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jeudi 27 janvier 2011

Sur l'Egypte, les Américains sont moins « révolutionnaires »


Par Pascal Riché, Rue89, 27/1/2011

A propos de la révolution tunisienne, la diplomatie américaine a attiré les louanges - il est vrai que le contraste avec la piteuse diplomatie française a joué en sa faveur. Les messages envoyés par Washington au peuple tunisien, pendant les derniers jours du dictateur Ben Ali, étaient de clairs encouragements à aller au bout de leur révolution. Pour autant, on aurait probablement tort de croire que Washington rêve d'un « 1989 du monde arabe », dans lequel les régimes autoritaires tomberaient les uns après les autres.
La révolte d'Egypte n'enthousiasme pas Washington autant que la révolution de Tunisie. On peut aisément le comprendre :
-La Tunisie est un pays qui ne pèse pas très lourd dans la région, dont la population est très éduquée, où l'islamisme est limité et sans pétrole ou presque : la situation reste donc contrôlable.
-L'Egypte est un pays pétrolier, central dans la région, et pesant lourd dans le dialogue israélo-palestinien. Par ailleurs, la chute du président Moubarak (82 ans dont 30 ans de règne) risquerait d'offrir le pouvoir aux Frères musulmans, ce qui n'est pas fait pour enchanter les Américains.
Hosni Moubarak
Deux phrases musclées d'Hillary Clinton
C'est à cette lumière qu'il faut lire les deux phrases, musclées, prononcées mercredi par Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat américaine. Elle s'exprimait devant la presse, aux côtés du ministre jordanien des affaires étrangères Nasser Judeh qu'elle recevait :
1) « Nous croyons fermement que le gouvernement égyptien a, en ce moment, une occasion importante d'engager des réformes politiques, économiques et sociales pour répondre aux besoins légitimes et aux intérêts du peuple égyptien.
2) “Nous appelons les autorités égyptiennes à ne pas empêcher les manifestations pacifiques ou à bloquer les communications, y compris les médias sociaux”
Rarement un secrétaire d'Etat américain ne se sera exprimé aussi franchement sur les affaires de l'allié égyptien. Mais dans ces deux phrases, Hillary Clinton n'encourage pas les manifestants tunisiens : elle donne plutôt un conseil à Hosni Moubarak en vue de sauver son poste : pour éviter le sort subi par Ben Ali, renoncez donc à la répression, ne censurez pas Facebook, et annoncez d'urgence des réformes !
Moubarak, de son côté, semble loin d'avoir décidé de lâcher le pouvoir.Il est soutenu par son appareil policier, mais aussi par l'armée, élément essentiel du régime.
Option Tiananmen ?
Pendant la journée de mercredi, les forces de police ont réprimé sans relâche les groupes de manifestants qui cherchaient à maintenir l'élan du mouvement historique de mardi. Des centaines de personnes ont été arrêtées, et des affrontements auraient fait encore deux morts.
Le “raïs” égyptien doit aujourd'hui faire un choix :
L'option américaine : autoriser les manifestations et annoncer des réformes importantes pour calmer le courroux du peuple (au risque de donner un signe de faiblesse, et donc d'encourager le mouvement naissant).
L'option Tiananmen : étouffer dans l'oeuf ce mouvement, quitte à accentuer lourdement la répression des opposants (au risque de faire grimper la violence).
Si Washington et l'Union européenne l'encouragent à prendre la première voie, l'option “Tiananmen” ne serait pas pour déplaire aux autres régimes autoritaires dans le monde arabe, qui craignent l'embrasement.
En France, le silence
En France, enfin, Nicolas Sarkozy se garde de commenter la situation. La ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie “déplore les morts” mais ne va guère plus loin dans la critique du pouvoir égyptien.
Pour justifier son mutisme pendant la révolution tunisienne, le Président français avait mardi revendiqué “une certaine réserve” concernant les anciennes colonies de la France. L'Egypte n'en faisant pas partie, Nicolas Sarkozy pourrait se montrer plus hardi sur le sujet. Mais pour les même raisons que l'administration américaine, il n'a visiblement pas l'intention de lâcher Moubarak (qu'il aime bien par ailleurs : ne lui a-t-il pas proposé la première co-présidence de l'Union méditerranéenne ? ). Avec l'Egypte aujourd'hui comme avec la Tunisie hier, le mot d'ordre est donc maintenu : silence.

