- La marche du défi & de la persévérance organisée aujourd'hui 31 mars 2013 par les habitants de la commune rurale d'IMIDER province Tinghir.
مسيرة التحدي و الصمود التي نظمتها ساكنة جماعة إميضر اليوم 31 مارس 2013، موازاة مع الإعتصام المفتوح الذي يخوضونه منذ غشت 2011،
المسيرة جائت للتاكيد على الصمود و مواصلة النضال السلمي حتى تحقيق الحقوق الإقتصادية و الإجتماعية، وكذا رفضا لكافة الحلول الترقيعية و محاولات الإلتفاف و الركوب علي نضالات الساكنة.
إميضر: الشعب الصامد الذي لا ييأس رغم القمع و السجون
... تحية نضالية للجميع
http://www.facebook.com/Amussu.96Imider
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Par Ziad Baroud Baroud, 2/4/2013 6 Mouvement : sur la voie de 96 – ImiderCompte-rendu de manifestation du 31 mars 2013La population de la commune d'Imider affirme maintenir la lutte pacifique de dignité qui se prolonge depuis plus de 20 mois au sommet du mont "Albban", tandis que les tentatives d’approches, de contournement des droits des habitants et d'autres manœuvres entreprises par la société minière connaissent un échec total.Ce jour, après l'appel du mouvement sur la voie de 96 - Imider - les habitants de la commune (femmes, hommes, enfants, jeunes et vieux) affluèrent des villages dispersés autour de la mine d'argent en vue de participer à la marche « Du défi et de persévérance », La marche se dirigeait jusqu'au lieu du sit-in en passant par la route nationale 10 dans un ordre impeccable, en dépit de la chaleur qui a marqué ce jour.Durant la marche…Un agent dépendant des autorités manifestait des actes de pression et de harcèlement envers les touristes de passage qui prenaient des photos ou tentaient de s'informent sur l'événement, visant ainsi une fois de plus à isoler le mouvement et les manifestants. Des patrouilles de gendarmes traversèrent les villages de la commune pour semer la terreur. Une voiture appartenant à la gendarmerie royale et qui était censé veiller au bon déroulement de la marche, filmait les activistes.Après un repas collectif, préparé par des femmes résistantes, les manifestants se sont organisés formant un cercle de discussion (AGRAW). Ils ont annoncé ouvertement leurs défis et leurs persévérances envers toutes les approches orientées contre leur lutte pacifique pour des droits légitimes (mépris, arrestations, tentatives de contournements de revendications...) et ils les ont considérés comme une incitation à la distinction, une menace franche de la paix sociale et une atteinte aux efforts déployés par les populations locales pour atteindre un développement durable réel.Dans le même contexte, les indignés ont dénoncé la propagande utilisée par la société minière en vue de désinformer l'opinion publique concernant la réalité de la situation actuelle, le black out médiatique imposé à la cause d'Imider par les médias publics ainsi que la protection des captages d'eau illégaux par des forces publiques pour le compte d'une entreprise privée.Ce jour de protestation a connu aussi la participation intensive des élèves qui ont repris la protestation. La tension monte !!! après la neutralité montrée par les responsables locaux et provinciaux vis à vis des promesses faites, lors des rencontres qui les ont liés quelques semaines avant le début de la grève estudiantine, pour revendiquer des conditions d'apprentissage les plus banales (laboratoires, bibliothèques, ordinateurs, transport...).LES HABITANTS DE LA COMMUNE RURALE D’IMIDER DEMANDENT LA RÉALISATION IMMÉDIATE DE TOUS LEURS DROITS LÉGITIMES ET AFFIRMENT LEUR ATTACHEMENT À L’OUVERTURE D’UN DIALOGUE SÉRIEUx, AINSI QUE LA FIDÉLITÉ À LEUR LUTTE PACIFIQUE JUSQU'À L’OBTENTION DE LEURS DROITS ET DE LEUR DIGNITÉ USURPÉE DEPUIS PLUS DE 43 ANS.

lundi 1 avril 2013
Point hebdomadaire double N°16 et 17 sur la campagne de parrainage des prisonniers politiques au Maroc
![]() |
Association
de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue
des Suisses 92000 Nanterre
|
![]() |
Point
hebdomadaire double (n°16 et 17) sur la campagne de
parrainage
Le vendredi 29 mars, un vent de liberté a soufflé sur Casablanca
quand les portes de la prison d’Oukacha se sont ouvertes pour laisser sortir les
deux figures emblématiques du mouvement 20-Février, le poète Younes Belkhdim et l’artiste rappeur Mouad
Belghouat, alias Elhaqed. Les autorités pénitentiaires ont préféré
les faire sortir très tôt dans la nuit du jeudi à vendredi (minuit passée de
quelques minutes) pour éviter tout attroupement et rassemblement devant les
portes de la prison. Tou-te-s leurs ami-e-s et camarades du mouvement
attendaient effectivement ce jour après exactement un an de détention. L’ASDHOM
qui les avait mis sur ses listes des parrainés, tient à les féliciter d’avoir
retrouvé les leurs la tête haute. Elle félicite également leurs familles, le
mouvement 20-Février au Maroc sans oublier leurs parrains et marraines qui,
depuis la France, n’ont cessé de leur apporter le soutien dans le cadre de cette
campagne de parrainage. Leurs parrains et marraines peuvent désormais se tourner
vers d’autres prisonniers du 20-Février, comme par exemple ceux d’Al-Hoceima ou
de Tanger au Nord du Maroc ou encore ceux d’Agadir dans le Sud, qui, eux,
restent malheureusement derrière les barreaux.
