sit-in afin d’exprimer avec force leur refus des peines légères appliquées aux pédophiles pourtant reconnus coupables, ce qui ne fait qu’encourager les autres monstres pédophiles à persévérer dans leurs comportements criminels à l’encontre des enfants, sans crainte aucune.
La société marocaine se doit d’assumer ses responsabilités, en exprimant franchement et publiquement sa colère contre les monstres pédophiles qui menacent ses enfants, ainsi que sa détermination de les voir payer le juste prix de leurs crimes horribles, c'est-à-dire son ferme rejet des peines légères qui sont le plus souvent prononcées contre ces criminels psychopathes.
C’est après des années de militantisme et d’efforts acharnés que la société civile marocaine est parvenue à lever le tabou derrière lequel se sont longtemps cachés ces menaces ambulantes contre nos enfants que sont les pédophiles. Les crimes pédophiles sont de plus en plus dénoncés et les victimes comme leurs parents savent désormais qu’ils ne sont pas seuls à devoir affronter cet outrage.
Mais la lutte est loin d’être finie et la protection de nos enfants est encore loin d’être assurée. Jusqu’à présent, l’appareil judiciaire continue de se montrer laxiste avec les monstres pédophiles arrêtés et reconnus coupables, alors même que l’arsenal juridique marocain comporte des peines autrement plus lourdes. Les peines légères prononcées contre ces criminels psychopathes constituent un encouragement flagrant aux autres pédophiles toujours en liberté, ainsi assuré de ne pas avoir à subir de sévères sanctions s’ils venaient à être pris.
Assez ! Assez de laxisme envers les criminels pédophiles ! Mobilisons nous pour protéger nos enfants ! Faisons entendre notre voix aux responsables afin qu’ils comprennent que les citoyens marocains refusent de tolérer encore plus le laxisme envers les pédophiles qui menacent tous nos enfants !
Venez nombreux participez au sit-in devant la Cour d’appel de Kenitra, lundi 28 mars à 11h00 du matin, pour exiger que nos enfants soient mieux protégés.

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تتشرف جمعية "ماتقيش ولدي" في شخص مكتبها دعوتكم للحضور ومساندتها في الوقفة الإحتجاجية أمام محكمة الإستئناف بالقنيطرة يوم الإثنين 28 مارس 2011 على الساعة الحادية عشر صباحا، و ذلك لمدة نصف ساعة بمشاركة الرابطة المغربية للمواطنة و حقوق الإنسان و بتعاون مع إتحاد المحامين الشباب فرع القنيطرة ، الجمعية المغربية لحقوق الإنسان فرع القنيطرة ، و مجموعة من الفنانين والرياضين، وذلك لإسماع صوتها الرافض لمثل هذه الأعمال المشينة والإصرار وبقوة على وقع العقوبات على جناة أجانب اقترفوا أبشع السلوكات في حق أطفالنا القاصرين.وهو الحال بالنسبة للقضية التي تجري أطوارها أمام محكمة الإستئناف بمدينة القنيطرة والخاصة بهتك عرض مجموعة من القاصرين عن طريق الاغتصاب والممارسات الجنسية الشاذة وكذا التقاط صور خليعة لهم ولطفلة في الربيع الثاني من عمرها.

والجمعية إذ تخبر الرأي العام بما تعتزم القيام به ،فإنها تهيب بالجميع أن يشاركوا في هذه الوقفة وأن يعبروا بقوة عن رفضهم لمثل هذه العقوبات التي لن تزيد الجناة إلا إصرارا على الاستمرار في الاعتداء على فلذات كبدنا دونما خوف.

الإمضاء عن المكتب

السيدة نجاة أنوار دعوة
Bureau national de l'Association «Touche pas à mon enfant»
Attention, Nouveau Numéro de l'Association Et nouveau numéro de FAX:
Tél.: (212) (0)5 28 84 03 17
Fax: (212) (0)5 28 84 15 07
www.touchepasamonenfant.com


Maroc : La résistance, rien que la résistance !