mercredi 26 janvier 2011

Le Maroc est aussi une dictature

Par Patrick Lagacé, La Presse, 26/1/2011
 
Ce qui est formidable, avec la révolution tunisienne, c'est de voir tout le monde se distancer du régime dictatorial de Ben Ali, qui, hier encore, ne dérangeait à peu près personne. Ce qui est formidable, c'est d'entendre tous ces gens chanter les vertus de la démocratie, vertus qu'ils passaient sous silence quand ils composaient avec la dictature.
Dans la catégorie «Déclarations stupides, année 2011», la ministre des Affaires étrangères de la France, Michèle Alliot-Marie, a une sérieuse option sur le titre. Pendant les révoltes, elle a offert au régime dictatorial le savoir-faire français en matière de contrôle des foules!
C'est une énormité, bien sûr. Mais c'est une énormité qui trahit un état d'esprit, quand même.
Toujours en France, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture. Il s'est fendu d'une lettre aux Tunisiens, une fois le dictateur Ben Ali caché en Arabie Saoudite, pour exprimer ses «regrets» à l'égard de sa «complaisance» envers le régime.
Dans les années 90, M. Mitterrand a organisé l'Année de la Tunisie en France, ce qui lui a valu la nationalité tunisienne en reconnaissance de ses efforts. Dans les années 90, la Tunisie était-elle un État policier qui emprisonnait des journalistes, étouffait l'opposition et torturait ses prisonniers? Oui. Mais Frédéric Mitterrand ne voyait rien de mal, à l'époque, à être honoré de la citoyenneté tunisienne.
Aujourd'hui, il se défend ainsi : «Comme beaucoup d'autres, (j'ai essayé) de privilégier le dialogue avec les autorités et souvent en allant jusqu'aux limites de ce qui était acceptable», a-t-il écrit dans sa lettre aux Tunisiens.
Ah, le dialogue! Le fameux «dialogue» avec les dictatures! Pendant qu'on se demandait si des proches de Ben Ali, qui ont apparemment pillé la Tunisie, avaient trouvé refuge à Montréal, il y avait dans le New York Times une belle photo de Barack Obama avec Hu Jiantao, président de la République populaire de Chine. Le président des États-Unis d'Amérique, Prix Nobel de la paix 2009, était tout sourire à côté de celui qui a emprisonné le Prix Nobel de la paix 2010, Lu Xiaobo. Je me demande si Barack Obama a eu un dialogue sur les droits de l'homme avec son banquier chinois.
C'est drôle de voir à quel point certaines dictatures nous sont intolérables - l'Iran, Cuba, la Birmanie, le Zimbabwe, l'Afghanistan, l'Irak - alors que nous ménageons les susceptibilités d'autres dictatures dont l'amitié va dans le sens de nos intérêts: Pakistan, Arabie Saoudite, Maroc, Tunisie pré-2011, Chine, Égypte...
Cette timidité des démocraties vis-à-vis des dictatures n'est pas anecdotique. C'est le fruit d'une tendance lourde, note Human Rights Watch dans son rapport annuel 2010: «Au lieu de s'engager à exercer des pressions publiques pour défendre les droits humains, ils préfèrent adopter une démarche plus indulgente s'appuyant par exemple sur un 'dialogue' privé ou une 'coopération'«.
Vous savez peut-être que Stephen Harper s'est envolé hier pour coprésider une commission de l'ONU sur la santé des mères et des enfants. Sur le chemin du retour, il va faire un arrêt à Rabat, au Maroc, tout près de la Tunisie nouvellement «libérée». But de l'escale: astiquer les relations bilatérales et favoriser les échanges commerciaux.
Je sais, je sais: chaque année, des hordes de Québécois visitent le Maroc et en reviennent aussi bronzés qu'émerveillés. Mais le Maroc est une dictature. Une monarchie dictatoriale. Ce n'est pas l'Allemagne de l'Est ou l'URSS, mais c'est un pays où les dissidents sont harcelés, où les prisonniers politiques sont torturés, où la police est politique.
Au Maroc, le journalisme indépendant est dominé par le pouvoir, qui peut fermer des journaux pour différents délits, comme la critique frontale du dictateur, le roi Mohammed VI. Tenez, un journaliste, Driss Chahtane, a été emprisonné en 2009 pour avoir publié de l'information sur la santé du dictateur. On l'a emprisonné pour avoir publié ces «fausses» informations «de mauvaise foi».
Heureusement pour M. Chahtane, le dictateur royal l'a gracié après six mois de prison. Le chanceux!
Notre premier ministre va donc faire une escale au Maroc, où on lui parlera sans doute de l'importance des clémentines dans les épiceries du Québec. On peut toujours rêver mais, dans la foulée de la splendide révolution tunisienne, ce serait bien que Stephen Harper sermonne un peu, publiquement, le régime policier du Maroc.
J'ai dit: on peut toujours rêver. Dans les faits, probablement que Stephen Harper, comme tous les autres chefs de gouvernement de l'Occident, parlera de la démocratie marocaine le jour improbable où le dictateur marocain sera dans un avion, vers un exil doré en Arabie Saoudite, autre dictature chouchou de l'Occident.
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201101/26/01-4363734-le-maroc-est-aussi-une-dictature.php?http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201101/26/01-4363734-le-maroc-est-aussi-une-dictature.php?