Si Mouad et Younes ont quitté la
prison, d’autres militants du mouvement 20-Février y sont récemment condamnés
pour des motifs fallacieux comme la plupart des chefs d’accusation portés
dernièrement contre les participants aux mouvements de protestation : trafic de
drogue, violences à l’égard d’agents de la force publique, destruction de biens
publics, etc.
C’est le cas du militant Mohamed El-Houari, arrêté le 18 mars et
conduit à la prison locale de Tanger
où il va découvrir qu’il a été condamné par contumace à 6 mois de prison ferme sans aucune
explication ni possibilité de faire appel. Il a publié un communiqué le 28 mars
où il explique les conditions de son arrestation, dénonce le déni de droit à un
procès équitable et où il entend entamer une grève de la faim pour réclamer ses
droits.
D’autres arrestations et
condamnations ont eu lieu à travers le pays. Nous les résumons et insérons parmi
les informations que l’ASDHOM reçoit régulièrement sur les groupes proposés au
parrainage :
El-Jadida (Jorf
Al-Asfar, nouveau) : Les habitants des communes
voisines du complexe chimique de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) à Jorf
Al-Asfar, non loin d’El-Jadida, se sont rassemblés, le 11 mars, devant ledit
complexe pour protester contre leurs conditions de vie et réclamer des emplois
ainsi que des indemnisations pour l’expropriation dont ils étaient victime. Les
forces de l’ordre se sont intervenues avec violence et ont procédé à des
arrestations parmi les jeunes présents. Six jeunes ont été traduits devant le
tribunal le vendredi 22 mars et condamnés à
des peines allant de 2 mois à un an de prison ferme. Il s’agit de Nourdine
Al-Asri, Saïd Semlali, Abdelkrim Jarmoun, Abdelhaq Jarmoun, Ahmed El-Khaldi et
Rachid Makhlas. Les avocats de la défense ont dénoncé un procès
injuste et réclamé leur libération immédiate. L’ASDHOM déplore cette justice aux
ordres qui fabrique des victimes de violations de droits. Elle recueillera les
informations et les données concernant ces six jeunes pour les proposer bien
évidemment au parrainage.
Meknès- Groupe
UNEM : Les cinq prisonniers politiques de l’Union Nationale des
Etudiants du Maroc, en attente de procès à la prison Toulal 2 de
Meknès, ont entamé une grève de la
faim depuis lundi 11 mars pour alerter l’opinion publique sur leurs
conditions de détention, réclamer un procès équitable au plus vite, demander de
les isoler des prisonniers de droit commun, bénéficier des soins et de visites
et pour dénoncer la mise au cachot ainsi que les insultes et les agressions dont
ils sont régulièrement victimes. Rappelons que M. Gilles Deloustal, leur parrain français, a saisi et
interpellé récemment les autorités marocaines sur leurs conditions
carcérales. (Voir Rubrique
Témoignages et lettres)
Agadir- Groupe
UNEM (Nouveau) : Comme à la prison Toulal de
Meknès et au même moment, un autre groupe de quatre militants de l’UNEM à Agadir mène
une grève de la faim de soutien. Il s’agit de Nourdine Abdelouahab, arrêté à Mhamid El-Ghizlane et
condamné à 2 ans et 8 mois pour sa participation aux protestations des habitants
de sa ville ainsi qu’au mouvement 20-Février à Agadir où il étidie, d’Omar
Labtah (2 ans, de Balghit Lakdimi (2 ans) et de Boubker Lahbib (2
ans). L’ASDHOM les ajoutera à ses listes de candidats au parrainage
dès qu’elle aura reçu tous les éléments les
concernant.
Groupe Sahraouis-Gdeim Izik à Salé
1 : Un groupe
d’organisations, indignées par les condamnations lourdes prononcées le 17
février dernier par le tribunal militaire de Rabat à l’encontre des 25 militants
sahraouis de Gdeim Izik, a adressé le 25 mars une déclaration
sous forme de plaidoyer à plusieurs institutions et personnalités diplomatiques
dont Mrs. Ban Ki Moon et Christopher Ross. La lettre,
signée par l’ACAT, l’ASDHOM, l’AIJD, l’AMDH,
le BIRDSHO, le CCFD, la CIJ-Suède et le MRAP, demande
entre autres « que
les accusés soient immédiatement remis en liberté et que si une nouvelle
procédure devait être engagée, elle le soit devant les juridictions de droit
commun, dans le respect des droits de la défense et des règles de
preuve. »
Vous trouverez cette lettre sur la
rubrique Témoignages et lettres du
site de l’ASDHOM.