Par Ali Fkir, 26/3/2011

Du lundi 21 mars au vendredi 25 mars 2011, la résistance populaire au Maroc n’a fait que se renforcer, et la répression qui l’accompagne n’a fait que se durcir. Nous ne sommes pas en mesure de donner tous les détails, ni couvrir toutes les régions. Nous nous limitons à signaler certains cas.

Taourirt : - Le lundi soir, affrontements entre des centaines d’habitants du douar « lahouna » (« on nous a jetés » : nom donné par les habitants à leur douar marginalisé, faubourgs de la ville de Taourirt) et les forces de répression. Les habitants auraient incendié les locaux du 3ème arrondissement… les blessés se comptent par dizaines.
Jusqu’à présent, cinq (5) citoyens ont été traduits en « justice ».

Mrirt- Après le succès de la marche du 20 mars à Mrirt (cœur du Moyen Atlas), un député local et ses sbires ont agressé un enseignant qui a participé à cette marche ; ce qui a provoqué la colère des habitants en général et des militants de l’AMDH et d’ANNAHJ en particulier. Une grande manifestation a été organisée pour protester contre ces baltagis.

- Plusieurs lycées ont observé une grève et organisé des sit in le 23 mars pour protester contre les politiques de l’Etat dans le domaine de l’enseignement et pour commémorer l’anniversaire du soulèvement populaire de 23 mars 1965*, au cours duquel le tyran Hassan II avait utilisé des chars et des hélicoptères pour massacrer des centaines de Casablancais
*Lire l'article d'Aziz Enhaili : rappel de ces évènements

Rabat- Le jeudi 24 mars, les forces de répressions ont tabassé des centaines d’enseignants en sit in devant le ministère. Une trentaine de victimes ont été blessées dont plusieurs transportées en urgence à l’hôpital. Rappelons que ces enseignants n’étaient là que pour exiger la régularisation de leurs situations administratives qui attendent depuis des années.

Kenitra-Marrakech : Le 23 mars des forces de répression ont tabassé sauvagement les étudiants de l’université Ibnou Toufaïl (Kénitra), des dizaines de blessés. De même la répression s’est abattue sur les étudiants de l’université Kadi Ayad (Marrakech). Rappelons que des dizaines d’étudiants sont en prison à Fès, Marrakech…

- A Imzourne, les lycéens et collégiens protestent quotidiennement contre la détention arbitraire de deux de leurs camarades depuis les événements de 20 février 2011

- A Casablanca, les représentants des quartiers populaires se réunissent chaque semaine au siège d’ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique) et organisent des sit in presque chaque deux jours exigeant ainsi des logements décents.

Dans la cadre du mouvement de 20 février, plusieurs villes préparent des sit in pour le 27 mars.
Contribuons, chacun selon ses possibilités, au succès/ continuité du mouvement de la jeunesse du 20 février
La résistance populaire, la lutte consciente dans l’unité, la détermination clairvoyante, restent la seule voie du salut, la seule voie pour un nouveau Maroc, un Maroc bâti sur les débris du Maroc moyenâgeux actuel

vendredi 25 mars 2011

Mohammedia- Rappel : sit-in de 27 mars

تنسيقية المحمدية من أجل التغيير

( حرية - كرامة – ديمقراطية )
نـــــــداء
في إطار دعم الدينامية النضالية لحركة 20 فبراير، و تأكيدا على مطالب الشعب المغربي و نضاله من أجل التغيير و الحرية و الكرامة و الديمقراطية، ندعوكم للمشاركة المكثفة في الوقفة التي سيتم تنظيمها يوم الأحد 27 مارس 2011 ابتداء من الرابعة و النصف بعد الزوال بساحة الكرامة، أمام المسرح البلدي، العالية المحمدية، تحت شعار
" جميعا...من أجل التغيير"