Comme un arbre ne peut cacher une forêt, les fraises ne peuvent masquer le siège de Gaza !


Communiqué de l'AFPS
Par le bureau national de l’Afps, 18 0/1/ 2011
Alors que le blocus inhumain de la bande de Gaza se poursuit, l’entreprise AGREXCO, dont l’Etat israélien est actionnaire majoritaire, a organisé ce 18 février, à Sète, avec le soutien du CRIF du Languedoc-Roussillon, une opération de propagande des plus nauséabondes : prétextant de la commercialisation de quelques tonnes de fraises en provenance de Gaza elle se présente comme un acteur du développement économique de cette région. C’est une véritable imposture !
L’Etat israélien impose aux producteurs gazaouis de recourir aux services de cette seule entreprise pour pouvoir exporter une petite partie de leurs productions : ils n’ont pas d’autre choix ! [1] La quantité autorisée à l’exportation est fixée au coup par coup en fonction de considérations propres à l’occupant, sans aucun rapport avec les intérêts des agriculteurs palestiniens.
Rappelons ici que le siège militaire de Gaza organisé par l’Etat israélien, a provoqué l’arrêt de la quasi totalité des entreprises de production de la région. La population au chômage vit dans un dénuement extrême. Le manque de pouvoir d’achat a désorganisé un marché agricole aujourd’hui sans débouchés ou presque.
Les destructions gigantesques de l’opération « plomb durci » de 2009… même le quota de ciment nécessaire à la reconstruction des bâtiments publics, des habitations, à la réparation des systèmes d’adduction en eau potable et des stations d’épuration est réduit à presque rien, voire interdit !
Si l’entreprise AGREXCO souhaite le développement économique de la bande de Gaza, alors qu’elle se prononce clairement pour la levée du siège… Mais gageons que son actionnaire principal, l’Etat israélien ne le fera pas !… et le CRIF Languedoc-Roussillon pas plus ! et que l’entreprise AGREXCO s’est spécialisée dans le commerce des produits agricoles des colonies israéliennes implantées en Cisjordanie occupée, toutes illégales au regard du Droit International.
Elle commercialise illégalement des produits cultivés sur des terres confisquées aux paysans palestiniens, tout en laissant croire à leur provenance d’Israël… L’agriculture palestinienne a été en grande partie détruite,   désorganisée par cette colonisation soutenue par l’entreprise AGREXCO… Une colonisation brutale avec son lot d’arrachage d’oliviers, avec ses murs, ses check points limitant drastiquement les échanges, ses destructions des infrastructures d’irrigation et le vol systématique des ressources en eau.
AGREXCO est une entreprise colonialiste de la pire espèce.
Le Bureau national de l’AFPS réitère son appel à boycotter les produits des colonies israéliennes. Il réaffirme son engagement dans la lutte contre l’implantation de cette entreprise dans le port de Sète. Il appelle à l’intensification de la mobilisation dans la campagne « un bateau français pour Gaza ».
Cette Flottille de la Liberté sera une contribution importante dans la lutte pour la levée du siège de Gaza. Il rappelle qu’Israël est un Etat comme les autres dont les violations du droit international doivent être  sanctionnées. Il est temps de mettre un terme à la politique du « deux poids, deux mesures ». Il est temps de mettre un terme à son impunité, à commence  par la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël tant que ce dernier ne respecte pas le droit.
« Aujourd’hui, les producteurs de fraises Gazaouis qui veulent exporter leur production pour vivre, n’ont d’autre choix, du fait du blocus imposé par Israël, que de passer par Agrexco, qui exporte les produits agricoles palestiniens sous la marque Coral.
L’Ambassade d’Israël, qui cherche désespérément à se débarrasser de l’image repoussante qui lui colle à la peau depuis l’attaque et le blocus contre la population de Gaza, a l’outrecuidance de présenter cette situation comme une preuve de la bonne volonté d’Israël. Elle parle sans honte de « ponts que nous construisons pour la paix » ! Alors qu’il fait subir un effroyable blocus à un million et demi de Gazaouis reclus dans cette bande de terre où quasiment rien ne rentre ni ne sort, Israël a le cynisme d’ouvrir, quand il le souhaite, la frontière de Gaza vers Israël. En l’occurrence, pour le profit d’Agrexco qui achète à bas prix le travail des paysans gazaouis. C’est une honte totale, un scandale. Ce n’est donc pas le boycott des productions agricoles palestiniennes de Gaza pour lequel nous appelons à nous mobiliser. C’est contre le blocus, que rien ne justifie et qui est condamné par toutes les instances internationales, qu’il faut lutter !.... »
[1] voir notre communiqué du 11 décembre 2010http://www.france-palestine.org/art...
Association France Palestine Solidarité (AFPS), 21 ter rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79 Fax. : 09 56 03 15 79 – Courriel : afps@france-palestine.org Site : www.france-palestine.org

Maroc - Le bidonville Brahma Lhafra : l'épopée de la résistance des démuni-es

Par Ali Fkir, coordinateur du Comité….de Mohammedia, 26/1/2011
- Paysans pauvres dépossédés de leurs lopins de terre , travailleurs à maigres salaires, travailleurs à revenus faibles…, ils ont été regroupés légalement dans un trou, véritable fournaise en été, trou glacial en hiver, ses habitants se noient sous les pluies torrentielles.