S’agissant du groupe, l’ASDHOM a
reçu les nouveaux numéros d’écrou après les condamnations et elle va procéder à
la réactualisation des fiches de tous les
concernés.
Par ailleurs, Naâma Asfari, l’un du groupe, condamné à 30
ans, a publié une lettre relative au procès dont il était victime. Vous
trouverez également sa lettre traduite au français sur la même rubrique Témoignages et lettres. Sa femme,
Claude Mangin, lui rendra visite
dans les mois prochains et profitera de l’occasion de lui transmettre ainsi
qu’aux autres membres du groupe vos sympathies et mots de soutien. N’hésitez pas
à la contacter à travers l’ASDHOM.
Toujours concernant ce groupe,
Hassan Dah, un jeune de 26 ans,
lui aussi condamné à 30 ans de prison ferme, entretient dans le cadre de notre
campagne de parrainage une correspondance avec sa marraine, Marie-Josée Fressard, de l’association Solidarité Maroc 05 à Gap. Elle vient de
publier sur son blog un témoignage reçu récemment sur son expérience carcérale.
Voir le blog suivant :
Groupe
Sahraouis Aït-Melloul : L’Association des Travailleurs Maghrébins de
France-section Rennes (35) a décidé de parrainer le prisonnier
sahraoui Mohamed El Bassraoui,
incarcéré à la prison d’Aït-Melloul, non loin d’Agadir. Une lettre dont l’ASDHOM
a reçue une copie lui a été adressée dans ce sens. Voir rubrique Témoignages et lettres.
Zayou-Nord-Est
du Maroc : Nous avons signalé dans nos
précédents points hebdomadaires l’arrestation de sept militants du 20-Février et de l’ANDCM (Diplômés
Chômeurs) à Zayou au début de mars et qui devaient être traduits en
liberté devant le tribunal de Nador. L’AMDH
de la région orientale a organisé, le samedi 23 mars, une caravane de solidarité avec ces militants.
Cette caravane, partie de Berkane, avait pour but de dénoncer le siège dont fait
l’objet la ville de Zayou depuis la marche de protestation de la population et
de réclamer la libération des sept militants et le respect des libertés
fondamentales.
Groupe Belliraj
à Salé 2 : Plusieurs artistes belges se
joignent au comité de soutien à Ali
Aarrass pour organiser le 1er avril : 5 heures pour Ali Aarrass parce que 5 ans de détention
arbitraire, ça suffit !
Rappelons que ce Belgo-Marocain a
été extradé par l’Espagne au Maroc alors que le juge Baltasar Garzon avait mené
une instruction qui l’avait innocenté de tout fait de « terrorisme » que lui
reproche l’Etat marocain.
Pour clore ce double point
hebdomadaire, nous vous informons qu’au même moment où des membres de l’ASDHOM
se trouvaient à Tunis pour le Forum Social Mondial 2013, un de ses
administrateurs, Abid El Khattabi,
s’est rendu à Bruxelles le 23 mars pour assister à la conférence organisée par
nos amis de l’AMBDH sur « le suivi des recommandations de l’IER en matière de
disparition forcée au Maroc ». Le cas de Houcine El-Manouzi, enlevé le 29 octobre
1972 à Tunis, a été traité en présence de son frère Rachid
El-Manouzi.
Cette conférence a été suivie
d’une rencontre entre les associations marocaines des droits de l’Homme en
Europe dans le cadre du Collectif Al-Haqiqa
(Vérité) qui a été créé au moment de la mise en place par l’Etat
marocain de l’Instance Equité et Réconciliation pour tenter de solder le passif
des droits de l’Homme des années de plomb. Un
communiqué sera bientôt rendu public pour annoncer la poursuite des activités de
ce collectif qui a toujours sa raison d’être étant donné que le dossier de la
disparition forcée et les enlèvements au Maroc reste
d’actualité.
Concernant la campagne de
parrainage, l’ASDHOM continue sa tournée de sensibilisation en se rendant à
l’ATMF-Argenteuil (95) qui
l’invite lors de la réunion de son conseil d’administration du samedi 13 avril.
Pour le bureau
exécutif
Ayad
Ahram
Président de
l’ASDHOM
Paris, le 1er avril
2013
Priorités de développement pour l’après 2015 L’ONU consulte les Marocains
Rachid Loudghiri, AuFait,
Dans le cadre consultations sur les objectifs de développement de l’après-2015, un Forum bilan s'est tenu jeudi à Rabat. Les premiers retours font ressortir une attente concernant l'accès aux soins pour tous, le resserrement des inégalités sociales et l'amélioration du système éducatif.