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De : Ali Fkir, 23/3/2011

Les composantes de la "coordination de Mohammedia pour le changement (liberté, dignité, démocratie)" , ont tenu une réunion ouverte aux jeunes de la ville et ont décidé (à l'unanimité) d'organiser un sit in de solidarité avec le mouvement de la jeunesse du 20 février et ce, le dimanche 27 mars 2011, place Al KARAMA (en face du théâtre municipal), Mohammedia Al Alia, à partir de 16h30
Soyons nombreuses et nombreux à assister à ce sit in





Sahara Occidental: L’Union des juristes sahraouis dénonce l’ingérence du Maroc

La Rédaction de Donne ton avis,  le 25/3/2011

L’Union des juristes sahraouis a dénoncé jeudi l’ingérence directe du Maroc dans le travail du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) suite à la grève de la faim entamée par un jeune sahraoui après avoir été empêché de rendre visite à sa famille dans les territoires occupés du Sahara occidental.
« Le régime marocain exerce une tutelle sur la mission du HCR qui est chargé de superviser l’échange de visite entre les familles sahraouies divisées en raison de l’occupation marocaine des territoires sahraouis », a précisé l’Union des juristes sahraouis, dans un communiqué rapporté par l’agence de presse sahraouie (SPS). Le communiqué a appelé « tous les défenseurs du droit et de la justice » à « condamner le comportement complice de certains employés du HCR en raison des pressions des autorités marocaines », soulignant que ces employés « se départissent de leurs prérogatives et se dérobent à leurs responsabilités quant aux nobles principes humanitaires sur la base desquels a été fondé le HCR ».
retrouvailles, un droit...
L’Union des juristes sahraouis a, en outre, condamné le « comportement négatif » du HCR et de ses employés à l’égard du jeune sahraoui Mohamed Hellab, en grève de la faim, dénonçant « les pratiques coloniales des autorités marocaines et leur ingérence vile dans les prérogatives et les missions du HCR afin de l’influencer et de priver les citoyens sahraouis de leur droit naturel à la visite de leurs familles divisées en raison de l’occupation marocaine ».
L’Union des juristes sahraouis a, par ailleurs, exhorté les Nations unies et toutes les organisations et associations de défenses des droits de l’homme à « intervenir rapidement » auprès des parties concernées afin de « permettre aux citoyens sahraouis de bénéficier du droit à la visite familiale sans aucune restriction ni condition ».
http://www.donnetonavis.fr/actu/news/sahara-occidental-lunion-des-juristes-sahraouis-denonce-lingerence-du-maroc.html
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Le Sahraoui Mohamed Hallab en grève de la faim depuis 
17 jours
 par aproche,(vagablog) 24/3/2011
Depuis le 7 mars 2011 , Mohamed Hallab, réfugié sahraoui à Rabouni,  a cessé de s’alimenter pour protester contre les autorités marocaines qui l’empêchent de revoir sa famille à El Aiun.

Il devait en effet participer à un programme de visites organisé par l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés le 25 février 2011.
Tous les documents étaient remplis et signés mais au dernier moment les autorités marocaines l’ont écarté du voyage.
Les réfugiés solidaires ont organisé plusieurs manifestations de soutien sur place
Il n’a pas revu ses parents depuis huit ans.Il est urgent que l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés permette à Mohamed Hallab d’exercer ses droits comme les autres réfugiés. Il risque actuellement sa vie.
Pour écrire au UNHCR : spama@unhcr.org; gfrbe@unhcr.org; ausvi@unhcr.org; hqls@unhcr.org; itaro@unhcr.org; canot@unhcr.org; mexme@unhcr.org;

http://www.saharandalucia.org/index.php?option=com_content&view=article&id=376:manifestacion-de-apoyo-a-mohamed-hallab&catid=1:noticias&Itemid=31