 

- Brahma Lhafra, plus de mille âmes, sans eau courante, sans électricité, pas d’école, pas de dispensaire…


- Le 30 novembre 2010, le trou a été complément submergé. Les habitant-es, femmes, enfants, agé-es, hommes n’ont pu sauver que leur peau. Les autorités, les « élus », les partis politiques électoralistes avaient préféré s’éclipser. Les sinistré-es avaient décidé d’aller en ville où des immeubles construits par l’Oumrane, société publique, sont restés fermés. Les victimes occupèrent les appartements. C’est de leur droit. Les forces de « l’ordre » intervinrent sans ménage aucun pour déloger les « intrus ». Les victimes passèrent la nuit dans un terrain vague sous la pluie, encerclés par divers corps de répression. Seules les militant-es de l’AMDH étaient là.
- Le mercredi, 1er décembre 2010, furieux, désorientés, les habitants de Brahma et d’autres habitants des quartiers populaires occupèrent pendant une demi heure l’autoroute, interrompant ainsi la circulation. Aucune violence, aucune destruction, les sinistrés expliquaient poliment aux usagers les raisons de cette occupation de quelques minutes : nous voulons seulement attirer l’attention des autorités.
Les gendarmes arrivent et demandent des représentants de Brahma pour dialoguer avec le gouverneur. Six citoyens se portent volontaires. Ils se retrouveront en prisons à Casablanca avec des chefs d’accusation graves : minimum 5 ans de prison ferme.
- Des militants, les familles des 6 détenus, les représentants des quelques grands bidonville créèrent le « Comité de défense et de l’action pour la libération des détenus et de la solidarité avec les victimes des intempéries et de l’exclusion ».
Fkir du Comité de Mohammedia: il n'est absolument pas question de laisser tomber les victimes des politiques de l'Etat
- Après 1mois 25 jours, les innocents ont été présentés au juge d’instruction qui à décidé de les libérer, tout en restant à sa disposition. C’est une libérté provisoire.

- Aujourd’hui, le bidonville est complètement rasé, les familles ont bénéficié des lots de terrain (80 à 86 mètres carrés pour 2 famille : RC+2), contre 20 000dh (moins de 2 000 euros) par famille. Subsistent encore 3 baraques, problème en « voie de résolution » selon les habitants.
Les habitant-es sont en fête : libération de leurs représentant + lot de terrain+promesse de facilités de paiement. C’est le fruit de la résistance.
Pendant ces semaines, un mouvement de solidarité avec ces victimes de l’arbitraire s’était développé.
-Le comité de suivi du dossier de l’habitat à Casablanca et le Comité de Mohammedia ont organisé ensemble des réunions au sein du siège d’ANNAHJ ADDIMOCRATI, plusieurs sit in devant la wilaya du grand Casablanca.
Le Comité de Mohammedia a organisé avec l’AMDH, section de Mohammedia plusieurs activités de solidarité, de sensibilisation…(conférence de presse, rencontre avec les avocats, sit in…)
Plusieurs organes de presse ont assuré la couverture des luttes des victimes : Libération, AHDATH AL MAGHRIBIA, ANNAHJ ADDIMOCRATI, Bayane Al Youm, Al massae, l’Observateur, Actuel, la nouvelle TRIBUNE, Assabah, des chaînes de radio privées…
Au niveau des forces politiques, seul ANNAHJ ADDIMOCRATI (localement et à l’échelle nationale) a pris ouvertement position (communiqués…)et a ouvert son local aux victimes des politiques anti sociales de l’Etat. Abounasr et Fkir, tous deux membres du CN d’ANNAHJ assurent respectivement la coordination du comités de Casa et celui de Mohammedia.