Bruno Pouezat (d), coordinateur résident des Nations Unies
au Maroc, aux côtés des ministres de la Fonction publique et de la
modernisation, Abdeladim El Guerrouj (g) et des Affaires générales et de
la gouvernance, Mohamed Najib Boulif (c). /DR
| Bruno Pouezat |
La démarche, qui a servi pour la réflexion engagée autour de “l’avenir que nous voulons” pour l’après 2015, est inclusive, participative et transparente. Les personnes consultées ont estimé que les actions prioritaires à engager dans l’immédiat doivent se focaliser sur l’amélioration du système éducatif, un meilleur accès pour tous à des soins de qualité et l’éradication de la pauvreté et des inégalités sociales.
“Nous nous sommes efforcés
de donner la voix à des groupes souvent ignorés. Cependant, le nombre
des personnes touchées n’est qu’un échantillon modeste pour participer
au dialogue global sur l’avenir que nous voulons.”
Bruno Pouezat, coordinateur résident des Nations Unies au Maroc
En
plus de partenaires institutionnels, du secteur privé, de l’université,
des médias, des missions diplomatiques, de la société civile et des
MRE, la parole a cette fois été donnée aux sans voix, aux populations
vulnérables, tel les personnes à besoins spécifiques, les
professionnelles du sexe ou les grands malades.Une centaine de réunions préparatoires ont été nécessaire pour déblayer le terrain. Une trentaine de consultations auprès de plus de 800 personnes ont été réalisées, dont 14 groupes focus avec des populations marginalisées. L’ensemble des conclusions des consultations réalisées au niveau de 90 pays (50 à l’origine) alimenteront l’émergence d’un consensus global sur l’agenda de développement post-2015, qui sera discuté par l’Assemblée générale des Nations Unies dès l’automne 2013.
Des attentes concrètes et urgentes
Les
personnes consultées sont impatientes et réclament des actions
immédiates, mais leurs rêves ne sont ni utopiques, ni irréalisables. Ils
rêvent d’avoir un système éducatif qui permette de produire des
citoyens avec des capacités d’analyse, des citoyens entrepreneurs aptes à
s’assumer et porteurs de projets de développement.Dans ce contexte, le pré-scolaire, indispensable pour l’affirmation de la personnalité de nos enfants en bas âge, pourrait aussi contribuer à la création de ressources et d’emplois.
La mise en place de passerelles entre le collège et la formation professionnelle ou l’intégration de cette formation dans le cursus scolaire, sans attendre que l’élève soit dans l’échec scolaire, serait aussi souhaitable, selon les vœux des sondés. Les élèves devront aussi bénéficier de plus d’opportunité pour s’épanouir à travers des activités d’innovation, de loisir et de sport.
Dans le domaine de la santé, la mise en place d’un système de protection sociale efficace et qui couvre l’ensemble des citoyens du territoire tarde à se concrétiser sur le terrain. Les gens sont de plus en plus révoltés face à l’ampleur du nombre de décès de femmes pendant leur accouchement et des enfants âgés de moins de 5 ans.
En matière de développement économique et de lutte contre la précarité, les gens demandent plus de stabilité politique et de continuité dans l’action administrative. L’essentiel de leurs revendications porte sur la bonne gouvernance, la préservation de l’environnement, l’accès à l’emploi grâce à une formation en adéquation avec les emplois offerts, la parité homme-femme, une justice plus équitable, la lutte contre la corruption, l’impunité et les inégalités sociales et économiques.
Dans le cadre d’un aménagement du territoire plus équitable, les jeunes ruraux demandent à ce que les richesses tirées de leur territoire (produit miniers, phosphate, agriculture, énergie renouvelable…) soient mis en premier lieu au service du développement local. Ils veulent ainsi que leur travail valorise leur environnement quotidien, avant de servir les intérêts du grand capital dans les grandes villes ou à l’étranger.
Le Maroc, le pays où la détention politique est maquillée...
Par Sanae Rakba, Le Mag, 31/3/2013 -
| Hamza Haddi |
Hamza Haddi fait partie de ces jeunes militants du 20 Février, il transpire la générosité, l’amour mais aussi la créativité pour faire évoluer ce mouvement qui lui tient tant à cœur. L’an dernier, Hamza avait tout juste 17 ans quand on le fourre dans la boite à rangement des détenus politiques marocains. Mais sur son dossier judiciaire, plusieurs autres accusations expliquent sa détention : outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions et désobéissance civile, mais aucune allusion à la détention politique.
En fait, l’histoire d'Hamza derrière les barreaux n’est pas le fruit du hasard ! Mais tout commence par un simple problème de logement qui va lui couter 4 mois de prison ferme.
Le père d’Hamza Haddi louait un appartement dans lequel il vivait avec sa petite famille à Hay Al Oulfa à Casablanca. Voulant reprendre son appartement, le propriétaire, qui travaille en tant que policier, exprime cette volonté en agissant en justice. Mr Haddi est en règle, paie la mensualité de son loyer sans aucun retard et le propriétaire n’a pas de motif sérieux qui puisse réellement lui donner raison de rompre le contrat de bail. Quelques jours après, Mr Haddi reçoit une lettre qui explique qu’il a pleinement le droit d’utiliser le logement jusqu’à la fin du contrat, mais deux mois plus tard, il en reçoit une autre, qui contrairement à la première, lui explique qu’il devrait quitter son logement dans les plus brefs délais. Apparemment, la justice marocaine aime bien jouer !
Jusque là, le cauchemar que va vivre Hamza est encore latent et va très vite être déclenché à l’instant même où l’huissier de justice, accompagné d’un policier, va venir sonner à la porte. Dans les escaliers de l’immeuble, un spectacle digne d’une série policière américaine ; une vingtaine de policiers tous monopolisés pour un petit souci de logement. S’agit-il de terrorisme ? Hamza et sa famille sont-ils des dealers de drogue dangereux pour l’ordre publique ?
Interpellé par ce magnifique tableau policier, Hamza, connaissant parfaitement ses droits, demande le départ immédiat des forces de l’ordre afin qu’il puisse discuter calmement avec l’huissier. Après plusieurs minutes de réflexion, l’huissier demande aux forces de l’ordre de quitter les lieux et demande à Hamza et à son grand frère de le suivre au poste de police afin de voir s’il était possible d’allonger la durée de l’utilisation du logement. Les deux jeunes garçons, ne connaissant encore rien aux prouesses de la justice marocaine, s’exécutent sur le champ croyant que tout cela sera réglé dans les prochaines heures.
Arrivés au poste de police, Hamza est séparé de son frère et attend seul dans un bureau avant qu’on ne vienne le menotter tel un assassin en lui annonçant qu’il devra passer la nuit dans une cellule avant de se présenter le lendemain au tribunal pour expliquer la situation au procureur du roi. Une fois dans la cellule, Hamza voit passer son grand frère devant lui, menotté à son tour pour être mis dans une autre cellule. Quelques heures après, son deuxième frère les rejoint afin de passer tous la nuit dans ce somptueux poste de police.
Le lendemain matin, au tribunal, le procureur du roi leur annonce leurs accusations en arborant un ton qui montrait qu’il savait que les trois jeunes garçons les ignoraient. Le frère ainé d’Hamza est accusé de désobéissance civile, d’outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, de tentative de suicide et de port d’arme blanche. Son autre frère est accusé de complicité à un vol, on va aller jusqu’à libérer son « prétendu complice », qui se trouve être le véritable voleur, pour le mettre à sa place. Hamza est le dernier à qui le procureur attribue les accusations, il est accusé, à son tour, d’outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions et de désobéissance civile.
Hamza ne comprenait plus rien à ce qui se passait autour de lui. Dans sa cellule, il est à la fois terrorisé mais également excité de voir la suite de cette histoire pathétique. Il est reçu un peu plus tard dans la journée par un responsable qui lui pose des questions un peu bizarres : Fais-tu le Ramadan ? Crois-tu en Dieu ? Des questions très déstabilisantes n’ayant ni sens ni intérêt dans l’affaire d’Hamza. La justice marocaine ne s’est pas contenté d’être injuste envers Hamza mais elle a osé s’immiscer dans ses libertés individuelles et de le punir pour en avoir usé en toute légitimité. La discussion avec le responsable sera longue, il demande à Hamza, par la suite, de lui donner tous les papiers et les cartes qu’il avait sur lui. Hamza obéit. Mais, une carte attire particulièrement l’attention du responsable. La carte incriminée est celle de l’AMDH (l’association marocaine des droits de l’Homme) dont Hamza est membre, reconnue pleinement et par le gouvernement comme étant une ONG d’utilité publique et Membre Observateur de l’ECOSOC/ONU
Bingo, Le responsable a trouvé le cheveu dans la soupe, le prétexte dont il usera pour montrer la colère qui va pleuvoir sur le pauvre Hamza. Il cria alors : Crois-tu que ce bout de papier me fait peur ? Crois-tu pouvoir être immunisé grâce à cette carte ? Hamza est éberlué par ce sketch maladif. Visiblement, respecter les droits de l’Homme ne fait pas plaisir à ce Monsieur !