Le comité se réunit ce soir pour évaluer les résultats et décider de son avenir
La prise de conscience, la lutte des masses, l’organisation, la clarté des objectifs à cours terme, à moyen terme et à long terme est la seule voie du salut.
L’électoralisme à la makhzenienne, le terrorisme (critiqué déjà par les communistes à la fin du 19ème siècle), l’élitisme, l’élaboration de schémas de la révolution entre les quatre murs ne constituent en aucun cas des alternatives fiables.
Voir vidéos et photos
http://www.youtube.com/watch?v=bYzIdyhvMo0
http://www.youtube.com/watch?v=k8amfrStR1Y
http://ww.youtube.com/watch?v=qouKBnLV7ec
http://www.youtube.com/watch?v=TwrewRQq_pU


La marche nocturne vers les vestiges du bidonville Brahma Lhafra

L'amertume d'un jeune Marocain

Par Mahdi Zahraou, 22/1/2011i
Mouvementées étaient les précédentes journées pour nos frères tunisiens : une révolte de tout un peuple qui a fini par faire vaciller le trône du despote Ben Ali après un joug de 23 années d'oppression et de censure où certes le pays reflétait l'image de la meilleure croissance économique de la région, mais où les droits d'expression et de pratiques religieuses étaient en constante régression.
Je vous épargnerai les détails de la révolte de Sidi Bouzid tellement on a appris ses détails ces derniers jours.
Il a suffit qu'un jeune désespéré s'immole par le feu pour que ses compatriotes sortent en masse réclamer la liberté dont ils ont été privés pendant deux longues décennies.
Six mois auparavant, des chômeurs ont eu recours au même acte d'Elbouazizi devant l'édifice du parlement, mais en vain : ils étaient au Maroc, au Maroc où la façade du parlement est devenue un endroit touristique où vous rencontrez quasiment tous les jours des sit-in et des pancartes levées aux quelles on n'accorde plus aucune importance.
Les Marocains se sont révoltés maintes fois : Sidi Ifni, Sefrou, ElHoceima, Casablanca, pendant des périodes différentes ces villes ont connu une désobéissance civile qui a été opprimée par le Makhzen. Mais cela n'a pas eu d'envergure sur l'échelle nationale.

Pourquoi donc le Maroc n'a-t-il pas eu la chance de la Tunisie ou plutôt son courage à toute épreuve ?
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, la flamme du patriotisme a longtemps quitté le cœur de moult citoyens qui ne se reconnaissent plus à la patrie. Tandis qu'en Tunisie le peuple s'est uni autour de la patrie sans aucune référence idéologique ou religieuse avec une spontanéité et un courage miraculeux.
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, dès que vous commencez à dire la vérité unanimement connue par tous, on vous dit taisez-vous "rah ghadi icheddouk, rah ghadi iteyyrouk ", on ne reconnait même plus ses propres droits grâce aux bienfaits de l'ignorance que l'on apprécie tant.
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, le pain, l'huile et le thé sont plus importants que la liberté, les droits de l'Homme, l'égalité, la justice et l'équité.
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, des slogans tel "7mar et bikhir" sont devenus l'effigie de toute une génération.
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, on s'est tellement habitué à la langue de bois nous disant que cette époque est largement mieux que celle qui la précédait. Certes c'est vrai sur une multitude de points, n'empêche que si les jeunes de ces jours passés avaient adopté le même discours et le même laxisme on ne serait pas ce qu'on est aujourd'hui. Les choses peuvent être largement mieux que ce qu'elles sont aujourd'hui.
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, corruption et clientélisme sont devenus des concepts que l'on admire et que l'on ne recherche plus à éliminer.
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, il y a plus d'analphabètes que d'instruits, et même ceux qui prétendent être éduqués ne savent faire la différence entre une démocratie et une pièce théâtrale où l'on se moque d'eux.
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, on a une constitution désuète de cinquante ans qui puise dans les fondements du féodalisme et de l'oligarchie médiévale peinte avec les couleurs de la modernité à deux sous et adulée par des millions d'aveugles.
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, …
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui ,...
Parce qu'au Maroc d'aujourd'hui, …
Excusez-moi, camarades tunisiens de vous envier de nous avoir donné une des plus belles leçons de nos vies.
Que votre futur soit illuminé par la lueur d'Elbouazizi et guidé par les âmes des héros qui ont donné leurs âmes à leur patrie.
Quant à nous, que la peur quitte nos cœurs, l'ignorance nos cerveaux et la négligence nos âmes.
lakome.com

Le centre Robert F. Kennedy découvre des preuves d’abus, de torture et d’emprisonnement arbitraires croissant au Sahara Occidental