Hamza va passer quatre mois en prison sans jamais connaitre la vraie raison de sa détention, ni pourquoi toute cette injustice l’avait choisi. Sorti de prison, il reçoit des appels de personnes inconnus tantôt menaçant tantôt le « conseillant » de ne pas participer aux prochaines manifestations du Mouvement du 20 Février …
L’histoire d’Hamza n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Le Maroc ne cesse de maquiller la réalité afin de préserver une image qui ne lui appartient pas. Un complot de la part de la justice marocaine ou plutôt de l’injustice marocaine afin de justifier la détention politique d’Hamza, sans pour autant oser dire qu’il est réellement accusé d’engagement politique au sein d’un mouvement d’opposition et d’une association pas très appréciés par le système marocain.
Néanmoins, aujourd’hui, les jeunes sont déterminés à combattre cette oppression voilée et qui crée confusion et révolte. Et aujourd’hui, Hamza ne lâche pas prise, il milite et militera pour que son pays puisse respirer, et espère encore y voir gravées les valeurs les plus basiques. Aujourd’hui, même libéré de prison, il sait qu’il n’est pas à l’abri du système. Mais, il continue à crier haut et fort jusqu’à ce que raisonnera partout au Maroc le son de la liberté et de la démocratie.
Le Maroc nage dans la schizophrénie ; les lois inscrites dans le code pénal ou civil ne sont pas toujours celles qui sont appliquées et les articles qui figurent dans la constitution sont nuancés de façon à ce que les marocains ne comprennent jamais leur vrai sens. La plupart des marocains sont très perplexe, ne savant pas ce qu’est la nature de leur pays. Le Maroc ne fait pas partie du printemps Arabe, mais le printemps marocain existe dans toute sa grandeur. Tout se passe dans un silence assourdissant ! Mensonges et complots sont au menu, et l’instabilité politique du pays reste encore taboue devant la médiocrité des valeurs du système judiciaire.
Communiqué : Relax de deux touristes marocaines après quatre jours de rétention administrative.
Par AMDH Paris/Ile de France, 29/03/2013
Le 29/03/2013
Pour tout contact :
E-mail: amdh.paris@gmail.com
Blog: www.amdhparis.org
Facebook: https://www.facebook.com/ AmdhParis
Twitter: https://twitter.com/ AMDHPARIS
Relire : Communiqué suite à l’arrestation abusive en France
Pour diffuser et pratiquer la Culture des Droits Humains.
La chasse aux immigré(e)s continue ! La dignité ne se donne pas, elle s’arrache!
L’Association Marocaine
des Droits HumainsParis/IDF a apporté son soutien à Madame Btissam H.
qui a été arrêtée le 23 mars 2013 à 13h par la police des frontières à
l’aéroport Charles de Gaulle.
L’association a insisté
auprès des autorités compétentes afin qu’elles interviennent pour la
libération de Btissam le plus rapidement possible (Ambassade du Maroc en
France, Ambassade de France au Maroc ayant délivrée le visa de madame
Btissam en date du 21 mars, consulat marocain de Pontoise, ministère des
affaires étrangères marocain).
Le 27 mars 2013, date
de l’audience de madame H. devant le juge des libertés au Tribunal de
Grande Instance de Bobigny, l’Association a pris connaissance de
l’existence d’une autre marocaine, Fouzia, qui était dans la même
situation. Elle a été, logiquement, soutenue par l’AMDHParis/IDF. Les
deux personnes ont été finalement libérées après plus de quatre jours
d’arrestation injustifiée, d’humiliations et de traitements indignes.
Faut il rappeler que le
Ministère des Affaires Étrangères marocain n’a pas jugé utile
d’intervenir tout comme l’ambassade française au Maroc qui nous ont
annoncé qu’elle “ne peut rien faire”. Néanmoins, après une
mobilisation forte, l’Association Marocaine des Droits HumainsParis/IDF
se réjouit de la libération des deux citoyennes marocaines en
remerciant toutes les personnes qui sont intervenues de près ou de loin
pour défendre la dignité humaine. Enfin, Btissam a pu rejoindre son mari
et Fouzia sa famille.
Par ce communiqué, nous tenons à préciser que :
● Nous rappelons, à
l’ambassade du Maroc en France et au Ministère des Affaires Étrangères
marocain, que le devoir et la responsabilité de la représentation
consulaire et diplomatique est de défendre les Marocain(e)s et non pas
d’être des subordonné(e)s de l’administration française ; facilitant les
expulsions des marocain(e)s en délivrant des laissez-passer à la
demande.
● Tant que la logique
qui prime en France et en Europe est une logique sécuritaire, répressive
et antimigratoire, nous aurons d’autres cas similaires à celui de
Btissam et Fouzia. Pour cela, nous appelons tou(te)s les citoyen(ne)s de
France à la mobilisation contre cette logique et à faire pression sur
les autorités marocaines, françaises et européennes pour imposer la
dignité humaine.
L’AMDH Paris/Ile de FranceLe 29/03/2013
Pour tout contact :
E-mail: amdh.paris@gmail.com
Blog: www.amdhparis.org
Facebook: https://www.facebook.com/
Twitter: https://twitter.com/
Relire : Communiqué suite à l’arrestation abusive en France
dimanche 31 mars 2013
L’entêtement a conduit le Makhzen au désespoir
Le Parlement Européen, le Conseil des
Droits de l’Homme de l’ONU, Amnesty International, Human Rights Watch,
le rapporteur spécial Juan Mendez, Ban Ki-moon, tous ont dénoncé les
pratiques inhumaines du Maroc au Sahara Occidental contre une population
civile innocente qui ne fait que revendiquer le légitime droit de
manifester et de s’exprimer.
Même la présence de l’Envoyé Spécial
de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, n’a pas dissuadé
les autorités marocaines.
Au lieu de regarder la réalité en
face, le gouvernement marocain persiste et signe dans la ligne de
conduite consistant à tromper son opinion publique sur la vérité du
conflit qui oppose le Maroc et les Sahraouis.
Au lieu de faire une autocritique,
Rabat sort l’épouvantail de l’Algérie. Chaque fois que la question du
Sahara Occidental a rendez-vous avec le Conseil de Sécurité, le Maroc
donne l’ordre à ses relais médiatiques et associatifs de s’en prendre à
l’Algérie. Le premier ministre marocain, Benkirane, le ministre des
affaires étrangères et même le roi Mohamed VI participent dans la
campagne dans le but de garder le silence du peuple marocain et son
soutien à la folle aventure du Sahara.
Après avoir perdu toutes les batailles
dans la questions sahraouie, pour Rabat, ce serait un cauchemar perdre
aussi celle du soutien du peuple marocain, surtout maintenant que le
Makhzen est affaibli par les vents du Printemps Arabe.
Ainsi, l’Algérie est accusée d’être
derrière le Centre Kennedy pour la Justice et les Droits de l’Homme,
d’être derrière l’acteur espagnol Javier Bardem, d’être derrière la
défaite marocaine dans le Forum Social Mondial de Tunis, etc. Même
l’Envoyé de l’ONU n’a pas échappé aux foudres d’un gouvernement
désespéré qui tire dans toutes les directions pour justifier son
entêtement contre la volonté de la communauté internationale.
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Les militants sahraouis des droits de l'homme, Ghalia Djimmi et Mohamed
Salem Lakhal, ont témoigné des «dures conditions de vie, de la
répression et des atteintes régulières» aux droits de l'homme commises
par le Maroc contre les Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara
occidental, a rapporté dimanche dernier l'agence de presse sahraouie
SPS.
Invités au siège du Parlement européen (PE) par «les Amis du peuple sahraoui» et du Comité belge de soutien au peuple sahraoui, les deux activistes des droits de l'homme ont été reçus par des parlementaires européens qui ont écouté «avec attention» leurs témoignages, a précisé la SPS, citant une source diplomatique à Bruxelles. Les deux activistes des droits de l'homme ont souligné, au cours de leurs entretiens, que «ni les eurodéputés ni les représentants des ONG et de la société civile européenne n'ont abdiqué devant le refus du Maroc d'ouvrir les territoires sahraouis, sous domination coloniale, aux observateurs, journalistes et aux défenseurs des droits de l'homme».
Invités au siège du Parlement européen (PE) par «les Amis du peuple sahraoui» et du Comité belge de soutien au peuple sahraoui, les deux activistes des droits de l'homme ont été reçus par des parlementaires européens qui ont écouté «avec attention» leurs témoignages, a précisé la SPS, citant une source diplomatique à Bruxelles. Les deux activistes des droits de l'homme ont souligné, au cours de leurs entretiens, que «ni les eurodéputés ni les représentants des ONG et de la société civile européenne n'ont abdiqué devant le refus du Maroc d'ouvrir les territoires sahraouis, sous domination coloniale, aux observateurs, journalistes et aux défenseurs des droits de l'homme».
Mais où se cache La ministre du Royaume du Maroc ?
- Avec huit ministres (5 femmes et 3 hommes), la Suisse est classée, selon les Indicateurs internationaux de développement humain, dans la catégorie des pays au développement humain" très élevé" ou elle occupe la 9 ème place mondiale .
Le Maroc avec 31 ministres (30 hommes et UNE femme !!)...est à la 130 ème place sur 186 pays dans le monde..
source :
Rapport sur le développement humain 2013
Programme des Nations Unies pour le développement
samedi 30 mars 2013
Mouad et Younes, ces deux frères que j'aurais tellement voulu avoir !
- Écrit par Salah Elayoubi, 30/3/2013

Une porte de prison s'est ouverte, ce vendredi 29 mars 2013, à zéro heure et dix minutes, sur deux hommes.
L'un est un chanteur de rap contestataire, Mouad Belghouat, l'autre,
un poète surdoué, Younes Belkhdim. Ils ont exécuté la totalité de leur
peine. Un an pour le premier, huit mois pour le second. Jour pour jour,
heure pour heure.