WASHINGTON, 18 janvier 2011 – La torture, les détentions et les arrestations arbitraires, l’incapacité de poursuivre des procédures pénales, et la répression des civils par les forces du gouvernement Marocain sont des choses communes au Sahara Occidental, selon les découvertes faites au cours d’une visite récente à El Aaiun effectuée par le Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme.
La chef de file des droits de l’homme au Sahara Occidental, Aminatou Haidar, lauréate 2008 du Prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme, a accueilli le 11 janvier dernier jusqu’au 14 janvier la délégation afin d’examiner les violations des droits de l’homme prétendument commises par les forces de sécurité Marocaines contre les Sahraouis. Les personnes ayant participé à cette mission d’information étaient les suivantes : la Directrice Générale du centre RFK Lynn Delaney, la Directrice du Centre pour les droits de l’homme Monika Kalra Varma et la représentante légale Mary Beth Gallagher. Bien que la capacité de la délégation à travailler ou à se déplacer librement n’ait pas été entravée, elles demeuraient constamment sous surveillance par le biais de policiers en uniforme et en civil.
Les indices de répression, de limitation de la liberté d’expression et de discrimination économique et sociale des Sahraouis, ainsi que la violence sponsorisée par l’État sont emblématiques de la situation locale concernant les droits de l’homme. Ce contexte, conjointement avec la violence qui a éclaté le 8 novembre 2010, lorsque les forces de sécurité Marocaines ont démantelé un camp établi par des résidents du Sahara Occidental afin de protester contre la discrimination sociale et économique, renforce le besoin de contrôle impartial de la communauté internationale en termes de droits de l’homme. Le Centre RFK condamne fermement les violences commises des deux côtés lors du démantèlement des camps de protestation ayant eu lieu en Novembre.
La délégation du centre RFK a rencontré plus de deux douzaines de victimes d’abus, de torture et d’emprisonnement et leurs familles lors de ce voyage, ainsi que les représentants du gouvernement Marocain et les représentants de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO). « Les abus à l’encontre des droits de l’homme continuent, et le pic de violence résultant du démantèlement du camp Gdyam Izik est alarmant » confie Varma. « Il existe des indices accablants d’abus, de harcèlement ou de torture ayant eu lieu avant et après les violences, et le travail d’Aminatou Haidar et de ses collègues défenseurs des droits de l’homme est hautement risqué dans ces conditions. »
«Le fait qu’il n’y ait aucun mécanisme de contrôle international des droits de l’homme au Sahara Occidental alors que la situation empire est inacceptable » a déclaré Varma. Le centre RFK propose depuis longtemps au Conseil de Sécurité l’ajout au MINURSO d’une composante ayant trait aux droits de l’homme afin de contrôler la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental et dans les camps de Tindouf en Algérie.
«Je souhaite que la visite de la délégation du centre RFK et les entretiens faites avec les victimes sahraouies des violations des droits de l’homme aillent clarifier d’avantage pour le les membres de la délégations la situation alarmante des droits de l’homme au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain » disait Haidar. «L’intervention ferme en sa faveur par des Etats Unis et partout dans le monde entier par des nations libres est nécessaire pour mettre fin à la souffrance du peuples sahraoui. »

Le centre RFK publiera sous peu un rapport détaillant ses découvertes.
Aminatou Haidar, Lauréate 2008 du Prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme
Le centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme s’engage dans un partenariat à long terme avec les lauréats RFK des droits de l’homme afin de soutenir les mouvements de justice sociale durables. Étant l’une des défenseures des droits de l’homme les plus éminentes du Sahara Occidental et la presidente du Collectif des defenseurs saharaouis des droits de l’homme (CODESA), Aminatou Haidar promeut les droits civiques, politiques, sociaux, culturels et économiques du peuple du Sahara Occidental, y compris la liberté d’expression et d’association et l’autodétermination. Madame Haidar travaille au moyen de la non violence afin d’organiser des manifestations pacifiques pour dénoncer les abus perpétrés par le gouvernement Marocain. Malgré des années d’emprisonnement illégal, de torture et d’abus sous le régime Marocain, Madame Haidar continue d’encourager les Sahraouis à chercher, au travers de moyens non violents, la réalisation de leurs droits fondamentaux.
Pour les journalistes désirant organiser une interview, veuillez contacter :
Josh Karlen, Directeur de la Communication
Centre RFK
karlen@rfkcenter.org
917-671-6803
source : Saharadocs

mardi 25 janvier 2011

Une délégation de la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains en visite de solidarité à Tunis


Coordination Maghrébine
des Organisations des Droits Humains -CMODH-
-Secrétariat-
Communiqué

Par le Coordinateur de la CMODH,Abdelhamid AMINE, Rabat, 24/1/2011
Une délégation de la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains (CMODH) composée du Coordinateur Abdelhamid AMINE et de Mr Mohamed ELHADJ SIDI (responsable de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme) s’est rendue le 21- 22 - 23 janvier 2011 à Tunis en visite de solidarité avec les organisations des droits humains tunisiennes, les démocrates tunisiens et l’ensemble du peuple tunisien en lutte pour se débarrasser du régime dictatorial de Ben Ali et pour instaurer les fondements de l’Etat de Droit et d’une société de citoyenneté respectant l’ensemble des droits humains :
La délégation de la CMODH est partie en compagnie de 5 défenseurs des droits humains responsables dans des associations marocaines des droits humains.
- Association Marocaine des Droits Humains : Samira Kinani
- Forum Marocain pour la Vérité et la Justice : Abdelbaki Yousfi et Fatima El Manouzi
- Ligue Marocaine de Défense des Droits de l’Homme : Abderrazzak Boughanbour
- Amnesty International – Section Maroc : Salah El Abdallaoui
Rappelons qu’en 2009 lors d’une tentative de visite en Tunisie du Coordinateur de la CMODH, il a été refoulé de l’aéroport et n’a pu accomplir sa mission.
La délégation de la CMODH en compagnie des membres des associations marocaines sus-cités ont pu vivre l’ambiance de ferveur militante qui règne à Tunis, rendre visite et discuter avec le secrétaire général de l’UGTT, tenir une réunion de travail dans une ambiance chaleureuse au local de la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme, avec nombre d’ONG tunisiennes.
Des discussions informelles ont eu lieu également avec des représentants de diverses forces démocratiques tunisiennes.
Tout en se félicitant du succès de la mission de la CMODH à Tunis, on remerciera tous ceux et celles qui y ont contribué, en affirmant que la CMODH continuera à suivre de près la situation en Tunisie et à apporter son total soutien aux défenseurs des droits humains et aux démocrates de ce pays.