Pour un pays qui se targue de grandir les âmes, rien n'est plus
paradoxal et hideux que d'y voir régner cette insoutenable injustice qui
ne fait grâce de rien à ceux qui apportent la contradiction au régime.
Ni d'une journée de prison, ni d'un casier judiciaire, qu'on aura pris
soin de charger jusqu'à la gueule, d'infamie, histoire de salir et de
nier l'existence de prisonniers politiques, pendant que les délinquants
et les criminels, se pavanent dans les palaces et roulent carrosse.
Hier encore, on accordait à Khalid Alioua, auteur présumé de
détournements de fonds et dilapidation des deniers publics, la liberté
provisoire que l'on avait systématiquement refusée aux deux artistes.
Hier encore, Yasmina Baddou et son époux Ali Fassi-Fihri, dont un
faisceau concordant d'indices laisse supposer qu'ils auraient fait
l'acquisition de deux appartements luxueux à paris, en totale infraction
à la législation des changes, avec, de surcroît des fonds aux origines
pour le moins douteuses, sinon délictueuses, se sont vus proposer un
arrangement à minima, par l'Office des changes, au lieu de venir
s'expliquer devant un juge.
Mais au-delà de ce constat d'injustice criarde, quelle magnifique
allégorie et quelle belle revanche que deux poètes, autodidactes,
incarnent ainsi, un militantisme déterminé, contre un régime qui a
prémédité la destruction de l'éducation nationale, pour mieux ourdir un
analphabétisme de masse.
Toutes les dictatures ont cédé à cet irrépressible besoin génétique,
de s'en prendre aux artistes, ces penseurs qui, depuis des temps
immémoriaux les ont tournés en dérision, et dénoncé leurs travers et
leurs vicissitudes. Il en va de la tyrannie du Makhzen comme de toutes
les autres tyrannies. Elles vivent, prospèrent et meurent de leurs
ignominies avant d'être balayées par l'histoire, tandis que ceux
qu'elles ont agonis de leurs crimes, continuent, longtemps après leur
disparition, à façonner la pensée de leurs semblables et en inspirer la
lutte. Et tant pis pour la dictature marocaine, si son acharnement
proverbial fit un jour, rentrer dans l'Histoire deux poètes de la trempe
de Mouad et Younès.

L'histoire retiendra de cette journée de vendredi, que le Makhzen
n'aura pas dérogé à la règle d'or qu'il s'est fixé de ne jamais officier
que dans l'ombre. C'est même à cela qu'on reconnaît sa « patte », cette
empreinte ignoble ! On connaissait sa préférence pour les procès
fabriqués, les verdicts subreptices, les enlèvements nocturnes, la
torture dans de sombres culs de basse-fosse et les meurtres souterrains.
Le tout, administré par des gangsters encagoulés, afin que jamais leurs
victimes ne puissent un jour, les désigner à la vindicte de la justice,
des fois que celle-ci renouerait avec son impartialité et son honneur
perdu. Voilà qu'à présent, « ils » se mettent à libérer nuitamment les
militants. En catimini, en loucedé ! Après ça, il s'en trouvera
toujours un, parmi les représentants du ministère public, du
gouvernement ou des Droits de l'homme, pour venir nous expliquer, toute
honte bue, qu'une journée s'achevant à minuit, les deux artistes ont
vu leur peine s'éteindre à cette heure-là, d'où cette libération aux
premières heures du jour.
L'histoire retiendra également que le premier fait d'arme notable de
Benkirane et sans doute le plus marquant de son misérable mandat aura
été de se faire la main sur les militants du Vingt février et les
indigné de « Tanger à Lagouira », selon l'expression consacrée, alors
même qu'il déclarait, en pleine campagne électorale, comprendre que l'on
puisse exprimer son indignation face à l'injustice.
Si les démocrates se réjouissent de la libération des deux militants,
il n'en demeure pas moins, que, comme l'a si bien souligné Mouad, dans
sa conférence de presse, subir une année de prison n'est pas anodin.
Alors, vous, les frères que j'aurais tant voulu avoir, si vous
décidiez de vous taire, pour un moment, fût-il long, je le comprendrais,
parce que tant des nôtres se sont tus, lorsqu'on vous traînait
menottés, dans la saleté répugnante, d'un cachot à l'autre, sous la
menace, les insultes et les coups.
Et si vous choisissiez de ne plus jamais nous entendre, je
respecterais également cette volonté, parce que tant des nôtres ont fait
semblant de ne rien entendre des cris de vos souffrances, dans les
geôles de Pharaon.
Enfin, même si vos harangues sur la place publique ou sur la toile
nous manqueront, longtemps, après que vous vous soyez tus, vos poèmes et
vos chansons continueront de courir encore dans les rues et hanter les
tyrans.
Libellés :
liberté,
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