Liesse populaire à Mohammedia : ils sont libérés !

Mohammedia a vécu un événement historique.

Par Ali Fkir,  coordinateur du COMITE....de Mohammedia, 25/1/2011
Tôt le matin du 25 janvier 2011, des dizaines d'habitant-es de Brahma, des militant-es solidaires ont pris des bus pour se retrouver devant la cour d'appel à Casablanca, où devrait débuter l'instruction des 6 innocents du douar Brahma Lhafra détenus depuis le 1er décembre 2010. Ils risquaient des peines allant de 5an à 20 ans.
A 10h du matin des dizaines d'habitant-es de Casablanca ont rejoint ceux et celles de Mohammedia.
Le sit in a commencé à 10h un quart. Tout le monde a scandé des slogans exigeant la libération des innocents.
Vers 12h30, le militant, Maître Abdeslam El Bahi, l'avocat volontaire du "Comité de la défense et de l'action pour la libération des prisonniers...de Mohammedia" annonça la décision du juge d'instruction de libérer les détenus.
C'est la joie la joie générale !
Vers 17h, c'est l'entrée triomphale des ex détenus à Mohammedia. C'est la liesse populaire. Du jamais vu à Mohammedia!.Les habitant-es des quartiers populaires sont descendu-es dans les rues pour accueillir les victimes de l'arbitraire.
Tout le monde, je dis bien tout le monde scandait des slogans faisant l'éloge de l'AMDH.
Les militant-es de l'AMDH, du Comité de solidarité ont été "étouffés" par les embrassades des habitant-es.
Les habitant-es ont respecté les consignes du comité...de Mohammedia:
- Pas de banderole à part celle du douar Brahma, celle du Comité et deux pancartes de l'AMDH
- Pas de drapeaux
- Pas de photos à part celles des détenus
- Pas de slogans à part ceux relatifs à la libération des détenus et ceux relatifs à la lutte pour un habitat salubre
Les milliers des citoyen-nes en marche ont respecté
Le militant Abdeslam El Bahi, ex détenu, militant du PSU, avocat du barreau de Casablanca, avocat des 6 détenus de Brahma Lhafra au nom du COMITE...de Mohammedia

NON VOUS NE RÊVEZ PAS.......

par Samira Kinani,23/1/ 2011

LA JOIE
LA LIESSE POPULAIRE
UN SENTIMENT DE FRATERNITÉ
UN SENTIMENT DE CAMARADERIE
LES MARCHES
LES SIT IN
LES DISCUSSIONS
BATTENT LEUR PLEIN
C'EST UNE AUTRE TUNISIE
QUI NOUS ACCUEILLE
A L' OPPOSÉ DE CELLE QUE J' AI VUE
Y A À PEINE QUELQUES ANNÉES...
MÊME À L' AÉROPORT
LE FLICS SONT SOURIANTS
AYANT TROUVÉ
UN GRAND TRAIT ROUGE SUR LE NOM DE AMINE
LA JEUNE POLICIÈRE APPELLE SON SUPÉRIEUR
ET OUI
LES ARCHIVES DE BEN ALI
SONT ENCORE EN COURS
VITE ARRANGÉ
ON RENTRE ENSEMBLE
AMINE FOULE CETTE TERRE
D' OÙ BEN ALI L AVAIT ÉTÉ CHASSÉ
et on crie en chœur :
"ida cha"bou yawman arada lhayat...."
et on est dans cette Tunisie nouvelle
cette Tunisie qui sourit
cette Tunisie à la langue déliée, enfin
et je vous jure
qu'on a l impression
qu'on connait tout le monde
qu'on est en famille
on parle
on questionne
on est si curieux de comprendre
on se mêle aux masses
qui ne se lassent pas de refuser
qu'on leur vole leur révolution
on les vit
on les savoure
ces moments
qui renforcent notre foi
en la possibilité de changement...
LES FLICS DÉFILENT...
et oui
demandent leur droit au syndicat
pour qu ils soient protégés
contre les "instructions"
on va vers eux
ils nous parlent d'"instructions"
ils nous parlent de leurs conditions de vie
chômage
et seul échappatoire
travailler dans la police
160000 policiers"officiels"
pour une population de 11 millions
même chiffre pour la France de 64 millions d habitants!!!
c'est vous dire
ils demandent pardon au peuple
ils disent qu'ils n'ont pas tiré
que ce sont ceux de la sécurité présidentielle
qui l 'ont fait
l' un d'eux brandit une pancare
"3awn chourta
wald cha3b ma9hour"
les réactions sont mitigées
y a ceux qui considèrent
que tout le peuple a été victime de la dictature Ben Ali
y a ceux qui considèrent qu'il faut qu'il y ait jugement de responsables....

LES ARTISTES/ÉCRIVAINS
manifestent
dans la joie
au son de la musique
"chtah chtah ou frah
dictateur tah"

LE SYNDICAT
dont le SG était dans les bonnes grâces de Ben Ali
n'a pu
sous la pression des bases
des unions régionales
que suivre la voix/la voie du peuple
et beaucoup de manifs
ont pour ligne de départ son local..

LES JEUNES
nombreux
nombreuses
avec des slogans clairs
un enthousiasme
et toujours armé/es de leurs caméras
leurs portables
pour enregistrer
ces moments historiques
ces moments uniques
nous allons un peu partout
le cœur gonflé de joie
parfois avec un petit sentiment de peur
car nombreux ceux
qui n'hésiteraient pas
à utiliser tous les moyens
même les plus invraisemblables
pour essayer d'avorter
ce rêve
pour essayer d'avorter cette révolution
UNIQUE
les voix enrouées des jeunes
me rassurent
et l' enthousiasme de tous les opprimés
pour cette révolution me réconforte
et je serai rassurée
si toutes et tous
nous à qui ce peuple
a donné ces merveilleux moments de bonheur
étions au niveau
de la défendre cette révolution
en la propageant
en dénonçant tous ceux
qui oseraient y toucher
les moyens?
je n 'ai pas de recette magique
mais je suis sûre
que comme le peuple tunisien a trouvé sa voie
on le saura aussi

DE LA PHASE DU DÉSESPOIR
À CELUI DE L' ESPOIR
DE POUVOIR CHANGER LES CHOSES !!

France : Pétition de soutien citoyen à Sihem Souid

Collectif de soutien citoyen à Sihem Souid

Bavures, homophobie, racisme, sexisme, politique du chiffre et même abus de pouvoir et pressions : c'est aussi le quotidien de certains fonctionnaires de police, garants de l'ordre public comme des valeurs de notre République.
Sihem Souid a vécu cela de l'intérieur, et a recueilli témoignages, documents, comptes-rendus, rapports, procès-verbaux et ne fait que décrire des vérités.
Le collectif de soutien à Sihem Souid est un collectif citoyen, humain, qui défend les valeurs de la République et de notre Démocratie, dans une société ou chacun a des droits, comme des devoirs et des obligations.
Le combat mené par Sihem Souid est juste et courageux, un combat d'honneur et de droit, un combat digne et responsable, un combat citoyen, un combat réellement humain et exemplaire, celui de défendre une police républicaine et légitime, c'est ce que défend également le Collectif.
Mais c'est aussi celui d'avoir le courage d'alerter l'opinion comme les politiques sur des faits condamnables et inacceptables qui méritent un aménagement nécessaire afin d'éviter que de tels faits, décrits précisément dans son ouvrage "Omerta dans la Police", ne se reproduisent, parce que cette Police, notre Police nationale que nous aimons, faite d'hommes et de femmes, qui servent au quotidien, est une Police qui se doit d'être exemplaire et de servir la collectivité comme le citoyen.
Nous soutenons pleinement Sihem Souid et nous en appelons à une mobilisation importante et réellement citoyenne, dans chaque ville, département et région, pour relayer l'information sur son combat, lui apporter un soutien moral et médiatique, politique et associatif.
Nous avons besoin de vous !
Oui j'adhère, et je signe cette pétition en ligne et marque ainsi mon soutien public à Sihem Souid dans ce combat responsable, digne, et républicain. 
Vous pouvez signer la pétition publique à l'adresse suivante
Merci de votre engagement.
Les signataires
La Pétition de soutien à Sihem Souid, auteure de "Omerta dans la Police", sera adressée au Collectif de soutien citoyen à Sihem Souid. Elle est créée et écrite par la communauté Collectif de soutien citoyen à Sihem Souid.
Cette pétition se trouve hébergée sur Internet sur le site Pétition Publique qui met à disposition un service public gratuit pour les pétition en ligne.
Au cas où vous auriez une question pour l’auteur de la pétition, vous pourrez l’envoyer par l’intermédiaire de la page de contact ci-dessus.
Service communication LDH